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21 Oct. 2005
Revue de presse de la semaine du 17 au 23 Oct. 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi

Nouvelle ère

Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple 519  

Du lundi, 17 octobre 2005

Mise en place de la Commission de réflexion pour la réhabilitation de l’Histoire du Togo : Echapper à la dictature de l’immédiateté
Titre dans sa manchette Le Combat du Peuple avec à l’appui à gauche la photo de Mgr Dossey-Anyron, président de la CRRHT et à droite celle du leader de l’UFC, M. Gilchrist Olympio. En effet, notre confrère s’insurge contre le refus de M. Gilchrist de siéger dans la commission mise en place par les autorités pour réhabiliter l’histoire du Togo sous prétexte que, la priorité aujourd’hui, ce n’est pas la réhabilitation de l’histoire du pays mais plutôt le retour des réfugiés. Un refus qui ne surprend, selon lui, personne dans la mesure où ce qui compte pour l’UFC et son leader, « c’est de vouloir le pouvoir suprême ici et maintenant ou rien. C’est ce que certaines têtes bien pensantes appellent la dictature de l’immédiateté ». C’est dire donc que la mise en place d’une telle commission vise donc à échapper à la dictature de l’UFC et de son leader pour qui si nous n’avons pas immédiatement le pouvoir, nous ne ferons rien pour aider le pays à avancer ou encore, si nous n’avons pas le pouvoir, tout ce que font les autres est nul.

Pour le confrère, « dire que le problème des réfugiés togolais, que nous ne sous-estimons pas, est prioritaire par rapport aux travaux de la commission de réhabilitation de l’Histoire du Togo, relève du pur cynisme et démontre que quelque part, on ne veut pas que les problèmes de fond soient abordés ».

En tout cas, souligne le confrère, «le refus de Gilchrist Olympio de participer aux travaux de cette commission ne viendra que confirmer le mépris qu’affiche cet homme vis-à-vis du Togo et de tout ce qui pourra contribuer à sortir le pays de la crise. Parce que, en définitive, le tout n’est pas de condamner un régime ou les faits et actes d’un adversaire politique. L’essentiel, c’est ce qu’on apporte soi-même comme contribution pour son pays même lorsqu’on n’est pas au pouvoir »

Commission nationale spéciale d’enquête indépendante : La publication du rapport est imminente
Révèle notre confrère qui publie en fac similé le décret présidentiel accordant aux membres de la commission une immunité les permettant de publier la vérité, rien que la vérité

Ombre & lumière : La problématique de la démocratie en Afrique les régimes démocratiques d’Afrique n’ont pas comblé les attentes
Note le confrère qui jette un regard sur le tableau peu élogieux des régimes démocratiques en Afrique et se demande finalement si le modèle démocratique occidental n’a pas été trop vite et trop facilement tropicalisé.

Tout en reconnaissant l’irréversibilité du processus démocratique en Afrique, notre confrère pense qu’il faut laisser le temps au temps pour que la  démocratie elle-même puisse  s’imposer « parce que à un moment donné, le pouvoir ne pourra plus comprimer et contenir le trop plein d’intellectuels de même que les puissants hommes d’affaires, industriels et des acteurs de la société civile qui se seront imposés au plan national et international »

En définitive, souligne t-il, « la renaissance de l’Afrique ne sera assurée ni par de pseudo démocrates ni par des despotes obscurs; l’Afrique a besoin d’hommes éclairés, de dirigeants responsables ayant en toute chose le sens de la mesure et ayant une vision pour leur pays. Le débat sur le modèle démocratique africain sera plus consistant lorsque, des structures économiques viables seront en place, et qu’un dialogue intelligent, dépouillé d’arrières pensées se sera instauré entre les élites intellectuelles, des sociétés civiles structurées et crédibles et les acteurs politiques »

Agression contre notre confrère Dimas de «Forum de la Semaine» : Des résultats d’enquête très attendus
Indique le journal qui,  dit-il, sans accréditer la thèse selon laquelle, il y a des zones d’ombre qui entourent cette affaire, pense « qu’il faut patienter jusqu’à la semaine prochaine afin de réunir tous les éléments permettant d’écrire un article de fond » car peut-être « les enquêtes évolueront et apporteront des éléments nouveaux »

La vérité sur les difficultés de l’avion présidentiel
Titre notre confrère qui indique que, contrairement aux informations publiées par une certaine presse faisant état des ennuis que l’avion présidentiel aurait eus relatifs à une panne de moteur, « c’est le système radar de l’appareil qui avait des problèmes une heure après le décollage de Lomé ». Pour le journal, « sans nullement chercher à minimiser l’incident, on peut dire que ce sont des choses qui arrivent. Le système radar d’un avion peut tomber en panne à tout moment. Une telle situation ne doit, en rien, donner lieu à des supputations et à des commentaires que certains jugent malsains »

CAN/Mondial 2006 : Les Eperviers ont reçu leur billet pour l’Allemagne
Titre notre confrère qui revient sur la qualification des Eperviers pour le Mondial 2006. Pour le journal, la leçon à tirer ce cette qualification des Eperviers, c’est que si la politique divise les citoyens, il y a au moins le sport qui les unit. Ainsi, invite t-il les hommes politiques togolais à en faire autant en politique en surmontant leurs égoïsmes et intérêts personnels.

Motion d"information 319

Du lundi, 17 octobre 2005

Etat d’exécution du Programme de gouvernement :  Edem Kodjo pris en étau entre l’insuffisance de résultats et le châtiment de l’Assemblée RPT
Titre dans sa manchette notre confrère qui évoque les difficultés auxquelles est confronté le premier ministre Edem Kodjo à mettre en exécution son beau programme de gouvernement ceci dû à trois facteurs limitants à savoir : l’éternelle question des moyens surtout financiers à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs, la non maîtrise par certains ministres des contours de leur département «un certain nombre de ministères s’imbriquent dans leurs rôles et compétences et les responsables de portefeuilles se retrouvent souvent nez à nez devant des activités pour lesquelles chacun revendique la compétence » et enfin la difficulté à mettre en œuvre les bonnes idées nourries par les ministres « ils sont confrontés à l’intransigeance de certains caciques du régime RPT, qui même à la retraite continuent de piloter ces initiatives » .

En conséquence,  souligne le journal, « l’engagement cavalier de Kodjo à prendre les rennes de la primature pour équilibrer le fauteuil brinquebalant de Faure Gnassingbé n’aura pas servi le parti du premier ministre à plus forte raison le peuple togolais. Il aura tout simplement pour effet de renforcer le pouvoir de Eyadema fils qui s’en débarrassera comme un citron pressé.

La formule d’éjection dans ce cas est dans la main de l’assemblée nationale ; ce qui met Edem Kodjo dans l’étau d’insuffisance de résultat et du châtiment de l’Assemblée monocolore RPT »

Récupération politique dangereuse pour le Togo : Faure Gnassingbé «politise» la victoire des Eperviers et remet en cause la réconciliation nationale
Estime Motion d’Information à propos du tapage qui a été fait autour de la victoire des Eperviers : journée chômée et payée, décoration des Eperviers et leur déplacement à Kara où ils se sont inclinés devant la tombe du ‘’père de la nation’’.

« Les Eperviers méritent bien une décoration, une vraie qui les récompense pour leur effort à créer les conditions de liesse populaire. Ceux qui ne méritent une décoration, sont sans doute ceux à qui on l’attribue pour avoir réussi le coup d’Etat militaire et constitutionnel contre la nation entière.

Il est assez normal que les joueurs de l’Equipe nationale se fassent découvrir par les populations de l’intérieur du pays.

Mais les conditions d’organisation de cette initiative sont faussées et ont creusé un grand fossé entre méritants joueurs et le peuple, ce qui porte nettement atteinte à la politique de réconciliation criée sur tous les toits » estime le confrère pour qui, « dans le but d’aboutir à la mission de rassemblement des Togolais autour d’un objectif salvateur, le bon sens recommande au pouvoir togolais d’éviter les considérations politisantes à outrance et de laisser les évènements suivre leur cours normal. Sinon, il provoque la dissension entre le peuple et remet en cause la réconciliation entre les togolais »  

Marche de protestation des journalistes contre l’agression de Dimas : Qui de Kokou Tozoun ou des journalistes fait de l’amalgame et de l’instrumentalisation ?
Se demande notre confrère qui s’insurge contre les propos du  ministre après la marche de protestation des journalistes selon lequel les journalistes font de l’amalgame et instrumentalisent cette affaire car lorsque lui-même l’a rendu visite à  l’hôpital, Dimas n’était pas dans un état comateux comme tentent de le faire croire certains journaux.  Pour Motion d’Information c’est plutôt le ministre qui fait l’amalgame et instrumentalise cette affaire puisque lorsqu’il l’a rendu visite le lendemain de son agression, Dimas était dans un état préoccupant à tel point qu’il n’a pas pu discuter avec lui.

« C’est le ministre qui est plutôt l’acteur N° 1 de l’amalgame et de l’instrumentalisation ; car aucune excuse ne peut tolérer l’agression d’un individu. Il est assez regrettable que dans ce cas encore, l’on se livre à des considérations partisanes au moment où le blessé traîne encore les traces de son agression sur le lit d’hôpital » dit-il

Réconciliation nationale au Togo : Entre les fantasmes d’un système et la rage d’une nation
Titre notre confrère qui évoque ici les obstacles à la réconciliation nationale. Pour le confrère, « ni les circonstances, ni les contextes ne peuvent en ce moment donner lieu à une vraie réconciliation loin des humeurs et des passions. La réconciliation passera par la capacité de tous à regarder la vérité en face et à endosser les responsabilités selon la part de chacun » Et le journal n’est pas d’avis avec la nomination de Mgr Dosseh-Anyron à la tête de la commission pour la réhabilitation de l’histoire du Togo. « Et quand pour mettre sur pied une commission de réhabilitation de l’histoire du Togo, importante pour une réelle réconciliation, c’est Mgr DOSSEH-ANYRON Robert que nomme Faure GNASSINGBE, on voit comment ‘’l’hôpital se moque de la charité’’, c’est que déjà, le rythme déstabilise la cadence et les vieilles habitudes du parti reste têtues et ne sont pas enterrées avec le Père de la Nation, ‘’Acteur de la dictature’’, non, ‘’de la démocratie’’ au Togo » note t-il

En conséquence conclut-il, « si les acteurs de la politique sont incapables de sincérité, d’ouverture et de sacrifice, la solution est simple, remettre à demain, sine die donc, le processus de réconciliation plutôt qu’une réconciliation tronquée, narquoise et nauséeuse...pour ne pas dire nauséabonde »

Agni l'Abeille 54

Du mardi, 18 octobre 2005

Augmentation du prix du carburant : Le gouvernement Kodjo abuse de la tolérance du peuple Togolais
Titre notre confrère dans sa manchette. Avant de publier le communiqué du parti du renouveau et de la rédemption (PRR) de Nicolas dénonçant l’augmentation du prix des produits pétroliers, notre confrère s’écrie 

Quel crime le peuple Togolais a t il vraiment commis à Dieu ou plutôt à ceux qui se prennent pour dieux des Togolais ? Comment est-ce que s’était passé pour un groupe d’individus qui se disent autorités dans ce pays de misère, de concevoir un tel projet d’augmentation du prix du carburant à la pompe ? En ce moment où tout le monde tire le diable par la queue ; en ce moment où parallèlement on gaspille de l’argent en organisant des voyages de prestige et des fêtes grandioses et tout aussi inutile, on décide tout seul d’augmenter le prix du carburant et ainsi la misère du peuple si ce n’est justement pour achever celui-ci déjà agonisant »

Du n’importe quoi sur nos routes : Le racket policier n’honore pas notre pays du Togo
Estime confrère qui déplore et dénonce cet état de chose qui n’honore pas notre  royaume du Togo.

 « On se demande à qui profite ces rackets et qui est-ce qui se cache derrière? Est-ce aux racketteurs ou aux mandants? Aux donneurs d’ordres uniquement pour assouvir des besoins personnels et égoïstes? Où c’est par simple abus des préposés que ces fonds sont soutirés chaque jour que Dieu fait à ces chauffeurs de taxi qui ne font qu’exercer leur fonction?

Quel que soit le motif ou le but final de ces honteux rackets,il est à souligner que c’est dégradant pour le corps habillé dans son ensemble et n’honore pas notre ‘’ royaume’’ du Togo. Parce que même les véhicules étrangers de passage dans le pays n’y échappent point » écrit le journal

Révélations de l’agression de Dimas Dzikodo : Une affaire d’Etat ?
Selon notre confrère qui cite des sources bien informées, « les causes de l’agression contre notre confrère seraient une affaire d’Etat. En effet, tout récemment plusieurs médias tant nationaux qu’internationaux ont fait état d’une sombre affaire du coup d’Etat contre le régime Faure Gnassingbé. (…) Seulement on apprend que le confrère, pour savoir un peu plus sur cette affaire de panne d’avion aurait fait des investigations. Il aurait été mis au parfum des dessous de cette lugubre affaire. Alors de fil en aiguille on aurait décidé d’en finir avec Dimas Dzikodo avant qu’il n’ait le temps de publier ces informations et de brouiller les pistes »

Pourquoi le Ministre Abi Tchessa ne veut pas signer les Certificats de Nationalité
S’interroge notre confrère pour qui, «le Ministre doit se ressaisir et se mettre au travail. S’il est chargé, si chargé il n’aura qu’à déléguer le pouvoir au Procureur ou à une autre personnalité de son Cabinet » car « faire souffrir les Togolais à cause du Certificat de Nationalité, c’est une souffrance inutile imposée au peuple »

Lettre ouverte au peuple africain : Ce sont les Francs-maçons qui ont développé et répandu le virus du sida en Afrique noire
Cet article est tiré de Les mémoires d’un journaliste de la diaspora

Union des séropositifs au Congo : Des mariages plus convaincants que les campagnes
Un article de Syfia Congo repris par notre confrère

Le Regard 463

Du mardi, 18 octobre 2005

La Communauté Sant’Egidio tente de relancer le dialogue inter togolais
Titre en couverture notre confrère avec la photo de Andrea Riccardi, dirigeant de la Communauté au plan mondial. Selon le journal citant de  source bien informée, « la Communauté Sant’Egidio tente de relancer le dialogue entre les acteurs politiques togolais » mais que « de part et d’autres, on ne semble pas très intéressé par cette médiation en raison de la polémique suscitée par la première rencontre initiée par l’organisation entre Faure et Gilchrist Olympio à Rome ».

En tout cas, notant que depuis que Faure Gnassingbé a reçu les partis politiques à la mi-septembre, aucun dialogue réel n’est encore instauré, le journal se demande alors que si « la nouvelle dynamique viendra t-elle de la Communauté Sant’Egidio »

Deux experts en mission au Togo pour le compte de l’UE
Il s’agit, selon le journal, de deux consultants d’une ONG française Human Right Certification  (HRC)  qui séjournnt déjà au Togo. Ces deux experts sont chargés, selon notre confrère, «de relever sur la base des vingt deux engagements, les cas de torture et d’exécutions extrajudiciaires et de vérifier  s’il existe  dans les prisons togolaises, des prisonniers politiques clairement détenus en raison de leur opposition politique, de propos critiques à l’égard du gouvernement ou d’autres raisons qui ne justifient pas une détention »

Les Ambassadeurs ACP boudés par les partis de la Coalition
Titre le journal à propos du refus des partis de la Coalition de répondre à l’invitation cavalière qui leur avait été adressée par les ambassadeurs ACP en mission au Togo. En effet, le journal trouve justifié le refus des partis de la Coalition de se prêter à ce qu’il appelle cette farce des ambassadeurs ACP car « à partir du moment où la délégation s’est dite convaincue de la sincérité du gouvernement, l’avis de l’opposition n’avait plus aucun sens à leurs yeux et une rencontre avec ces partis ne serait que du folklore ».

En tout cas, pour
Le Regard, « si  les ACP veulent bien aider et soutenir le Togo, il leur faudra user de tact pour amener et le pouvoir et l’opposition à discuter pour parvenir à un consensus sur les conditions d’organisation des prochaines élections au lieu de se limiter à des louanges en faveur des autorités qui ne  sont  pas  encore au bout de leurs peines »

Paris : Une Togolaise devant la justice après une manif contre Obasanjo
Il s’agit de Mme Amegan qui avait été arrêtée manu militari lors de la manifestation organisée par la diaspora togolaise le 26 mai 2005 devant le MEDEF où se trouvait Mr Obasanjo pour protester contre le rôle de la CEDEAO et le Président de l’Union Africaine  à l’issue de la dernière élection présidentielle et qui s’est retrouvée « sous le coup d’une procédure judiciaire, devant le tribunal de Grande Instance du 4ème arrondissement de Paris pour  un délit jugé imaginaire »

Conséquences du rapport de l’ONU sur le Togo : La mission d’un officier supérieur  des FAT en France  annulée
En tout cas, selon notre confrère, c’est Jeune Afrique l’Intelligent qui le dit dans un article intitulé justice ou réconciliation qu’il se fait le plaisir de reprendre un passage concernant cet officier (un certain  CDt Kadanga,  commandant de la Force d’intervention rapide togolaise) qui devait se rendre en France pour y suivre les cours de l’école de guerre et dont la mission a été annulée

Haro sur les détracteurs de Dimas Dzikodo toujours hospitalisé
Le journal s’élève contre les « sinistres et cyniques  individus  qui ont trouvé matière à marchander l’événement » en faisant croire que l’agression dont a été victime Dimas Dzikodo était un montage. « Qu’un humain comme vous et moi aille jusqu’à insinuer que l’affaire a été montée de toute pièce relève tout simplement d’une considération plus que diabolique » estime notre confrère.

En tout cas, pour
Le Regard, « si au lieu d’enquêter sérieusement pour démasquer les assassins, le pouvoir se laisse embarquer dans la danse des ‘’ bitosards ‘’ qui montent des stratagèmes  pour décréter  que les faits qui se sont produits relèvent de l’imaginaire, ce sont les autorités elles-mêmes qui seront accusées de vouloir protéger les agresseurs. La clinique où Dimas est hospitalisé n’est pas une maison de théâtre où des malades imaginaires entrent pour se donner en spectacle »

Un nouveau président pour diriger la HAAC
Lit-on à la Une de notre confrère avec la photo du nouveau président notre confrère Filip Evegno.

Tout en se félicitant d’avoir un des nôtres à la tête d’une institution comme celle-là, Le Regard confrère pense qu’ « il se garder d’aller trop vite en besogne en se prêtant au jeu des laudateurs du pouvoir togolais qui ne voient que des avancées significatives et des signes d’ouverture au moindre signal. Car en fait, rien ne nous autorise à applaudir à la simple élection de notre confrère à la tête de la HAAC ‘’version 22 engagements’’ avant d’avoir constaté sa liberté d’action ainsi que les actes qu’aura à poser la HAAC en tant qu’institution » parce que, dit-il, dans ce pays,  on a habitué les gens à des changements de façade.  

Dans sa rubrique humoristique  ça vous regarde, notre confrère écrit :
Le mépris !

Le mardi 11 octobre 2005, alors que certains n’avaient pas encore éliminé les relents de l’euphorie qui s’était emparée des populations suite à la qualification des Eperviers au Mondial 2006 en Allemagne, une terrible nouvelle était venue rappeler aux uns et aux autres que nous vivons  dans un pays de galère où on n’a pas le droit d’être infiniment heureux. En effet, ce jour-là, tous ceux qui s’étaient aventurés vers des stations services  pour acheter du carburant n’avaient pas cru  leurs sens en découvrant que le prix des produits pétroliers a été revu à la hausse. Le Super Sans Plomb  qui était vendu à 410 F le litre est passé à 525 F, tandis que le mélange  de 490 est désormais vendu à 560 F.

Ailleurs, une mesure de ce genre aurait fait l’objet de discussions préalables avec la société civile. Nos autorités  auraient pris la peine de convaincre les uns et les autres de l’impérieuse nécessité de revoir les prix à la hausse. Mais comme nous sommes au Togo, un pays où on se fout éperdument du peuple dont on se réclame pourtant, on est passé à l’acte avant de tenter des explications qui ressemblaient plutôt à du chantage : « Ou bien vous vous taisez et vous  achetez le carburant au prix fort, ou bien vous n’avez pas de carburant du tout ».

Selon plusieurs observateurs, la démarche du gouvernement ne fait que traduire  le mépris  que nos dirigeants ont pour nous. Qu’en pensez-vous ?

Où est le pétrole de Panou ?
Le 11 octobre courant, le prix des produits pétroliers a été revu à la hausse. Avant cela, c’est le 1er décembre 2004 que le prix de ces mêmes produits avait flambé. Ainsi, en moins d’un an, le  prix du pétrole a été revu à la  hausse, deux bonnes fois. Pour se justifier, le gouvernement a commencé à dire que le Togo n’est pas producteur de pétrole, et patati, et patata. Mais ces discours ne semblent avoir convaincu personne. Et pour cause.

On se souvient qu’il y a quelques années, avant qu’il ne quitte le monde des vivants, feu Koffi Panou avait révélé à la face du monde qu’un important gisement de pétrole et de gaz naturel avait été découvert dans nos eaux territoriales et que le Togo était en passe de devenir  un grand producteur de pétrole. Cela n’était-il vraiment que du  bluff ? En tout cas, certains pensent que, au lieu que le gouvernement s’égosille à raconter que le Togo ne produit pas du pétrole, il ferait œuvre utile en cherchant à savoir ce qu’est devenu le pétrole de Panou. Car, il n’est pas acceptable  que notre sous-sol contienne de pétrole et qu’au même moment, on nous fasse autant de misère à cause de l’or  noir.

Et si le gouvernement avait raison ?
Le gouvernement aurait-il raison de procéder à la révision à la  hausse du prix des produits pétroliers comme il l’a fait ? Selon certains observateurs, les Togolais et surtout les transporteurs qui se plaignent de cette mesure aujourd’hui ne devraient  s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et pour cause.  On se rappelle que le 1er décembre 2004, le prix du pétrole avait flambé au Togo dans les mêmes conditions que ce qui a été fait le 11 octobre courant. Le tollé était général. Mais curieusement, alors que des voix s’élevaient pour condamner la mesure, on avait vu un groupe d’individus, présentés comme membres d’un syndicat de transporteurs conduit par un certain Mathias Hlomador aller féliciter, remercier et soutenir le Timonier pour la sage décision  qu’il avait prise. La chose était tout simplement surréaliste. Que des transporteurs se réjouissent de la révision à la hausse du prix du carburant à la pompe, il n’y a qu’au Togo que cela était  possible.

Selon certaines sources, le gouvernement serait aujourd’hui très surpris que les populations refusent d’accueillir favorablement la nouvelle mesure. On raconte même que Savi de Tové et les siens s’attendaient plutôt à voir des foules en liesse saluer la mesure de révision  à la hausse.

En tout cas, puisque nous sommes au Togo, un pays où on ne connaît pas l’impossible et surtout que Mathias Hlomador  et sa clique sont toujours là, rien n’est encore joué. L’espoir est permis.

Le fils comme au temps de papa
Après l’accueil chaleureux  qui leur avait été réservé à leur retour à Lomé après le match victorieux sur le Congo, les Eperviers s’étaient envolés pour Kara et Pya où les populations de la région septentrionale  leur avaient, à leur tour, réservé à leur façon, un accueil à la taille de l’événement. Alors que, à Lomé, tout avait été relax, là-bas, on a plutôt assisté à un truc plutôt protocolaire avec des groupes d’animation politique. Les célèbres femmes des FAT arborant un uniforme avec le Timonier en médaillon ont refait surface et entonné des chants  à la gloire de qui on sait. Les groupes chocs ont chanté et dansé. Les majorettes  n’ont pas été en reste. Même si on vantait les mérites des Eperviers, on portait Gnass père ou fils. On  n’a pas vu beaucoup de  jaune. Après la bouffe, toujours  comme au temps du Timonier, on a sorti des mouchoirs pour chanter à gorge déployée. Il paraît que ça facilite la digestion.

Comme dirait l’autre, les hommes s’en vont, les habitudes restent. En tout cas, à Kara on s’est cru au temps ‘’ gnassional’’.

À chacun sa récupération
La liesse générale qui a salué la victoire des Eperviers n’a pas réussi à cacher les ambitions récupératrices des uns et des autres. Ainsi, alors que certains liaient cette qualification à une certaine politique de paix héritée d’un certain Père de la nation devant les restes duquel les Eperviers étaient allés se recueillir, d’autres avaient saisi l’occasion pour promouvoir le jaune, leur couleur politique fétiche. C’était à chacun sa récupération, et peut-être de bonne guerre.

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche 293

Du mercredi, 19 octobre 2005

Paris :  M. Kofi Yamgnane contredit et confondu lors d’une campagne de dénigrement du pouvoir togolais à l’hôtel concorde  la Fayette

Titre dans sa manchette notre confrère. La Dépêche qui, certainement, avait un envoyé spécial au dîner-débat organisé le 15 octobre dernier à Paris par le président de ‘’Sursaut Togo’’, rend point par point le déroulement de cette manifestation qui avait pour principal but de collecter des fonds pour les réfugiés togolais en détresse dans les camps des réfugiés au Bénin et au Ghana.

Que dire donc de cette rencontre ? Sinon que, selon notre confrère, « M. Kofi Yamgnane a été sérieusement déstabilisé par une série de questions » qui « ont porté sur son passé de collabo avec la famille Gnassingbé qu’il fustige aujourd’hui, sur son refus de prendre en compte les mouvements de déplacés à l’intérieur du pays, sur les valises d’argent que Eyadema lui envoyait par l’entremise de ses fils qu’il veut aujourd’hui envoyer au TPI, sur les leaders de l’opposition  aux mains souillées de sang, etc. »

En tout cas, souligne-t-il, « le passé sombre de Kofi  Yamgnane s’est révélé une douche froide qui restera gravée dans les annales de Sursaut Togo.

(…)  Dans les salons de l’Hôtel Concorde LA FAYETTE comme sur la rue HERZOG à Munich, l’objectif reste le même : mentir au maximum pour émouvoir l’opinion et la gagner à sa cause. Si Jean Dégli et sa troupe sont excusables pour leur jeune âge, il n’en est pas de même pour un vieux  Yamgnane », conclut La Dépêche.       

Qualification des Eperviers pour l’Allemagne 2006 : Où est la  récupération politique ?
Se demande La Dépêche qui s’insurge contre ce qu’une certaine presse a qualifié de récupération politique s’agissant des manifestations organisées pour célébrer la victoire des Eperviers.

« S’il y a récupération d’un événement sportif à des fins politiques, il n’y a que ces medias pour répondre de cet acte.

Les allégations selon les lesquelles le pouvoir aurait récupéré la qualification des Eperviers à des fins politiques relève d’une forme d’intoxication et est de nature à porter atteinte aux efforts de paix et au  processus de réconciliation prônés ces derniers temps

Le progrès  d’un peuple à travers le respect  des règles élémentaires de la démocratie n’est pas seulement l’affaire des dirigeants. Un usage sage et réfléchi par le journaliste de sa plume ; c’est aussi  cela la démocratie » écrit notre confrère

Yamgnane : Une 3e  voie mal engagée
Notre confrère revient sur le dîner-débat qu’a animé Kofi Yamgnane le 15 octobre dernier à Paris au cours duquel l’orateur a dévoilé l’objectif qu’il poursuit en créant son association, donner espoir au peuple. En clair, il se veut la 3e voie.

« Mais  la troisième voie dont il réclame à cor et à cri la paternité est morte avant de faire ses preuves. Car l’homme qui veut l’incarner est étiqueté à la Gauche en France et ami personnel d’Eyadema au Togo. En plus, il connaît mal son pays, ses réalités, ses problèmes. C’est un déraciné de plus dont le rêve s’est brisé un 5 février 2005 »

Une certaine opposition vue par Nicolas Lawson
Le journal évoque ici le jugement que Nicolas Lawson porte sur le nouveau parti créé par deux dissidents du RPT, le duo  Péré et Kodjo dans l’interview qu’il a accordée au journal Le Républicain et partant sur les oppositions africaines qui, tantôt sont au pouvoir tantôt dans l’opposition, ce qui selon lui, fait de pagaille, du désordre en Afrique.

« Quel crédit accordé à des hommes qui jouent chat et chien avec le pouvoir derrière l’étiquette opposant ? C’est dire qu’une véritable culture de l’opposition reste à revoir en Afrique »

Philippe Evegno élu président de la HAAC
Titre de son côté notre confrère qui salue cette avancée considérable dans la mise en œuvre des 22 engagements souscrits par le gouvernement depuis le 14 avril 2004 et se dit soulager de voir un des siens (de la presse privée) à la tête de cette haute institution de la République togolaise.

La Banque Mondiale au chevet des plus démunie de la région des savanes
Titre le journal qui rend compte de la cérémonie de lancement le 14 octobre dernier à Dapaong du Programme d’Urgence de Réduction de la Pauvreté –PURP, un programme  financé par la Banque Mondiale au profit des microprojets.  

Forum de la Semaine 102

Du lundi, 17 octobre 2005

Agression contre Dimas DZIKODO et Ebenezer D : Une véritable action commando préméditée
Titre notre confrère dans sa manchette qui revient ici des précisions sur le déroulement de l’agression dont ont été victimes Dimas Dzikodo et son rédacteur Ebénézer D.

Selon notre confrère, Dimas Dzikodo était dans le collimateur, ce qui explique d’ailleurs le lieu du drame puisqu’il  n’y a pas si longtemps celui-ci habitait à quelques pâtées de maison.

En fait, indique le journal, « c’est tout Forum de la Semaine qui était ainsi visé. Le souci ici était de couper sa tête et faire taire tout le reste de la Rédaction »

Affaire Dimas Dzikodo :  Kokou Tozoun « instrumentalise » et « extrapole »
Lit-on également à la Une de notre confrère avec photo du ministre de la communication et de la formation civique. Forum de la Semaine s’insurge contre les propos du ministre qui, répondant aux journalistes marcheurs, estime qu’il y a instrumentalisation et extrapolation autour de cette affaire.

« Si Kokou Tozoun avait raison de déplorer l’inexactitude dans les récits des faits rapportés par certains journaux, parlant précisément, selon lui, de ‘’ coma prolongé’’, il aura néanmoins et parfaitement tort d’avoir tenté de ‘’ minimiser’’ l’ampleur du drame vécu par Dimas Dzikodo. Car, il s’était bel et bien agi, dans son intervention, d’une tentative d’atténuer la gravité de l’évènement.

Instrumentalisation puis extrapolation ? Deux méthodes perfides parfaitement maîtrisées par M. Tozoun, lui qui dans son numéro digne d’un équilibriste essaya tant bien que mal de brandir sa visite diligentée d’il y a huit jours, comme symbole de blanchiment et de bonification d’un système, usant de la politique de l’autruche pour couvrir ses travers, puis son caractère distinctif nommé insécurité » écrit le journal  


Sport : La victoire des Eperviers fêtée en Côte d’Ivoire

C’est un témoignage de Jean-Baptiste Tettey,  compatriote togolais vivant en Côte d’Ivoire qui rend  compte de la célébration par les togolais vivant en Côte d’Ivoire de la victoire des Eperviers  à Treicheville, 2 Plateaux ou Cocody

Forum de la Semaine 103

Du jeudi, 20 octobre 2005

Agression contre Forum de la Semaine :    Quel mystérieux poison avait-on voulu faire avaler à Dimas Dzikodo ?
S’interroge notre confrère dans sa manchette.« Ce qui est sûr est que ce n’était pas un petit « sucre » ou une petite friandise ou encore un petit bonbon caramel ou chocolat que les tristes sires lui avaient mis dans la bouche : « c’était une sorte de comprimé qui avait commencé par fondre dans ma bouche » nous avait confié Dimas Dzikodo. L’infortuné avait réussi à le cracher mais nous vous avions signalé aussi que ses lèvres s’étaient enflées et que tout le pourtour de sa bouche présentait une desquamation plus ou moins prononcée » indique le journal  qui se demande enfin de compte : « serait-on dans le tort si on en conclut qu’on avait mis dans la bouche de Dimas Dzikodo un poison lent qui va le consumer à petit feu ? »

Condamnation unanime de l’agression de Dimas Dzikodo : Le RPT muet comme une carpe
Lit-on en couverture de notre confrère avec photo du SG du RPT M. Dama Dramani.
«  Le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) s’est gardé de proférer une quelconque condamnation, officielle ou officieuse, contre l’agression de Dimas Dzikodo. C’est pourtant de diverses manières que s’exprima la condamnation unanime de la majorité de la classe politique (CAR, CDPA, UFC, Alliance, RSDD, NDPD, ID…), des associations (JDHO, OCDI, CNDH, FEMIT, ACAT-Togo…) et des personnalités diverses (Atsutsè Agbobli, politologue et leader d’opinion ; Kouakouvi Magloire, sociologue…). Aucune déclaration de vive condamnation ne sera signée du Bureau exécutif du RPT.

Ce qui corrobore les soupçons, attise les critiques et soulève des questions, c’est cette assourdissante absence de réaction du Parti RPT, dans le concert des condamnations unanimes suscitées par l’acte criminel perpétré contre Forum de la Semaine. De part et d’autre l’on se scandalise, l’on condamne ; un confrère du Burkina voisin parlera d’ ‘’acte primaire et préhistorique’’. Tout ceci semble indifférer royalement le parti au pouvoir qui n’a pas jugé opportun d’adjoindre sa voix à celle  des autres », écrit le journal

L’ONU coupe l’herbe sous le pied de la France au Togo
Titre notre confrère dans son billet confidentiel qui indique qu’après des informations glanées du côté de Bruxelles, « la France aurait réussi à embarquer la Belgique et l’Espagne. Seulement voilà, le rapport de l’ONU qui a fait état de 400 à 500 morts pendant la période pré et post électorale du scrutin du 24 avril est venu ramollir les ardeurs de ces deux pays et mis de l’eau dans la barque France »

Le Togo entre dépenses de prestige et hausse des prix
Le journal s’insurge contre l’argument avancé par les autorités pour justifier la hausse du prix des produits pétroliers car «on peut alléger ce fardeau aux consommateurs par une conséquente subvention qui pourrait consister en une réduction des taxes prélevés par l’Etat sur les produits pétroliers et plus crûment en se serrant la ceinture au sommet de l’Etat et mettre fin aux bamboulas qui essaiment le calendrier officiel togolais.

On sait ce que coûtent les parades militaires sur nos boulevards en des occasions qui divisent plus qu’elles ne rassemblent. On sait aussi que ce sont des périodes où les génies de la rapine font preuve de créativité sous le couvert de ‘’ donner un éclat particulier à la fête’’ pour vendre ‘’ Ablo’’  à 1 million »

Gilchrist initie une rencontre à Paris pour le samedi avec la diaspora togolaise
Titre notre confrère à propos de la rencontre qu’initie le leader de l’UCF ce samedi 22 octobre à Paris  pour  analyser la situation actuelle au Togo et d’explorer ensemble avec les compatriotes, les solutions susceptibles de résoudre la plus grave crise de l’histoire du pays, au regard des récents événements

 La LTDH exige la publication des résultats de l’enquête des morts de Lomé 2
Notre confrère commente la déclaration de la LTDH rendue publique le 14 octobre dernier  dans laquelle l’organisation de défense des droits de l’homme dénonce le silence des autorités autour de cette affaire et réitère son exigence pour que soient publiés, dans les plus brefs délais, les résultats de l’enquête de la bousculade tragique de Lomé 2 

Produits céréaliers : L’OSAT prépare déjà la flambée des prix 2006
Titre notre confrère qui dénonce la tentative de mainmise de l’OSAT sur les produits céréaliers par le truchement d’octroi des crédits d’intrants et des prêts scolaires aux paysans  et une  politique d’épuration sur le marché céréalier par l’OSAT.

« A quoi vont s’attaquer prochainement  ces génies d’un autre temps après le marché des céréales et jusqu’où iront-ils ? » se demande notre confrère.

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 71

Du vendredi, 21 octobre 2005

Présentation du bilan des 100 jours de l’action gouvernementale : Le premier ministre contraint au report
Titre dans sa manchette notre confrère. Expliquant ce report (selon une source de la primature togolaise) à une panne technique au niveau de la TVT qui aurait contraint le PM à accepter ce report, le journal indique : « la présentation de ce bilan est pourtant très attendue par les Togolais. Confrontés à de nombreuses difficultés socio-économiques, dont la dernière remonte à l’augmentation du prix du carburant, les Togolais jugent négativement le bilan global du  gouvernement Kodjo.

A ces difficultés s’ajoutent la célébration de date controversée comme celle du 23 septembre. En outre, pendant que le pouvoir fait de la réconciliation nationale un credo, on enregistre des actes de graves atteintes à la liberté de la presse et aux droits de l’homme a l’instar de la  tentative d’assassinat perpétrée contre notre confrère Jean-Baptiste Dzilan alias Dimas Dzikodo »

En tout cas, conclut le journal, «les Togolais attendent le Premier ministre, qui depuis sa prise de fonction semble avoir choisi d’accorder la priorité à l’action et ne s’est pas exprimé sur les différentes interpellations dont il a fait l’objet de la part du peuple » 

Grogne au Campus Universitaire de Lomé :  Les étudiants réclament la réduction des frais d’inscription
Le journal parle du sit in que les étudiants ont organisé hier jeudi 20 octobre à deux semaines de leur rentrée académique pour exiger la réduction des frais d’inscription et des meilleures conditions de vie et d’études.

Nous avons organisé ce sit-in pour rappeler aux autorités de penser à nous. Nous avons déposé des plates-formes au niveau du président de l’Université mais jusqu’à présent nous avons eu de satisfaction aurait expliqué un étudiant à notre confrère. 

Le Professeur Diallo, président du parlement de la CEDEAO fait le bilan des activités de son institution
Notre confrère fait le point des rencontres que le président du parlement de la CEDEAO a eues avec les autorités du Togo notamment ses rencontres avec les députés togolais réunis jeudi 20 octobre 2005 au palais des congrès en  leur 3e séance plénière de la 2e session de l’année et le président de la République 

Médias : Naissance d’une structure africaine des éditeurs
Notre confrère parle de  Forum des Editeurs Africains  (The African Aditor’s Forum, TAEF), cette structure qui a été portée sur les fonds baptismaux à Johannesburg, à l’issue d’une Assemblée constitutive qui s’y est tenue du 15 au 17 octobre et publie la déclaration ayant sanctionné les travaux de cette rencontre relative à la tentative d’assassinat sur notre confrère Jean-Baptiste Dzilan de Forum de la Semaine

En attendant de remporter la coupe du monde 2006, Faure et Kpatcha contraignent déjà les Eperviers à s’incliner sur la tombe de «dieu Eyadema»
C’est un article sous la plume de Bassirou Ayéva que notre confrère publie pour ses lecteurs en page intérieure (P5) avec les photos des deux frères Gnassingbé

L’école togolaise : Les filles, pas d’extravagance pour l’année 2005- 2006
Titre notre confrère qui salue et apprécie à leur juste valeurs les mesures prises par le ministre des enseignements primaire et secondaire pour ‘’discipliner’’ certaines jeunes filles élèves qui se laissent emporter par la mode par leur coiffure et habillement extravagants et provocants.

« Ainsi, dans le plus grand lycée de l’enseignement général de la place, le lycée de Tokoin, des tenues telles que corsage blanc sale, les jupes trop longues, trop courtes, trop fendues, des corsages à la mode audacieuse, des coiffures dites trop ‘’voyantes’’ sont défendues » indique le journal 

Dans sa rubrique Ma Lettre intitulée Le dialogue de l’impasse ?, notre confrère écrit :
Lors de la campagne présidentielle, comme  s’il était conscient d’un passif légué par son feu père, Faure Gnassingbé assurait les Togolais de la nécessité de poursuivre l’application des 22 engagements avec pour corollaire, le dialogue national. Faut-il le rappeler, les 22 engagements ont été signés par le gouvernement Koffi SAMA, sous le régime dictatorial du Général Gnassingbé Eyadema, en vue de corriger le déficit démocratique notoire dans le fonctionnement des institutions au Togo. Entamé sous Eyadéma, ce dialogue n’était rien d’autre qu’une partie de dilatoire du fait du manque de volonté politique de la part du pouvoir et des ambitions divergentes des différentes composantes de l’opposition. La conséquence en est que, malgré les nombreuses séances dans le cadre du dialogue, la classe politique est restée sur ses antagonismes de toujours au point que le décès subit du dictateur a failli plongé le pays dans le chaos.

Le fait pour le candidat Faure Gnassingbé d’insister lors de sa campagne sur la nécessité de reprendre le dialogue auquel au demeurant il participait, était symptomatique de sa conscience d’incarner le pouvoir en place. Par ailleurs, on pouvait également en déduire, une disponibilité à vouloir procéder autrement dans la tenue et l’organisation du dialogue. Ce d’autant que la disparition du Général Gnassingbé Eyadema, induisait de faits la mise en chantier de réformes en vue de colmater les brèches. Ceci d’autant que les 38 ans de pouvoir dictatorial ont engendré des cassures au sein de la nation togolaise.

Curieusement, plus de cinq (05) mois après sa prestation de serment, Faure Gnassingbé tarde toujours à lancer le dialogue national. A plusieurs reprises, le Président de la République a reçu les partis politiques ainsi que les acteurs de la société civile. Selon les différents communiqués de la Présidence de la République à l’issue de ces audiences, il s’agit de « consultations en vue de la relance du dialogue ». Et depuis, rien. Pourtant, les différents acteurs ont fait connaître leurs propositions pour la suite du dialogue. De même, l’Union Européenne auprès de laquelle le Togo a pris les 22 engagements, a organisé depuis le 28 Août,  une rencontre sur le Togo à Bruxelles. D’autres missions de la même institution ont également séjourné au Togo, en vue d’évaluer la mise en œuvre des 22 engagements.

Du coup, bien de Togolais croient qu’en matière de dialogue, Faure Gnassingbé n’est pas prêt à faire autre chose que son géniteur. Il s’agira de toute évidence d’un dialogue piège par lequel le pouvoir cherchera pour l’essentiel à s’offrir des marges en vue de faire du saupoudrage en lieu et place des réformes à opérer. Un autre dialogue qui débouchera sur une impasse politique. Il semble donc que les faucons du système-RPT l’emportent dans leur désir de conservation des méthodes archaïques décriées par le peuple togolais. Faure Gnassingbé serait-il définitivement sur le point de  se rallier au clan des caciques ? Le temps nous en dira plus.

Mais d’ores et déjà, ce qui reste à présent de l’opposition doit prendre la mesure de la situation. La preuve a  été largement faite par le passé que les cris de détresse vers l’extérieur tout comme les complaintes à ne pas en finir, n’ont guère eu raison des bourreaux du peuple. Pour une fois donc, l’opposition doit pouvoir anticiper sur ce qui s’annonce comme un nouveau marché de dupes. Pour ce faire, il n’ y a que deux voies qui s’offrent ; celle de l’unité d’action et celle de l’appel au peuple. Il en va même de la survie politique de bien de formations politiques qui animent la scène politique au Togo. Les nombreuses désillusions consécutives aux maladresses ont fini par entamer la crédibilité et la confiance que le peuple avait en ces leaders. Mais en ces phases décisives, toute maladresse leur sera fatale. Il faut donc agir maintenant pour éviter que demain ne soit à nouveau pour les Togolais, un jour d’impasse.

Football : Le défenseur de Bayern, Valérien bientôt chez les Eperviers !
Annonce notre confrère qui indique qu’en vue d’une meilleure participation à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2006) et du Mondial, la Fédération Togolaise de Football (FTF), cherche à renforcer l’effectif des Eperviers. C’est ainsi que, « de source proche de l’instance dirigeante du football togolais, le défenseur central du Bayern de Munich (D1 Allemagne), le français Valérien Ismaël serait dans l’hublot de la FTF. La raison toute simple en est que le longiligne défenseur est marié à une togolaise et a droit de part cette filiation à la nationalité togolaise »

Nouvel Echo 369

Du vendredi, 21 octobre 2005

Imminence de la publication du rapport de la CNSEI : Me Joseph K. Koffigoh, malgré l’immunité dont il bénéficie, tremble
Titre notre confrère qui ne comprend pas à quel jeu joue à quel jeu joue « Me Joseph Koffigoh et de quoi a-t-il peur étant donné que, depuis le 04 Août 2005, un décret N° 2005-065/PR portant immunité aux membres de la Commission chargée de faire la lumière sur les violences survenues avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 Avril, protège tous les membres de cette commission contre les préjudices ».

En tout cas, pour le journal « Me Joseph Kokou Koffigoh est aujourd’hui face à un dilemme. Soit se racheter de sa transition chaotique qui a été la cause qui a secoué le Togo en publiant les vrais résultats de son enquête parce que la loi le protège, soit choisir de s’enterrer définitivement en rendant public un rapport complaisant qui arrange une partie minoritaire de la population et qui prend le contre-pied des recommandations de la Commission d’établissement des faits de l’ONU »

La réconciliation au Togo    ‘’ Un bébé mort né’’
Estime notre confrère pour qui, pour parvenir à une vraie réconciliation nationale, il faut nécessairement  briser cette lutte d’hégémonie des deux ethnies qui se sont partagées de tout temps la vie de la nation en réhabilitant de ce fait les autres ethnies du pays longtemps mises en quarantaine.

« La vérité blesse, mais qu’on souffre l’entendre pour arranger le futur, l’avenir de 4 millions d’âmes se jouent sur le fil du rasoir. Tant que la réhabilitation de certaines ethnies ne se sera pas réalisée, vains seraient les efforts des uns et des autres allant dans le sens de la réconciliation. Aujourd’hui, à vouloir réhabiliter Sylvanus Olympio, Kléber Dadjo, Nicolas Grunitzky ne constituerait outre mesure un évènement. Alors qu’en faisant émerger les autres ethnies, tout le pays se sentira concerné par les intentions du pouvoir » souligne le journal

Meeting de Gilchrist Olympio demain à Paris
« … Soit nous acceptons de rentrer en contact avec le pouvoir de fait dès maintenant pour lui signifier sa responsabilité  devant l’histoire… »

Le journal de la rencontre que  le leader de l’UFC aura ce samedi à Paris avec la diaspora togolaise en Europe

Les Grands absents  de  la Cérémonie  d’installation  de la Commission de Réhabilitation de l’histoire du Togo    Boudent-ils la Commission ?
Il s’agit, selon notre confrère, « du Général  Séyi  Mémène, du Prof. Napo Pierre, de MM. Ekue Godfried  et Sibiti Yacoubou. Ces grandes personnalités qui n’ont pas répondu présentes à la cérémonie officielle d’installation sont-elles en train de bouder la Commission ? », se demande  notre confrère.

Le rapport qui fait déjà des victimes : Le commandant Katanga s’est vu refuser une formation en France
Titre de son côté Nouvel Echo parlant de l’officier dont a fait mention Le Regard dans son édition

Port Autonome de Lomé : Malgré son affectation, le capitaine Takougnadi, refuse d’obéir
C’est ce que nous apprend notre confrère qui indique que «le chargé de la sécurité au Port autonome de Lomé, le capitane TAKOUGNADI refuse de quitter son poste malgré son affectation » Et le confrère de se demander : « a-t-il une partie du titre foncier du port ? Tout semble le faire croire, car il ne peut de façon délibérée refuser de décoller son postérieur de son fauteuil du port. Son remplaçant, un autre officier de l’armée en la personne du capitane Gado n’a pas encore de bureau à moins qu’on lui en ait trouvé ou improvisé un ».

Au nom de la discipline et du respect de la hiérarchie militaire,  le capitaine Takougnadi doit, selon notre confrère, partir car son attitude actuelle « s’apparente purement et simplement comme une rébellion, une insurrection contre une décision de l’autorité »

Après la crise céréalière : L’heure du bilan et d’établissement des responsabilités
« Après une calamité, il faut toujours établir le bilan pour situer les responsabilités et trouver des solutions efficaces et appropriées au mal » estime le confrère parce que la pénurie qu’on a connu cette année 2005 participe d’un véritable sabotage des ‘’hauts perchés’’ qui ont profité du décès du président Eyadema pour organier  cet odieux trafic 

Les autorités de l’UL font la sourde oreille sur les frais d’inscriptions :   La colère des étudiants se fera sentir dans les jours à venir
Estime le confrère puisque à l’approche de la rentrée académique 2005-2006 les principales revendications des Etudiants qui avaient entraîné des incidents malheureux sur le campus de Lomé les 28 et 30 avril 2004 n’ont pas trouvé un début de solution.

« En attendant, les étudiants eux préparent une rentrée qui sera très incertaine pour les uns à cause du maintien pour l’heure des frais d’inscriptions à 50.000F. Du côté de ceux qui veulent malgré la cherté de la vie, passer par tous les moyens pour payer les frais d’inscriptions, ils promettent ne pas baisser les bras.

Nous déclencherons les grèves sur le campus si rien n’est fait pour revoir les frais d’inscriptions, nos conditions de vie et de travail. Les autorités nous sentiront les jours à venir..
,  ont promis les étudiants que nous avons rencontrés »

L’Afrique comme elle va : Après deux ans de grossesse, la jeune Elise accouche d’un Bébé sans bras ni oreilles
« Est-ce une histoire drôle ? Une pure invention pour divertir le lectorat ? Pas du tout. Certaines personnes peuvent le penser mais au contraire, c’est une réalité qui s’est passée le week-end écoulé. Deux ans de grossesse soldée par un bébé de surcroît un petit garçon, sans bras ni oreilles, il y a de quoi douter et penser sérieusement pour la prochaine grossesse. En effet, nous sommes en l’an 2005. la jeune Elise était enceinte depuis 2003 plus précisément en Juin de ladite année après quelques mois de leur union avec Tonton MICHEL. Grande fut la joie de ce jeune couple qui n’attendait que ça, car dit-on souvent : « A quoi sert un manguier qui ne produit pas de fruit » ? Six mois ont passé et Elise ne fait que compter  les doigts le reste du temps pour la naissance de ce qu’ils attendaient. Cette attente va perdurer puisque les neuf mois que prend une grossesse ont dépassé. Ainsi de consultations en consultations, rien n’a filtré. Que se passe-t-il ? Le jeune couple s’impatiente et les proches parents ne savent où  donner la tête. Treize (13) mois ont passé sans que la douleur de l’enfantement ne se fasse sentir. La situation commença à inquiéter plus d’un et les vieux du village ne pouvaient pas en croire leurs oreilles. Des cérémonies aux mannes des ancêtres s’organisaient de gauche à droite et des appels à d’autres charlatans des villages avoisinants ont été également lancés. Qu’arrive-t-il à ce jeune couple au juste ? Se demanda Santou le