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19 fevier 2006 |
Revue de presse de la semaine du 13 au 19 février 2006
Par Daniel Garidan |
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Le Togo, territoire conquis ?
Le Togo est un pays hospitalier qui,
au nom d’une certaine politique de bon voisinage et
de paix, accueille et met à l’aise, les
ressortissants de toutes sortes de nationalités
sur son territoire. Malheureusement, très souvent,
au lieu que les étrangers apprécient cette
sollicitude à sa juste valeur, certains parmi eux,
fort de l’hospitalité dont ils jouissent, se croient
en territoire conquis. Peu respectueux des
lois du pays d’accueil, ils foutent le bordel et
s’illustrent par toutes sortes d’actes
répréhensibles. A une époque pas très lointaine, le
cas de certains individus issus de la communauté
libanaise au Togo avait défrayé la chronique. Très
souvent, on parle aussi de certaines brebis galeuses
issues de la communauté Ibo qui se livrent à des
activités louches.
Le Regard
N°477/
Du mardi, 14 février 2006 |
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Togo Presse (Quotidien gouvernemental) |
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TOGO-PRESSE
N°
7219
Du lundi, 13 février 2006
Le président Faure Essozimna Gnassingbé en visite
d’Etat depuis vendredi à Pékin en République
populaire de Chine
Titre à la Une notre confrère qui y publie une photo
du chef de l’Etat saluant le Premier ministre peu
avant son envol de l’aéroport pour la Chine.
Des opérateurs économiques vendredi chez le premier
ministre
Rapporte le journal selon qui, « c’était pour les
inviter à souscrire à l’emprunt obligatoire lancé
par le gouvernement dans le cadre de la relance de
l’économie nationale et de l’exécution des grands
chantiers » que le PM a eu cet entretien avec les
opérateurs nationaux et étrangers.
TOGO-PRESSE N° 7220
Du mardi, 14 février 2006
Le
président Faure Essozimna Gnassingbé poursuit son
séjour à Pékin
« Le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé
poursuit son séjour à Pékin en Chine où il est
arrivé dimanche matin, pour une visite d’Etat après
une escale à Bahreïn. Le président de la République,
durant cette visite, aura un emploi du temps chargé.
Il rencontrera les diplomates africains accrédités
en Chine et la colonie togolaise » indique le
service de presse de la présidence de la République.
Les ambassadeurs d’Egypte, de la RDC et des
opérateurs économiques brésiliens hier à la
primature
Rapporte notre confrère. Selon le journal, la
délégation des opérateurs brésiliens a déclaré à sa
sortie d’audience, être allée discuter avec le PM
« des problèmes auxquels sont confrontés les
opérateurs économiques brésiliens dans leurs
différents domaines d’activités ». La diplomate
égyptienne en fin de mission au Togo, rapporte notre
confrère, « est allée faire ses adieux au chef du
gouvernement à qui elle a exprimé des vœux de
prospérité pour le peuple togolais ».
Quant au diplomate congolais, « l’essentiel de ses
discussions avec M. Kodjo a porté sur le
renforcement des relations entre son pays et le
Togo »
La
grippe aviaire au Nigeria la ministre de la santé
sensibilise les populations de Sanvee Condji
C’était le vendredi dernier à la frontière Togo-Bénin.
Selon notre confrère, « Mme Aho s’est adressée aux
forces de l’ordre et de sécurité, les conducteurs,
les éleveurs, etc. de la localité sur l’évolution de
la grippe aviaire avant de passer des consignes à
suivre. Elle leur a, en effet, demandé de refuser
toute importation de volailles et de renforcer le
contrôle des volailles aux postes de la frontière »
TOGO-PRESSE N° 7221
Du mercredi, 15 février 2006
Visite d’Etat du président Faure Essozimna
Gnassingbé en République populaire de Chine Plus
accords signés
Titre le quotidien gouvernement à la Une et y publie
un compte rendu du service de presse de la
présidence de la République de l’ « entretien très
fructueux » que le président togolais a eu lundi
avec son homologue chinois Hu Jintao au grand Palais
du peuple, lequel entretien a été soldé par
« plusieurs dons et accords d’aides de la République
populaire de Chine au Togo »
Egalité entre l’homme et la femme:
Vers la validation à Lomé d’un plan stratégique
Le confrère rapporte l’atelier de validation du plan
stratégique genre ouvert mardi 14 février 2006 à
l’Hôtel Corinthia 2 Février par le PM Edem Kodjo.
Cet atelier, selon notre confrère, vise à examiner
et à adopter des axes stratégiques d’intervention
constituant désormais un cadre de référence pour les
actions du gouvernement dans la réduction des
inégalités entre les hommes et les femmes »
Lutte contre la grippe aviaire:
Le ministre Agba explique
les stratégies du gouvernement
Il est question d’un point de presse tenu mardi 14
février à son cabinet par le ministre d’Etat,
ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la
pêche pour expliquer les stratégies du gouvernement
face à l’imminence de la propagation de la grippe
aviaire.
A propos des stratégies mises en place par
gouvernement, le journal rapporte que le ministre a
indiqué que « 50 comités de surveillance sur toute
l’étendue du territoire sont mis en place, un arrêté
interministériel portant interdiction d’importation
de volailles est pris »
TOGO-PRESSE N° 7222
Du jeudi, 16 février 2006
Le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé en
visite d’Etat en Chine a reçu mardi les dignitaires
du pays
Titre le journal qui publie un point du service de
presse de la présidence sur les entretiens que le
chef de l’Etat a eus avec les dignitaires chinois.
Le
Premier ministre s’est entretenu avec le
représentant-résident du PNUD
Selon notre confrère, l’entretien entre les deux
hommes a porté sur les conclusions de deux réunions
internationales auxquelles le PNUD a tout récemment
part.
TOGO-PRESSE
Magazine
N° 7223
Du vendredi, 17 février 2006
Le
Premier ministre a reçu l’ambassadeur des USA et le
directeur du BRAO/OIF
Lit-on à la Une de notre confrère qui rapporte que le
diplomate américain, M. David B. Dunn, « a effectué
une visite de courtoisie au Premier ministre et
discuter avec lui de la coopération entre les USA et
le Togo ». Le directeur du Bureau Régional de
l’Afrique de l’Ouest (BRAO) de l’Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF), M. Etienne
Alingué est,
quant
à lui, allé présenter au premier ministre l’agenda
2006 de la Francophonie)
Dans sa page magazine sur la société, le confrère
s’est intéressé l’épizootie qui frappe à nos portes
en publiant un article titré Menace de la grippe
aviaire Les Togolais s’inquiètent les pouvoirs
publics prêts à toute éventualité, rassurent.
Il évoque la panique suscitée par cette maladie au
sein de la population et chez les éleveurs et les
dispositions prises par le gouvernement à parer à
toute éventualité
Pour un climat apaisé sur le campus de Lomé:
Les autorités universitaires ouvrent un dialogue
avec les étudiants
Titre le journal qui rapporte les travaux de cette
concertation lancés le 08 février dernier à
l’auditorium de l’Université de Lomé par le
président de cette institution, le prof. Nicoué
Gahibor.
Pour le président de l’UL, c’est « un dialogue sans
exclusive, ouvert à tous ceux qui pensent pouvoir
apporter quelque contribution à la solution des
nombreux problèmes que connaît aujourd’hui
l’université de Lomé ». Aussi, souligne t-il que
« l’ouverture du dialogue et de la concertation à
tous les groupes d’étudiants a pour corollaires
immédiats et nécessaires, la tolérance et
l’acceptation des autres, la recherche du consensus,
la discipline et le respect des règles » |
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Le Combat du Peuple
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Du lundi, 13 février 2006
Port Autonome de Lomé
Affrontement Bolloré-Dupuydauby :
Un
magistrat au centre de l’imbroglio
Le
président Faure Gnassingbé a frappé fort
Titre ne manchette notre confrère avec Vincent
Bolloré, le patron du groupe Bolloré à l’extrême
gauche, Jacques Dupuydauby du groupe Progosa et au
lieu le juge Têtê Tèkoé au centre de l’imbroglio
(lire l’article sur le site)
Convention de financement du barrage d’Adjarala :
Le Togo continue à dresser des obstacles
Le
Bénin persiste et signe : touche pas à mon barrage
Article déjà publié sur le site
Une leçon de la CAN :
Le crépuscule des stars
Titre le journal pour qui, « l’une des principales
leçons à tirer de la CAN 2006 en Egypte, c’est que,
ce fut une compétition au cours de laquelle les
stars ont laissé leurs plumes sur le carreau et
leurs fans sur leur faim »
Santé : La
grippe aviaire déjà à nos portes
« Ceux qui croyaient que la grippe aviaire, cette
épizootie qui décime d’importants nombres de
volailles et contamine les hommes était un mal qui
sévissait seulement dans de lointains pays, doivent
se refaire une opinion. En effet, le mal est déjà à
nos portes et la nouvelle fait grands bruits » écrit
le journal. |
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Motion d'Information |
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Du
lundi, 13 février 2006
Construction du nouveau Palais de la présidence
Fantasmes, gaspillages et gabegie
Révélations troublantes sur le nouveau palais de
Faure Gnassingbé
Titre en manchette notre confrère avec photo de la
nouvelle présidence en construction (article publié
sur le site)
Réseau de distribution du VIH-SIDA au
Togo:
Le DG de la SALT Indexé : de hautes autorités du
tribunal de Lomé concernées
Lire l’article sur le site
Bilan socio-médical au Togo :
Le
gouvernement n’a pas la moyenne : Suzanne Aho
redouble sa classe !
Ecrit le journal qui, pour étayer ses propos,
évoque ici les problèmes auxquels est confronté le
centre hospitalier universitaire de Lomé Tokoin
notamment ses infrastructures ‘’rugueuses’’, les
conditions sanitaires déplorables, le manque de
personnel soignant et son comportement
irresponsable vis-à-vis des malades, les soins
coûteux alors que c’est un service public, le vol
des médicaments par certains agents véreux etc. Et
conclut que « le gouvernement n’a pas été à la
hauteur des besoins et obligations du secteur
médico-social », alors, le ministre de la santé
redouble sa classe.
Camp des réfugiés au Bénin :
Cris d’alarme des réfugiés togolais : Le
gouvernement a menti
Affirme sans ambages notre confrère parce que ce
qu’il a vu dans les camps de réfugiés togolais au
Bénin où il s’est rendu pour toucher du doigt le
quotidien des réfugiés togolais est autre chose.
« Un véritable camp de réfugiés, semblable à ce que
la télévision nous apporte au quotidien du Cachemire
ou du Darfour » écrit le journal qui décrit dans ce
reportage avec des témoignages les conditions de vie
de ces réfugiés qui, malgré tout cela, refusent de
revenir au pays. |
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Forum de la Semaine |
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Du lundi 13 février 2006
Armée togolaise:
Le pouvoir recrute au mépris d’une exigence de
réforme
Titre en couverture notre confrère (article déjà
publié)
Dialogue inter togolais
Blaise Compaoré nouveau médiateur ?
Se
demande en manchette le bihebdomadaire avec une
photo du président du Faso (lire l’article sur le
site)
Des ONG s’inquiètent de la nature du traitement de
l’affaire du pédophile français Philippe Desmars
Article également publié
La
société face aux dangers de l’homosexualité
A propos des dangers de l’homosexualité, le journal
écrit : «l’homosexualité
déstabilise peu à peu la morale de notre société. Si
des mesures adéquates ne sont pas prises pour
l’endiguer, elle risque avec la crise économique
persistance dans notre pays, de gagner beaucoup de
jeunes, ceux-là qui constituent la relève de
demain » d’où la nécessité pour les parents, hommes
d’église et éducateurs « de mener des actions visant
à garder une bonne image de la société humaine »
Dans un filet confidentiel, le journal nous
apprenait que la date du dialogue de Ouaga est fixée
sur la fin de ce mois de février. |
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Forum de la Semaine |
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Du
jeudi, 16 février 2006
Paternité de l’indépendance du Togo
*Abalo Firmin contre la Commission Dosseh-Anyron,
l’histoire et la raison
* Des documents exceptionnels de l’époque qui
éclairent les zones d’ombre
Lit-on à la Une de notre confrère qui y publie dans
l’angle droite une photo de feu Sylvanus Olympio et
dans l’angle gauche une photo de ‘’Abalo Firmin, à
l’époque ministre de l’économie rurale après le coup
d’Etat de 1963’’ (article publié sur le site)
Mondial 2006 de football:
Qui conduira les Eperviers en Allemagne ?
Article publié sur le site
Dialogue de Ouagadougou
Premier accroc
Titre le journal à propos du refus des partis
politiques de se rendre à Ouaga pour le pré-dialogue
qui devait avoir le mercredi 15 février. Commentant
les réactions des politiques au sujet de
l’invitation qui leur est adressée, notre confrère
conclut que « le dialogue de Ouagadougou est
mort-né à moins d’une conciliation de dernières
minutes pour aplanir toutes divergences » |
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Le Regard |
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Du mardi, 14 février 2006
Duel de titans pour la conquête du Port de Lomé:
Menace de Bolloré sur le pouvoir de Faure Gnassingbé
Titre en manchette notre confrère avec une photo de
Vincent Bolloré, président du groupe Bolloré
(article publié sur le site)
Aller ou ne pas aller à Ouaga IV ?
Se demande le journal (également publié)
Réhabilitation de l’Histoire du Togo
Un membre de la Commission Dosseh-Anyron s’insurge
contre les recommandations
Idem pour cet article
Palais de Justice:
Un
expatrié français impliqué dans une affaire de
pédophilie
En effet, le journal rapporte
l’audience de la chambre correctionnelle du tribunal
de Lomé de qui s’est penchée vendredi dernier sur
l’affaire de pédophilie dans laquelle est impliqué
Philippe Desmars, ancien gendarme français et
propriétaire à Lomé du restaurant L’Okavango dont le
procès a été renvoyé pour ce vendredi pour
expertise médicale de la victime.
Des émissaires du Groupe Bolloré inculpé pour
corruption de magistrat au Togo
En effet, le journal revient sur
cette information rapportée par capitat.fr et
se demande : « l’arroseur Bolloré sera t-il donc
arrosé ? » En cas, conclut-il « on en en saura un
peu plus sur cette sulfureuse affaire dans les jours
et semaines à venir »
Quelques éléments dans sa rubrique
Ça Vous Regarde
Qui a peur de Boko ?
Depuis qu’il a quitté le Togo dans
les conditions qu’on sait, le Commandant Akila Esso
Boko, devenu aujourd’hui Avocat, ne cesse de parler.
Il lui arrive de plus en plus souvent d’organiser ou
de participer à des conférences ou rencontres pour
évoquer certaines questions relatives à la situation
de crise qui est celle du Togo depuis plusieurs
années et qui a pris un nouveau visage avec la mort
du Timonier.
Mais si dans certains milieux, on gobe les
propos de Me Boko et on attend qu’il fasse des
révélations croustillantes, ailleurs, on voit d’un
très mauvais œil, ses sorties. Pour tout dire, on
aimerait plutôt le voir se taire ou «fermer sa
gueule » sur ce qu’il sait.
On raconte qu’on est si préoccupé
par le problème qu’on prend de plus en plus,
l’initiative d’envoyer depuis Lomé ou qu’on trouve sur place, des gens pour lui apporter
la contradiction et tenter de le confondre.
Dans le même temps, au Togo, certains
journaux– toujours les mêmes– semblent mener une
campagne médiatique contre l’homme. On raconte à qui
veut l’entendre que François Boko n’est qu’un
traître, un trafiquant de drogue, etc.
Pour de nombreux observateurs, cette façon
de s’acharner contre Me Boko est la preuve que
quelque part, il fait peur. Qui dit mieux ?
Le Togo, territoire conquis ?
Le Togo est un pays hospitalier qui,
au nom d’une certaine politique de bon voisinage et
de paix, accueille et met à l’aise, les
ressortissants de toutes sortes de nationalités
sur son territoire. Malheureusement, très souvent,
au lieu que les étrangers apprécient cette
sollicitude à sa juste valeur, certains parmi eux,
fort de l’hospitalité dont ils jouissent, se croient
en territoire conquis. Peu respectueux des
lois du pays d’accueil, ils foutent le bordel et
s’illustrent par toutes sortes d’actes
répréhensibles. A une époque pas très lointaine, le
cas de certains individus issus de la communauté
libanaise au Togo avait défrayé la chronique. Très
souvent, on parle aussi de certaines brebis galeuses
issues de la communauté Ibo qui se livrent à des
activités louches.
Aujourd’hui, c’est un individu de
nationalité française qui est sur la sellette. Le
sieur Philippe Desmars, puisque c’est de lui qu’il
s’agit, est actuellement poursuivi pour un délit
relatif à la débauche et à l’atteinte aux bonnes
mœurs. Il lui est reproché d’avoir violé une mineure
de quinze ans. L’affaire est actuellement pendante
devant les tribunaux.
Lors de l’audience vendredi dernier,
nombreux sont ceux qui ont marqué leur indignation
devant les faits. Nous n’avons rien contre les
étrangers au Togo. Au contraire, nous savons ce
qu’ils peuvent apporter à notre pays. Mais il est
intolérable que certains abusent de l’hospitalité à
eux donnée pour faire des choses qu’ils n’oseront
jamais faire dans leur pays d’origine. Ce n’est pas
parce qu’on leur ouvre toutes les portes alors
qu’eux refusent d’accueillir nos compatriotes chez
eux, que des individus de nationalité étrangère
peuvent tout se permettre chez nous. Ce n’est que
justice. Pas de la xénophobie.
La ministre Aho dans ses
œuvres
Il ne sert à rien de distribuer
gratuitement des moustiquaires imprégnées aux
ménages qui ne les utilisent pas ou qui n’en font
pas bon usage. Autrement, on a beau lutté contre le
paludisme, le mal ne sera jamais éradiqué. Voilà
sans doute pourquoi la ministre Suzanne Aho a décidé
de descendre sur le terrain pour voir comment les
populations utilisent ce précieux équipement.
Au prime abord, rien de plus normal.
Mais là où la chose a pris une autre
tournure, c’est que, pour effectuer cette mission
dans les alcôves des ménages, Mme la ministre a cru
devoir se faire accompagner par les caméras de la TVT qui n’hésiteront pas à exposer plus tard sur
les écrans, l’intimité de certaines familles.
En visitant les chambres
à coucher Mme la ministre sait à présent la
précarité dans laquelle baignent certains ménages.
Si cela pouvait servir à la mise en place d’une
politique de logement sain pour tous !
Les plus
gros perdants
La débâcle des Eperviers a été une grosse
perte pour le Togo. On n’a pas besoin de le dire.
Mais parmi la population qui a ressenti cet échec
comme un coup de poignard dans le dos, nombreux sont
ceux qui, plus que cela, ont ressenti la chose comme
un coup de sabre dans leur portefeuille. Eh oui ! Le
brillant parcours des Eperviers lors de la phase
éliminatoire avait donné naissance à de nombreuses
activités génératrices de revenus. Des gens se sont
grassement sucrés soit par la fabrication de tricots
et autres gadgets aux couleurs des Eperviers, soit
par la vente de ces divers objets. Ce commerce a
atteint son apogée à la veille et le jour même du
premier match du Togo en Egypte. Ceux qui en
profitaient auraient voulu pouvoir continuer à
engranger des sous. Mais dès la première défaite de
l’équipe nationale, les ventes ont chuté pour
devenir nulles avec l’élimination précoce des
Eperviers. Les plus gros perdants sont les grands
commerçants qui ont commandé depuis les usines de Hong Kong ou de Dubaï, les montres, tee-shirts, et
autres gadgets par containers entiers.
Espérons que la Coupe du monde qui reste à
jouer ramène une ambiance permettant à nouveau de
« vendre » les Eperviers.
D’un fléau à l’autre
Le monde aura t-il de répit un jour ? Cette
question, nombreux sont ceux qui se la posent
aujourd’hui au regard de la situation que traverse
la planète terre qui, depuis quelque temps, évolue
d’un fléau à l’autre.
Il y a environ une quinzaine d’années
qu’on a commencé à parler du Sida comme d’une
maladie lointaine que n’attrapaient que les
homosexuels et les drogués. Aujourd’hui, cette
maladie est devenue une véritable pandémie qui
frappe et qui tue au quotidien même dans les
communautés les plus puristes.
Hier encore, on parlait de la fièvre
hémorragique Ebola comme d’un mal qui frappe
certains animaux et atteint ceux qui consomment la
viande contaminée. Mais très vite, on a compris que
le mal était pire que le Sida et pouvait, en un
temps record, décimer toute une communauté. Il
suffit de toucher le malade pour contracter la
maladie. Ce qui n’est pas la même chose pour le
Sida.
Entre temps, on a parlé de la crise de la
vache folle, de la maladie de kreutzfel Jacob, etc.
Aujourd’hui, c’est la grippe aviaire qui fait parler
d’elle.
Considérée, il y a encore quelques
semaines, comme une maladie circonscrite à l’Asie et
à l’Europe, l’épizootie a déjà fait un raid en
Afrique. Un important foyer de grippe aviaire a été
découvert au Nigeria. Des milliers de volailles en
sont mortes et deux enfants présentent les symptômes
de la maladie.
N’est-ce-pas trop pour le monde ? En
tout cas, aujourd’hui, la vie est plus que jamais
précaire sur terre.
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Agni
l'Abeille |
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Du
mardi, 14 février 2006
12
février 2005- 12 février 2006:
Il y a un an;
Le régime putschiste de Faure Gnassingbé commençait
les massacres de masse à Lomé
Titre en manchette Agni L’Abeille avec une photo de
l’une des victimes et publie en page 3 le mémorandum
du Parti des Travailleurs sur ces douloureux
événements.
Banditisme à l’Hôtel du Golfe à Lomé:
1 mort, 1 blessé grave et plus de 30 millions
emportés
Article publié sur le site
Cri de détresse des élèves du Lycée d’Agbalépédo
«Nous voulons des professeurs et non
des policiers»
Egalement repris.
La société SICOT S.A. menacée de fermeture
6
mois de salaires impayés
« Les salariés de la Société SICOT accusent
aujourd’hui pas moins de 6 mois d’arriérés de
salaire. La raison ! Les caisses sont vides. Et
pourquoi ? D’abord la SOTOCO (Société Togolaise du
Coton). A en croire certains responsables de la
société SICOT c’est la SOTOCO qui serait donc à
l’origine de tous les maux dont souffle aujourd’hui
leur société. Au lieu de régler ses dettes vis-à-vis
de ces créanciers, la SOTOCO aurait préféré dépenser
l’argent des paysans dans la propagande du Parti au
pouvoir (ce n’est un secret pour personne) » indique
le journal. |
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Liberté Hebdo |
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Du
mercredi, 15 février 2006
Affaires Montoya, Total, Okavango et Bolloré
C’est la France qui tombe au Togo
Pense le journal (article publié sur le site)
Le dialogue social a du plomb dans l’aile
La mauvaise foi des gouvernants et de « certains
dirigeants syndicaux »
Ecrit le journal (article également publié)
Débâcle des Eperviers à la CAN
Rock Gnassingbé et les siens tentent de sacrifier le
pauvre Keshi
Titre en manchette notre confrère avec une
caricature de Rock et Keshi (Rock chicotte à la main
poursuivant Keshi détallant en toute vitesse avec
bagages sur l’épaule) article publié sur le site
Défécation en plein air au Quartier Administratif:
Quelle honte pour l’Etat !
S’exclame notre confrère. En effet, le confrère
s’insurge contre les autorités pour n’avoir pas pris
des dispositions pour aménager les espaces autour
de
certaines structures publiques et coins stratégiques
qui malheureusement sont devenus des dépotoirs et
lieu de défécation
par excellence .
« Comment est-ce possible que l’on puisse laisser
déféquer sur un espace tout autour duquel se
trouvent des services d’Etat, la BTD qui se trouve
être la première structure bancaire de l’Etat
togolais, l’hôtel de ville, un bureau de l’Union
européenne, le Palais des congrès, l’Hôtel « 2
février », le CASEF, et surtout le monument de
l’indépendance ? » se demande le journal
« S’il y a un agent voyer, un maire et un ministre
de la ville ayant réellement les compétences de
leurs prérogatives, ils doivent s’exécuter
promptement pour mettre fin à cette insalubrité qui
fait la honte de l’Etat togolais. Sinon, l’histoire
retiendra que les autorités entretiennent une ‘’cacateraie’’
à côté de la première banque nationale et du plus
luxueux hôtel de ‘’ Lomé la Poubelle’’ »
conclut notre confrère.
Quelques éléments dans sa rubrique Libertinage
Simulacre de chasse aux démarcheurs judiciaires
L’un des maux qui rongent la justice togolaise est
l’influence des démarcheurs judiciaires sur
certaines décisions de justice et sur le
justiciable. Ce sont des gens biens tirés, pendant
leur cou d’une cravate, des titans de cartables sous
les bras et qui arpentent chaque jour que Dieu fait
les marches du palais de justice de Lomé. La plupart
des cas, ils se passent pour les vrais magistrats et
grugent proprement les honnêtes citoyens. Cet état
de chose date de plusieurs années et il a fallu
que « le fils de la Nation » aborde le
problème le vendredi 27 janvier 2006 lors de la
rentrée solennelle de la conférence de stage au
palais de justice pour voir le Procureur de la
République se livrer à son habituel boucan.
Le procureur reste dans son cabinet pour dit-il
partir en guerre contre ce phénomène. Pour lui, il
s’agit d’une « catégorie d’individus audacieux, à
la mentalité douteuse et sans aucune connaissance en
matière de justice qui usurpent le titre de
magistrats ou d’auxiliaires de justice pour
escroquer la population en ville ». C’est comme
s’il ne le savait pas. C’est quand « ce
comportement malhonnête et irresponsable anéantit la
politique de justice et de lutte contre la
corruption que prône le chef de l’Etat Faure
Essosimna Gnassingbé » qu’il s’est subitement
rappelé l’existence des démarcheurs judiciaires.
Et pour combattre ce mal, il a étalé un catalogue
de mesures aussi fragiles que la toile d’araignée.
Suffit-il que ces démarcheurs soient démasqués pour
que la justice togolaise retrouve ses lettres de
noblesse ? La corruption dont il parle n’est-elle
pas présente à tous les niveaux de la justice ? N’etait-il
pas lui-même à l’origine de plusieurs parodies de
procès ?
Réforme ou renforcement de l’armée?
L’armée que le « père de la nation » a
façonnée à son image, est un socle incontestable du
pouvoir RPT. Elle s’est plusieurs fois immiscée dans
la vie politique nationale. Après la « pacification »
du Togo suite au putsch du 05 février et à la
frauduleuse du 24 avril, le problème de réforme de
cette institution devient récurrent. Il est au cœur
de toutes les discussions. Ce n’est pas pour le roi
de Prusse que l’ONU recommande une réforme en
profondeur de cette armée. Plusieurs partis
politiques l’inscrivent d’ailleurs parmi les sujets
à débattre au prochain dialogue national.
Quant au pouvoir, il fait fi de ces dénonciations et
continue de recruter. Faure-vi crache sur ses
promesses électorales et augmente à loisir
l’effectif de l’armée. Comme « papa »,
il fait de l’armée la seule institution pourvoyeuse
d’emplois. Ainsi, au moment où certains faisaient le
tour du pays pour s’être enrôlés, d’autres
recevaient leur béret des mains du « libéro »
de l’équipe Kodjo pour « protéger le président et
les institutions de la République ». 116
nouveaux commandos de la garde présidentielle ont
reçu leur béret de fin de formation au cours d’une
cérémonie au centre de formation de commando de Lomé
II le jeudi 02 février dernier. A l’occasion,
l’armée de terre a dit au petit-frère de dire au
grand-frère qu’elle apporte « le soutien et la
loyauté sans faille à sa politique de paix et de
réconciliation nationale ». Ceci pour dire
qu’entre les Gnassingbé et l’armée c’est une
question d’amour. Sa réforme n’est pas pour
l’instant à l’ordre du jour.
Suzanavi, ministre 7 jours sur 7, 24 heures sur 24
Dans le gouvernement Faure-Kodjo, il y a des
ministres qui fonctionnent dans l’anonymat et
d’autres qui ne foutent rien du tout. Et pour briser
la monotonie, ils improvisent des événements au
cours desquels ils prononcent des discours pour
juste se signaler. Que foutent au juste les
ministres des affaires étrangères, de « Lomé la
Poubelle », pardon de la ville… ? Sinon c’est
depuis la passation de service qu’on a vu certains,
et depuis là, RAS (Rien à Signaler). Ils abondent,
les ministres fantômes, dans le gouvernement
Faure-Kodjo. Heureusement qu’il y a d’autres qui
travaillent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 et
comblent le vide laissé par ces ministres-là qui
n’apparaissent que pour dire « au revoir et bon
voyage » et « Kabtè Yoo » (bonne arrivée)
à leur employeur pour ses interminables et inutiles
villégiatures à travers le monde.
Suzanavi en est le modèle. Depuis plusieurs jours,
aucune édition de la « Grande Menterie » de
20 heures sur la Télébidon ne manque de montrer la
ministre en travail, plutôt au travail. Le mercredi
dernier, elle était à Totsigan et rentrait dans les
chambres à coucher des gens pour vérifier s’ils font
bon usage des moustiquaires imprégnées qu’elle leur
avait distribuées. Quelqu’un disait qu’il croise
souvent dans le quartier un type qui s’en est servi
pour coudre « mawa trois pièces ». Ensuite
jeudi, elle est allée inaugurer l’Institut National
d’Hygiène « xoxo tsoen » (occasion peinturée)
devant les « superbes caméras » de la Très
Vilaine Télévision. Pourvu que cette infrastructure
retapée à 105 millions de F.CFA améliore ses
prestations. Qu’on ne détecte pas des maux de tête
et du virus de Sida après une analyse de selles…
Samedi, elle était à Sanvee-Condji pour sensibiliser
les femmes « agbanté » (portefaix) du « No
man’s land » à propos de la grippe aviaire et
lundi dernier dans les Savanes pour vacciner les
gens contre la méningite. Il se raconte que beaucoup
de choses ont été tellement dites sur cette maladie
de la grippe aviaire que même les charlatans testent
les poulets avant de les prendre pour sacrifices. Il
semblerait qu’un « vodou » a « rejeté »
le sacrifice d’un poulet et que c’est après
consultation de l’esprit qu’il révéla que le poulet
avait contracté la fameuse grippe aviaire.
A propos, Suzanavi n’est pas venue pour faire le
travail de tout le Faure-Kodjo. Elle mérite un congé
de temps en temps… Non? |
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Liberté
Hebdo |
59 |
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Du
vendredi, 17 février 2006
L’armée togolaise dans la tourmente:
Soupçonnés d’avoir des contacts avec Me Boko, de
jeunes officiers font désertion
Titre en manchette notre confrère avec une photo de
l’un des jeunes officiers déserteurs, le
sous-lieutenant Weissan Kodjo Nyanyo Germain. En
effet, c’est un article de Nono Mitonyawo publié sur
le site etiame.com que notre confrère a repris
Me François Boko entendu par la juge Raynaud dans
l’affaire Montoya
L’ancien ministre précise que ces services avaient
remarqué des « mouvements d’avions nocturnes et
des déchargements de matériels militaires » à
l’aéroport de Niamtougou
Ecrit notre confrère qui reprend un article de Le
Nouvel Observateur daté du 16 février 2006
Cynisme au sommet de l’Etat
Le tandem Faure-Kodjo, un régime qui révolte
Article publié sur notre site
Faux frais et surtaxes sur les véhicules d’occasions
au PAL
Le Libanais Bassam et ses acolytes indexés
Egalement publié
Vers une débâcle bis en Allemagne
La FTF se perd dans des décisions incongrues
Idem
Que se passe-t-il avec le fonds mondial ?
Egalement sur le site
Dans quelques éléments dans sa rubrique
Libertinage
Quand Faure n’est pas là, ses « réservistes »
dansent…
Les Gnassingbélandais inconditionnels de la
« Grande Menterie de 20 h » sur la Toute
Vieillote Télé sont vraiment éveillés. C’est un
petit jeu de syllogisme qui a permis à l’un d’entre
eux de se rendre compte que le grand frère du
vice-président de la République n’est pas là. Il
raisonna ainsi : « Tout journal sur la TVT
commence par les audiences de Faure-vi « vodoua »,
or, depuis presque une semaine, il n’apparaît plus
sur les écrans, donc il n’est pas là ». Et oui,
il a raison de penser que « Faure-vi Yesu » a
voyagé ; mais sur où ? Il l’a toujours appris par
les médias d’Etat, TVT, Togo-Presse et Radio Lomé,
qui lui réservent tout de même la primeur d’ouvrir
le ballet des informations d’une autre manière :
« 3e jour, 4e jour, 5e jour… de la visite du
Président de la République en Chine », aiment à
dire les journalistes. Du bon boulot qu’ils
abattent, ces « journaleux » !
Et durant son absence, ce sont ses
« réservistes » qui en profitent. Le 2e est
devenu premier. Ce sont en effet les audiences de Fo
Kodjo qui ouvrent le bal. Et après ce sont celles du
boss de Fo Kpadé qui a confisqué la 2e
vice-présidence pour 38 ans… Cette absence d’Eyadema
2e fait aussi que Suzanavi prend de l’importance.
Depuis la semaine dernière, toutes ses tournées sont
rapportées dans les moindres détails. C’est un
ministre « non stop ». Certains Togolais
futés ont donc découvert l’astuce qui consistait à
étoffer au maxi les éditions de journal car ces
chaînes n’ont pas de réelles infos à donner. Celles
qu’elles donnent, il faut toujours les méditer mille
fois avant de les assimiler. Mais ces médias ont
fait des rancuniers dans le tas des
Gnassingbélandais. A aucun moment, ils n’ont
rapporté une seule audience du vice-président de la
République… C’est normal ça… ?
Les très gentils musulmans du Togo
Depuis quelques semaines, le monde entier vit une
crise sans précédent suite à la publication de
caricatures de Mahomet dans le quotidien danois « Jyllands
Postens ». De par le monde, plusieurs
manifestations ont été organisées pour dénoncer cet
état de chose. Des manifestants ont brandi des
drapeaux avec la profession de foi musulmane : « Il
n’y a de Dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète ».
Ces mouvements de protestations ont atteint certains
pays de l’Afrique de l’Ouest à l’instar du Mali, du
Sénégal.
Mais au Togo, il n’y a eu aucune manif particulière.
C’était seulement le vendredi 10 février dernier que
quelques musulmans avaient tenté de se conformer au
phénomène de foule. Ils avaient organisé une
conférence de presse à la mosquée de l’Université de
Lomé pour réagir à cet acte qu’ils ont qualifié de
provocation. A l’occasion, l’imam a présenté aux
journalistes la vraie personnalité du prophète
Mahomet contrairement au dessin qui le présentait
coiffé d’un turban d’où émerge une mèche allumée
comme celle d’une bombe. Et c’était tout.
Encore une fois, les musulmans togolais ont montré
leur maturité religieuse et n’ont pas fait comme les
autres. Ce sont de très gentils croyants qui ont
fait de leur credo cette formule de Voltaire : « Puissent
les hommes se rappeler qu’ils sont des frères ».
Bravo à vous. Mais il va falloir que les escrocs
soient boutés dehors pour que le prochain Hadj soit
bien organisé.
Klassou Selom a perdu son latin
Nous étions de ceux qui avaient dit quelques jours
après la rentré scolaire que l’éternel ministre des
Enseignements primaire et secondaire, Komi Selom
Klassou, gère les problèmes de l’éducation togolaise
en amateur. Tout le monde se rappelle son show
médiatique à la veille de la rentrée annonçant une
kyrielle de mesures. Il avait exigé que les filles
coupent les cheveux et que tous les élèves portent
des tenues décentes. Les cotisations parallèles sont
interdites et les quelques bonnes volontés qui se
sacrifiaient pour les élèves ont été très rapidement
remerciées.
Après ce boucan, c’est le silence radio. Le
directeur de campagne de « Faure-vi vodoua »
est subitement devenu coi. Mais aujourd’hui, les
filles n’exposent leur crâne rasé qu’aux salles de
classe. Il n’y a pas d’enseignants pouvant leur
dispenser les cours. A trois mois des examens de fin
d’année, nombreux sont ces élèves à ne pas avoir
d’enseignants dans les différentes matières de base.
Ce qui se passe actuellement dans le « très
paisible lycée d’Agbalépédo » en est une
illustration. Lundi dernier par exemple, ils ont
voulu marcher sur leur ministère de tutelle mais ils
ont été bloqués par les « enseignants qui sont
toujours en treillis ». Certains ont cru à un
moment que c’étaient leurs nouveaux enseignants. Ce
n’était que plus tard qu’ils se sont sentis flouer
et ont poussé la chansonnette « Nous voulons des
professeurs et non des policiers ». Avec
l’attitude du proviseur dudit établissement, qu’on
ne vienne pas nous dire demain que ce sont les
opposants qui ont manipulé les enfants. Nous sommes
à Gnassingbéland et on se connaît.
Que de plumitifs dans la corporation
Notre article sur le cumul de fonctions de Kpatcha
Gnassingbé a suscité des réactions non pas de la
part de l’intéressé lui–même mais de la part de
certains confrères qui ont échangé le bon sens
contre l’espèce sonnante et trébuchante. Des gens
qui sont prompts à livrer aux ogres leurs propres
parents. Au lieu de démontrer la fausseté de nos
informations, ils se sont versés dans des
raisonnements apocalyptiques. Piochez pour vous dans
ces feuilles de choux:
« Si cumul de fonctions il y a, donc cela
signifie double salaires. Or, dans sa position
actuelle, le ministre Kpatcha n’a en réalité qu’un
seul et unique salaire, celui de sa fonction de
ministre. Car, les autres postes occupés sont en
fait sans salaire. Par exemple, il n’y a pas de
salaire pour le président du conseil
d’administration. (…) Il en est de même pour la
direction de SAZOF. La situation ressemble fort à
celle d’un cumul de fonctions mais la réalité est
tout autre. Et ce n’est pas une première sur la
terre de nos aïeux » (Carrefour);
« …D’autres vont parler de cumul,
oubliant qu’aucun capitaine ne peut abandonner un
bateau chavirer alors qu’il est en train de ramener
vers la terre ferme. Le ministre Kpatcha n’est pas
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