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Actualité  
1er juillet 2004
 Ahoumey-Zounou Séléagodji 7-01-04
A leur sortie des discussions:
Ce que les
responsables politiques ont déclaré à la presse   

Me Yawovi Agboyibor, Président National du CAR
 Nous avons été conviés à cette réunion par le PM. Il nous été dit que l’objet est de réfléchir sur la réforme à apporter au code électoral et de manière plus précise, il nous a dit qu’il faut mettre en place un comité en vue de faire des propositions à la fois sur les réformes du code électoral et sur le financement des partis politiques. Il faut dire qu’à travers les débats, nous avons compris que c’est un jour d’enterrement du dialogue national. Parce que de manière manifeste, nous avons compris que le PM est sorti du cadre des engagements qu’il a pris à Bruxelles. Aujourd’hui, on dirait que nous sommes à une autre forme de dialogue national. Celui qui a pris la forme de consultation. Donc, finalement et certains l’ont dit, ce dialogue est devenu l’affaire du gouvernement, il peut en faire ce qu’il veut. Nous sommes pris donc dans la logique de deux parties qui ont des divergences et à qui l’UE a voulu l’occasion de les  surmonter. Tout cela a été dit par plusieurs partis politiques. C’est vrai aussi que du côté du pouvoir on a encore pu trouver les circonstances
propices pour donner la paroles aux bavards de tous les jours qui ont cru devoir dire que non il faut laisser le gouvernement faire ce qu’il veut.

          Je crois que cela n’est pas de nature à aider notre pays à sortir de la crise.

          En fait, ce que le CAR dit et, c’est ce que plusieurs partis ont repris, c’est ce qu’il faut revenir à l’esprit des engagements pris à Bruxelles, il faut revenir à la fois à l’esprit et à la lettre. J’ai été heureux que la représentante du  GF2D ait insisté sur la nécessité de faire en sorte qu’on sente à travers ce dialogue, le souci de scission en deux camps, ces camps sont réels. Il y en a qui soutiennent le pouvoir on le sait, il y a d’autres qui pensent que l’heure du changement a sonné. Il faut que tout le monde y travaille.

          Nous avons l’obligation de faire en sorte qu’on mette en place un mécanisme qui permette à ces deux camps de voir comment conduire ce dialogue, comment créer ces conditions pour que ce pays retrouve la paix et le développement. 

Le Prof. Léopold Gnininvi, Secrétaire Général de la CDPA
Il n’y a pas eu de discussions. Le PM a laissé s’exprimer les participants à tour de rôle et a proposé la mise en place d’une commission technique pour réfléchir sur le code électoral et le financement des partis politiques. Nous avons été tous très surpris parce que c’est la deuxième fois que nous nous rencontrons et nous
nous attendions à ce qu’il fasse un peu la synthèse de la première série de consultations et qu’il nous dise comment est-ce qu’il compte procéder dorénavant. Les quelques interventions des uns et des autres, ont porté sur cet étonnement qui a été partagé par presque toutes les organisations sérieuses qui étaient dans la salle. Nos préoccupations à la CDPA, on voudrait tout simplement savoir dans quel cadre nous allons travailler.

          Quand on a organisé un travail, sa réalisation est beaucoup plus facile et plus rapide plutôt que de tâtonner dans le vide et de fonctionner dans le flou. Mettons un cadre tel qu’eux-mêmes l’ont prévu par l’engagement 1.1 en place, cela ira beaucoup plus vite plutôt que d’aller à la pêche comme ce fut aujourd’hui. Venez, demain venez, etc. Nous pensons que ce faisant le gouvernement pourra gagner du temps plutôt que de chercher à tâtonner à éviter un cadre structurel.

          Nous sommes à la disposition du gouvernement, la population nous a demandé d’aider le gouvernement pour qu’il respecte ses engagements, nous sommes à sa disposition. Nous lui faisons des suggestions pour plus d’efficacité.

Me Abi Tchessa, Secrétaire Général du PSR
Nous avons exprimé au PM et à la délégation gouvernementale notre vision du dialogue national. Vous savez, pour qu’il y ait dialogue, il faut s’entendre sur les thèmes du dialogue. Il faut s’entendre sur un minimum pour discuter. On ne peut pas répondre à un dialogue sur la maîtrise duquel nous n’avons aucune importance. C’est pour cela que nous avons demandé au chef du gouvernement de nous dire la manière dont le dialogue doit être conduit. Pour le reste, nous savons tous que le peuple togolais souffre beaucoup, nous sommes conscients de nos responsabilités en tant qu’hommes politiques et nous les assumerons.

          Le PM nous a annoncé que dans les tout prochains jours et si possible d’ici fin juillet, il faudrait que nous parvenions à un accord sur le code électoral ainsi que le financement des partis politiques. Et pour ce faire, il a demandé à ce que chaque parti envoie un représentant pour qu’un comité formé de ceux-ci s’y penche. Nous ne voyons aucun inconvénient. Mais nous tenons à rappeler qu’il n’y a pas que la révision du code électoral et le financement des partis politiques.

          Il y a beaucoup de problèmes qui minent la vie politique nationale sur lesquels nous devons discuter et apporter chacun du sien. Le danger dans ce pays est que chacun cherche à se défausser. Le gouvernement veut se décharger sur l’opposition et l’opposition est accusée à tout moment. Nous ne laisserons pas faire. Il faudrait à un moment donné que nos concitoyens sachent réellement où se trouvent les véritables maux de nos sociétés. Nous avons dit au PM que nous sommes disposés à discuter du code électoral dès l’instant où les engagements qui ont été pris, la révision du code électoral en était un.

M. Amah Gnassingbé, 2e Vice président de l’UFC
Nous venons de rencontrer le PM suite à la dernière réunion. A cette première réunion nous avions fait des propositions. Au cours de cette rencontre-ci, nous pensions que le PM devait faire la synthèse de nos propositions.

          Suite aux discussions nous avons souhaité qu’on mette rapidement en place un comité préparatoire du dialogue. C’est le point essentiel, car tout dialogue doit être préparé. Et ensuite on mettra un cadre structurel du dialogue. Les différents intervenants ont exprimé leur inquiétude sur la manière dont la convocation a été faite. Je pense que nous allons revenir sur l’essentiel. Pour le moment, le dialogue n’a pas encore commencé. Il s’agit de préparer un cadre du dialogue et c’est ce que nous avons dit.

Me Joseph Kokou Koffigoh, Président de la CFN
Le PM nous a invités dans le cadre du processus qui est en cours et sur un ordre d
u jour qui a trait au code et au processus électoral. A priori, l’idée n’est pas mauvaise. Mais seulement nous estimons qu’on doit d’abord définir qui sont les partenaires au dialogue et un ordre du jour et définir la nature et le sort des décisions qui seront prises dans le cadre du dialogue. Nous, au niveau de la CFN, nous avons proposé au gouvernement de réfléchir à ces questions là. Il faut quand même que ce soit un cadre structurel et non pas un cadre informel comme nous le voyons jusqu’à présent. Nous espérons que le gouvernement en tiendra compte.

M. Harry Octavianus Olympio, Président du RSDD
Le gouvernement nous a conviés pour demander aux différents partis politiques d’envoyer des représentants afin de former un comité qui va travailler à la fois sur le code électoral et également sur le financement des partis. Nous pensons que c’est une très bonne chose et cela nous rassure. Parce que le gouvernement prend la mesure de la situation et ces deux questions évoquées sont d’autant plus importantes qu’elles conditionnent les prochaines élections locales que nous souhaitons dans notre pays. A la lumière de la réunion que nous avons eue aujourd’hui, il en ressort de notre point de vue au RSDD que le gouvernement marque de nouveau la volonté d’aller de l’avant et en ce qui nous concerne, nous sommes prêts à apporter notre contribution dans la mesure où nous ne rentrons pas dans le cadre d’un dialogue tel que nous l’avons connu dans le pays précédemment : CPS, Colmar etc… qui n’était finalement que des échecs répétés.

          Face à cela, je crois qu’il est important qu’on choisisse une autre méthode et nous apprécions à juste valeur celle choisie par le gouvernement et nous entendons apporter notre contribution.

M. Dogo Essodomna, Président de l’UDPS
On nous a invités sur un ordre du jour précis et il fallait mettre un comité préparatoire, chargé de nous faire des propositions sur le code électoral et le financement des partis politiques. Mon impression, c’est que nous évoluons positivement quand bien même qu’il y a des gens qui voudraient qu’il y ait des préalables pour mettre un comité préparatoire, alors que nous savons que le point 1.1 est imparti par le temps, on a six mois pour résoudre ce problème du code électoral. Le point 1.1 des 22 engagements concerne l’ouverture du dialogue. Je crois que l’ouverture du dialogue voudrait dire que les partis politiques et la société civile, tous ont le devoir de donner leur position sur l’ensemble des 22 engagements. Donc ce sont des étapes qui sont en train d’évoluer et je crois que c’est déjà un bon signe.

M. Dama Dramani, Secrétaire Général du RPT
Nous venons de sortir d’une réunion convoquée par Monsieur le PM qui a invité les partis politiques à envoyer des délégués pour participer à une réunion dans le cadre de l’amélioration du code électoral et au financement des partis politiques. Le RPT est d’accord et il sera représenté à ce comité parce que pour nous c’est l’essentiel. Cet engagement 1.3 qui demande la révision du code électoral est primordial et c’est pour cela que le RPT entend participer activement à  ce comité et enverra son délégué.

          Le gouvernement a invité les gens à envoyer les délégués et il n’y a pas de propositions à faire là-dessus. Il s’agit de désigner des délégués et le RPT en désignera un pour participer alors au comité. Il n’y a aucun inconvénient et c’est la suite logique du processus. Parce que l’engagement 1.3 dit que dans six mois le cadre électoral doit être amélioré, donc nous sommes dans ce processus là.

M. Améla Amélavi, Président du Front National (FN)  
Nous pensons au Front National que l’appellation de l’opposition traditionnelle n’est pas une appellation contrôlée et que nous devons considérer que désormais il y a plusieurs formes d’opposition au Togo. Donc il faut tout faire pour éviter une certaine exclusion qui ne pourrait qu’être nuisible à la République

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