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Du
mardi,
23
mai 2006
L’UE donne priorité aux questions électorales
Lit-on à la Une de notre confrère qui y publie une
photo de Louis Michel (article déjà publié)
Le
Togo exhorté à transférer l’ex-Président Patassé à
la Cour Pénale Internationale
Article également publié
Le comble de l’imposture
Le
Candidat Nicolas Lawson incapable de payer son
loyer
Titre en couverture le journal avec photo de Nicolas
Lawson (se reporter sur le site)
Le
Commandant démissionnaire des FAT sous la protection
des Nations Unies
Titre à la Une notre confrère avec à gauche le Cdt
Edjéou Assango des FAT et à droite le Gal Amoussou
Marcel Cdt de l’ONUCI (article à lire également sur
le site)
Dans la fièvre des examens de fin d’année
:
La
problématique de la fuite des épreuves dans les
milieux scolaires
Titre le journal qui, à l’occasion des examens de
fin d’année dont le donné a été donné lundi 22 mai
dernier par la Première partie du Bac (BACI), est
allé sur le terrain pour comprendre les causes de
phénomène récurent devenu un sport favori pour des
élèves partisans du moindre effort.
« Des investigations, il ressort que la
fuite des épreuves provient pour la plupart du
temps, des secrétaires chargés de la saisie des
sujets proposés. ‘’ C’est de là que les choses
partent’’, souligne un élève qui dit ne pas
comprendre pourquoi certains se cassent la tête
alors que d’autres ont ‘’des bras longs qui les
tirent d’affaire’’. Un autre élève a révélé que
‘’c’est après avoir saisi les sujets proposés que
les secrétaires se procurent des doubles pour leurs
proches sous prétexte de les aider ‘’. Le cas
des chefs d’établissements a été évoqué. ‘’ En
connaissance des épreuves ceux-ci les remettent
également à leurs proches ou leurs petites amies en
vue de les aider à réussir’’
Sur un autre plan, on a évoqué
l’influence de certaines autorités haut placées
qui, ayant déjà garanti des bourses d’études à leurs
enfants à l’étranger, font pression sur les chefs
d’établissement pour obtenir les copies des sujets
proposés et la plupart du temps, contre des espèces
sonnantes et trébuchantes » rapporte le journal qui,
au vu de tout ce qu’il a pu recueillir, se
demande : « mais alors quelles dispositions envisage
t-on au plus haut niveau pour mettre un terme au
marchandage d’épreuves d’examen ? »
Quelques sujets en filet dans sa rubrique Ça
Vous Regarde
Déception chez les transfuges
Le 27 avril dernier, il s’était produit
un événement qui avait surpris plus d’un. En effet,
dans le cadre de la célébration de la fête de
l’indépendance, certaines personnalités militaires
et civiles ont été décorées. Jusque-là, rien de
surprenant. Il arrive bien souvent qu’on décerne
pour une raison ou une autre, des titres
honorifiques à des personnes. Mais ce qui a étonné
dans certains milieux, c’est que, au rang des
récipiendaires, se trouvaient deux personnalités
connues pour leur appartenance à ce que certains
appellent l’opposition « radicale ». Il
s’agit du Prof. Léopold Gnininvi, Secrétaire Général
de la CDPA et de Me Ruben Adamah Doe Bruce, cadre de
l’UFC, un parti dont nul n’ignore la position par
rapport à la célébration du 27 avril par le
gouvernement.
Du coup, certains ont commencé à se
poser des questions et à se demander si cette
décoration n’était pas la preuve d’un retournement
de veste. Des transfuges de l’opposition qui se
délectent actuellement de la soupe « gnassionale »
trouvent dans le fait, des raisons pour justifier
leur traîtrise. Ils s’attendent à ce que les
Etats-majors de la CDPA et de l’UFC vouent Gnininvi
et Doe Bruce aux gémonies, oubliant qu’en réalité,
recevoir une décoration qu’on a méritée pour ses
actions n’a rien à voir avec la conduite de
Dosseh-Anyron et autres Agano. La vie est un choix
et un choix s’assume.
Aujourd’hui, près d’un mois après ces
événements, le Prof. Gnininvi et Me Doe Bruce sont
sereins au sein de leurs partis respectifs. Et cela
chagrine dans le camp des transfuges. Ceux qui
confondent opportunisme et opportunité devraient
comprendre que le Prof. Gnininvi n’est pas né
Secrétaire Général de la CDPA. Il était déjà un
universitaire avant d’accéder à ce poste. Et à ce
titre, il a fait et continue de faire des
recherches pour lesquelles le monde de la science
lui est reconnaissant. Quant à Me Doe Bruce, il
était aussi avocat avant d’être militant de première
heure de l’UFC. Ce sont les actes posés en qualité
de juriste qui lui ont valu la distinction
honorifique. Pas son appartenance à un parti
politique.
Le
cercle vicieux !
La semaine dernière, des pluies
diluviennes s’étaient abattues sur Lomé et ses
environs. Comme pour apporter de la fraîcheur aux
populations qui criaient et se plaignaient du retard
des pluies et de la canicule, dame nature a
copieusement arrosé la capitale togolaise, de
trombes d’eau. Et ce qui devait arriver, arriva.
Dès les premières pluies, des
inondations ont été enregistrées ça et là. Au moment
où nous écrivions ces lignes, plusieurs rues et
artères de la capitale sont impraticables. La lagune
de Lomé a agrandi son lit pour se retrouver dans les
maisons voisines. Les populations riveraines de la
lagune ne savent plus à quel saint se vouer. Que ce
soit à Nyékonakpoè-Boka, à Hanoukopé ou à Bè, le
spectacle de désolation est le même. A Agoè Zongo,
Adamavo, Adakpamé et autres Kagomé, les populations
ont les pieds dans l’eau. La situation est si grave
que le sujet a fait partie de l’ordre du jour d’un
Conseil des ministres mercredi dernier.
Malgré que nos gouvernants se soient
montrés préoccupés par le problème, nombreux sont
ceux qui se demandent si une solution sera trouvée
pour une fois à ce problème. Car la question de
l’inondation est un véritable cercle vicieux à Lomé.
Chaque année, à la saison des pluies, il y a
inondation quelle que soit l’intensité des pluies.
Le Conseil des ministres se penche sur la question.
Certains ministres descendent à grands renforts de
publicité sur le terrain pour « toucher du doigt »
la réalité des faits. On annonce des mesures pour
éviter des situations pareilles à l’avenir. Puis à
la fin de la saison pluvieuse, on oublie tout pour
reprendre la même démarche à la saison suivante. Le
plus cocasse, c’est que, pendant que rien n’est fait
pour circonscrire le mal, il se propage et atteint
des endroits qui, naguère, n’étaient pas concernés
par l’inondation.
En tout cas, si la pluie doit continuer
sur son rythme actuel pendant quelques jours encore,
les Loméens devront se déplacer en pirogue.
Certaines parties de la ville sont déjà devenues une
cité lacustre.
Le
retour de «fo Nico»
Alors que certains croyaient qu’il était
fatigué et que d’autres pensaient devoir attendre
encore longtemps avant de l’entendre, Nicolas Lawson
est sorti de son mutisme dimanche dernier. Invité de
l’émission « 7 sur 7 » de notre confrère
TV7, l’homme a saisi l’occasion pour faire
étalage de ses propos tonitruants et de ses
rodomontades. Il a fustigé le dialogue intertogolais
en cours dont il dit qu’il n’attend absolument rien
et s’en est vivement pris à tout le monde. Personne
d’autre que lui-même, n’a trouvé grâces à ses yeux.
Tout ce que font les autres est foncièrement
mauvais. Lui seul a raison contre tous.
Dans ses blablablas, il a laissé
entendre à qui le voulait, qu’il est l’inventeur du
terme « éco-développement », insinuant que
Nicolas Sarkozy qui utilise ce mot aujourd’hui
n’est qu’un usurpateur. Pour soutenir ses propos,
il a raconté comment il avait animé une grande
conférence au grand Amphi de la Sorbonne en présence
de Léopold Sedar Senghor et beaucoup d’autres
académiciens, etc. Décidément, ce Nicolas aura tout
fait dans sa vie.
Seulement voilà. Pour beaucoup de
Togolais, tous ces propos ne sont que du vent, des
fruits de son imagination. Si Fo Nico pouvait
convaincre autrement que par son abondante prose !
En
attendant l’HARRYviste
Après le passage de Fo Nico, nombreux
sont ceux qui se sont mis à penser à l’HARRYviste
Olympique, un politicien taillé dans presque le même
tissu que l’autre. Depuis que pour se mettre en
vedette et attirer l’attention sur sa personne
après avoir vainement tenté de se faire nommer
ministre, il avait fait balancer des cocktails
Molotov dans l’enceinte du camp de la gendarmerie,
l’homme est devenu introuvable. On n’entend plus
ses déclarations sur les radios périphériques.
Certains pensent que, voyant venir les conséquences
de son montage, il a pris ses jambes à son cou pour
se réfugier dans un pays qu’il affectionne en
Afrique Centrale. D’autres soutiennent que l’HARRYviste
a pris le maquis et fera parler de lui bientôt.
Enfin, pour d’autres encore, l’homme serait quelque
part en train de réfléchir à une de ces farces
auxquelles il a habitués les Togolais.
Vivement qu’il sorte de son mutisme.
Le
coup manqué d’Obasanjo
Les rideaux sont tombés sur les
tractations ourdies en sous-mains pour permettre à
l’ancien Général nigérian Olusegun Obasanjo de
rempiler pour un troisième mandat comme l’avait fait
feu le Timonier togolais avant lui. Alors que la
Constitution limitait à deux, le nombre maximum de
mandats du Président, les proches d’Obasanjo
s’étaient lancés dans des manœuvres pour obtenir un
« toilettage » de la constitution. Mais
contrairement à ce qui s’était passé au Togo où les
« Parle-menteurs », avec à leur tête, le
costaud de l’Oti, ont ramené la loi fondamentale à
la mesure d’un homme, les Sénateurs nigérians ont
dit niet. Echec et mat pour les émules de la
honteuse solution togolaise. La conspiration a
échoué.
Le Président nigérian, bénéficiaire
potentiel de ce coup de force qui, depuis, n’avait
pas pris position contre la démarche, a salué une
victoire de la démocratie. Mais ailleurs, on pense
qu’il ne fait que contre mauvaise fortune, bon
cœur.
Habré, ce n’est pas fini
Hissène Habré n’est pas encore au bout
de ses peines. Il y a quelques mois, il avait
échappé de justesse à une extradition vers la
Belgique pour répondre des crimes et actes de
tortures auxquels il s’était livré lorsqu’il était
au pouvoir. A peine l’ancien dictateur de N’djamena
et les siens avaient-ils commencé à savourer ce
qu’ils appellent une victoire, que le Comité des
Nations Unies contre la torture demande au Président
Wade de juger son hôte ou de le livrer à la justice
belge pour être jugé. Du coup Hissène Habré se
retrouve la peur au ventre. On récolte toujours ce
qu’on a semé. |