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Entretien cet après-midi avec M Charles
Birrégah, Expert Comptable, Liquidateur de
l’ex OPAT à la Brigade Anti-gang sise à Adéwi
(Motion d'Information)
En effet, c’est le 04 février 2001 que M.
Charles Birrégah a été arrêté et gardé à vue
jusqu’à ce jour à la brigade anti-gang pour
détournement au préjudice de l’ex OPAT d’une
bagatelle somme de plus de dix milliards.
Charles nous a d’abord présenté un mémo qu’il
a rédigé avec des éléments de preuve
justifiant son innocence dans cette affaire
montée de toute pièce.
Le mémo vous sera envoyé par les soins du DG.
Concernant son arrestation et précisément les
conditions de sa détention, M.Birregah a dit
avoir été enfermé dans une cellule fermée à
clé où il est resté à même le sol pendant six
mois dans des conditions effroyables avec des
maltraitances et des insultes de toute sorte
de la part d’un zélé gendarme qui n’avait
aucun respect pour la personne humaine. C’est
dans un pot comme un enfant qu’il devait faire
ses besoins et personne n’était autorisé à le
voir (visite interite).
Ce n’est qu’après ces six mois de privations
de liberté qu’il fut autorisé à recevoir de
visite ou à avoir droit à un traitement à la
hauteur d’une personne.
M. Birregah qui nous a produit tous les
documents attestant de la régularité des
opérations qu’il a eu à faire (achat, vente,
virement et autres) en tant que liquidateur de
l’OPAT, a dit ne rien comprendre du coup monté
contre lui.
Son étonnement est d’autant plus grand
qu’entre 1995 et 1996, l’OPAT a fait un
chiffre d’affaire respectivement de 55
milliards et 11milliards sous les directions
de MM. KPOBIE et KELEM. Mais lorsqu’il a été
nommé liquidateur, il n’a hérité que d’une
trésorerie négative de près d’un milliard,
c’était le 04 décembre 1996. Qui aurait
dépensé en moins d’un an cette somme pour
qu’on se retrouve avec une trésorerie négative,
se demande M. Biirégah qui trouve curieux que
KPOBIE, KELEM, directeurs généraux, M. AYEH
directeur général adjoint et M. Laré directeur
financier ne soient pas inquiétés et que ce
soit lui l’homme à sacrifier.
Entendu plusieurs fois par la commission anti
corruption, celle-ci ne voulant pas se
disculper, M. Birregah s’est vu notifier de
verser une certaine somme pour son
élargissement. M. Birregah a dû payer une
somme de plus de quatre vingt millions sans
jamais être libéré et a dû comprendre que
c’était un piège qui lui était tendu pour
l’enfoncer davantage.
Le dossier a été transféré à la justice. La
CNLCSE s’est constituée partie civile et sur
proposition de celle-ci, le juge d’instruction
a choisi le cabinet CA.FE.C-HA situé à
l’immeuble SOTED Rez de Chauusée BP 20640 pour
une expertise sur la gestion de M. Birregah
Liquidateur. Le cabinet a rendu son rapport de
travail qui conclut que l’Etat reste devoir à
M. Birregah plus de six cents millions au
titre d’honoraires. Le dossier étant en
instruction M. Biiregah a dit qu’il n’était
indiqué de remettre ce rapport à la presse.
Les conséquences de cette cabale sont énormes ;
elles sont d’ordre moral, économique et
physique.
La famille, les enfants et l’épouse de M.
Birrégah sont affectés par la détention de
plus de deux ans de leur parent.
Au plan économique M. Birrégah dit que son
cabinet est par terre, tous les marchés lui
ont été retirés au lendemain de son
arrestation sans que sa culpabilité soit
établie. A titre d’exemple la liquidation de
la SITO qui lui était échue a été retirée ;son
personnel faute de salaire a déserté le
cabinet.
Lui-même souffrait de diabète, de tension et
de goûte. Voir certificat médical
Quoi de plus normal que M. Birrégah soit
inquiet de la dégradation de sa santé et dit
craindre le pire si rien n’est fait pour qu’il
sorte de ce lieu...
M. Birrégah a fait savoir que dans le cadre
sa hargne contre lui, le pouvoir a créé une
commission rogatoire pour enquêter sur ses
présumées factures fictives en France. Mais la
commission qui a rendu son rapport en mai
dernier n’a pas déceléd’irrégularité dans ses
opérations, comme les vrais coupables seraient
les plus hautes autorités du pays, on voudrait
pas les dévoiler et on continue de faire du
dilatoire.
Par ailleurs, il nous a révélé que le doyen
des juges d’instruction en charge du dossier
aurait demandé à l’Etat de mettre à sa
disposition des moyens pour se rendre en
France et rencontré la commission rogatoire
mais que celui-ci n’a pas été écouté. Mais
alors pourquoi l’Etat togolais refuse
obstinément de faire voyager le doyen des
juges d’instructions pour que la vérité soit
faite, s’est interrogé M. Birregah qui pense
qu’il est sacrifié pour couvrir les vrais dé
tourneurs des fonds de l’ex OPAT.
Son épouse étant française, M Birregah a dit
que l’ambassadeur de France au Togo a pris le
dossier et serait allé voir la président
Eyadema qui n’a donné aucune suite à sa
demande ; et il a vite compris qu’il s ‘agit
bel et bien d’un coup monté contre lui .
En résumé, M. M. Birregah pense qu’il y aurait
une erreur sur le dossier par incompétence de
la commission anti-corruption ou bien il y a
quelque part une volonté manifeste de nuire ou
de détruire une personne.
Il pense enfin qu’il a servi de bouc émissaire
pour couvrir certaines personnes, ce qui
explique la création de cette commission
rogatoire dont on refuse de rendre publics ses
résultats et la disparition des archives de
l’OPAT, le responsable des archives n’a pas
été inquiété. Il se félicite d’avoir su garder
ses documents qui ont mis en déroute la
commission anti- corruption.
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