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Me Yawovi Agboyibor, Président National du
CAR
Nous avons été conviés à cette réunion
par le PM. Il nous été dit que l’objet est
de réfléchir sur la réforme à apporter au
code électoral et de manière plus précise,
il nous a dit qu’il faut mettre en place
un comité en vue de faire des propositions
à la fois sur les réformes du code
électoral et sur le financement des partis
politiques. Il faut dire qu’à travers les
débats, nous avons compris que c’est un
jour d’enterrement du dialogue national.
Parce que de manière manifeste, nous avons
compris que le PM est sorti du cadre des
engagements qu’il a pris à Bruxelles.
Aujourd’hui, on dirait que nous sommes à
une autre forme de dialogue national.
Celui qui a pris la forme de consultation.
Donc, finalement et certains l’ont dit, ce
dialogue est devenu l’affaire du
gouvernement, il peut en faire ce qu’il
veut. Nous sommes pris donc dans la
logique de deux parties qui ont des
divergences et à qui l’UE a voulu
l’occasion de les surmonter. Tout cela a
été dit par plusieurs partis politiques.
C’est vrai aussi que du côté du pouvoir on
a encore pu trouver les circonstances
propices pour donner la paroles aux
bavards de tous les jours qui ont cru
devoir
dire que non il faut laisser le
gouvernement faire ce qu’il veut.
Je crois que cela n’est pas de
nature à aider notre pays à sortir de la
crise.
En fait, ce que le CAR dit et,
c’est ce que plusieurs partis ont repris,
c’est ce qu’il faut revenir à l’esprit des
engagements pris à Bruxelles, il faut
revenir à la fois à l’esprit et à la
lettre. J’ai été heureux que la
représentante du GF2D ait
insisté sur la nécessité de faire en sorte
qu’on sente à travers ce dialogue, le
souci de scission en deux camps, ces camps
sont réels. Il y en a qui soutiennent le
pouvoir on le sait, il y a d’autres qui
pensent que l’heure du changement a sonné.
Il faut que tout le monde y travaille.
Nous avons l’obligation de faire
en sorte qu’on mette en place un mécanisme
qui permette à ces deux camps de voir
comment conduire ce dialogue, comment
créer ces conditions pour que ce pays
retrouve la paix et le développement.
Le
Prof. Léopold Gnininvi, Secrétaire Général
de la CDPA
Il n’y a pas eu de discussions. Le PM a
laissé s’exprimer les participants à tour
de rôle et a proposé la mise en place
d’une commission technique pour réfléchir
sur le code électoral et le financement
des partis politiques. Nous avons été tous
très surpris parce que c’est la deuxième
fois que nous nous rencontrons et nous
nous attendions à ce qu’il fasse un peu la
synthèse de la première série de
consultations et qu’il nous dise comment
est-ce qu’il compte procéder dorénavant.
Les quelques interventions des uns et des
autres, ont porté sur cet étonnement qui a
été partagé par presque toutes
les organisations sérieuses qui étaient
dans la salle. Nos préoccupations à la
CDPA, on voudrait tout simplement savoir
dans quel cadre nous allons
travailler.
Quand on a organisé un travail,
sa réalisation est beaucoup plus facile et
plus rapide plutôt que de tâtonner dans le
vide et de fonctionner dans le flou.
Mettons un cadre tel qu’eux-mêmes
l’ont prévu par l’engagement 1.1 en place,
cela ira beaucoup plus vite plutôt que
d’aller à la pêche comme ce fut
aujourd’hui. Venez, demain venez, etc.
Nous pensons que ce faisant le
gouvernement pourra gagner du temps plutôt
que de chercher à tâtonner à éviter un
cadre structurel.
Nous sommes à la disposition du
gouvernement, la population nous a demandé
d’aider le gouvernement pour qu’il
respecte ses engagements, nous sommes à sa
disposition. Nous lui faisons des
suggestions pour plus d’efficacité.
Me Abi Tchessa, Secrétaire Général du PSR
Nous avons exprimé au PM et à la
délégation gouvernementale notre
vision du dialogue national. Vous savez,
pour qu’il y ait dialogue, il faut
s’entendre sur les thèmes du dialogue. Il
faut s’entendre sur un minimum pour
discuter. On ne peut pas répondre à un
dialogue sur la maîtrise duquel nous
n’avons aucune importance. C’est pour cela
que nous avons demandé au chef du
gouvernement de nous dire la manière dont
le dialogue doit être conduit. Pour le
reste, nous savons tous que le peuple
togolais souffre beaucoup, nous sommes
conscients de nos responsabilités en tant
qu’hommes politiques et nous les
assumerons.
Le PM nous a annoncé que dans
les tout prochains jours et si possible
d’ici fin juillet, il faudrait que nous
parvenions à un accord sur le code
électoral ainsi que le financement des
partis politiques. Et pour ce faire, il a
demandé à ce que chaque parti envoie un
représentant pour qu’un comité formé de
ceux-ci s’y penche. Nous ne voyons aucun
inconvénient. Mais nous tenons à rappeler
qu’il n’y a pas que la révision du code
électoral et le financement des partis
politiques.
Il y a beaucoup de problèmes qui
minent la vie politique nationale sur
lesquels nous devons discuter et apporter
chacun du sien. Le danger dans ce pays est
que chacun cherche à se défausser. Le
gouvernement veut se décharger sur
l’opposition et l’opposition est accusée à
tout moment. Nous ne laisserons pas faire.
Il faudrait à un moment donné que nos
concitoyens sachent réellement où se
trouvent les véritables maux de nos
sociétés. Nous avons dit au PM que nous
sommes disposés à discuter du code
électoral dès l’instant où les engagements
qui ont été pris, la révision du code
électoral en était un.
M. Amah Gnassingbé, 2e Vice
président de l’UFC
Nous venons de rencontrer le PM suite à la
dernière réunion. A cette première réunion
nous avions fait des propositions. Au
cours de cette rencontre-ci, nous pensions
que le PM devait faire la synthèse de nos
propositions.
Suite aux discussions nous avons
souhaité qu’on mette rapidement en place
un comité préparatoire du dialogue. C’est
le point essentiel, car tout dialogue doit
être préparé. Et ensuite on mettra un
cadre structurel du dialogue. Les
différents intervenants ont exprimé leur
inquiétude sur la manière dont la
convocation a été faite. Je pense que nous
allons revenir sur l’essentiel. Pour le
moment, le dialogue n’a pas encore
commencé. Il s’agit de préparer un
cadre du dialogue et c’est ce que nous
avons dit.
Me Joseph Kokou Koffigoh, Président de la
CFN
Le PM nous a invités dans le cadre du
processus qui est en cours et sur un ordre
du
jour qui a trait au code et au processus
électoral. A priori, l’idée n’est pas
mauvaise. Mais seulement nous estimons
qu’on doit d’abord définir qui sont les
partenaires au dialogue et un ordre du
jour et définir la nature et le sort des
décisions qui seront prises dans le cadre
du dialogue. Nous, au niveau de la CFN,
nous avons proposé au gouvernement de
réfléchir à ces questions là. Il faut
quand même que ce soit un cadre
structurel et non pas un cadre informel
comme nous le voyons jusqu’à présent.
Nous espérons que le gouvernement en
tiendra compte.
M. Harry Octavianus Olympio, Président du
RSDD
Le gouvernement nous a conviés pour
demander aux différents partis politiques
d’envoyer des représentants afin de former
un comité qui va travailler à la fois sur
le code électoral et également sur le
financement des partis. Nous pensons que
c’est une très bonne chose et cela nous
rassure. Parce que le gouvernement prend
la mesure de la situation et ces deux
questions évoquées sont d’autant plus
importantes qu’elles conditionnent les
prochaines élections locales que nous
souhaitons dans notre pays. A la lumière
de la réunion que nous avons eue
aujourd’hui, il en ressort de notre point
de vue au RSDD que le gouvernement marque
de nouveau la volonté d’aller de l’avant
et en ce qui nous concerne, nous sommes
prêts à apporter notre contribution dans
la mesure où nous ne rentrons pas dans le
cadre d’un dialogue tel que nous l’avons
connu dans le pays précédemment : CPS,
Colmar etc… qui n’était finalement que des
échecs répétés.
Face à cela, je crois qu’il est
important qu’on choisisse une autre
méthode et nous apprécions à juste valeur
celle choisie par le gouvernement et nous
entendons apporter notre contribution.
M. Dogo Essodomna, Président de l’UDPS
On nous a invités sur un ordre du jour
précis et il fallait mettre un comité
préparatoire, chargé de nous faire des
propositions sur le code électoral et le
financement des partis politiques. Mon
impression, c’est que nous évoluons
positivement quand bien même qu’il y a des
gens qui voudraient qu’il y ait des
préalables pour mettre un comité
préparatoire, alors que nous savons que le
point 1.1 est imparti par le temps, on a
six mois pour résoudre ce problème du code
électoral. Le point 1.1 des 22 engagements
concerne l’ouverture du dialogue. Je crois
que l’ouverture du dialogue voudrait dire
que les partis politiques et la société
civile, tous ont le devoir de donner leur
position sur l’ensemble des 22
engagements. Donc ce sont des étapes qui
sont en train d’évoluer et je crois que
c’est déjà un bon signe.
M. Dama Dramani, Secrétaire Général du RPT
Nous venons de sortir d’une réunion
convoquée par Monsieur le PM qui a invité
les partis politiques à envoyer des
délégués pour participer à une réunion
dans le cadre de l’amélioration du code
électoral et au financement des partis
politiques. Le RPT est d’accord et il sera
représenté à ce comité parce que pour nous
c’est l’essentiel. Cet engagement 1.3 qui
demande la révision du code électoral est
primordial et c’est pour cela que le RPT
entend participer activement à ce comité
et enverra son délégué.
Le gouvernement a invité les
gens à envoyer les délégués et il n’y a
pas de propositions à faire là-dessus. Il
s’agit de désigner des délégués et le RPT
en désignera un pour participer alors au
comité. Il n’y a aucun inconvénient et
c’est la suite logique du processus. Parce
que l’engagement 1.3 dit que dans six mois
le cadre électoral doit être amélioré,
donc nous sommes dans ce processus là.
M. Améla Amélavi, Président du Front
National (FN)
Nous pensons au Front National que
l’appellation de l’opposition
traditionnelle n’est pas une appellation
contrôlée et que nous devons considérer
que désormais il y a plusieurs formes
d’opposition au Togo. Donc il faut tout
faire pour éviter une certaine exclusion
qui ne pourrait qu’être nuisible à la
République
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