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Célébration de la
semaine des Nations Unies au Togo:
L’Enfant
et la Famille au centre des préoccupations
Daniel Garidan
L’Organisation des Nations Unies
(ONU) a fêté dimanche 24 octobre, les 59 ans de son
existence. Au Togo, l’événement a été marqué par une
série de manifestations qui se sont déroulées du 17
au 24 octobre 2004.
Cette année le thème choisi est :
"L’enfant
et la cellule familiale".
Ce thème qui est le prolongement de la Journée de
l’enfant africain a été l’occasion pour les
autorités togolaises et les différentes agences
onusiennes représentées au Togo de sensibiliser
toutes les couches sociales sur la valeur de
l’enfant.
Déjà, le dimanche 17 octobre, la
ministre des affaires sociales, Mme Boyoti N’Dadiya,
le Coordonnateur résident du système des Nations
Unies, M. Fidèle Sarassoro et la Représentante de
l’UNICEF, Mme Flambert Diawara Aïchatou ont procédé
au lancement officiel des manifestations marquées
dans la soirée par une projection, sur la télévision
togolaise TVT, d’un film sur les violences faites
aux enfants.
La journée de lundi
18 Octobre 2004
a connu une série d’activités:
D’abord, il y a eu le lancement de
la chanson sur les Objectifs du Millénaire pour le
Développement (OMD) sur les différentes radios
locales. Ensuite, la ministre Sayo Boyoti N’Dadiya
et les responsables des agences des Nations Unies
sont allés à la rencontre des jeunes du milieu
extrascolaire et des populations de base du
quartier Bè-Kpota Gakpoto et de ses environs pour
un échange sur le thème retenu.
Le public qui a fait nombreux le déplacement a été
sensibilisé sur la nécessité de protéger et de
donner une éducation de qualité aux enfants et a
suivi avec intérêt et émotion un sketch : ‘’je
veux mon avance’’ présenté par un groupe de
jeunes, qui décrit les pires formes de maltraitance,
de l’exploitation et du trafic des enfants. Après le
débat qui a suivi cette séance d’animation et
d’échange, la ministre des affaires sociales et les
représentants des agences des Nations Unies n’ont
pas
caché leur émotion. ‘’Nous avons
vu le sketch. Ce phénomène existe. Les enfants sont
victimes d’abus ; ils sont mal nourris. La valeur de
l’enfant est identique,
quelle que soit son origine’’,
a déclaré Mme Flambert Diawara Aïchatou,
Représentante de l’UNICEF.
Dans l’après-midi de ce lundi
18 octobre 2004, la ministre et sa suite ont visité
le centre de réinsertion des jeunes filles
prostituées de la Communauté des Sœurs de Saint
André de Pèltre à Adidoadin sis dans la banlieue
nord-ouest de Lomé. Il s’agit d’un centre de
formation, de prise en charge intégrale et de
réinsertion sociale de jeunes filles prostituées
venues de tous les coins de Lomé. Là, le
Représentant du
PNUD au Togo M. Fidèle Sarassoro a remis aux
responsables dudit centre, un chèque d’un million de
francs CFA pour appuyer leurs efforts. Bien d’autres
dons ont été offerts par le représentant résident du
système des Nations Unies à des institutions à
caractère social dans le cadre de la célébration des
59 ans de l’ONU.
Les manifestations se sont
poursuivies dans certains quartiers de Lomé par des
séances d’animation et d’échange et le lancement le
jeudi 21 octobre des rapports du PNUD, de l’OMS, de
l’UNPA et de l’ONUSIDA.
Selon le rapport de l’ONUSIDA par
exemple, il y a eu en 2003 en Afrique trois millions
de nouvelles infections et 2,2 millions de décès dus
au Sida. Au Togo, le taux de personnes vivant avec
le VIH est de 4,8%.
Le clou des manifestations a été le
cocktail organisé par le représentant résident du
PNUD et Coordonnateur du système des Nations Unies
au Togo M. Fidèle Sarassoro le vendredi 22 octobre
dernier à sa résidence. Dans le toast qu’il a
prononcé, M. Fidèle Sarassoro a relevé les progrès
réalisés dans le monde en matière de
développement humain durable et a noté avec
satisfaction les efforts fournis par le Togo dans le
domaine des questions relatives à la protection de
l’enfant et au VIH/SIDA. Il a alors laissé
entendre que le système des nations Unies va
poursuivre son assistance au gouvernement togolais
en vue de lui permettre de relever les autres défis
qui restent encore. |