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Jean
Bertrand Aristide a-t-il été Kidnappé par
des militaires américains?
Joseph Takeli
Le Père Jean
Bertrand Aristide aura certainement quitté
le pouvoir le 29 fevrier 2004, mais il
semble que ce n'est que le début d'une
polémique entre la maison blanche et un
lobby constitué en majorité de senateurs et
Congressmen African American. Selon ce
groupe dirigé par la Congresswoman Maxine
Walters, (sur la chaîne BET) «le coup
d'Etat perpétré par l'administration Bush
contre Jean Bertrand Aristide ne passera pas
inaperçu.»
Madame Walters a déclaré: «vous nous
entendrez sur cette affaire» et
d'ajouter que l'ancien président Haïtien l'a
appelée de Bangui où il est exilé pour la
charger de dire au monde entier qu'il s'est
agi bel et bien d'un coup d'Etat opéré par
les Etats-Unis. La Congresswoman rapporte
que Jean Bertrand Aristide lui a parlé dans
les termes suivants: "Dites au monde
entier que je n'ai pas démissionné de mon
plein gré et que j'ai été séquestré par
l'armée américaine qui m'a bouté déhors manu
militari. Armes pointées»
Deux autres congressmen,
Charles Rangel
et Randall Robinson
ont eux aussi confirmé que Jean Bertrand
Aristide leur a dit la même chose au
téléphone hier. CNN a fait écouter la voix
de l'ancien président Haïtien: «Je
vous dis la vérité, j'ai été victime d'un
coup d'état.»
Jean Bertrand
Aristide a déclaré que
lorsqu'il a été «forcé»
dans le
Boeing 757,
il ne savait pas
où on l'amenait et que c'est en plein vol
qu'on l'a informé que la France lui aurait
trouvé un asile temporaire en Republique
Centrafricaine. Le Secretaire d'Etat
americain Colin
Powell
a vigoureusement refuté les allégations de
Jean Bertrand Aristide en disant qu'il est
monté volontairement à bord de l'avion.
L'ancien
président Haïtien a dit que lui et son
épouse ont été gardés plus de 20 dans
l'avion sans possibilité de communication
avec personne. Colin Powell a reconnu ce
fait en estimant que la Maison Blanche avait
du mal à lui trouver un pays d'acceuil.
Selon d'autres sources,
jusqu'au soir du lundi 1er mars 2004, Jean
Bertrand Aristide n'était encore entré en
contact avec aucun officiel centrafricain et
laissent entendre que la destination finale
de Jean Bertrand Aristide pourrait être
l'Afrique du Sud.
Dès Dimanche soir, le porte parole du
gouvernement Sud Africain, Ronnie
Mamoepa, anticipant sur
le chaos en Haïti après le départ de M.
Aristide a déploré que la communauté
internationle permette qu'un président
démocratiquement élu soit forcé par des
bandes de rebelles constituées pour la
plupart d'anciens criminels à quitter le
pouvoir .
Dès lundi, des troupes américaines ont été
déployées à Port-au-Prince, la capitale
Haïtien dans le but de limiter les dégats.
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