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Revue de
presse de la semaine du
19 au 25
Septembre 2005
Par
Daniel Garidan |
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Du lundi, 19 septembre 2005
Ombre & lumière :
Pour une solution durable à la crise
togolaise : Le RPT doit penser aux
autres
En tout cas, c’est ce que croit notre confrère vu que
les vieilles habitudes ont la vie dure au sein du système RPT qui refuse,
malgré que la situation a évolué, de partager le pouvoir. Et comme l’homme naît
bon, c’est la Société qui le corrompt, notre confrère reprend pour nos frères du
RPT l’article qu’il avait publié dans son édition
N° 251 du 22 au 26 Mai 2000 intitulé ‘’Mythe
et réalité, Eyadema, le piège ethnique et le pouvoir’’ dans lequel il
dénonçait la tribalisation de tous les secteurs de la vie nationale
En tout cas, souligne le journal, « Faure Gnassingbé veut bien gouverner
autrement le Togo et provoquer un changement de fond. Mais il ne peut rien faire
tout seul. Son parti a un grand rôle à jouer. Ce parti a besoin de changer de
mentalité et de penser aux autres, c’est-à-dire à tous les autres Togolais.
Le RPT doit se remettre en cause et accepter de payer le prix de la
réconciliation prônée par son Président. Les temps ont changé. On ne peut plus
raisonner en terme de ‘’Nous allons tout prendre’’. On doit plutôt
dire, faisons appel à toutes les compétences et mettons-les au travail ». Ce
qui, selon lui, évitera dans l’intérêt de tout le peuple, de bâtir une
‘’Démocratie tropicalisée’’
Alliance Démocratique pour la Patrie dite
l’Alliance : Le Parti de Péré et
d’Agbéyomé porté sur les fonts baptismaux
C’est le gros titre à la Une de notre confrère et en
gros plan les photos de MM. ‘’Maurice Dahuku Péré (à gauche) et Gabriel
Agbéyomé Kodjo (à droite), les deux promoteurs fondateurs du nouveau parti’’.
Publiant la déclaration de politique générale et d’orientation de
‘’l’Alliance’’, notre confrère en guise de conclusion indique «nous pensons que
la création de ce parti est une bonne initiative, car elle a le mérite de
clarifier le jeu politique et de permettre de savoir qui fait quoi et qui est
qui. MM Péré et Kodjo Agbéyomé ne sont pas des inconnus au Togo. Ils ont déjà
assumé de hautes responsabilités dans notre pays. C’est leur droit le plus
absolu de se positionner pour apporter un plus au processus démocratique en
cours. Nous ne pouvons que les encourager et leur souhaiter bonne chance »
Polémique tous azimuts au sujet de
l’entrée du Me Abi Tchessa dans le gouvernement :
Le PSR rompt le silence et fait des
révélations troublantes
Titre notre confrère. Et en guise de commentaire à la
déclaration du PSR qu’il publie d’ailleurs, Le Combat du Peuple indique :
« le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au sein de la coalition, il existe des
hommes qui ignorent tout de la démocratie. Pour ceux-là, ce qui compte c’est de
se servir des autres. Convaincus que rien ne peut se faire sans eux, ils n’ont
jamais fait l’économie du mépris à l’endroit de leurs alliés qu’ils ont toujours
considérés comme quantité négligeable. En révélant ces dysfonctionnements,
disons plutôt ces carences à l’opinion nationale, le PSR a fait œuvre utile. Car
c’est trop facile de mépriser, de piétiner les autres et de les culpabiliser
ensuite
En démocratie, chacun a la liberté d’agir selon ses convictions. Que ceux qui
croient encore en la Coalition s’en servent. Que ceux qui n’y croient plus s’en
aillent. C’est la démocratie »
Toute la vérité sur l’affaire des
primes des Eperviers : La presse
crée des problèmes la où il n’y en a pas
Le Combat du Peuple
accuse la presse de s’être servi de cette affaire des primes des Eperviers pour
régler des comptes politiques au Chef du gouvernement Edem Kodjo.
Pour notre confrère, « en réalité, l’affaire des primes des Eperviers n’est
qu’une tempête dans un verre d’eau. Ceux qui ont opéré le montage ont voulu
créer un problème là où il n’y en avait pas. Mais la démarche frise d’autant
plus le ridicule que nos gouvernants ne sont pas idiots pour aller faire des
promesses sans suite aux joueurs dans un moment aussi délicat. En tout cas,
parler de promesses non tenues par le Premier ministre, c’est faire étalage
d’une complète ignorance des rouages de l’Administration et d’une inculture
politique notoire ».
En tout cas, souligne t-il, « il faut reconnaître que les médias qui devraient
jouer à l’apaisement et à la clarification ont plutôt ajouté à la confusion.
Pour des raisons strictement politiques, des journaux ont jeté leur dévolu sur
le Premier ministre Edem Kodjo qui a toujours bon dos pour recevoir les
accusations même les plus fallacieuses. Il est dommage, vraiment dommage qu’on
veuille se saisir de tout, même des queues de cerises pour régler des comptes
politiques. On sait que le football est désormais sensible au sein de l’opinion.
L’argument est suffisant. Mais il semble que les détracteurs de Kodjo ont fait
fausse route car leurs récriminations n’ont aucun fondement » |
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Motion d"information
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N° |
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Agni
l'Abeille |
N°
458 |
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Du mardi, 20 septembre 2005
Commémoration de l’agression terroriste du 23
septembre : Les civils boycottent les
répétitions du défilé devant marquer l’événement
« Comme si pour emboîter le pas à ceux-là qui
semblent être les principaux concernés par l’événement, les responsables des
jeunes du RPT ont invité leurs militants à prendre part massivement à une
première répétition du traditionnel défilé. Seulement le rendez-vous pris pour
cette matinée du samedi 17 septembre sur le boulevard Eyadema n’avait vraiment
pas comblé les attentes des organisateurs. Pendant, plus de 2 heures d’horloge,
les responsables de la JRPT ont espéré vainement un public qui ne mobilisera
pas. Seuls quelques groupuscules amassés devant la direction de la SAZOF tuaient
le temps dans des causeries stériles en attendant le signal pour le démarrage de
la répétition qui n’aura même plus lieu » indique le journal qui explique cet
état de chose par « la politique du jeune patron du RPT qui a serré les vannes
de sortie d’argent »
Un compatriote écrit à Faure concernant le 23 septembre
«C’est la preuve que malgré vos intentions, vous êtes embrigadés dans ce vieux
système»
Il
s’agit du pasteur Komi Edoh qui vient d’adresser une lettre au président de la
République que notre confrère se sait l’agréable plaisir de publier dans ses
colonnes
Rentrée scolaire 2005-2006 :
Les fonctionnaires Togolais désabusés
Le journal s’insurge contre la décision des autorités d’octroyer
des prêts scolaires aux fonctionnaires de l’Etat en lieu et place du paiement
d’au moins un mois d’arriérés de salaire comme initialement prévus (ce sont des
rumeurs qui avaient circulé). Il s’insurge également contre cette imposition aux
institutions financières de concéder des prêts scolaires aux fonctionnaires.
« En instruisant toutes les banques de la place d’accorder des
prêts scolaires à tous ceux qui le désirent au lieu des arriérés de salaires
les manipulateurs de conscience de nos dirigeants savent bien où se
trouvent leurs intérêts. Nul n’ignore que les actions dans nos institutions
bancaires et grandes sociétés paraétatiques et privées sont détenues en majorité
par les barons de l’ancien nouveau régime. C’est donc en vue de faire
monter le taux de leurs dividendes bancaires que ces barons actionnaires ont
fait miroiter cette décision mafieuse au Président Faure, une décision qui ne
fait que spolier davantage les pauvres fonctionnaires togolais » estime t-il
Russel Adjaho se ridiculise devant les
tribunaux : Après avoir nié les faits
une fois, le Pasteur Luc Adjaho demande un règlement à l’amiable
Indique le journal qui rend compte de ce 2e épisode
du feuilleton Luc Adjaho/Forum de la Semaine
« La salle était encore pleine et une sonorisation était même
installée afin de permettre à tout le monde de suivre le débat. (Ce qui avait
toujours manqué au Tribunal de Lomé)
Tout le public s’attendait à un enracinement du Pasteur dans le mensonge. Tout
sauf que ce dernier demandait ce jour un règlement à l’amiable. Ce fut la
surprise générale. Un pasteur qui dit une chose hier et son contraire
aujourd’hui. Que doivent penser ses fidèles et ses admirateurs ?
De toutes les façons la partie civile à refusé le règlement à l’amiable si le
Pasteur Adjaho ne veut pas reconnaître devant le tribunal et à l’instant même où
il demande la faveur, les faits qui lui sont reprochés. Ce qu’il a refusé de
faire tenant à son orgueil de toujours » Et l’affaire a été renvoyée sur le 17
octobre prochain
Alliance Démocratique pour la Patrie :
Les Rénovateurs chassés du système
RPT, créent leur parti
Titre
de son côté Agni qui, après avoir publié la déclaration se
demande : « l’Alliance Démocratique pour la Patrie est-elle un parti politique
de plus ou un véritable cadre de convergence d’idée, de force et d’énergie pour
un développement durable et un épanouissement total des Togolais ? ». Soulignant
que les intentions sont louables et les orientations définies respectables,
notre confrère pense que ce qui importe au Togo, c’est celui ou celle qui «est
capable de sauver les Togolais de la misère indescriptible et du manque notoire
de démocratie et de liberté qu’ils vivent depuis plus de 40 ans »
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Le
Regard |
N°
458 |
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Du mardi, 20
septembre 2005
Appui de l’UE au processus électoral au Togo
Les Experts proposent une enveloppe
de 3 millions d’Euros pour l’organisation de nouvelles élections
Titre
Le Regard
qui indique qu’ «à travers ce projet qui sera réalisé
par le FNUAP avec la participation de l’Union Européenne à concurrence de deux
millions d’Euro soit un milliard trois cent millions FCFA environ, les
partenaires européens voudraient en déduire un fichier électoral conséquent, sur
la base duquel les prochaines législatives seront organisées quand l’on sait
toutes les manipulations qui ont entouré la révision des listes électorales et
les disproportions inquiétantes entre le nombre d’électeurs selon des régions
lors des élections passées »
Pour le confrère, « si l’on admet que l’Union Européenne ne
saurait débloquer des fonds substantiels sans s’assurer qu’ils seront utilisés
à bon escient, on peut en déduire que son implication dans le processus
électoral, dissuaderait les fraudes en amont parce qu’il faudra veiller à ce
que les opérations d’inscription et de révision des listes électorales soient
convenablement menées pour que les électeurs ne soient plus arbitrairement
privés de leur carte d’électeur par souci de fraude comme cela a été le cas lors
des élections passées »
Des pressions pour et contre la publication du rapport de
l’ONU sur le Togo
Selon notre confrère, le président en exercice de l’UA, le chef de l’Etat
nigérian Olusegun Obasanjo « multiplie des obstacles à la publication des
conclusions de la commission d’enquête diligentée au Togo pour l’établissement
des faits qui se sont produits pendant et après l’élection présidentielle. A cet
effet, il aurait insisté auprès du Secrétaire Général des Nations Unies pour que
la page de la présidentielle soit tournée ». Et parallèlement, l’ancien
coordinateur de la Coalition Me Agboyibo a, dans son discours devant la
Commission Développement du Parlement Européen, « exhorté le Parlement à agir
pour que le rapport commandé par l’ONU soit publié pour la manifestation de la
vérité »
Togo
La classe politique entre réalisme et
trahison
Le journal évoque la situation de désespérance dans laquelle se
trouve aujourd’hui l’opposition togolaise avec cette lassitude qui commence par
gagner ses militants qui, désillusionnés, commencent par jeter l’éponge en
rejoignant armes et bagages le parti adverse, c'est-à-dire le parti au pouvoir.
« Le cas le plus révélateur est celui du jeune Aganon Koffi, militant convaincu
de l’UFC. Arrêté emprisonné et torturé, il a résisté à toutes les
sollicitations. Libéré à la faveur des 22 engagements, il a réintégré son parti
pour lequel il a travaillé comme par le passé. Il vient d’être nommé
Directeur de Cabinet du ministère de la Ville. Il serait trop simplice de dire
que celui-là a trahi. Encore faut-il chercher à savoir si d’autres
militants de son parti ne sont pas prêts à accepter l’offre du Président
Faure » se demande le journal
En tout cas, pour notre confrère, « il urge que les responsables de partis
réfléchissent sérieusement sur ce problème de désaffection au risque de donner à
Faure Gnassingbé, l’occasion d’en finir avec l’opposition »
Risque d’instrumentalisation des réfugiés togolais au Bénin
C’est ce que croit notre confrère qui évoque les propos
contradictoires tenus par deux ministres béninois sur le cas des réfugiés
togolais au Bénin. L’un Frédéric Dohou, ministre de la Communication et des
Nouvelles technologies, arrivé à Lomé le 15 août dernier avait laissé entendre
que : Ceux qui (les réfugiés togolais) viennent ou qui sont chez nous
et qui racontent qu’ils sont persécutés ont menti alors que l’autre Rogatien
Biaou, ministre béninois des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine
avait déclaré que « le Bénin a besoin d’environ 1,5 million de dollars
américains pour maintenir ses efforts et ceux du système des Nations unies en
vue de subvenir aux besoins des réfugiés togolais vivant sur son territoire ».
En tout état de cause, souligne t-il «en considérant les propos
du ministre Dohou qui avait minimisé l’ampleur de la situation, l’appel lancé
par son homologue des Affaires étrangères peut être considéré comme une
surenchère. Si l’afflux des réfugiés togolais au Bénin crée un problème
humanitaire à leurs hôtes, nul n’ignore qu’il existe également des
béninois qui profitent de cette situation pour s’enrichir. Il va falloir
démontrer que les fonds collectés pour faire face au problème ne profitent pas à
des mains obscures du pays hôte qui se sont organisées à cet effet »
L’Alliance Démocratique pour la Patrie est née
Titre également notre confrère en couverture
qui commente la déclaration de politique générale du nouveau parti de MM Péré et
Agbéyomé
Dans sa page humoristique Ça Vous Regarde,
notre confrère s’est intéressé à ces sujets :
LE RETOUR DES
DISSIDENTS
A une époque pas très lointaine, il était fréquent
d’apprendre sur la radio ou la télévision publique, que tel individu ou groupe
d’individus avait démissionné de tel ou tel parti de l’opposition pou rallier le
RPuTain. Toute une série de montages entouraient l’opération. On organisait une
conférence de presse au cours de laquelle on lynchait médiatiquement
l’opposition et surtout le leader du parti dont les prétendus militants
faisaient défection, avant l’annonce de leur démission.
Depuis quelque temps, cette pratique qui révoltait
plus d’un, n’a plus cours sur les médias. Mais il y a quelques jours, on
enregistre des annonces de démission au sein de certains partis de l’opposition.
Certes, les médias publics n’ont pas recommencé à en faire leur chou gras. Mais
dans certains milieux, on se pose des questions : l’histoire n’est-elle pas en
train de vouloir se répéter au Togo ? Attendons de voir.
LE RAPPORT QUI
DÉRANGE
L’ONU va t-elle se décider à publier un de ces
jours, le rapport de la Commission d’établissement des faits qu’elle avait
envoyée au Togo au lendemain du scrutin du 24 avril pour faire la lumière sur
les violences post électorales dans notre pays ? En tout cas, pour le triomphe
de la vérité, il semble que ce rapport a tout intérêt d’être publié. Mais
au-delà de cette remarque, il faut dire que la non publication de ce rapport que
certains disent très défavorable au pouvoir en place crée plus de problème que
ne l’aurait fait la publication. Elle constitue un motif réel et légitime de
manifestations tous azimuts.
On se souvient que lors de la dernière rencontre
entre des représentants du gouvernement et des Eurodéputés à Bruxelles, Amnesty
International avait trouvé l’occasion tout indiquée pour fustiger le
gouvernement et réclamer la publication du rapport. Lors de la récente visite de
Faure Gnass aux USA, des Togolais de la Diaspora avaient exprimé leur intention
de manifester pour, entre autre, réclamer la publication dudit rapport. Et les
spéculations vont bon train. Or, il est connu de tous que seule l’information
vraie tue la rumeur. L’ONU va t-elle enfin se décider ? Selon certaines
informations, la publication du rapport est imminente. Vrai ou faux ? La réponse
dans les heures qui viennent
QUI SE MOQUE DES
TOGOLAIS ?
S’il est vrai que certaines pratiques ont cessé au
Togo avec la disparition du Timonier, il est aussi vrai que ceux qui croyaient
que tout allait changer du jour au lendemain doivent attendre encore longtemps.
Et pour cause, certaines habitudes ont la vie dure. C’est en tout cas,
l’enseignement que l’on peut tirer de la célébration prochaine du 23 septembre.
En vérité, nul ne trouverait à redire si on faisait
de cette fête, une affaire entre militaires, réglée au camp. Mais que nenni! On
veut en faire une affaire nationale.
Nous l’avions écrit dans nos colonnes. Cette
célébration compromet dangereusement le succès de la politique de
réconciliation. Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi tous les désagréments
que causent les préparatifs de la « fête » aux populations. Tenez ! Lundi
dernier par exemple, ceux qui, venant des quartiers nord de Lomé, devraient
emprunter le Boulevard Eyadema pour gagner le centre ville, ont été contraints
d’opérer des gymnastiques impossibles et des détours incroyables pour arriver au
Lycée de Tokoin. La raison ? On a décidé de bloquer cette voie tant sollicitée
à une heure de pointe, pour une séance de répétition du défilé.
Nous le disons et le répétons. Nous ne savons pas ce
qui détermine nos gouvernants à célébrer cette « fête ». Mais dans
l’esprit de nombreux Togolais, il s’agit d’une provocation, une façon de se
moquer du peuple dont on réduit les libertés de circulation au nom d’une «fête »
dans laquelle il ne se retrouve pas.
QUI A PEUR DES
LIBANAIS ?
Beaucoup de choses ont été dites et écrites ces
derniers temps à propos des Libanais au Togo. On sait que certains membres de la
communauté libanaise dans notre pays abusent de l’hospitalité à eux offerte. Ils
sont mêlés à toutes sortes d’affaires louches et se foutent royalement des
nationaux qu’ils exploitent et traitent comme des moins que rien. Leur arrogance
a atteint des proportions jamais égalées ailleurs. On se plaît aussi à dire
qu’ils se comportent au Togo comme en territoire conquis.
Il s’agit d’une situation qui n’est pas pour
contenter les pauvres Togolais que des Libanais finissent parfois par réduire
quasiment à des étrangers sur leur propre sol. A l’évidence, certaines autorités
politiques aussi dénoncent le fait. Malheureusement, rien, sinon pas grand chose
n’est fait pour mettre un terme à cette situation.
La raison, selon certaines sources, c’est que des
personnalités au sommet sont liées. Elles ont mangé dans des mains libanaises et
se retrouvent désormais dans des poches de Libanais. Bien que conscients du tort
que ces derniers font aux nationaux, ils ont peur de hausser le ton. On ne mord
pas la main qui vous nourrit, c’est connu. Mais nous refusons de croire à ces
supputations et attendons que nos gouvernants mettent de l’ordre dans cette
affaire. Autrement, ce sont les autres qui auront raison.

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La Dépêche
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N°289 |
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Du mercredi, 21 septembre 2005
PERE et AGBEYOME défient le RPT et
créent : L’Alliance Démocratique
pour la Patrie
Titre en couverture notre confrère pour qui, «le nouveau
parti sonne comme un défi lancé aux responsables du RPT » mais, «les
dissidents d’hier croiseront sur leur chemin un jeune Président qui a déjà
ouvert de grands chantiers de réformes politiques et économiques »
Le PSR met à nu les manoeuvres au sein de la Coalition
Le journal commente la déclaration du PSR qui parle
de ses relations avec la Coalition, les Rénovateurs et de son appréciation
de l’action du gouvernement.
Après les
mensonges : Claude Vondoly se
présente en victime
« La recette est bien connue des Togolais. Lorsqu’un
compatriote veut qu’on parle de lui ou lorsqu’il est tenté par l’aventure,
il lui suffit de rédiger un pamphlet contre le pouvoir.
C’est l’exercice auquel se livre en ce moment un certain
Claude Vondoly, président du Mouvement Togolais de Défense des Droits de
l’Homme (MTDLDH). Sevré de sacs de Marlboro après le décès de feu Président
EYADEMA, l’activiste désoeuvré et sans sous a vite trouvé la solution :
transformer son MTDLDH en un instrument de mensonges. Cela rapporte gros et
l’activiste dangereux d’hier se présente en victime et fait la Une de la
Presse » écrit notre confrère.
23 septembre 2005 :
Le devoir de mémoire
Contrairement aux autres confrères, La Dépêche pense
que le 23 septembre mérite d’être célébré en souvenir des compatriotes
tombés ce jour.
« La réconciliation certes, mais nous avons un devoir de mémoire à
observer car ce jour du 23 septembre 1986 des combattants et des citoyens
sont morts pour la patrie. Nous devons nous rappeler le sacrifice consenti
au service de la Nation. Après la 2e guerre en France et en
Allemagne, les deux nations se sont réconciliées. Malgré la réconciliation,
Français et Allemands se souviennent de leurs morts » note t-il.
L’UE et ses états d’âme
Le journal s’insurge
contre la politique de deux poids deux mesures pratiquée par la communauté
internationale et l’UE dans certains pays notamment africains.
« Tout récemment, les élections ont eu
lieu en Egypte. Tout le monde a vu et entendu les conditions dans lesquelles
ces élections se sont déroulées. C’était catastrophique. Si c’était au Togo,
la fameuse opinion internationale et l’UE allaient s’indigner. En Egypte,
MOUBARAK a dit niet à l’envoi des observateurs internationaux. Les élections
se sont déroulées en vase clos. Après l’auto- proclamation du RAÏS
égyptien, Bush lui a présenté ses félicitations et l’UE a applaudi » indique
notre confrère pour qui, « il faut en finir avec l’humiliation et le
diktat que l’UE ne cesse d’imposer à notre pays. Nous sommes pour des
relations qui obéissent au respect mutuel et aux intérêts réciproques, mais
pas aux injonctions incessantes. Le Togo est assez mur et doit s’attendre à
un minimum de respect de la part de ses partenaires qu’ils soient puissants
ou pauvres. Les prochains scrutins à venir doivent s’organiser avec le
soutien des bonnes volontés d’où qu’elles viennent. Mais qu’on ne vienne
plus nous dicter des ordres, sous prétexte de nous aider. Nous avons assez
prouvé nos forces au monde en tenant bon plus d’une dizaine d’années sans
les fameux euros de la honte »
Faure a décidé, le gouvernement décrète :
8212 enseignants deviennent
fonctionnaires
Se réjouit La Dépêche suite à la décision du
gouvernement à la veille de la rentrée scolaire 2005-2006 d’intégrer à
partir du 1er janvier 2006, 8212 enseignants considérés
jusque-là comme des enseignants auxiliaires.
Pour le journal, « avec cette décision à l’orée de la
rentrée scolaire 2005-2006 qui permet une reprise sans heurts de l’année
scolaire, tout porte à croire que tout est bien pour le mieux pour le peuple
togolais. Car, conformément à son programme de société, Faure avait promis
changer beaucoup de choses dans le pays. De la parole à l’acte, le nouveau
Président de la République donne espoir au peuple Togolais. Il va sans dire
que le peuple togolais doit croire en cet homme. En l’espace de quelques
mois, tant d’actes concrets ont pu être posés »
Malgré les élucubrations d’un Réfugié en
Allemagne : Le PDR se porte à
merveille
En tout cas, c’est ce que note le
confrère suite à la « forte participation de délégués venus de tous les coins du
pays » au séminaire congrès du parti en dépit des «manœuvres d’un certain
Ayéva Bassirou exilé volontaire en Allemagne »
Côte d’Ivoire :
Les parties en conflit se préparent à la
guerre
Note le confrère qui se demande
« les Forces d’interposition fermeront-elles les yeux en laissant les Forces
Nouvelles qui bénéficieraient du soutien du Burkina, du Mali et même du
Sénégal à chasser le Président élu de la Côte-d’Ivoire du pouvoir »
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Forum
de la Semaine |
N°95 |
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Du lundi, 19
septembre 2005
Sous la pression des Etats-Unis
Publication imminente du rapport de l’ONU
sur le Togo
Lit-on à la Une de notre confrère qui y publie une photo du SG
de l’ONU Kofi Annan. Selon le journal qui cite une source proche du Haut
Commissariat « le rapport de la mission du Haut Commissariat des Nations Unies
aux Droits de l’Homme dépêchée au Togo par Mme Louise Arbour peut être publié
demain mardi 20 septembre 2005 sauf imprévu de dernière minute ».
En tout cas, pour le journal, « avec tous les remous suscités de
gauche à droite suite à la soumission du draft, tout porte à croire que le
contenu du rapport serait proche de la vérité, donc défavorable au pouvoir en
place au Togo »
Dahuku Péré et Agbéyomé Kodjo créent
l’Alliance : Fantasmes et réalités
Titre également notre confrère dans sa
manchette. Tout en publiant la déclaration de politique générale du nouveau
parti, Forum de la Semaine sindique : « l’ambition parait elle noble
quand tout ne rime qu’incertitudes, doutes et désarroi au creux des Togolais ?
Pourrait on s’aventurer avec cet énième parti de plus et vers quel horizon
encore, si tant vivre c’est oser, pourquoi pas faire alliance avec cette
alliance, et se fondre dans une synergie constructive de valeurs porteuses et
humanisantes pour le Togo ? Pourrait-on se demander.
Certains pensent évidemment qu’il faut se
laisser aller à cette aventure nouvelle, pour revivre abondamment et surtout
humainement dans la dignité. Comment peut on demeurer encore impassible face à
un régime qui n’hésite pas à livrer dans les rues, les maisons, les champs, dans
les villes et dans les hameaux la soldatesque appuyée par sa milice pour tuer
à coups de canons à balle réelle et de gourdins cloutés ceux qui ne veulent que
survivre et déjà dépouillés de tout ? Certainement il faut combattre
l’inhumain, l’injustice, à cœur vaillant et cela ne se peut qu’à la cadence d’un
cœur à cœur que murmure cette ALLIANCE ! »
Commémoration du 23 Septembre : La
continuité dans la continuité : Qu’est-ce qui change au Togo ?
Rien,
constate notre confrère. « A
quoi cela sert-il aujourd’hui de commémorer le 23 septembre si ce n’est de
faciliter une sortie d’argent des caisses de l’Etat pour des dépenses onéreuses
et ostentatoires facilement justifiées par ceux qui empochent l’argent ? Le
culte de la personnalité, la délation, la tribalisation du pouvoir, les
festivités spécifiques au RPT. Peine perdue ! Tout cela perdure.
Qui a intérêt à vouloir fêter
coûte que coûte le 23 septembre? Est-ce encore pour honorer la mémoire du
général défunt qui n’a visiblement pas été touché lors de l’attaque ? Ou encore
le 23 septembre serait devenu une fête du parti » se demande le journal pour
qui, « il est temps que le satrape du RPT et tous ceux à qui profite la
déconfiture sociale et politique, se rendent compte et aient un sursaut
altruiste pour ne pas avoir que la reconnaissance du ventre ».
Affaire Eperviers-Edem Kodjo :
Des faits avérés et non des rumeurs
Le journal revient cette affaire des primes des Eperviers-
puisque c’est lui qui avait révélé l’info- pour confirmer que le malaise au sein
de l’équipe nationale suite aux promesses non tenues par le gouvernement est
bien réel et ne relève pas de pures rumeurs.
« Qu’on parle ensuite de folles rumeurs démenties par
l’entraîneur national, à qui on fait dire que Le gouvernement n’a privé
d’aucune prime les Eperviers…, relève d’une fâcheuse comédie qui pue
l’inconscience et le ridicule, étant donné que les faits sont là et que les
interventions faites par l’entraîneur pour exprimer sa colère, sonnent encore
dans nos oreilles. Et puis, prêter à l’entraîneur ces mots Nos primes sont
disponibles depuis. Actuellement, tout dépend du staff et des joueurs,
c’est-à-dire que nous avons préféré les avoir à un moment opportun…, c’est
refuser de reconnaître que tout n’est pas aussi rose dans le quotidien des
Eperviers. Une chose est donc sûre pour le commun des Togolais : c’est qu’il y a
eu divergences entre le gouvernement et les Eperviers, et celles-ci n’ont été
aplanies qu’au cours de la rencontre entre Edem Kodjo et Stephen Keshi »
Le pouvoir continue à creuser un fossé entre lui et le
peuple
Estime notre confrère à propos de la célébration de la ‘’fête’’ du 23
septembre.
« Il est normal pour les initiateurs d’une telle faste de ne point cerner en
quoi cette célébration gênerait la réalisation d’une réconciliation qui semble
de plus en plus fictive, tant leurs visions divergent de celles du peuple qu’ils
oppriment. Si beaucoup se formalisent d’une telle célébration, la raison toute
simple en est que, vu le contexte actuel, ce 23 Septembre 2005, fera figure de
l’émanation d’un passé qui s’acharne à vouloir revivre en ce temps de renouveau
pourtant promis par Faure Gnassingbé lui-même. La question entraînante de
l’opportunité d’une telle célébration trouve sa source dans l’absence
d’unanimité de la population face à ce folklore » souligne t-il
La Commission nationale d’enquête sous
d’intenses pressions : Claude Vondoly
dans l’œil du cyclone
Selon notre confrère, « le
Président du MTDLDH, entendu Mouvement togolais de défense des libertés et des
droits de l’Homme serait sous d’intenses pressions depuis qu’il a osé publier un
rapport sur la situation des droits de l’Homme dans notre pays. De sources bien
informées, on indique d’ailleurs que son chef hiérarchique qui se trouve être
celui que les Togolais surnomment gentiment le Vice-président, celui-là
qui a une main sur la direction de l’administration de la Zone franche (où bosse
précisément Claude Vondoly) et l’autre sur le portefeuille ministériel de la
Défense serait même en étude de plusieurs scenarii visant à le licencier de son
boulot.
Pour le journal, « si ce petit rapport de
Claude Vondoly peut susciter pareils remous, qu’en serait-il de celui de toute
une équipe qui a sillonné tout le pays et visité les pays limitrophes en quête
de la vérité et que certaines sources insinuent déjà très défavorable au pouvoir
en place parce qu’étant plus proche de la réalité? »
Réflexion :
Les raisons d’un échec de l’opposition
Comme il l’a titré, c’est une réflexion de notre confrère sur
les différents événements que le Togo a connus dans sa pénible marche vers une
société plus démocratique. En scrutant donc ces événements depuis le
déclenchement du processus démocratique, le confrère note qu’à chaque échéance
électorale c’est un spectacle désolant auquel l’opposition convie le peuple et
qui a pour noms : un cafouillage monstre qui démontre souvent une certaine
impréparation ; des querelles inutiles de leadership; l’absence d’une stratégie
commune de lutte, surtout après la victoire ; un discours politique qui met à
mal la cohésion sociale; etc.
Selon notre confrère, ce qui explique cela, c’est une
radicalisation à outrance qui a pris sa source à la conférence nationale
souveraine avec deux courants qui s’affrontaient : l’un pour un changement en
douceur avec le RPT, l’autre plus virulent qui militait pour l’écartement
du RPT et de son président-fondateur, lequel a réussi à imposer son homme, un
premier ministre de la transition, mais sur la base d’une ligne politique du
premier courant, des acquis mal exploités, un égoïsme politique
avéré «l’opposition avant le 24 avril n’a pas évolué par rapport à sa ligne
politique. Elle est restée accrochée au schéma de la conférence nationale.
Sinon comment comprendre cette prétention qui voudrait que, par des élections,
l’on accède au pouvoir tout de suite dans le contexte de la dictature, vieille
de 40 ans de surcroît, dans le déni total du camp adverse ».
Et
notre confrère de conclure son analyse par cette proposition : « mieux
faudra-t-il d’adhérer à cette ligne politique, cette vision de la démocratie
qui tient compte des préoccupations des uns et des autres, ni revancharde, ni
exclusive. Elle doit être expliquée aux masses populaires dont l’adhésion est
une des conditions de sa réussite » |
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Forum
de la Semaine |
N°96 |
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Du jeudi, 22 septembre 2005
Fantasme ou volonté politique ?
Faure se propose de nommer Gilchrist Premier
ministre
« Un tel mariage est-il réalisable dans le sulfureux contexte
togolais fait de violences, de sous entendus divers et de
retournements politiques insoupçonnés ? Sur le
papier, pour bien d’observateurs, ce schéma est le seul susceptible de
rassembler, et le clan au pouvoir, et la majorité silencieuse des Togolais. Mais
n’est-ce pas un mélange qui peut exploser à tout bout de champ ? », c’est ce que
l’on lit à la Une de notre confrère (photo imagée des deux ‘’mariés’’).
Pour le journal, « à moins que le leader de l’UFC veuille se
prostituer comme l’autre, en s’érigeant en strapontin de sa progéniture, il
serait indécent de voir le leader historique de l’opposition accepter le fait
accompli ».
En tout cas, souligne t-il « il vaut mieux établir un cadre
adéquat pour un dialogue national serein où tous les sujets cruciaux seront
débattus et le mal togolais exorcisé que de vouloir des raccourcis pour prendre
des antalgiques à la place des antirétroviraux en nommant tel où tel autre au
poste de premier ministre tout comme si le mal togolais est la nomination où non
d’un chef du gouvernement »
Economie :
Le FMI invite le Togo à faire des reformes
Selon notre confrère, cette invite a été faite par M. Volter Treichel, économiste au
Département Afrique du FMI après une mission d’échanges avec les autorités
togolaises sur les priorités des réformes macro-économiques et structurelles,
lequel a émis l’espoir que des mesures concrètes seront mises en œuvre en vue
d’assainir la politique fiscale et le secteur financier
Et le confrère d’émettre des réserves « quant à cette auto
satisfaction de l’expert du FMI car au Togo, les habitudes ont la vie dure.
Assainir la politique fiscale et le secteur financier dans un pays ou la
‘’ chose publique’’ est gérée de manière si contestable, relève d’une
gageure »
L’affaire des primes des Eperviers :
La presse n’a pas inventé l’interview de Stephen Keshi
Forum de la Semaine réagit à
l’article de notre confrère Le Combat du Peuple qui a voulu prendre la
défense du premier ministre dans l’affaire Primes des Eperviers.
« En réalité, l’Affaire des primes des Eperviers n’est pas une
tempête dans un verre d’eau comme le péronnait notre zozo griffonneur défendeur
du Premier ministre Edem Kodjo. Personne n’avait opéré de montages pour créer un
problème là où il n’y en avait pas. Il s’était agi de faits avérés.
Ce qui est le plus navrant est que notre scribe se croit permis
d’administrer aux Togolais un cours magistral sur l’Administration publique en
se versant dans des démonstrations théoriques puériles. C’est vrai qu’on ne sort
pas les fonds publics comme à son bon vouloir même premier ministre qu’on est.
Mais alors s’il a fait la promesse, n’est-ce pas qu’il dispose des moyens ?
Qu’on arrête de ressasser les talents d’ Administrateur patenté de
Monsieur Edem Kodjo pour flouer les honnêtes citoyens. Les Nana Benz ont fait
fortune sans passer par de grandes écoles d’administration » écrit-il
Rentrée scolaire sous le signe de la préservation des
valeurs morales
Titre notre confrère à propos des
diverses interventions ministérielles, à quelques
jours de la rentrée, « pour soulever la question de la préservation des valeurs
morales en milieu scolaire, en annonçant des mesures appropriées pour juguler
l’une des causes constitutives d’un débridement constaté des bons usages de la
société »
Pour le journal, « l’objectif visé par ces mesures est de
relever le niveau éducationnel, par une conscientisation des tenanciers de
vidéoclubs en les faisant participer au devoir d’éducation ; l’éducation étant
la matière première d’un développement futur dont les enfants sont les acteurs
de premier plan »
Eliminatoires combinées CAN/Mondial 2006 :
Attention aux professionnels togolais
… opportunistes !
« L’agitation la plus récente, nous vient d’un certain Robert
Malm, attaquant évoluant en Ligue 2 de France sous les couleurs du Club
Brestois, aux côtés de son compatriote Moustapha Salifou. L’homme se dit
maintenant prêt à porter les couleurs togolaises ; et sa décision bien qu’ayant
plu à beaucoup d’observateurs sportifs togolais, les laisse dubitatifs et même
navrés sur la manière, l’opportunisme et la malice qui l’entourent
Trop
de viandes ne gâtent pas la sauce, a-t-on coutume de dire, et la présence de ce
garçon, talentueux et efficace, au sein des Eperviers, ne serait qu’un renfort
de qualité pour une attaque qui balbutie souvent en l’absence de Shéyi Adébayor
ou d’un certain Coubadja-Touré Kader. Soit. Mais pourquoi Malm a-t-il tant
attendu avant de dire oui à la sélection togolaise ? Pourquoi n’avait-il pas
donné suite à l’appel fait à lui par le coach en prélude à la rencontre de la 6e
journée de ces éliminatoires combinées jouée à Bamako contre les Aigles du
Mali ? Pourquoi est-il resté en marge de l’équipe pendant si longtemps, et avoir
attendu que le Togo soit aux portes du mondial avant de lui proposer ses
services ? », s’interroge le journal qui craint que « ces nouvelles intégrations
même si elles viendront pour renforcer l’équipe, pourront provoquer des
réactions en chaîne et des mécontentements au niveau de ceux qui se sont
toujours sacrifiés pour leur patrie, et qui avaient accepté de prendre le train
au départ, même avant l’arrivée de Stephen Keshi, et au moment où les autorités
sportives togolaises excellaient dans l’impréparation, l’improvisation, et
avaient moins d’égard pour les joueurs »

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Nouvel
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La
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N'a pas paru cette
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Liberté
Hebdo |
N°
27 |
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Du mercredi, 21
septembre 2005
Les chefs d’Etats africains au 60e
anniversaire de l’ONU :
Un Américain parle du séjour
fastueux de Faure et sa suite
Titre Liberté Hebdo
dans sa manchette avec une photo de
Faure Gnassingbé à la tribune des
Nations Unies et indique : « c’est
connu, l’Homme Faure et ses affidés
aiment les périples. Les Togolais se
perdent même dans les calculs en
voulant connaître le nombre de ses
sorties depuis qu’il a pris ‘’la
place de papa’’.
La dernière qui est,
Dieu merci, vivace dans les mémoires
parce que toute fraîche est son
odyssée sur New York dans le cadre
de la commémoration du 60e
anniversaire de l’ONU. Et un
journaliste américain a découvert le
Togo dans toute sa démesure, dans
toute sa gabegie. Mark G. Brennan a
été pris de court par ce qu’il a vu.
Son témoignage sur le journal en
ligne
www.lewrockwell.com est assez éloquent. Sûrement qu’il était resté sans voix et n’a
fait que ce constat : ‘’Togo
Party’’ » Et le confrère
traduire en langue française le
récit de cet américain dont nous
reprenons un passage pour nos
lecteurs qui ne peuvent aller sur le
net
« En contournant les
barricades pour traverser la ville,
mon regard a été accroché par
l’hôtel Ritz Carlton situé sur le
côté sud de Central Park (aka, 59th
Street). Les fenêtres de la face
nord de l’hôtel offrent des vues
spectaculaires à partir du parc.
Inutile de dire que les hôtels Ritz
Carlton qui sont des exemples dans
le luxe, offrent d’excellents
services reconnus dans le monde
entier et sont par conséquent
coûteux à cause de leur marque et
hospitalité.
Cependant, comme je
passais par l’hôtel, j’ai remarqué 9
limousines garées devant. Chaque
limousine a une plaque minéralogique
sur laquelle se trouve l’inscription
« Reserved for the Republic of
Togo » (Réservé pour la
République du Togo).
Le Togo, membre de
l’ONU depuis 1960, avait-il besoin
de 9 limousines pour transporter ses
chefs et leur suite ? Avec un PIB de
1,6 dollar par habitant, la location
de limousines de NYC (NDLR : New
York City) coûtant approximativement
75 dollars l’heure, le Togo a
dépensé l’équivalent d’une année de
salaire d’un citoyen en moins de
trois heures. Tout cela investi dans
la location de voitures pour faire
le tour de la ville. Ne parlons même
pas des frais d’hôtel. Si dans le
cas, la délégation togolaise était
logée au Ritz, alors l’addition
serait plus corsée » relève cet
écrivain américain
Wade et sa délégation expulsés de l’hôtel
Le séjour du président de la
République aux Etats-Unis ne s’est
pas bien terminé. Il a même connu
des revers. Me Wade et sa suite ont
été sommés de vider les chambres et
suites qu’ils occupaient à Grand
Hyatt. Cela, après que la délégation
sénégalaise et des militants du
Parti démocratique sénégalais (Pds)
ont fini de transformer
le paisible hôtel en un
marché », rapporte notre confrère.
Le pouvoir dans sa logique de fuite
en avant :
Faure Gnassingbé annonce les
législatives pour bientôt
Suite à la déclaration faite par
Faure Gnassingbé à la Radio des
Nations annonçant son intention
d’organiser dans les brefs délais
les élections législatives,
Liberté Hebdo pense qu’au lieu
des élections qui, de toute façon ne
résoudront pas le problème togolais,
il faut plutôt «l’organisation d’un
vrai dialogue au cours duquel les
problèmes seront passés au peigne
fin. Réhabiliter la Constitution de
1992 ; apporter des aménagements au
code électoral ; redéfinir le statut
des FAT ; faire des propositions
pouvant rassurer les réfugiés et
stimuler leur retour ; indemniser
les familles pour toutes les
injustices subies. Il faut également
que les bourreaux du peuple togolais
soient connus et qu’ils présentent
publiquement leurs excuses »
Résolution de la crise togolaise :
Nicéphore Soglo propose sa médiation
« L’ancien Président du Bénin,
Nicéphore Soglo, a pris la ferme
résolution de s’impliquer davantage
dans la recherche d’une solution à
la crise que traverse le Togo, le
pays de sa mère et surtout
réconcilier le chef de l’Etat
togolais Faure Gnassingbé et
l’opposant historique Gilchrist
Olympio. C’est du moins ce qui
ressort de son dernier passage à
Paris en début du mois », indique le
journal
Commission anti-corruption
Folivi Assiogbon serait gravement
malade
Indique notre confrère. Selon le
journal, le patron de la tristement
célèbre commission anti-corruption
qui s’était transformée en un
tribunal pour régler des comptes à
d’innocentes personnes et qui s’est
« murée
dans un silence de cimetière » après
le décès du président, «souffrirait
de l’œdème généralisé ou l’anasarque
et qu’il serait évacué d’urgence sur
Paris »
Un nouveau parti politique au Togo
Péré et Agbéyomé scellent
« l’Alliance »
Pour Liberté Hebdo,
c’est pour apporter leur
contribution à
«l’établissement d’un ordre
constitutionnel basé sur la
démocratie, l’état de droit, le
respect des droits humains et du
citoyen » que Péré et Agbéyomé ont
décidé de créer l’Alliance
Démocratique pour la Patrie qui
s’article autour des objectifs
minimaux qu’il énumère ici.
WACEM-Tabligbo
Les Indiens tuent les Togolais
(suite)
Dans sa précédence édition,
Liberté Hebdo s’était
s’insurgé contre les mauvaises
conditions de travail et les
licenciements abusifs qui ont cours
au sein de Wacem et
Fortia, deux sociétés
installées dans la zone franche et
détenues par des ‘’colons’’ indiens.
Aujourd’hui, il
revient sur ce
dossier pour aborder « d’autres
faces cachées de ces usines dans
lesquelles les Indiens règnent en
maître : contrat bidon avec des
tâcherons, ciment de qualité
douteuse, dégradation de
l’environnement…
Contrat bidon avec des tâcherons
Bien que leur travail soit pénible,
les employés de WACEM et FORTIA ne
sont pas rémunérés en fonction de
leur niveau. Les Indiens ont inventé
des astuces pour limiter leurs
dépenses. Quand on vous recrute,
on vous donne un titre bancal. On
donne à des gens des titres comme
‘‘aide-labo’’ ou encore
instrumentaliste-mécanicien. C’est
pour ne pas payer le salaire qu’il
faut, témoigne un jeune employé.
A cela s’ajoutent les contrats bidon
que ces deux usines passent souvent
avec des tâcherons togolais.
Ciment de qualité douteuse
Tous ceux qui achètent le ciment de
WACEM auraient pu s’en rendre
compte. Le ciment de cette usine est
de qualité douteuse
En effet, pour que le ciment soit de
bonne qualité, il faut que le taux
de clinker soit élevé. Le ciment
étant principalement constitué de
gypse, de calcaire et de clinker.
Mais pour faire de l’économie, les
Indiens, qui n’achètent pas le
calcaire, augmentent la quantité de
celui-ci
Dégradation de l’environnement
La ville de Tabligbo et les
villages environnants sont couverts
de poussière. Rien n’est contrôlé et
l’environnement est fortement
dégradé par l’exploitation des
mines. Le taux de gaz carbonique
dégagé par ces usines est
considérable »
Pour le confrère, « il est donc
temps que nos autorités fassent
front face aux difficultés de nos
compatriotes en prenant des mesures
idoines. Il faut que les Togolais
soient bien traités chez eux »
Du rififi au sein des Eperviers
Traficote-t-on la qualification pour
le mondial 2006 ?
Se demande mon confrère qui indique
que « des
rumeurs plus ou moins crédibles
faisaient état de ce que des
tractations mafieuses seraient
engagées entre les... et les
financiers sénégalais qui
proposeraient des dizaines de
milliards de Francs CFA contre une
défaite des Eperviers à Brazzaville-
une disqualification de facto pour
le Mondial au profit des Lions du
Sénégal qui ont déjà empoché les 3
points face aux Maliens qui se
feront battre, ce n’est qu’une
question de temps, au nom d’une
affinité religieuse et n’attendent
qu’un faux pas des Togolais »
« Que veut-on nous
faire croire ? Que l’Etat togolais
n’est pas aussi capable de payer
deux pauvres millions (2.000.000) de
FCFA aux joueurs, des gens qui
rendent service et redonnent espoir
au peuple au lieu des six (6)
demandés? Nous refusons de le croire
quand on se rappelle les dépenses
inutiles qu’on a la tradition de
faire dans ce lopin de pays aux
frais du contribuable togolais.
Pourquoi les tourner
alors en bourrique en leur demandant
de revenir pour le match de Pointe
Noire avant de percevoir les primes
qui étaient promises pour une
victoire contre le Libéria ?
Pourquoi le gouvernement ne
s’émeut-il pas, après la grogne de
Keshi, les réactions des joueurs qui
menacent de faire défection pour le
match de Pointe Noire à un moment
aussi crucial de notre avenir et les
mouvements de protestation de la
population à s’exécuter? Se fait-on
au sommet une idée des conséquences
de la défection de Shéyi et d’Agassa
pour cette ultime rencontre ? »
s’interroge Liberté Hebdo
Dans sa rubrique Libertinage,
voici les sujets qui ont intéressé
notre confrère :
Bon-faux défend la « démocratie
de brousse »
Du 07 au
09 septembre s’est tenue au siège
des Nations Unies la deuxième
conférence des présidents de
parlement du monde. Le patron de
l’Assemblée RPT, Abass Bon-faux y
avait pris part. Lorsque cette
deuxième conférence mettait l’accent
sur la bonne gouvernance et le
respect des droits de l’homme,
l’ancien président par intérim par
accident s’est employé à défendre
les grandes lignes de la
« démocratie de brousse » ou la
« démocratie sauvage » togolaise:
« Pour que la coopération
multilatérale porte ses fruits, il
faudrait tenir compte aussi
des réalités sociales de nos pays en
voie de développement et leur
permettre d’évoluer positivement
dans cet irréversible processus
démocratique, dans la mesure où la
démocratie ne saurait être assimilée
à une ‘‘tenue prêt-à-porter’’ ».
Avec ces genres de propos, l’Afrique
ne sera jamais respectée sur la
scène internationale.
Par
ailleurs, nous nous imaginons ce qui
s’est passé dans la tête des 40.000
parlementaires quand l’ancien
formateur des muscles a déclaré que
« c’est grâce à cet appui
sous-régional qu’en ma qualité de
président de l’Assemblée nationale
et président de la République par
intérim, j’ai pu réussir ma
mission : celle d’organiser
l’élection présidentielle dans les
60 jours, conformément à notre loi
fondamentale ». Certes,
l’élection a été organisée dans les
60 jours mais dans quelles
conditions ? Peut-on parler de
réussite quand plusieurs Togolais
ont été tués, blessés et contraints
à l’exil ? A-t-il oublié l’image de
« l’urne sécurisée »
qui a fait le tour du monde ?
Sûrement que le président du
parlement allemand a souri quand il
a écouté le discours de celui qui
avait affirmé entre temps :
« S’il y a des pays qui croient
qu’ils peuvent encore recoloniser le
Togo, ils se trompent. L’heure du
nazisme est terminé ».
CTV5, c’est du
bidon
Ce n’est
pas une nouvelle chaîne de
télévision mais un truc bidon que
certains citoyens qui ne manquent
d’imagination viennent de créer et
qu’ils dénomment pompeusement :
Comité Togolais des Victimes 2005
(CTV5). Cette fameuse association
est pilotée par un certain Attisso
Koffi. Le lundi 11 septembre
dernier | | | | | | | | | | |