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Le RPT est sur le pied de guerre
Samuel Batchati
Après les élections présidentielles du 1er Juin 2003, et dans
l’attente des résultats, le RPT prépare sa guerre de terreur et de
dissuasions.
Il
a d’abord lancé le 2 Juin 2003, des jeunes ivres et drogués pour provoquer
les membres de l’UFC dans leur QG alors que ce parti tenait une réunion à Bê
réputé fief de l’opposition. A la suite de ces jeunes,
il a lancé deux camions Benz chargés de militaires
harnachés comme pour la conquête de d’une planète de gnomes sanguinaires.
Cet
après-midi, le RPT vient une fois encore de lancer ces jeunes qui manifestent
pour la victoire d’Eyadema alors que la CENI n’a pas proclamé les résultats
définitifs.
On
signale même qu’à Kara, un bal a été organisé gratuitement pour cette
victoire. Des voitures RTG c’est-à-dire gouvernementales
circulent à l’emblème du RPT annonçant la victoire d’Eyadema avec fanfares
trompettes et tambourins. Surprenant pourtant: Dans
presque tous les quartiers de Lomé, il n’y a que des militaires armés qui
circulent. Cela donne l’effet d’un Etat de siège.
En
somme le RPT et son président s’apprêtent à organiser des massacres à
une échelle stupéfiante. Mais nous
espérons que l’armée ne se laissera pas abuser et qu’elle écoutera l’appel du
miraculé de Pya, rescapé du complot d’Ernest Gnassingbé, le Colonel Biténéwé
et qu’elle n’ira pas tirer sur des populations innocentes.
Que
notre armée si elle doit faire une guerre fera la bonne guerre, celle de
défendre le peuple contre les voleurs de victoire, de liberté et de paix. Car
le Togo est à tous et non à la famille Eyadema et sa valetaille qu’on a vue
pérorer pour protéger des situations acquises par parenté plutôt que par le
mérite.
L’enjeu véritable de ces élections c’est le dilemme égoïsme et
solidarité, individu et collectivité, sujétion et citoyenneté. C’est
le choix à faire et l’armée doit être lucide, intelligente et s’affranchir de
plus de 36 ans d’un assujettissement ignoble et lamentable. Ces élections sont
l’emergency exit de l’armée et de son peuple, le fil d’Ariane pour échapper au
vertige du labyrinthe des malheurs dans lequel nous sommes perdus depuis ce
régime quarantenaire du sergent général Gnassingbé Eyadema. |