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31 janvier 2006

Revue de presse du 23 au 29 janvier 2006

Lundi

Mardi

Mercredi

Jeudi

Vendredi

Le combat du peuple
Motion d'Information
Forum de la Semaine
Le Regard
Agni l'Abeille
Nouvelle Ere
Le Republicain
Liberté Hebdo
La Dépêche
 
 
Le changement
 
 
 
Le Canard Indépendant
Nouvel Echo
 
 
 
Togo Presse (Quotidien gouvernemental)  

TOGO-PRESSE N°7204
Du lundi, 23 janvier 2006

Funérailles de feu papa Kabissa samedi à Pya Akéi La danse ‘’Soo’’ s’est déroulée en présence du chef de l’Etat,Faure Essozimna Gnassingbé
Titre en  manchette notre confrère avec à l’appui photos de : le  chef de l’Etat se rendant sur les lieux de la manifestation,  le groupe de la famille éplorée ouvrant le défilé, la foule des danseurs à l’œuvre dans une ambiance chaude et le chef de l’Etat entouré de ses proches collaborateurs admirant la prestation des différents groupe de danseurs.

Le président de la République a assisté à la célébration de la fête traditionnelle ‘’Koudapani’’ à Mango dans l’Oti
« Les natifs de la préfecture de l’Oti ont célébré samedi dernier leur fête traditionnelle ‘’Koudapani’’ sur le stade municipal du chef-lieu de la préfecture de Mango. Le président de la République Faure Essozimna Gnassingbé, fidèle à sa politique de réconciliation nationale, a personnellement, pris part à cette manifestation culturelle.

Il avait à ses côtés certains membres du gouvernement, des députés, ses proches collaborateurs et les cadres du milieu » rapporte notre confrère.

Le chef de l’Etat a reçu vendredi le président du CIP-UEMOA
« Comme vous le savez, le CIP-UEMOA a été créé en 1998 à un moment où feu président Eyadema était président en exercice de l’UEMOA. Nous avons rendu compte au président de la République de l’évolution des activités au niveau de notre parlement commun ». C’est ce qu’a, rapporte le journal, déclaré M. Mahamane Ousmane, président du Comité Interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine
Le consul honoraire du Togo en Suisse et le représentant-résident du PNUD vendredi à la primature    
Selon notre confrère, la coopération entre le PNUD et le Togo d’une part et l’assistance de la Suisse au Togo en matière de santé de l’autre ont été au centre des entretiens.

« Nous sommes donc engagés à redoubler d’efforts afin que la coopération entre le Togo et le PNUD puisse avoir une nouvelle impulsion  au cours de cette année » a indiqué Fidèle Sarassoro, représentant-résident du PNUD

Quant au consul honoraire du Togo en Suisse, indique notre confrère, « l’essentiel de son entretien avec M. Kodjo a porté sur deux ambulances offertes par le gouvernement suisse au Togo et qui rencontrent des problèmes à leur déchargement au Port Autonome de Lomé »

TOGO-PRESSE N° 7205
 
Du mardi, 24 janvier 2006

Le premier ministre a reçu le consultant en commerce international Jean-Raoul Jourdan
Lit-on à la Une de notre confrère avec à l’appui une photo de l’audience que le chef du gouvernement a accordée au consultant Jean-Raoul Jourdan (à gauche) accompagné du DG du Port (au milieu)  venu lui faire le point sur la mise en place du guichet unique sur le commerce extérieur au Port Autonome de Lomé (PAL)

32e anniversaire de l’attentat de Sarakawa Le peuple rend hommage au père de la nation  
Titre le journal qui, à l’occasion, revient sur les circonstances de l’attentat de Sarakawa

TOGO-PRESSE N° 7206
Du mercredi, 25 janvier 2006

Promotion des droits de l’homme au Togo
: Le premier ministre a inauguré hier de nouveaux bâtiments à la prison civile de Lomé
Lit-on à la Une de notre confrère avec une photo montrant le premier ministre (au milieu) coupant le ruban symbolique pour la visite des locaux

A en croire le quotidien gouvernemental qui rapporte l’événement, cette cérémonie dont le premier ministre Edem Kodjo a eu l’honneur de présider, a été organisée par le Programme d’Appui d’Urgence au Secteur Pénitentiaire (PAUSEP). Le journal consacre deux pages à cette cérémonie, puisque après un compte rend de la cérémonie, il publie le discours que le chef du gouvernement a prononcé à l’occasion.


TOGO-PRESSE N° 7207
Du jeudi, 26 janvier 2006


Le peuple togolais a commémoré le 32e anniversaire de l’attentat de Sarakawa 
C’est le gros à la Une de notre confrère avec à l’appui une photo où Faure se recueille devant le mausolée en mémoire de ceux qui sont morts ce jeudi 24 janvier après un dépôt de gerbe.

6e sommet ordinaire de l’UA à Khartoum Le président Faure Essozimna Gnassingbé a activement pris part aux travaux
Titre le quotidien qui revient sur le séjour du chef de l’Etat à Khartoum 

25e anniversaire du barreau du Togo Les problèmes de la justice togolaise au centre d’une journée de réflexion
« Les manifestations du 25e anniversaire du barreau du Togo se sont poursuivies hier matin par l’organisation d’une ‘’journée de la justice’’.

La journée a été marquée par un échange entre magistrats et auxiliaires de justice sur le fonctionnement de la justice au togo. Elle a donné l’occasion à ces acteurs de notre appareil judiciaire de poser un véritable diagnostic sur le journal de la justice togolaise, d’en relever les problèmes et d’apporter les solutions en vue de l’amélioration de ses prestations », indique le journal qui précise que la rencontre s’est déroulée à l’hôtel 2 Février en présence du premier ministre Edem Kodjo.

TOGO-PRESSE Magazine  N° 7208
Du vendredi, 27 janvier 2006

Une délégation du Conseil national du Patronat hier chez le premier ministre
Titre en manchette le journal avec face à face le chef du gouvernement (entouré de ses ministres et  collaborateurs) et la délégation du patronat lors de la séance de travail.

Selon notre confrère, « les discussions ont porté sur l’organisation des journées de promotion de l’investissement au Togo qui se tiendront en juin à Genève en Suisse »

Dans sa page
Magazine, notre confrère s’est intéressé au problème récurrent de l’abandon d’enfant et de foyer en se tournant vers un spécialiste qui donne son appréciation de la chose par rapport à la loi.

Pour lui, tout comme l’abandon brut d’enfant, l’abandon de foyer est considéré comme une infraction pénale réprimée par le législateur »     

Le Combat du Peuple

534

 Du lundi, 23 janvier 2006

Dossier Affaire République du Togo contre Togo-Electricité : Togo-Electricité pris au piège du mensonge (La République Togolaise demande 15 milliards de dédommagement)
Titre en manchette notre confrère (article déjà publié)

Les contorsions d’un Président qui veut être et ne pas être  Laurent Gbagbo doit savoir ce qu’il veut
 
Egalement publié

Querelles entre Adébayor Shéyi et l’entraîneur Keshi  Le chef de l’Etat et le Premier ministre interpellés
Idem

CAN 2006  Echec des Eperviers face aux Simba de la RDC Stephen Keshi a fait preuve de légèreté
Estime notre confrère à propos de la décision du sélectionneur Stephen Keshi d’aligner Adébayor Shéyi, le cerveau de l’équipe nationale togolaise. Pour le journal, « dans cette affaire, il ne fallait prendre aucun risque d’autant que c’est l’honneur du Togo qui est en jeu. Ce n’est pas une question d’humeur »

Motion d'Information

326

Du lundi, 23 janvier 2006

Participation togolaise à la CAN 2006: Entre la mobilisation populaire et l’espoir écourté  Adébayor Shéyi claque la porte aux Eperviers
Titre en manchette notre confrère avec photos du ‘’chouchou’’ des togolais, Adébayor Shéyi et du président de la fédération togolaise de football, le Cdt Rock Gnassingbé (article publié sur notre site)

Prostitution au Togo Le sexe bon marché, drame et désolation : ‘’rendez-vous avec le VIH’’
Lire l’article sur notre site

Transformé en véritable instrument politique Togo Cellulaire est au centre de manigances affreuses et honteuses
« Togo Cellulaire,  la société de la téléphonie cellulaire qui constitue aujourd’hui l’un des poumons de l’économie nationale  est au centre de toutes les intrigues, non liées à ses prestations qui sont ces deniers jours très approximatives et déplorables mais surtout à son positionnement  politico stratégique qui frise tout à fait  l’instrumentalisation.

Magouilles annoncées, arrestations tous azimuts, et puis injustice  sociale avérée » écrit notre confrère qui promet de revenir « sur les graves perturbations du réseau avec les préjudices divers  causés aux clients et l’exploitation politique qu’on en fait »

Présidentielles de Mars 2006 au Bénin: Trente trois prétendants, un palais : les favoris
Titre le journal qui rappelle le contexte,  les circonstances et les enjeux des prochaines élections présidentielles au Bénin et passe en revue les favoris de cette élection présidentielle.

Forum de la Semaine

124

Du lundi, 23 janvier 2006

Sécurité au sommet de l’Etat Le Col. DJOUA à nouveau sous les verrous  après une intrusion nocturne à la présidence de la République
Titre en manchette notre confrère avec photo du Col Narcisse Yoma Djoua (article déjà publié)

De Bonnecorse à Lomé Plutôt qu’une diplomatie de conciliation, il y a des senteurs de l’affaire Montoya
Ecrit le journal dans son billet confidentiel (également publié sur le site)  

CAN Egypte 2006 : Togo –Congo 0-2 La faute de Stephen Keshi
Idem
La HAAC et Radio Maria
Le torchon brûle
« Tout semble se dérouler désormais comme si la HAAC faisait le jeu du pouvoir tyrannique de Lomé. Depuis qu’un embryon de liberté d’expression s’est observé sur Radio Maria, cette dernière semble se retrouver dans le collimateur de la HAAC. Radio Maria dérangerait-elle ?

Plusieurs semaines auparavant, il avait été reproché à la radio confessionnelle d’outrepasser les attributions de son cahier des charges en s’immisçant dans la vie politique du pays. L’émission « CARREFOUR », animée les mercredis nuits par d’éminents juristes, observateurs et membres de la société civile était loin de faire l’apologie du pouvoir, car il s’agissait de décortiquer les dérives et abus du pouvoir. Une véritable leçon d’éducation civique et politique, ainsi étaient perçus les débats. Jusqu’à leur arrêt brutal téléguidé par une décision de la HAAC. Après moult démarches et discussions avec dit-on les décideurs de Lomé dont Faure Gnassingbé lui-même, les choses furent remises sur les rails. Pas pour bien longtemps, apparemment » écrit le journal qui revient sur la mise en demeure de la HAAC à Radio Maria Togo en date du 17 janvier 2006

 
Forum de la Semaine

125

Du jeudi, 26 janvier 2006

Togo-Electricité Le grand imbroglio
*Le Togo demande 15 milliards de dédommagement
* Elyo-Hydro Québec réclame 3 milliards d’impayés à l’Etat
*Des odeurs de 400 millions de pots de vin…
Lit-on à la Une de notre confrère. Article publié sur le site

CAN Egypte 2006/  Cameroun -Togo : 0-2 Et la nuit s’étend sur le Togo…
Lire également cet article sur le site

L’affaire Montoya risque d’emporter beaucoup de barbouzes français de la sous-région
C'est ce que, selon notre confrère, croit le Gri-Gri international dans un article, qu’il reprend d’ailleurs, « qui revient sur les agissements de l’ex-gendarme de l’Elysée et de ses relations dans le milieu très controversé du trafic des armes »

Akeklé le Scorpion  
 

Le Regard

474

Du mardi, 24 janvier 2006

L’aide à la presse privée togolaise se fait attendre
Lire l’article sur le site

Dialogue inter togolais  L’UE va  confirmer la désignation du facilitateur
Titre à la Une notre confrère avec dans l’angle gauche Louis Michel et dans l’angle droit Lakhdar Brahimi (article déjà publié) 

Le dialogue social tarde L’intersyndicale complaisante à l’égard du pouvoir Idem

Gbagbo défie la communauté internationale
Egalement publié sur le site

Révélation ! La décision présidentielle qui a coûté la vie à Sylvanus Olympio
Titre en manchette le journal avec une photo de Sylvanus Olympio et publie en page intérieure (P3) cette fameuse décision, c'est-à-dire la Loi N° 62-20 du 12 décembre 1962 portant création de la Banque Centrale du Togo

Visite surprise   du Col. Djoua au Palais de  la Présidence
A propos de cette visite surprise rapportée par Forum de la Semaine, Le Regard écrit pour sa part « reste à savoir si le Colonel réduit à la mendicité a voulu faire parler de lui pour attirer l’attention des autorités sur le sort qui lui est réservé surtout que  de sources proches de la famille de  cet ex-Patron de la garde présidentielle, on se plaint de ce que toutes ses démarches en direction des plus hautes autorités pour leur exposer ses problèmes et les inciter à améliorer ses conditions de vie n’ont pas reçu d’écho favorable »

CAN 2006 : Le bras de fer entre Keshi et Adébayor affaiblit les Eperviers
Estime notre confrère  qui revient sur l’épisode Adébayor et le coup de gueule de Keshi

Voici quelques éléments tirés dans sa rubrique Libertinage

Où était Abalo Firmin ?
Dans ses recommandations, la Commission de réhabilitation de l’histoire du Togo n’a pas oublié Sylvanus Olympio, le premier Président de la République togolaise assassiné par des demi-soldes le 13 janvier 1963 et que le régime Eyadema a passé le plus clair de son temps à diaboliser. Elle a proposé que Sylvanus Olympio, Père de l’Indépendance du Togo soit reconnu comme tel, et que des obsèques dignes de son rang lui soient organisées.

En formulant cette recommandation, les témoins de l’histoire de notre pays viennent de rétablir une vérité  que certains s’évertuent à nier. On sait que quelqu’un comme le Juventiste Abalo Firmin qui a eu des relations tumultueuses avec Olympio n’a jamais voulu voir en lui, le Père de l’indépendance. Pour lui, seul Ben Apaloo peut être considéré comme celui qui a  conquis l’indépendance pour le Togo. Il vient d’essuyer un cinglant démenti.  Le plus cocasse, c’est qu’il est membre de la commission qui a proclamé Olympio « Père de l’Indépendance du Togo ». Etait-il présent lorsque cette recommandation a été adoptée ?

En tout cas, il n’est jamais trop tard pour reconnaître ses erreurs. Espérons que Abalo Firmin ne reviendra plus sur une question  qu’il a participé lui-même à trancher. Comme dirait l’autre, la vérité a toujours triomphé.

La galère des « mangolais »
Il est vrai que toutes les préfectures du Togo ont de sérieux problèmes. Mais il y en a aussi certaines dont la situation frise le sinistre. C’est le cas de la préfecture de l’Oti. On se souvient encore des misères faites  il n’y a pas longtemps, aux populations  de cette localité, au nom de la protection de la faune. Elles en gardent encore les stigmates.

 Aujourd’hui, c’est à un problème d’infrastructure qu’est confrontée Mango. Tenez. Lorsqu’on est à Mango, on n’a pas la possibilité de capter Radio Lomé ou Radio Kara. On ne peut pas regarder la télévision nationale. Il y a quelques jours, alors que Faure Gnass se trouvait dans cette ville à l’occasion de la fête traditionnelle de la localité, il s’était entendu dire que « Mango, sur le plan de la communication, est une zone enclavée », un euphémisme pour lui dire qu’à Mango, une ville sinistrée, on  manque de tout. Etre coupé du monde en ce millénaire du village planétaire  n’est pas faire du sur-place, mais régresser. 

La question que se posent certains, c’est ce que font les barons originaires de la localité pour leur ville. Natch avait dit à qui voulait l’entendre que « l’airR PéTé » allait tout prendre. Il a effectivement tout pris. Mais en quoi cette politique de tout pour moi et rien pour l’autre a-t-il profité à son Mango natal ?

Vous avez dit nation ?
Il est aujourd’hui de plus en plus fréquent d’entendre parler de la nation togolaise. Depuis le décès du Timonier, on a pris l’habitude, dans certains milieux, de le désigner par le terme « Père de la Nation ». Il y a encore quelques jours, la commission de réhabilitation de l’histoire avait, dans son rapport, recommandé que le Timonier soit qualifié du titre de « Père de la Nation ». Tout cela est bien beau et nous n’avons rien à dire à propos.

Seulement voilà. Tout le monde ne voit pas la chose d’un même œil. Dans certains milieux, on estime que la Nation togolaise n’existe pas. La définition du vocable Nation  au contact des réalités quotidiennes togolaises ne permet pas de parler de Nation au Togo.

Si les tenants de cette thèse ont raison, on peut conclure qu’on attribue au Timonier la paternité de quelque chose qui n’existe pas.

Après le 13, le 24 janvier
Les jours passent et comme au temps de Gnass père, les fils célèbrent et commémorent les événements du temps du père. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des Togolais semble convaincue qu’on a beau parler de changement d’hommes à la tête du pays, les habitudes héritées du passé auront de beaux jours devant elles.

            Le ton a été donné le 23 septembre, lorsque dans un décor qui n’avait rien à envier à ceux qu’on voyait au temps du Timonier, Faure Gnass et les siens ont célébré le 23 septembre qui rappelle pourtant un événement douloureux. Certains observateurs avaient alors cru qu’il s’agissait d’un faux pas qui n’allait plus se répéter. Erreur.

            Le 13 janvier dernier, alors qu’on était encore là à parler de pardon et de réconciliation, on a paradé et sablé le champagne autour d’un événement  qui divise profondément les Togolais.

            Aujourd’hui, c’est  ce qu’ils appellent l’attentat de Sarakawa  que  « l’aiR PéTé » et ses populations sont en train de commémorer.

            Toutes ces fêtes ou journées autour desquelles le parti « gnassional » fait toujours beaucoup de bruit ont ceci de commun qu’elles se fondent sur des événements qui sont loin, très loin de faire l’unanimité.

            Au sujet des événements du 23 septembre 1986 par exemple, alors que le pouvoir  en place parle d’une agression terroriste, le commun des Togolais fait plutôt état d’une tentative de déstabilisation menée de bout en bout par des Togolais, contraints de prendre des armes pour se faire entendre.

            Le 13 janvier quant à lui est considéré par les tenants du pouvoir comme la fête de  la libération nationale alors que pour beaucoup d’autres, cette date ne rappelle que l’assassinant  du premier Président de la République  togolaise par des demi-soldes.

            Enfin,  ce que « l’aiR PéTé » et  les siens commémorent aujourd’hui le 24 janvier et qu’ils appellent l’attentat de Sarakawa ou fête de la « libération économique » est pour les autres, un accident d’avion dû à une surcharge.
Rien que des mots ….
Depuis qu’il est arrivé au pouvoir de la manière qu’on sait, Faure Gnass ne cesse de parler de pardon et de réconciliation. Mais tant que des actes concrets ne sont pas posés dans le sens de l’apaisement et de la réparation des injustices, nombreux sont ceux qui continuent à considérer le pardon et la réconciliation comme des mots, rien que des mots.

Selon certains observateurs, le pardon dont il s’agit ne concernait pas tout le monde de la même manière. Ainsi par exemple, on peut reconnaître à certains anciens premiers ministres leur statut avec tout ce que de droit et refuser d’en faire autant pour un autre parce que, à un certain moment, il avait refusé de « regarder dans la même direction ».

Comme la paix, le pardon ne devrait pas être un mot, mais un comportement.

Agni l'Abeille

66

Du mardi, 24 janvier 2006

Tentative de coup d’Etat ou début de démence
Le Colonel Djoua arrêté puis relâché. Plusieurs militaires enfermés pour négligence

Titre en manchette notre confrère (article déjà publié)
D’une trahison à l’autre, le sort du Togo se joue entre Keshi et Adébayor Article publié

Pourquoi le Ministre Antoine Agbéwanou garde-t-il les retraités ?Idem

Lomé la capitale la plus sale de la sous-région
  Honte aux autorités municipales
Ecrit notre confrère qui évoque l’état l’insalubrité criarde des routes et autres de la  capitale.

« Si vous prenez le boulevard circulaire jusqu’à Dékon, les abords du trottoir sont pleins de déchets, des papiers plastiques et autres peaux de bananes, d’orange etc.… en dehors des égouts bouchés. C’est dommage qu’on constate ces genres de saletés qui n’honorent pas notre capitale » écrit le journal qui impute cet état de chose au laxisme des autorités municipales et souhaite qu’on aille « rapidement aux législatives et aux élections municipales pour doter nos communes des  cadres capables de relever le défi »

La débâcle des Eperviers à la CAN:  Tout était prévisible
Estime le confrère parce que, d’abord, l’impréparation criarde de l’équipe, Ensuite, d’habitude, avant chaque compétition nationale et internationale des prières d’intercession sont organisées. Cette fois ci rien. Ensuite,  au moment des revendications des Eperviers à propos de leurs primes de matchs, le Président de la FTF Rock Gnassingbé n’avait cessé de citer les meneurs du groupe comme Adébayor, Agassa et autres. On pouvait imaginer que quelque chose se tramait contre eux. Et enfin, la seule véritable star, meneur de groupe que connaît les Eperviers se retrouve sur le banc pour un match capital synonyme d’une certaine qualification au second tour »

Le Républicain

20

Du mardi, 24 janvier 2006

Reprise du dialogue national:  L’Algérien Lakhdar, probable facilitateur, serait rejeté par le pouvoir
Article déjà publié  sur le site

La dette du Togo s’élève à 77 millions  $  US
Faure tend-il la main aux pays arabes «pétroliers» ?
Se demande notre confrère dans sa manchette avec une photo de Faure Gnassingbé (article également publié)

Akila-Esso Boko rencontre la diaspora d’Europe ‘’Il faut restaurer la République et créer les conditions d’alternance…au Togo’’  titre également en manchette le journal avec une photo de l’ancien ministre de l’intérieur. En fait, notre confrère publie un communiqué du comité d’organisation de la rencontre  qui explique l’objectif de  celle-ci.

CAN 2006 : Le film du désaccord entre Adébayor et Keshi
* Comment Faure est arrivé à calmer les belligérants ?
* Les coups de gueule de Keshi et d’Adébayor
* Pourquoi Adébayor promet la défaite des camerounais ?

Article à lire sur le site

Liberté Hebdo

52

Du mercredi, 25 janvier 2006

Financement du barrage d’Adjarala La France aurait fait perdre 197 milliards au Togo
Titre en manchette notre confrère avec la photo du président français Jacques Chirac (article à découvrir sur notre site)

24 janvier 1974, accident de Sarakawa
Les vérités qu’on a toujours cachées au peuple
Indique le journal (article déjà publié)

Réintégration des victimes de l’ère Béléyi au PAL Quand le Colonel Adégnon manque de courage
Egalement publié sur notre site
Les Eperviers défaits  par les Simbas
Késhi a badiné avec l’honneur de tout un peuple
Idem

Couac dans la coopération germano-togolaise
Goethe Institut va être définitivement fermé
Souligne notre confrère qui indique que, c’est le directeur de Goethe Institut, Dr Herwig Kempf, qui l’a annoncé lors de la conférence de presse qu’a organisée le corps diplomatique allemand au Togo le vendredi 20 janvier 2005. ‘’En effet, la direction du Goethe Institut en Allemagne, en accord avec le ministère allemand des Affaires Etrangères, a décidé que le Goethe Institut de Lomé, après 9 mois de suspension, soit définitivement fermé à partir du 1er février 2006 si les accords de dédommagement conclus en septembre 2005 entre les deux gouvernements allemand et togolais ne sont pas respectés et honorés d’ici le 31 décembre 2006’’ a-t-il fait remarquer. Pour le journal, « encore une fois, le pouvoir togolais montre à la face du monde qu’il ne respecte pas les accords qu’il a lui-même signés. Il y a plus de trois mois que les accords sont conclus et il serait indécent que les autorités togolaises attendent que l’irréparable se produise. Car en fermant ce centre c’est tout le peuple qui sera pénalisé et les Togolais seront obligés d’aller dans d’autres pays avant d’apprendre la langue de Friedrich Schiller »

Dialogue inter – togolais Louis Michel a rencontré le nouveau médiateur vendredi
Annonce le journal qui indique que « à en croire la Commission, le diplomate algérien sera confirmé dans ses nouvelles fonctions dans les tout prochains jours »

Voici quelques sujets traités dans sa rubrique Libertinage

Gbogboyagbo a passé sous silence ses deuxièmes « 100 jours »
Après la présidentielle sanglante du 24 avril 2005, la communauté internationale avait exigé que le « mal élu » forme un gouvernement d’union nationale qui puisse redonner confiance aux Togolais et remettre le pays au travail. Mais contre toute attente, l’« illustrissime énarque » torpilla les tractations en cours et se fit nommer Premier ministre de Gnassingbé 2e.  Une façon de dire que c’est lui seul qui est apte à consolider le règne des Gnassingbé au Togo. Quelques mois plus tard, il mit en place un gouvernement de « large ouverture familiale et amicale » dans lequel on retrouve même des chômeurs, des « preneurs d’otage», et on susurre aussi des cop...

Au début, ils s’agitèrent en allant de villes en villes, de villages en villages…pour, dit-on, sensibiliser les populations meurtries et affamées sur la nouvelle politique de réconciliation du « fils de la nation ». Lorsque la crise alimentaire battait son plein avec le maïs qui se vendait à 1300 F le bol, certains « piaillards » incompétents n’avaient pas hésité à dire qu’il s’agissait d’une « agression extérieure ». Quant à Kodjo lui-même, il n’a posé aucun acte d’envergure depuis qu’il se la coule douce à la Primature avec une kyrielle de Conseillers. Mais cela ne l’a pas empêché d’organiser une conférence de presse qu’ils ont pompeusement appelée les « 100 jours » du gouvernement Kodjo. Au cours de cet événement, le diplomate-écrivain s’est déplacé avec presque tous ses « porteurs de sceaux et de valises ». N’ayant rien fait de concret, il a longuement glosé sur la qualification historique des Eperviers pour la Coupe du monde avant de faire remarquer que « 100 jours sont insuffisants » pour la réalisation de nombreuses missions qu’il s’est fixées.

Depuis le 11 janvier dernier, 100 autres jours sont venus s’ajouter aux 100 premiers déjà passés par sa mangeoire. Mais rien ne se profile à l’horizon. Même les promesses faites par le gouvernement « sur instruction personnelle du chef de l’Etat » pour janvier 2006 n’ont pas encore connu un début d’exécution. Tout est pour l’instant dans l’impasse. Son seul exploit ces derniers temps a consisté à désamorcer la bombe de l’Intersyndicale qui avait annoncé une série de manifestations en ce début d’année. Mais pendant combien de temps cela durera-t-il ?

Les Togolais ont renvoyé l’ascenseur aux « Ghanalais »
La défaite des Eperviers le samedi dernier face aux Simbas de la RDC avait plongé tout le pays dans une déception sans pareille. L’émotion était à son comble. Tout Lomé s’est couché assez tôt.

Outre cet état d’âme général, cette mélancolie nationale, les habitants des quartiers Kodjoviakopé-Nyékonakpoe ont vu leur peine corsée par l’attitude peu compatissante des « Ghanalais » riverains de la grille de la frontière, ce qui a fait regretter aux Togolais leur désir de voir qualifiés le Ghana et la Côte d’Ivoire en plus du Togo pour que ces pays rentrent dans l’histoire pour avoir qualifié trois pays de la côte qui forment une chaîne. Ils étaient très contents que les Eperviers aient perdu face aux Simbas, ce qui a étonné les riverains togolais de la frontière. En des mouvements de carnaval, ils chantaient, dansaient et lançaient des mots provocateurs à l’endroit les Togolais. Les plus extrémistes sont allés jusqu’à lancer contre les nôtres qui passaient près de la grille de séparation des déchets de porcs puisqu’ils sont élevés en nombre par ces « Ghanalais ». Les Togolais ont encaissé le coup et espéraient leur tour…

« Dieu faisant bien les choses », le Ghana a été battu lundi dernier par le Nigeria. Et les habitants de Kodjoviakopé-Nyékonakpoe ont trouvé belle l’occasion pour leur renvoyer l’ascenseur par des mots et gestes tout autant provocateurs. Ils ont assez nargué leurs voisins de l’ouest. Les Togolais ont fredonné la chanson « Oché, Alafia yéé. Papa Odukpé… Okabowo… » et les appelaient « Nyé bro, Adonko, Fousséni… ». Les jets de cacas de porcs se sont accentués et, tellement embêtés, certains qui avaient les nerfs à fleur de peau ont failli jeter des porcs entiers vivants contre les Togolais par-dessus la grille. C’est « vraiment vrai » que celui qui n’a pas encore traversé l’autre rive ne doit pas se moquer de celui qui se noie… Tellement remonté, un « Kpè kpè kpè » pour prendre la revanche exigea le lendemain d’un client togolais de payer 100 F CFA au lieu des 50 F CFA  habituels pour lui avoir ciré les chaussures. « Esu wo ya » (Ils en ont eu pour leur compte)…

Faure affectionne les investitures
 Au Togo, tout va comme sur des roulettes et Gnassingbé fils peut multiplier à loisir les voyages. En quête de légitimité, il ne manque aucun événement d’envergure internationale. En décembre dernier, il était au Burkina Faso pour assister à l’investiture de l’autre dictateur qui dit avoir « administré une fessée électorale » à ses opposants. Le lundi 16 janvier, la première femme présidente du continent, Ellen Sirleaf, a été investie au Libéria. Faure-vi était encore à Monrovia pour prendre part à ces manifestations aux côtés de Laura Bush qui lui aurait envoyé un message de présentation de vœux qui était difficile à décrypter. La présence de Faure-vi a été complètement ignorée par les médias internationaux. Ils n’avaient jamais cité son nom parmi les présidents attendus à cette investiture. C’est à croire que c’était lui-même qui s’y était invité. Passons !

Par bonheur, il a été régulièrement cité lors de l’investiture de l’autre dinosaure qui trône sur l’Afrique centrale et qui pilote désormais la politique française sur le continent. Faure lui est redevable et il est dans l’ordre normal des choses qu’il assiste à son énième intronisation. N’est-ce pas ce dictateur invétéré qui lui avait dit de se retirer et de placer un Abass Bonfoh pour revenir par la « sécurisation des urnes » ?

Avec ce nouveau septennat, le plus « petit » des présidents africains promet donner du travail aux jeunes et promouvoir les femmes. Entre nous, que peut encore faire un Bongo usé par ces 39 ans de pouvoir sans partage ? Rien. Cet homme n’a que la misère à offrir à son peuple comme l’a fait l’autre dinosaure qui s’en est allé il y a bientôt un an

Liberté Hebdo

53

Du vendredi, 27 janvier 2006 

Cumul de fonction au sommet de l’Etat: Kpatcha Gnassingbé, ministre, DG de la SAZOF, président du conseil d’administration de SOTOCO

Lit-on à la Une de notre confrère qui y publié une photo de Kpatcha Gnassingbé  (lire l’article sur le site qui est accompagné d’un autre article intitulé Les Gnassingbé ont le vent en poupe)

Sommet de l’UA à Khartoum  Le moins pire a été choisi
Estime le journal (article déjà publié)

Obasanjo a-t-il cédé le fauteuil de l’UA par stratégie?

Se demande mon confrère (également publié sur le site)

Un colon à l’UDECTO Guy Garcia bafoue les droits des Togolais
Idem
CAN Egypte 2006 
Et les Lions crucifièrent les Eperviers…
Idem

La politique du chaos
Titre notre confrère dans sa rubrique Sans détours
« En désignant Faure Gnassingbé, président du parti trentenaire et candidat à la présidentielle du 24 avril dernier, les sceptiques refusaient de croire à un grain de changement que le fils du père apporterait  à ce pays meurtri. Ceux qui voulaient se soulager d’un fictif espoir ont toujours refusé de croire que le candidat du RPT ne s’inscrirait dans la logique du père.

Les jours se suivent et se ressemblent au pays. Toutes les bonnes intentions dont-on a gavé le pauvre peuple togolais sont reléguées aux oubliettes.

Sur tous les plans, on reste en deçà des attentes et  à la longue cet état d’enlisement dû aux promesses non tenues peut se traduire par une  action dont les contours ne seront par cernables.

‘’ Plus rien se sera comme avant’’ on dira plutôt que ‘’Tout sera pire qu’avant’’  et que la nouvelle ère promise consacrera la lente et sûre descente aux enfers du pays » écrit notre confrère

 Préfecture de l’Oti (Mango) Le Capitaine Awaté Odabalou rackette ses administrés
« En effet, selon une disposition prise par le préfet de l’Oti, tout berger nomade qui foule de sol de la préfecture, devra payer 300 F CFA par tête de bœuf. Une fois cette condition remplie, le nomade a la latitude de circuler dans la préfecture. Mais depuis décembre dernier le préfet a étendu cette mesure aux éleveurs locaux. Ce qui est bizarre c’est que la taxe est passée de 300 F à 500 F. Et c’est un groupe de jeunes qui ont pour mission d’être derrière les éleveurs pour collecter ces fonds. Mais le hic, c’est qu’il n’y a pas de papier pouvant prouver que le berger s’est acquitté de cette taxe. Tout se gère de façon opaque et c’est un groupuscule formé autour du préfet qui se la coule douce » indique notre confrère.

Voici quelques sujets ramassés dans sa page ‘’Libertinage’’

Le pouvoir lui fait perdre la tête
« 
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire », l’actuel président de l’Assemblée monocolore demeure le plus chanceux de tous les Togolais. Il n’a déployé la moindre énergie et encore moins le petit centime pour se voir propulser à la tête du pays à un moment de l’histoire du Togo. Le tapis rouge, les costumes et boubous de prix sans oublier le confort dans lequel il baigne lui tournent la tête.

            Certains parents à l’ancien prégo par intérim l’apprendront à leurs dépens ce jour de Tabaski. En effet, la coutume musulmane qui considère le jour de Tabaski comme le nouvel an est à ne point douter l’occasion de se présenter les vœux et formuler de nouvelles requêtes à Allah. Ces parents à l’« ancien formateur » qui déjà à la première lueur de jour ont voulu se prêter à ce cérémonial ont déchanté.

            « L’homme de l’année 2005 » a tout simplement agité la main aux membres de sa famille venus pour la circonstance et s’est engouffré dans sa bagnole et bye bye…

            On garde aujourd’hui cela en mémoire. C’est comme un affront que le « plus chanceux des Togolais » fait subir aux siens. « Pour qui se prend-il maintenant ? », « C’est la dernière fois qu’on vient chez lui »… Voilà très amer comment les uns et les autres avaient laissé leur colère.

            Le pouvoir fait tourner la tête. Mais il faut qu’il mette en tête que « c’est la famille, les siens qui lui resteront quand il perdra tout ».

Tout en blanc comme la chorale « Saint Satan »
Le régime accro des bamboulas vient de fêter sa deuxième fête de l’année 2006 en l’espace de onze jours après le 13 … Les potes se sont retrouvés « dans Sarakawa là-bas ». Selon  l’histoire, plutôt l’  « historiette » servie au peuple depuis plus de quatre décennies d’embrigadement du Togo par la société anonyme  « Gnassingbé et associés », un attentat aurait visé le 24 janvier 1974 Eyadema 1er qui serait sorti « seul » indemne de la « simulation », pardon de « l’accident ». Tel Jésus Christ de « Zamaleck » de Nazareth  plutôt, le « Miraculé de Sarakawa » demanda aux Togolais qui pleurnichaient : « pourquoi pleurez-vous ? » « N’est-ce pas que je ne suis pas mort… n’est-ce pas…? »  Passons.

            Pour l’occasion la fiesta s’est délocalisée et s’est tenue à « Karasawa » oh non « Sarakawa » en prime. Mais son annexe s’est déroulée à Lomé avec Foli-Bazi Katari comme clair man. La cérémonie de dépôt de gerbe de fleur s’est déroulée à la place du 23 septembre devant un parterre de « copains », militaires, gendarmes, policiers, un groupe de gens habillés de la façon des cuisiniers, et un gros caterpillar qui attendait pour ramasser les effets à la fin. Cette succursale de fête ne va pas ravir la vedette à la principale, surtout qu’elle se déroule en présence du fils du « Miraculé de Sarakawa ».

            « Faure-vi Vodoua » a à peine suivi le discours final sanctionnant le sommet de Khartoum qu’il a filé sur « Sarakawa » où l’attendaient ses employés. La consigne était que personne ne devait être en « tenue bizarre ». Ils étaient tous habillés en blanc, on dirait la chorale « Saint Satan ». Certains pour la première fois étaient obligés de porter laine   trois pièces. Ils scintillaient tant de corps. Seulement on ne sait pas si l’esprit aussi est pareil. Ils « sourissaient » tous devant la carcasse « xoxo tchoè » (flambant neuve) de l’avion de la catastrophe. Si c’est vraiment l’avion de l’accident, celui que la « télébidon » a montré aux téléspectateurs, il paraît « trop neuf » pour avoir été exposé depuis 32 années aux intempéries. Dans le cas de personnalités, un ministricule avait fait exception à la règle. Il n’était pas habillé comme ses aînés en uniforme laine 3 pièces, couleur blanche. Il était en tenue débraillée, « marche longue » cousue en pagne par endroit et d’une couleur « jaune façon ». Cet état de fait a alimenté des palabres. Certains se demandaient si le « médira » n’est pas passé dans son ministère. D’autres pensent que c’est parce  qu’il assure la grande partie de son ministère en plein air et qu’on ne savait où le joindre pour lui remettre ses trois pièces de laine…

Les tyrans sauvent leur ex-compère
Nous avons déjà dit que les Africains ne feraient pas de miracle dans l’affaire de Hissène Habré. Après les tours de passe-passe orchestrés par la justice et la présidence sénégalaises, il était clair que le « grand démocrate » Abdoulaye Wade n’extraderait pas vers la Belgique l’ex-sanguinaire tchadien. Pour camoufler son manque de courage, il s’est réfugié derrière l’Union Africaine pour dire que la dernière décision revient aux Africains. « C’est une affaire des Africains et non du Sénégal », ânonnait-il.

Comme « le linge sale se lave en famille », les nègres ont décidé de mettre en place une commission de juristes qui puisse plancher sur cette affaire. Ce qui veut dire que le jugement de Hissène Habré n’est pas pour aujourd’hui. Les victimes doivent encore attendre.

D’ailleurs, il ne peut en être autrement. L’Union Africaine est truffée de présidents mal élus, grands violateurs des droits de l’homme. Ce n’est pas un Sassou N’Guesso, qui a marché sur les cadavres avant de retourner au pouvoir et dont le règne a été marqué par l’affaire des disparus de Beach, qui va demander que Habré soit extradé vers la Belgique pour être jugé. En le faisant, c’est un précédent dangereux pour le continent tout entier. La plupart de tous ces chefs d’Etat qui se sont partagé le sourire à Khartoum en début de semaine ont énormément peur de l’après pouvoir. C’est ce qui explique même cette propension à se coller au pouvoir.

Les Eperviers, qualifiés pour  « l’élimination »
Ah oui, il faut le faire. Les Eperviers viennent de réaliser un record singulier, l’élimination au second tour de la CAN d’un mondialiste après seulement deux matches joués sur trois. Le Togo semble être « amoureux » de l’élimination dès le 1er tour puisqu’il est à sa sixième de l’histoire de la CAN.  C’est un « abonnée du 1er tour ». Pour cette CAN Egypte 2006 particulièrement, le tombeau de l’élimination serait tout ouvert selon les meilleurs présageurs… Ils ont scruté  le ciel et trouvé des mobiles.

             Pour certains, les Eperviers ont été maudits par certains actes posés par certains types haut perchés. Fo Kodjo à cause de qui les Eperviers ont failli ne pas faire le voyage de Brazzaville pour jouer la dernière rencontre contre le Congo Brazza devant sceller la qualification du Togo pour la toute première fois pour un mondial pour promesse de prime non honorée à été annoncé à la veille du départ controversé des Eperviers pour le stage de préparation en France comme celui grâce à qui les joueurs ont percevoir les deux millions de F CFA réclamés.

            Pour d’autres, le périple nordique des Eperviers avec toutes les connotations politiques que cela comporte n’en est pas pour rien. Les lieux visités n’étaient pas fortuits. Ils étaient bien triés dans le tas. Ils avaient en « bons patriotes » rendu hommage à feu le Premier Sportif du Togo… qui aurait prédit avant février 2005 de beaux jours pour les Eperviers… selon ses disciples, Agouta Ouyenga en prime. Les beaux jours sont enfin là avec l’élimination anticipée des Eperviers avec zéro point et moins quatre en goal différentiel.

            D’autres encore pensent qu’il y a eu trop de sang versé après la « catastrophe naturelle », pardon « nationale » et que la nature a sévi contre nous pour avoir « pacifié » près de mille Togolais. Vrai ou faux ?

            Que doit-on dire de ceux qui pensent que c’est l’intrusion de « Faure-vi vodoua » dans les affaires Eperviers qui les a maudits ? Ce serait sur son intervention expresse que les joueurs ont pu percevoir les dix millions de F CFA avant de s’envoler pour Le Caire à bord de « son avion », le Boeing présidentiel. Aurait-on eu le même sort si les Eperviers avaient pris un avion commercial ? C’est cet avion qui a toujours transporté « l’autre »

La Dépêche

304

Du mercredi, 25 janvier 2006

Au-delà de la réhabilitation Entre  Sylvanus et Eyadema, qui était plus tribaliste ?
S’interroge notre confrère en couverture avec à l’appui les photos des deux anciens présidents, feu président Eyadema et feu président Sylvanus (article déjà publié)   L'article que nous avons repris sur togoforum.com a suscité la colère des partisans de l'UFC qui souhaitent que nous publions seulement ce qui les arrange. De tels comportements venant des champion de la démocratie togolaise, cela laisse vraiment à désirer et l'on s'interroge sur l'avenir du Togo. Au lieu d'envoyer des démentis ou des articles pour contredire "La dépêche" afin aussi d'éduquer les lecteurs, les UFCistes ont préféré s'en prendre à togoforum.com dans un grand débat sur iciLomé.com avec des arguties qui frisent la crainte de la contradition. Exactement comme le système RPT. Lisez le debat sur iciLomé ou  lisez cette autre attaque triste et pleine de préjugés tribalistes.

Où en est la réforme de la justice togolaise ?
Se demande le journal (lire l’article sur le site)


Attention au risque de «Bunkérisation» du pouvoir FAURE !
Dans cet éditorial, notre confrère jette un regard sur le bilan pas très luisant de Faure qui, dans trois mois, bouclera ces 12 premiers mois à la tête de l’Etat.

« En attendant que les trois mois qui nous séparent de la célébration du 1er anniversaire ne nous démentent, il faut   parier que les Togolais marqueront les 12 premiers mois de leur jeune président dans l’attentisme. Oui après un an au pouvoir, le président Faure malgré la bonne impression qu’il continue de susciter auprès des Togolais, l’idée généralement admise est que le chef de l’Etat est hésitant ; qu’il se laisse dominer par l’aile la plus conservatrice de son camp. Ce que la jeunesse togolaise attend de son président, c’est qu’il ouvre des chantiers de l’espoir pour faire face aux problèmes qui assaillent la nation : problèmes économiques, de baisse continue du revenu des fonctionnaires, de paupérisation avancée de la population, des problèmes environnementaux, de santé, de chômage etc.

Oui, Monsieur le président, il faut éviter la « bunkerisation» qui guette votre pouvoir!
Nous connaissons toutes les pesanteurs du moment. Les uns et les autres voudraient bien continuer à jouer les fidèles, les puissants incontournables de la Cour. Mais il faut faire attention à l’immobilisme qui ne profite qu’aux rapaces et aux  Kleptomanes de tous bords.

Un chef doit se donner de l’autorité et avoir les coudées franches pour agir dans l’intérêt de tout le peuple, le peuple togolais », écrit-il

La sécurité du Président Faure serait-elle défaillante ? Le Colonel Djoua s’introduit dans les locaux de la Présidence sans être inquiété
Titre de son côté notre confrère qui écrit : « en posant cet acte, le Colonel semble d’une part dire au président : « si je veux te détruire, ça ne sera pour moi qu’un jeu  d’enfant». D’autre part les coups de fil passés par le Colonel dans le bureau du Chef de l’Etat pourraient bien être de nature à porter préjudice à ce dernier. Il est certes vrai que depuis sa sortie de prison, le Colonel déchu n’a bénéficié d’aucune mesure tendant à sa réinsertion sociale. Mais cela est-il suffisant pour justifier son acte ? Si c’était pour des raisons de revendication, il existe des voies légales pour le faire surtout  quand on a faire à un homme comme Faure qui a opté pour l’apaisement et la réconciliation nationale.

Au delà d’un  acte, il y a lieu de s’interroger. Si le Colonel Djoua  a pu s’introduire  dans les locaux de la Présidence, le lieu le plus sécurisé du pays, cela signifierait que notre jeune président n’est pas du tout en sécurité. Si tel est le cas, il va falloir se ressaisir »

2006:
La dernière chance aujourd’hui face au Cameroun

Titre notre confrère

Ces femmes qui nous gouvernent
« Notre siècle sera-t-il le temps de règne des femmes ? » se demande le journal qui évoque le cas de ces
 femmes qui viennent d’être élues présidentes et premier ministre dans leur pays «c’est Angéla Merkel qui est élue première chancelière  en Allemagne, au Libéria c’est Ellen Johnson Sirleaf qui est la première femme à devenir chef d’Etat en Afrique. Michèle Bachelet (Chili) vient d’être élue première femme haut magistrat en Amérique latine ». Pour le journal, « il est temps pour la femme togolaise de savoir que l’heure de passer son temps à revendiquer sa féminité est révolue. L’heure au contraire est à l’action ».

Carrefour

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Du jeudi, 26 janvier 2006        

Date anniversaire de la mort du général Eyadema Le 05 février, une nouvelle date controversée
Titre en manchette notre confrère avec une photo du feu président Eyadema  (article déjà publié)

Réhabilitation de la prison civile de Lomé Discours pompeux et promesses démagogiques de Edem Kodjo
Lire l’article sur le site

Manipulation au sommet Les centrales syndicales attendent leur dialogue avec le gouvernement 
Idem

Profanation des lieux sacrés de deux paroisses catholiques à Lomé Un tabernacle, les statues de la Vierge Marie et du Sacré Cœur de Jésus démolies

Annonce en couverture notre confrère (article également publié)

Relance du dialogue national Lakhdar Brahimi, nommé facilitateur
Titre le journal pour qui, « au regard de la personnalité de M. Brahimi, il n’y a pas de doute qu’il s’impose aux acteurs du dialogue »

Le Col Yoma Djoua arrêté et libéré pour raison de santé
C’est de que nous apprend de son côté notre confrère qui indique que « des dispositions seraient même déjà prises afin que cet officier de valeur de l’armée togolaise puisse bénéficier des soins appropriés sur sa santé »

Nouvelle Ere

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Du mercredi, 25 janvier 2006

Réactions sur les travaux de la Commission de Réhabilitation
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec en gros plan les photos de Sylvanus Olympio, père de l’indépendance (à gauche) et Gnassingbé Eyadema, père de la nation (à droite)

Difficile cheminement du Togo vers une réconciliation nationale L’UFC et la CDPA bientôt dans un gouvernement d’union ?

Se demande notre confrère dans sa manchette (article publié sur le site)  

De la culture à la politique Les vérités de Mango au président Faure Gnassingbé
Parlant de la présence de Faure Gnassingbé à la fête traditionnelle ‘’Koudapani’’ des populations de l’Oti le 21 janvier dernier, le journal nous apprend que « les populations de Mango ont profité de la présence du président de la République dans leurs murs pour porter certaines vérités poignantes à l’adresse de tout le pays. Mango se sent mal dans sa peau. Plus encore que les autres villes Togolaises, la deuxième ville du grand nord est enclavée et oubliée en matière de télécommunications. Les chaînes nationales radios et télévisions y sont soit absentes, soit un privilège rare. A Mango, on peut difficilement suivre les prestations de l’équipe nationale de football les Eperviers au cours de la 25e édition de la CAN qui se joue actuellement en Egypte » Ainsi salue t-il «le courage des populations de Mango qui ont dit la vérité vraie au président Faure Gnassingbé ».

Le Changement

007

Du jeudi, 26 janvier 2006

Morgue de Lomé  Plusieurs corps dont les parents ne sont pas connus

Lit-on à la Une de notre confrère qui publie à la suite de l’article (que nous avons publié sur le site) la liste des cadavres.

Dysfonctionnement à l’administration pénitentiaire Le détenu Tudzi Kossi, militant de l’UFC sorti de cellule et conduit au CTR sans mandat d’extraction

Indique notre confrère dans sa manchette (article publié)

Des funérailles quasi officielles pour feu Papa Kabissa L’Etat doit revoir son train de vie

Article déjà publié.

Football CAN 2006 Les Eperviers déplumés quittent la compétition

Idem

Pour non payement de plus de 800 000 euros, la LC 2 interdit à la TVT de retransmettre les matches de la CAN

Révèle notre confrère qui indique de source bien informée que « la  TVT n’a pas payé les droits de la retransmission à LC 2, la chaîne émettrice qui permet à des milliers de téléspectateurs de suivre la CAN 2006 », lesquels droits s’élèveraient à plus de 800 000 euros

 Dans sa rubrique Secrets d’alcôve titrée La belle-mère valait bien la fille ! Notre confrère nous raconte ce fait de société, fruit d’une imagination fertile inégalée 

                       Tanty Mana n’avait pas fait de grandes études. Mais elle avait de grands moyens. Son commerce de cosmétiques lui rapportait de gros bénéfices. La belle villa qu’elle habitait à Bè Kpéhénou lui appartenait en propre. L’immeuble dont le rez-de-chaussée abritait sa grande boutique et son magasin était aussi sa propriété. Elle n’était pas trop âgée. A peine bousculerait-elle la cinquantaine. Mais elle paraissait encore beaucoup plus jeune. Sa fille Chantal, elle l’avait eue de son union avec un fonctionnaire international étranger qui n’avait plus donné signe de vie depuis qu’il avait quitté le Togo. Mais Tanty Mana avait eu l’heureuse idée de le pousser à lui ouvrir un commerce avant son départ. Aujourd’hui, elle ne le regrette pas. Elle a élevé seule sa fille qui, fort heureusement était intelligente. Cette année-là elle venait de réussir à son BAC et Tanty Mana avait décidé de l’envoyer en Europe faire un cycle court de comptabilité. Son plan était simple. Une fois Chantal revenue d’Europe, elle allait l’associer à son commerce en qualité de gérante-gestionnaire. Pendant que sa fille prendra le contrôle des affaires sur place, elle pouvait elle-même se déplacer pour aller  vers ses gros fournisseurs en Côte d’Ivoire,  à  Hong Kong ou à Dubaï. Ça ne fera-t-il qu’agrandir son commerce.

            Tanty Mana est entreprenante et elle sait mettre les moyens pour avoir ce qu’elle   veut. C’est ainsi qu’elle a pu inscrire Chantal dans un institut de formation comptable en France et lui a trouvé un visa long séjour. Alors que Tanty Mana roulait vers la ville cette nuit-là, Chantal était déjà à bord du vol Air France qui devait la débarquer à Paris.

            Lambert plongea la main dans la poche  de sa chemise de lin, en sortit un mouchoir et essuya une larme. Il poussa un long soupir et commença à se rappeler les derniers moments avec sa copine Chantal.

            En réalité, le mot copine n’est pas assez fort pour designer ce qu’était Chantal pour Lambert. C’était pratiquement sa fiancée, son âme sœur et même un peu plus que sa femme. Tout ce qui manquait à leur relation, c’est qu’ils ne s’étaient pas encore présentés devant le maire ou le curé. Pour le reste, il n’y a presque rien que font les couples mariés et que Chantal et Lambert ne faisaient pas.

            Les deux jeunes gens s’étaient rencontrés lors d’une soirée récréative chez des amis. Ils ont très vite sympathisé. A l’époque, Lambert venait de monter en 2e année de Droit à l’Université du Bénin, tandis que Chantal venait d’avoir son BEPC. Très vite, leur amitié se consolida pour devenir une relation suivie. Ils avaient commencé à se fréquenter tout en tenant très bon dans les études. Aujourd’hui, trois ans sont passés déjà. Lambert avait sa maîtrise et Chantal, son BAC.

            Depuis le premier jour où Chantal a présenté Lambert à sa mère, cette dernière l’a reçu et accueilli comme un proche parent. Elle se disait heureuse de savoir que sa fille avait choisi de sortir avec un étudiant, quelqu’un qui pouvait aller loin et l’aider aussi à évoluer. Elle s’estimait d’autant plus heureuse qu’avec un copain bien connu d’elle, Chantal ne risquait pas d’attraper une maladie en se livrant au vagabondage. Sur son insistance, Lambert allait souvent chez Chantal dont le domicile était pratiquement devenu sa seconde demeure. Et Tanty Mana était à ses petits soins. Chaque fois qu’elle revenait de voyage, elle lui ramenait de petits cadeaux. Parfois, même lorsqu’elle trouvait à Lomé quelque chose de bon, elle le lui achetait. Elle lui donnait aussi de l’argent. Il arrivait parfois que Chantal et Lambert sortent la nuit le week-end. Sur insistance personnelle de Tanty Mana, chaque fois que cela arrivait, Lambert passait le reste de la nuit sous son toit avant de regagner la cité universitaire le lendemain. Chantal considérait tout ça avec plaisir et se réjouissait de ce que sa mère ait pratiquement adopté son copain.

            Lorsque Tanty Mana informa Chantal de son intention de l’envoyer en France, elle ne s’enthousiasma pas outre mesure. Elle pensa d’abord à Lambert. Elle n’avait aucune envie de le quitter. Mais sa maman la rassura. Il lui fallait absolument partir. Ce ne sera pas long. Une formation en cycle court est vite passée. Et puis, Tanty Mana n’était-elle pas là pour veiller au grain afin que Lambert ne regarde point ailleurs ?

            D’ailleurs, pour garder Lambert plus proche d’elle et l’avoir à l’œil tous les jours, Tanty Mana avait son idée. Elle lui proposerait un emploi dans son magasin. Il y officierait comme intendant contrôleur et homme à tout faire. Tanty Mana était prête à lui payer tout ce qu’il voulait.

            Assise sur son siège, Chantal jeta un coup d’œil par le hublot et vit de loin les lumières de l’aérogare. Elle se surprit en train de revivre la soirée de la veille en compagnie de Lambert. Ils avaient mangé au restaurant et s’étaient offert une petite balade bras dessus, bras dessous avant de rentrer à la maison. Elle se souvint aussi de sa séparation avec Lambert il y a quelques minutes. C’était pathétique. Maintenant, elle allait s’envoler, laissant derrière elle, son Lambert chéri. Les larmes lui montèrent aux yeux. La seule chose qui la rassurait, c’était l’engagement pris par sa mère de lui garder son Lambert jusqu’à son retour.

            A cet instant précis, le film de la journée et de la soirée de la veille défilait devant les yeux de Lambert aussi. Quelques minutes plus tard, ils étaient arrivés à la maison.

            Avant le départ de Chantal, il était convenu que Lambert passe la nuit, dans la maison de Tanty Mana. Il ne pouvait pas, à cette heure de la nuit rentrer chez ses parents quelque part derrière les rails à Kpogan. Non seulement la nuit était avancée, mais pour des raisons de sécurité, il valait mieux ne pas se mettre en route après une pluie qui avait mis hors circuit, même les noctambules les plus invétérés.

            Tanty Mana mit la voiture au garage et en compagnie de Lambert, gagna le salon. Ils avaient mangé ensemble avec Chantal avant de partir pour l’aéroport. Néanmoins, ils pouvaient avoir encore faim. Tanty Mana demanda alors à Lambert s’il voulait manger un morceau. La réponse fut négative. C’était la toute première fois qu’ils échangeaient une parole depuis leur séparation d’avec Chantal à l’aéroport. Tanty Mana lui proposa alors de boire quelque chose de fort. Cela lui remonterait un peu le moral. Elle ouvrit le buffet, en sortit un scotch, prit deux verres dans le placard et y versa deux rasades.

            Lambert prit son verre et but une petite gorgée. Il lui arrivait de goûter à la boisson forte. Mais c’était à des occasions beaucoup plus joyeuses. C’était la première fois qu’on lui proposait de boire pour tromper une douleur. La liqueur ne passait pas. Mais Tanty Mana l’encouragea. Lambert ne voulait pas décevoir sa belle-mère. Il s’efforça et avala une autre lampée. Ça allait de mieux en mieux. Tanty Mana lui versa une nouvelle rasade. Lambert avait commencé à y prendre goût. Mais l’alcool ne réussissait pas à ôter l’image de Chantal de sa tête. Il s’effondra dans un fauteuil et se mit à renifler de nouveau. Debout derrière le fauteuil dans lequel était assis Lambert, Tanty Mana se mit alors à le consoler. Chantal n’était partie que pour quelques mois. Elle reviendra bientôt. Mais entre temps, la vie continuera à garder sa couleur. Tout en parlant, Tanty Mana avait déposé ses deux mains sur les épaules du jeune homme. Elle les y garda pendant les longues minutes où elle tentait de faire entendre raison à Lambert. Puis elle lui demanda d’aller ne coucher. Il se faisait tard et un sommeil réparateur ne lui ferait que du bien.

            Lambert se leva. Il voulut marcher mais tituba. Très, vite Tanty Mana le rattrapa et le saisit par la taille. Voulait-elle le soutenir pour le conduire au lit ? Lambert n’avait pas eu le temps de se poser la question. Tanty Mana avait recommencé à lui parler. Elle lui faisait comprendre qu’elle aussi souffrait beaucoup du départ de Chantal. Mais si elle avait décidé de l’envoyer en France pour quelque temps, c’était pour son bien et leur bien à tous. Il ne fallait donc pas en faire un trop grand sujet de tristesse. Tout en prononçant ces mots, Tanty Mana se serait contre Lambert. Maintenant, ce qui était au départ comme le soutien d’une mère à son fils se transforma en une étreinte. Tanty Mana demandait à Lambert de lui promettre qu’il ne la laisserait jamais seule et qu’il serait toujours là pour combler le vide que créait le départ de Chantal.

            Lambert ne comprenait pas ce qui lui arrivait Tanty Mana avait changé de voix et lui parlait sur un ton de supplication, tout en maintenant l’étreinte. Elle parlait à voix basse dans l’oreille de Lambert. Et cela le chatouillait, lui donnait des sensations qu’il n’aurait jamais souhaité. Il essaya de se dégager. Mais ce fut un réflexe sans conviction puisque déjà, son sexe avait commencé à se gonfler de sang. Tanty Mana sentit que Lambert faiblissait. Elle se mit alors à le caresser. Elle ne parlait plus mais lui vrillait  la langue dans l’oreille. Lambert réticent au départ, avait commencé à prendre goût à la chose. Mieux, il y participait. Timide au départ, sa participation devint active au fil du temps. A pleines mains, il saisit les fesses de Tanty Mana et se mit les presser l’une contre l’autre. La chair de la jeune femme était aussi ferme et tendre que celle de sa fille. Tanty Mana prononçait des mots inaudibles. Comme pour la faire taire, Lambert plaqua sa bouche contre la sienne dans un tendre baiser. Tanty Mana était formidable. En tout cas. Elle savait où tenir à Lambert pour le faire jouir. Le jeune homme ne tenait plus sur ses jambes. Finalement c’est lui qui poussa Tanty vers la chambre qu’il partageait avec Chantal les nuits où il dormait chez elle.

            Les deux jouisseurs eurent juste le temps de se déshabiller et quelques secondes plus tard, se retrouvèrent au lit. Tanty Mana découvrait Lambert. Elle savait depuis toujours qu’il était bon. Il lui plaisait même. De cet instant, elle en rêvait depuis. Mais la réalité était au-delà de ses attentes. Lambert labourait comme un forcené avec des « han » de bûcheron. Bientôt il prit son pied en serrant le plus fortement qu’il pouvait Tanty Mana. Au moment précis où il déversait son sperme chaud dans le ventre de sa belle mère, il entendit décoller un avion.

            Dans l’appareil Chantal voyait s’éloigner les lumières pâles de Lomé. Elle emportait avec elle le souvenir d’un Lambert attentionné et affectueux…       
Kayissan

Le Canard Indépendant

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Du vendredi, 27 janvier 2006

Sommet de l’U.A à Khartoum L’U.A rejette la diplomatie du « voleur… butin » du Togo
Titre en manchette notre confrère avec une photo du chef de la diplomatie togolaise, M. Ayéva Zarifou (lire l’article sur le site)

Réconciliation Nationale  Faure Gnassingbé sur la mauvaise voie
Estime le journal (article publié sur le site)

Elimination des Eperviers du Togo de la CAN 2006  Les Espoirs de tout un peuple déçus, mais l’espoir encore permis
Idem

Solution de sortie de crise  Léopold Gnininvi émet des doutes sur le dialogue prôné par l’UE

C’est ce que relève Le Canard Indépendant de l’interview que le professeur a accordée à notre confrère Le Changement dans sa livraison N° 007 du 26 janvier dernier
‘’ La voie du dialogue telle que préconisée par l’UE semble être décalée par rapport à l’histoire récente du pays’’ avait-il laissé entendre.

Ouverture lundi du dialogue social
Annonce notre dans sa manchette et indique que « le lundi 30 janvier aura lieu au Corinthia Hôtel 2 février la cérémonie solennelle de lancement du ‘’ Dialogue Social’’

Dénommé ‘’ Dialogue social et de la coopération tripartite au Togo’’, ce forum conçu pour discuter de la situation des travailleurs togolais, réunira les syndicats des travailleurs, les représentants du pouvoir et le Patronat »

Hellen  Johnson-Sirleaf, Première femme présidente en Afrique Les Togolaises y voient une preuve palpable de l’égalité des sexes

Souligne le journal qui rapporte des propos de certaines femmes et filles togolaises sur la question. Et notre consoeur de conclure : «à l’heure de la mondialisation, les Togolaises devront se battre pour arracher leurs droits, pour mériter leur place dans la société et non attendre qu’on les leur présente sur un plateau d’argent »

Nouvel Echo

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Du vendredi, 27 janvier 2006

Entre fêtes et voyage  
Le dialogue inter togolais peut attendre La mission du conseiller Afrique de Chirac n'a rien donné
Article publié sur le site

Les 200 jours de Kodjo sans tambour ni trompette Le peuple attendra encore longtemps
Egalement publié

On rançonne à visage découvert
  La police donne le mauvais exemple
Idem

Bras de fer Togo-Electricité / Etat Togolais Eyadema avait averti " oui je reconnais que dans cette affaire de Togo-Electricité la presse avait raison. J'ai été trompé par mes collaborateurs (Ministres) qui m'ont fait croire qu'il fallait que je signe parce que la Banque Mondiale l'exige. J'ai compris après coup qu'ils m'ont menti. C'est dommage "

Lit-on à la Une de notre confrère qui revient sur ce qu’il convient d’appeler Affaire Etat togolais/Togo-Electricité pendante devant le CIRDI à Washington et dont certains confrères ont largement parlé

Voici deux divers que nous raconte notre confrère

Quand la jouissance nous tient ! Après le chauffeur, la patronne passe à la casserole des autres domestiques.
Quérida a été très généreuse avec le jeune chauffeur qui ne s'est pas trop mal senti après cet ébat dans le garage. Il assurait bien l'intérim sexuel de Tonton Raph à son absence. Le respect, le mythe dont tous les domestiques couvraient Tanti Quérida se sont évaporés comme une goutte d'eau sur une plaque chauffante. Cette générosité dont elle fait preuve pour Eric, va aiguiser l'appétit du gardien qui a été témoin de ce chaud ébat sexuel. En effet, le gardien se fait toujours nickel, il ne rate la moindre occasion pour croiser le regard et le chemin de Quérida.

Un jour, Madame s'était bien habillée pour une sortie quand le gardien la complimenta d'être très élégante. " Merci, tu es gentil " a répondu la maîtresse de maison. Quérida qui a le diable dans la culotte voudrait tenter une autre expérience. Sans toutefois vouloir être prise dans le piège que le gardien le tend, elle trouva une idée. A mi-chemin, elle dit à Eric son cogneur de retourner la voiture pour la maison. Arrivée au niveau du gardien Jean, il lui dit de sortir ces chaussures et de les faire cirer, elle lui tendit un billet de 1000F et repartie.

De retour, Jean le gardien lui apporta au salon les chaussures et la monnaie. Quérida le fixa et lui dit qu'elle souhaiterait le rencontrer à 15 heures. A l'approche de cette heure, Quérida envoya le chauffeur et le cuisinier faire des emplettes. Elle est restée seule avec Jean. Sans se presser, elle demanda à Jean de prendre un bon bain dans leur douche personnelle. Elle regagna le gardien dans la douche. Il n'en fallait pas plus pour charger l'atmosphère. Comme une pieuvre et en femme soumise, elle s'enroula autour de son domestique. Le jeu bas ventral a commencé à un rythme infernal. Le gardien avait des attributs qui lui firent du bien. Jean voudrait lui faire oublier le chauffeur. Il s'appliqua avec dextérité. Comme une vaudou en transe, elle un étalon, Jean a su se montrer à la hauteur de ce que Quérida lui a demandé. Ce sont les coups de klaxons du chauffeur et du cuisinier qui ramèneront les deux jouisseurs à la réalité.

Ils s'habillèrent et Jean parti précipitamment ouvrir le garage. Les gouttelettes de sueur qui perlèrent sur le front de Jean laisse entrevoir que quelque chose de louche s'est passé à leur derrière.

C'est clair, après le chauffeur Eric, le gardien Jean vient aussi de goûter au même fruit que son patron Raph.

On dit qu'il n'y a pas deux sans trois. L'insatiable Quérida réussira la passe à trois avec le cuisinier. Prétextant d'une douleur au genou, Quérida invita Raoul le cuisinier à lui masser le genou. C'est au cours de ce massage que les téméraires mains de Raoul quittèrent le genou pour l'entrejambe de Quérida. Elle reçut une décharge agréable et rentra dans le bal.

Comme une vaudou en transe elle haletait et priait que le cuisinier la prenne rapidement. Comme deux assoiffés qui trouvent un point d'eau en plein désert, ils s'abreuvent dans les entrejambes de l'un et de l'autre. Ni le chauffeur Eric, ni le gardien Jean ne sauront que Raoul leur emboîtait le pas. A chacun de ses domestiques, Quérida trouvait quelque chose de neuf qu la comblait.

Notre homme d'affaires Raphaël loin de sa maison familiale est loin de se douter que sa jolie Quérida a trouvé une bonne solution de rechange.

Raphaël présent, les trois domestiques sont droits comme des poteaux et le premier avion pris que Eric, Jean et Raoul se disputent les faveurs basses ventrales de Quérida.

Ainsi va la vie de ce couple quelque part dans ce quartier de Lomé sur la route de l'aéroport.   

Monia

Il coupe sa mère en morceau parce qu’elle veut se remarier
Cette femme à peine la quarantaine ne savait pas que le coup fatal qui lui ferait quitter ce bas monde viendrait de son fils.

zMaman Akou a eu deux filles et un fils quand son mari est décédé suite à une maladie banale. Maman Akou ne sait pas laisser abattre par cette disparition, elle s’est armée de courage et de combativité pour arriver à être à la hauteur des charges de ses enfants désormais orphelins de père.

Même si ces enfants n’ont pas besoin d’une trop grande attention par rapport à leur âge, da Akou se montrait très attentionnée et bien méticuleuse pour leur amoindrir le choc psychologique de cette disparition.

Au village, vu l’âge raisonnable de la maman, elle ne saurait rester telle sans taper dans l’œil d’un mâle. Aussi, ne sentirait-elle pas mal d’avoir quelqu’un qui l’aiderait à assurer les nouvelles charges.

C’est ainsi que Komla était le tout premier à avoir osé le premier pas. Au fil des semaines, Komla gagnait l’estime de da Akou et des autres filles sauf celui de l’aîné Fofo qui voyait en cet homme un intrus.

La tête qu’il fait chaque fois que l’homme venait n’émoussait pas l’ardeur de celui-ci. Las de ce côté, il eut des discussions sérieuses avec sa maman. Da Akou a voulu raisonner son fils mais en vain.

Tout fut fin prêt pour que da Akou scelle sa seconde union avec Komla quand ce qu’on n’aurait jamais soupçonné se produisit.

Fofo est arrivé à envoyer ses sœurs loin de la maison. Auparavant, il avait pris soin d’aiguiser son coupe-coupe.

Restés seuls, Fofo devrait déverser son état d’âme sur la frêle dame. Sans d’autres formes de procès, Fofo pénétra dans la chambre de sa maman et se mit à la tailler mortellement avec le coupe-coupe. C’est ainsi qu’en quelques secondes, da Akou n’est qu’un bloc sanguinolent sans vie. C’est la première phase de l’opération. La seconde consiste à couper en moreaux l’infortunée maman et à la calciner. C’est au cours de la dernière opération que Komla le futur beau père est arrivé.

Fofo, pris la main dans le sac a voulu en finir avec ce témoin gênant. Les yeux injectés de sang, le coupe-coupe prêt à frapper de nouveau, occasionnèrent la fuite de Komla qui est allé chercher du renfort qui a heureusement maîtrisé ce fou à la manchette facile.

Personne ne pourra justifier cet acte d’une barbarie inégalée. Fofo croupit et croupira à vie dans les geôles de la prison.

Tuer celle là qui vous a donné la vie, c’est ce que le plus fou n’osera faire.

Monia

 

Nécrologie

Stanley Edouard Latévi TYCHUS-LAWSON
alias Doudou
1942 - 2005

Avis de recherche

Mohama Samsoudini BABA
Porté disparu depuis le 27 Novembre 2005 dans l'IOWA

 

Les rapports sur le Togo

  Rapport de l'ONU / PDF
  Rapport FIDH
  Rapport Koffigoh
 

Leurs propos


Denis D. Nayone


Patrick Lawson

 

 

  Rapport de l'ONU / PDF
  Rapport FIDH
  Rapport Koffigoh

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