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1er Sept 2005
Revue de presse de la semaine du 26 Sept. au 02 Oct. 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple   517 

Du lundi, 26 septembre 2005

Manipulation et désinformation :  Une tempête dans un verre d’eau : Gilchrist Olympio, Premier Ministre de Faure Gnassingbé, un canular
Titre notre confrère dans sa manchette avec en gros plan et face à face Faure Gnassingbé, Président de la République et Gilchrist Olympio, Président national de l’UFC. En effet,  pour Le Combat du Peuple, l’information publiée la semaine dernière par certains journaux faisant état d’une nomination par Faure Gnassingbé de Gilchrist Olympio comme premier ministre est « le résultat de l’imagination fertile de certains journalistes qui inventent des événements qui n’existent pas » car « si cela venait à se concrétiser, serait un véritable big bang politique que rien d’ailleurs ne laisse présager à court,  moyen ou long terme »

Pour lui, « un tel scénario serait pour les deux protagonistes tout simplement suicidaire, pour plusieurs raisons.

Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé sont tous deux fils d’anciens Présidents de la République. Le Père de l’un a été assassiné dans des conditions déplorables que tout le monde le sait. L’héritier accuse le père du second qui venait à son tour de mourir  de sa plus belle mort, d’en être le coupable. Son credo, en digne fils de son père, c’est de reprendre le pouvoir pour honorer la mémoire de son père longtemps diabolisé. Sur ce point, il ne transige pas.

En revanche, le second héritier, Faure Gnassingbé, venu au pouvoir dans les circonstances que tout le monde sait également, veut manifestement solder le passif de son père et faire en sorte que la démocratie ou l’alternance ne soit plus dirigée contre ceux qui ont exercé le pouvoir pendant si longtemps et qui, certainement, ont beaucoup de choses à se reprocher. En posant aussi simplement l’équation, on comprend qu’il y a une totale incompatibilité entre les deux héritiers. Les deux hommes ne peuvent pas faire ensemble ce que chacun veut faire pour la mémoire de son père »

Assainissement de la ville de Lomé : Le gouvernement Kodjo, très préoccupé
Le confrère évoque les travaux qui sont entrain d’être exécutés sur certaines artères de la ville de Lomé et de ses banlieues qu’une  Commission technique du Ministère de l’Equipement, des Transports et des Postes et Télécommunications vient d’effectuer une visite des lieux  pour évaluer les travaux  déjà exécutés et ce qui reste à faire

Des actes de vandalisme à l’exil volontaire : Il y a réfugié et réfugié
Selon notre confrère, il y a trois catégories de réfugiés togolais qui se trouvent dans les camps au Bénin et au Ghana.

La première catégorie, selon notre confrère, est composée des citoyens qui ont réellement fait l’objet de violences, pour les avoir subies ou en avoir été témoins.

La 2e catégorie est celle de ceux qui ont pris une part active aux actes de violence et de vandalisme. Contrairement à la première catégorie, ces types de réfugiés poursuivis par leur passé récent redoutent un quelconque retour au pays.

La dernière catégorie des réfugiés, toujours selon notre confrère, est composée de ceux qu’on appelle des réfugiés économiques qui « ont trouvé en cette situation, un tremplin pour se constituer réfugiés afin de se donner des chances d’aller en Europe »

« A la lumière de cette classification des réfugiés, il est loisible de remarquer que tout le monde n’a pas les mêmes raisons de se retrouver dans les camps de Comé ou ailleurs en famille au Bénin. Il y a donc réfugié et réfugié. On comprend pourquoi malgré les mesures intéressantes prises par le gouvernement, les volontés de retour se font attendre », conclut le journal

Motion d"information 316

Du lundi, 26 septembre 2005

Semaine décisive  des vérités accablantes sur les Droits de l’homme au Togo : L’ONU et la CNSEI annoncent la publication de leurs rapports.

La FIDH envoie une mission d’information.
Annonce dans sa manchette notre confrère pour qui, « les vérités ne sont pas encore dites sur les auteurs de violations des Droits de l’Homme au cours de cette période (du 24 avril)  même si des rapport précédents d’Amnesty International et de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme ont mis en cause la responsabilité du pouvoir togolais dans les massacres de la population.  Sans doute que c’est la crainte de la confirmation de ces éléments par la FIDH qui oblige le pouvoir à tirer d’avance à boulets rouges sur cette organisation.

Dans tous les cas, la semaine qui commence aujourd’hui est celle des précisions et des vérités accablantes »

Rebondissement dans le scandale de la résidence présidentielle à Paris :
Sept gendarmes impliqués dans le vol de voitures en France sont rapatriés et détenus à Lomé
Indique notre confrère. Selon le journal qui cite des sources dignes de foi, « ces  gendarmes croupissent actuellement dans les geôles de la gendarmerie nationale. Ils seraient impliqués dans cette affaire parce que chargés d’assurer la garde pour certains parmi eux du domicile du président de la république en France.

On leur reprocherait d’user de la maladresse  et de l’amateurisme dans les dernières opérations qui ont obligé la police française à effectuer la descente.  D’autres informations pas moins crédibles soutiennent que ces gendarmes vivraient dans la résidence présidentielle à Paris depuis très longtemps et détiendraient beaucoup de secrets sur des hautes personnalités togolaises et les activités maffieuses qu’elles y exercent. C’est donc pour maintenir le silence absolu sur cette affaire qu’ils sont envoyés en taule par mesure conservatoire avant  qu’on ne prenne des décisions adéquates à leur sujet »


Signe précurseur de la nomination du nouveau Premier Ministre :   Eric Amerding, le beau frère de Gilchrist Olympio est à Lomé ce lundi
Indique Motion d’Information pour qui, l’arrivée à Lomé en ce moment précis du beau frère du leader de l’UFC, suscite beaucoup d’interrogations

« S’agit-il d’une visite privée d’affaire sans connotation politique ou d’une mission de déblaiement de terrain pour le poste de premier ministre annoncé à l’endroit de Gilchrist ? La troisième hypothèse et la plus probablement évidente serait la poursuite des discussions avec le pouvoir sur le choix d’Eric Amerding en lieu et place de Gilchrist Olympio ».

En tout état de cause, indique t-il, « attendons de voir le tableau politique qui s’offrira à toute la classe politique togolaise et en cela pourra profiter à la résolution de la crise togolaise »

Débat sur les réformes des institutions : Faure Gnassingbé confrontée à la reforme d’une police ‘’révoltée’’ contre son statut précaire
Estime le confrère qui s’insurge contre la discrimination faite aux  fonctionnaires de la police du fait de la non application à ce corps d’un statut susceptible de le mettre à l’abri de la corruption et des rackets qui prennent des proportions inquiétantes dans ce corps.

Aussi pense appelle t-il à la responsabilité du  directeur général de la police nationale qui doit  prendre en compte  cette réalité discriminatoire qui a cours au sein  son corps et  présenter au ministre de la Sécurité les contours de ce dossier pour que des  mesures soient prises pour que « la police nationale puisse jouir de son statut. Cela pourra la mettre à l’abri de la corruption et des magouilles de toute sorte. Cela allègera les tracasseries policières sur routes où nos policiers s’érigent en véritables racketteurs sans cesse.


L’amélioration des ces conditions participera à la réforme de la police annoncée et l’instauration de ce véritable Etat de droit où les forces de sécurité sont des honnêtes citoyens au service de la nation entière ».

Agni l'Abeille 51
Du mardi, 27 septembre 2005

Voici enfin le Rapport tant entendu de l’ONU

  • L’ONU impute aux autorités 400 à 500 décès
  • Plusieurs charniers dissimulés dans la brousse
  • Des femmes violées en présence de leur mari
Titre de son côté Agni L’Abeille dans sa manchette qui publie en pages intérieures 2, 4, 6&7 le rapport de l’ONU

Injustice à CIMTOGO : Pourquoi une convention médicale obligatoire pour les citoyens travailleurs

Que dit l’Etat togolais face à ce drame ?
Se demande le journal qui s’insurge contre la décision de la direction de CIMTOGO d’imposer unilatéralement à ses employés une convention médicale qui les oblige à aller se soigner dans une seule clinique, la Clinique Saint Joseph alors que les employés eux réclament deux ou trois cliniques supplémentaires selon la disposition géographique de CIMTOGO pour résoudre le problème de distance, avec possibilité d’inclure les CHU et CHR du pays pour régler les cas des familles des travailleurs hors de Lomé. Il dénonce également les mauvaises conditions dans lesquelles travaillent les agents temporaires du fait que CIMTOGO a concédé la gestion de ce personnel à une autre société la SOGEMAT qui leur fait des salaires de misère.

Créer l’espoir de la Liberté et de la Reconstruction
Le confrère exhorte les Togolais à espérer en un avenir radieux où chacun aura sa place au soleil avec la naissance d’une génération de démocrates soucieux de l’intérêt général

« Avec cette  génération de démocrates, le Peuple entrera de plein pied dans un nouveau cadre politique rêvé par tous et qui en réalité constitue pour chacun, la condition  sine qua non d’espoir, de survie et de prospérité. Nous parlons de ce cadre dans lequel des  hommes politiques ne pourront  plus confisquer 1es ressources communes ou, les canaux de décision dans la société. Nous parlons de ce cadre politique où, le peuple profond sera effectivement représenté à tous les niveaux et dans toutes les institutions sociopolitiques, de sorte que la démocratie populaire soit vécue comme telle par chaque citoyen dans sa vie quotidienne. Chacun doit pouvoir rêver de devenir Ministre sans nécessairement avoir des parents dans l’arène politique, de devenir un  entrepreneur prospère sans être nécessairement issu d’une famille riche ou mieux favorisée de devenir un officier de l’armée sans nécessairement être originaire d’une ethnie donnée ou avoir passé sa vie à assassiner ses concitoyens » 

Le Regard 459

Du mardi, 27 septembre 2005

Explosif : Le Rapport accablant de l’ONU sur le Togo
Lit-on à la Une de notre confrère avec dans l’angle la photo du chef de la mission d’établissement des faits de l’ONU, le sénégalais Doudou Diène. Et le journal de publier en pages intérieures 2, 4, 5, 6, 7&8  une 1ère partie dudit rapport en promettant de revenir en édition spéciale le lendemain, c'est-à-dire mercredi 28 septembre sur la suite de ce rapport. 

Déclaration sur la Radio des Nations Unies : Faure Gnassingbé renvoie la balle à Gilchrist
Estime notre confrère à propos de la réponse donnée  par Faure Gnassingbé à la Radio des Nations Unies sur une éventuelle possibilité de nommer comme premier ministre Gilchrist Olympio. Pour Le Regard, « la réponse donnée  par Faure Gnassingbé devrait donc être comprise comme une tentative d’éviter un guet-apens plutôt qu’une réaffirmation d’un meilleur vœu » car, « tout le monde y compris Faure Gnassingbé lui-même sait que Gilchrist Olympio ferait injure à lui-même s’il accepte de se faire nommer alors qu’au lendemain de l’élection, il s’était mis à l’écart des tractations visant à nommer un premier ministre au sein de la Coalition ».

Bien plus, souligne le confrère, « la réponse de Faure Gnassingbé frise une blague parce qu’on imagine mal un Gilchrist Olympio accepter d’être nommé Premier ministre en vertu de la constitution  issue du toilettage qui fera de lui une simple marionnette aux mains du chef de l’Etat » 

Réaction du Président de l’UFC
Suite cette histoire de nomination de Gilchrist Olympio comme premier ministre, notre confrère dit avoir interrogé un des vice-présidents de l’UFC  qui a éclaté de rire avant de l’exhorter à revenir à des  choses sérieuses. Et Gilchrist Olympio lui-même qui, dit-il  n’a voulu accorder aucune importance à cette possibilité, « réaffirme que ce qui urge, c’est de  libérer les prisonniers politiques, favoriser le retour des réfugiés politiques et des déplacés, adopter un cadre électoral consensuel et enfin commencer par régler la question de l’armée et de la sécurité »

Recrutement et nominations : La Commission de l’UE veut enquêter sur l’armée et la police togolaises
Souligne notre confrère qui indique que, « la Commission d’évaluation de l’Union Européenne pourrait mener des investigations  sur les  récentes nominations dans l’armée et du recrutement dans la police ». Il s’agira, selon le journal, « de savoir si le dernier recrutement dans la police a un caractère ethnique et discriminatoire ou s’il s’est déroulé  en toute équité et transparence, si les hauts gradés récemment nommés aux postes de commandement des régiments l’ont été selon la compétence et le mérite ou pour d’autres raisons ».

Dans tous les cas, estime t-il,  « que ces allégations soient fondées ou non, les autorités togolaises ont l’obligation de démontrer que, aussi bien les nominations dans l’armée que le recrutement dans la police, n’ont souffert d’aucune anomalie. Le gouvernement devra donc fournir des éléments d’appréciation pouvant rassurer la Commission Européenne surtout que du côté de l’opposition, on continue par s’inquiéter de la promotion du Colonel Laokpessi et son bras droit le Commandant Yark qui depuis plusieurs années ont été épinglés par des rapports d’Amnesty International »

Le  président de la FIDH en mission d’information au Togo
« Curieuse coïncidence, M. Sidiki Kaba arrive dans notre pays au même moment où le rapport de l’ONU sur le Togo est publié suite à la pression de l’UE et de l’opposition togolaise. Pourtant, rien ne laissait présager  ce  changement de situation au moment où Faure Gnassingbé multiplie des initiatives pour se refaire une image reluisante aux yeux de la communauté internationale », indique le journal

Le Regard Spécial 460

Du mercredi, 28 septembre 2005  

Cette édition spéciale est consacrée au
rapport de l’ONU (suite et enfin) et aux réactions du gouvernement et des partis politiques (CAR, CDPA, UFC)

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion   276

Du vendredi, 30 septembre 2005

Enfin le rapport de l’ONU sur les violences de la période électorale au Togo
- Le président Faure déterminé à poursuivre les réformes
- Le rapport ‘’Koffigoh’’ prévu pour mardi prochain
- Gilchrist Olympio veut déférer les violations des DH au Togo devant la Cour Pénale Internationale


Titre en couverture notre confrère qui note dans la réaction du gouvernement à la publication de ce rapport une détermination du nouveau pouvoir incarné par Faure Gnassingbé « à se mettre dans les rangs des Nations respectées pour leur rigueur dans la gestion des affaires de la cité »

S’agissant du rapport lui-même, Akéklé pense qu’ « il est normal que les responsabilités soient situées et que l’on connaisse vraiment qui a fait quoi. Seulement, est-ce en réglant des comptes, en mettant les responsables ou autres supposés responsables en prison, les 500 morts se réveilleront ? » Pour notre confrère, « dans cette affaire, les responsabilités sont situées. Autant le pouvoir que l’opposition, tous ont contribué à générer cette situation »

Et notre confrère de publier en encadré un article de Angolapress dans lequel le leader de l’UFCdemande que les auteurs des violences soient traduits devant la Cour Pénale Internationale.

ONU:   Un rapport hâtif
Estime notre confrère qui doute « du sérieux de l’enquête » pour cause : « les experts mandatés par l’ONU n’ont passé que quelques jours au Togo. Comment peut-on imaginer collecter l’ensemble des informations et les croiser en si peu de temps. Les autorités n’ont jamais nié que des violences aient eu lieu. Elles n’ont pas non plus contesté la mort des civils. Mais le rapport de l’ONU semble bâclé d’où des conclusions hâtives »

Lettre  ouverte à l’ex PM Agbéyomé Kodjo
 Suite à l’intervention de l’ex PM Agbéyomé Kodjo sur TV7 dans l’émission 7 sur 7, un lecteur nous a fait parvenir son opinion

A un ami qui a perdu ses repères et vogue dans la logomachie
 C’est le titre de
la fameuse lettre ouverte du leccteur que notre confrère publie. ‘’Sache seulement que quelles que soient les gymnastiques pour te faire une nouvelle image, l’histoire, têtue qu’elle reste, te rattrapera un jour et cela est inévitable. Je te laisse d’abord sur ce point car je reviendrai abondamment les semaines à venir. Pour le moment, je te laisse méditer sur ce serment de la protection de l’édifice commun que tu faisais il y a quelques années avec tant de verve devant le Général Eyadema. Si tu as déjà oublié cet air, tu me laisses te rappeler la semaine prochaine’’. C’est par ces phrases que se termine la lettre ouverte de notre fameux « Ton Ami l’Opposant »

Politique,  quand tu nous tiens depuis nos côtes d’Azur : Pourquoi l’ex Ministre français de l’intégration Kofi Yamgnane est-il devenu plus togolais que le paysan de Bassar ?
Se demande notre confrère à la Une de son édition  « …. Oui, après avoir servi les vieillards à Saint Coulitz pour se faire intégrer dans le pays des blancs et goûter aux délices du pouvoir sur les côtes d’Azur, le monsieur trouve que les frères nègres restés au pays ont besoin d’être un peu civilisés. Il est décidé à descendre dans l’arène de la politique togolaise pour montrer à ces nègres non civilisés comment on peut servir les vieillards pour devenir président. Puisque l’expérience a été concluante au pays des blancs, on peut la renouveler ici aussi, on ne sait jamais !

Cependant, monsieur le Maire de Saint Coulitz, ancien ministre français de l’intégration doit savoir que s’il veut goûter à la présidentielle au Togo il doit commencer dès lors par se préparer. Les conditions pour être candidat aux présidentielles togolaises sont entre autre brandir un quitus prouvant qu’on possède au Togo des biens imposables », écrit-il 

Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche 290

Du mercredi, 28 septembre 2005

Violences politiques au Togo avant, pendant et après le scrutin du 24 avril : La Commission de l’ONU publie son Rapport : c’est un non Evénement
« Le Rapport de la Commission d’enquête de l’ONU tant attendu est enfin tombé le lundi dernier. Le Rapport n’apporte rien de précis et se contente de relayer les positions de tierces personnes comme nous l’avions souligné dans une de nos publications. Selon nos sources, le Rapport a été corrigé et revu car la première version était très loin de la réalité et truffés de mensonges.  Le présent rapport revu n’est ni explosif ni accablant pour qui que ce soit. Même s’il reprend les positions de l’opposition radicale, il renvoie dos à dos, pouvoir, opposition et militants des deux camps. Le rapport relève clairement que  ‘’des militaires malmenés se sont faits subtiliser des armes’’. Le rapport a été accueilli élégamment par le gouvernement qui a promis d’en faire un bon usage » relève La Dépêche qui, malgré que ce rapport soit un non-événement, publie tout de même une 1ère partie dudit rapport tout en promettant de revenir sur la seconde dans ses prochaines éditions.

19e Anniversaire du 23 septembre : Plus jamais d’agression sur la Terre de nos Aïeux
Contrairement à certains confrères, La Dépêche est pour le maintien de la célébration du 23 septembre en mémoire des personnes tombées ce jour. Pour lui, l’impressionnant défilé militaire et civil de plus de trois heures d’horloge qui a eu lieu vendredi dernier en face du Garage Central  « était une démonstration de force comme pour dire, plus jamais çà sur la terre de nos aïeux »

« Si après le brusque décès du Président EYADEMA  on peut légitimement s’interroger sur le maintien d’une autre date comme le 13 janvier, il ne peut en être le cas du 23 septembre qui marque une agression venue de l’extérieur, qui ne s’expliquait pas et au cours de laquelle de paisibles citoyens ont trouvé la mort. Les admirateurs de l’agression du 23 septembre doivent réfléchir plus d’une fois. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui on cherche coûte que coûte le pouvoir qu’on doit justifier l’injustifiable » estime t-il

Le Togo est-il sous  tutelle de l’UE ?
Se demande La Dépêche qui dénonce ce qu’il appelle la mise sous tutelle de notre pays par l’UE « Hier, c’est le non respect des droits de l’Homme. Aujourd’hui le respect des droits de l’Homme s’améliore, Bruxelles charge son fusil d’épaule. Elle va jusqu’à contester l’organisation des examens et même la nomination au sein de l’armée.

Au nom de quel principe doit-on laisser l’UE se comporter de la sorte » s’interroge le confrère qui ne comprend pas que  « dans les monarchies du Golfe persiques où des familles règnent sur des mannes pétrolières », l’UE  veuille traiter avec celles-ci sans oser lever son petit doigt parce que, dit-il, là elle  tire profit des pétrodollars.

Kofi Yamgnane un Franco-togolais atypique
« …Parmi ces hommes atypiques, il y a une hydre franco-togolaise. Son nom, Kofi Yamgnane, fils de Bandjéli mais n’a rien de commun avec ces valeureux fils Bassar qui ont opposé une résistance farouche à la colonisation allemande et française.  La lune de miel entre Eyadema et Kofi Yamgnane  était connue de tous. Les visites de M. Kofi Yamgnane au Togo  donnaient toujours lieu à des fêtes et ses moindres déplacements étaient visibles avec des motards qui l’accompagnaient. A Kara, il dormait au Château. Ce que les Togolais ignorent, c’est que feu Président Eyadema a joué un grand rôle  dans l’ascension de Yamgnane en France en finançant la campagne qui l’a porté comme Maire de Saint Koulitz. C’est par valises que l’argent de celui qu’il vilipende aujourd’hui lui parvenait en France

Aujourd’hui Kofi Yamgnane est un homme au désarroi. Et l’opposition radicale et la diaspora l’ont appris à leurs dépens. Sur plus de 50 000 mille Euros qu’il a collectés en Europe pour le compte de l’insurrection au Togo, il n’a déclaré que 8000 Euros empochant sans crier gare une quarantaine de mille d’Euros », écrit notre confrère à l’endroit de notre compatriote Kofi Yamgnane

Formation  Que deviennent les Enarques ?
Se demande notre confrère qui s’insurge contre ce qu’il appelle l’indifférence quasi générale dans laquelle semblent sombrer  ou la  situation inconfortable dans laquelle se trouvent les Enarques dès leur sortie de l’ENA

« Ainsi, une fois de retour dans leurs postes à l’issue de la formation, ils sont le plus souvent négligés s’ils ne sont pas totalement oubliés, sous-employés ou mal employés et ‘’ regardés’’ d’un œil de dédain. Ils font l’objet d’une incompréhensible méfiance de la part de leurs chefs immédiats, de leurs collègues et même de leurs anciens amis intimes.

Il n’est pas aussi exclu de les voir traîner dans les couloirs de leurs services parce que n’ayant pas encore trouvé de bureaux, ou s’ils y sont installés. C’est en spectateurs ennuyés et impuissants qu’ils passent une grande partie de leur journée de travail » relève notre confrère qui demande à l’Etat de « bénéficier des fruits de son investissement en suivant de plus près la gestion de ces précieuses ressources humaines que constituent les Enarques »

Forum de la Semaine 97
Du mardi, 27 septembre 2005
 

Rapport de l’ONU sur les violences et violations des droits de l’homme
«Les violences qui ont accompagné l’élection présidentielle d’avril dernier au Togo ont fait ‘’entre 400 et 500 morts’’ selon le rapport publié hier lundi par les Nations Unies, qui attribue "la responsabilité principale" de ces violences au pouvoir en place.

La ‘’mission d’établissement des faits’’ nommée par le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a indiqué avoir mis au jour ‘’le caractère massif et répressif et la gravité des actes de violation des droits de l’homme attestées par le nombre élevé des victimes (entre 400 et 500 morts et des milliers de blessés)’’ », lit-on à la Une de notre confrère avec pour illustration quelques images des violences qui ont suivi le scrutin du 24 avril 2005. Et le journal  de publier une partie du rapport  

Abus d’autorité et trafic d’influences : M. Sambiani Yempape arrêté puis torturé sur ordre du Président de la Cour
« M. Sambiani Yempape, maçon de profession, a été arrêté puis torturé le lundi 19 septembre dernier par des agents de la police du Commissariat central de Lomé. Les traces de coups sur le corps du maçon et son œil amoché témoignent des violences exercées sur lui.

Selon les informations, l’arrestation est intervenue sur ordre du Président de la Cour Suprême du Togo, le Juge Théodose Tété Tékoè. Contacté par notre rédaction, ce dernier, après moult hésitations, a reconnu qu’il a ‘’ ordonné son arrestation parce qu’il entravait son passage’’ mais se dit n’être pas au courant des traitements inhumains et dégradants dont il fut l’objet » rapporte notre confrère qui déplore ce comportement du président de la Cour Suprême : « le Président de la Cour Suprême a plein droit de réagir ‘’ légalement’’  lorsqu’il voit qu’au cours des travaux, les maçons ont entravé la voie publique qui mène chez lui mais qui est partagé par d’autres aussi. Mais de là à se prévaloir de son rang social pour faire intervenir des policiers qui ont par la suite infligé des voies de fait sur des citoyens, relève d’un abus d’autorité et de trafic d’influences qui doivent être proscrits du ‘’Togo nouveau’’  que les nouvelles autorités rêvent de bâtir.

Manœuvre de diversion :  Le gouvernement togolais publie aussi son rapport sur les élections présidentielles d’avril 2005
Indique Forum de la Semaine selon qui, «on parle d’un ramassis de 67 pages d’un document qui s’est borné à prétendre polir l’image de Faure Gnassingbé, alors qu’il y a eu des évènements graves qui méritaient d’être diagnostiqués et leurs causes déterminées pour trouver des garde-fous»

Une mission de la FIDH attendue au Togo
Indique notre confrère faisant écho de l’information rapportée vendredi dernier à Paris
par l’agence PANA

Forum de la Semaine 98

Du jeudi, 29 septembre 2005

Rapport de la mission d’enquête de l’ONU sur le Togo : Doudou Diène répond à Kokou Tozoun « Il faut maintenant que justice se fasse au Togo »
Notre  confrère commente l’interview que le  chef de mission de l’ONU au Togo, Doudou Diène, a accordée  mardi dernier à RFI et fait des observations sur cette interview :

« Tout d’abord, il est important que cesse l’impunité au Togo. Il incombe que les auteurs de ces violations macabres soient traduits devant les tribunaux pour que justice soit faite. Toute la vérité sur les tenants et les aboutissants de ces violations massives des droits de l’homme doit être connue.

La communauté internationale, en premier lieu l’Union Européenne, fondée sur le respect du droit, doit accentuer ses pressions sur le régime togolais

Les 500 morts devraient peut être interpeller la conscience, s’ils en ont une, des responsables de la CEDEAO qui avaient qualifié d’irresponsable, le cri d’alarme de l’ex-ministre de l’intérieur Boko »

Entre 400 et 500 morts selon l’ONU : Gilchrist Olympio demande que les auteurs soient traduits devant la Cour pénale internationale (CPI)
« J’ai eu l’occasion de dire à Faure Gnassingbé face-à-face qu’on ne gère pas des manifestations de protestation des citoyens avec des unités et des hélicoptères de combat »

C’est en substance c’est  qu’aurait  déclaré le leader de l’UFC à nos confrères de TV5 après la publication du rapport.

« L’opposant togolais a estimé que les enquêteurs des Nations unies qui parlent dans leur rapport de 400 à 500 morts ont sous-estimé l’ampleur des tueries commises par l’armée et les forces de sécurité togolaise » rapporte t-il

Les contradictions de la République  Gouvernance sur fond de dilapidation
Relève notre confrère qui évoque le train de vie fastueux mené par le clan au pouvoir au grand dam du contribuable togolais

« Faure juché sur un char en ce 23 septembre pour passer les troupes en revue, assura avec brio la relève de ‘’ papa’’  dans sa peu reluisante besogne d’étranglement de l’économie de la Nation à base de repos forcé prescrit aux travailleurs dans ce dramatique contexte sociopolitique et économique.

Les dépenses inconsidérées de New York et le budget astronomique consacré à la commémoration du 23 septembre creuseront un trou dans le Trésor Public ; mais qu’importe, le contribuable courbera l’échine pour colmater la brèche. Faure prend ainsi possession de son règne et fixe ses priorités : la charité bien ordonnée passe par la pérennisation de la mémoire et des méthodes de gestion de son père » souligne le journal pour qui, « le 23 septembre 2005 aurait pu être une occasion à saisir pour métamorphoser des actes manqués en un noble art : l’art de servir les intérêts du peuple ».

Rapport de l’ONU : Des noms circulent
Indique notre confrère dans son billet confidentiel. Selon le journal, citant des sources concordantes, « la liste des commanditaires et des exécutants de la sale besogne est disponible mais limitée aux officines diplomatiques. Ces noms se trouvent sur l’annexe confidentielle du rapport et seraient  dans les mains des autorités. Les  indiscrétions font état de personnes appartenant à la hiérarchie du pouvoir et bien connues des Togolais, les mêmes d’ailleurs qu’accuse la rumeur »

Rapport de l’ONU sur les violences au Togo :  Où sont Chirac, Tandja, Obasanjo, Bongo et les autres?
C’est la question que se pose ce compatriote,  Sénouvo Agbota Zinsou à travers une analyse que notre confrère publie pour ses lecteurs 

Sidiki Kaba fait le point de sa mission au Togo : « L’impunité est la racine du mal au Togo »
C’est ce qu’a laissé entendre le président de la FIDH lors du point de presse qu’il a animé  le mercredi 28 septembre dernier à l’Hôtel Corinthia 2 Février pour faire le point de ses rencontres avec les autorités du pays

Démission en cascade au PDR :  Atchadam Tchikpi, Président de la Commission de la communication du PDR rend son tablier
« Après le Président de la section Europe du Parti pour la Démocratie et le Renouveau Bassirou Ayéva (ancien Coordinateur général du MO5), le Président de la Commission de la Communication du Parti de Zarifou Ayéva, l’actuel Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, vient de rendre son tablier. M. Atchadam Tchikpi, Juriste et Anthropologue de formation et Médiateur pour le Togo de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique entend ainsi, visiblement protester contre la politique du  silence je préside  adopté de mains de fer depuis des lustres par le Président du parti, l’homme aux mille proverbes incohérents, le  je sais tout  Zarifou Ayéva appelé affectueusement  A-Z par ses intimes » indique le journal

Eliminatoires combinés CAN/Mondial 2006: Un complot sportif contre le Togo, après le complot politique?
Se demande notre confrère avec les requêtes introduites respectivement par le Sénégal pour que  les matchs Togo-Congo et Sénégal-Mali se jouent le même jour et le Congo pour décaler de 30mn de son match contre le Togo

« Toutes ces tractations ont des relents de complots dont le seul but est de perturber les Eperviers sinon fausser l’esprit de la compétition. Nous n’en sommes pas loin de suspecter les autres pays du groupe d’une entente complice aux fins de faire perdre les Eperviers » estime t-il.

Carrefour 445

Du jeudi, 29 septembre 2005

Rapport de l’ONU sur le Togo : Les autorités togolaises épinglées réagissent  
Titre de son côté Carrefour qui publie quelques extraits de ce rapport aux pages 2, 3, 4&5

Soixantième sommet de haut niveau des Nations Unies : Faure Gnassingbé dans la cour des Grands
Le directeur de Carrefour, notre confrère H. Holonou  qui était du voyage présidentiel,  fait le compte rendu du voyage, les impressions des personnalités qui ont eu à rencontrer Faure Gnassingbé, le discours que celui-ci a prononcé là-bas et publie en page 8 un album photos de la visite du président Faure Gnassingbé au 60e sommet des Nations Unies.

Visite d’une délégation de la FIDH au Togo : La peur d’une nouvelle enquête ?
Se demande mon confrère qui s’étonne de ce que les nouvelles autorités se soient empressées d’inscrire sur la liste des audiences présidentielles M. Sidiki Kaba, président de la FIDH en visite au Togo.

« La grande crainte du pouvoir est qu’il ne puisse plus avoir une nouvelle enquête sur la situation des droits de l’homme au Togo surtout des violations postélectorales de la part de la FIDH. Raison pour laquelle des dispositions sécuritaires exceptionnelles entourent les défenseurs des droits de l’homme de la FIDH en visite au Togo » note le journal qui dit espérer que « la visite de la délégation de la FIDH participera à des corrections dans la manière de gérer le pays en matière des droits de l’homme et de la façon dont le pays peut sortir de la crise » 

Nouvelle surenchère des Eperviers : 10 millions avant de jouer contre le Congo
Indique notre confrère qui s’élève contre cette surenchère des Eperviers.
« De même que la promesse non tenue du premier ministre avait soulevé une vague d’indignations, il convient, de la même façon de s’élever contre le trop de surenchère qu’on observe ces derniers temps dans le groupe des Eperviers.

Que les Eperviers se qualifient pour le Mondial 2006, ce serait un motif de fierté pour tous les Togolais. Mais de là, à en faire une priorité gouvernementale, on n’osera pas franchir ce pas », estime Carrefour
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Crocodile

 

Le Canard Indépendant 68

Du   vendredi, 30 septembre 2005

Déblocage de fonds pour l’organisation des législatives :François Boko fustige une précipitation de l’UE
Lit-on à la Une de notre confrère. Parlant des fonds (9 millions d’euros) que vient de débloquer l’UE au profit du Togo dans la perspective des élections législatives, le journal indique que « interrogé sur la question par le confrère français  Le Monde, l’ancien ministre de l’intérieur, réfugié en France, François Boko a estimé que le pouvoir togolais ‘’ joue sur la lassitude’’ des Européens. Il a regretté que l’UE ‘’ cautionne’’ la volonté d’organiser des élections en l’absence de tout dialogue avec l’opposition. L’ancien ministre de l’intérieur a par ailleurs déclaré qu’il doute de la volonté de ‘’réconciliation’’ affichée par le régime »

Malaise au PDR  Atchadam rend sa démission
C’est également un autre titre à la Une de notre confrère  avec la photo du militant du PDR démissionnaire. En effet, Le Canard Indépendant  revient sur la démission par lettre en date du 26 septembre de ce responsable du parti de M. Ayéva évoquée par plus haut Forum de la Semaine avec plus de précision : « contacté par notre rédaction, M. Atchadam Tikpi a motivé son acte par le fait qu’il existe un  déficit de démocratie et de transparence dans la gestion du parti »

Droit de l’Homme L’ONU dénonce le pouvoir sans exempter l’opposition
« Sans surprise, l’ONU dans son rapport sur les violences survenues depuis l’annonce du décès du Gal. Eyadema jusqu’à l’entrée en fonction de Faure Gnassingbé le 05 mai, attribue la ‘’ responsabilité principale des violences’’ au régime togolais, mais fustige également le rôle de l’opposition radicale dans cette tragédie » note notre confrère qui, en lieu en place d’une publication comme l’ont fait d’autres confrères, commente certains points saillants du rapport

Togo :  Pour un dialogue fructueux entre tous les acteurs
Titre notre confrère évoquant les consultations que Faure Gnassingbé a entamées cette semaine finissant avec certains acteurs de la société togolaise dans la perspective du dialogue national. Cette amorce du dialogue amène notre confrère à se poser certaines questions.

« Qui doit participer au dialogue ? Comment doit-il désormais se dérouler ? Quelle doit en être la durée ? Quels doivent être ses objectifs ? ».

Pour Le Canard Indépendant, « dans la situation actuelle du pays, il serait inefficace de reconduire la même composition dans laquelle le dialogue s’est déroulé jusqu’alors. De nouvelles forces politiques et non des moindres ont fait leur apparition sur la scène et il faudra en tenir compte. De même, la situation des droits de l’homme au Togo est si préoccupante qu’on ne pourrait plus laisser les organisations de défense des droits de l’homme en marge du dialogue. Pour des raisons d’efficacité, il urge de  ne pas reconduire les méthodes de Koffi Sama, qui consistaient à organiser des séances fantaisistes et irrégulières dans un climat délétère. Une durée maximale de deux semaines suffirait aux acteurs pour plancher sur les problèmes du pays sur la base d’un ordre du jour préalablement établi. La désignation d’un facilitateur neutre comme le suggèrent certains acteurs politiques est également indispensable pour la conduite des débats.

Le dialogue doit aborder toutes les  questions politiques à l’ordre du jour comme la formation d’un véritable gouvernement d’union nationale conduit par un Premier ministre de l’opposition en vue de l’organisation du scrutin ; la mise en place d’un Comité constitutionnel chargé de proposer des modifications à apporter à la Constitution et au cadre électoral ; un autre comité chargé de la question des réfugiés ».

Dans sa rubrique Ma Lettre titrée, Paroles, rien que des paroles, notre confrère écrit :
« La mort subite du président Gnassingbé Eyadema et les fâcheux événements qui l’ont suivie, avaient plongé notre pays dans une situation de crise insoupçonnable, que certains avaient même jugée pire que ce qui a été servi par le défunt président durant ses 38 années passées au pouvoir. Heureusement, et grâce à la Providence, l’on a évité le pire. Ce qui n’a pas empêché l’ONU de dépêcher sur place une mission qu’elle a chargé d’établir les faits et de faire la lumière sur les violences et les allégations de violations des droits de l’Homme survenues au Togo avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril 2005. Le rapport de cette mission, publié le lundi 26 septembre dernier, renforce les uns et les autres dans leurs convictions que le RPT est prêt à tout pour conserver le pouvoir, et confirme également l’apocalypse vécue par les Togolais durant cette période douloureuse de leur histoire. Personne donc ne peut nier qu’entre le 05 février 2005, jour du décès du président Eyadema, et la date du 05 mai 2005 où son successeur et fils Faure Gnassingbé a prêté serment le Togo a frôlé le chaos. Le Togo est donc depuis ce fameux samedi de février, en butte à une série de crises successives : imposition de Faure Gnassingbé par l’armée, manifestations de rue pour réclamer le retour à la légalité constitutionnelle réprimées par l’armée, élection présidentielle avec tout ce qu’elle a entraîné de grave (morts, blessés, déplacés, dégâts matériels…). Tant de choses qui aujourd’hui encore, empoisonnent le climat entre les conservateurs et les adeptes du changement. La nation reste cependant une et indivisible et c’est en cela que beaucoup s’en remettent au nouveau guide de la nation pour sauver ce qui devrait être sauvé…

L’on pensait, depuis sa prise de pouvoir, pouvoir bénéficier d’un autre mode de gouvernance après le discours du nouveau chef d’Etat dont le contenu était plein de promesses et avait rassuré la majeure partie du peuple sur ses intentions d’ouverture démocratique. M. Faure Gnassingbé prônait et prône encore de nouveaux principes et une nouvelle gestion des affaires de la Cité. Tout ceci est malheureusement suspendu dans l’air et peut être emporté par le vent des caciques, des vieux barons du régime RPT, restés dans l’ombre de l’arbre présidentiel sur lequel gît le « fils » Faure Gnassingbé. Le peuple souffre en silence du fait que, cela fait près de cinq mois que le Togo a à sa tête un nouvel homme, mais pas grand chose ne semble avoir changé. Ce peuple qui s’attend qu’on l’épargnerait au moins de la commémoration de certaines fêtes comme celles du 23 septembre, du 13 janvier etc… a vite fait de déchanter. C’est donc la désillusion totale : un sentiment qu’expriment en ce moment la plupart des Togolais qui ont du mal à réaliser que face aux besoins urgents de l’heure, on puisse encore se permettre de gaspiller des millions de francs pour les célébrations du type… 23 septembre. Il y a aussi qu’au-delà des millions jetés par la fenêtre pour célébrer le 23 septembre, la seule évocation de cette date n’arrange en rien les rapports qu’entretiennent ces derniers temps le président Faure Gnassingbé et l’ennemi juré de son défunt père, Gilchrist Olympio, accusé à tort ou à raison en septembre 1986 comme étant le commanditaire de cette agression terroriste. La célébration de cette fête est donc perçue par les Togolais comme une violation flagrante des nouveaux principes et des discours de réconciliation des nouvelles autorités togolaises. Du coup, l’on s’amuse à ajouter à tous ces ratés, les honneurs faits à titre posthume au seul président défunt Eyadema, en donnant son nom à l’aéroport international de Lomé et au camp RIT. Tout ceci, au détriment des autres anciens chefs d’Etat, Sylvanus Olympio, Nicolas Grunitzky et Kléber Dadjo. Il n’en faut pas plus pour irriter le peuple et le rendre sceptique vis-à-vis des beaux discours de Faure Gnassingbé et compagnie… Tous feraient mieux d’engager une réforme telle qu’on peut l’exiger d’un Etat accusé de déficit démocratique. Tous feraient mieux de poser des actes qui rimeraient avec les paroles entendues jusque-là. Et le peuple, et le régime en place, et son opposition en gagneraient. »

Nouvel Echo 366

Du vendredi, 30 septembre 2005

Relations entre Faure et Nana Ama Kufuor : L’Affaire fait grand bruit  au Ghana
C’est le gros titre à la Une de notre confrère qui indique  que « depuis quelque temps,  des informations font état de ce que Nana Ama, fille du Président ghanéen John Kufuor, attend un enfant du Président Togolais. Certains sont allés jusqu’à dire que le voyage qu’il avait eu à effectuer au Ghana rentrait dans le cadre des préparatifs de cérémonies  de  sollicitation de la main de  la fille de Kufuor ».  Pour le journal, « l’affaire Faure Gnassingbé et Nana Ama, fille du Président Kufuor fait aujourd’hui grand bruit au Ghana. L’Ambassadeur du Togo au Ghana Jean-Pierre Gbikpi-Benissan a réagi  tout en incriminant les médias ghanéens de mal faire leur travail » 

Enjeu des prochaines législatives Faure Gnassingbé doit mettre en confiance les Togolais
Estime notre confrère qui réagit ainsi à la ferme volonté exprimée par  Faure Gnassingbé sur les antennes de la Radio des Nations Unies d’organiser les élections législatives le plus rapidement possible et ce dans les conditions acceptables par tous les acteurs politiques. Et le confrère de se demander :

« Des élections, oui, mais comment ? C’est là la grande préoccupation des uns et des autres. Parler d’élections acceptables par tous, c’est le ‘’wait and see’’ à la togolaise. Est-ce parce que l’UE souhaite financer le recensement général et électoral que les autorités veulent profiter de la manne pour exprimer cette volonté de mieux faire en organisant des élections transparentes, non contestées par la population ? »

En tout cas, pour Nouvel Echo, « les violences qui se sont produites avant, pendant et après l’élection présidentielle ne sont pas de nature à rassurer les Togolais plus particulièrement les militants de l’opposition à se présenter de nouveau devant les urnes pour les législatives ». C’est pourquoi, estime t-il, « pour trouver une solution rassurante, Faure, en premier et son entourage doivent se ressaisir et réfléchir deux fois en s’attaquant à la racine du mal, car, dit on souvent  lorsque la maladie atteint l’os, guérir la peau est un vain palliatif . Les élections sont nécessaires et capitales mais, le climat sociopolitique du pays ne permet pas de précipiter les choses. Il faut en toute urgence trouver les voies et moyens pour faire revenir au pays les réfugiés, guérir les plaies à travers la réconciliation »

Pour brouiller les pistes de sa mauvaise gestion au Port Le Col. Béléyi fait détruire le disque dur de l’ordinateur
En tout cas, c’est ce que pense notre confrère qui revient sur cette disparition d’ordinateur du bureau du nouveau directeur du Port Autonome de Lomé dont a évoqué plus haut Liberté Hebdo.

Pour Nouvel Echo, « avec la disparition de cet ordinateur et la destruction du disque dur contenant les dossiers compromettant qui risquent de dévoiler les dessous du Colonel Béléyi, l’affaire de la transparence dans la gestion des sociétés d’Etat refait surface. Béléyi et son chef service informatique doivent s’expliquer sur cette disparition de l’ordinateur. En plus, à qui l’intendant militaire destinait le maïs qui a été acheté au prix d’or de 5 millions que mentionne la facture qui a atterrit sur la table  du nouveau DG, le Col. Adegnon du Port Autonome de Lomé ? »

Le Président de la FIDH au Togo :
La bête noire du régime RPT reçue par Faure Gnassingbé

Un autre rapport accablant est attendu dans les jours à venir
Titre notre confrère qui évoque l’audience- qui est une première- que le président Faure Gnassingbé a accordée  mercredi dernier à Me Sidiki Kaba, président de la FIDH et de la conférence de presse qu’il a animée après cette audience, conférence au cours de laquelle, Me Sidiki Kaba a laissé entendre que : « la FIDH soutient  le rapport de  l’ONU (…) et nous sommes  aussi sur le point de publier notre rapport dont les conclusions et recommandations sont semblables à celles de l’ONU » 

Rappelant que sous le règne de Gnassingbé Eyadema, le Président de la FIDH, Me Sidiki Kaba était considéré comme un indésirable au Togo, le confrère espère que le pouvoir togolais «est revenu à la raison et est décidé à prendre en compte les critiques et les remarques qui lui sont faites dans le cadre de l’amélioration des droits de l’homme pour le bon devenir du peuple togolais »