|
Trois détenus
politiques ont été libérés le 19 juillet 2003
Mathias Akoulansa
Messieurs Toguibare Kabassima (Instituteur
à la retraite, UFC), Sama Abalo (Directeur
des affaires sociales d’Adjéngré, PSR) et
Kodjo Essè (Ancien Secretaire au bureau
d’Ernest Gnassingbé) viennent d’être libérés ce
samedi 19 juillet 2003 aux environs de 15 heures
TU. Dans leur cellule de la mort de la
gendarmerie de Kara, croupissent encore Marc
Palanga, Mazama Katassa, Menvèinoyou Tchamiyè et Panamnawé Boboli.
Le jeune Djimsa Salimtou est toujours enfermé à
la prison de Kara.
Selon des rumeurs qui
circulent à Kara, le Colonel Ernest Gnassingbé
raconte avec fierté de Marc Palanga et Mazama
Katassa, à qui veut l’entendre, que ces derniers
resteront en prison aussi longtemps qu’Amnisty
International ne viendra pas elle-même les
libérer. C’est une raillerie qui veut dire qu’il
se fout des pressions d’Amnisty.
Il faut peut-être rappeler
que le pouvoir togolais ne supporte pas du tout
les dénonciations par l’organisation
internationale de la situation désastreuse des
droits de la personne au Togo. Dans le cas de
Marc Palanga et de Mazama Katassa, Monsieur
Ernest Gnassingbé n’admet pas que de
multiples manifestations et mobilisations aient
eu lieu en leur faveur à travers le monde,
faisant d’eux des prisonniers plus ou moins
célèbres à ces yeux. Marc Palanga et
Mazama Katassa sont détenus à Kara sans acte
d'accusation ni inculpation depuis plus de
5 mois.
Toujours à Kara, une jeune
dame a été arrêtée le 16 juillet dernier et
jetée en prison. La raison est qu'elle aurait
été une fois la maîtresse du Colonel Kouma
Biténiwé et par conséquent, à même de dire
exactement où ce dernier se trouve.
Aussi, en relation avec
Kouma Biténiwé, un officier de police et agent
de renseignement du système, Monsieur Boukpéssi
Yodolou a été jeté en prison il y a 3 semaines à
Kara. Le Colonel Ernest Gnassingbé pense que cet
agent de police sait où se cache Biténiwé.
Selon des informations qui
restent à être vérifiées, le policier Boukpéssi
détenu et torturé aujourd’hui ne serait pas
différent de celui dont le nom est associé à
l’assassinat en 1992 de Tavio Amorin.
Sur la longue listes des
exploits noirs de Monsieur Ernest Gnassingbé, on
signale que les 3 Nigérians jetés en prison ont
été libérés. Pour n’avoir pas bien cédé la voie
à Ernest alors qu’il devait dépasser leur
voiture, 3 Nigérians avaient été jetés en
prison. |