Et la diaspora africaine était absente :
17 Africains déportés le 13 Septembre 2004
Ali Tchassanti
Une humiliation qui ne dit pas son nom :
Sortis directement des camps de déportations de
la Suisse, de la Belgique et notamment de
l’Allemagne, encadrés par une cinquantaine de
policiers et un médecin,
ces déportés n’auront jamais la chance ou
l’occasion de dire un aurevoir ou un adieu à
un proche parent, à un compatriote ou même à
sa femme et à ses enfants, ceux que l’on aime
plus que tout au monde. Ils sont déportés comme
s’ils étaient des moutons ou des chèvres qu’on
embarquait pour une destination à l’issue
incertaine.
Pourtant Ils n’ont ni volé, ni tué ni violé.
Leur seul tort, c’est d’avoir rêvé et cru à l
Eldorado européen, d’avoir pensé à de
meilleures conditions de vie et pour la
plupart, fuyant les inégalités sociales
exacerbées par le manque de volonté politique de
certains dirigeants qui ne font aucun effort
pour relever et améliorer les conditions de vie
des concitoyens.
Ils sont comme vous et moi embarqués dans un
monde qu’ils croyaient serein et vertueux et
aujourd’hui, ils payent simplement le prix des
nouvelles règles non écrites qui régissent la
nouvelle Europe transformée en labyrinthe
infranchissable au point que les forces
ténébreuses qui la
hantent obligent les hommes politiques à
diaboliser les étrangers pour gagner la
confiance des électeurs ; et ce n’est pas pour
rien que le ministre de l’intérieur de Hamburg
s’est réjouie
de cette déportation ignoble.
Si au nom de la lutte contre le terrorisme
international et l’éradication des mouvements
islamistes » déguisées en combat contre
l’immigration clandestine les autorités
Européennes de l’immigration peuvent se donner
le loisir et le droit de décider de la
conduite à tenir de chaque étranger, il est
|