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Le monde entier célèbre chaque 1er décembre, la
journée mondiale de lutte contre le SIDA
instituée le 1er décembre 1998 par l’OMS. En
prélude à cette journée dont le thème cette année
est Femmes,
Filles, VIH et SIDA et vu que toute campagne
efficace dans la lutte contre la pandémie du SIDA
nécessite l’implication des médias, le Centre
Culturel Américain, a convié le mardi 23 novembre
2004, les journalistes togolais des médias privés et
publics à une visioconférence animée depuis
l’Ambassade des Etats Unis à Paris par Mme Diane
Seligsohn, journaliste indépendante d’origine
américaine et vivant à Paris. Cette visioconférence
a été retransmise en direct dans deux pays de
l’Afrique de l’Ouest : le Mali et le Togo.
L’objectif de cette visioconférence à laquelle ont
assisté des journalistes, des représentants des
organisations en lutte contre le sida et des
médecins, était d’informer les journalistes sur les
techniques de reportages en matière de VIH/SIDA,
c’est-à-dire, comment les journalistes doivent
se prendre pour aborder le sujet avec des
personnes malades du sida. L’oratrice a alors
indiqué quelques pistes qui constituent pour le
journaliste des sources d’information.
Pour Mme Diane Seligsohn, d’abord, la première
source pour le journaliste dans le reportage sur le
VIH/SIDA, c’est le journaliste lui-même. Qu’est-ce
qu’il sait à propos du sida? Connaît-il
des personnes ou, a-t-il à
côté des personnes qui vivent avec le Sida?
Quel jugement fait-il de la maladie?
Cette source qui, si elle est bien maîtrisée,
devra permettre au journaliste d’aborder sans
difficulté les personnes vivant avec le sida qui
peuvent alors accepter de lui parler.
Aux journalistes de la presse audiovisuelle,
l’oratrice a dit que le journaliste doit
connaître le public à qui
il s’adresse ; les préjugés et tabous de ce public
et savoir alors se prendre pour aller au-delà de
tous tabous et préjugés pour que son message passe.
D’autres sources ont été énumérées
par l’oratrice, notamment la nécessité
d’avoir un carnet d’adresse des personnes à qui on
peut faire appel, la possibilité d’aller à la
rencontre des personnes vivant avec le VIH/SIDA, la
nécessité d’établir des relations de confiance avec
ces personnes.
Dans le rôle que doit jouer la presse dans cette
campagne de lutte contre la pandémie du sida, Mme
Diane a souhaité que les journaux privés ou publics
consacrent des colonnes tout le long de l’année à
des articles sur le sida et n’attendent pas le 1er
décembre pour en faire un large échos. A cet effet,
elle propose que des journaux initient des thèmes
créatifs et variés sur le sujet qui pourraient
intéresser beaucoup de personnes. Pour terminer son
point de presse, elle a insisté sur la nécessité
qu’il y a au Togo et au Mali à trouver les voies et
moyens pour briser ces tabous qui freinent toute
campagne de sensibilisation et
qui favorisent la
propagation de la maladie.
Cette visioconférence s'est
terminé avec des questions-débats
qui ont permis aux journalistes des deux pays
d’acquérir d’autres connaissances en matière de VIH/SIDA.
Il faut rappeler que c’est le 1er décembre 1998 que
l’Organisation mondiale de la santé OMS a lancé la
première journée mondiale de lutte contre le Sida.
Cette journée est rapidement devenue une des dates
commémoratives réussies au monde puisqu’elle est
célébrée partout à travers le monde. Et depuis lors,
c’est l’ONUSIDA qui coordonne les activités de cette
campagne. Mais, cette campagne n’a pas réussi à
exprimer son plein potentiel aux niveaux local et
national, du fait de sa nature mondiale et, peut
être, en raison de son association étroite avec les
organismes des Nations Unies. C’est pourquoi, cette
année, indique-t-on, la campagne entre dans une
phase de transition stimulante en impliquant
étroitement la société civile et les ONG.
«En même temps qu’elle opère une orientation
thématique sur les femmes, les filles, le VIH et le
SIDA, elle renforce le rôle de la société civile en
confiant aux ONG la direction de la Campagne jusqu’à
présent assumée par l’ONUSIDA», indique une note
stratégique de la Campagne mondiale 2004 contre le
sida.
En informant les médias sur les techniques de
reportages sur le VIH/ SIDA, il ne fait nul
doute que cette politique s’inscrit dans cette
nouvelle dynamique, puisque les ONG et la société
civile doivent avoir pour appui les médias qui
constituent un outil important donnant aux personnes
victimes les moyens et la possibilité de s’exprimer.
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