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Ce serait heureux si
Mazama Katassa et Boukpessi
Yodolu ont vraiment
réussi à s’évader !
Selon la brigade de gendarmerie de
Kara, Messieurs Mazama Katassa et Boukpessi
Yodolu se seraient évadés dans la nuit du 20 au 21
Septembre 2003. C’est bien possible, mais il
est plus prudent de douter de la véracité de
l’information. Par le passé, le régime
répressif du général Eyadema avait annoncé
l’évasion de prisonniers, soit pour cacher
leur mort, soit pour procéder à leur
assassinat, soit encore pour que personne ne
parle plus d’eux. Comme c’est le cas de ceux
que nous citons plus bas. Pour le moment, la
version officielle veut que Mazama Katassa et
Boukpessi Yodolu se soient évadés de la
gendarmerie de Kara où ils étaient détenus
depuis plusieurs mois sans inculpation.
Aux environs de 1 heure du matin
le 21 Septembre dernier,
Claire Katassa a été conduite manu militari à
la gendarmerie de Kara pour s’entendre
annoncer l’ «évasion de son mari». On l’a
sommée
ensuite de dire si elle avait des nouvelles de
ce dernier. Elle répond
qu’elle n’en savait rien. La gendarmerie l'a laissée rentrer chez elle,
mais jusqu'ici Madame Katassa est sans
nouvelles de son mari. Il démeure souhaitable
que Mazama Katassa et Yodolou Boukpessi fassent
signe de vie pour apaiser leurs familles
respectives et aussi pour lever les doutes sur
l'information relative à leur évasion.
Il faut rappeler que
Marc Palanga et Mazama
Katassa, militants du parti d’opposition, l’
Union des forces de changement (UFC) de
Gilchrist Olympio ont été arrêtés depuis le
mois de Fevrier 2003 et que le
pouvoir n’a jamais expliqué
clairement les raisons de l'arrestation. Leur
crime semble être le fait qu'ils soient membres de l'UFC.
Quant à M. Yodolu Boukpessi,
il était officier de police et fut agent de renseignements du régime pendant longtemps.
Il a été arrêté en
juin dernier parce qu'on pense qu'il serait un
proche du Colonel Kuma Biténiwé.
Il faut signaler
que peu de temps après que la maladie d'Enest
Gnassingbé fût déclarée scientifiquement
indiagnosticable et mystique par les
cauchemars d'Ernest, le guérisseur
Menvéinoyou TCHAMIYE
a été libéré sans
condition, même si le prince avait pris soin
de lui faire casser le
bras.
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Madame Palanga a été
détenue pendant 3 jours. Son mari a été transféré à la prison de Kara
le 20 Octobre 2003
L’incident (si on peut l’appeler ainsi) ou
l’évasion (si on peut y croire), a aggravé le
sort de Marc Palanga et
de Panamnawé Boboli.
Contrairement à Madame
Katassa qu'on a laissée rentrer chez elle, la
gendarmerie a arrêté Madame Pierrette
Palanga le 23 Septembre 2003.
Elle a été détenue pendant
3 jours. On a
reproché à la dame le fait que son
mari, Marc Palanga, ainsi que
Panamnawé
Boboli « aient été pris alors que eux aussi
tentaient de s’évader de la gendarmerie » dans
la même nuit du 20 au 21 Septembre 2003. Vrai
ou faux? Impossible de le dire. D’ailleurs,
qui reprocherait à un prisonnier politique de
tenter de fuir son bourreau ? Madame Palanga a
été libéré le 26 Septembre 2003.
Pendant un mois, du 20 Septembre au
20 Octobre 2003 les conditions de détention de Palanga et de
Boboli étaient devenues
plus difficiles. Les familles de ces deux détenus
ont été interdites
de visite. Lorsqu’elles
apportaient à manger
aux « prisonniers », les gardes disaient qu’ils
se chargeraient de transmettre les repas.
Quelques fois, ces gardes décidaient de renvoyer
purement et simplement tout le monde avec le
manger. Ensuite, il a été interdit aux
familles d’apporter de l’eau de bain aux
détenus comme par le passé. Ce qui signifie
que pendant un moins, Marc Palanga et
Panamnawé Boboli n’ont
probablement pas pris de
douche.
Depuis le 20 Octobre 2003, ils
ont été transférés à la prison civile de Kara
et on peut déjà redouter le pire avec les tortionnaires
hors classe que sont les berets rouges du camp
Landja. Espérons qu'Ernest étant mis hors
d'état de nuir par Dieu lui-même, aucun autre
Maître-tortionnaire ne donnera plus d'ordres
iniques à Kara. Déjà quelques zélés de berets
rouges ont tenté de s'opposer à ce que la
famille de Monsieur Palange lui porte à
manger, mais grâce à Monsieur Békéti,
procureur près le tribunal de Première
instance de Kara, les familles sont autorisés
à apporter à manger à leurs parents
arbitrairement détenus.
Monsieur Palanga a
été arrêté à son retour d'un voyage à Lomé,
après une escale à Sokodé pour dire bonjour à son
ami, le Docteur Gnandi. C'était le 22 Fevrier
2003.
Des présumés évadés
sont en réalité détenus à la prison de
Kara
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Selon nos informations, les personnes dont les
noms suivent, et dont le pouvoir avait annoncé
l’évasion de certains,
sont actuellement détenues à la
prison de Kara. Ils sont accusés de terrorisme
et de tentative de déstabilisation du pouvoir.
Certains d’entre eux sont détenus depuis 1997.
Sur les 10 noms que nous citons ici, 2 seraient
décédés et nous doutons bien que leurs familles
soient au courant de leur sort.
Toute personne intéressée par un des cas
pourrait diligenter
davantage d'enquêtes pour en savoir plus
et mieux éclairer tout le
monde. Nous invitons
également les organisations de défense des
droits de l'homme au Togo et ailleurs à se
rendre à la prison de Kara pour vérifier les
cas de décès et conditions de détention des
personnes dont les noms suivent.
Des
morts donnés pour
évadés:
- Gnablevi Kokou
- Atisso Houssounoukpé
Des survivants donnés pour évadés
mais
toujours détenus à la prison
de Kara:
- Amegninou Kovi
- Mensan Kokou
- Kové Sossouvi
- Lawson Laté
- Dognon Koffi
- Kliko Eglo
- Kamado Koudjo
- Séké Koudjo
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