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12 fevier 2006

Revue de presse de la semaine du 6 au 12 fevrier 2005
Par Daniel Garidan

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Le combat du peuple
Motion d'Information
Forum de la Semaine
Le Regard
Agni l'Abeille
Nouvelle Ere
Le Republicain
Liberté Hebdo
La Dépêche
Tingo-Tingo
 
Le changement
Carrefour
 
 
Le Canard Indépendant
Nouvel Echo
 
 
Contre une éventuelle attaque de la grippe aviaire: Les acteurs interministériels font le point des préparatifs de la riposte. Titre le journal qui rapporte une réunion sur la grippe aviaire qui a réuni vendredi au siège de l’OMS à Lomé les responsables du ministère d’Etat, ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du ministère de la Santé, de l’OMS, les éleveurs et les vétérinaires.  Cette réunion présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Prof Charles Kondi Agba, indique notre confrère, « a pour objectif de faire le point des préparatifs de riposte à une éventuelle attaque de la grippe aviaire, un sujet d’actualité qui suscite beaucoup de frayeur »   TOGO-PRESSE N° 7214 Du lundi, 06 février 2006  02-12-06
Togo Presse (Quotidien gouvernemental)  

TOGO-PRESSE N° 7214
Du lundi, 06 février 2006
1er anniversaire de la disparition du président Eyadema
Des officiers religieux sur toute l’étendue du territoire national et un culte commémoratif hier à PYa

C’est le seul titre à la Une de notre confrère qui consacre trois pages à la veillée de prières et de chants qui a eu lieu samedi au domicile du défunt, au culte commémoratif dimanche à Pya, à la prière catholique de vendredi à la cathédrale de Lomé et à la prière des FAT de dimanche à Lomé

Contre une éventuelle attaque de la grippe aviaire: Les acteurs interministériels font le point des préparatifs de la riposte.
Titre le journal qui rapporte une réunion sur la grippe aviaire qui a réuni vendredi au siège de l’OMS à Lomé les responsables du ministère d’Etat, ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du ministère de la Santé, de l’OMS, les éleveurs et les vétérinaires.  Cette réunion présidée par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, le Prof Charles Kondi Agba, indique notre confrère, « a pour objectif de faire le point des préparatifs de riposte à une éventuelle attaque de la grippe aviaire, un sujet d’actualité qui suscite beaucoup de frayeur »  

TOGO-PRESSE N° 7215
Du mardi, 07 février 2006


Le 1er anniversaire du rappel à Dieu du président Eyadema a été commémoré dans le recueillement
Titre également à la Une  notre confrère qui fait le résumé des différents cultes, messes et autres organisés dans le pays à l’occasion de ce 1er anniversaire de la disparition du président Eyadema.

116 nouveaux commandos de la Garde présidentielle ont reçu leur béret.
Il s’agit, rapporte le journal, de la 17e promotion de jeunes commandos du Régiment de la Garde présidentielle de la classe 2005  qui a reçu son béret de fin de formation spécifique au corps au cours d’une cérémonie présidée jeudi au centre de formation commando de Lomé II par le ministre délégué à la présidence de la République, chargé de la Défense et des Anciens Combattants, M. Kpatcha Gnassingbé en présence du chef d’Etat major général des FAT, le général de brigade aérienne Zakari Nandja

TOGO-PRESSE N° 7216 
Du mercredi, 08 février 2006
Célébration du 1er anniversaire de la disparition du président Eyadema
Le président Faure E. Gnassingbé et la famille Gnassingbé expriment du fond du cœur leur reconnaissance à tout le peuple togolais

Lit-on à la Une du quotidien qui y publie le communiqué de la présidence et de la famille Gnassingbé remerciant la communauté nationale et internationale pour sa participation active à cette  commémoration

Modernisation de la justice togolaise La chasse aux démarcheurs est lancée

Le confrère rapporte un point de presse tenu jeudi dernier au palais de justice de Lomé par le procureur de la République, M Robert Bakaï au cours duquel « il a mis en garde contre le phénomène de démarcheurs de justice et annoncé les dispositions prises pour appréhender et sanctionner, avec rigueur, les individus qui se livrent à cette activité malhonnête »

Passer des produits chimiques aux insecticides naturels Pour une agriculture et un environnement sains au Togo
Il s’agit d’un atelier d’ ‘’ information et de sensibilisation sur les alternatives aux pesticides dangereux’’ initié par Mlle Siméone Gnassingbé, présidente de l’ONG Aide aux Populations Pour les Initiatives de Base (APPIB) qui s’est tenu du 07 au 09 février dernier à l’Hôtel Ibis Lomé Centre. Il s’agit, rapporte le journal, « pour les agronomes, forestiers, chercheurs, médecins et responsables d’ONG de réfléchir et d’échanger sur les possibilités et les méthodes alternatives à la lutte chimique classique »  

TOGO-PRESSE N° 7217
Du jeudi, 09 février 2006
Le consul du Togo en Islande et un responsable d’Air France reçus hier par le président de l’Assemblée nationale
Lit-on à la Une du journal avec photo des personnalités reçues en audience par El Hadj Abass Bonfoh, président de l’assemblée nationale 

TOGO-PRESSE Magazine  N° 7218
Du vendredi, 10 février 2006
Au terme de sa mission au Togo
La diplomate d’Egypte Mme Ragaa Aly Hassan est allée faire ses adieux au chef de l’Etat
Titre en couverture notre confrère avec photo montrant Mme Ragaa Aly Hassan (chaude poignée de mains entre elle et Faure Gnassingbé) exprimant ‘’sa gratitude au chef de l’Etat pour l’amabilité des Togolais et la disponibilité des autorités de ce pays’’

Le président de la République se rend ce jour en visite officielle à Pékin (Chine)
Annonce le journal à la Une et publie un communiqué du ministre de l’administration territoriale invitant les membres du gouvernement et les députés à l’assemblée nationale à se rendre à l’aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé Tokoin pour saluer le chef de l’Etat à son départ.

Selon le communiqué du ministre de l’administration territoriale, il s’agit d’une visite officielle c’est à l’invitation de son Excellence Hu Jintao, président de la République de Chine

Les notaires d’Afrique francophone tiennent leur première université à Lomé
Les travaux de cette première université dont le Togo a eu le privilège d’accueillir, indique le journal, ont été officiellement ouverts hier (jeudi) à l’Hôtel Corinthia 2 Février par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Abi Tchessa, représentant le chef de l’Etat.

Dans sa page Magazine, le confrère s’est intéressé aux rites funéraires de So et Kigbèleng en pays Kabiyè
Rites funéraires de SO et Kigbèleng  en pays Kabiyè : Esquisse  titre –t-il  

Le Combat du Peuple

536

Du lundi, 06 février 2006

Dialogue inter togolais Edem Kodjo à Ouagadougou pour discuter des modalités pratiques
: Les 22 engagements et l’Eurocratie au Togo
Titre en manchette notre  confrère (article publié sur le site)

Port Autonome de Lomé Affrontement Bolloré-Dupuydauby: Le truand Dupuydauby débouté par le tribunal de Lomé
Publié également sur le site

Dialogue social
:  Le Premier ministre Edem Kodjo rassure la centrale syndicale
Idem

Combattre et vaincre les extrémismes de tous bords
En tout cas, c'est ce que pense notre confrère dans cet édito de son directeur de la rédaction Lucien Messan, ceci en perspective du dialogue en cours. 

Sans vouloir, dit-il
, être l’imprécateur qui lance l’anathème sur le pouvoir puisque les  extrémismes sont de tous les bords, l’éditorialiste estime que « le Président Faure Gnassingbé a l’impérieux devoir de combattre et de vaincre les extrémismes au sein du RPT et de l’opposition particulièrement l’UFC ». Car, souligne t-il, «  on peut accéder au pouvoir par le jeu des extrémistes, mais on gouverne toujours au centre ». Pour le confrère, «le Président Faure Gnassingbé doit toujours avoir présent à l’esprit que les intérêts de parti et l’espérance d’un peuple ne sont pas toujours compatibles.  C’est vrai que le leader de l’UFC Gilchrist Olympio exerce un pouvoir de fascination sur bon nombre de Togolais. Il faut trouver la réponse politique à ce phénomène. Le Togo doit faire face à de nouveaux défis et les vieilles recettes ne sont plus appropriées d’autant que les mêmes causes produisent toujours et inévitablement les mêmes effets »

Recrudescence de vols à mains armées à Lomé 
Un malfrat lynché à Avédji, banlieue nord-ouest de Lomé
Indique le journal qui publie une photo du malfrat laissé dans un état piteux par une population en furie. Rappelant que dans un passé pas très loin des cambriolages de tous genres avaient été signalés dans ce quartier et que le chef corps du camp d’Adidogomé avait déclenché une guerre contre les voleurs avant que les braquages ne soient diminués, le journal invite les autorités en charge de la sécurité à prendre des mesures qui s’imposent pour arrêter l’hémorragie.

Motion d'Information  
 

 

Forum de la Semaine

128

Du lundi, 06 février 2006

Qu’est-ce qu’Edem Kodjo était allé faire à Ouaga ?
S’interroge notre confrère dans sa manchette avec à l’appui une photo du PM Edem Kodjo (article publié sur le site)

Du 13 janvier 1963 au 05 février 2005
La preuve que la mort équivaut à tout le contraire d’un appel à la réjouissance
Note le journal (également publié)

Forum de la Semaine

129

Du jeudi, 09 février 2006

Tentative d’assassinat de Dimas Dzikodo et d’Ebenezer D. Que veulent cacher la TVT et la TV2

Titre en couverture notre confrère. Article repris sur votre site

Mgr Dosseh-Anyron hier et aujourd’hui

« Certains chagrins d’esprit pourraient voir en l’exercice qui  va suivre un certain acharnement sur la personne de l’Archevêque Emérite du Togo, Mgr Dosseh-Anyron. Il n’en est bien sûr, absolument rien.

            Il s’agit ici plutôt de déplorer la perte que fut le prélat pour le peuple togolais et surtout pour la communauté catholique du Togo depuis qu’il s’était rangé du coté des politiques plutôt que de ses brebis. Il ne s’agira pas de revenir sur ses « frasques » telles que décrites par exemple par le chercheur Science Po du CEAN de Bordeaux Comi Toulabor. Loin de là ! » Lit-on à la Une du journal qui y publie une photo du prélat. Lire la suite de l’article sur le site

François Boko face à  la Diaspora togolaise

*Une rencontre qui a tenu toutes ses promesses

*Réponse à Dahuku Péré

Lit-on à la Une de notre confrère avec François (photo) s’adressant à son auditoire. Et le journal de reprendre le reportage de notre confrère Abalo B. Kpéouzim sur cette rencontre et sa réponse à la préoccupation de Péré 

Akeklé le Scorpion  
 

 

Le Regard

476

Du mardi, 07 février 2006

Cafouillage sur le rôle du facilitateur du dialogue inter togolais
Article repris sur votre site

François Boko face aux Togolais à Paris ‘’Si on ne veut pas que le Togo bascule…, il faut sceller un nouveau contrat politique’’
Peut-on lire à la Une du journal avec à l’appui la photo de la ‘’table d’honneur avec au centre Me François Boko et l’assistance lors de la rencontre’’. Et le journal reprend en pages 5
et 7 le message livré à l’occasion par François Boko

Louis Michel aux prises avec l’opposition togolaise
Lire l’article sur le site

Dans sa rubrique Ça Vous Regarde, voici les sujets qui ont retenu l’attention de notre confrère

Le paradoxe
Décidément le paradoxe fait partie intégrante de l’existence des Togolais. La preuve a encore été fournie lors de la dernière participation de notre équipe nationale à la CAN. Lors de la phase des éliminatoires, les Eperviers ont émerveillé tout le monde par un parcours très brillant. Le Togo était le premier pays à se qualifier. Tout le monde s’attendait donc à voir l’équipe nationale togolaise jouer les premiers rôles lors de la phase finale en Egypte. Ce qui était tout à fait logique au regard des ses prouesses récentes. Mais tous les pronostics avaient été déjoués. Le Togo n’a pas réussi à faire mieux que les années précédentes. La participation des Eperviers a même été une catastrophe. Sur trois matches joués, ils ont concédé trois défaites.

Aujourd’hui, à l’heure du bilan, certains font les comptes car il faut dire - et c’est ça l’autre paradoxe - que contrairement aux années précédentes, c’est la première fois que le gouvernement togolais a injecté, de gré ou de force, autant d’argent dans une compétition. Les Eperviers ne sont pas allés loin, mais si l’on fait un petit calcul, on se rend compte que depuis les éliminatoires jusqu’à leur retour d’Egypte, chacun des joueurs a engrangé au bas mot, la coquette somme de 27 millions FCFA. De quoi faire dresser les cheveux sur le crâne d’un chauve en cette période de vaches maigres.

La diplomatie du proverbe en panne
Peut-on, à coups de proverbes, régler des problèmes sérieux ? A cette question, le Prince « KOMAteux » peut répondre par l’affirmative, lui qui adore déclamer des dictons et autres adages à tous les coups. Il y a quelques jours, alors que se posait en de termes très sérieux les problèmes de la désignation d’un nouveau Président en exercice de l’Union Africaine, « A-Z » a préféré tout résumer en un proverbe « C’est au voleur qu’on confie la garde du butin ». En clair, le chef de la diplomatie togolaise voulait que la Présidence en exercice de l’UA soit confiée au Soudanais Omar El Béchir que certains disqualifiaient pour son implication dans des agressions en direction de son voisin tchadien. C’est vrai que ce choix répond à une certaine logique. Mais visiblement, personne n’avait été convaincu par le proverbe « AYEVAque ». Conclusion, on a refusé de confier la garde du butin au voleur.

Un syndicaliste pas comme les autres
Bien que promu Directeur de cabinet du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le sieur Assima Gnoukouya n’a pas cru devoir démissionner de la tête de l’UGSL, une centrale syndicale qu’il continue de diriger. Selon les jaloux de ses acquis, Assima, désormais passé du côté des patrons, aurait dû quitter l’UGSL. Car le syndicat est avant tout, une affaire des travailleurs et non des patrons. D’autres se demandent si l’homme ne garde pas son poste juste pour jouer un rôle à l’avantage des patrons. Allez-y comprendre.

Enfin débarrassés des saltimbanques ivoiriens
Alors qu’il était encore vivant et aux affaires, feu le Timonier adorait jouer au médiateur. Le dernier dossier qu’il avait pris en charge  était celui de la crise ivoirienne. Alors que le Togo s’empêtrait dans une crise récurrente et sans issue, le Timonier avait  trouvé le moyen de consacrer tout son temps aux problèmes ivoiriens. On voyait à longueur de journée, des gens venus du pays d’Houphouët-Boigny défiler dans les jardins et les salons de Lomé 2.

Certains, véritables gougnafiers, sous le couvert d’associations bidon, ne se privaient pas de venir se sucrer.
Aujourd’hui, tout cela relève du passé. Le Timonier n’est plus et les nouveaux hommes aux affaires ne semblent guère intéressés par des saltimbanques en quête de pitance. Ç’aurait été au temps du Timonier, les nouveaux développements de la crise ivoirienne auraient déjà permis à des gens comme Koffi Koffi et son UFRAPAO de venir se la couler douce à Lomé.

Deux poids, deux mesures
Dimanche dernier, il y avait un an jour pour jour que disparaissait le Timonier. A cette occasion, plusieurs manifestations avaient été organisées. C’était pour l’essentiel, des messes, des prières et des cultes. Nulle part, il n’avait été question de faire la fête. Et pour cause, la mort d’un homme est un événement triste qui ne saurait, en aucune manière, servir de prétexte pour une quelconque ripaille.

Aujourd’hui, nombre de ceux qui ont suivi la commémoration de l’anniversaire de la mort du Timonier se posent des questions. Le Timonier était Président de la République au moment où il a été fauché par la mort. De même, Sylvanus Olympio était aussi Président de la République lorsqu’il avait été lâchement assassiné. Mais pourquoi à l’occasion de l’anniversaire de la mort de l’un, on se recueille alors que pour l’autre, on fait la fête ? Il y a là, manifestement, une pratique de deux poids, deux mesures.

Sacré Zénéral!
Ceux qui, il y a encore quelques jours croyaient que le Zénéral Tizane s’est définitivement retiré de la politique et qu’ils ne le verraient plus, doivent se refaire une opinion. Car Tizane est bien là  et peut montrer sa tronche chaque fois que les circonstances l’exigeront. Lors des cérémonies marquant le premier anniversaire de la mort du Timonier, il était dans les premières loges. Le visage fermé, il donnait l’impression d’être plus affligé que les fils du disparu.

Sacré Zénéral !

Nicolas et le dialogue
L’un des problèmes de certains acteurs politiques togolais, c’est leur inconstance. Leur promptitude à tout rejeter les pousse parfois à vouloir quelque chose et son contraire à la fois. Lorsque quelqu’un comme Nicolas Lawson parle du dialogue intertogolais, il est parfois difficile de cerner clairement ses idées et de le situer avec précision. Il lui arrive dans une envolée à la limite de la révolte, de fustiger proprement le dialogue qu’il qualifie de tous les noms. Il a déclaré que le dialogue est une foutaise, une connerie inventée par des petits politiciens pour abuser les Togolais. Mais le même homme, un autre jour, réclame avec véhémence sa place à ce même dialogue. C’est aussi peut-être ça, la politique. Mais Nicolas Lawson doit savoir ce qu’il veut.

Agni l'Abeille

68

Du mardi, 07 février 2006

Dialogue inter togolais à Ouagadougou
Pourquoi transporter nos casseroles dans d’autres pays ? Ne sommes-nous pas capables de nous entendre ?
Se demande le journal en manchette avec les photos des principaux acteurs de la crise togolaise : Faure Gnassingbé, Gilchrist Olympio, Me Yawovi Agboyibo et Pr. Léopold Gnininvi. Lire l’article sur le site.

La Fédération Togolaise de Football
La gourmandise à grande échelle a atteint son paroxysme
Lire également l’article sur le site

PAL : Affaire Bolloré-Dupuydauby
 Le verdict du 03 Février dernier  donne raison à Bolloré
« Le tribunal de Lomé a rendu le 03 Février 2006, le verdict du procès qui oppose le groupe Bolloré à M. Dupuydauby. Le délibéré qui a été rendu par le Président du Tribunal, le Juge Kouyou Tchodié a donné raison au Groupe Bolloré » rapporte le journal

Le Républicain

 

 

 

Liberté Hebdo

56

Du mercredi, 08 février 2006

Echos de la rencontre citoyenne à Paris François: Boko inflige un cinglant désaveu aux émissaires du RPT

  • Un fils de Kunalé Eklo remis à sa place par Me François Boko

Ecrit notre confrère dans sa manchette et publie dans l’angle gauche une photo de François Boko et à droite celle du fils de Kunalé Eklo 

Dialogue intertogolais à Ouagadougou: Le nouveau complot de Louis Michel et de Chirac contre les Togolais
Titre en manchette le bihebdomadaire avec une caricature de Louis Michel et Jacques Chirac. Lire l’article sur le site 

Réplique à ‘‘Tingo-Tingo’’ Tonton Augu... a ‘‘résonné’’ comme son … au lieu de raisonner
Lire cette réplique également sur votre site
Violation de la charte des partis politiques
L’Alliance toujours sans récépissé
Quelques sujets en ramassis  dans sa page Libertinage

« Mourir dans la rue, mourir dans le ciel, c’est la même mort »
Cette phrase est souvent prononcée par le vieux de notre quartier pour dire que, quelles que soient les circonstances de décès d’une personne, la mort est unique. Autrement dit, on ne saurait dire qu’un trépas est mieux que l’autre. La mort ne se définit-elle pas comme la fin de la vie, la cessation définitive de toutes les fonctions physiologiques ?

Mais à Gnassingbéland, les gens donnent une terrible conception à la mort depuis que le « Père de la Nation »,  pardon « celui qui n’était  jamais tombé malade » a traversé l’autre rive pour rejoindre ses ancêtres. Tout le monde se rappelle que, pour annoncer la nouvelle, l’ex-garçon de course de l’exécutif togolais avait  parlé de « catastrophe nationale » avant d’inonder le Palais des Congrès de Lomé de ses larmes le jour des funérailles. Les Togolais se souviennent également que, pendant tout le temps qu’avaient duré les cérémonies, le corps de celui qui est mort dans le ciel n’a pas été exposé  pour permettre à ses pairs de le voir pour une dernière fois. Jusqu’à ce jour, rien n’a été dit aux Togolais sur les circonstances du décès du Général Eyadema.

Malgré ce black-out, certains thuriféraires continuent à entourer la mort du Général d’un mythe. C’est comme s’ils disaient la vérité au peuple, le « Père de la Nation » les empêcherait un jour d’aller au ciel. « Lui, il a le privilège de mourir dans les cieux », ânonnait l’éternel deuxième vice-président de l’Assemblée monocolore dans l’émission « 7 sur 7 » sur TV7. Le vendredi 03 février dernier, ce fut le tour de l’autre flagorneur qui pilote le quotidien national de pondre un édito dans lequel il a servi le même morceau aux Togolais. Il écrivait : « Et sans qu’aucun Togolais ne le soupçonne, le Grand Homme avait disparu dans les cieux, enlevé par Dieu Tout-puissant, à la manière d’un Saint ». Certes, le « Grand Baobab » est décédé dans les cieux, mais c’est « la terre qu’il est et il est retourné à la terre ». A ce qu’on sache, il n’a pas été inhumé dans le ciel. Il a eu droit  comme tout homme mortel à 1 m 50. C’est un passage obligé quels que soient notre statut social, notre forme, notre niveau intellectuel…Il n’y a pas plusieurs morts, il n’y a qu’une mort. Trêve de rodomontades.

Des insolites à la cathédrale
Les fidèles du  « père de la nation » étaient tous présents à la cathédrale de Lomé pour, disait-on, rendre hommage à l’homme du 13 janvier 196… qui, il y a un an,  a laissé le peuple togolais « orphelin… ». Outre les « copains traditionnels », c’est-à-dire les barons, le Faure-Kodjo et ses « ouvriers », Fo Agbé était là en chair et en os. Et certains Togolais trouvent suspectes  ses « apparitions régulières » aux manifestations officielles organisées. Il était présent à l’autre « machin » du barreau le vendredi 27 janvier dernier au « Palais de l’Injustice » pour ingurgiter le « discours Dubaï » de « Faure-vi Yesu ». « L’autre », le Parisien de Mango que les siens ont baratiné et à qui on a « arraché » l’intérim était aussi là. Passons !

Entre temps, de longues minutes de prières furent imposées par Mgr Kpodzro à l’assistance. Et là, le caméraman de la Télébidon a fait preuve de professionnalisme. Il a flashé « Faure-vi Yesu » et son « garçon de courses » très concentrés et marmonnant certains mots. Les lèvres remuaient à un rythme en gradation. Il a fallu de peu qu’ils ressemblent aux adeptes de « Jesus,… le yesu be nko mé … arababababa bababa… katamarakashimokitaye… ». Si seulement on pouvait savoir ce qu’ils demandaient dans leur prière ! Après ce supplice de prière, Fo Kodjo jeta un coup d’œil  sur sa montre-bracelet et  vit certainement l’heure. Et là, les Togolais sérieux ont commencé à s’inquiéter. Etait-il ennuyé par la prière parce qu’elle n’est pas faite à Saint Antoine de Padoue? Ou bien s’imagine-t-il le temps fou qu’il devait encore passer chez les gens qui « musulment » ? Certainement qu’il n’a pas vu le travail avant de prendre l’avance. C’est aussi ça le sacrifice que doit observer un premier ministre « usurpateur ». L’attention des téléspectateurs a été retenue par un fait. Des fidèles ordinaires de l’Eglise étaient relégués au second rang. Et à leur place, les téléspectateurs avaient noté la présence de certaines dames habillées en maillot, pardon tricot « Papa Eyadema Merci ». De la publicité à un « ex-vivant » dans la maison de « Yahveh ». C’est une violation de domicile du Père de Jésus

La Commission Dosseh-Anyron a fait un travail approximatif
Nous avons déjà dit que « celui qui a tronqué l’histoire, la tronquera ». La plupart des  pépés de la Commission de Réflexion pour la Réhabilitation de l’Histoire du Togo, avaient passé toute leur vie aux côtés d’Eyadema à dénaturer l’histoire de notre pays. C’est pourquoi les Togolais sérieux n’ont cru à aucun miracle de leur part. Ils n’ont que la version « sodomisée » à servir au peuple pour ne pas courroucer les « bien nés ».

Selon la bande à Mgr Dosseh-Anyron, l’Ecriture a raison quand elle prescrit : « Lève-toi devant des cheveux blancs et sois plein de respect pour un vieillard ; c’est ainsi que tu auras la crainte de ton Dieu. » (Lévitique 19/32). Mais au Togo, c’est le bonjour habituel qui est la vérité de ceux qui ont des « cheveux blancs ». Le reste n’est qu’un tissu de mensonges. Quel crédit un jeune peut-il accorder à un « vieillard » qui dit que « deux fois deux font cinq » ? N’est-ce pas vrai que les « cheveux blancs » ne sont pas synonymes de sagesse ?

Les « vieillards » de cette Commission ont fait un travail approximatif et n’ont laissé aucune vérité à la postérité. Ils ont fait le travail comme l’a justement voulu le clan. Ainsi, ils demandent à faire du 23 septembre, « fête de l’armée avec des célébrations internes dans les casernes ». Or, cette date aussi divise les Togolais. N’accuse-t-on pas Gilchrist Olympio d’être le cerveau de cette tentative de renversement du pouvoir ? Si un jour il devenait président, allait-il assister en tant que Chef suprême de l’Armée aux festivités marquant une date qui le met en cause ? Que nenni ! Mgr Dosseh-Anyron et sa bande n’ont résolu aucun problème malgré tous ces tintamarres. En escamotant la réalité, ils ont ravivé les rancœurs et divisé davantage les Togolais. N’ont-ils pas en outre passé sous silence la date du 5 octobre retenue par la Conférence Nationale comme Journée de la Jeunesse ? Ne sont-ils pas émus devant l’attaque sauvage de la Primature en décembre 1991 et le massacre de Fréau Jardin en janvier 1993 ? 

Aliénés par le Gnassingbéïsme
Le samedi 28 janvier dernier, les fils d’Assoli ont célébré « Kamaka » leur fête traditionnelle. Pour la circonstance, la horde de mecs qui régentent le pays s’est transportée sur les lieux avec tout l’arsenal protocolaire possible. Un détachement a été passé en revue et tous les discours prononcés enregistraient au moins cent fois les noms, chef de l’Etat, Président de la République, « Père de la Nation ». Les manifestants ont même été habillés par la maison « Faure Gnassingbé Design » qui leur a offert de jolis T-shirts « Votez Faure ».

Au même moment à Tsévié, avait eu lieu une journée de réflexion des RPTistes en présence de « Monsieur IDH » et au cours de laquelle le « Fils de la Nation » a été encensé pour sa politique de « réconciliation ».

Le dimanche 29 janvier, la Très Vilaine Télévision a rapporté une pseudo messe des femmes FAT pour le repos de l’âme de Papa Faure, une séquence de danse Kamou organisée par la communauté Kabyè de la préfecture de Zio qui était censée se situer dans « la politique de réconciliation » prônée par « Faure-vi Yesu » et une autre danse Kamou organisée par l’Amicale des « Ressortissants de Siou » à Lomé.

Dans la matinée de ce même  dimanche, le militaire préfet de Moyen-Mono a organisé dans la vilaine ville de Tohoun un footing qu’il a dénommé « footing Eyadema ». Ce qui a surpris plus d’un, c’était l’habillement des coureurs. On dirait que les « Sawi » ne vont pas dans cette  ville pour vendre des shorts aux populations. Toutes les femmes qui ont pris part à ce footing étaient dans leurs pagnes habituels qui descendaient jusqu’au talon. Ce n’était pas joli à voir. Elles avaient toutes les peines de cet univers à prendre leurs foulées. Mais cela ne les a pas  empêchées d’arriver au point de chute qui est le « Terrain de volley-ball de Faure Gnassingbé ». Là, elles ont été gratifiées au nom de Faure d’une canette de Coca-Cola. Quelle aubaine ! Cela n’arrive pas tous les jours…

Et le caméraman prit ses jambes à son cou…
La CAN étant une compétition qui se doit d’être médiatisée, elle a fait une part belle aux professionnels de la communication. Ce sont donc des centaines de journalistes qui étaient présents au Caire. Et pour exploiter l’événement, il fallait obtenir une accréditation des instances de la Confédération Africaine (CAF). Cameramen, diffuseurs, commentateurs, envoyés spéciaux, consultants etc… doivent se plier à cette formalité avant d’exercer. En « bon Togolais » ayant longtemps vécu au pays et servi les média d’Etat, le caméraman a acquis une culture de non droit typique caractéristique des institutions d’Etat depuis l’intrusion de Gnass au pouvoir. Le pauvre caméraman, habitué à aller prendre de gré les images du 13 janvier, des rencontres de foot à Kégué, des départs et arrivées de « Faure-vi Vodoua » lors de ses conquêtes de charme sur le continent, des audiences du « petit », pourvu que l’on te connaisse comme grand bosseur pour la Télébidon qui est en fait un outil de propagande au service du pouvoir. Le « pauvre » lui pensait que le Caire est une succursale de Lomé où le non droit devrait être de règle comme « dans Lomé 2 ». Il débarqua, caméra à l’épaule, sur le stade militaire du Caire et commença à prendre en toute insouciance les images, sans accréditation de la CAF. Les autorités compétentes et la sécurité du stade alertées, l’ordre était de l’appréhender et de lui apprendre qu’on ne badine pas avec le droit au pays de Moubarak…, des Pharaons qui étaient « si gentils » avec le peuple de Moïse… C’est là qu’il s’est découvert des qualités d’athlète. Il détala soudain en trombe et à toutes jambes, maintenant tout de même la caméra dernier cri datant de Mathusalem, de plusieurs siècles avant Jésus-Christ. Il y a donc en lui un mélange de Gatlin, le sprinter  américain, et de Gébréselassie. Les spectateurs au début avaient cru voir un ramasseur de balles. Mais sa taille, son accoutrement et le sérieux de ses enjambées les ont dissuadés, surtout qu’il n’y avait aucune balle devant lui. Est-ce qu’il est de retour après la débâcle des Eperviers ? C’est juste une inquiétude d’un citoyen car il aurait été  aperçu en plein élan, filant vers la tombe de Ramsès II, puis prendre « dangereusement » la direction de la Mer Rouge, cette mer qui avait englouti l’armée de Pharaon lancée à la poursuite des Israéliens…

Liberté Hebdo

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Du vendredi, 10 février 2006

Statu quo au Togo Edem Kodjo, le grand bénéficiaire du pourrissement de la situation
Titre en manchette notre confrère avec une caricature du PM Edem Kodjo (Fo Louis, n’est-ce pas que j’ai le profil ? ENA, OUA, Haut fonctionnaire et en plus grand sapeur)  tendant la main à Louis Michel (Ces Nez-Gros m’étonneront toujours. Jamais rassasiés des délices du pouvoir). Lire l’article sur votre site   

Le centre des Impôts Lomé Sud-Ouest sous les projecteurs
De l’escroquerie dans l’air
Article à lire sur le site

Gestion des marchés de Lomé
Les responsables usent de gabegie et détournent les fonds
*Les femmes menacent de déclencher une grève le 15 février prochain
Idem

Sanctions contre les responsables de la crise ivoirienne
L’ONU a-t-elle peur de Gbagbo ?
Se demande le confrère (article publié sur le site)

Les turpitudes de certains hommes de Dieu
  L’évangéliste John Star a brisé un foyer
Indique le journal qui raconte. « La victime se trouve malheureusement être son attaché de presse, journaliste dans une radio privée de la place. C’est par le truchement de sa femme que notre confrère a fait sa connaissance et il n’avait ménagé aucun effort pour l’assister après la sortie de son album. Formé depuis 2001, ce couple a fait bien de réalisations ensemble. Mais comme toute union, le couple était entre temps miné par quelques petites querelles. Dans de pareilles circonstances, il est normal que l’homme aille se confier à l’évangéliste John Star, sauveur des âmes. Au lieu de s’atteler à ramener la paix dans le couple, l’homme de Dieu leur fit savoir qu’il avait eu des révélations selon lesquelles leur relation était anormale et que la femme devrait retourner à son ancien mari qui serait aujourd’hui loin du territoire national. Sur le champ, il a prié en alignant les ‘’ rakaraka mataya chakara zaza… ‘’ pour boucler avec : ‘’ Au nom et au sang de Jésus, je déclare votre couple illégal et je brise tout lien entre vous’’. Comme si cela ne suffisait pas, il regroupa le comité paroissial le 29 octobre pour lui annoncer la rupture entre Monsieur X et Madame Y et l’interdiction formelle de ne plus    voir son attaché dans l’enceinte de son église. Ainsi, la femme est retournée vivre dans la maison de son ancien mari comme l’a recommandé l’auteur de ‘’ Mawuvio midézon’’ » 

Quelques sujets dans sa rubrique Libertinage

Pasteur ou griot ?
Le week-end dernier, les Gnassingbélandais ont célébré le premier anniversaire de la disparition du « Père de la Nation ». Pour la circonstance, plusieurs manifestations ont été organisées sur toute l’étendue du territoire. Les « Fils de la Nation » et leurs ouvriers ont, après avoir assisté à des offices religieux dans la capitale, mis le cap sur le village natal du Timonier pour le remercier « pour tout ce qu’il fait et continue assurément de faire de son au-delà pour le Togo ». Un culte commémoratif s’est même déroulé au temple œcuménique de Pya dans la matinée du dimanche 05 février.

Et c’était l’occase pour le berger agréé par Dieu auprès de la famille de montrer son savoir-faire. Pour le Pasteur Touléassi, qui a consacré sa vie à louer et célébrer le « Père de la Nation » dans ses nombreuses prédications, le départ de son admirateur n’est que physique et sa « présence spirituelle est permanente et son œuvre salvatrice se perpétue par le président Faure ». Même si « Faure-vi Yesu » perpétue « son œuvre salvatrice », il faut reconnaître que son défunt père n’avait pas tué au moins « 154 » Togolais sur le champ avant de prendre le pouvoir. Passons !

Le griot pardon le pasteur a en outre repris certaines déclarations chères à « l’ex-premier des Togolais ». « Personne ne peut échapper à son destin », « personne ne peut échapper à la volonté de Dieu », lui revenaient dans la bouche comme ses salives et selon « Togo-Presse », ces propos ont fait « frémir plus d’un et pleurer certains ». Il reste à savoir s’il s’est agi des pleurs honnêtes ou de « bitos ». Nous sommes au Togo, le pays où tout est possible. N’a-t-on pas vu le samedi dernier sur la Très Vilaine Télévision des enfants pleurer à « cœur joie » pour la « disparition subite » du Grand Baobab ? Et pour boucler « l’évangile selon Gna… », il est d’abord revenu sur « Il était une fois Eyadèma » qui était, « sous les pluies de balles », parti demander la paix aux frères ennemis tchadiens avant d’inviter les « Fils de la Nation » à assumer leur « destin noble dans l’amour, l’honneur et la dignité » autour de « Faure-vi Yesu ». Sacré Touléassi !

Harry-vi a oublié son ultimatum
Dans les derniers mois de l’année 2005, le leader de la « Nouvelle Opposition Intelligente et Positive (NOPI) » qui regroupe un seul parti, RSDD, Harry-vi a été très actif. Il a organisé plusieurs marches pour dire « non à l’impunité au Togo ». Au cours de la marche du 10 décembre 2005, il a déclaré que « J’ai écrit à Faure, s’il ne prend pas des mesures avant la fin du mois de janvier 2006, je l’assignerai en justice ». Pour soutenir ses déclarations, il fait savoir que la Constitution togolaise lui donne ce droit.

Aujourd’hui, il y a dix jours que le mois de janvier est « mort » mais il n’y a eu aucune action en justice contre le « Fils de la Nation ». Pire, il n’organise plus ces marches dont lui seul a le secret. Il est devenu ces derniers temps très discret. Il ne se prononce plus sur la situation politique du pays. Pourtant, l’actualité est très dense ces dernières semaines. Les Gnassingbélandais ont fêté leur 13 janvier de leur « histoire 2ème », la Commission des pépés réécrivailleurs de l’histoire du Togo a rendu son rapport, les Togolais iront laver leur linge sale à Ouaga…

Pour certains, l’ancien ministre ne fait que reculer pour mieux sauter. C’est donc un retrait stratégique. Mais les jaloux de ses acquis jasent que Harry-vi veut  traîner « Faure-vi Vodoua » devant les tribunaux. Cela n’engage qu’eux.

Le 05 février… et le fils « sodomisa » la constitution
Tout un folklore a été observé autour du 05 février qu’on a fait passer pour un 1er novembre. Une demi centaine au moins de messes devraient avoir été organisées puisqu’elles ont commencé à être célébrées depuis le 29 janvier dernier par les « femmes titulaires » FAT pour, disait-on, le « repos éternel » du « Père de la Nation ». Ce nombre friserait d’ailleurs la centaine, à considérer les messes organisées à des fréquences régulières pour le repos des défunts de la famille « aryenne », Kabissa, Koromsa, N’danida, Eyadéma… on en a organisé à la cathédrale de Lomé, à Pya le jour « J », au camp RIT à Lomé, et toutes les confessions religieuses étaient de la partie, catholiques, protestantes, fidèles de Mahomet, Bouddhistes, païens, athées… Même les maîtresses de douaniers en ont fait ... Seulement il n’y avait  pas assez de caméras pour aller les filmer. Mais, est-ce en multipliant les messes en son hommage qu’on le fait élire à la droite du Père ? Certainement  pas. Dieu a prévenu les hommes qu’ils seront jugés selon leurs actes. Et lui il n’est pas « corrompussable »  comme « certains ». Il a déjà son avis sur le personnage et ce ne sont pas les « jérémiades charnelles » du syndic au pouvoir qui vont le dissuader. Tout le boucan à grand renfort médiatique qui entoure cette date que l’on fait passer pour « catastrophe nationale » ne va point distraire les Togolais sérieux. La cohorte au pouvoir s’efforce de masquer l’histoire, une fois de plus à la Dosseh-Anyron et associés. Il s’était passé autre chose ce 05 février 2005 que le trépas de Gnass. C’était le « patapa » (Forçage) constitutionnel. « Faure-vi vodoua » avait « sodomisé » la constitution de la République. En quelques heures, il s’est fait élire président de l’Assemblée monocolore et a confisqué le « tabouret présidentiel » vidé par… Koffi Sama, premier ministre d’alors et Zakari Nandja, chef d’Etat major général des FAT avaient lu un « truc bidon » où ils déclaraient confier « le capitanat du Titanic » à « Faure-vi yesu », le « successeur naturel » du « père de la Nation », d’après un « testament factice » qu’aurait fait Gnass. Seulement jusqu’à présent, on n’a pas précisé le notaire chez qui il a été fait. On a oublié de dire aux Gnassingbélandais que c’est ce « patapa » de Faure vi qui a complexifié la crise et est à l’origine des violences pré et post électorales ayant entraîné 154, 500, 800 ou 1000 décès de Togolais et l’exil de plus de 40.000 autres. Ils auront beau masqué des pages entières de l’histoire du Togo, elles ne seront pas gommées dans les esprits des Togolais sérieux.

Fo Nico veut s’inviter au dialogue
Quelle que soit la physionomie du mouton, Fo Nico du PRR, qui voulait faire de la ville de Sokodé un grand village Hadj, construire un port de plaisance à Anèho…, ira au dialogue inter togolais qui se profile à l’horizon. Cet intérêt subit qu’il accorde à ce dialogue qu’il a, à plusieurs reprises condamné, a surpris plus d’un. C’est la preuve que l’homme n’est pas en phase avec ses déclarations tonitruantes. Il fait la même chose et son contraire quoi !

Tout le monde se souvient des propos qu’il avait tenus après qu’il fut reçu par une délégation de la CEDEAO en mission à Lomé aux lendemains de la frauduleuse du 24 avril. Il n’avait fait savoir que l’opposition radicale n’avait pas les moyens de sa radicalité et qu’il n’y avait que deux options qui s’offraient à lui : soit composer avec Faure Gnassingbé ou chercher d’autres moyens pour le chasser du pouvoir. Quand un responsable tient ces genres de propos, il paraît sous les yeux de l’opinion comme un plaisantin et on ne le prend jamais au sérieux. Pour paraphraser un philosophe, on dira que Fo Nico a des idées pures mais il n’a pas d’idée

Tingo-Tingo  
 

 

La Dépêche

305

Du mercredi, 08 février 2006

Devant la diaspora togolaise à Paris: