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Actualité |
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Dialogue inter togolais :
L'état des consultations,
les réactions des partis et hommes
politiques togolais
Alain
Nococo
Commencées jeudi dernier, les
consultations pour le dialogue national se
poursuivent à la salle Entente du CASEF
(et non à la salle CEDAO comme annoncé)
entre une délégation gouvernementale
conduite par le PM Koffi Sama et les
formations politiques et la société civile.
Après les rencontres d'hier
vendredi 11 juin avec les partis
politiques CAR,CPP,PDR,PSR et le PRR, la
délégation gouvernementale a rencontré ce
samedi 12 juin, le Rassemblement du Peuple
Togolais (RPT) parti au pouvoir conduit
par son SG Dama Dramani, la JUVENTO
conduite par Iloudjé Lubambi, et
l’Alliance pour la Démocratie et le
Développement Intégral conduite par Aimé
T. Gogué.
Au
sortir des rencontres, les leaders de ces
formations politiques ou leur porte
parole, ont donné à la presse leur point
de vue. (plus bas)
Le
leader du CAR Me Yawovi Agboyibo,
tout en
insistant sur la mise en place d’une
cellule mixte mouvance présidentielle-opposition, a demandé au chef de l’Etat de
s’impliquer personnellement dans le
processus pour la réussite du dialogue.
Les
leaders de la CPP Edem Kodjo et du PDR
Zarifou Ayéva ont,
quant à eux, noté des
signes positifs dans l’exécution des
engagements pris le 14 avril dernier à
Bruxelles par le gouvernement. Ils se
sont dit prêts à accompagner le
gouvernement dans l’application desdits
engagements.
Face
à la paupérisation
et à la
détresse de la population, le leader du
PRR Nicolas Lawson a simplement demandé au
gouvernement de démissionner. Il a alors
laissé entendre que seul le Général Eyadema
est à même de trouver une solution à la
crise togolaise afin d’éviter que le pays
ne sombre dans le chaos comme c’est le cas
de la Côte d’Ivoire et du Zaïre après la
disparition de Houphouët et de Mobutu.
Ce
samedi matin, les leaders de certains
partis politiques conviés
à la rencontre se sont exprimés à
la presse à leur sortie.
Le 1er
vice président de l’ADDI M.
Aimé Tchabouré
Gogué a déclaré que son parti est disposé
à accompagner le gouvernement dans la mise
en œuvre des 22 engagements, mais a
insisté sur la nécessité de la mise en
place d’une commission préparatoire pour
éviter de perdre inutilement le temps.
Pour le parti du Dr Kantchati, la
formation d’un gouvernement d’union
nationale n’est pas indispensable ; ce
qui compte pour lui,
c'est qu’on aille
vite aux élections en commençant par les
élections législatives suivies des
locales.
Le SG
du RPT Dama Dramani a d’abord tenu à
remercier le gouvernement pour
l’initiative qu’il a prise de rencontrer
tous les partis politiques pour la
recherche de solution à la crise. Pour M.
Dramani, il faut éviter de faire des
déclarations tapageuses, ce qui compte
c’est les résultats. Il s’est réjoui en
outre de ce que le rapport du gouvernement
a été positivement apprécié par la mission
de l’UE, preuve que des procès ont été
réalisés dans l’application des 22
engagements.
Les
consultations se poursuivront les jours à
venir avec les autres formations et les
représentants de la société civile.
Mais
d’ores et déjà, on a enregistré des
grincements de dents. Selon des sources
digne de foi, certaines formations
politiques non conviées à ces rencontres
préliminaires auraient envoyé des notes de
protestation à la présidence de la
République au PM, à la délégation de l’UE,
aux ambassadeurs de l’UE au Togo ainsi
qu’à toutes les chancelleries.
On
attend la réaction du gouvernement.
S’agit-il d’un simple oubli administratif
ou une volonté d’exclure ces formations du
dialogue national. Personne ne peut pour
l’instant dire avec exactitude ce qui se
passe. Les prochains jours nous édifieront.
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Communiqué de la CDPA
Suite à l’invitation
lancée le 7 juin à la CDPA par le PM en
vue d’une consultation, une délégation
de la CDPA, de 5 membres, conduite par
son Secrétaire Général a rencontré ce 10
juin 2004 au CASEF une délégation du
gouvernement, comprenant en outre le
Président de l’Assemblée Nationale,
placée sous la conduite du PM de 8h 30 à
9h 30. La CDPA attend donc la suite que
le gouvernement réservera à ses
propositions.
Contribution de la CDPA
1er Merci
pour l’initiative de ces consultations
2e La CDPA félicite l’UE pour
son implication effective afin d’aider
le Togo à sortir de la crise
3e En prenant ces 22
engagements, le gouvernement a posé un
acte courageux que tout le monde salue.
La CDPA apportera sa contribution là où
elle est nécessaire.
4° les ¾ de ces engagements concernent
les droits de l’homme et l’Etat de droit
Ce sont des valeurs
civiques non exclusivement partisanes.
La CDPA apportera sa
contribution mais n’a pas un rôle aussi
actif que le gouvernement.
5e six de ces
engagements ont directement trait aux
élections. Les partis politiques ont un
rôle aussi actif à jouer que le
gouvernement. Il apparaît que le
dialogue gouvernement et opposition
traditionnelle est indispensable sur ces
points.
De ces constats, la CDPA
tire les conclussions et propositions
suivantes :
A)
Du cadre du dialogue
- Les protagonistes sont
les partis visés par l’engagement n°1-1
d’une part, le gouvernement de l’autre.
Ils doivent reprendre le dialogue
interrompu.
La société civile, qui
a une conscience civique très élevée,
doit y être associée pour que ce
dialogue ne se réduise pas à un simple
contrat entre la classe politique sur le
dos de la population.
Elle peut être chargée
de la présidence des travaux en
association ou avec l’appui de la
communauté internationale.
B)
de l’ordre du jour,
L’ordre du jour doit
comporter en priorité les engagements
qui supposent un rôle actif des partis
politiques à savoir les engagements
1-1, 1-3, 1. 5. 3. 6 et
accessoirement 1. 6, 1.7
La CDPA propose un petit
comité préparatoire comportant 5 membres
de l’opposition traditionnelle et 5
membres du pouvoir pour affiner l’ordre
du jour, identifier l’équipe qui doit
présider les travaux et arrêter les
autres modalités tel que le nombre des
délégués.
C)
du lieu et de la date
Cette question subsidiaire peut être
arrêtée au niveau du comité préparatoire
en liaison avec l’échéancier contenu
dans les engagements
D)
de la présidence des travaux
Voir supra, i.e
une équipe de la société civile et de
la communauté internationale.
Conclusion
En conclusion, la CDPA se félicite que
les engagements souscrits indiquent déjà
suffisamment les acteurs actifs et les
bénéficiaires potentiels. Cela devra
abréger d’autant les discussions
internes à la classe politique à savoir
à peine le quart des 22 engagements.
Elle propose qu’un
observatoire tripartite
(gouvernement, opposition et société
civile) soit instauré pour conseiller et
aider le gouvernement à honorer ces
autres engagements qui concernent les
droits de l’homme et de l’Etat de
droit.
Lomé, le 10 juin 2004
Le Secrétaire Général, Léopold GNININVI |
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M. Pratick Lawson, 3e vice
président de l’UFC
Nous venons de rencontrer la délégation
gouvernementale. Nous nous sommes
entretenus d’un certain nombre de sujets
que nous ne voudrions pas révéler parce
qu’il s’agit pour nous de préparer le
dialogue qui s’annonce. Nous avons fait
des propositions dans le sens de sa
réussite. Nous avons eu l’impression
d’avoir été compris et nous n’avons pas
manqué également d’évoquer un certain
nombre de problèmes qui sont spécifiques
à notre parti.
Sur les propositions
faites, Patrick Lawson répond
Tout ce qui concerne toutes les mesures
pouvant contribuer à l’apaisement et la
sérénité des discussions dans notre pays.
Pour ou contre la
reprise de la coopération
La reprise
de la coopération ne dépend pas de
nous. Notre pays, le Togo est rentré en
consultations avec l’UE. Des engagements
ont été pris par le gouvernement
togolais. Ils sont entrain d’être
exécutés. Notre présence ici correspond
d’ailleurs à l’un de ces engagements,
savoir le point 1.1.
Nous ne voyons pas
pourquoi en fin de respect de ces
engagements, la reprise de cette
coopération ne se ferait pas. En
d’autres termes, le respect de ces
engagements ne peut qu’amener à la
reprise de la coopération et sur ce
point, nous voudrions le redire une fois
encore, ce sont les relations entre l’UE
et le Togo, des accords que les deux
partenaires ont signés qui sont à la
base de la suspension de la coopération.
Les consultations actuelles, de l’avis
de M Lawson, sont faites pour rétablir
les bonnes relations entre le Togo et l’UE.
Donc, aucun problème ne pourrait se
poser ou du moins, ce n’est pas en
lançant un appel en tant que parti
politique que la reprise de la
coopération se ferait.
A propos d’une
éventuelle prise en marche du train de
dialogue par l’UFC, Patrick répond
Nous ne
voudrions pas rentrer dans les
polémiques stériles, à savoir si on a
pris le train en marche ou pas. Ce qui
est important pour nous, c’est la
réussite de ce dialogue afin que le Togo
retrouve la sérénité nécessaire pour son
évolution.
A propos du rapport de
la FIDH
Nous venons d’en prendre connaissance.
Mais nous pensons qu’il faut avoir une
lecture positive de ce rapport. Il vaut
mieux tenir compte des faits réels que
révèle ou pourra révéler ce rapport.
Son souhait
Ce que nous souhaitons donc, c’est la
réussite de ce dialogue, mais nous
voulons éviter les débats stériles, mais
pour nous, il n’y a pas de sujets
tabous. On voudrait que tous les sujets
qui minent l’avancée de notre pays
puissent être abordés et trouvent une
solution au cours de ce dialogue.
La chaise de l’UFC n’a
jamais été vide chaque fois qu’elle a
été invitée dans les formes requises et
sur des sujets précis. Nous n’avons
jamais manqué de prendre par aux débats
politiques, aux différentes assises
depuis notre existence. Le parcours ou
ce à quoi vous faites allusion, nous
pensons que notre contribution est
effective en ce sens qu’aujourd’hui,
nous avons été compris par le
gouvernement qui a accepté de prendre en
compte nos propositions pour
l’amélioration du dialogue qui
s’annonce.
Sur la question des
préalables
Demander à ce qu’on discute des
différents points à l’ordre du jour,
demander à ce qu’on sache comment les
discussions se dérouleront, ne saurait
être pris comme des préalables qui
peuvent être interprétés comme une fin
de non recevoir de la part de l’UFC.
Nous ne le pensons pas. Notre position
a été de contribuer, et à bien préparer
le dialogue, car nous pensons que ce
dialogue est fondamental pour l’avenir
de notre pays et nous l’avions dit
clairement, nous sommes prêts à aider
pour la réalisation des 22
engagements qui ont été pris par le
gouvernement du Togo ou nom de tous les
Togolais. |
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M. Léopold Mensah
Gnininvi SG CDPA
Le PM nous a adressé
une lettre pour nous convier ce matin
sans préciser l’ordre du jour. Mais nous
avons anticipé, nous nous sommes dit
certainement que c’est pour préparer le
dialogue. Et donc, nous sommes venus
avec des propositions pour rendre
effective la mise en œuvre des
engagements, y compris le dialogue. Nous
avons fait toute une série de
propositions, le gouvernement doit se
pencher là-dessus et je pense que très
rapidement, une synthèse doit être faite
pour qu’un comité préparatoire soit mis
en place.
Sur la question de la
reprise de la coopération avec l’UE,
La CDPA n’a jamais pleurniché pour le
maintien des sanctions contre le Togo.
Je ne sais pas pourquoi les médias
publics ont répondu à ce bruit là. La
CDPA ne s’est jamais déplacée à
Bruxelles, aller dire de maintenir les
sanctions parce que nous savons que les
Européens sont majeurs, autonomes et ce
ne sont pas les petits opposants
togolais qui vont leur dire ce qu’ils on
à faire. La CDPA a déploré les éléments
qui ont amené les Européens à suspendre
la coopération, a toujours imploré le
gouvernement de tout faire, de remplir
les conditions pour que l’UE reprenne la
coopération.
Sur le boycott de la
cérémonie d’ouverture
Nous avons fait comprendre clairement
que les préparatifs n’étaient pas
suffisamment avancés pour qu’on puisse
faire une cérémonie d’ouverture. Et
maintenant, nous nous réjouissons de ce
que le gouvernement entreprenne de mieux
préparer ce dialogue
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M.
Harry Octavianus Olympio, Président du
RSDD
Nous
sommes en train d’apporter notre
contribution. Ce matin, nous avons
exprimé au gouvernement nos
encouragements parce que depuis que le
gouvernement a pris ces engagements nous
avons enregistré des actes positifs
qui, manifestement, démontrent la
volonté du gouvernement d’appliquer les
22 engagements. Dans ces
engagements, nous pouvons catégoriser
les choses en deux parties.
Il y a des engagements
qui peuvent être mis en route maintenant
et, c’est ce que le gouvernement est en
train de faire, et des engagements qui
doivent se réaliser dans le temps. Nous
avons attiré l’attention de la
délégation gouvernementale sur la
nécessité de joindre l’opposition à ces
réformes qui viendront, notamment celles
qui sont inscrites dans le temps, dans
le souci d’obtenir des réformes
consensuelles.
Nous
sommes dans le dialogue national, dès
lors que l’on commence à discuter avec
les partis de l’opposition, je crois que
nous sommes au cœur du dialogue.
Sur les préalables
Les préalables
n’engagent que ceux qui les demandent.
La question des préalables est
complètement en déphasage avec la
réalité des choses.
C’est le gouvernement
qui s’est engagé devant l’UE. Il
appartient au gouvernement de trouver
les méthodes, la voie ou les voies les
meilleurs pour tenir ses propres
engagements.
Il va falloir que ceux
qui demandent des préalables
s’expliquent, éclairent l’opinion
nationale sur le fondement de ces
préalables. Jusqu’ici, cela reste dans
un flou artistique. J’ai entendu
certains dire également qu’il faut une
espèce d’arbitre par rapport au
dialogue. Mais il n’y a pas d’autre
arbitre que l’UE. Parce qu’en réalité le
gouvernement s’est engagé devant l’UE et
c’est devant l’UE que le gouvernement
doit apporter des résultats. |
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Me Joseph Kokou Koffigoh
Président de
la CFN
Disons que c’est un
pré- dialogue, une concertation ; si
vous voulez, on a échangé sur beaucoup
de sujets.
Le terrain est vaste,
on ne peut pas le finir en un seul jour.
Donc nous nous sommes promis de nous
retrouver pour approfondir les
discussions parce qu’on n’a plus droit
à l’erreur, on n’a plus le droit
d’échouer, car il y a eu des accords
dans notre pays qui n’ont pas connu des
lendemains heureux.
Nous sommes décidés à
apporter notre modeste contribution,
autant que cela se peut, pourvu que la
bonne volonté soit au rendez-vous de
part et d’autre, pour que ce nouveau
processus puisse connaître un
aboutissement heureux.
Sa position sur la
reprise de la coopération
Oui, bien sûr, si nous acceptons
d’asseoir le dialogue dans le cadre des
22 engagements pris par le gouvernement,
le but c’est d’aider notre pays à
renouer avec la coopération
internationale.
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M. Essodomna Dogo
Président UDPS
Comme il est il stipulé
qu’il aura une discussion entre le
gouvernement, la société civile et les
partis politiques, c’est dans ce
cadre-là que nous sommes venus. Nous
sommes venus. Nous avons donné notre
appréciation des 22 engagements, mais il
revient au gouvernement de prendre la
mesure du problème, d’appliquer ces
engagements, parce que c’est lui qui les
a pris.
Mais, nous, en tant que
parti politique, on va toujours veiller
à l’application de ces engagements, on
va toujours accompagner le gouvernement
parce qu’il est de notre devoir
d’apporter notre contribution pour la
réussite de ces négociations. |
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Communiqué de presse
du CAR
Concernant la rencontre
du vendredi 11 juin 2004
I-
Lors de la rencontre, le CAR a remis à
la délégation présidentielle la
proposition dont la teneur suit :
Proposition du CAR pour la préparation
du dialogue
A -Entre autres modalités d’organisation
du dialogue national, il importe de
mettre un accent tout particulier
sur les trois questions ci-après
1.
La première question concerne le cadre à
structurer de façon transparente sur la
base des indications de l’engagement n°
1.1. Elle implique entre autres points
que soient clairement déterminés :
a- les protagonistes du dialogue,
savoir :
- Les partis habiletés à y
prendre part du côté du pouvoir
- Les partis qualifiés au
titre de l’opposition traditionnelle
b - les organisations de la société
civile aptes à jouer le rôle de force-
tampon entre les deux protagonistes du
dialogue national
c-
le
nombre de délégués à désigner par chaque
participant
d- la composition du bureau chargé de la
conduite des travaux
2.
La deuxième question a trait à l’ordre
du jour du dialogue national
3.
La troisième concerne le calendrier des
travaux
B- Il convient de mettre en place une
cellule préparatoire mixte chargée de
rechercher les solutions aux trois
questions qui précèdent et aux autres
modalités d’organisation du dialogue
national.
C- La cellule préparatoire mixte étant
d’une importance décisive pour le succès
du dialogue national, le CAR propose que
le chef de l’Etat œuvre personnellement
à sa mise en place.
II
La délégation
gouvernementale a déclaré avoir pris
bonne note de la proposition après y
avoir fait des observations
Fait à Lomé, le 11 juin 2004
Pour le CAR
Le Président
National,
Me
Yawovi AGBOYIBO |
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Prisonniers Po. de Kara |
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►
Amegninou Kovi
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►
Mensan Kokou
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►
Kové Sossouvi
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►
Lawson Laté
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►
Dognon Koffi |
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►
Kliko Eglo
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►
Kamado Koudjo |
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►
Séké Koudjo
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Appeler partout au monde à
moindre coût
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