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Fin à Lomé du
festival international de
spectacles FILBLEU
Alain Nococo
Les rideaux sont tombés
samedi 07 août dernier sur le Festival
International les Lucioles Bleus (FILBLEU)
démarré le 05 juillet 2004 au Centre
Culturel Français de Lomé (CCF). La
cérémonie de clôture s’est déroulée au
Centre Culturel Espace AREMA à Adidogomé
dans la banlieue nord ouest de Lomé en
présence de M. Sylvestre Amévi Dabla,
représentant le ministre de la communication
et de la formation civique;
en présence aussi de
la representante
du
ministre de la culture, d’une foule
nombreuse composée des invités, des artistes
et des festivaliers.
Coorganisé par l’Atelier Théâtre de Lomé (ATL)
et la Compagnie Gakokoé implantée à
Montbéliard en France, ce festival qui est à
sa première édition visait à
"donner
le goût de l’art et du spectacle aux
jeunes, public de demain, dans le contexte
particulier du Togo."
Pendant quatre semaines, les festivaliers
venus du Bénin, de la France, d’Israël, du
Japon et bien entendu du Togo, ont eu droit
à des ateliers de jeune-public (atelier
d’écriture dramatique et contes, de musique,
de théâtre et des arts plastiques), atelier
de formation des formateurs et le festival
lui-même, c’est-à-dire, la restitution sous
formes de spectacle.
Du 1er au 07
août, c’est au total cinq troupes qui se
sont produites dans plus d’une trentaine de
spectacles dans plusieurs quartiers et
banlieue de Lomé.
Par rapport aux
autres festivals qui ont lieu
en un seul lieu
dans
la capitale togolaise
ou à Azahoun, FILBLEU
aura été par son originalité, - festival
atelier-marathon sur plusieurs semaines dont
la plus grande partie consacrée aux ateliers
pour enfants,- le festival qui aura
comblé les attentes du public togolais
essentiellement les jeunes. Ainsi, les
jeunes comédiens togolais et le public ont
pu bénéficier d’une formation sur les
différents aspects et subtilités du théâtre,
l’écriture dramatique, la mise en espace, la
lecture- spectacle, les percutions, la
flûte, l’expression corporelle, le masque,
le théâtre de rue et la guérilla théâtrale
etc.. , avantages qu’ils n’ont jamais eu à
cause du
manque de structures et de formation
adéquates au niveau des institutions de
l’Etat. Ce festival aura aussi innové sur
le fond et
sur la forme avec un style
tout à fait particulier.
Produit
de deux compagnies qui ont mis en commun
leurs expériences de plus de dix ans au
Togo, en Afrique, en Europe et en Asie,
le festival,
selon les participants interrogés, a
été une réussite. Et aussi parce que c’est
pour la première fois qu’un festival de
théâtre est initiatié
et organisé
par
des professionnels de l’art
et géré par eux. FILBLEU doit également son
succès aux soutiens du ministère de la
culture, d’Africalia, un organisme belge,
d’un partenariat de qualité de l’Hôtel Ibis,
du CCF de Lomé, de RFI ainsi que de la
presse togolaise,
Radio Lomé, Nana FM, Sport FM, Nostalgie,
Fréquence1, TV7 etc.
A la cérémonie de clôture, le représentant
du ministre de la culture M. Amévi Dabla a,
dans son discours
tenu à féliciter les
festivaliers et les organisateurs de cette
rencontre pour leur savoir culturel. Il les
a ensuite exhortés
à faire en sorte
que le rêve de cette
première édition puisse porter des fruits
afin de
hisser la culture togolaise
au rang de l’art universel.
De son côté, M. Gaétan Noussouglo directeur
de FILBLEU s’est réjoui de ce que les
objectifs fixés pour cette première ont été
atteints. Il
déclaré:
"Porter
le rêve du théâtre aux enfants et aux
adultes, toucher le jeune public où qu’il se
trouve dans les maisons, les rues, les
centres hospitaliers, les centres de
réinsertion et de détention, les
établissements scolaires…découvrir ses
propres potentialités artistiques, facteurs
d’épanouissement et pourquoi pas,
devenir professionnel….Nous pensons avoir
rempli nos objectifs."
C’est sur une note de satisfaction
générale d'un
pari gagné que les
festivaliers se sont séparé en se donnant
rendez-vous pour 2006 pour la deuxième
édition.
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