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Le Conseil national
de surveillance des élections (CONEL) a suivi le processus de l'élection
présidentielle du 1er juin 2003 au Togo, de la phase de préparation à celle
des opérations de vote. Grâce à ses représentants dans les différentes
préfectures du pays, les commissaires électoraux, les coordinateurs régionaux
et les réseaux d'observateurs locaux, le CONEL a recueilli les résultats de
l'élection. Ces résultats ont été traités par un logiciel performant mis au
point et intégrant toutes les données fondamentales du vote, suivant les
échelles territoriales définies par le code électoral du Togo. Les résultats
reçus par le CONEL ont été vérifiés auprès de diverses sources avant d'être
intégrés dans la base de données qui assure le traitement automatique en temps
réel.
A l'issue de ces opérations, le Comité Exécutif du
CONEL soumet à l'attention du Peuple togolais les résultats obtenus par chacun
des six candidats en lice, conformément aux critères de bases. La situation
détaillée du vote par circonscription est disponible et peut être consultée
sur demande pour toute vérification.
La participation
Le taux de participation à l'élection présidentielle
du 1er juin 2003 est de 66,19%. Le corps électoral réel pour la présidentielle
2003 est de 2 281 940 électeurs et non 3.222.940 comme l'affirme
l'Administration électorale. Cet ajustement est conforme à la réalité des
citoyens inscrits et exclut toutes les inscriptions frauduleuses.
Qualité des résultats sortis des urnes
Nombre de résultats présentent des situations
invraisemblables et irréels. Les procès-verbaux de plusieurs bureaux de vote
affichent des résultats où:
- le suffrage exprimé dépasse le nombre de votant (
29 circonscriptions électorales)
- le nombre de bulletins nuls est excessif ( 14 circonscriptions)
- le nombre de votants dépasse le suffrage exprimé plus les bulletins nuls (
42 circonscriptions)
- les totaux des suffrages par candidats dépassent le total mentionné de
votants (12 circonscriptions).
Toutes ces anomalies sont révélées par le logiciel "présidentielle
2003" utilisé par le CONEL pour ses dépouillements, qui affiche
automatiquement les "absurdités". Sur la base de ces constats, découlant des
fraudes organisées au cœur desquelles se trouvent les Préfets et Sous-préfets,
le CONEL considère comme irrecevables les résultats des localités suivantes:
1- Région des Savanes
- Préfecture de Tandjoaré (17 bureaux de vote)
- Préfecture de l'Oti (21 bureaux de vote)
- Préfecture de Tône (27 bureaux de vote).
2- Région centrale
- Préfecture de Sotouboua 21 bureaux de vote).
3- Région des Plateaux
- Préfecture d'Agou (1 circonscription)
- Préfecture de Kloto (15 bureaux de vote)
- Préfecture de Danyi ( 9 bureaux de vote)
- Préfecture de Haho ( 14 bureaux de vote)
- Préfecture de Moyen-Mono (tous les bureaux de
vote)
- Préfecture de Wawa (les deux circonscriptions).
Région Maritime
- Préfecture de l'Avé (24 bureaux de vote)
- Préfecture du Golfe (11 bureaux de vote de la
deuxième circonscription)
- Préfecture de Vo (16 bureaux de vote)
- Préfecture des Lacs (19 bureaux de vote)
- Lomé commune (48 bureaux de vote)
- Préfecture de Yoto (15 bureaux de vote)
- Préfecture de Zio: deux circonscriptions.
De même les résultats du vote des forces armées et de
sécurité ayant été falsifiés, le CONEL considère comme nuls les nouveaux
résultats attribués à ces corps.
En considérant toutes ces situations, les résultats
du scrutin, après dépouillement de 89,56% des bureaux de vote dans l'ensemble
du pays, où la consultation a pu se dérouler sans anomalie majeure, se
présente comme suit: |