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Actualité  
5 juillet 2004

Walakiyem Pépa Yata:
Et si son agression était un coup de certains caciques du RPT
Guillaume Koulina


Il est rentré enfin chez lui, le préfet de la Kozah, qui avait été poignardé le 21 juin 2004 au cours des  cérémonies marquant la fête des Martyrs de Pya-Hodo.

Enfin lui-même raconte comment
il a vécu son agression :
« Je n’ai pas senti le premier coup dans mon dos. J’ai eu le vertige et je me suis retourné pour chercher un appui. C’est  à ce moment que j’ai vu du sang et j’ai aperçu le jeune homme avec son poignard qui revenait à l’attaque. Alors j’ai voulu m’enfuir. Mais j’ai trébuché et je suis tombé. Alors mon agresseur est arrivé s’est assis sur moi et m’a donné le second coup dans le ventre. Heureusement, le poignard a glissé sur la veste et la blessure n’a pas été profonde (il exhibe la veste).  Le troisième coup, j’ai réussi à bloquer sa main. Alors un étudiant a accouru suivi de Mitterrand (surnom d’un monsieur dont la profession est, militant du RPT, à Kara). La sécurité est arrivée bien plus tard. Et c’est ce que je ne comprends pas. Il y avait la ma garde et celle du Commandant Malazouwé, commandant le Régiment des Paras Commandos (RPC). Personne n’a réagi. »

A l’évidence le préfet n’en revient pas. Il y a de quoi s’étonner. Etre entouré de militaires, de policiers, de gendarmes et de civiles et être agressé sans que personne de tout ce beau monde censé le protéger ne réagisse. Ça sent un coup foireux. Et si c’en était un ?

Walakiyém Pépa Yata est préfet depuis plus de 20 ans dont ps de 13 ans à Kara. Dans son entourage, on n’apprécie pas qu’un « Losso », de Défalé, canton de la préfecture de Doufelgou, dirige les Kabyè qui s’estiment supérieurs aux Lossos. Le virus ethno maniaque de la supériorité des races et des peuples n’a pas dit son dernier mot. Et lorsque des ambitions politiques s’en mêlent, bonjour les assassinats.

En tout cas à Kara, on s’achemine vers l’hypothèse d’un coup monté à l’intérieur de la machine RPT pour écarter un « Losso », "ethnie inférieure" à l’ethnie Kabyè. L’écarter non seulement du fauteuil de préfet, mais surtout de la vie. Le jeune homme agresseur ne serait qu’un homme de main. On espère que lorsque le préfet sera définitivement guéri, l’agresseur lâchera le morceau. QUI  et POURQUOI ?

La leçon : ne pas s’éterniser dans un poste politique. On finit par s’attirer des ennuis et des ennemis.

Prisonniers  Po. de Kara

 

Amegninou Kovi

Mensan Kokou
Kové Sossouvi
Lawson Laté
Dognon Koffi
Kliko Eglo
Kamado Koudjo
Séké Koudjo
 

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