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Le plan de terreur d’Ernest le Président du Nord-Togo
De sources proches de
l’armée, Ernest Gnasingbé aurait distribué des coupe-coupes
et des haches à des miliciens bien organisés qui les
auraient cachés dans la plupart des quartiers de Lomé. Le
Colonel Ernest Gnasingbé, fils aîné du chef de l’Etat,
aurait pour objectif d’épurer la population togolaise de ce
qu’elle comporte d’opposants. Déjà à Kara l’atmosphère est
lourde de peur. Un jeune Losso de Niamtougou a été arrêté et
conduit en prison pour avoir naïvement fait une blague dans
laquelle il a fait allusion a la politique actuelle et aux
élections du 1er juin dernier. Nous fournirons plus tard son
nom et d’autres details sur lui.
Dans une opération qu’il compte
diriger lui-même à Lomé, le fils sanguinaire d’Eyadéma
envisage de fabriquer beaucoup de manchots et et d’estropiés au
Togo à l’image de la Sierra Léone sous le passage barbare de
Fodey Sanko. Il y aurait parmi les milaires togolais des
individus inconnus qui seraient prêts à exécuter des ordres.
Selon nos sources d’information, ces inconnus seraient des
jeunes Sierra Léonais et libériens habitués au genre
d’atrocités en préparation.
Les taxis de la morts ont aussi fait
leur apparition. A bord de plusieurs taxis de ville, des
invidus inciteraient les passagers à des causeries sur la
politique togolaise du moment dans le but de rapporter les
conversations et leurs auteurs.
Il semble que Ernest Gnasingbé ne
comprenne encore rien à ce qui se passe au Togo. Il est
convaincu qu’en torturant et en tuant, cela va pérenniser le
pouvoir de son père et du sien. Il semble aussi que le pouvoir
soit, plus que jamais, dans un désarroi le plus total. La
proclamation de la “victoire” du Général par la Cour
Constitutionnelle ne le rassure pas du tout. Dans les
couloirs du RPT, on se réjouit de ce que le Président Chirac
ait reconnu l’élection du Général. On dit que si la France
supporte Eyadema, ce n’est pas l’opposition qui empêchera
quoi que ce soit.
Où est le
Lieutenant Innocent Kpandang?
Nous venons d’apprendre aussi que l’on
est sans nouvelle du Lieutenant Innocent Kpandang rentré du
Benin depuis environ un an. Le Lieutenant Kpandang, un
proche de Kouma Biténiwé avait fui le Togo au moment où ce
dernier avait été arêté. Refugié au Benin pendant un moment,
le régime l’avait approché et on lui aurait promis monts et
merveilles s’il rentrait. On l’aurait convaincu de rentrer
pour travailler au pays. Depuis personne n’a plus de ses
traces.
Monsieur Komi Amao a été libéré mais
il est dans état clinique
Nous avons eu de la peine à regarder le corps de Monsieur
Komi Amao arrêté le 6 juin 2003 et mis à la disposition des
tortionnaires du camp des Forces d’intervention rapide de
Lomé. Ses fesses sont si lacérés qu’on les croirait
traversées plusieurs fois par des fouets en fer chauffés au
rouge.
Les
Cybercafés sont devenus dangereux au Togo
Dimas Komlan Dzilan
Dzikodo, journaliste à l’événement et proche de Maurice
Dahuku Péré a été arrêté dans un cyber café à Dékon (Lomé) où il
scannait des photos pour un site internet. C’était un
enlèvement qui a failli passer inaperçu. Deux hommes
l’aurait approché dans le cyber café et sans bruit aurait
réussi à l’entraîner déhors et c’est tout à fait par hasard
qu’un client du café a apercu l’enlèvement
juste au moment où on le forçait dans la voiture. Nous ne
savons pas si les agents de police secrète étaient en
complicité avec le Cyber café.
Le
journaliste Dimas est detenu jusqu’ici sans chef
d’accusation valable. Il lui est tout simplement reproché
d’avoir attenté à la sureté de l’Etat. Désormais
au Togo, scanner des photos dans un café est un crime.
Il semble que ces photos étaient celles de gens victimes de
brutalité policières.
Aussi, le
journaliste Colombo Kpakpabia, correspondant de
certaines organes de presse étrangers a été lui aussi arêté
avec Phillip Evégnon, directeur de l’Evénément. On dit que
les photos que scannait Dimas auraient appartenu à son
directeur Monsieur Phillip Evégnon, qui il y a quelque
temps, s’est laissé manipuler par le nouveau millionaire de
Lomé II, Monsieur Lucien Mensan, directeur du “Combat du
Peuple. Ils ont tout recemment (avant les elections) été
reçus par Eyadema qui leur aurait donné une somme de 20
millions de nos francs pour les faire taire.
C’est
pourtant en vain que nous avons tenté de leur dire qu’on ne
peut pas prendre de l’argent chez les Gnasingbé et prétendre
rester fidèle à sa propre ligne éditoriale. Contrairement à
ce qu’affirme certains sites Internet, le journaliste
togolais a trahi le combat du peuple togolais en se
prostituant avec le locataire de Lomé II. Sauf votre
respect pour les rares journalistes intègres, la plupart
d’entre nous n’avons plus aucune dignité.
Quand l’ATEP et la presse privée en général
n’arrivent plus à dénoncer l’arrestation des confrères
Le Président de l’Association Togolaise des Editeurs de
Presse Privée, Monsieur Holonou se terre dans un silence
étonnant face à l’arrestation des confrères. Est-ce dû à
l’opération de charme à laquelle s’est livrée Lomé II en notre
direction? Ou est-ce par peur d’être reprimé?
Actuellement, pratiquement tous les journaux apparaissant au Togo
affichent la langue de bois face aux intimidations et autres
tortures. Aucun journal n’ose plus aujourd’hui écrire sur la
situation telle qu’elle se présente
de peur d’être dans le collimateur du pouvoir. C’est
comprehensible. Mais avons-nous ce choix en ce moment-ci?
Les seules
organes d’information sont les sites Internet qui sont eux
censurés par Togotélécom. Aussi, les populations togolaises
n’ont pas accès à Internet qui démeure toujours un produit
de luxe. |