The Best Rates in America at 1 Cent per Minute!

Actualité

29 Sept. 2003

Maître Agboyibo préconise que l'opposition togolaise amène politiquement Eyadema à quitter le pouvoir

 «Je ne vois pas comment on peut sortir le pays de l’impasse actuelle sans consentir des sacrifices pour l’option qui nous parait incontournable, entre les deux façons de gérer les sentiments de haine des Togolais envers le régime.»

Voilà le message clé contenu dans la dernière intervention de Me Yawovi Agboyibo à Motion d'Information. En clair, le Bélier de Kouvé préconise un "compromis" avec le régime Eyadema qui amènerait ce dernier à ceder le pouvoir. La proposition n'est pas nouvelle. Au delà du Togo, elle avait déjà été faite par l'opposant guinéen Alpha Condé à sa sorti de prison il y a 2 ans. A l'époque beaucoup de Togolais avaient fui le débat qui avait bel et bien été lancé. Monsieur Alpha Condé vient d'ailleurs de rappeler sa proposition dans l'interview qu'il a accordée en début de mois à sidwaya. M. Condé précise que sa proposition avait été faite en ayant en tête le Togo et son pays, la Guinée.

Maître Agboyibo, à l'appui de sa proposition d'aujourd'hui attire l'attention sur la «sublimation» dont avait fait montre Nelson Mandela face au régime de l'apartheid, dans l'intérêt supérieur de la nation Sud-Africaine. Maître Agboyibo mentionne la différence qui existe entre la gestion des ressentiments en Afrique du Sud et au Zimbabwé. Il souligne que dans ce dernier pays, les ressentiment n'ont pas été bien gérés avec les conséquences desastreuses que l'on connait aujourd'hui.

Comment les Togolais vont-il réagir cette-fois-ci face la proposition? Telle est la grande question. Allons-nous analyser la proposition avec sang froid ou allons-nous condamner Maître Agboyibo? Le débat est ouvert.

Selon Me Yawovi AGBOYIBO « L’opposition doit amener politiquement Eyadéma à se retirer » 
Source: Motion d'Information

«  Cette –fois-ci ça ne se passera  plus comme avant », déclarait le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio aux lendemains du scrutin du 1er juin. Mais tout porte  à croire  que « les choses sont en train de se passer comme avant. Face à ce nouvel échec, des voix ne cessent de s’élever pour réclamer de nouvelles initiatives. Dans les journaux, sur les sites Internet et même dans l’opinion publique, on interpelle le leader du CAR à proposer des solutions de sortie de crise. Mais pour l’instant, Me Agboyibo ne semble pas réagir. Pourquoi ? Nous sommes allés lui poser la question.    

            Motion d’Information : Me Yawovi AGBOYIBO, vous semblez être actuellement l’objet d’une interpellation de la part des journalistes et du peuple pour engager des actions allant dans la résolution de la crise politique actuelle. Par ailleurs, certains s’inquiètent de l’état de vos relations avec Gilchrist Olympio. Pourquoi vous ne réagissez pas ? 

            Me Yawovi Agboyibo : Je demeure convaincu qu’il va de l’intérêt du pays que l’on amène politiquement Eyadéma à se retirer. Mais ce n’est pas à moi d’en prendre les devants, mon parti ayant reconnu la victoire de Gilchrist Olympio interposé par Bob Akitani au dernier scrutin présidentiel. Je tiens à éviter tout ce qui pourrait le gêner dans la défense de sa victoire. Il n ‘y a pas de bras fer ni d’empoignade entre lui et moi. Il faut en réalité se garder de dramatiser le nécessaire débat à mener sur la manière de gérer les ressentiments accumulés par les Togolais depuis plus de 40 ans. Ressentiments liés à des facteurs multiples, entre autres, l’assassinat du père de l’indépendance du Togo, les violations répétées massives des droits et libertés des citoyens, l’accaparement  des richesses nationales par une poignée d’individu, la destruction de  l’économie nationale par des requins de tous genres, la misère généralisée dans les villes et compagnes, etc. Ces ressentiments constituent depuis quelques années le principal déterminant du comportement politique des Togolais. Il est symptomatique que, même ceux qui font semblant d’être avec le régime, par intérêt ou par  peur,  n’attendent que l’isoloir pour déverser leur aversion contre leur patron.

            Tant ces ressentiments sont un véritable stock d’énergie populaire que l’on peut mettre au service du mal comme au service du bien. Ils peuvent en effet être exploité à des fins maléfiques ou dans l’intérêt des populations.   On a tous à l’esprit les ravages de l’exploitation pernicieuse  des ressentiments par l’Allemagne nazie de Hitler, ou plus près de nous, par le Zimbabwé de Mugabé. Nous savons en revanche tout le bien rendu par Nelson Mandéla à l’Afrique du Sud par la sublimation de ses 27 ans de prison et des profonds ressentiments  des noirs à l’encontre de l’apartheid. Il a fallu cette sublimation pour amener politiquement le président Frédéric Déclerk qui incarnait l’apartheid, à se retirer, épargner au pays les règlements de compte, réaliser un transfert progressif des leviers de l’armée et de  l’économie nationale à la majorité noire. Je ne vois pas comment on peut sortir le pays de l’impasse actuelle sans consentir les sacrifices pour l’option qui nous parait incontournable, entre les deux façons de gérer les sentiments de haine des Togolais envers le régime.  

Propos recueillis par Carlos KEITH’S

Prisonniers  Po. de Kara

 

Marc PALANGA

Panamnawé BOBOLI

Mazama KATASSA

Djimsa SALIMTOU

 
Appelez moins cher
You'll be amazed at the prices at CallingCards.com
 

Trouvez une bourse d'étude

 

Find Scholarships Today!

 

Trouvez du travail

 

Job.com

 

Pour tout contact écrire à liaisons@togoforum.com

Tribune | Interviews | Débats | AgoraPress | Economie | Culture | Chatroom | Sites

 

Sports Careers