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Le
torchon brûle-t-il entre Eyadema et son ministre
de la défense ?
Mathias
Akoulansa
On ne sait pas exactement
ce qui se passe
entre Eyadema et le Général Assani
Tidjani, Ministre de la Défense et des Anciens
combattants, mais à en croire les
alentours du pouvoir, tout n’est pas rose entre
les deux généraux. On le sait, Eyadema se
déplace avec ses ministres. Le général Tidjani
avait comme toujours fait le déplacement de
Kara. On l’a même aperçu faisant son jogging
dans la matinée du samedi 3 avril 2004 aux
abords du stade municipal
de Kara suivi de son ordonnance.
Le lundi
5 avril 2004, Tidjani aurait
"refusé"
à Pya de partager la même table que Eyadema et
serait parti attendre les autres à l’aéroport de
Niamtougou. Le président
Eyadema, ayant remarqué
son absence au déjeuner, a interrogé ses valets
de ministres, puis
aurait
eu les
mots suivant " Je
suis en train de l’observer pour voir jusqu’où
il va aller ".
Dans un environement où les victimes
internes du système ne s'expriment que lorsqu'il
est trop tard ou lorsqu'elles sont presqu'à
l'agonie, il est difficile de vérifier les
informations.
Selon certaines rumeurs dans
l’entourage du tyran, il serait reproché au
général Tidjani, son
présumé « soutien
souterrain à l’opposition. » Il serait l’un de
ceux qui en travaillant pour Eyadema,
apporterait un soutien moral et
même
financier à l’opposition. On ne précise
toutefois pas exactement quel acte précis le
Général Tidjani aurait posé.
Si ces rumeurs se confirment, nous allons
assister bientôt à un chamboulement d’une
envergure semblable à celui causé par l’action
de l'ancien président de
l’assemblée nationale
et l'ancien Premier Ministre, Messieurs
Maurice Dahuku Péré
et
Gabriel Agbéyomé Kodjo. Ce dernier a été pris à
parti recemment en Allemagne par
des
sympathisants du RPT lors d’une conférence
que ce dernier animait.
Le général Tidjani appartient à l’ethnie Nago du
Nigeria qui s’est installée à Kouméa, bastion de
l’opposition dans la préfecture de la Kozah,
depuis plusieurs décennies. Et s’il avait encore
sur le cœur la grosse rancœur qu’ont les gens de
Kouméa suite à la mort de Bokobosso et la mise
en quarantaine des Koumea, cela risquerait
d’avoir quelques effets électriques.
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