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On a cassé le bras à Tchamiyè le guerisseur
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De sources militaires, le guérisseur
Menvèinoyou TCHAMIYÉ a été emmené pour la 4ème
fois depuis son arrestation, de la gendarmerie
au camp Landja pour des séances de tortures
devant Ernest Gnassingbé. C’était le Samedi 28
juin 2003. Selon la même source, Ernest
Gnassingbe, souffrant actuellement, aurait fait
un mauvais rève dans la nuit du 27 au 28 juin
2003. De ce rève, il aurait tiré la conclusion
que son jeune frère Emmanuel et le sorcier
Tchamiyè seraient derrière son malaise qui
semble perdurer.
Le
guérisseur a donc été torturé ce 28 juin et un
de ses membre supérieur a été fracturé au poignet. La seule partie de son
corps qui n’aurait pas reçu de coups est son
ventre. On indique qu’il ne peut plus ni
s’asseoir, ni rester debout, ni rester couché
sur le dos et qu’il
reste allongé sur son ventre dans sa cellule de
la gendamerie où il a été retourné après la
torture et malgré son
état de santé très critique. On redoute même qu’il n’y
rende l’âme tant qu’Ernest demeurera convaincu
qu’il est derrière sa maladie actuelle. On dit
que les enfants du charlatan n’ont pas passé les examens
pour le compte de cette année académique.
Nous ne savons pas si ça a été une interdiction du
Prince Ernest. De toutes façons, le cas de
Monsieur Menvèinoyou TCHAMIYÉ est plus que
critique et doit susciter la réaction de tous
les cœurs humains où qu’ils se trouvent. Même si
ces coeurs sont contenus dans une chair appelée Jacques Chirac. Beaucoup pensent à Kara que M. Tchamiyé va mourir d’un
instant à l’autre.
Au
Togo il se passe des choses que les non Togolais
auront certainement du mal à comprendre. Il se
passe de ces choses au sujet desquelles le
journaliste a quelques fois honte d’écrire,
mais qui méritent d’être sues car mettant en jeu
la vie de beaucoup de personnes innocentes.
Monsieur TCHAMIYÉ est
tradithérapeute, un sorcier ou charlatan comme
on les appelle chez nous. Il est Kabyè,
originaire de Lama. Il exerce son métier à
Kpendjéria non loin d’Adjengré dans la
préfecture de Sotouboua.
Le
guerisseur a été arrêté le 29 mai 2003 pour
n’avoir pas réussi à garder chez lui à
Kpendjéria, le très bouillant Emmanuel
Gnassingbé que son aîné, le Colonel lui a confié
pour des soins d’exorcisme. Il semble que le
Colonel Ernest est très convaincu que son
jeune frère est possédé par le diable ou
qu’il est presqu'atteint de démence.
Surtout à partir du
jour où Emmanuel a brandi une arme contre papa
Eyadema, personne n’avait plus entendu
parler de lui jusqu’aux dernières élections.
Emmanuel aurait fait une apparition pendant les
deux semaines de la campagne présidentielle et
la faute du guérisseur aura été d’«avoir laissé
s'échapper
Emmanuel Gnassingbé» pour aller battre la campagne
de leur père alors qu’il avait le devoir de le garder tranquille par la magie.
Contradictoins: D’autres sont enprisonnés pour
avoir refusé de battre cette même campagne. Où
va se nicher la logique humaine et le droit
humain à jouir de sa liberté ? C’est à se taper
la tête contre le mur dans ce Togo de fous.
Après tous les scandales qu’il a semés dans tout
le Togo, menaçant, tirant à bout portant sur des
citoyens à Adjéngré entre 1999 et 2000, retirant
les permis de conduire aux chauffeurs ou
immobilisant carrément leurs bus, personne
n’était plus au regret de ne plus apercevoir
Emmanuel Gnassingbé
dans la circulation.
La
question qu'on se pose est de savoir comment un
simple guérisseur aurait pu garder tranquille un
Emmanuel que même Eyadema n'arrive pas à
contrôler. Il semble que le très superstitutieux
Ernest Gnassingbé redoute que son jeune frère ne
soit un sorcier dangereux pour lui. Et si on le
double d'un sorcier du nom de Tchamiyè, il y a
de quoi trembler quand on s'appelle Ernest et
qu'on est pris d'un malaise difficile à
diagnostiquer.
Monsieur Ernest Gnassingbé est malade
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Ce genre d’information, si elle ne semblait
accréditée par le cauchemar princier et la
dernière bastonnade du sorcier Tchamiyè, aurait été juste
bonne à être classée parmi les contes de fée
qu’aiment à se raconter les Togolais sur l’état
de santé “fragile” de leur ennemi numero 1, le
Général Eyadema. Dans le cas d’Ernest, voici
quelques élements d’information:
-
On ne le voit plus parader dans les rues de Kara
dans sa Toyota 4x4 blindée suivie de deux
jeeps pleines de bérets rouges. Après la fête de
la victoire frauduleuse de son père aux
élections de juin 2003, Ernest Gnassingbé n’a
plus paru.
Que lui arrive-t-il ?
- Les
questions dans ce contexte sont difficiles à
poser mais la rumeur dit que le Colonel est
malade. Pas «qu'il serait malade», mais «QU'IL EST MALADE» Il souffrirait d’une enflure de pieds et d’un
ballonnement de l’estomac. Personne ne parle du
diagnostic avéré mais on affirme que cliniquement il pourrait s’agir
d’un dysfonctionnement du foie. On dit pour se
soulager que son foie serait malade, ou même
“perforé” selon les langues les plus amères. On
ajoute que cette maladie du foie princier exigerait des ponctions régulières, qui ne le
sauve toujours pas de la mort. On dit qu’il nécessite une
évacuation en Europe.
- D’autres
langues disaient depuis plus de cinq ans
maintenant que le prince serait séropositif. Si
cela s’avérait, cette nouvelle maladie ne
serait-elle pas l’un des symptômes du Sida en
phase terminale ? Les hypothèses sont nombreuses.
- Les
plus africanistes songent même à une maladie
africaine. Un puissant jettatura ou l’âme des
milliers de tués se vengeraient des mille et
une atrocités et barbaries. Car des crimes il
en a commis.
Outres les adversaires politiques, professionnels
et les rivaux pour cause de femme, il s’en est
aussi pris aux jeunes filles qui ont refusé sa
cour. Il
avait même poussé au suicide une jeune élève de
Terminal qui avait refusé de céder à ses
empressements en 1998. Les parents ont repêché
leur fille dans le fleuve Kara et ont été sommés
de se taire. On dit là-dessus que ce serait
même Emmanuel et son voyant bastonnés comme
paille qui régleraient son compte au prince
tyran de Kara. «Toutes ces injustices se paient
un jour ou l’autre» murmurent les gens à Kara.
Mais il peut se décider à se faire soigner en
Europe. Là il s’expose à une inculpation et à
une poursuite judiciaire si c’est dans un autre
pays que la France. La France, on le sait, est la
maison maternelle des Gnassingbé. La
complaisance de Chirac à l’endroit d’Eyadema est
souvent décriée et ce n’est pas de ce côté qu‘il faut attendre un secours
pour les Togolais.
Personne en tout cas ne versera de larmes, ni à
Lomé et moins encore à Kara s’il en venait à
mourir. Ce sera justice divine à la place de la
justice humaine. Mais en attendant cette
justice, gardons en tête qu’il s’agit de simples
rumeurs pour ne pas être désorientés au cas où
dans deux ou trois jours, on voit le prince bomber son buste de rabougri au visage de zombie
allant massacrer d'innoncentes âmes.
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