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Chez les Gnassingbé : Un mort
et deux malades en Europe
Samuel Batchati
LA MORT SONNE
L'HALLALI DANS LA FAMILLE GNASSINGBE
1-
Ernest Gnassingbé dont on cache le décès avec
des trucages d’un comique monstrueux est dit-on
à Paris. Il est mort et Lomé 2 fait des
mystères. On veut toujours en faire accroire
au peuple. Comme le Togo depuis 36 ans se construit
– je veux dire se detruit - dans les menteries
et les filouteries, on tente aujourd’hui aussi
de jongler avec la mort, de la biaiser. Ce qui
est sûr c’est que l’on peut cacher un cadavre
mais on ne peut pas cacher la nouvelle de sa
mort.
2-
Le
père Eyadema est évacué précipitamment en
Italie dimanche 17 Août 2003 officiellement
pour une angine et dans le cadre d'une visite
privée. Mais on sait que ce valétudinaire qui
se targuait de ne jamais tomber malade est
gravement malade. Personne n’ose parler de
prostate. Mais la certitude c’est que le
vieux tyran en souffre et que sa cécité est
très avancée. Il voit à peine.
3-
Comme
si le décor n’était pas suffisamment laid, une
fille du Général vient de s’attirer des ennuis
mortels dans un accident de la circulation ce
Mercredi 20 Août 2003 aux environ de 4heures
du matin.
4-
L’autre fils, Emmanuel, est devenu lui
maquisard et introuvable. Lui à qui son aîné
aurait voulu faire la fête avant de franchir
le rubicon.
A Lomé les langues
ne tarissent pas sur les scandales de cette « salope »
princière qui écume les maquis, les
night-clubs pour des parties de beuverie et de
jambes en l’air. On dit son insouciance au
volant et sa morgue. Donc l’accident de ce
matin 20 août 2003 n’est intervenu qu’à
l’issue d’une nuit festive dans habituelle vie
d’insouciance.
Mais l’absence du
père et du fils sur place font transpirer les
plumes. Les journalistes citent pèle mêle, les
articles de la constitution togolaise.
Notamment l’article 65 de la constitution et
la polémique porte sur les mots « démission »
et « vacance » de pouvoir.
En l’état actuel
des choses, on ne sait s’il s’agirait d’une
démission, loin s’en faut ou d’une vacance.
Ce qui semble certain c’est que la
responsabilité de la gestion constitutionnelle
du pays repose sur les frêles épaules du
président de l’Assemblée nationale, surnommé «
la Cheminée », tellement la cigarette décolle
rarement de ses lèvres. Nous parlons du volcan
Fambaré Ouattara Natchaba.
Le temps est donc à
l’expectative. Pourvu que le tyran y casse la
pipe. Ce foutu pays connaîtra d’autres
effervescences politiques. En attendant
prions que Monsieur la Cheminée n'étouffe la
république de son tabac. . |