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Actualité |
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Le flou autour
des pièces
d'identité de
Gilchrist Olympio :
Qui du
gouvernement togolais ou de l’UFC dit la
vérité?
Daniel Garidan
L'Union des forces de changement a refusé de
prendre part au dialogue inter togolais
parce que son leader,
M. Gilchrist
Olympio est « toujours
dépossédé de son passeport et frappé d’un
refus de délivrance d’une carte nationale
d’identité, pour l’obtention de laquelle il
a pourtant accompli les formalités
nécessaires, le 29 avril 2003, au
Commissariat Central de la ville de Lomé. »
A propos des papiers de M. Gilchrist Olympio,
il persiste aujourd'hui un flou qu'il est
difficile de disciper tellement les
motivations profondes des protagonistes de
la crise politique au Togo sont insondables.
En 72 heures d'intervalle, le gouvernement
togolais et l'UFC ont tour à tour animé des
conférences de presse pour justifier leur
positions respectives. |
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Le
Chef d’escadron
Akila-Esso Boko
et Pitang Tchalla s'expliquent
La semaine dernière,
c’est-à-dire le vendredi 28 mai 2004, le
Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et
de la Décentralisation le Chef d’escadron Akila-Esso Boko assisté de ses collègues de
la Communication et de la Formation Civique
Samuel Pitang Tchalla, de la Justice
Foli-Bazi Katari, avait organisé à son
cabinet un point de presse pour apporter sa
part de vérité sur la polémique autour des
documents de voyage de Gilchrist Olympio.
On se rappelle que dans la
réponse au PM, déclinant l’invitation qui
lui était adressée de participer au
dialogue national, l’UFC avait évoqué entre
autres raisons, le refus des autorités
togolaises de délivrer une carte d’identité
et de restituer son passeport à Gilchrist
Olympio.
C’est le Ministre de la Communication qui a
introduit le sujet et expliqué la volonté du
gouvernement de jouer la transparence en
apportant des éclaircissements relatifs au
passeport et à la carte d’identité. Un sujet
qui crée beaucoup de confusion dans les
esprits des Togolais. Situant le sujet, M
Akila-Esso Boko a indiqué que depuis
quelques temps «une polémique artificielle
se fait écho au sujet d’un prétendu refus
par les autorités de délivrer un document de
voyage à Gilchrist Olympio». Selon le
ministre, la direction nationale de la
documentation en charge de la délivrance de
ces documents n’a enregistré aucun dossier
de Gilchrist Olympio. Il n’y a aucun
ostracisme vis-à-vis de M. Gilchrist Olympio
qui, du reste, a, dans le passé, bénéficié
de l’établissement de certains documents
d’identité a indiqué le Ministre de
l’intérieur qui y voit un faux problème dont
se servirait la formation de Gilchrist
Olympio «pour entretenir une polémique
inutile à des fins d’intoxication.»
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Au sujet du passeport, M
Boko a indiqué que M. Gilchrist Olympio
avait en 1992 un passeport togolais et qu’en
1999, il a utilisé « une passerelle », celle
offerte par le facilitateur allemand Von Stulpnagel, pour renouveler son passeport
sans les formalités requises, mettant ainsi
dans l’embarras les services d’immigration
qui doivent remplir ou obéir à certaines
formalités avant d’octroyer ce document.
Malgré que M. Olympio ait possédé ces
documents (les deux passeports) l’intéressé
n’a
pas daigné
les
présenter. M. Boko a indiqué
que
même si ces deux passeports
étaient périmés, les règles internationales
en la matière l’autorisaient à les présenter
aux services de l’immigration à la frontière
pour renouvellement, mais qu’il a plutôt
présenté un passeport étranger. Le Ministre
de l’intérieur a déclaré qu’il s’agissait là
d’une provocation.
Au sujet de la carte d’identité, le ministre
a laissé entendre que le dossier déposé par
Gilchrist Olympio le 29 avril 2003 au
Commissariat Central de Lomé était
incomplet, il contenait seulement des
photocopies de ses pièces d’identités, alors
que pour l’établissement de la carte
d’identité nationale, en plus des
photocopies légalisées, il faut des
originaux. Bien plus, devait ajouter le
ministre, depuis ce temps, Gilchrist
Olympio n’est plus revenu au Commissariat
Central ni pour compléter son dossier, ni
pour retirer sa carte d’identité.
Après ces explications
fournies, le ministre a conclu que M.
Gilchrist Olympio entretient à dessein la
polémique, avec sa formation politique pour
faire croire qu’il serait victime d’un
ostracisme. Pour M. Boko, nul ne pouvant se
prévaloir de sa propre turpitude,
«M. Gilchrist Olympio n’aura qu’à se plaindre à
lui-même
aussi longtemps qu’il ne voudra pas se
soumettre aux lois et règlements de la
République dont il veut pourtant exercer la
magistrature suprême. »
Abordant la question du passeport ghanéen
confisqué dont l’UFC réclame la restitution,
M. Boko a laissé entente que ce n’est
pas à la République Togolaise que M. Olympio
doit formuler sa demande de restitution,
puisque le passeport est un patrimoine
national et que, en tant que tel, le
passeport du Togo appartient au Togo et le
passeport du Ghana appartient au Ghana.
«S’il y a une démarche à faire, M. Gilchrist
Olympio sait vis-à-vis de quel pays, ou de
quel Etat il doit faire sa demande s’il
veut retrouver son passeport ghanéen. »
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La Réplique de l’UFC
Dans la
matinée du 31 mai 2004, soit 72 après la
conférence de presse du ministre de
l’intérieur, l’Union des Forces de
Changement (UFC), a animé une autre
conférence de presse à son siège à Lomé
pour, à son tour apporter des réponses en
guise de démenti aux allégations du
pouvoir.
Dans une déclaration
liminaire lue par son SG M. Fabre, l’UFC a
rejeté les arguments avancés par les
autorités togolaises au cours de leur point
de presse de vendredi 28 mai. Pour l’UFC
les autorités togolaises empêchent
Gilchrist Olympio de renouveler son
passeport togolais en usant de subterfuges
pour éviter de lui délivrer sa carte
d’identité nationale. La formation de
Gilchrist Olympio estime que pour avoir un
passeport, il faut avoir une carte
d’identité. Elle se demande alors comment
son leader peut constituer son dossier pour
l’obtention du passeport si on lui refuse
l’établissement de sa carte d’identité
nationale.
Alors que le ministre
affirme que le passeport saisi est un
patrimoine ghanéen et qu’à ce titre,
Gilchrist Olympio n’avait qu’à faire la
démarche vers ce pays, l’UFC affirme dans sa
déclaration que les autorités ghanéennes ont
confirmé à Gilchrist Olympio n’être pas en
possession de ce document.
Concernant le dossier déposé pour
l’établissement de la carte d’identité
nationale, l’UFC soutient que le dossier
déposé contenait bien toutes les pièces
exigées y compris les originaux. Le 29
avril 2003, lors du dépôt de la demande de
la carte d’identité au commissariat central
de la ville de Lomé par Gilchrist lui-même,
aucun agent n’a remarqué l’absence
d’originaux. Après les formalités, les
agents lui ont fait savoir que la carte sera
prête dans un délai de deux ou trois jours
et qu’il pouvait envoyer quelqu’un la
récupérer. M. Gilchrist Olympio a donc
désigné MM. Evans Welbeck et JP Fabre
auxquels il a par la suite livré des
procurations à cet effet. Le jour convenu
pour la récupération de la carte, les agents
de police ont commencé par bégayer,
indique la déclaration.
Aujourd’hui, M. Pitang Tchalla soutient avec
ses collègues, que la carte d’identité n’a
pu être établie à M. Gilchrist Olympio pour
cause de dossier incomplet ; alors que tout
le monde a entendu le même Pitang Tchalla
déclarer sur RFI, en juin 2003, que la carte
d’identité de M. Gilchrist Olympio était
prête et qu’il ne tenait qu’à lui-même de
rentrer au Togo pour la récupérer
personnellement. Comment a-t-on pu établir
cette carte sur la base d’un dossier
incomplet ne comportant pas les originaux
exigés ?
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De deux choses l’une : ou le dossier de
Gilchrist Olympio est incomplet pour cause
d’absence d’originaux exigés ; donc son
dossier n’est pas recevable, on ne le prend
pas, ou le dossier est complet ; on le prend
et on lui délivre la carte d’identité. Si
les agents du commissariat central ont
accepté et reçu le dossier de M. Gilchrist
Olympio ; c’est que ce dossier était complet,
se défend l’UFC.
Qui des deux camps détient la vérité,
personne ne peut le dire. Face à ce flou,
tous les commentaires sont entendus,
malheureusement selon les sensibilités
politiques des commentateurs.
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Prisonniers Po. de Kara |
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Amegninou Kovi
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Mensan Kokou
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Kové Sossouvi
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Lawson Laté
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Dognon Koffi |
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Kliko Eglo
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Kamado Koudjo |
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Séké Koudjo
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Appeler partout au monde à
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