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202,77 milliards de
francs pour le budget 2005
Le conseil des Ministres qui
s’est tenu le 10 novembre 2004, a adopté un projet
de loi de finances qui « prévoit et autorise pour la
gestion 2005 les dépenses et les recettes (…)
équilibrées à 202,77 milliards de francs CFA. » Si
le budget de 2005 est en légère hausse de 1,51% par
rapport à celui de 2004, les objectifs restent les
mêmes :
- Réduction des déséquilibres
macro-économiques
- Amélioration du rendement et
de l’efficacité de la fiscalité
- La promotion de la
croissance dans l’équité
- La réduction de la pauvreté
Au sujet des
recettes par exemple, il y a toujours un grand écart
entre les recettes réelles et les entrées dans les
caisses du trésor. Le temps que chaque maillon de la
chaîne se serve, que ce soit aux impôts, dans la
douane, au port, à l’aéroport ou dans les autres
secteurs, il ne restera plus rien dans les caisses.
Pour le budget 2005, les priorités semblent être
« les secteurs sociaux, les
infrastructures de base et
les charges minimales de
l’administration. »
On ne cite pas les dîners de gala ni les millions
distribués à profusion par le tyran de Lomé 2. Somme
toute, c’est un round gagnant par Eyadema contre le
peuple qui continuera de croupir dans la déchéance,
dans la pauvreté totale alors que Eyadema et sa
coterie s’empiffrent comme dans des orgies
démoniaques. Il ne fait aucun doute que ce projet de
loi adopté par le conseil des
ministres soit également adopté
au parlement. Ce ne sera qu’une simple formalité, un
vote de routine pour des députés passé champions
dans l’art de dormir lors des sessions
parlementaires. |
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500 millions pour consolider
les stocks de sécurité alimentaire
ou pour enrichir les autorités togolaises?
Lors du conseil de ministres du mercredi 10 novembre,
le général Eyadema a fait débloquer 500 millions
pour « l’achat de céréales sur le marché
national afin de constituer les stocks de sécurité
alimentaire ». Cette décision surprenante
intervient à un moment où les récoltes ne sont pas
entièrement faites. Si certains agriculteurs ont
déjà récolté leur maïs, il reste
que le sorgho, le riz, le haricot, les
ignames ne sont pas entièrement récoltés. On ne
comprend donc pas pourquoi le général Eyadema a pris
une telle décision ? Y a-t-il menace de disette ?
L’étonnement est moins grand lorsqu’on sait
que dans la plupart d’« achat de céréales afin
de constituer les stocks de sécurité alimentaire »,
ce sont des occasions pour nos
dirigeants de vider leurs stocks à eux
invendus de céréales.
Eyadema profitera de cette opération pour vider ses
tonnes de maïs invendus de la campagne agricole de
2003. Lui et ses acolytes, reconnus sur le plan
national comme cultivant par personnes interposées
des hectares et des hectares se rempliront les
poches à nouveau.
Dans les champs d’Eyadema à Elavagnon dans l’Est-Mono,
ce sont des centaines de
cultivateurs qui triment à
longueur de journée pour entretenir ses champs. Sa
production ne servant pas à alimenter sa famille,
elle est entièrement stockée et écoulée vers
l’extérieur. Le surplus non écoulé entre donc dans
cette vicieuse opération de stock alimentaire de
sécurité. Qu’on ne vienne pas tromper le peuple pour
cette « prévoyance du chef d’Etat » pour « faire
échec aux spéculateurs tout en soutenant le prix de
vente des agriculteurs » : ils veulent vendre leurs
récoltes de 2003 afin de libérer de l’espace pour
stocker les récoltes de 2004. |