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Félicitation
d’un ancien tyran à un apprenti dictateur
Mathias
Akoulansa
En adressant samedi 9
avril 2004 ses "chaleureuses félicitations"
à son homologue Algérien Abdelaziz
Bouteflika pour sa "brillante victoire" à
l’élection présidentielle de jeudi, le
dictateur togolais exprime sa sdatisfaction
de ne pas être le seul mal élu et l’un des
survivants d’une ignominieuse dictature.
Abdelaziz Bouteflika a été réélu pour un
second mandat à la tête de l’Algérie avec
près de 99% du suffrage exprimé malgré la
fronde dirigée contre lui par son ancien
premier ministre, Ali Benflis, populiste et
rhéteur. Si l’opposition s’accorde à dire
qu’il y a eu fraude massive, les
observateurs internationaux eux parlent
d’élections sans tâches. Allez croire celui
qui a la propreté morale.
En tout cas le chef de
l’Etat togolais ne s’est pas posé de
questions. Il écrit à son homologue
dictateur, " C’est avec une réelle
joie que je viens d’apprendre qu’à la suite
de l’élection présidentielle du 8 avril
dernier, vous avez été triomphalement réélu
pour un nouveau mandat de cinq ans. Par ce
véritable plébiscite, le peuple algérien a
voulu vous exprimer massivement sa
reconnaissance pour les efforts incessants
que vous menez en vue du redressement de
votre pays ".
En terme d’efforts
incessants, il faut inscrire au mérite du
président algérien, le retour à une paix, la
fin des massacres des fous de Dieu, des GIA
et surtout le retour de l’Algérie dans le
concert des nations. Eyadema devait aller à
l’école de Bouteflikha et fournir d’ " incessants
efforts " pour son peuple qu’il tue à grand
feu de haine et d’ignardise. |