L'ouragan Charley fait des morts et des milliers de
sans-abris
David Kabassima
Charley, l'ouragan
qui a frappé
le vendredi 13 août dernier de plein fouet la côte
floridienne au niveau de Punta Gorda,
ville situé sur le Golfe du
Mexique vient égaler en magnitude la
fameux ouragan Andrew qui a ravagé la
région de Miami il y a douze ans.
A la date du lundi 16
août 2004, on dénombrait 18 morts,
au moins 2300
sans abris.
Selon le St. Petersburg Times, plus de
700 000 personnes sont sans
électricité
et plus de 100 000 personnes seront sans
emploi. Selon le même journal, les
compagnies d'assurances estiment à
environs 14 milliards de dollars les
primes à verser au titre de réparation
des dommages causés par Charley. L'eau courante est
également coupée, et
les résidents de la région n'ont
d'autre choix que de recourir aux aides
d'urgences deployées sur-le-champ.
Allant à une vitesse de 145 miles par
heure, soit plus de 233 km par heure,
l'ouragan Charley a balayé tout sur son
passage, tant sur la côte que sur les
localités de l'interland floridien avant
de ressortir dans l'Atlantique pour
devenir une depression tropicale.
Au
debut de cette catastrophe le Gouverneur
de la Floride, Jeb Busch avait annoncé des
mesures de secours d'urgence et estimé
les dégats provisoires à
environ 15
milliards de dollars.
Dimanche
15 Aout son frère, le Président
des Etats-Unis, Georges
W. Busch a visité les lieux après avoir
déclaré la Floride zône fédérale
sinistrée et promis
l'assistance nécessaire
du
Gouvernement fédéral.
Beaucoup d'agences de secours se sont
mobilisées notamment
de la FEMA
(Federal
Emergency Management Agency), la Croix
Rouge Américaine et la Salvation Army.
Ces agences ont construit des abris
temporaires et distribuent nourriture,
eau potable, etc
aux victimes. Des compagnies
d'assurances se sont mise à évaluer les
degâts et la FEMA annonce des prêts et
assistance aux sinistrés.
Malgré
l'ampleur des dégats les menages et
entreprises qui viennent de perdre le
fruit de toute une vie de labeur se
veulent optimistes et se préparent déjà
pour la reconstruction.
Mais Le St. Petersburg Times a constaté
hier que l'impatience commençait à
gagner les victimes dont certaines
commencent à déplorer les lenteurs qui
caractérisent les opérations de secours.
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