Stephan
Keshi entraîneur des Eperviers du Togo
Samuel Batchati
Cela
est bien connu, on n’élimine pas la
médiocrité en chassant le médiocre. Ainsi,
ce n’est pas en changeant de coach à chaque
défaite que le foot togolais s’en trouvera
amélioré. Après Tchanilé Bana remercié pour
insuffisance de résultats à la suite de la
Can au Mali, Rock Gnassingbé, patron de la
Fédération Togolaise de Football, est allé
chercher dans le Brésil de Pélé, un certain
Antonio Dumas. On attendait sûrement de lui
d’inculquer au "médiocres" joueurs togolais,
la superbe touche brésilienne du ballon rond.
Malgré les Brésiliens qu’il a fait
naturaliser, ceux-ci ont été incapables de
conduire les Eperviers en Tunisie. Ils n’ont
pas réussi le tour de baraka de Santos,
l’autre Brésilien naturalisé Tunisien, qui a
offert sa coupe à la Tunisie. Le Togo était
un tremplin pour jouer dans les championnats
européens.
Après Antonio Dumas, on
recrute plus proche. Le Nigérian Stephan
Keshi, ancien capitaine de la sélection
nationale du Nigeria, qui avait remporté la
CAN-1994, disputée en Tunisie, entraînera
désormais les Eperviers. Il a été rdéjà reçu
par le président Eyadema à qui il a déclaré :
" Moi, je sais faire mon métier, mais j’ai
besoin du concours de tous, la population,
le ministre des sports. Il faut que l’équipe
togolaise devienne l’une des meilleures
d’Afrique " " Nous nous mettons au travail
dès la semaine prochaine " a-t-il poursuivi.
La vraie tare des
Eperviers, c’est que les dirigeants n’ont
jamais laissé libre cours à aucun entraîneur
de faire la sélection, sa sélection. Les
dirigeants interviennent toujours pour faire
jouer un frère, un cousin, un beau-frère, le
copain à la maîtresse dont la médiocrité
dans le foot est avérée. Cette tare, il est
temps qu’on s’en guérisse, pour permettre au
foot togolais d’écrire une excellente page
d’histoire. |