AgoraPress

Tribune

Economie

Politique

Culture

Société

Sites

Actualité

1er juillet 2003

Le Prince est malade. Il fait casser le bras à Tchamiyè le guérisseur
Guillaume Koulina Rarmna
 
On a cassé le bras à Tchamiyè le guérisseur
Ernest Gnassingbé est malade

On a cassé le bras à Tchamiyè le guerisseur  
De sources militaires, le guérisseur Menvèinoyou TCHAMIYÉ a été emmené pour la 4ème fois depuis son arrestation, de la gendarmerie au camp Landja pour des séances de tortures devant Ernest Gnassingbé. C’était le Samedi 28 juin 2003. Selon la même source, Ernest Gnassingbe, souffrant actuellement, aurait fait un mauvais rève dans la nuit du 27 au 28 juin 2003. De ce rève, il aurait tiré la conclusion que son jeune frère Emmanuel et le sorcier Tchamiyè seraient derrière son malaise qui semble perdurer.  

Le guérisseur a donc été torturé ce 28 juin et un de ses membre supérieur a été fracturé au poignet. La seule partie de son corps qui n’aurait pas reçu de coups est son ventre. On indique qu’il ne peut plus ni s’asseoir, ni rester debout, ni rester couché sur le dos et qu’il reste allongé sur son ventre dans sa cellule de la gendamerie où il a été retourné après la torture et malgré son état de santé très critique. On redoute même qu’il n’y rende l’âme tant qu’Ernest demeurera convaincu qu’il est derrière sa maladie actuelle. On dit que les enfants du charlatan n’ont pas passé les examens pour le compte de cette année académique. Nous ne savons pas si ça a été une interdiction du Prince Ernest.  De toutes façons, le cas de Monsieur Menvèinoyou TCHAMIYÉ est plus que critique et doit susciter la réaction de tous les cœurs humains où qu’ils se trouvent. Même si ces coeurs sont contenus dans une chair appelée Jacques Chirac. Beaucoup pensent à Kara que M. Tchamiyé va mourir d’un instant à l’autre. 

Au Togo il se passe des choses que les non Togolais auront certainement du mal à comprendre. Il se passe de ces  choses au sujet desquelles le journaliste a  quelques fois honte d’écrire, mais qui méritent d’être sues car mettant en jeu la vie de beaucoup de personnes innocentes.  

Monsieur TCHAMIYÉ est tradithérapeute, un sorcier ou charlatan comme on les appelle chez nous. Il est Kabyè, originaire de Lama. Il exerce son métier à Kpendjéria non loin d’Adjengré dans la préfecture de Sotouboua.  

Le guerisseur a été arrêté le 29 mai 2003 pour n’avoir pas réussi à garder chez lui à Kpendjéria, le très bouillant Emmanuel Gnassingbé que son aîné, le Colonel lui a confié pour des soins d’exorcisme. Il semble que le Colonel Ernest est très convaincu que son jeune frère est possédé par le diable ou qu’il est presqu'atteint de démence.

Surtout à partir du jour où Emmanuel a brandi une arme contre papa Eyadema, personne n’avait plus  entendu parler de lui jusqu’aux dernières élections. Emmanuel aurait fait une apparition pendant les deux semaines de la campagne présidentielle et la faute du guérisseur aura été d’«avoir laissé s'échapper Emmanuel Gnassingbé» pour aller battre la campagne de leur père alors qu’il avait le devoir de le garder tranquille par la magie. Contradictoins: D’autres sont enprisonnés pour avoir refusé de battre cette même campagne. Où va se nicher la logique humaine et le droit humain à jouir de sa liberté ? C’est à se taper la tête contre le mur dans ce Togo de fous.  

Après tous les scandales qu’il a semés dans tout le Togo, menaçant, tirant à bout portant sur des citoyens à Adjéngré entre 1999 et 2000, retirant les permis de  conduire aux chauffeurs ou  immobilisant carrément leurs bus, personne n’était plus au regret de ne plus apercevoir Emmanuel Gnassingbé dans la circulation.

La question qu'on se pose est de savoir comment un simple guérisseur aurait pu garder tranquille un Emmanuel que même Eyadema n'arrive pas à contrôler. Il semble que le très superstitutieux Ernest Gnassingbé redoute que son jeune frère ne soit un sorcier dangereux pour lui. Et si on le double d'un sorcier du nom de Tchamiyè, il y a de quoi trembler quand on s'appelle Ernest et qu'on est pris d'un malaise difficile à diagnostiquer. 

Monsieur Ernest Gnassingbé est malade
Ce genre d’information, si elle ne semblait accréditée par le cauchemar princier et la dernière bastonnade du sorcier Tchamiyè, aurait été juste bonne à être classée parmi les contes de fée qu’aiment à se raconter les Togolais sur l’état de santé “fragile” de leur ennemi numero 1, le Général Eyadema. Dans le cas d’Ernest, voici quelques élements d’information:  

- On ne le voit plus parader dans les rues de Kara dans sa Toyota  4x4  blindée suivie de deux jeeps pleines de bérets rouges. Après la fête de la victoire frauduleuse de son père aux élections de juin 2003, Ernest Gnassingbé n’a plus paru. 

Que lui arrive-t-il ?  

-     Les questions dans ce contexte sont difficiles à poser mais la rumeur dit que le Colonel est malade. Pas «qu'il serait malade», mais «QU'IL EST MALADE» Il souffrirait d’une enflure de pieds et d’un ballonnement de l’estomac. Personne ne parle du diagnostic avéré mais on affirme que cliniquement il pourrait s’agir d’un dysfonctionnement du foie. On dit pour se soulager que son foie serait malade, ou même “perforé” selon les langues les plus amères. On ajoute que cette maladie du foie princier  exigerait des ponctions régulières, qui ne le sauve toujours pas de la mort. On dit qu’il nécessite une évacuation en Europe.

-     D’autres langues disaient depuis plus de cinq ans maintenant que le prince serait séropositif. Si cela s’avérait, cette nouvelle maladie ne serait-elle pas l’un des symptômes du Sida en phase terminale ? Les hypothèses sont nombreuses.

-     Les plus africanistes songent même à une maladie africaine. Un puissant jettatura ou l’âme des milliers de tués se vengeraient des mille et une atrocités et barbaries.  Car des crimes il en a commis.

Outres les adversaires politiques, professionnels et les rivaux pour cause de femme, il  s’en est aussi pris aux jeunes filles qui ont refusé sa cour. Il avait même poussé au suicide une jeune élève de Terminal qui avait refusé de céder à ses empressements en 1998. Les parents ont repêché leur fille dans le fleuve Kara et ont été sommés de se taire.  On dit là-dessus que ce serait même Emmanuel et son voyant bastonnés comme paille qui régleraient son compte au prince tyran de Kara. «Toutes ces injustices se paient un jour ou l’autre» murmurent les gens à Kara. 

Mais il peut se décider à se faire  soigner en Europe. Là il s’expose à une inculpation et à une poursuite judiciaire si c’est dans un autre pays que la France. La France, on le sait, est la maison maternelle des Gnassingbé. La complaisance de Chirac à l’endroit d’Eyadema est souvent décriée et ce n’est pas de ce côté qu‘il faut attendre un secours pour les Togolais.   

Personne en tout cas ne versera de larmes, ni à Lomé et moins encore à Kara s’il en venait à mourir. Ce sera justice divine à la place de la justice humaine. Mais en attendant cette justice, gardons en tête qu’il s’agit de simples rumeurs pour ne pas être désorientés au cas où dans deux ou trois jours, on voit le prince bomber son buste de rabougri au visage de zombie allant massacrer d'innoncentes âmes.

Prisonniers  Po. de Kara

 

Marc PALANGA

Panamnawé BOBOLI

Kodjo ESSE

Mazama KATASSA

Menvéinoyou TCHAMIYE

Toguibare KABASSIMA

Abalo SAMA

Djimsa SALIMTOU

 
 

Téléphoner à moindre coùt

 

Instant Online Phonecards!

 

Trouvez une bourse d'étude

 

Find Scholarships Today!

 

Trouvez du travail

 

Job.com

 

Pour tout contact écrire à liaisons@togoforum.com

Tribune | Interviews | Débats | AgoraPress | Economie | Culture | Chatroom | Sites

 

Sports Careers