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19 Nov. 2005
Revue de presse de la semaine du 14 au 20 Nov. 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi

Nouvelle ère

Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple 524  

Du lundi, 14 novembre 2005

Gouverner autrement :  Le gouvernement en conclave à Notsè
Lit-on en couverture du journal qui évoque le séminaire résidentiel qui  a réussi à l’hôtel ‘’Le Berceau’’ à Notsè du 11 au 13 novembre dernier tous les membres du gouvernement autour du thème Le travail gouvernemental : ‘‘les défis d’une gestion moderne de l’Etat’’ et dont les travaux ont été présidés par le premier ministre. Reprenant le discours qu’a prononcé Edem Kodjo à l’ouverture de ce séminaire, le journal écrit : « les Togolais voulaient le changement et la transparence. Les Togolais voulaient que le pays soit gouverné autrement.

Nous venons d’assister à deux actes qui marquent un tournant : d’abord le bilan des cent jours et ensuite le séminaire gouvernemental.

Certes, le commun des mortels ne porte aucun intérêt à ces deux événements, mais l’honnêteté intellectuelle nous commande de reconnaître que sous Faure Gnassingbé, la méthode a changé »

Les à-côtés des 37e assises de l’UPF :  Les soi-disant ténors de la presse togolaise ont raté le rendez-vous avec les TENORS de la presse francophone
Titre dans sa manchette notre confrère avec une photo de Hervé Bourges, président international de l’UPF, ‘’un monument’’. Revenant sur les commentaires suscités dans la presse togolaise par ces assises et tentant d’expliquer les rasions de l’absence de certains journalistes à ces assises  «il est clair qu’avec ou sans ‘‘tous’’ les journalistes togolais ou les soi-disant ténors de la presse togolaise, les 37e Assises de l’UPF ont eu lieu au Togo. De l’avis général, ces Assises ont connu un grand succès, du point de vue organisation et qualité des débats. Il n’y a que les soi-disant ‘‘ténors’’ de la presse togolaise qui ont refusé de participer à cette rencontre qui ont raté le rendez-vous avec les Ténors de la presse francophone. Ils ont tout perdu »

La limite entre le journalisme et la manipulation politique :Le cas Dimas, parlons-en
Lucien Messan auteur de cet article qui est en même temps directeur de la rédaction de Le Combat du Peuple lève un coin de voile -comme s’il avait commis pour le faire- sur la tentative d’assassinat dont été victime Dimas Dzikodo. Pour lui, la version servie par la victime (Dimas) et relayée par la plupart des journaux est sujette à caution. C’est pourquoi, dit-il, « nous pensons sincèrement que le moment est venu de livrer aux Togolais notre part de vérité ». D’abord il fait observer que l’ancien ministre de l’intérieur François Boko qui l’a informé depuis Paris de l’agression dont Dimas a été victime, ensuite ce qu’il a vu dans son journal « Dimas sur son lit avec des sondes dans la bouche ou dans le nez comme quelqu’un qui était à l’épreuve de la mort » ; tout ceci l’a réconforté dans sa conviction que  quelque chose n’allait pas dans cette affaire.

« Comment Boko qui était à Paris a été informé en moins de 20 minutes et être si sûr de la véracité des faits ? Peut-on faire le mort et crier en même temps ? Lorsqu’on est attaqué par 10 gaillards décidés à en finir avec vous, peut-on avoir le temps ou le loisir de les compter ? Si vraiment les dix agresseurs voulaient tuer Dimas, il faudrait mathématiquement combien de temps ? » s’interroge notre confrère qui en attendant la fin de l’enquête se demande si entre le journalisme et la manipulation politique, le pas n’est pas franchi.

Troubles sociaux inédits en France :  Les leçons d’un soulèvement
A propos de ces manifestations urbaines qui agitent la France, le journal dénonce l’hypocrisie de la communauté
internationale « qui sait toujours où trouver le mal et où ne pas le trouver » puisque, s’il s’agissait d’une crise africaine, très rapidement cette crise sera politisée et on commencera à dénoncer des violences massives des droits de l’Homme. Mais comme, dit-il, «  il s’agit aujourd’hui de la France, on laisse les autorités gérer la crise comme elles l’entendent sans que personne ne trouve à redire. Lorsque par exemple l’éventualité de recourir à l’armée en cas de débordement de la Police et de la Gendarmerie a été évoquée, on l’a trouvée normale. Cela, bien entendu, n’aurait pas été le cas si on était dans un pays africain »

Motion d"information 321

Du lundi, 14 novembre 2005

Analyse de la situation des responsabilités d’exactions : Le rapport de Koffigoh étale les crimes de sang organisés par Faure Gnassingbé, le  RPT et l’armée
Titre Motion d’Information dans sa machette qui publie un extrait dudit rapport

Relance du Dialogue et Organisation des élections législatives : Une mission conjointe ONU- UE  arrive  à Lomé
Titre à la Une notre confrère avec à l’appui des photos du SG de l’ONU Kofi Annan et du président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Selon le journal, c’est l’information qui anime actuellement les sites Internet togolais. Pour l’hebdomadaire, cette mission conjointe devra recenser la question du dialogue national avec au passage la mise en place d’un vrai gouvernement regroupant l’ensemble des forces politiques qui devra préparer les élections législatives, première étape pour le règlement de la crise et la normalisation des relations entre le Togo et ses partenaires extérieurs.   

Difficile médiation de  Sant’Egidio sur le Togo : L’intransigeance de la délégation RPT a perturbé la rencontre de Rome
Selon Motion d’Information, l’échec de cette rencontre a été « l’intransigeance de la délégation RPT composée de Messieurs Pitang Tchalla, cacique retraité du gouvernement, de  Komi Klassou, et des députés Eric Kpadé et Solitoki Esso » qui ne voulaient pas cédé sur les propositions faites par  l’UFC notamment  la réforme de l’armée et des autres institutions de la République.

Agni l'Abeille 57

Du mardi, 15 novembre 2005  

Après publication du rapport de la Mission d’Enquête Nationale Qu’est-ce qui a poussé le Pdt Joseph Koffigoh à quitter le pays précipitamment ?
Se demande notre confrère en manchette qui indique que, « le Président de la Commission M. Joseph Kokou Koffigoh est devenu introuvable sur la terre togolaise. Il aurait traversé les frontières la nuit même où il a rendu public son rapport »

« Maintenant que le Président de la Commission est parti qui aura  la responsabilité de déclencher les poursuites judiciaires contre les auteurs et commanditaires cités dans ce rapport puis que tel est le but principal de la mission? » s’interroge le confrère.

Préfecture du Zio : Pour avoir détourné près de 25 millions dans les caisses, BEWELI détenu à la gendarmerie
Indique le journal. Selon notre confrère, l’arrestation du sieur BEWELI Faram l’agent spécial de la préfecture du Zio fait la découverte par l’Inspection d’Etat (qui était dans cette préfecture en tournée de contrôle) d’un trou d’environ 25 millions F CFA dans les caisses de la préfecture.

Intronisation contestée du chef traditionnel de Zowlagan : Un essaim d’abeille investit les lieux et gâche la fête
Selon le journal, cette scène insolite s’est passée à Zowlagan village de Glidji, dans la préfecture des Lacs le samedi 22 octobre dernier à l’occasion de l’intronisation du chef traditionnel Foligan Sipoaka Koudoyor-Dégbéfio IV.

« … Toute une foule composée des habitants du  village Zowlagan et des villages  voisins, des amis, des curieux et des touristes, accompagnait ce matin-là, le chef Foligan Koudoyor – Dégbéfio IV, dans son accoutrement de chef, à l’église lorsque à peine quelques mètre de chemin, un essaim d’abeille sauvage se déferla sur la population. C’était la débandade totale. Beaucoup ont été sévèrement piqués et certains ont du être hospitalisés d’urgence. Le chef n’avait eu la vie sauve que grâce à la vigilance et au courage de certains hommes et  femmes qui ont eu le réflexe de le couvrir de pagne de la tête au pied et de le transporter d’urgence dans l’église » rapporte t-il

Séminaire des Ministres à Notsè : L’Enarque Kodjo  a donné des leçons d’Administration et de bonne gouvernance à ses poulains
Titre le journal à propos du  séminaire résidentiel organisé par le gouvernement à l’intention des ministres et dont ont fait cas certains confrères dans leur édition respective.

Vigilance, les Pickpockets menacent chroniquement le transport urbain
Evoquant le phénomène du vol  à la roulette qui prend une proportion inquiétante ces derniers temps à Lomé, le journal interpelle «les autorités du pays à mettre fin à l’inutilité et veiller aux grains pour que disparaisse à jamais sur la terre de nos aïeux le surchargement des véhicules, et racketteurs sur les routes » qui, selon lui, est la cause de ce phénomène et invite les passagers à la vigilance « afin de contrecarrer les pickpockets qui menacent chroniquement le transport en commun »

Organisation des élections à la Chambre de Commerce. A qui la faute ?
Revenant sur ce sujet qu’il avait évoqué dans sa dernière parution sous le titre,  A quand la restructuration de la Chambre de Commerce ? Plus de 10 ans d’intérim ça suffit,
le confrère indique que « c’est l’actuelle équipe dirigeante qui s’opposait à l’organisation de telles élections » sous la bénédiction de l’autorité de tutelle à savoir le Ministre du Commerce et de l’Industrie qui tarde à faire démarrer le processus

Grogne à la SE2M :  Les agents exigent la démission de M. d’Almeida Samson
Selon le journal, les agents de ces deux sociétés qui ont débrayé pendant deux heures jeudi dernier exigent la démission ou l’affection du chef de personnel le sieur d’Almeida Samson pour son  manque de respect vis-à-vis de l’ensemble du personnel puisqu’il leur tient des propos arrogants et désobligeants

Préparatifs CAN/Mondial 2006 : Les vieilles et sales habitudes refont surface au sein de la FTF
Le journal dénonce l’improvisation et l’impréparation qui ont entouré le tournoi à quatre organisé en Iran pour tester la performance des Eperviers pour la CAN et le Mondial 2006. En tout cas, le journal dit espérer que les dirigeants de la FTF ont  pris acte de cette mésaventure pour corriger ce qui peut l’être avant ces deux grands rendez-vous.

Le Regard 467

Du mardi, 15 novembre 2005

Le point des discussions entre le RPT et l’UFC à Rome : Les raisons d’un échec
Titre en manchette le journal de mardi. Selon notre confrère, si la rencontre s’est soldée par un échec c’est certainement à cause des positions tranchées des personnalités qui composaient les deux délégations. « Rien qu’en considérant les personnalités politiques désignées par les parties, Jean-Pierre Fabre, Eric Amerding, Patrick Lawson  Georges Lawson (UFC), Pitang Tchalla, Solitoki Esso, Eric Kpadé, Selom Klassou (RPT), on se rendra à l’évidence  que rien de concret ne pouvait filtrer de cette rencontre de faucons  tant les positions des deux délégations sur la situation togolaise sont  irréconciliables ».

En tout état de cause, relève le journal, « quand bien même  les deux délégations  parviendraient à un consensus, un autre problème naîtra  du fait de la non adhésion des autres forces politiques. Il importe donc d’arrêter  ce folklore ou de réajuster l’initiative au regard des engagements pris par le Gouvernement togolais vis-à-vis de l’UE. Car une médiation qui sème la zizanie n’en est pas une. Si tant est que le dialogue mené par Sant’Egidio ne veut pas se substituer  au dialogue national mais s’efforcera plutôt de le faciliter, autant en informer l’opinion togolaise »

Le cas du Togo sera débattu à la prochaine Assemblée ACP-UE en Ecosse
Selon notre le confrère, la 10e session de l’Assemblée Parlementaire Paritaire ACP-UE qui devra se tenir en fin de cette semaine ou en début de semaine prochaine à Edinburgh abordera des sujets d’urgence que la situation en Afrique de l’Ouest  notamment le cas du Togo. C’est ainsi que, indique t-il, « des groupes parlementaires pourraient interpeller les autorités togolaises sur des questions précises ou faire adopter des résolutions sur le Togo. Ces résolutions pourraient, notamment concerner les suites à donner au rapport de la mission d’établissement des faits de l’ONU au Togo pour faire la lumière sur les violences avant, pendant et après l’élection du 24 avril dernier. L’autre point qui sera aussi probablement soulevé concerne les prochaines élections législatives annoncées par le chef de l’Etat pour très bientôt »

Georges Gros, charlatan de l’UPF ?
S’interroge le confrère qui s’insurge contre les propos tenus par Georges sur ‘’l’affaire Dimas’’. « Ces propos ne peuvent être que ceux de charlatan plutôt que d’un journaliste. Car si la déontologie de notre métier nous recommande de vérifier et de recouper nos informations, Georges Gros dans le cas d’espèce ne peut être  considéré comme journaliste.

On ne lui demande pas de compatir à la douleur  d’un negrillon togolais, mais tout simplement un peu de sens de responsabilité et moins d’insolence.

On aimerait bien entendre Georges Gros dire que le journaliste du quotidien français  Libération qui vient d’être molesté par des individus à Tunis n’a organisé qu’un montage. Il ne le fera jamais peut-être parce que Christophe Boltanski n’est pas un négrillon dont seule la mort devrait constituer une preuve » écrit le journal

Le chef de l’Etat mis devant ses responsabilités : Koffigoh transmet la liste des suspects à Faure Gnassingbé
Relevant que dans le rapport de la commission de Koffigoh (le rapport ne le dit pas expressément. Mais quand on le lit, on se rend à l’évidence),  « la responsabilité des FAT, des forces de sécurité, du RPT, du Gouvernement intérimaire, de l’Administration Electorale, des chefs traditionnels qui constituent les acteurs principaux  du pouvoir RPT » est fortement mise en cause, le journal se demande « comment Faure Gnassingbé va gérer ce dossier encombrant » car « s’il n’éprouvera aucune difficulté à faire connaître aux Togolais les responsables de l’opposition  identifiés par la Commission par contre, il se trouve confronté à un terrible défi, celui qui consiste à livrer les éléments des FAT et des forces de sécurité, des autorités locales du RPT dont il est le Président, des autorités traditionnelles et autres qui se vantent d’avoir commis des exactions sur leurs concitoyens pour qu’il (Faure) soit là où il est ».

En tout cas, conclut-il « recourir à une loi d’amnistie signifierait qu’il offre une protection aux siens qui sont impliqués. Ce qui risque d’être perçu comme un encouragement à l’impunité. Traduire les auteurs et commanditaires devant les tribunaux suppose aussi une justice équitable qui inspire confiance à tous les Togolais. Ce qui n’est pas encore le cas »

Dans sa page Ça vous Regarde, notre confrère a rassemblé ces sujets :
La revanche du roi
La vengeance est un plat qui se mange froid. Le Roi Kodjo 2 vient de confirmer cette vérité. Souvent pris à partie par la presse, l’homme a saisi l’occasion de la clôture des 37èmes Assises de l’UPF  à Lomé pour, en présence de plusieurs journalistes étrangers, assener le coup de sabot de la mule à la presse togolaise : « Il est très courant de lire dans notre presse, des injures directement adressées au chef de l’Etat et au Premier ministre, de lire des informations totalement fausses et qui n’ont pas reçu un début de vérification, de voir présenter des articles vieux de nombreuses années comme s’ils venaient d’être écrits, de chercher des renvois en pages intérieures qui n’existent pas, de lire à longueur de colonnes, des articles pleins de fautes et dans un français approximatif, de tout résumer dans les titres sensationnels et alléchants qui ne sont que des montagnes accouchant de souris et surtout de remarquer  dans cette presse la confusion permanente entre l’information et le combat politique ».

Voilà à peu près ce que retient le Roi de la presse togolaise. Une image fort peu reluisante. Naturellement, tout le monde  était mécontent. Mais ce qui  était dit était déjà dit. Pour finir ses propos, le Roi avait, de façon laconique, fait cas de quelques exceptions. Certains regrettent qu’il n’avait pas poussé le courage jusqu’à citer les exceptions auxquelles il faisait allusion.

En tout cas, pour une revanche, le Roi en a vraiment pris. Reste à voir comment se moucheront ceux qui se sentent morveux.

« Bitosards » reconvertis
Depuis la brusque disparition du Timonier, nombreux sont les « bitosards » qui crient famine. Et pour cause, ils se sont retrouvés en cessation d’activité. Les nouveaux hommes aux affaires ne semblent pas raffoler  de  conférences de presse au cours desquelles les leaders de l’opposition sont injuriés et proprement vilipendés. Ils ne consomment pas ces rencontres largement relayées par les médias publics, au cours desquelles, des quidams se déclarent coupables de meurtres et d’autres actes répréhensibles, actes qu’ils prétendent toujours avoir commis à l’instigation des leaders de l’opposition.

Après avoir vainement tenté de soutirer des billets de banque au fils du père, certains de ces « bitosards » ont décidé de se mettre au goût du temps en se reconvertissant. C’est ainsi qu’on trouve aujourd’hui des anciens liseurs de motion faisant furtivement du Zémidjan comme si ce travail avait quelque chose d’infamant.

Eux au moins ont le mérite d’avoir compris que les temps ont changé et qu’il faut désormais bosser pour vivre. Mieux vaut tard que  jamais. A quand le tour des autres ?

Les grossièretés de Gros
Au moment où on tente de  faire croire que le pouvoir en place se préoccupe de la situation du journaliste Dimas Dzikodo, des individus mus par on ne sait quel esprit, se permettent de raconter n’importe quoi. Si certains parmi eux voient en cette agression, un banal accident de la circulation ou un montage, d’autres se permettent de douter  tout simplement  de la véracité des faits. C’est le cas par exemple d’un certain Georges Gros qui n’a pas hésité à cracher des grossièretés à ce sujet. Se croyant sans doute en territoire conquis, il a déclaré qu’il faut être fort pour échapper à la mort lorsqu’on est attaqué par une dizaine de personnes. Bref, Gros voulait voir Dimas mort avant de croire à ce qui lui est arrivé. Chiche ! Malheureusement pour lui, ses propos n’étaient pas tombés dans des oreilles de sourd. Des éditeurs de la presse privée ont invité le «Yovo» à une rencontre  pour lui faire des démonstrations. Mais que croyez-vous  qu’il fît ? Il détala la queue entre les pattes. Certains racontent qu’il a peut-être deviné qu’on voulait lui prouver qu’on peut être rossé par une dizaine de malabars sans pour autant casser la pipe. Si cela est vrai, on peut dire que derrière ses Grossièretés, Gros a été très bien inspiré.

Les ministres à l’école
Ce n’est pas de la plaisanterie.  Mais les ministres togolais avec le Premier ministre en tête  étaient à l’école la semaine dernière. N’allez surtout pas croire qu’ils ont été conduits dans l’une de ces salles de classe décrépites dans lesquelles nos enseignants se tuent quotidiennement à la tâche devant une pléthore d’élèves  et sans matériel didactique. Nos grands commis ont choisi une école à leur pointure : le luxueux Hôtel le Berceau  à Notsè. Ils ont peut-être  compris  qu’il faut un minimum de confort pour assimiler les cours. Surtout lorsqu’on est ministre. Ce n’est pas une question d’argent. L’Etat paiera. Tout ce qu’on peut espérer, c’est que nos ministres sortent de ce séminaire beaucoup plus outillés pour le travail  qui est le leur.

On ne devient pas ministre pour s’enrichir ou jouir des délices du pouvoir mais pour servir l’Etat, pour travailler. Le ministre est un serviteur  et non un patron. Joachim Agbobli l’a toujours clamé haut et fort. S’il pouvait faire retentir ce message dans la salle de conférence de l’Hôtel le Berceau, cela aurait sans doute fait du bien à certains.

Et maintenant ?
La Commission Nationale Spéciale d’Enquête Indépendante mise sur pied pour investiguer sur les violences qui ont secoué notre pays avant, pendant et après l’élection du 24 avril 2005 a rendu public son rapport  jeudi dernier. Et depuis, cela ne cesse de susciter des commentaires. Il faut signaler que, prévue pour rendre sa copie dans un délai de 60 jours après sa création en mai dernier, cette commission a joué les prolongations pendant plus de trois mois. Il paraît que le travail a été beaucoup plus compliqué  que prévu.

Le problème qui se pose aujourd’hui  n’est pas seulement de se féliciter de ce que la commission ait publié  son rapport. Le plus important reste à savoir comment gérer l’après publication. On connaît désormais les auteurs de certains actes qui ont endeuillé le pays. Avant le rapport de la « Commission Koffigoh », il y avait eu d’autres rapports.  On sait par exemple le rôle déterminant joué par un homme comme le Major Kouloum dans ces événements à Atakpamé, une localité qui portera encore longtemps, les stigmates de ces violences. Le rapport a proposé des poursuites contre  tous ceux qui sont impliqués dans ces actes de violences. Le plus important reste à faire. On attend de voir si après la commission, le gouvernement prendra ses responsabilités.

À propos des assises
Les 37èmes Assises  de la presse francophone se sont déroulées dans notre pays. Les délégués à cette rencontre se sont séparés sans que la plupart ne sachent exactement  ce qu’ils ont vraiment appris de nouveau. Nombre se demandent s’il fallait déployer autant de moyens pour faire entendre aux journalistes, ce qu’ils savaient déjà. En tout cas, à moins de leur en fournir la preuve contraire, certains pensent qu’il s’agit d’un « bitos » de haut niveau qui a permis à des confrères  venus de partout, de se la couler douce dans les coquettes chambres de l’Hôtel Corinthia 2 Février.

On raconte que les moments forts de ces Assises ont surtout été les dîners et autres réceptions qui se sont suivi tous les jours qu’a duré la rencontre.

Après le beau temps, la pluie. Aujourd’hui, ce sont les anciens pensionnaires de l’Hôtel 2 Février qui seront nostalgiques. Surtout ceux dont on dit qu’ils ont joué les prolongations aux frais de la princesse alors même que les Assises étaient déjà closes.

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche 297

Du 17  novembre 2005

Le Rapport de Koffigoh  renvoie toute la classe politique togolaise au TPI
Titre à la Une notre confrère qui salue ce qu’il appelle la  démarche scientifique et professionnelle de la Commission Koffigoh puisqu’ à « la différence des enquêtes passionnées, partisanes et téléguidées qui ont été publiées sur notre pays jusqu’à ce jour, le Rapport de la Commission nationale d’enquête inspire admiration et respect quant à la méthode de travail ».

A propos des responsabilités, le journal pense que le monde est coupable et qu’à ce titre tout le monde sera au TPI car « entre Gilchrist qui a déclaré sur RFI que la violence a changé de camp, Kofi Yamgnane qui a collecté l’argent en Europe pour acheter des armes pour tuer des Togolais, et l’Armée qui a joué son rôle  de maintien de l’ordre et  de garante de l’unité nationale, il n’y a pas plus responsables que les autres dans le drame qu’a connu notre pays avant,  pendant et après le scrutin du 24 avril 2005 »

Rapport de la Commission Nationale Spéciale Enquête Indépendante : Les victimes et les auteurs des violences sont de tous les bords
Ce que relève le  journal dans le rapport rendu public le 10 novembre dernier à l’Hôtel 2 Février au cours d’une conférence de presse dont il r rend compte ici

L’armée togolaise en question
Le  journal s’insurge contre les propos tenus  par Kofi Yamgnane et Gilchrist Olympio contre l’armée togolaise, propos qu’il qualifie de provocation et d’appel à la désobéissance. Reprenant donc une déclaration du franco-togolais  « …l’armée togolaise n’est pas une milice ; nous souhaitons qu’elle soit une armée républicaine. Le jour où nos frères militaires auront compris qu’on les exploite, qu’on les triche etc.… », le confrère indique « notre Konkomba, démocrate à la française a oublié que l’article 25 de la vieille loi française de 1881 réprime les provocations des militaires à la désobéissance même si elles sont demeurées sans effet et  ‘’quand bien même elles ne contiennent aucun appel à commettre une infraction pénale déterminée’’

« Répondant à Gilchrist Olympio, notre écrit «Gilchrist Olympio parle de reformer l’armée mais en quel sens ? Si reforme de l’armée il y a, va-t-on la faire uniquement pour plaire à un seul individu ou dans l’intérêt national. L’erreur de Gilchrist Olympio est de croire que si l’armée togolaise était exclusivement composée d’Ewé, il n’y aurait pas de répression. Dans quel pays le gouvernement conscient de sa mission peut-il laisser le chienlit faire la loi » 

Les Ablodé Sodza face à l’histoire togolaise
Le journal remonte l’histoire du Togo pour évoquer  les exactions commises par les Ablodé Sodza, les milices du CUT et ainsi  démontrer que c’est « faire preuve de mauvaise foi que de présenter le régime de Sylvanus Olympio comme  l’exemple même d’un régime démocratique réussi en Afrique »

La vie des bonnes servantes au Togo :  Une véritable violation des Droits de l’Homme dans les ménages
Le journal dénonce les mauvais traitements subis par les filles servantes communément appelées bonnes dans certains ménages. Une situation qui, selon lui, provient de faute des victimes elles-mêmes  qui n’arrivent pas à s’organiser pour s’opposer à cet état de chose, de l’Etat qui ne prend pas ses responsabilités en initiant une vraie politique sociale des jeunes, surtout la junte féminine oisive et enfin des ONG  qui préfèrent  s’occuper de la politique que  de constituer des  ‘’Conseils’’ comme des avocats pour ces filles impuissantes devant la toute-puissante de leurs patronnes

Quel  Premier Ministre pour la Côte d’Ivoire ?
Se demande le journal qui propose le profil que doivent revêtir le président et le premier ministre c'est-à-dire « avoir de retenue et diluer leur langage politique pour s’entendre sur le minimum que le pays leur demande : la paix, la sécurité, la liberté de circuler malgré la division du pays en 2 forces opposées ;- amener les Ivoiriens à se départir de la haine ethnique que les politiciens ont cultivée et entretenue ; - comprendre qu’ils (les2) ont moins de 12 mois pour organiser les élections présidentielles et législatives), seule voie de sortie de crise pour éviter un vide juridique à l’échéance fixée ; - comprendre que plus jamais les coups de canons ne sont plus une solution idéale pour ce pays »

Forum de la Semaine 109

Du lundi, 14 novembre 2005

Publication du rapport de la CNSEI :  Un ballon d’essai lancé par le pouvoir
Estime Forum de la Semaine, pour, dit-il, « essayer de détecter un reste de crédulité chez un peuple blasé ». Pour le journal, « le rapport Koffigoh est perçu comme un témoignage gauche du pouvoir, à sa propre décharge ; une fuite en avant, véritable situation atypique, dans un contexte de réconciliation nationale où la vérité a du mal à se dire. A l’avenant, il y a plus qu’une réticence, un refus buté du pouvoir d’accorder la primauté au rapport beaucoup plus objectif de la Commission d’Enquête de l’ONU qui après tout, était mieux placé pour rendre compte des événements, car n’étant pas partie dans le conflit togolais. La publication du récent rapport n’a pas eu d’effets d’annonces fulgurants. Conformément au rapport de l’ONU, il est à croire que les principaux responsables du drame togolais soient de ceux là qui tiennent les rênes du pouvoir et l’on voit difficilement comment ils s’auto puniraient »

Médiation de la communauté Sant’Egidio :   UFC et RPT : dialogue de sourds à Rome
Lit-on à la Une de notre confrère. Évoquant, selon des sources dignes de foi, les points (quatre au total) sur lesquels les discussions de Rome auraient achoppé, le journal dénonce ce qu’il appelle une duplicité du pouvoir togolais dans les négociations engagées sous l’égide de la communauté internationale, c'est-à-dire le fait pour le pouvoir de se montrer disponible tout en campant sur ses positions.

« Ce fiasco survenu à Rome est assez évocateur à plus d’un titre. Le pouvoir togolais a trouvé dans la médiation de la Communauté Sant’Egidio une tribune pour faire montre d’une certaine disponibilité au dialogue alors même que dans la réalité il floue la communauté internationale et gagne du temps.

Quel honnête Togolais ne sait pas que si le pouvoir satisfait même en partie chacune de ces revendications, cela décrispera considérablement la crise togolaise ? » se demande le journal pour qui donc, il importe maintenant que « l’UFC qui se retrouve seule dans ce marché de dupes face à la machine RPT de revoir ensemble avec les autres partis de l’opposition une nouvelle stratégie au risque de se rendre complice de ces discussions stériles »

Violences liées au scrutin du 24 avril 2005
96 (CNDH), 105 (MTDLDH), 150 (AI), 400 à 500 (ONU), 564 (Coalition de l’opposition) ou 811 (LTDH) morts ?

De la question de l’impunité
La conclusion à laquelle est parvenu notre confère  à la suite d’une analyse des événements qu’a vécus  le Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril dernier qui ont entraîné un nombre élevé de morts et dont les chiffres sont l’objet de controverse,  c’est qu’ « il y a au Togo un groupe qui détient la réalité du pouvoir et qui ne  veut pas la lâcher  quelles que soient les éventualités et un autre qui s’estime lésé et qui le manifeste ».  A propos de la vérité sur les chiffres avancés et de la traduction des auteurs et commanditaires devant la justice, le journal pense que « si dans le premier cas l’exercice ne semble pas trop aisé, dans le second la punition de ou des auteurs et commanditaires d’un acte de violence ayant occasionné la mort, même d’une seule personne ne saura souffrir d’aucune tergiversation. Et c’est ici que les Togolais attendent Faure Gnassingbé. Il donnerait ainsi les gages d’une certaine volonté de proscrire à jamais l’impunité au Togo et du même coup ferait comprendre à tout le monde comme il le dit si bien   lui c’est lui, moi c’est moi  pour ne pas dire que les choses ont changé. A moins qu’il tisse sur l’ancienne corde comme le croient beaucoup de Togolais.

Une nouvelle mission de l’ONU bientôt au Togo
Indique le journal dans sa rubrique confidentiel. Selon le journal, c’est « face aux atermoiements de l’Etat togolais en guise de réponse au rapport produit par la mission d’établissement des faits de l’ONU sur les violences liées au scrutin du 24 avril 2005, l’ONU se propose d’envoyer une nouvelle mission au Togo » qui aura pour « tâche de demander le bilan des recommandations faites par la mission Doudou Diène ». 

Politique africaine : Edem Kodjo caresse le Maroc
En tout cas, c’est ce que relève notre confrère dans les propos tenus par le premier ministre lors des 37e assises de l’UPF puisque s’exprimant sur l’affaire du Polisario M. Edem Kodjo a dénoncé l’attitude hypocrite de certains chefs d’Etat qui lui ont fait  porter seul la responsabilité de l’admission de la RSAD à l’OUA.

« L’on peut se demander pourquoi l’homme s’était toujours tu sur cette affaire et que c’est plus de 21 années après qu’il cherche à s’en blanchir avec des mots bien choisis et qui appellent même à la reprise de la coopération avec le Maroc » se demande le journal pour qui, «cet extraordinaire retournement de situation de l’actuel premier ministre togolais, est dicté par son souhait de voir la coopération reprendre  bientôt et sur de  bonnes bases entre son pays le Togo et le Maroc,  un grand pays qu’il aime beaucoup  selon ses propres expressions. Qui a dit que l’homme ne sait pas choisir ses mots quand son intérêt, pardon, l’intérêt de son … pays est en jeu ? » 

Pour une meilleure préparation des Eperviers :  Un changement de mentalité s’impose au niveau de la FTF
« Les grandes et petites manœuvres qui ont précédé le regroupement des Eperviers dans le cadre du Tournoi à 4 disputé en Iran, les résultats réalisés par le Togo, les grincements de dents de certains cadres de l’équipe, la colère d’Agassa Kossi et les coups de gueule de Emmanuel Adébayor Shéyi à l’endroit des autorités sportives du pays, en l’occurrence, celles de la Fédération Togolaise de Football (FTF), laissent transparaître de sérieux signes d’inquiétude aux observateurs sportifs nationaux à deux mois du début de la prochaine phase finale de coupe d’Afrique des Nations, à laquelle les Eperviers du Togo prennent part » écrit le journal qui  souhaite « qu’une solution soit  vite trouvée,  qu’une vraie harmonie soit installée au sein des Eperviers du Togo et que ces derniers soient considérés au même titre que ce qu’ils ont  réalisé avec le coach Stephen Keshi dans les éliminatoires combinées CAN/Mondial 2006. C’est toujours à ce titre que nous invitons les autorités politiques et sportives du pays à faciliter la tâche au sélectionneur et aux joueurs en donnant une suite favorable au programme de préparation qu’ils auront élaboré pour Egypte 2006 »

Cafouillage autour de l’entame de préparation des Eperviers
Titre le  journal à propos du cafouillage organisé lors du  tournoi à 4 regroupant à Téhéran, la Macédoine, le Paraguay et l’Iran également, puisque certains joueurs vedettes n’ont pas pris part à ce tournoi.  « C’est le cas de Emmanuel Adébayor Shéyi qui, après le match de ligue 1 de France livré par son club Monaco contre Paris Saint Germain le 6 novembre dernier, était resté à Paris dans l’espoir d’y croiser le reste de la troupe pour le voyage de l’Iran. Il était dans la capitale française en compagnie du portier de la sélection Agassa Kossi arrivé le même dimanche pour le même motif » indique t-il

Forum de la Semaine 110

Du jeudi, 17 novembre 2005

La limite de la déraison et de la démence : Lucien Messan : la perfidie et le cynisme au service de la dictature
Titre à la Une notre confrère qui ainsi à l’article de ‘’Le Combat du Peuple’’ (plus haut) titré La limite entre le journalisme et la manipulation politique Le cas Dimas, parlons-en. Nous nous faisons le devoir de publier les deux articles pour vous.

L’émoi contrastant du président de la CNSEI :  Me Koffigoh : « Si nous publions les noms, nous allons augmenter le nombre de réfugiés »
Titre en manchette Forum de la Semaine qui ne partage ces propos du président de la CSEI «il est donc frustrant que le président de la CNSEI use de cette dérobade, pour ne pas s’attirer des ennuis comme le pensent beaucoup. C’est aussi vrai qu’on n’avait pas demandé à la commission Koffigoh de jouer au gendarme, mais ces propos du président étaient de trop. Il en a déjà beaucoup fait pour quelqu’un qui était parti au départ avec un lourd déficit de crédibilité »  

Rapport de la CNSEI Aval pour une victoire usurpée.
Constate le journal puisque «pour une fois, le contenu d’un rapport ayant trait aux événements provoqués par le décès inattendu du Gal. Eyadema n’a pas suscité une levée de boucliers de la part des farouches défenseurs du régime RPT. Cette fois-ci, l’on a fait économie de propos outrageux. Cela pouvait aisément se comprendre : ce fut bien le seul rapport qui caressa le pouvoir dans le sens du poil, en s’ingéniant à lui dégoter par la même occasion, une légitimité qu’elle ne saurait avoir »

Violences liées au scrutin du 24 avril 2005 : Les génocidaires togolais doivent commencer par mal dormir
Relève le journal car les nouvelles venant de Dakar (Sénégal) et faisant état de l’arrestation de l’ancien dictateur tchadien Hissène  Habré ont « dû sûrement nouer les tripes de certains, surtout ceux qui ont des choses à se reprocher dans le génocide survenu après la mort du Gal Eyadema »

A propos de des auteurs et commanditaires des actes de violence et dont les commissions de Doudou Diène et de Koffigoh ont remis des noms de suspects à Faure Gnassingbé, le journal pense que « si par une extraordinaire complaisance, Lomé ne réagit pas, il y a toujours à espérer une réaction de la communauté internationale comme celle qui a décidé le Sénégal à marquer des points dans le cas d’Hissène Habré. D’ailleurs des voix autorisées comme celle du Franco-togolais Kofi Yamgnane ont déjà annoncé une telle initiative pour saisir des juridictions à compétence universelle et confondre les auteurs et commanditaires des actes de violence  qui ont endeuillé nombre de familles et pousser des milliers de Togolais à l’exil au Bénin et au Ghana voisins »

Aujourd’hui c’est Hissène  Habré, demain ce sera qui ?
Se de demande le journal avec l’arrestation du ‘’dictateur sanguinaire’’. 

Rencontre Pouvoir / Opposition demain vendredi Une curieuse invitation qui sent l’intox
Titre le journal à propos de la rencontre pouvoir/opposition  de ce vendredi à la présidence de la République.

Pour le journal, « c’est pour devancer la venue de la mission de l’UE au Togo, et faire croire que les choses se passent normalement, que le pouvoir togolais, invite encore à ces genres de concertations dont les résultats sont déjà connus par le commun des mortels »

Médias : Les 37e Assises de l’UPF sont passées, la Presse togolaise demeure
Titre le journal qui revient sur les 37e assises de l’UPF pour insister sur l’inutilité de ces assises puisqu’elles n’ont à « éclairer les plus sceptiques sur comment le travail de journaliste constitue pour certains opportunistes un tremplin pour leur ascension sociale face aux véritables amoureux de la profession » sans rien apporter aux problèmes de la presse togolaise « à peine les portes sont closes et les dernières voluptés dissipées que les journalistes togolais sont revenus à leur train-train quotidien. Difficulté de vivre du métier, la peur des agressions, la méchanceté gratuite de ceux qui veulent transformer la corporation en une foire aux larrons… »

Le Royaume de Glidji a-t-il deux rois ?
Se demande le journal se référant à cette prétendue conférence-débat-exposition des Rois et Reines d’Afrique tenue du 27 au 29 Octobre 2005 à l’hôtel Corinthia 2 février et dont l’initiateur était le bien nommé ‘’ Sa Majesté Ayayi Ayi François FOLI BEBE’’


« Pour tous ceux qui connaissent un peu l’histoire du Togo, toute personne qui porte le patronyme « FOLI BEBE » ne peut qu’être un pur sang bleu du Royaume de Glidji. Or, la seule et unique Majesté actuelle du Royaume de Glidji est le ‘’ Gê Fiogan Sédégbé FOLI BEBE XV’’ Alors de quel royaume notre monsieur est-il ‘’ Sa Majesté’’ ? » s’interroge le journal  

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 75

Du vendredi, 18 novembre 2005

Lancement officiel du dialogue : Reprise ce jour du dialogue  sur fond d’incertitudes
Titre dans sa manchette Le Canard Indépendant avec dans l’angle gauche de Faure Gnassingbé.

Pour le journal, cette cérémonie s’ouvre sur fond d’incertitudes, incertitude d’abord sur les participants puisque la déclaration rendue publique le 24 octobre 2005, la présidence au nom de l’Union européenne parlait de l’ensemble des acteurs politiques, incertitude quant à la réponse que donnera la Coalition de l’occasion puisque, à en croire notre confrère, l’UFC qui préside actuellement la  Coalition des partis de l’opposition  n’a pas convoqué, une réunion pour échanger sur le sujet.

Recherche de la vérité sur les violences politiques au Togo : Le CAR fustige de graves défaillances de la commission Koffigoh
Lit-on à la Une de notre confrère (avec une photo du leader du CAR Me Yawovi Agboyibo) qui publie la déclaration du CAR sur le rapport présenté le 10 novembre dernier par la Commission Koffigoh

Coopération UE-Togo :  Une mission de l’UE attendue à Lomé en décembre
Selon le journal, cette récente annonce a été faite par de l’ambassadeur de Grande Bretagne au Togo, M. Gordon Geoffrey Wetherell, au sortir d’une audience avec le Président de la République, Faure Gnassingbé.

Problématique de l’alternance politique : Faure Gnassingbé pour une présidence à vie
Titre notre confrère à propos de la position de Faure Gnassingbé qui  « a laissé dubitatifs, plus d’un journaliste » sur la question sensible de la nécessité d’institutionnaliser l’alternance politique avec la limitation des mandats. C’était à Kara face aux journalistes en marge des 37e assises de la presse francophone.  L’alternance  peut être nécessaire au début pour contribuer à conforter ou à jeter les bases d’une démocratie, mais vouloir l’institutionnaliser, c’est autre chose dixit Faure Gnassingbé.

Pour le journal, « la position assez ambiguë exprimée par Faure Gnassingbé sur la question, indique que la limitation des mandats comme moyen d’assurer l’alternance politique constituera l’une des pierres d’achoppement du dialogue entre les acteurs politiques » et pense que pour une stabilité du pays à l’instar du Bénin,  du  Mali, du Sénégal ou encore du Ghana, il faut une garantie institutionnelle d’une alternance politique et le Togo ne saurait y déroger.

Débâcle des Eperviers au tournoi de Téhéran : Stephen Keshi critique la mauvaise organisation de la FTF
Titre le journal à propos du coup de gueule du sélectionneur national des Eperviers sur BBC, Service Anglais.

Le vol : Un vice qui prend des proportions inquiétantes
Le journal évoque à partage des témoignages les nouveaux modes de vol dont victimes les paisibles citoyens et qui prennent une allure inquiétante à Lomé devant l’impuissance des forces de sécurités et explique comment ces larcins procèdent (vol à la roulette, braquage etc.) l’origine de ce vice (la crise socio-économique que traverse notre pays depuis pas mal de temps).

Pour éviter de tomber dans les mailles de ces hommes sans foi ni loi, le confrère conseille « la vigilance. Eviter de transporter de trop grosses sommes d’argent ou des objets de valeurs nuitamment ou dans les moyens de transport commun. Et prendre soin de noter les numéros d’immatriculation des taxis que l’on prend »

Dans sa rubrique Ma Lettre titrée Faure a fort à faire, notre confrère écrit :
Il paraît que le président Faure Gnassingbé reçoit ce vendredi, la classe politique de l’opposition. Une rencontre qui naturellement, fait suite à celles déjà enregistrées dans l’agenda de ces acteurs politiques, et qui s’inscrit dans le cadre de la reprise du dialogue entre le pouvoir en place et ceux qui le combattent voire, l’accompagnent. L’on se rappelle, dans ses premiers pas dans l’exercice du pouvoir, l’actuel chef d’Etat togolais ainsi que le chef du gouvernement nommé quelques semaines plus tard, avaient tous deux insisté sur la nécessité de poursuivre ce dialogue inter-togolais qui rentre dans le respect des 22 engagements souscrits en avril 2004 par le gouvernement togolais, alors dirigé par M. Koffi Sama. C’était à l’heure du « Timonier national », le Général Gnassingbé Eyadema, qui, rappelé à Dieu un certain 5 février 2005, a laissé derrière lui un pays en piteux état. Aussi bien sur le plan social, politique qu’économique. L’héritage laissé par le père au fils est si lourd que, pour parvenir à forger une certaine unité nationale et une confiance mutuelle entre acteurs politiques, il faudrait sans doute faire revenir le fils du Père en personne, l’autre, le vrai, Jésus donc, pour panser les plaies, apaiser les cœurs, faire taire les rancœurs et oublier…

Le bilan du président Eyadema à la tête du Togo entre 1967 et 2005 est catastrophique. C’est un fiasco que le nouveau pouvoir en place doit reconnaître publiquement car il n’est point besoin d’être magicien pour s’apercevoir que l’économie togolaise est totalement désorganisée, avec en plus une administration ethnicisée, où les salaires sont insignifiants. La société togolaise est gangrenée par la corruption, la paresse et bien d’autres fléaux et Faure Gnassingbé qui a promis à son peuple de relever ces grands défis, doit pouvoir reconnaître que le Togo doit tout ceci à celui qui l’a dirigé près de 40 années. Paupérisé par un temps aussi long de maladresses politiques, de terreur, de gabegie, d’assassinats politiques et d’intolérance, le peuple togolais attendait seulement qu’un homme providentiel vienne le sortir de ses multiples problèmes. Le destin lui a imposé un enfant du sérail dont beaucoup disent qu’il n’est pas comme le père. Malheureusement, si les premières mesures prises par le successeur du dictateur, tranchent avec les pratiques de l’ancien régime, d’autres en revanche, rappellent celles de feu Eyadèma et beaucoup ont  appris à leur dépens, entre le 05 février 2005, date de l’imposition du fils Faure par l’armée à la tête du pays, et le 25 février, date de sa démission, qu’il est impossible qu’une louve donne naissance à un agneau.

Une autre chose est sûre : tant de maladresses commises par M. Faure Gnassingbé, ont sensibilisé le système nerveux de tout un peuple, lors de ce premier malheureux épisode et c’est donc avertis que ceux qui symbolisent sa lutte pour un « Togo nouveau et démocratique » se laissent animer par un certain esprit  avant toute discussion avec le pouvoir en place. Ce vendredi, Me Agboyibo, Pr. Gnininvi, et d’autres encore, vont se frotter au  pouvoir RPT et à ses caprices. Et s’il arrive au régime en place de concéder l’une des revendications de l’autre parti, l’on doit être d’accord qu’il trouvera d’autres moyens pour compenser le chemin… perdu. C’est ainsi que fonctionne le RPT. C’est ainsi que le système est imposé au nouvel homme Faure, plus confus que  quiconque à présent que l’envie le prend de changer la donne politique. Mais on ne change pas un système qui gagne et dans les discussions qui commencent ce jour, l’on craint plutôt pour le chef de l’Etat. Il aura fort à faire pour s’accorder une liberté de pensée devant l’opposition, le temps d’avoir une liberté d’action pour faire du Togo une République où l’armée ne se tiendrait pas comme un élément en guerre perpétuelle contre les fils et filles du pays qu’elle est censée défendre. C’est là même le nœud des discussions car, qu’on le veuille ou non, il sera mis sur le tapis ce que les autorités du pays pensent faire de ceux qui ont commis des violences sur les populations avant, au cours et après l’élection présidentielle du 24 avril dernier.

Nouvel Echo 373

Du vendredi, 18 novembre 2005

Une mystérieuse affaire de deux hélicoptères à l’Aéroport de Lomé
Titre dans en manchette notre confrère avec une photo de l’un des hélicoptères stationné à l’aéroport de Lomé. Tout en précisant que le doute plane sur le propriétaire de ces hélicos, le journal indique ces deux hélicos sont « en cours de réparation par huit techniciens Biélorusses et deux Ukrainiens dans un hangar de l’aéroport de Lomé qui appartient à une société de sécurité appartenant à un Français Robert Montoya » responsable d’une société de gardiennage au Togo  dénommée  SAS derrière laquelle il « se cacherait  pour effectuer des commandes d’armes et autres matériels de guerre »

Dialogue inter togolais :Faure Gnassingbé rencontre de nouveau les partis politiques aujourd’hui
Titre de son côté Nouvel Echo pour qui, « l’opposition répondra oui à cette  rencontre  mais  elle  devra  se garder  de tomber dans  certains pièges telle l’organisation dans des conditions  actuelles  des législatives »

Le drame de la fonction publique togolaise : Dans trois ans l’administration ne connaîtra pas de relève
Constate le journal puisque «la quasi totalité des fonctionnaires qui ont été formés c’est-à-dire ceux qui maîtrisent leur job prendront d’après les informations dignes de foi leur retraite en 2008 ». Aussi interpelle-t-il le gouvernement à prendre la mesure de la situation ou « on choisit le recul et la stagnation et là on ne réagit pas, soit on opte pour une nouvelle dynamique de l’administration et on prend des mesures urgentes » en formant ne serait-ce qu’un petit nombre d’agents ou en en recrutant d’autres.

L'éducation en péril au Togo : Des écoles et collèges sans infrastructures
Constat amer de Nouvel Echo qui dénonce ce qu’il appel des montages, des canulars, c'est-à-dire les propos mirobolants tenus par le ministre des enseignements primaire et secondaire M. Sélom Klassou à la veille de la rentrée scolaire 2005- 2006, lesquels avaient laissé penser à une situation rose dans les établissements scolaires alors qu’une tournée dans ces établissements montre le contraire « des  établissements  construits  depuis les années 1970-1980 restent tels  avec une décrépitude  avancée  alors  que  le nombre  d'enfants  à scolariser  ne cesse d'augmenter »

Faits divers :Agoè-Assiyéyé : Elle roue à mort de  coups sa coépouse en travail
Cette histoire  donne des frissons ; elle n'est pas une  affabulation  mais s'est réellement passée  il y a quelques jours dans la banlieue nord de Lomé. On  a dû seulement changer les vrais  noms des principaux acteurs de cette invraisemblable histoire.

Agbévé, c'est le nom de l'épouse qui vivait avec sa première épouse  nommée DA YOVO. Ce  couple vivait  ensemble  depuis  plusieurs  années  déjà, sans qu'aucun  enfant  ne vienne  donner un sens  à cette union. Des semaines, puis des mois et enfin des années passaient. Le couple  vieillissait  et il fallait  absolument  que le sieur   Agbévé ait un fils. Un jour au petit matin  Agbévé  réveilla da Yovo pour lui demander la conduite à tenir devant le pourrissement  de la situation. Da Yovo suggéra à son mari de la  seconder avec  une jeune  fille qui sûrement  arrivera  à pérenniser son nom. Aussitôt dit , aussitôt fait. Agbévé  a pu se tailler  une jeune fille à sa pointure  nommée Amivi. Cette  dernière  bien  polie ne manquait  la moindre occasion  pour montrer  sa docilité  et sa  soumission  à l'ancien  couple. Dieu  faisant  bien les choses,  Amivi tomba  enceinte. Elle  tentait  autant  que  faire  se peut  d'adopter  une bonne  attitude  pour  ne pas  frustrer  da Yovo. Mais  bizarrement  da yovo  voyait  d'un œil rouge  ce don  de DIEU  .Elle  voulait  tout sauf  la conduite à terme  dans des conditions normales  de cette grossesse .L a dernière  fois,  ce qui  devrait arriver, arriva de la triste manière. La jeune Amivi est surprise  dans la nuit  profonde  à 1 heure  du matin par  des douleurs  abdominales  déclenchant  le processus  de travail. Il fallait  chercher  un taxi  pour  la conduire  dans un centre  de santé. Les trois à savoir Amivi, da yovo, Agbévé prirent les sentiers pour  déboucher  sur une  route. Vu  la rareté  des taxis, Agbévé  abandonna  les deux  femmes  pour aller chercher  une voiture. Et  c'est  le moment  choisi par da Yovo pour mettre  à éxécution  son vil  projet. Elle  s'est  mise à rouer  de coups  sa coépouse  déjà mal  au point  par  la douleur .. Da Yovo tapait Amivi  avec  une violence  que celle -ci perdit  connaissance .Cela  n'a pour autant dissuadé Da Yovo  de continuer  sa besogne. Amivi alla  à l'étape supérieure, elle quitta  le coma  pour  la mort. Da yovo continuait de taper  la pauvre  Amivi  jusqu'à ce que sa main se colla définitivement au corps de sa coépouse. En dépit de sa tentative, elle n'est pas arrivée à décoller sa main du corps martyrisée.

Agbévé ayant trouvé un taxi après une demie heure de recherche fut frappé par la position de ses deux épouses sous la projection des phares. Pour rentrer dans le taxi, la main de Da Yovo était toujours collée au dos d'Amivi. Elle nia toute violence faite sur Amivi.

A l'hôpital, on dit a Agbévé que son épouse n'est plus de ce monde. Avec l'apparition des hématomes sur le corps d'Amivi et sur la pression des agents de santé, Da Yovo a fni par admettre son forfait et comment elle a opéré.

On a dû une seconde fois martyriser le corps d'Amivi pour dessouder la main de Da Yovo au corps de la décédée en coupant la partie dont la main était soudée. Comment réagira Agbévé et la famille d'Amivi ? Suite de ce crime dans notre prochaine parution.

La Tribune du Peuple
N'a pas paru cette semaine
Arcanes
N'a pas paru cette semaine
L’observateur  togolais 

 

Liberté Hebdo  35

Du mercredi, 16 novembre 2005

La montagne qui accouche d’une souris  CNSEI : Un rapport complaisant et truffé d’incohérence
Titre en manchette notre confrère avec une caricature du président de la commission nationale d’enquête et deux photos, l’une représentant une victime couchée par terre et l’autre une blessée secourue par une bonne volonté.

Décortiquant le rapport présenté par la bande à Koffigoh, le journal relève que «d
ans la région de la Kara, une région muselée dont aucun penchant pour l’opposition n’est toléré est en bonne place citée parmi les régions ayant enregistré des dégâts. La mouvance présidentielle a enreg