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Renforcement du processus d’intégration
sous- régionale dans le domaine des
transports :
Les
parlementaires de la CEDEAO préconisent
une harmonisation des institutions
nationales
Alain Nococo
Les questions de transport maritime et
routier dans l’espace CEDEAO :
C’est le thème
d’une réunion délocalisée de la Commission
Transport et Communication du Parlement de
la CEDEAO qui s’est tenue du 22 au 24
juillet dernier dans les locaux de la
Banque d’Investissement et de
Développement de la CEDEAO (BIDC),
anciennement Fonds de la CEDEAO à Lomé.
Cette rencontre dont l’ouverture des
travaux a été présidée par le président du
parlement communautaire, le Professeur Ali
Nouhoum Diallo, a planché sur la
problématique des transports et leur rôle
dans l’intégration sous régionale.
Pendant trois jours, experts et
parlementaires de la CEDEAO ont passé en
revue tous les obstacles liés à
l’application des programmes
communautaires adoptés dans le secteur des
transports et examiné le rôle du secteur
privé dans le domaine des transports à
travers une communication sur Ecomarine
International, une société privée à
caractère sous- régional spécialisée dans
le transport maritime dont le siège se
trouve à Lomé.
Après les trois jours de débats et
d’échanges sur les problèmes qui entravent
la libre circulation des personnes et des
biens dans l’espace CEDEAO, les
parlementaires de la Commission Transport
et Communication ont animé une conférence
de presse, toujours au siège de la BIDC,
au cours de laquelle les rapports des
travaux ont été présentés et un projet de
recommandations adopté.
L’objectif de cette conférence de presse
dira le Prof. Ali Nouhoum Diallo, est
non seulement de présenter la synthèse des
travaux, mais aussi de remercier la
presse pour sa mobilisation et l’inviter à
en faire davantage en informant les
populations de base afin que les
objectifs que s’est assigné le parlement
de la CEDEAO puissent être atteints.
Dans le projet de recommandations qui
sera très prochainement soumis au
parlement, les participants constitués des
membres de la Commission Transport et
Communication, des délégués du secrétariat
du parlement et des experts recommandent
entre autres, l’harmonisation des
institutions des pays de la CEDEAO, la
mise sur pied d’un mécanisme pour
l’application des conventions
communautaires, la limitation de l’âge des
véhicules en circulations dans l’espace
CEDEAO, l’implication du secteur
privé dans le domaine des transport,
l’organisation de réunions périodiques
avec des douaniers, policiers et agents en
service aux frontières pour les
sensibiliser sur le processus
d’intégration en cours qui implique la
libre circulation des personnes et des
biens afin d’éviter les tracasseries de
tout genre observées aux postes
frontaliers, la mise sur pied d’un
bulletin d’information…
Les parlementaires de la Commission
Transport et Communication après la
présentation des différents rapports,
l’adoption du projet de recommandations et
la lecture de la motion de clôture, se
sont prêtés aux questions des
journalistes. Les journalistes de la
presse nationale en majorité et
internationale (deux correspondants locaux
de Reuters et AFP) ont voulu savoir le
sens du partenariat que le parlement
voudrait avoir avec la presse quand on
sait que dans certains pays de la CEDEAO,
la presse est considérée moins comme un
partenaire en développement qu’un ennemi
public à abattre ; les journalistes ont
voulu aussi en savoir plus sur la
capacité ou l’assurance que les
parlementaires auront à faire respecter
par leur Etat respectif les décisions ou
les lois qu’ils viendraient à prendre.
Clôturant les travaux, le prof. Ali N.
Diallo a d’abord remercié les autorités
togolaises pour avoir permis la tenue de
cette rencontre, ensuite le peuple
togolais pour son « accueil chaleureux et
légendaire», les médias pour leur
mobilisation et tous ceux qui, de près ou
de loin, ont contribué à la réussite de la
rencontre en l’occurrence Ecomarine
International et la BIDC.
Rappelant que le secteur des transports et
communication constitue un domaine clé de
désenclavement de la sous région ouest
africaine, M. Ali N. Diallo a déclaré que
son institution s’engagera à étudier avec
une attention particulière tous les
problèmes soulevés au cours de la
rencontre afin d’élaborer des
propositions de solutions à soumettre aux
chefs d’Etat.
Auparavant, la présidente de la Commission
Transport et Communication, Mme Awa Yakubu,
tout en reconnaissant le rôle que peut
jouer la presse dans le processus
d’intégration régionale, a réitéré la
disponibilité de la commission qu’elle
préside à collaborer avec elle afin que
les informations qui concernent le
parlement soient mieux répercutées au sein
de la population à la base pour que
celle-ci se sente concernée et s’implique
davantage dans le processus de
développement et d’intégration initié par
les pères fondateurs de la CEDEAO.
Rappelons pour mémoire que cette réunion
de la Commission Transport et
Communication est la seconde du parlement
de la CEDEAO qui se tient dans la capitale
togolaise en l’espace de quelques mois
après celle de la commission conjointe
Lois et Affaires Etrangères tenue en
début d’année dont les principaux sujets
débattus avaient également trait aux
problèmes de la libre circulation des
personnes et des biens et de l’intégration
sous-régionale.
Rappelons également que le parlement de la
CEDEAO compte 120 sièges à raison de cinq
par pays et les 40 sièges restants
répartis sur la base de la population. Le
Nigeria se taille la part du lion avec 35
sièges suivi du Ghana 08 sièges, de la
Côte d’Ivoire 07 sièges. Le Burkina
Faso, le Mali, la Guinée, le Niger et le
Sénégal se partagent chacun 06 sièges.
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