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21 avril 2003

Un capitaine de l’armée fuit le Togo pour sauver sa peau
Mathias Akoulansa    

Le capitaine Patrice Kaféchina des bérés rouges du camp Landja de Kara a pris la clé des champs pour échapper à la foudre meurtrière du Président du Nord-Togo, le Colonel Ernest Gnasingbé. L'information qui avait déjà été publiée par le site  Afrique Canada Nouvelles Perspectives nous a été confirmée par un proche parent du capitaine.  Il faut noter d'abord que la famille Kaféchina est vue d'un mauvais oeil par le système mafieux du Général-Président. Nous ne serons pas aussi péremptoires que nos confrères de ACN-Perspectives dans nos affirmations.

Selon des informations dignes de foi, le Colonel Ernest n’a pas supporté que le capitaine Kaféshina se soit donné le luxe de passer par un de ses bureaux abandonnés. Le mot bureau signifie ici “maîtresse”.

Monsieur Ernest Gnasingbé, se considérant comme successeur légime du père dictateur, cultive déjà les mêmes moeurs sexuelles. Chef de grands harems à Kara et à Lomé, Ernest Gnasingbé ne supporte pas de defis dans ce domaine. Surtout pas de defi lancé par un officier dont la famille se soumet difficilement aux ordres des Gnasingbé. Tel père tel fils.

En effet, à toutes les femmes ayant eu la malheureuse fortune de subir la rage libidineune de M. Eyadema, il est interdit de lever les yeux sur un autre homme. Même si elles en ont échappé ou ont été délaissées par leur prédateur, elles ne doivent faire l’objet d’aucune autre convoitise. Leurs rares et courageux prétendants sont voués aux pires persecutions. Le capitaine Patrice Kaféchina vient de l’apprendre à ses propres depens. 

Fils du vieux Sangbala Kaféchina qui fut adjudent des forces armées togolaise, le Capitaine Patrice Kaféchina est le troisième fils militaire de son père à prendre le chemin rocailleux de l’exil pour survivre. Il allonge aussi la longue liste des officiers originaires de Doufelgou à devoir quitter leur pays pour sauver leur peau.   

En 1999, son frère marin, le lieutenant Magloire Kaféshina a été emprisonné sans explication avant d’être remercier. Manipulée par des officiers supérieurs de l’armée togolaise, l’épouse du Lieutenant Magloire fit un faux témoignage contre lui. Elle déclara avoir trouvé de la drogue dans une poche de la chemise de son mari et de l’avoir vu fumer. Selon les members de la famille, Magloire ne fume pas du tout et l’accusation et la sentence les ont laissés jusqu’ici dans une vague d’interrogations.  

Revenu de France après sa brillante formation de marin, Magloire était resté 9 ans lieutenant sans promotion avant que le système Eyadema ne trouve le moyen de se débarasser de lui. Il traîna au Togo comme un clochard avant de fuir pour des cieux plus radieux. 

De même père, un autre jeune militaire de Première classe a été maltraité et licencié recemment de cette armée sans qu’on ne sache ce qui lui était reproché.  

Tous ces cas viennent rappeler à tous les militaries de l’armée d’Eyadema, s’il en était besoin, qu’ils doivent résolument s’engager du côté du peuple comme l’armée malgache, pour la fin de la dictature. C’est clair, aucun militaire togolais ne sera guère plus loyal à Eyadema que l’ont été les Commandant Narcisse Djoua et Biténéwé. Aujourd’hui tous sont tombés en disgrâce et subissent la pire humiliation.

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