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13 Nov. 2005
Revue de presse de la semaine du 7 au 13 Nov. 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi

Nouvelle ère

Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple    

Du lundi, 07 novembre 2005

C’est une édition spéciale consacrée aux 37e assises de l’Union de la Presse Francophone (UPF).
Fin des 37e assises de l’UPF à Lomé ce jour :  La presse francophone veut relever le défi de la déontologie et de la responsabilité 
Titre dans sa manchette notre confrère avec en gros plan une photo de la table d’honneur lors de la cérémonie d’ouverture. En effet, le confrère rend compte des travaux de la cérémonie d’ouverture et les thèmes sur lesquels les participants se sont penchés les deux journées suivantes. Cette édition étant consacrée à ces 37e assises de l’UPF, le confrère publie le discours d’ouverture du président Faure Gnassingbé, le message du secrétaire général de l’OIF, le discours du président de l’UPF- Togo Lucien Messan, de l’exposé de Hervé Bourges, président international de l’UPF et une interview qu’il a accordée au secrétaire général de l’UPF Georges Gros qui se prononce sur la presse togolaise et la polémique sur la désignation de Lucien Messan à la tête de la section Togo de l’UPF

Entretien du Premier ministre avec les participants des 37e Assises de l’UPF : M. Edem Kodjo lève l’équivoque : «Je sers l’Etat togolais et non une personne»
Le samedi 05 novembre dernier, le Premier ministre Edem Kodjo a rencontré les participants aux 37e assises de l’UPF à l’hôtel Corinthia 2 Février. Au cours de l’entretien certains journalistes, selon ce que rapporte notre confrère,  lui ont posé la question de savoir s’il était fier de servir le fils après avoir servi le père. A cette question, rapporte le confrère, « M. Kodjo a été sans équivoque Je sers l’Etat togolais et non une personne. Je suis formé à servir l’Etat. Je n’ai aucun complexe à servir quelqu’un parce que, en réalité, ce n’est ni le père ni le fils que je sers mais l’Etat »

LE COMBAT du peuple N° 523 (spécial)
Du vendredi, 11 novembre 2005
C’est une édition spéciale de 24 pages consacrée essentiellement au rapport de la Commission Nationale Spéciale d’Enquête Indépendante.

L’heure de vérité : Enfin la lumière sur les violences au Togo avant, pendant et après l’élection du 24 avril : La Commission nationale spéciale d’enquête indépendante publie son rapport
Titre donc à la Une de notre confrère avec une photo de la table d’honneur des membres de la commission présentant le rapport.
Pour Le Combat du Peuple, c’est la première fois au Togo qu’un travail de ce genre a été exécuté à l’initiative du gouvernement » et se dit « frappé par la liberté de ton avec laquelle les membres de la commission ont travaillé »

Motion d"information
 
Agni l'Abeille

Du mardi, 08 novembre 2005

Bilan contradictoire du PM en  117 jours: Si l’indicateur de l’économie était au rouge
* Sur quel budget a-t-il prévu les 30 portefeuilles ministériels ?
* Où a-t-il trouvé les 18 milliards pour ‘‘subventionner’’ les produits pétroliers ?

S’interroge notre confrère dans sa manchette. Sans vouloir nier les arguments avancés par le premier ministre pour justifier l’insuffisance de son action gouvernementale,  le journal relève dans les propos du premier ministre une contradiction avec ce qui se fait tous les jours comme dépenses au nom de l’Etat. Que dire donc ? Sinon que « le bilan des 3 mois et plus du PM est largement en dessous des attentes du peuple »

Mauvaise foi dans les initiatives de sortie de crise au Togo : Pourquoi les questions des morts, des réfugiés et des disparus se classent dans les oubliettes ?
S’interroge notre confrère qui évoque le cas de ces Togolais tués ou portés disparus lors des événements postélectoraux puisque malgré la publication du rapport de l’ONU qui a fait état de 400 à 500 morts, le gouvernement « semble faire fi des recommandations de l’ONU, et ranger dans les oubliettes ces importantes questions de morts, de réfugiés et de disparus »

« Cela ne peut en aucun cas encourager un quelconque processus de réconciliation. Au contraire il risque d’amener les populations à recourir au Self Justice ce qui est préjudiciable à la sûreté de la nation et la sécurité du peuple togolais tout entier » estime le journal

Escroquerie déguisée à la BTD de Dapaong :La victime BASSAN Achille raconte les faits
Selon les propos rapportés par notre confrère, la BTD Dapaong accuse M. Bassan Achille d’avoir touché indûment 1000.000 de FCFA au lieu de 100.000F, ce que dernier ne reconnaît pas arguant qu’il a rempli un chèque pour 100.000FCFA. Sous contrainte de la gendarmerie et de la justice il a dû accepter de payer malgré lui cette somme. Ce que notre confrère dénonce et parle d’abus d’autorité.

 « D’abord si la caissière lui a vraiment remis 1 million à la place de 100 mille francs, alors elle n’a pas sa place dans une banque. Elle devait être l’unique responsable et renvoyée sur le champ.

-Ensuite on se demande si l’opérateur venait de Lomé, de Ouagadougou ou carrément du Mali ou du Niger, on ira le chercher pour réclamer le million. Non. On le mettra sûrement au dos de la caissière. Car il est inadmissible qu’une caissière dans une banque serve un million à la place d’un chèque de 100 mille et qu’on dise que c’est une erreur. C’est trop facile et cette caissière doit être mise à la porte. Mais qu’on tente de donner raison à cette caissière et qu’on enferme le client à la gendarmerie constitue une arrestation arbitraire car il n’y a pas de délit » souligne le journal

Quand les pasteurs deviennent des politiques
Le confrère évoque le cas de ces hommes de Dieu ‘’appelés’’ qui, sous le couvert de la parole de Dieu,  soutiennent les pouvoirs en place en Afrique.

Le cas du  pasteur William TETEH Alias Zodédé qui a soutenu le fils du père en déclarant que « Faure Gnassingbé est choisi par Dieu comme Salomon qui succéda à son père David », du pasteur Yoruba  M. Bellow qui a traité les détracteurs du feu président Eyadema de tous les noms d’oiseaux et du « pasteur candidat aux prochaines élections gabonaises, qui a préféré roulé pour le parti au pouvoir » en appelant « ses sympathisants à voter pour le président sortant Omar BONGO »

« Les pasteurs doivent savoir que quelque soit ce qu’ils visent ou défendent, ils doivent se rappeler cette parole de JC : Vous ne faites pas partie du monde; mais je vous ai choisi du milieu du monde. Jean15 :19. Un vrai homme de Dieu doit se tenir à l’écart de tout ce qui ne touche pas à Dieu » estime notre confrère.

A  quand la restructuration de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo ? Plus de 10 ans d’intérim ça suffit
Estime le journal qui s’insurge contre ce qu’il appelle l’immobilisme total dans lequel végète la chambre puisque que depuis le départ de son ex président Alexis Looky il y a dix ans,  cette institution vitrine de l’activité commerciale au Togo ne s’est pas doté d’un « Président élu en bonne et due forme, capable de donner un sang neuf à l’Industrie », et ceci de certains vieux larrons réfractaires au changement.

 « Il urge qu’on redynamise l’institution en organisant dans un bref délai des élections pour doter la Chambre de Commerce d’organe de direction fiable c’est-à-dire qu’il faut des industriels, des responsables de sociétés pour conduire les destinées de la Chambre. Le Ministre du Commerce doit prendre ses responsabilités en décidant de mettre en place un Bureau représentatif et crédible » estime t-il

Plusieurs millions de francs CFA détournés dans les caisses de la Préfecture du Zio
Révèle le journal dans son billet confidentiel. Selon notre confrère qui cite des sources concordantes « de hauts responsables de la préfecture seraient impliqués dans ces multiples détournements estimés à plusieurs millions de francs CFA. On parle de factures fictives, de plusieurs sorties de fonds sans pièces justificatives etc. »

Le Regard 466

Du mardi, 08 novembre 2005

Le problème de l’impunité compromet la tenue de bonnes législatives au Togo
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec à l’angle gauche une photo du commissaire européen au développement et à l’action humanitaire le belge Louis Michel et à l’angle droit celle du SG de l’ONU, Kofi Annan.

Selon le journal, une  mission conjointe de l’Union Européenne et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)  est attendue dans les prochains jours à Lomé dans le cadre des préparatifs des élections législatives. Et vu les  vagues de répression sanglantes dont les populations ont été victimes lors de la présidentielle du 24 avril dernier et  de ce que  aujourd’hui au Togo le mot élection, fait  froid dans le dos, parce que  devenu synonyme de viol, de massacre, et de chasse à l’homme, le journal se demande « s’il est opportun d’organiser des élections dans la situation actuelle pour faire zigouiller des pauvres Togolais dès lors que les auteurs de la répression courent toujours. Il est à craindre que des milliers de Togolais ne passent les frontières le  jour où un nouveau processus sera enclenché »

Suite au bilan des 100 jours : Edem Kodjo suscite  la méfiance dans le camp présidentiel
Titre notre confrère qui évoque le point de vue critique de ce député du RPT sur le bilan des 100 jours du premier ministre Edem Kodjo et dont il avait publié un extrait dans sa précédente édition et dont le quotidien gouvernemental Togo Presse a publié in extenso.  « L’avis  de ce député  n’est certainement pas parvenu au journal gouvernemental par hasard. On pourrait même  se demander  s’il ne s’agit pas d’une réaction venant d’une voix autorisée du camp présidentiel. C’est un message fort dont le PM doit tenir compte » indique le journal pour qui, « il ressort  que  nombre de députés et barons du RPT, s’ils ne le disent pas ouvertement, n’ont pas du tout apprécié la prestation du Premier ministre. L’avis de ce député reprend d’ailleurs grosso modo, les reproches faits au Premier ministre par des  tenants du pouvoir  en place pour qui, Kodjo  ne devrait pas se présenter devant la presse pour parler aux Togolais comme s’il avait sollicité leur suffrage pendant la campagne électorale sur la base d’un programme défini. En clair, on voudrait le voir travailler en silence. Il est également reproché à Edem Kodjo de semer le découragement en affirmant que ‘’les indicateurs sont au rouge et le resteront encore longtemps’’. ‘’Où était-il au moment où nous nous mobilisions pour l’élection  du Président ? Après avoir profité de la situation, il n’a qu’à se taire et travailler sous les ordres du Président Faure. Quand on n’aura plus besoin de lui, on le saute’’ ironise un cadre du parti présidentiel »  

Malgré le Sida et  les mesures du gouvernement ; La Prostitution des mineures s’aggrave au Togo
Note le journal  puisque que, « à côté des professionnelles du sexe qui arpentent nuitamment les boulevards, certains coins mal famés ou certains hôtels de la capitale à la recherche de  clients, se développe aujourd’hui une catégorie qu’on peut appeler les  ‘’occasionnelles’’ ou les ‘’ temporaires’’ dans le métier. Ces dernières, de loin les plus nombreuses, se recrutent dans presque toutes les catégories socioprofessionnelles. Mais on les rencontre beaucoup plus parmi les serveuses de bar et de restaurant, les élèves, les apprenties, etc.

Sans revendiquer le titre peu reluisant de prostituée, ces dernières se laissent aller avec des hommes abonnés au vice qui leur paient leur charme et leur jeunesse  à coups de petits cadeaux, de sorties et d’argent. Ces  ‘’grottos’’  comme on a l’habitude de les appeler sont généralement  des hommes d’un certain âge, disposant relativement de moyens qui vont chercher  leurs victimes parmi des jeunes filles souvent sans moyens mais désireuses de vivre au-dessus de ce qu’elles possèdent ».

Aussi, relève le journal, si à Dékon lieu de prédilection par excellence de la prostitution à Lomé, on a noté une semblante régression, « c’est parce  que plusieurs d’entre elles ont décidé d’aller chercher leurs clients ailleurs. Au lieu d’aller s’exposer à Deckon où elles peuvent tomber dans les mailles de la police à tout moment, elles préfèrent des coins moins éclairés comme Lomégan, Gakpoto, Hedzranawoé, etc. ; des endroits beaucoup plus discrets, pouvant leur assurer une certaine quiétude dans l’exercice de leur activité. Il s’agit donc d’une délocalisation et non d’une éradication ».

Donc un combat difficile qu’on peut venir à bout pour peu qu’il y a une volonté politique.

Mon Afrique va mal !
Titre le journal qui fait ici un constat amer et affligeant de la situation que vit l’Afrique depuis les indépendances du fait de la faute de ses dirigeants et de leurs complices blancs. Ce qu’avait vu juste le français René Dumont qui écrivait déjà en 1962 que  l’Afrique Noire est mal partie puisque « l’Afrique non seulement n’a pas avancé mais elle a reculé, donnant aux propos du Français, une valeur prophétique étonnante »

Civils ou militaires, les principaux responsables de la situation catastrophique dans laquelle se trouve l’Afrique actuellement sont ses dirigeants, les détenteurs du pouvoir sous toutes ses formes car ils sont décidés, on dirait, que le continent vive dans ses contradictions et ses faux mythes. Nous sommes dans le désespoir et manquons totalement d’oxygène et le plus dramatique aujourd’hui, c’est qu’en plus des ‘’ impérialistes’’ blancs, les acolytes locaux accueillent à bras ouverts, les nouveaux vautours singulièrement voraces que sont les indo syro-libanais curieusement plus royalistes que ‘’ les rois’’. Aussi, comme pour nous achever, la ‘’ mafia brune’’  tisse lentement mais sûrement sa nasse autour de nous », écrit notre confrère  

Rechercher une solution durable au surpeuplement de nos prisons
Estime notre confrère qui s’insurge contre les propagandes faites autour des mesures d’élargissement des prisonniers présentées comme des initiatives personnelles du chef de l’Etat.  Tout en saluant la mesure prise le 02 novembre dernier par les autorités pour libérer 460 prisonniers ayant  purgé la moitié de leur peine ou ayant commis des délits légers ou des actes  de délinquance primaire par les autorités pour désengorger la prison civile de Lomé, Le Regard estime que « le problème de la surpopulation reste entier  car, malgré cette mesure, on y compte encore plus de 1000 détenus, soit plus du double de la capacité d’accueil de cette maison d’arrêt de l’Etat ». Ainsi, pense t-il qu’ « il est donc temps que le gouvernement règle de façon durable, la question de la détention et de l’Administration pénitentiaire. La justice est un domaine beaucoup plus sérieux pour qu’on en fasse un sujet de propagande se limitant à de vains mots »

Du rififi aux Assises de la Presse Francophone à Lomé
Titre notre confrère à propos des divergences sur fond de polémique qu’il y a eu autour des 37e assises de l’UPF à Lomé. (Lire l’article sur notre site)

Dans sa page, "Ça Vous Regarde", notre confrère a sélectionné les sujets suivants :
Déception pour saltimbanques

Le « bitos » n’est pas une affaire entre Togolais seulement. Il y a aussi des étrangers  et non des moindres  qui, après avoir goûté  à la générosité « gnassionale », n’avaient de cesse de débarquer à Lomé 2 pour rencontrer  le maître des lieux, raconter  des boniments et repartir avec des liasses  de nos billets. Ces saltimbanques, véritables gougnafiers qui se la coulaient douce avec nos sous, auraient bien voulu continuer leur sinistre besogne après la disparition  inattendue de l’homme qu’ils abusaient. Erreur.

Selon des informations en notre possession, les saprophytes  qui faisaient le pied de grue ou défilaient dans les jardins de la « Savane » n’ont pas baissé les bras. Ils continuent à se bousculer au portillon  de la Présidence. Seulement, plus rien n’est comme avant pour eux. La Présidence de la République n’est plus une banque où tout premier venu peut se servir à volonté. On raconte qu’il est désormais demandé à ceux qui veulent voir le fils du père d’exposer clairement les raisons de leur visite. Un exercice ennuyeux si l’on sait que tout ce beau monde n’a rien de sérieux dans le congolo et que tout ce qu’il vise en remplissant une fiche d’audience, c’est nos sous. La déception doit être vraiment grande pour ces bons messieurs.

Le très bon conseil de Yamgnane
On ne finira pas de si tôt, de parler de l’élection du 24 avril dernier. Non seulement beaucoup en gardent  les séquelles des violences  qui l’ont marquée, mais on continue à pérorer sur la question de savoir pourquoi et comment la Coalition qui est donnée gagnante dans plusieurs milieux se retrouve toujours dans l’opposition. Et chaque fois, des acteurs politiques font des « révélations ». C’est ainsi qu’on apprendra par sa bouche même que, au temps chaud, c’est-à-dire, à un moment où même les plus intrépides n’arrivaient pas à mettre le nez dehors, Kofi Yamgnane avait suggéré au candidat Akitani Bob  qui s’était proclamé vainqueur, de sortir dans la rue pour affronter les événements. Cela  aurait pu changer le cours des événements. C’est bien ce que pensent certains. D’autres ne s’empêchent pas de rigoler. Car il faut être à  plus de 6000 Km  de Lomé en ce moment-là pour avoir une idée aussi lumineuse.

Bien entendu, Bob Akitani à qui certains reprochent beaucoup de choses sauf d’être con,  n’était pas sorti. Charité bien ordonnée commence par soi-même, dit-on. C’est pourquoi, dans certains milieux, on se demande pourquoi le donneur de bon conseil qui, du reste, avait une responsabilité dans le directoire de la Coalition n’était pas lui-même descendu à Lomé pour prendre les choses en main.

On n’aime pas trop Natch
Les événements qui ont suivi la disparition du Timonier ont apporté la preuve que Natch n’a pas beaucoup d’amis dans les cercles  qu’il hante lui-même. On nous rétorquera peut-être  que s’il en  était ainsi,   on ne devait pas lui confier le perchoir pendant que le Timonier  était encore de ce monde. Mais nous pouvons aussi répondre  qu’à l’époque, on avait besoin de lui pour des missions déterminées. A preuve, il y a quelques jours, nous annoncions ici même le retour de l’homme de Gando qui se disputait   une mission à l’étranger avec son successeur. Certaines sources racontent   que dans cette affaire, de nombreux « dépité »  ont pris fait et cause pour leur Président actuel contre l’ancien. Vrai ou faux ? Nous ne saurions le dire. Mais toujours est-il que dans certains milieux proches de « l’Ensablée » on estime que l’ancien Prégo n’avait pas toujours de respect pour ses collègues  dont il ne supportait pas « l’ignorance » de certains. Ça aussi regarde ceux qui le disent.

Opération de charme ?
Les participants étrangers aux Assises de l’UPF à Lomé ont été conviés à une excursion à l’intérieur du pays dimanche dernier. C’est par  avions entiers  qu’ils ont été embarqués en direction de Niamtougou  d’où ils visiteront certains sites touristiques  avant de  se faire recevoir à déjeuner par le chef de l’Etat.

Déjà à la veille, c’est-à-dire samedi dernier, c’est le Roi Kodjo  II qui s’est entretenu avec ces confrères  étrangers avant de les recevoir à dîner à la salle Fazao de l’Hôtel Corinthia 2 Février à Lomé. On raconte aussi que, alors que les Togolais tirent le diable par la queue, tout est mis en œuvre pour mettre ces journalistes étrangers le plus à l’aise possible. C’est peut-être  tout à l’honneur de notre pays. Mais des interrogations subsistent.

A quoi rime toute cette attention ? Certains pensent qu’il s’agit d’une opération de charme qui consiste à éblouir ces étrangers afin de leur empêcher de voir les réalités de notre pays pour ensuite les répercuter dans leurs organes. Qu’en pensez-vous ?

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche 296

Du mercredi, 09 novembre 2005

Le RPT et l’UFC en concertation à Rome
Titre dans sa manchette La Dépêche avec photos des SG du RPT Dama Dramani et de l’UFC JP Fabre.

Parlant de cette seconde rencontre dont les deux délégations se seraient rencontrées le lundi 07 novembre dernier, le journal pense que  « si la communauté de Sant’Egidio arrive à concilier les deux parties, il est clair que la crise qui perdure encore sera résolue et permettra à tous les autres acteurs politiques d’arriver à un accord pour un processus démocratique apaisé au Togo » ou en tout état cas, « déterminera le sort  du dialogue entre l’ensemble de la classe politique togolaise »

Georges Gros, un hôte indélicat
Titre à la Une notre confrère avec la photo de cet ‘’hôte indélicat’’. En effet, le journal s’insurge contre les propos tenus par le SG de l’UPF sur les antennes de la BBC  sur l’agression dont a été victime notre confrère Dimas Dzikodo.

« Comment comprendre qu’au moment où tout le pays, y compris le gouvernement, a  condamné avec la dernière énergie l’agression dont a été victime notre confrère Dimas Dzikodo il se permet sans preuve de raconter sur BBC des contrevérités après avoir rempli ses poches. Drôle de déontologie qu’il est venu enseigner aux nègres africains après un séjour bien arrosé » écrit le journal  

Quand le leader de la CDPA est contre la réconciliation
En tout cas, c’est de relève le journal puisque dans le document qu’il a rendu public il y a quelques semaines la CDPA du Prof. Gnininvi avait déclaré qu’il ne saurait y avoir une vraie réconciliation au Togo sans la fin de l’impunité. Pour notre confrère, cette déclaration qui laisse patois tout observateur de la politique togolaise, « donne  l’impression qu’il y aurait au Togo une catégorie de gens qui profiterait largement du déplorable état de l’économie actuelle de notre pays »

Et si  Faure s’occupait du transport routier aussi ?
Se demande la Dépêche devant l’inertie du ministère chargé des transports et du désordre que créent les transporteurs  sur les routes.     

« Pourtant, il semble qu’il y a, dans le gouvernement Edem Kodjo de l’ère Faure, un département ministériel qui s’occupe entre autres, des transports. Quels transports ? Jusqu’à quant on va arrêter ce désordre pour sauver les âmes togolaises sur la terre de nos aïeux ?
Ainsi, Faure, si vous vous occupiez du transport routier, ce ne serait pas salutaire pour les Togolais ? »,  mentionne t-il

Si l’impunité m’était contée
Le confrère est remonté  dans l’histoire politique de notre pays avec des témoignages pour montrer que  n’a pas été l’apanage du régime Eyadema. Pour le journal, parler « de l’impunité comme si la violence politique qu’a connue le pays serait née spontanément avec l’arrivée au pouvoir du régime Eyadema ou de Faure », c’est chercher à « amuser la galerie afin de sortir de l’oubli dans lequel elle est tombée (l’opposition)  depuis le scrutin présidentiel du 24 avril dernier ».

« La violence politique a toujours accompagné l’histoire de notre pays et est souvent en rapport avec les élections.

Sans chercher à remonter plus haut dans l’histoire de notre pays, il faut rappeler que la violence électorale dans sa forme gratuite actuelle est née  en 1958 avec la victoire du Comité de l’Unité Togolaise (CUT) aux  élections législatives, les victimes étant les membres de la minorité politique et surtout les ressortissant du Nord du pays soupçonnés d’être hostiles au gouvernement. Robert  Ajavon lui lui-même victime a fait le récit des premières heures hallucinantes de l’arrivée au pouvoir de Sylvanus Olympio » indique le journal

Boko Akila-Esso :  Des bruits de bottes à la consultation juridique
« Sept mois après un combat politique sans issue, l’officier félon serait-il déjà essoufflé ? En effet, de sources dignes de foi, le commandant Boko vient de créer un cabinet de conseil juridique à Paris. Est-ce un cabinet de façade pour tromper la vigilance des uns et des autres ? Les autorités togolaises doivent veiller au grain car le commandant Boko bénéficie du soutien de certains milieux français » écrit le journal

Si j’avais le pouvoir
Le confrère énumère ici un certain nombre de choses notamment sur  le plan des réformes de l’administration publique togolaise (Faire coïncider le déblocage de la jouissance financière des avancements des agents publics pour créer une motivation générale qui pourrait avoir des effets d’entraînement sur le reste) et sur le plan social (faire tenir le dialogue social à temps afin que chaque partenaire sache en quoi s’en tenir à partir de l’année 2006 qui s’annonce décisive pour les Togolais qui n’ont plus droit à la paresse et à la plaisanterie de mauvais goût pour l’économie togolaise) qu’il allait faire s’il avait le pouvoir politique

L’épouse de Kofi Yamgnane  serait atteinte d’une maladie incurable
Indique le journal selon qui, « c’est ce qui explique la hargne de Kofi Yamgnane  envers ses bienfaiteurs  d’hier. Ce  serait les raisons des séances de collecte de fonds qu’il organise à travers la France.

Monsieur le ministre de la ville, c’est lent ! Les villes vous attendent
Constate le journal devant le silence du nouveau ministre aux problèmes urbains.
 
« Mais seulement, votre silence frise une inaction.  Combien de temps pour mettre les structures en place pour que les acteurs du développement urbain puissent se définir par rapport à votre mission. A quand un séminaire avec les autorités communales togolaises et les autres autorités locales pour leur situer sur vos domaines d’interventions respectives vous et votre Collègue de l’Administration territoriales ? » s’interroge-t-il

Forum de la Semaine 107

Du lundi, 07 novembre 2005

Tentative d’assassinat de Dimas Dzikodo et d’Eben-Ezer D : Selon la police, l’enquête avance
Indique notre confrère qui dit espérer « que très rapidement les responsabilités soient situées et les auteurs et commanditaires punis » car il y va de « la crédibilité de la police et des autorités politiques du pays » étant donné qu’ il a été dit « qu’aussi bien la Présidence de la République que la Primature avaient exprimé l’ardent désir de ne pas voir cet acte odieux resté impuni ».

Pour le journal, «tant que les auteurs ne seront pas identifiés, le danger sera toujours là. Ils peuvent encore frapper et cela n’est pas pour rassurer quiconque au sein de la corporation »

Médias : Les 37e Assises de l’UPF de Lomé sans les ténors de la Presse togolaise
Lit-on à la Une de notre confrère qui évoque le boycott criard de ces 37e assises par les grandes publications de la presse écrite togolaise vu que, selon lui,  beaucoup de choses pas trop claires se sont passées avant la tenue de ces assises.

En tout cas, pour l’hebdomadaire, « la  ‘’vraie’’ Presse togolaise, celle qui est réellement représentative des réalités locales et qui est lue écoutée ou vue avait flairé dans ces 37e Assises de la Presse francophone un kermesse de dupes pour amuser la galerie et servir de référence au pouvoir politique sur une prétendue liberté de la presse au Togo » sinon, comment, comme l’a si bien remarqué ce participant congolais, on peut parler de « déontologie et pluralisme sur le sol d’un pays où il n’y a pas si longtemps un journaliste  avait failli être tué et que cela ne préoccupe point ces assises »

Edem Kodjo et ses 117 jours à la Primature :  Bluff et manœuvre de séduction
Titre  Forum de la Semaine qui revient sur les 117 jours du premier ministre à la tête du gouvernement et relève, « l’on voit mal de quel poids le bilan des 117 jours de M. Kodjo à la Primature, allège le quotidien des Togolais et redresse la donne sociopolitique. D’autant que son autosatisfaction, en ce qui concerne ses exploits à la tête du gouvernement, la place encore plus au-dessus de la mêlée, si loin des préoccupations terre à terre du commun des Togolais » et se demande alors le bien fondé de ce bilan médiatisé.

Ce qui fait traîner la Commission Koffigoh
Indique le journal dans son billet confidentiel. Selon notre confrère, « la présentation du rapport de la commission nationale d’enquête ne souffre pas que des pesanteurs politiques. Il y a aussi et surtout l’absentéisme chronique de certains membres qui ne semblent pas trop préoccupés par le travail de la commission mais qui n’empochent pas moins les dus qui leur sont accordés. On les retrouve sur d’autres fronts qui leur servent d’alibis et au lieu qu’ils se fassent remplacer, ils se pointent sporadiquement à la commission »

Après le saccage du 11 septembre 2005 :  Les employés du restaurant Lomé-Rivage abandonnés à leur triste sort
Selon le journal, c’est le 02 octobre dernier que les employés de Lomé-Rivage se sont rendus au domicile de leur patron un certain Norbert Boulet-Boulet, expatrié français pour s’enquérir des rumeurs faisant état de la cession du restaurant à un autre. Leur constat fut amer. Sa maison était vide. Leur patron a pris la poudre d’escampette.

« Les employés désemparés ne savent plus à quel saint se vouer. Après trois (3) ans passés sous la direction de leur patron en fuite, ils lui réclament aujourd’hui un mois d’arriérés de salaire, leurs primes diverses et leurs congés payés. Aujourd’hui, on parle d’un repreneur. Mais lui aussi se dit grugé par le fuyard qui lui aurait caché ce lourd passif pendant le contrat de cession et dans d’autres ventes de son patrimoine notamment ses meubles et divers autres objets qu’il a cédés en double vente à une tierce personne » indique le journal

Pour la CAN et le Mondial 2006 :  Abalo  Dosseh affirme que le Togo possède une « grande équipe »
Titre Forum de la Semaine dans sa manchette avec la photo de l’international togolais Abalo Dosseh. Selon notre confrère, le capitaine des Eperviers du Togo a fait cette déclaration dans un entretien qu’il a accordé à Sport Hebdo, un des grands journaux sportifs togolais.  « Ces propos du capitaine des Eperviers ont sûrement mis du baume au cœur aux nombreux fans togolais qui se posent encore des questions sur le mental des joueurs » relève le journal

Suites de l’accident du 20 mars 2004 au Ghana :  Quiproquos entre l’Etoile Filante de Lomé et son ex-libéro Tchédré Napo
Titre notre confrère à propos du tiraillement qu’il y aurait actuellement entre le joueur Tchédré Napo et son club sur son aptitude ou inaptitude et sur son avenir.  Le club se fondant sur  l’avis des médecins soutient que le joueur est  apte à rejouer alors que celui-ci n’est pas de cet avis se fondant également sur des examens effectués dans une clinique privée à Lomé qui lui déconseillent de rejouer au football sous peine de tomber raide mort sur un terrain. Par ailleurs, selon le journal, le club  se propose de lui assurer une formation à l’instar de l’ensemble des joueurs dans le but de leur faciliter une intégration dans la vie active  quand ils seront en fin de carrière ou ne seront plus en mesure de jouer alors que le joueur demande une indemnisation conséquente et raisonnable qui lui permettrait d’orienter son avenir comme il l’entend.

« Mais la voie de la sagesse ne recommanderait-il pas de convertir le coût de la formation en une indemnisation pour couper la poire en deux ? » se demande notre confrère.

Forum de la Semaine 108

Du jeudi, 10 novembre 2005

Violences liées au scrutin du 24 Avril 2005 : Me Koffigoh publie son rapport aujourd’hui
Titrait dans sa manchette notre confrère avec une photo de la commission Me Joseph Kokou Koffigoh et indiquait que selon certaines sources es chiffres des morts et des blessés établis par le  rapport seraient un peu proches des chiffres donnés par le rapport de la mission du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme

Clôture des 37e Assises de l’UPF : Le PM Kodjo ‘’ massacre’’ la Presse togolaise
Titre notre confrère à propos des ‘’injures’’ faites à la presse togolaise par le premier ministre lors de la clôture des 37e assises de l’UPF. Reprenant un extrait du discours où le premier ministre de la presse togolaise, le journal note que «s’il est indéniable que cette caricature de la presse togolaise est inhérente à toute jeune presse et contient des bribes de vérités, il n’en demeure pas moins un règlement de compte en bonne et due forme. Mais alors n’est-ce pas que le Togo a la presse qu’il mérite ?

Depuis la floraison des journaux indépendants, des voix autorisées n’ont cessé d’appeler à leur subvention pour mieux les structurer et les rendre plus professionnels. Que fait l’Etat ? Rien sinon organiser de grandes kermesses onéreuses où les ‘’ vautours’’ de la presse togolaise (le PM Kodjo les connaît) se sucrent sans vergogne sur le dos du contribuable.

Ce qui est réconfortant est que la presse togolaise n’a que faire des satisfecit ou non du PM Kodjo. Il y a d’autres jauges plus crédibles et plus encourageants : les lecteurs. Et c’est leur faire injure que de croire qu’ils achètent du n’importe quoi. Les publications de la presse togolaise qui flouent le peuple sont blâmées sur le marché. C’est cela la réalité »

Tentative d’assassinat de Dimas Dzikodo et d’Eben-Ezer D : Georges Gros fait écho aux insanités du « valet local » de l’UPF
Titre notre confrère à propos des propos tenus par Georges Gros sur BBC sur l’affaire Dimas. Pour le journal, « le petit monsieur de Georges Gros n’a fait que faire l’écho des insanités de ceux qui veulent transformer la tentative d’assassinat de Dimas Dzikodo et d’Eben-Ezer D. en une ‘’ auto agression’’ ( ???) Ou encore en banal accident de la circulation. Principalement, il s’agit d’un prétendu confrère. Nous taisons sciemment son nom car nous lui ferons trop d’honneur en le citant dans nos colonnes. Mais il se reconnaîtra et nos lecteurs savent aussi bien de qui nous parlons. C’était cette même personne qui était accouru au chevet de Dimas Dzikodo dans la clinique où il était soigné pour lui signifier que : ‘’ je connais tes agresseurs et je le dirai à Faure et lui ferai comprendre que si cela se répète, je réviserais mon engagement à ses côtés’’. La presse togolaise dans son ensemble est aujourd’hui ce qu’elle est avec les amoureux du métier et ceux qui y avaient trouvé un filon pour se rattraper dans la vie. On s’en accommodait tant bien que mal. Mais quand dans cette dernière vague il y a de viles personnes qui veulent emporter toute la corporation dans leurs dérives, il y a lieu de crier haro » 

Quand certains journalistes cautionnent l’impunité
« En ce moment où les journalistes togolais doivent unanimement peser de tout leur poids pour que l’impunité quitte à jamais le Togo, des individus privés d’instinct infaillible, se déguisant en journalistes s’évertuent pour que l’agression de leur confrère Dimas DZIKODO reste impunie, sous prétexte que l’agressé aurait fomenté son propre malheur.

Et s’ils étaient des journalistes dignes de ce nom qu’en ont-il fait de la notion de confraternité ? Ou à preuve du contraire ils exercent ce métier pour déguiser leurs magouilles ? »

Affaire Dimas DZIKODO et  manœuvres de diversion ; Tentative de faire passer une victime pour un bourreau
Le journal s’insurge contre les manœuvres de certains esprits  malintentionnés qui tentent pour des buts inavoués de faire passer la victime Dimas Dzikodo pour son propre bourreau. « Et l’UPF s’en est mêlé, se laissant prendre dans les mailles de leurs filets. Dimas Dzikodo aurait apparemment eu tort d’avoir réchappé à une mort programmée.  L’UPF a joué une note discordante d’avec celle des condamnations unanimes de la tentative d’élimination  du journaliste. A l’issue des travaux, aucune condamnation ni recommandation portant sur l’affaire Dimas Dzikodo.

Pourtant, sur les ondes de la BBC le mardi 08 novembre dernier, voilà un Georges Gros, Secrétaire Général de l’UPF, exprimait son doute quant à l’authenticité de l’agression. Le sieur estimait n’avoir pas été satisfait des preuves qui lui auraient été présentées. Déduction faite, il ne restera plus qu’à conclure à un coup monté par la victime.

Les moyens nécessaires ont été déployés. Ceux à qui profitent ces manœuvres de diversion se connaissent entre eux » souligne le journal

Carrefour 448

Du jeudi, 10 novembre 2005

Le RPT à Rome, Faure Gnassingbé à Abuja : La Communauté internationale tente de faire redémarrer le dialogue intertogolais
Titre dans sa manchette notre confrère qui évoque la visite que Faure Gnassingbé vient d’effectuer mercredi dernier à Abuja la capitale du Nigeria pour y rencontrer le président nigérian Olusegun Obasanjo, président de en exercice de l’Union africaine et la rencontre en début de semaine à Rome sous l’égide de la Communauté Sant’Egidio entre une délégation du RPT et celle de l’UFC. Et le confrère d’encourager ce genre de tractations qui, selon lui, « visent à instaurer un climat de conflit entre les parties avant le dialogue » car « il faut en finir avec cette crise vieille de plus d’une décennie »

Injures et acharnement contre la presse :  Le Premier Ministre  se trompe de combat
Titre à la Une Carrefour avec une photo de Premier ministre Edem Kodjo. En effet, le confrère s’insurge contre les propos tenus par le ministre à l’encontre de la presse privée togolaise lors des 37e assises de la presse francophone. Reprenant un passage de son discours où il a pris à partie la presse, notre confrère pense que « cette façon pour M. Edem Kodjo de s’en prendre à la presse de son pays et de la tourner en dérision en présence des journalistes étrangers n’a rien de pédagogique. La presse est toujours est le reflet d’une société. Et la presse togolaise est à l’image de la classe politique à laquelle appartient malheureusement le premier ministre. Il serait inutile et superflu de retourner dans un passé encore récent pour faire ressortir les responsabilités des uns et des autres. Mais la réalité est là. On sait comment les leaders politiques dont Kodjo ont dressé à coup de manipulation et surtout en exploitant la misère des journalistes, la presse contre d’autres leader. On sait aussi que les donneurs de leçons d’aujourd’hui ont eu, un jour ou un autre, recours aux services de ces feuilles de choux ‘’écrites dans un français approximatif’’ ».

En tout état cause, conclut-il, « il est donc clair qu’en acharnant contre la presse, Edem Kodjo se trompe de combat. Car en définitive, une seule question revient : que fait concrètement le gouvernement de Edem Kodjo pour améliorer la presse dans notre pays ? »

Edem Kodjo règle ses comptes avec la presse nationale
Cet article, c’est un coup de gueule que notre confrère fait sur le show médiatique du premier ministre. Reprenant également le passage où Edem Kodjo s’est pris à la presse privée, le journal écrit : « voilà ce que Kodjo réservait à la presse nationale qu’il a horreur depuis que celle-ci s’est résolue à lui dire les quatre vérités sur sa gestion approximative du pays.

Que Kodjo s’emporte et s’enflamme, cela fait partie de sa nature d’un ancien énarque usé par les soubresauts politiques. Il ne peut en être autrement pour un homme trop outrecuidant incapable de lire la réalité que sont venus toucher du doigt les professionnels de la presse francophone. Kodjo parangon de vertu ? Les temps ont changé.

A la nomination de Edem Kodjo, nous étions au journal Carrefour convaincus qu’il était l’homme de la situation et nous l’avions dit en ce temps dans un français ‘’approximatif’’.

…les journalistes togolais écoutent encore les propos du premier ministre Kodjo et se posent une question : faut-il être un énarque, formé pour servir ‘’le père et le fils’’ pour se rabaisser
ainsi devant de ‘’médiocres journalistes’’ ? »
 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 74

Du vendredi, 11 novembre 2005

L’actualité nationale oblige, cette édition ‘’spéciale’’ est portée à 12 pages  essentiellement consacrée à un extrait du rapport de la CNSEI

Violences politiques au Togo : 154 morts, des blessés et d’importants dégâts : La Commission nationale accuse l’armée, le RPT et l’opposition radicale
C’est le gros titre à la Une de notre  confrère qui y publie une photo de Me Joseph Koffigoh, président de la CNSEI.

Après avoir indiqué que c’est à la suite d’une conférence de presse animée par Me Joseph Koffigoh à l’hôtel Corinthia 2 Février que ce rapport a été rendu public, le confrère fait découvrir aux pages 2, 4, 5, 6, 7, 8 , 9, 10, 11 et 12 un extrait de ce rapport.

Sant’Egidio II : Le RPT et l’UFC se séparent en queue de poisson
C’est ce que nous apprend le journal qui indique que selon ses sources, aux termes de trois jours de discussions, les deux délégations n’ont pas pu se mettre d’accord sur les termes du communiqué à rendre public. Et d’ajouter que sa source n’a pas pu préciser la nature de la divergence entre les deux délégations.

Etat des pratiques démocratiques dans l’espace francophone : Sidiki Kaba critique les missions d’observation de l’OIF
Titre notre confrère qui commente la déclaration faite à la presse la semaine dernière à  Bamako par le président de la FIDH en marge du Symposium international de la francophonie sur les pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone

Nouvel Echo 372

Du vendredi, 11 novembre 2005

L’intégralité du Rapport Koffigoh
- Le gouvernement était tenu de prendre les mesures...
- Des camions appartenant à des sociétés d’Etat ont eu à transporter des miliciens...
- Les coupures téléphoniques ont rendu impossible les appels au secours et l’assistance aux victimes...
- Les militaires se sont positionnés avant leur réquisition...

Titre en couverture notre confrère avec à l’appui la photo de Me Joseph Koffigoh et publie en pages intérieures 3, 4,5&6 un extrait dudit rapport.

Le Chef de l’Etat dévoile ses intentions : Gnassingbé Faure veut battre le record au pouvoir de son père
C’est qu’a relevé notre confrère lors de l’intervention de Faure aux 37e assises de l’UPF. « Le jeune président n’a pas attendu boucler sa première année de la présidence pour dire ce qu’il pense de l’alternance. En effet face à la presse francophone à Kara, Faure E Gnassingbé a lâché ce que beaucoup de Togolais refusent de soupçonner jusqu’à ce jour : ‘’L’alternance est nécessaire au début, mais pas tout le temps’’ Faure va au bout de sa logique en ces termes. ‘’ Il faut laisser le choix au peuple d’accorder par exemple plus de deux mandats à un président’’  et d’enfoncer le dernier coup par ceci : ‘’ce qu’il faut c’est mieux organiser les processus électoraux’’. Les masques tombent et les intentions se dévoilent plus qu’aisément. Le chef de l’Etat a profité des assises de l’UPF pour dire de vive voix qu’il ambitionne de battre le record de son défunt père » souligne l’hebdomadaire pour qui, ce sont des propos qui risquent une fois de plus de mettre en mal la réconciliation tant claironnée et créer suspicion et méfiance entre les acteurs politiques.

Organisation des législatives au Togo :Un nouveau bain de sang en perspective: Que fait-on du rapport de l’ONU ?
S’interroge notre confrère qui s’insurge contre ce qu’il appelle les bavures vers lesquelles on se précipite en voulant absolument organiser des élections  législatives sans aucune mesure ne soit prise pour sanctionner les auteurs des répressions de la période pré et postélectorale.

« On a comme cette impression que pour certains, le mal togolais s’estomperait si on organisait les législatives. Quel leader politique de l’opposition accepterait-il envoyer à nouveau ses militants à la boucherie au nom d’une élection dont les résultats sont toujours connus d’avance ? Qui peut en toute quiétude s’aventurer vers les militants pour leur parler au stade actuel du bien fondé des législatives ? » se demande t-il

Discussions RPT UFC à Rome : On veut encore immoler les Togolais
Constate le confrère pour qui, « si la communauté Sant’Egidio veut aider les Togolais à résoudre leurs problèmes, elle doit arrêter d'organiser des médiations spectacles et sectorielles. Le Togo ne se résume pas aux seuls partis de l'UFC et du RPT  qui semblent prendre le Togo en otage »

Propos diffamants du PM à l’endroit de la presse aux assises de l'UPF Edem Kodjo lance la pierre dans un essaim d’abeilles
Estime le journal car malgré les ‘’insanités’’ qu’il a déversé sur la presse, celle-ci, dit-il, « n'acceptera pas se faire loger dans ses bottes. La presse togolaise dans son ensemble est consciente du rôle qui est le sien dans le développement socio-économique de ce pays. Raison pour laquelle, elle n'entendra pas faire volte-face dans sa mission. Que le Roi Kodjo soit content ou pas, la presse continuera d'être cet appareil de jaugeage des actions des acteurs de l'animation du pays »

Un piège à con pour Nouvel Echo : L’histoire du gros boa tué en pleine ville
« Le directeur du bihebdomadaire Forum de la Semaine a échappé de justesse à un assassinat et la dernière fois, Nouvel Echo a failli être attiré dans un piège. En effet le samedi dernier à 05 heures du matin, un individu a appelé notre directeur de publication pour lui signifier qu’un gros boa a été tué tout près de la résidence de l’Ambassadeur du Sénégal au Togo sis au village du Bénin appelé communément Caisse et qu’il faut chercher un photographe très vite et venir sur les lieux indiqués.

Après un petit recul pour mieux cerner les contours de cet appel rendu, on s’est aperçu que c’est un piège tendu. En venant donc sur les lieux accompagné d’un photographe on se distingue vite et ces lugubres individus pourront accomplir leur basse besogne ».

La Tribune du Peuple
N'a pas paru cette semaine
Arcanes
N'a pas paru cette semaine
L’observateur  togolais 

Liberté Hebdo  34

Du mercredi, 09 novembre 2005

Bras de fer entre le gouvernement et Togo Electricité : L’Etat togolais refuse de payer les 3 milliards dus à Togo Electricité
Révèle notre confrère. Selon le journal qui se fonde sur le contrat de cession entre l’Etat togolais et le groupe Elyo, « le 1er  décembre prochain, ce serait la fin du premier quinquennat d’exercice de Togo Electricité et normalement, les deux parties devraient déjà se rencontrer pour relancer le contrat. A quoi assistons-nous malheureusement ? C’est plutôt à un recul de l’Etat qui ne veut rien  entreprendre. L’Etat veut voir Togo Electricité continuer de suivre tout ce qui est inscrit dans son cahier de charge mais l’opérateur demande le règlement des trois milliards de nos francs que l’Etat lui doit d’abord. Ce qui est fort incompréhensible, c’est le refus de l’Etat d’entendre parler de ce faramineux montant »

Le Faure/Kodjo ou le Nicolas Sarkozy togolais
Note le journal puisque la situation que vivent les jeunes émigrés français et les Togolais est la résultante d’un déficit de communication entre les autorités et leurs administrés. «C’est malheureusement le caractère commun aux dirigeants que le sort a imposés aux Togolais depuis la regrettable journée du 13 janvier 1963. Nos régents s’illustrent, par leur prédestination à la non écoute des réelles aspirations du peuple. Sinon ‘’Faurevi et ses ouvriers’’  auraient pu comprendre que le Togo après plus d’un quart de siècle régenté par ‘’ le Père de la Nation’’  n’a plus besoin d’un Gnassingbé. La crise de communication est manifeste à tous les égards entre le peuple et ce Faure/Kodjo plein de Sarkozy, la seule différence pourtant est que les Français eux sont plus ‘’ intel…’’ que les miliaires togolais qui  eux, dans les circonstances actuelles, auraient tiré ‘’ avec plaisir’’  sur ces ‘’ jeunes’’  avec des fusils et  balles français… » écrit le confrère.

Pour la prétendue réconciliation, Faure se lie les mains et perd ses repères
«Pendant la campagne en vue de la dernière présidentielle, le candidat du RPT, Faure Gnassingbé avait fait de la réconciliation son thème principal. Arrivé au pouvoir avec la manière, il persiste et signe sur sa volonté de voir le peuple togolais réconcilié avec lui-même. Sa hargne, son obsession illustrent une chose : la reconnaissance que son père a échoué pendant les 38 années qu’il a passé au pouvoir à réconcilier les Togolais avec eux-mêmes et avec leur histoire.

Aujourd’hui, ce que l’on observe malheureusement, c’est cette fougue maladive des autorités pour ce concept. On ne met rien de côté pour montrer son vœu se réaliser un jour.

Il suffit que Faure flaire la tenue d’une grande manifestation ici ou ailleurs ou encore qu’on lui envoie une invitation pour la célébration d’une fête traditionnelle qu’il se voit contraint de répondre présent.

Jeudi dernier, il était à la première loge  pour assister à la grande prière de  ramadan sur le terrain du Lycée de Tokoin. 

Faure ne risque t il pas de craquer à ce rythme ? Si d’aventures il manquait à une invitation, comment la population de la localité l’interprèterait-il ? Voilà comment Faure s’est lui-même lié les mains au nom d’une prétendue réconciliation au Togo » note le journal pour qui « au lieu d’assister à ses javas, Faure  ménagera sa santé et ses forces pour se consacrer à d’autres œuvres qui scelleront mieux la réconciliation dans notre pays »

Aider le Togo à cesser d’être un Etat sauvage
Parce que « le Togo est un Etat sauvage, parce qu’un procureur (un haut cadre de la nation) a osé déclarer naguère dans ce pays qu’une ethnie était incontournable en première instance au niveau de notre justice, parce que, pour un oui ou pour un non, n’importe qui peut se permettre d