Etat lamentable des
routes togolaises:
Eyadema a failli laisser sa vie sur les
rails togolais la semaine dernière
Mathias
AkoulansaIl
y a un peu plus d’une semaine, un train
transportant le ciment a failli écraser la
voiture
présidentielle avec le président
Eyadema dans le
véhicule sur les rails d’Aného à la
jonction rail boulevard Gnassingbé Eyadema
au niveau du Garage central.
Le train a
réussi à juste séparer le président de son
cortège. Un miracle de
plus. Depuis
lors, dès qu’il est 19 heures, le
train est immobilisé le temps que le
patron rentre chez lui à Lomé 2.
Il faut le rappeler,
lorsque Eyadema doit rouler, tout ce qui
roule est arrêté et dévié. La brutalité
des policiers en poste est légendaire et
plusieurs anecdotes des plus comiques aux
plus tragiques circulent sur le contexte..
Pourquoi les 22
engagements pris à Bruxelles ne tiennent
pas compte de la démocratie au quotidien ?
La démocratie se vit au quotidien. Elle
est la somme des pratiques et gestes
tendant au respect d’autrui, à sa dignité
et au respect des institutions
républicaines. Elle n’est pas l’ensemble
des volumes des résolutions inertes et
caduques. Et si l’UE s’était gourée sur le
cas du Togo ?
La dernière
estocade au train togolais
Le réseau ferroviaire togolais, héritage
de la période coloniale, est chétif. Trois
axes le composent : Lomé – Blitta (276
Km), Lomé – Aného (47 Km), Lomé – Kpalimé
(120 Km). Une ligne de 50 Km s’est ajoutée
en 1978 desservant l’African West Ciment,
l’usine de clinker de Tabligbo. L’OTP,
l’office togolais de phosphate, dispose
d’une ligne privée d’une quarantaine de
kilomètre pour le transport du phosphate
jusqu’au port. Et c’est tout.
L’âge des machines
repousse même les plus téméraires pour un
transport. Aussi a-t-on réduit les
machines carrément au transport des
marchandises. Aujourd’hui le train ne
transporte que le charbon de bois, le
ciment et le phosphate.
Les routes
togolaises sont lamentables
Depuis la crise prononcée en Côte
d’Ivoire, tous les camions du Mali du
Niger et du Burkina Faso transitent par le
Togo pour le transport du coton et bien
d’autres marchandises. Déjà défectueux,
l’état de la route ne fait que se dégrader
davantage sous les tonnes de ces camions.
Ces camions partent
chargés à excès du port autonome de Lomé,
passent un bref séjour au Terminal du
Sahel, à Toglékopé, avant de se lancer
dans une terrible et éprouvante marche
vers l’enfer. Les plus fortunés
franchissent les cols sinueux et abrupts
de la faille d’Alédjo.
La vétusté de cette
route est cause que les dépassements sont
difficiles et les collisions
de monstres à monstres ou de monstres à
bus et autocars sont fréquentes. Et si les
chauffeurs ou chauffards au permis de
conduire douteux, se droguent ou
s’enivrent pour combattre le sommeil, la
somme des dégâts est imprononçable. Des
accidents comme celui-ci sont légions.
Dans un article " La route togolaise tue ",
nous évoquions le nombre de décès dus par
accident de la circulation.
Tout
au long de la route Lomé – Cinkassé à la
frontière du Burkina Faso, on voit des
graders, des caterpilars tenter en vain de
combattre la détérioration de la route.
Tous les efforts sont consacrés à Pya,
village natal du chef de l’Etat pour
bitumer les axes par lesquels il passe
pour les luttes Evalas. Qui a dit que se
servir est mauvais et servir la nation
criminel ? |