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Marc
Palanga |
Marc Palanga a été libéré le 20 mai 2004. A
7 heure du matin déjà , Basile (frère à
Marc) et Pierrette (épouse) Palanga étaient
déjà à la prison civile de Kara. On a fait
économie d'une comparution devant un juge.
Sans commentaire ni complication, les
geoliers ont signé un papier et ont laissé
sortir Messieurs Marc Palanga et
Panamnawé Boboli. Ce
dernier avait été arrêté peu avant les
élections présidentielles de juin 2003.
Quant à Marc Palanga, il était detenu depuis
fevrier 2003, soit plus de 15 mois de
détention arbitraire, sans inculpation ni
jugement.
Cette
libération annoncé à l'unique comparution de
Marc Palanga le 3 mai courant repond,
semble-t-il, à un des
22 engagements
pris par le gouvernement togolais le 14
avril 2004 devant l'Union européenne à
Bruxelles. Il s'agit en l'occurence du
N° 2.3 qui stipule
que le gouvernement togolais prend l'«Engagement
de transmettre au parquet dans un délai de
trois mois tous les dossiers de personnes
qui sont en détention préventive ou en
liberté provisoire en vue d’une
clarification de leurs cas en conformité
avec la législation en vigueur.»
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Marc
Palanga |
Le 3
mai dernier dans un procès qui n'en était
pas un, les juges du tribunal de Kara ont
condamné Marc Palanga à 7 mois
d'emprisonnement à compter du 20 Octobre
2003, date à laquelle certaines personnes
detenues arbitrairement et sans jugement à
la gendarmerie de Kara se sont évadés.
La
nouvelle de la libération de Marc Palanga a
tout de suite fait le tour de la ville de
Kara et son domicile a été transformé en
lieu de pèlerinage pour les habitants qui
ont tenu à voir cet héros qu'Eyadema et son
defunt ou moribond de fils auront jeté en
prison pour empêcher que son indépendance
d'esprit ne fasse tache d'huile dans une
ville ou dans une région que la dictature
considérait comme chasse gardée.
«Ils ont signé un papier et Marc est sorti.
Comme vous le voyez, l'ambiance est à la
fête.» Ce sont là les propos de Basile
Palanga qui a tenu à remercier tous ceux qui
ont oeuvré pour la libération de son frère.
Il a dit que la famille remercie l'Union des
forces de changement (UFC), le parti
politique dont Marc Palanga est membre.
«Nous
irons à Lomé pour saluer tous les camarades
de vives voix»
La cour, la véranda du domicile de Marc
Palanga et son bar connu sous le nom de
Mamayo à Kara-ville étaient bondés de monde.
Il y avait continuellement, de midi à 21
heures, au moins 100 personnes, buvant et
dansant. «Nous allons fêter jusqu'à
l'aube» a déclaré un cousin à
Marc. Un vieil insttituteur que nous avons
pris à part a déclaré: «C'est notre
tour d'être libre à Kara. C'est un grand
événement. Si tous les Togolais comprenaient
que nous aussi avons besoin de liberté et
que la démocratie au Togo n'est pas
seulement l'affaire des autres, nous seriont
tous heureux dans ce pays. Marc Palanga nous
a libéré. Voilà»
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Marc
Palanga |
A
togoforum.com, Marc Palanga a déclaré ce matin:
«je ne comprends pas jusqu'à présent ce
qu'il m'est reproché. Ils ont volé 15 mois
de ma vie. Ils ne sont pas en mesure de dire
ce qu'ils me reprochent. Ils m'ont condamné
à 7 mois de prison ferme sous prétexte que
j'aurais porté la main sur un gendarme en
Octobre dernier. Ce qui est faux. Mais,
comment expliquent-t-ils mon arrestation
elle-même? Que disent-ils des 8 autres mois
que j'ai passé en détention sans
explication?»
Marc
Palanga a aussi révélé qu'en sa connaissance,
au moins 8 personnes sont encore
détenus à la prison civile de Kara depuis au
moins 7 bonnes années sans inculpation ni
jugement. Il s'agit des personnes suivantes:
Amegninou Kovi,
Mensan Kokou,
Kové Sossouvi,
Lawson Laté,
Dognon Koffi,
Kliko Eglo,
Kamado Koudjo,
Séké Koudjo. Marc Palanga
a dit qu'il s'agit de ceux qu'on appelle
«les terroristes». Il a aussi
ajouté qu'au moins deux sont morts en
détention. Il s'agit de
Gnablevi Kokou et Atisso
Houssounoukpé. Et
d'ajouter, «beaucoup reste encore à
faire pour leur libération ou leur
inculpation»
La
fête continuait lorsque nous avons quitté le
domicile de Marc Palanga ce Jeudi 20 mai
2004 aux environs de 21heures 30.. |