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17 Sept 2005

Revue de presse de la semaine du 12 au 17 Sept 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple   515

Du lundi, 12 septembre 2005

Port Autonome de Lomé  La bombe sociale qui risque d’exploser 600 employés menacés de licenciement

Jacques Dupuydauby et Bassam El Najjar, les deux prédateurs du Port au pied du mur
Titre dans sa manchette notre confrère avec à l’appui les photos des ‘’deux prédateurs’’ et pour légende : Bassam El-Najjar (à gauche) et Jacques Dupuydauby (à droite). Ces deux hommes ont fait main basse sur le Port Autonome de Lomé qu’ils sucent à volonté.

« Ces deux hommes, bien que n’étant pas sur le même terrain ont des points communs. Ils bénéficient tous de solides appuis dans les hautes sphères du pouvoir et sont protégés par ceux qu’on appelle les hommes du Président.

Concernant Jacques Dupuydauby, des personnalités proches du Président, prennent le téléphone pour influencer des magistrats dans un dossier qui l’oppose à Bolloré. De même que Bassam bénéficie du soutien inconditionnel des poids lourds du gouvernement.

Outre les appuis dont ils disposent, les deux hommes ont un même trait de caractère. Ils sont arrogants, hautains et méprisent leurs employés nationaux. Parce qu’ils se savent intouchables, ils en font à leur tête et écrasent tout sur leur passage. Ce qui bien souvent crée des sentiments de frustration capables de conduire à une mésintelligence entre les Togolais et certains étrangers.

Faisant fi de toute retenue, Bassam El-Najjar et Jacques Dupuydauby se livrent à toutes sortes d’excès, défiant parfois même le bon sens. Pour eux, tout est bon pour se remplir les poches. Ainsi par exemple, Jacques Dupuydauby n’a pas hésité à faire passer la redevance sur container de 45.000 F CFA à 85.000 F CFA alors que dans le même temps, il ne versait que 13.000 F CFA à l’Etat togolais.

Quant à Bassam, tout le monde sait qu’il crée des taxes par roulement et n’est nullement contrôlé. Alors qu’il a procédé lui-même à la catégorisation des véhicules importés et impose les catégories au gré de ses humeurs, il ne verse à l’Etat togolais que la ridicule somme de 10.000 F CFA par véhicule importé.

            De même, il se permet des abus de toutes sortes. Par exemple, il dispose d’un terre-plein situé à côté de son bureau qu’il loue aux usagers togolais à 2.500 F CFA le m2. Comment peut-on expliquer qu’un étranger loue aux Togolais, leur terre à 2.500 F CFA le m2 ?

Cette façon pour Dupuydauby et Bassam de revoir à la hausse, d’une manière fantaisiste qui ne satisfait que leur appétit glouton d’argent, cause de préjudices graves au Port Autonome de Lomé qui par la cherté de ses prestations perd sa compétitivité dans un environnement de rude concurrence.

            Aujourd’hui, le Port s’essouffle financièrement parce que, ayant sur les bras, près de 600 employés qui constituent une sorte de personnel inutile sous la menace permanente de licenciement si le volet social n’est pas pris en charge par Jacques Dupuydauby » souligne le confrère qui invite les autorités togolaises à prendre des dispositions pour que ces deux messieurs qui se comportent comme en territoire conquis, « respectent  le Togo, leur terre nourricière et aient du respect pour les Togolais qui leur ont donné l’hospitalité » car « ceux qui, dans les hautes sphères de l’Etat se servent de ces gens pour s’enrichir doivent comprendre que les intérêts du Togo priment sur leurs propres intérêts 

La célébration du 23 septembre ne sert pas la réconciliation
Estime notre confrère qui se demande si la célébration d’un tel événement est la bienvenue dans notre pays où l’on parle de réconciliation nationale

            « En réalité, le 23 septembre rappelle au souvenir des Togolais, un douloureux événement. En effet, à cette date de l’année 1986 le régime Eyadema avait échappé à une tentative de déstabilisation.

            Mais c’est une réalité autour de laquelle l’unanimité n’a jamais été faite. C’est vrai que ce jour-là le pouvoir en place avait essuyé une attaque armée. Mais cette attaque n’était pas commanditée par des étrangers. Ce sont des Togolais qui voulaient en découdre avec d’autres Togolais. Et lorsque, dans ce cas, on parle de victoire, il s’agit d’une victoire d’une partie de Togolais sur une autre partie de Togolais. Célébrer une telle date à un moment où on prône la réconciliation serait un défi à la logique.

            Nous ne sommes pas dans les arcanes du pouvoir pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette célébration. Mais nous pensons qu’au jour d’aujourd’hui, tout acte politique de nature à mécontenter une partie des Togolais ou même un seul fils de ce pays est à proscrire. C’est pourquoi nous disons que la célébration du 23 septembre ne sert pas la réconciliation » écrit-il

Ombre & lumière Togo : Les 22 engagements : D’une rencontre à l’autre :Après Bruxelles, que faire ?
Se de demande notre confrère. S’élevant contre ce qu’il appelle la démocratie tropicalisée, Le Combat du Peuple pense que le meilleur moyen pour résoudre le problème togolais qui n’est que politique, c’est accepter de faire le pas décisif et en assumer les conséquences.

Il faut du côté du pouvoir comme de l’opposition, « combattre les intégrismes côté cour et les fanatismes côté jardin » et « pourfendre ceux qui continuent à se prendre pour le nombril de la lutte pour la démocratie, alors qu’en réalité, c’est le peuple qui se bat tous les jours pour conquérir sa liberté ».

            En conséquence, « au lieu que  nous passions notre temps à croire que le salut viendra de Bruxelles, soyons pragmatiques et disons-nous que c’est ici que tout se joue et qu’il faut agir sur les événements au jour le jour. Les rencontres de Bruxelles sont devenues quelque peu folkloriques et n’apportent rien de nouveau. Il faut désormais aller à l’essentiel en se faisant des concessions mutuelles »

La réhabilitation de l’Histoire au Togo : Un passage obligé sur le chemin de la réconciliation vraie
Estime notre confrère qui  publie le communiqué du conseil des ministres de mercredi 07 septembre dernier où il a été décidé de la création
d’une Commission Nationale de Réflexion pour la Réhabilitation de l’Histoire du Togo.

« En effet, l’histoire du Togo ne commence pas en 1963, ni en 1967 et ceux qui se sont battus pour obtenir l’indépendance politique, qu’ils soient du Sud, du Nord, de l’Ouest ou de l’Est du territoire national méritent d’avoir leur place au fronton de l’histoire. Ce ne sera donc que justice si leur mémoire est réhabilitée. L’histoire de notre pays a été tronquée, la vérité historique escamotée. Il est temps de combler cette grave lacune parce qu’un peuple sans histoire est un peuple sans repère, un peuple hybride. Mais le tout n’est pas de mettre sur pied une commission. L’essentiel dépend de la qualité des hommes appelés à animer cette commission, car c’est les hommes qui magnifient les postes » indique t-il

Rebondissement dans l’affaire OSAT/PAM/OCDI, ONG la Colombe, Croix-Rouge :Une plainte contre les responsables des ONG arrêtés
«Contre toute attente, la semaine dernière, l’affaire a rebondi. Une plainte a été déposée contre Mme Akakpo Adjoa, Coordinatrice de l’ONG la Colombe basée à Vogan, Wotodjo Sévon de la Croix-Rouge, Kakli Cyrille, Secrétaire Général de l’OCDI-Aného et M. Beblenou Kodjo pour «faux et usage de faux, escroquerie, abus de confiance». L’action est initiée par la Gendarmerie nationale, le Groupement région maritime, la Compagnie maritime Est, la Brigade territoriale de Vogan » indique le journal qui précise par ailleurs que ceux-ci ont comparu le lundi 12 septembre dernier devant le tribunal de Vogan où ils ont fait leurs dépositions  

Motion d"information
 
Agni l'Abeille 49

Du mardi, 13 septembre 2005

Les dessous du limogeage du DG Awa Béléyi du Port
Le confrère dit avoir mené ses investigations auprès des transitaires, consignataires et autres vendeurs de véhicules après le limogeage ‘’Tout-puissant Colonel Awa Béléyi’’. Il ressort de ses investigations que « l’ex DG, outre les malversations dans lesquelles il s’est  trempé du vivant du feu Président Eyadema, il s’est autoproclamé Tout-puissant DG. Il décidait tout seul sans consulter le Conseil d’Administration. Au cas échéant le Conseil est saisi pour simple information. Une indiscrétion fait état de sa responsabilité dans la crise qui a défrayé la chronique au sujet de la cession du TP3 qui avait obligé le Président Faure à surseoir au fameux décret »

Point de Presse sur le voyage de Bruxelles M. Zarifou Ayéva décrète 18 des 22 engagements déjà réalisés
Commentant le point de presse qu’a animé le ministre d’Etat, M. Zarifou Ayéva avec ses collègues de la justice, des droits de l’homme et de la Coopération de leur retour de Bruxelles, le journal se demande «pourquoi  voudrait-on faire croire au peuple Togolais que des 22 engagements seuls 2 restent à réaliser et d’ailleurs déjà en cours de réalisation, notamment le dialogue et les élections législatives ? Les 18 engagements réalisés c’était avant le décès du Président Eyadema ou pendant la période intérimaire du Président Abass Bonfoh ou encore après les élections du Président Gnassingbé Fils ?

Procès Adjaho contre Vovor     Le Pasteur Adjaho nie les menaces proférées contre M. Vovor sur TV Zion
Le confrère rapporte l’audience de lundi 12 septembre dernier qui a eu lieu au Palais de justice de Lomé et qui a eu à connaître  l’affaire Luc Russel Vovor/Adjaho, cet huissier-pasteur qui défraie la chronique ces derniers temps.

Dans l’esprit du processus de réconciliation nationale : Un compatriote déclare
- Le 27 avril doit être réhabilité et honoré
-Le 13 janvier décrété journée de la réconciliation nationale

Environnement en danger Que deviennent nos forêts ?
Le confrère s’insurge contre l’abattage anarchique des forêts de tecks le long de la nationale N° 1.

« Qui sont ces nouveaux messieurs qui arrivent avec des autorisations qu’ils présentent aux chefs locaux, abattent les tecks et les embarquent pour des destinations inconnues ? Si l’environnement doit être protégé, pourquoi le Ministre de l’environnement a-t-il délivré des certificats aux sieurs, les autorisant à abattre ces arbres. Sans nul doute, peut-être nous dira-t-on, c’est une politique de régénérescence et de la revalorisation des forêts de tecks. Mais sans se tromper, en lieu et place de jeunes plants qu’on aurait pu trouver, on ne rencontre que des champs de maïs »

Meurtre à Davié-Tékpo Un vieillard de 70 ans et son fils de 9 ans tués à coups de hache
« Dans la nuit du 28 août 2005, alors que les rideaux se tombaient sur les manifestations de la fête d’Ayizan, édition 2005 dans le Zio, s’est produit à Davié-Tekpo (localité située à quelques 5 Km au sud de la ville de Tsévié), l’événement le plus tragique jamais enregistré dans le milieu : la mort d’un vieillard de 70 ans environ nommé Koumako Alaba dit Hounséssé et de son enfant, le petit N’kounou Alaba, 9 ans, dans des circonstances jusqu’à présent non élucidée par les diverses enquêtes diligentées çà et là.

D’après les témoignages recueillis, les deux corps ont été retrouvés le lendemain 29 août 2005 au domicile des victimes, un hameau quelque peu éloigné de Davié-Tekpo. Les mêmes sources indiquent que la tête du vieillard était monstrueusement déformée par ce qui pouvait être une avalanche de coups à lui assenés avec une verdeur indescriptible par son ou ses meurtriers. Quant au garçonnet, son front était abominablement défoncé. A côté des deux corps qui gisaient dans une marre de sang, l’un (celui du garçonnet) à l’entrée d’une case, l’autre dans une chambre, se trouvait une hache entièrement en fer, tout dégoulinant de sang rafraîchi par la rosée du matin. Probablement, l’arme du crime, disait-on dans la foule s’étant drainée vers le lieu du crime »  rapporte le confrère.

Le Regard 457

Du mardi, 13 septembre 2005

Incertitude sur la 2e rencontre Faure-Gilchrist à Rome
Indique notre confrère dans sa manchette. Selon lui, il  y a de fortes chances cette rencontre n’ait plus lieu puis qu’au moment où il mettait sous presse cette édition, personne n’était en mesure de confirmer la tenue de cette rencontre, pas plus que la Communauté Sant’Egidio, initiatrice de la rencontre.

Dans tous les cas, souligne t-il, « on ne sera fixé sur ce qu’il en sera qu’après le 16 septembre 2005, la discrétion étant la chose la mieux partagée à Sant’Egidio »

L’UE pour une reprise rapide du dialogue national
« Les décideurs européens dans leur rapport avec le pouvoir togolais optent pour la politique du bâton et de la carotte. C’est pourquoi tout en faisant remarquer que des efforts ont été accomplis dans la mise en œuvre des 22 engagements, on laisse entendre que le robinet de l’aide ne sera ouvert que lorsqu’on aura, organisé des législatives  transparentes et équitable
.

Dans les milieux proches de l’institution européenne, on souhaite  qu’un véritable dialogue soit ouvert le plus tôt possible.
Mais l’inconnu,  c’est plutôt la forme que prendra ce dialogue. Va-t-on mettre l’opposition et la mouvance présidentielle face  à face ou invitera t-on individuellement des partis politiques à la table pour discuter ? » s’interroge notre con frère

Limogeage précipité : Le Colonel Béléyi victime d’une guerre d’intérêt au Port Autonome de Lomé
« Mais ce qui est curieux dans cette affaire, c’est que le Libanais qui est accusé d’être contre les intérêts de l’Etat togolais est soutenu par les tenants du pouvoir qui voient la main du DG Béléyi derrière cette cabale contre Bassam El-Najjar.  Déjà, il se raconte  que l’affaire Najjar a éclaté tout simplement parce que le colonel Béléyi voulait déposséder le Libanais  au profit d’une dame  qui serait proche de lui.

M. Béléyi est parti dans des conditions moins honorables que son prédécesseur Agbéyomé Kodjo qu’il n’avait pas hésité à accuser publiquement de détournement de fonds.

A l’époque, le colonel Béléyi lui-même était monté au créneau pour dire que son prédécesseur traitait avec un certain Chevalier  du Crédit Lyonnais avec qui il se serait arrangé pour détourner une somme de quatre milliards de francs CFA au détriment du Port Autonome de Lomé.

Le colonel Béléyi se retrouve donc dans son rôle d’arroseur arrosé. Plaise au ciel qu’il ne lui arrive pire que ce qu’on  a fait endurer à l’ex-PM. », écrit notre confrère

Pour la mémoire de nos grands hommes : Le Togo à la reconquête de son histoire
Titre notre confrère à propos de la décision prise en conseil des ministres de créer une Commission nationale de Réflexion pour la Réhabilitation de l’Histoire du Togo.

« Parler aujourd’hui de la réhabilitation de l’histoire constitue une reconnaissance de la falsification antérieure des faits passés.

L
a démarche en soi n’est pas mauvaise, d’autant plus qu’elle est de nature à rendre à César, ce qui est à César. Ce qui participera de l’apaisement de ceux qui ont été pendant longtemps frustrés de voir leurs proches traînés dans la boue  par une histoire montée de toutes pièces ou tripatouillée à dessein. Elle peut être considérée comme un pas sur le chemin de la réconciliation.

Mais, pour atteindre cet objectif, la Commission qui aura  la charge de faire ce travail doit être à la hauteur de la tâche. La mission doit être confiée à la des historiens et à des personnes ressources, pétris  de probité morale et d’honnêteté intellectuelle. Il doit s’agir  de personnalités capables de se départir de toute considération politique ou partisane, capables d’un  travail scientifique  qui consistera à opérer des fouilles archéologiques devant permettre au pays de renouer avec son Histoire », estime t-il

Célébration du 23 septembre : Faure Gnassingbé à l’épreuve des habitudes de la maison
« On peut comprendre que la fête du 23 septembre tout comme celle du 13 janvier fait partie de ces occasions qui profitent à des barons et à des galonnés de l’armée. Mais aucune justification ne pourra être avancée pour convaincre le plus naïf des Togolais de l’opportunité de cette célébration. A la  limite, on comprendrait si les festivités se déroulaient symboliquement au camp RIT si on ne veut pas que ce soit dans le recueillement surtout par les temps qui courent.

En tout cas, bien de Togolais auront des raisons de croire que l’Eyadémaïsme subsiste  après Eyadema et que les quelques retouches apportées aux habitudes de la  maison ne sont que de la poudre aux yeux. La logique de la  réconciliation tant prônée aurait consisté à ne célébrer que des journées qui ne divisent pas les Togolais. Mais hélas ! », s’exclame Le Regard

La presse togolaise et les conquérants du PAL
« La presse togolaise est de plus en plus entraînée dans le bourbier du Port Autonome de Lomé. Aujourd’hui, c’est l’affaire Najjar née du choc entre l’ex DG du Port et le Libanais. Mais hier, c’était l’affaire Progosa contre Bolloré.

Le Groupe Bolloré dans sa détermination à contrôler le poumon de l’économie nationale après la conquête du Port d’Abidjan avait mis la pression et  engagé un bras de fer avec PROGOSA. Pour ne pas se laisser faire, le sieur Dupuydauby a ouvert une campagne de presse contre Bolloré. La presse fut invitée à reprendre les « vérités » de Progosa sous forme  de publireportage contre 150.000 FCFA la page. Quelques semaines après, Bolloré contre attaque en faisant publier  une mise au point fustigeant Progosa contre 100.000 FCFA la page dans les mêmes journaux de la place. Ainsi donc, la misère  aidant, pour des sommes d’argent insignifiantes, la presse togolaise  a été instrumentalisée pour défendre malgré elle, des intérêts de sociétés étrangères qui se disputent notre Port comme des rapaces au-dessus du poulailler »

Assemblée générale des Nations Unies : Des Togolais se mobilisent pour manifester à New York contre la présence de Faure
Pour parler de la grande manifestation de la diaspora au siège de l’ONU ce 15 septembre 2005

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche 288

Du mercredi, 14 septembre 2005

Faure et son gouvernement sur la bonne voie : Les anciens dirigeants seront réhabilités
Titre notre confrère dans sa manchette avec les photos des trois anciens présidents : Gnassingbé Eyadema, Sylvanus Olympio et Nicolas Grunitzky

« Qui doit être immortalisé à l’heure actuelle au Togo ? Le Comité que le récent conseil des ministres a décidé de mettre sur pied nous le dira. Mais il doit être clair que le sérieux doit être de mise lors des travaux de ce Comité. De même qu’on ne saurait danser et s’apprécier à la fois, de même les vivants qui sont encore au service de la Nation (à vrai dire tout citoyen est au service de la nation) ou qui sont en retraite ne peuvent être l’objet d’une quelconque immortalisation. En d’autres termes aucune rue, aucune place publique, aucun bâtiment public ne peut porter le nom d’une personnalité tant que celle-ci est encore vivante. C’est bien après la mort d’un homme politique par exemple que l’on pourrait juger de sa contribution à la construction de la nation et non de son vivant.

Il s’agit bien de réhabiliter ceux qui ont sacrifié leur vie pour la grandeur de la Nation et qui aujourd’hui sont morts et tombés dans l’oubli.

La Dépêche propose objectivement quelques personnalités sans parti pris.
Personnalités à réhabiliter
· Chef de l’Etat ou Présidents de la République
- Général Eyadema  - Sylvanus Olympio- Nicolas Grunitzky- Kléber Dadjo
Personnalités politiques : Antoine Méatchi

· Présidents de l’Assemblée Nationale décédés : Dermane Ayéva, Robert Ajavon, Jonathan Savi de Tové, Barthélemy Lamboni, Georges Apédoh-Amah, Valentin Vovor.
· Personnalités historiques : le roi Mlapa de Togoville »

L’UFC face à une dissidence interne
« Au sein de l’UFC, le moins qu’on puisse dire est qu’aujourd’hui tout va mal. Le parti tourne en rond et ne sait plus sur quel pied se tenir. Ce qui est sûr c’est qu’on peut dire aujourd’hui qu’au sein de ce parti, les masques tombent un à un et les héros et  les mythes s’évanouissent. L’on découvre en même temps aussi le vrai visage de ce parti politique dont la seule raison d’exister semble être de mener une politique opportuniste dans le pays.

En fait l’UFC fonde souvent ses principes sur une base étonnante : une outrecuidance teintée d’un certain chauvinisme. Tant que ce parti et son leader Gilchrist Olympio ne sont pas encore au pouvoir toute évolution au Togo même positive n’est que dictature sanglante. Ce que vous ne savez pas c’est que l’UFC de Gilchrist  fonctionne comme un parti unique.

En fait, les militants de l’UFC sont souvent victimes d’une certaine  vision de la démocratie qui leur permet de croire que Gilchrist Olympio est le seul responsable politique d’opposition.

Après Dossey Anyron, M. AGANON  vient d’être nommé directeur de cabinet du ministère de la ville. M. AGNANON serait-il aussi exclu comme DOSSEY Anyron? » se demande La Dépêche

Le Commandant Boko, Claude Vondoly et les autres
« Si feu Président  EYADEMA au fond de sa tombe apprenait les agissements de ceux-là qu’il a passé son  temps à dorloter, il devait se retourner mille fois. Le monde est ainsi fait de même que les hommes qui l’habitent. Avec  le soutien de feu président, le commandant BOKO tenait tête à tous ses supérieurs au mépris du règlement rigoureux de l’armée. A peine son bienfaiteur disparu que le Commandant rebelle livra tous les enfants du général généreux à la vindicte populaire. Passé dans le camp des ennemis, le commandant Boko fait le tour du monde, en vouant  aux gémonies ses  anciens camarades de lutte.

Et Vondoly aussi. Ce jeune activiste de la jeunesse du RPT est connu de tous. Chouchou du président Eyadema, il sillonnait le monde entier avec des valises pleines de magot. A Paris, Londres, Genève et Bruxelles, il passait d’hôtel en hôtel  avec des maîtresses  à gogo. Mais hélas, le mec n’était qu’un loup dans la bergerie et comme toute vérité finit par se savoir, les masques sont là aussi tombés. Le jeune Vondoly est passé dans le camp ennemi avec armes et bagages », écrit notre confrère

Un journal haineux s’attaque à LA DEPECHE
« Dans notre parution N°286 du 31 août, nous avons écrit un article intitulé : ‘’Qui en veut aux Kabyè’’. Cet article a suscité la réaction de notre confrère  Forum de la Semaine qui, au lieu de mener un débat intellectuel, s’est versé dans les injures. Et pourtant, notre article en question s’est plutôt intéressé à un article du journal Forum de la Semaine qui traitait un sujet relatif au tribalisme dans  le corps judiciaire. Il écrivait dans son pamphlet que ‘’l’ethnie du président est privilégiée dans  l’appareil judiciaire du Togo’’

Le journaliste débridé en mal de sensations fortes à court  d’arguments dans son ‘’ciboulot’’,  infecté du  ‘’VIH/ignorance’’ se permet d’écrire : ‘’il est connu des togolais qui se donnent la peine de feuilleter LA DEPECHE  que c’est un canard d’un autre temps dont les nègres (on les connaît) sont toujours rivés à leurs réflexes primaires nourris de complexes irraisonnables’’. Pour ceux qui lisent le Forum de la Semaine et LA DEPECHE lequel des deux journaux souffrent de complexes irraisonnables ?  Est-ce LA DEPECHE qui mène des investigations afin de mieux éclairer le public ou Forum de la Semaine qui publie des inepties, des informations creuses ou des confidentiels imaginaires, histoire d’abuser des lecteurs ?

M. B. Sek rongé par l’esprit tribaliste et de cécité intellectuelle devrait se résoudre à guérir ce mal très dommageable pour son bien-être. C’est regrettable que notre confrère fasse partie de cette race en voie de disparition qui véhicule l’esprit tribaliste dans notre société.

Ce n’est quand même pas LA DEPECHE qui professe dans ce pays que ‘’ahoevi me kplona gni o’’. Qui raconte à longueur de journée que : ‘’Kpo  Kablèto ya da’’. On se connaît bien dans ce pays ». Plus de choses édificatrices que ces attaques qui ne servent pas les lecteurs !   

Quelle mission pour la HAAC ?
Pour notre confrère, « fondamentalement, l’assainissement de l’espace médiatique demeure la priorité qui permettra de mesurer l’efficacité de cet organe régulateur. C’est là la principale mission de la nouvelle équipe dirigeante de la HAAC.

L’assainissement dans le cas présent passe par la subvention à la presse surtout privée. Car pour des besoins de survie, les responsables des organes versent dans le mercantilisme,  foulant au pied le professionnalisme et la déontologie du métier »

L’Eglise catholique du Togo en deuil : Mgr Jean-Marie Dossavi, évêque d’Anèho n’est plus
Annonce également notre confrère à la Une et présente ses condoléances à la famille du Peuple de Dieu d’Anèho et à toute la famille catholique du Togo.

Forum de la Semaine 94

Du lundi, 12 septembre 2005

Forum de la Semaine devant les tribunaux
Aujourd’hui affaire : Adjaho Luc Russel
Mercredi prochain : Affaire Bassam El-Najjar

« Aujourd’hui, à 8 heures au Palais de Justice de Lomé, c’est Luc Russel Adjaho, fondateur de la TV Zion et huissier de son état qui sera à la barre avec ses accusés qui sont outre M. Casimir Vovor, les Directeurs des publications Forum de la Semaine, Tingo-Tingo, Le Baobab et Le Directeur de Radio Avenir. Adjaho Luc Russel poursuit M. Vovor Casimir dont la maison a subi des dommages causés par l’écroulement du pylone-émetteur de sa télévision, et les organes précités pour  atteintes à l’honneur, diffamation et complicité  et demande qu’il lui soit versé  à titre de dommages, intérêts, la somme de 50 millions de F CFA  ???

La seconde affaire qui attend votre journal au Palais de Justice ce mercredi 14 septembre prochain est la suite de la plainte déposée par l’homme d’affaire libanais Bassam El-Najjar suite à l’article que nous avions publié le 18 août 2005 (Forum de la Semaine n°86) intitulé : Bassam El-Najjar escroque, rackette et vole au Port Autonome de Lomé. Compte tenu des élans politiques qu’a pris cette affaire, nous verrons ce que le jugement de ce mercredi va donner », indique le journal 

Sommet de l’ONU  à New York, du 14 au 16 septembre 2005 : Faure Gnassingbé attendu de pied ferme à New York par la diaspora
Indique le journal  qui évoque la grande manifestation des Togolais de la diaspora prévue à partir de 10 heures ce 15 septembre 2005 devant les locaux de l’ONU à  New York  pour exprimer leur ras-le-bol à Faure Gnassingbé devant le monde entier afin de faire honneur aux victimes de la tragédie dont le clan Gnassingbé et demander la publication dans les brefs délais les résultats des enquêtes qu’elle a diligentées en vue de faire la lumière sur les  violences postélectorales

Faure investit dans le luxe
Titre notre confrère dans son billet confidentiel.  Selon le journal, citant des sources bien informées, « Faure Gnassingbé vient de confier la décoration de sa luxueuse résidence évaluée par certains à 1 milliard de nos francs, à son ex-voisine de palier à Paris, la blonde Catherine Boumaix, architecte et folle d’un député UMP.

Pendant ce temps, certains confrères français indiquent que la facture d’une Mercedes 600 blindée toutes options est soumise toujours à la Présidence au moment où des Togolais tirent le diable par la queue. Les mêmes sources affirment aussi l’achat d’un nouvel avion »

Rentrée scolaire 2005-2006 : Faure tiendra-t-il sa promesse ?
S’interroge le journal. Evoquant les difficultés auxquelles les parents d’élève sont confrontés à la veille de cette rentrée scolaire 2005- 2006, le journal indique, « le commun des Togolais a semblé oublier les promesses faites par Faure Gnassingbé dans son discours de campagne.  Les écoles primaires seront gratuites pour tous les enfants. C’est un homme ‘’ de la rue’’ qui a réveillé le peuple togolais de son sommeil profond en revenant à la charge. Cet homme sans nul doute dépassé par les nombreuses dépenses auxquelles il fait face pour cette rentrée scolaire.

La campagne électorale d’Avril 2005 et tout le boucan fait autour de la Jeunesse du côté de Faure Gnassingbé sont encore vivants dans tous les esprits.
Le temps est arrivé pour que le président de la jeunesse donne tout à la jeunesse togolaise. En ces moments où Faure Gnassingbé et Edem Kodjo son premier ministre sont en train d’apporter des innovations, respecter cet engagement sera la plus grande et la plus belle des innovations faites jusqu’à aujourd’hui.

L’école primaire gratuite allégerait sûrement les charges des parents en ces temps de crise économique chronique »
Forum de la Semaine a accordé une interview à Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo, ancien premier ministre  qui déclare à propos des exactions commises par les forces de l’ordre lors de l’élection présidentielle : « Je ne crois pas que ni l’armée, ni les forces de maintien de l’ordre, puissent investir les rues de nos villes, sans un ordre dûment donné par la hiérarchie »
Forum de la Semaine 95

Du jeudi, 15 septembre 2005

Promesses non tenues, primes insignifiantes  Les Eperviers menacent de ne plus revenir
Titre dans sa manchette notre confrère avec dans l’angle droit une photo du sélectionneur national Stephen Keshi.

Evoquant les sommes  ‘’insignifiantes’’  en guise de primes de match reçues par les joueurs togolais lors des précédents matches (Togo –Mali : 2-0, 1 million ;  Sénégal- Togo : 2- 2, 2 millions), le journal indique « la compétition n’étant pas terminée, ils rêvaient de gagner sans doute le meilleur, une fois l’étape du Libéria franchie.

Celle-ci non sans peine, a été franchie ; et les milliers de Togolais témoins de tant d’effort, de travail, de sacrifices, d’abnégation et de courage de la part de leurs ambassadeurs qui sont arrivés tant bien que mal à faire plus que l’essentiel en battant par trois buts à zéro les Léone Stars, pensaient que pour cette fois, Stephen Keshi et sa bande seraient vus d’un autre œil. Nenni! Car  les promesses faites aux joueurs par le chef du Gouvernement Edem Kodjo ne furent pas respectées. Résultat : les cadres de la sélection togolaise basés en Europe, disent ne plus pouvoir répondre à l’appel du coach Stephen Keshi »

Le prince Tem dans ses œuvres  Zarifou Ayéva et la problématique des réfugiés togolais
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères Zarifou Ayéva ne croyait pas si bien dire lorsqu’il avait affirmé que certains font du problème des réfugiés,  un fonds de commerce  lors de son point de presse à son retour de son voyage de Bruxelles tenue le 29 août dernier. Il lorgnait bien sûr sur l’opposition. Ce qui est d’ailleurs très surprenant quand on sait que les réfugiés togolais du Bénin et du Ghana existent bel et bien. Mais alors à la vérité, c’est le pouvoir qu’il représente qui instrumentalise l’existence de ces malheureux tantôt par l’exhibition de prétendus candidats au retour tantôt par de grandes proclamations de suivi de leur cas. Le plus grave est cette malheureuse comparaison qui émane des hommes du pouvoir et qui tend à démontrer l’inadéquation de la présence des leaders de l’opposition sur le territoire national qui selon eux  circulent librement et sans contrainte aucune» et l’existence des réfugiés togolais qui s’estimeraient menacés dans le pays.

La présence des leaders de l’opposition sur le territoire national ne peut pas expliquer le refus de reconnaissance des réfugiés togolais qu’on qualifie au passage  d’opportunistes qui cherchent des créneaux pour s’offrir le célèbre passeport bleu du HCR et ainsi s’ouvrir le chemin de l’exil doré en Europe ou aux Etats-Unis. C’est trop facile comme argumentation tout autant que cette autre qui longtemps faisait croire aux naïfs Togolais que la  non guerre  signifie la paix », écrit notre confrère.

L’UFC dans le tourbillon de la défection de ses militants
Titre le journal qui évoque les cas du ministre Dosseh-Anyron (qui vient d’être radié suite à son acceptation de rentrer au gouvernement), du président fédéral de l’UFC Vo M. Simon Evedji qui vient de démissionner, se justifiant ne plus s’accommoder du climat qui règne au sein de son parti et dénonçant la façon dont le parti est géré et ses prises de position contradictoires, du  président de la jeunesse de l’UFC, M. Agano Koffi Méléagbé qui a vient également d’être récupéré par le pouvoir en acceptant le poste de directeur de cabinet au ministère de la ville.

« Peu à peu, l’UFC se décante de ses membres influents. Entre temps, plusieurs informations on fait  état d’une discorde entre M. Gilchrist Olympio et le Secrétaire général du parti M. Jean-Pierre Fabre Cette situation traduit à coup sûr les problèmes auxquels est confronté depuis quelque temps cette formation politique de grande taille sur la scène politique togolaise. De sources concordantes, plusieurs militants s’apprêtent à emboîter le pas à M. Simon Evedji » indique t-il

Célébration du 23 septembre :  Une entrave à la réconciliation nationale
« …. Pourtant depuis l’accession du fils au trône, il ne cesse de prononcer le mot  réconciliation nationale  qui demande aux Togolais d’enterrer leur hache de guerre, de conjuguer leurs efforts et surtout de tourner la page du règne d’Eyadema. Voilà qu’on se met à poser des actes qui viennent raviver les douleurs muettes du peuple.

Si Faure considère que d’autres présidents et dignitaires comme Sylvanus Olympio, Nicolas Grunitzky,  Kléber Dadjo doivent attendre les résultats d’une commission nationale de réflexion pour la réhabilitation de l’histoire pour mériter des hommages, pourquoi ne ferait-il pas la même chose à son père », écrit le journal

Faure cire son image
Titre notre confrère dans son billet confidentiel.

Selon Forum de la Semaine citant certains confrères français, « Faure Gnassingbé, largement au-dessus des considérations bassement matérialistes, a du mal à se démarquer des traces de son père défunt, préoccupé qu’il est par son image. Pour cela, de grands moyens financiers seraient déployés. Et bonne nouvelle : son Conseiller spécial, le très controversé Charles Debbasch, lui aurait dégoté un journaliste du ‘’ Dauphiné’’ comme conseiller »

Justice

* Bassam El-Najjar retire sa plainte contre Forum de la Semaine
* L’affaire Adjaho reportée sur lundi prochain

Nous apprend notre confrère.
S’agissant du retrait de la plainte, reprenant les termes de la lettre adressée au Président de la Première Chambre Correctionnelle du Tribunal de Lomé annonçant le retrait, Forum de la Semaine dit prendre « acte de cette décision mais poursuit ses concertations avec ses avocats car il entend poursuivre M. Bassam El-Najjar pour ‘’ procédure abusive, harcèlement, entraves à la liberté d’expression…’’.

S’agissant de l’affaire Adjaho, le journal indique qu’ « elle est reportée sur le lundi 19 septembre prochain » car «la bande sonore passée est contestée par Me Adjaho et son Conseil Me Mouké qui ne reconnaissent pas les propos tenus sur cette bande magnétique qui pourtant comporte la voix de Me Adjaho » 

Faits divers :   Mme Dékou Catherine brûlée à l’huile bouillante par jalousie
« Madame Dékou Catherine, 43 ans a été brûlée au visage, à la poitrine et aux bras par la coépouse jalouse de sa petite sœur qui la prenait pour cette dernière. La scène se passait le jeudi 08 septembre dernier à Bè-Kpota à côté du Bar Dzinana. La « brûleuse », Mlle Ahoefa, épouse Godomé Elie, transitaire, a piqué une crise de jalousie en apprenant que sa coépouse, dame Godomé Esther née Ntassey est arrivée en compagnie de deux de ses sœurs devant la maison de leur mari où elle aussi réside. Rapidement, au moment où les visiteuses attendaient dehors, elle a mis de l’huile sur le feu et a accouru déverser l’huile bouillante sur le visage de la grande sœur de sa coépouse croyant blesser cette dernière.

Selon nos informations, la première dame est Esther. Mlle Ahoefa est la seconde venue. Elle aurait par des procédés obscurs, après avoir proféré des menaces, « ligoté » la première grossesse de Esther qu’elle a dû traîner pendant 25 mois avant d’être délivrée au Bénin » rapporte notre confrère

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 67

Du vendredi, 16 septembre 2005

TOGO : Remous et contestations à l’UFC
Titre en couverture notre confrère avec à l’appui les photos du président national et du secrétaire général de l’UFC

« Débauchages en règle, militants démissionnés et démissionnaires, expressions de mécontentement…, la plus grande formation de l’opposition togolaise traverse de mauvais moments. Lâchée puis combattue par ses pairs de la coalition juste au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 24 Avril, le parti de Gilchrist Olympio est à présent en son sein confronté à l’expression de contestations qui trouvent leurs explications dans un déphasage entre la base et le sommet

A peine en sait-on davantage sur les divergences entre Gilchrist Olympio et son Secrétaire Général Jean-Pierre Fabre qu’un vent de démissions souffle sur l’Union des Forces de Changement. C’est d’abord l’actuel ministre de la Culture Dosseh-Anyron Gabriel qui sera exclu du parti par le Bureau national.

On attend la réaction du parti suite à la nomination de Aganon Koffi, responsable de la jeunesse du parti, au poste de Directeur de Cabinet au ministère de la ville.

Mais le malaise à l’UFC est plus profond et dépasse l’épiphénomène de débauchage. Il touche également les rangs des militants du parti au sein de la diaspora. Cette troisième victoire électorale confiée à l’UFC par le peuple et mal gérée de même que les récentes démarches ambiguës de Gilchrist Olympio vers le pouvoir en sont certainement les causes », écrit Le Canard Indépendant pour qui, « il urge que l’UFC tienne enfin ses assises pour débattre des problèmes qui la minent »

Les législatives auront lieu dans 15 mois
Indique notre confrère dans son billet confidentiel.

 En tout cas, selon le journal, c’est le Président national du PDR, Zarifou Ayéva actuel ministre d’Etat des affaires étrangères qui a fait cette révélation lors du séminaire de son parti tenu le 10 septembre dernier à Lomé. 

Sortie médiatique du parti de Me. Abi
M. Wolou « Le PSR n’entend pas donner carte blanche au gouvernement »
Titre dans sa manchette notre confrère avec photo du porte-parole du PSR M. Wolou Komi. En effet, le journal rend compte du point de presse que M. Wolou a animé ce jeudi 15 septembre à la Maison du Journalisme à Lomé et publie la déclaration qui a sanctionné cette rencontre.

Dans sa rubrique Ma Lettre titrée La transhumance en branle, notre confrère écrit :
« Le but de tout parti politique est la conquête du pouvoir », a-t-on souvent l’habitude de dire. Loin d’être  un postulat, ce point de vue relève de la réalité car un parti politique qui n’a pas pour ambition d’accéder au pouvoir est dépourvu de sens. C’est en cela que la participation des partis politiques aux différentes élections (présidentielle, législatives, régionales, municipales etc) est très importante dans le but d’avoir aussi la chance une fois le suffrage en sa faveur, de pouvoir conduire la machine gouvernementale et ce faisant, la destinée de l’Etat.

Cependant au Togo, les données semblent être tout autre. Les partis politiques de l’opposition radicale sont plutôt des adeptes du boycott, de la politique de la chaise vide, de l’improvisation avec des leaders aux ambitions personnelles démesurées au détriment d’un vaillant peuple à qui ils cachent leurs véritables intentions, leurs différents conflits d’intérêts interpersonnels. D’union en union, de collectif en collectif et de coalition en coalition, l’opposition togolaise est aujourd’hui affaiblie faute de stratégies bien étudiées et bien définies. Du FAR (Front des Associations pour le Renouveau) en 1991 à la coalition des 6 partis de l’opposition en 2005, en passant par l’union CAR-PDR en 1998, le CODI. (Collectif de l’Opposition Démocratique I) en  1991-1992 et le COD II (Collectif de l’Opposition Démocratique II) des années 1992-1993, le chemin a été long, tortueux et périlleux.

La malhonnêteté des leaders de l’opposition a engendré  au sein de cette classe des crocs-en-jambe des uns à l’endroit des autres, décidant certains carrément à se rallier au pouvoir qu’à cela ne tienne. Ce fut le cas déjà de certains députés du CAR (Comité d’Action pour le Renouveau) suite aux législatives de février 1994 qui a porté Edem Kodjo à la primature pour une première fois sous Feu Général Gnassingbé Eyadema.

Aujourd’hui, après tout ce sacrifice  consenti par le peuple désabusé, et ce peuple après avoir fait l’objet de duperie de la part de leaders sans conviction et sans programmes politiques, les habitudes n’ont pas changé.

Mais ce qui est dangereux, l’opposition radicale est au bord de l’implosion.  D’une coalition des 6 partis de l’opposition dont on n’entend quasiment plus parler surtout depuis la rencontre entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio à Sant’Egidio à Rome en Italie le 21 juillet 2001 dans le but d’une éventuelle sortie de crise à l’éviction des «déserteurs», le virus de la transhumance politique  fait ravage au sein du parti du leader charismatique de l’opposition.

Suite aux différentes négociations entreprises pour permettre la formation d’un gouvernement national après la nomination d’un Premier ministre au sein de la coalition, les tergiversations de ces leaders de l’opposition et le manque de vérité et d’honnêteté des uns envers les autres ont résolu Faure Gnassingbé à nommer Edem Kodjo au poste de Premier ministre. Ce dernier, ayant lui-même, consenti au sacrifice à une période où l’instabilité politique et l’incertitude du lendemain étaient perceptibles.

Une fois à la primature, les diverses consultations n’ont pas permis à Edem Kodjo, la formation d’un gouvernement d’union nationale comme l’aurait souhaité Faure Gnassingbé. A défaut, les deux responsables de l’exécutif ont consenti à un gouvernement d’ouverture avec en son sein des leaders de partis de l’opposition modérée, des membres de partis de l’opposition radicale dont l’UFC de Gilchrist Olympio.

Le leader du PSR (Pacte Socialiste pour le Renouveau), membre de la coalition des 6 partis de l’opposition a fait l’objet d’une expulsion de cette coalition au lendemain de la publication du gouvernement au sein duquel il occupe le fauteuil du Garde des Sceaux, ministre de la justice. Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyron fait les frais d’une exclusion de son parti l’UFC pour avoir accepté être locataire du ministère de la culture sans la caution de son parti.

Le mercredi 14 septembre dernier, la grande surprise a été la nomination de Koffi Méléagbé Aganon en conseil des ministres par décret n°2005-084/PR en tant que Directeur de Cabinet du ministre de la ville. Sûrement l’UFC s’apprête à envoyer à ce dernier aussi une lettre d’exclusion du parti pour « haute trahison » surtout que Koffi Aganon est le responsable de la jeunesse et un cacique de ce parti pour ses prises de position et sa témérité devant les menaces de quelque nature que ce soit provenant du pouvoir. Ses deux douloureuses expériences carcérales pour la cause du parti d’abord en 1998 et ensuite en 2003 où il a connu les « délices » de la torture et de la prison décideront peut-être les instances décisionnelles de l’UFC à lui épargner l’exclusion et à comprendre les enjeux de la transhumance en branle.

A qui le tour ?

Nouvel Echo 365

Du vendredi, 16 septembre 2005

Le fils prodige est de retour :   Après l’avoir persécuté, le RPT fait la cour à l’ex PM Agbéyomé Kodjo
Titre dans sa manchette Nouvel Echo avec à l’appui une photo de l’ancien PM. A en croire notre confrère citant des informations bien informées, « les anciennes nouvelles autorités commenceraient à beaucoup s’intéresser à l’ancien Premier ministre Agbéyomé. Combien de fois n’a-t-il pas décliné poliment des offres qui lui étaient faites ? Ministre par ici, conseiller par là »

Le Premier ministre dans ses œuvres : Edem Kodjo joue avec les espoirs des Togolais
« Il a promis des primes aux joueurs en leur disant qu’après le match, ils auront quelque chose sans préciser exactement le montant. Ce « quelque chose » a donc motivé les Eperviers qui se sont battus comme des beaux diables sur la pelouse de Kégué pour arracher la victoire en étrillant les Libériens par trois buts à zéro. En principe, comme cela se fait dans certains pays, ces primes promises par le Premier ministre auraient dû être versées aux joueurs immédiatement dans les vestiaires. Mais cela n’a pas été le cas. C’est  jusqu’à mardi  qui suivait que lors d’une audience qu’il leur a accordée, il a laissé entendre aux joueurs qu’ils ont droit chacun à deux millions de FCFA et ceci après le match contre le Congo. Quelle aberration ? Cela ne fait pas sérieux de la part d’un haut responsable du pays qui croit qu’il a en face de lui des petits bambins. Si on n’a pas de moyens, on ne promet pas. Habitué à faire des coups bas à ses camarades en politique, il croyait que sa manœuvre allait marcher sur le plan sportif.

            Le football est aujourd’hui une affaire de gros sous et on ne doit pas se permettre de mener en bateau ceux qui défendent les couleurs de la nation. La qualification à la CAN et au Mondial ne doit pas être prise à la légère. Pour motiver les joueurs  et leur permettre de confirmer leur suprématie dans le football, Edem Kodjo doit tenir sa promesse et mettre la main à la poche. Sinon il endossera la responsabilité de ce qui adviendra si le Togo venait à perdre ce dernier match »

Les frasques d’un politicien en mal de sensation :Quand Zarifou Ayéva se cherche
« L’homme selon ses propres propos reste égal à lui-même. Ses convictions politiques restent inchangées. Le PDR tout comme les autres partis de l’opposition traditionnelle a vu le jour à la veille de la conférence nationale souveraine. Considéré à ces périodes là comme l’un des partis les plus radicaux du pays, ne ménageant aucun effort pour traiter de tous les noms d’oiseau le régime d’alors, comme par enchantement, le parti du prince de Koma Zarifou Ayéva  a perdu de sa verve première.

Le prestigieux porte feuille de ministre d’Etat ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine n’a rien à voir selon M. Ayéva Zarifou de ses accointances avec le pouvoir mais plutôt pour défendre un idéal »

Les prédateurs de l’économie nationale : Le port autonome se porterait mieux sans la SIG et Progossa
Pense notre confrère qui dénonce la mainmise  de certains expatriés notamment le DG de SIG (société immobilière du golfe) le sieur Bassam El-Najjar et le PDG du groupe Progossa Jacques Dupuydauby sur le Port de Lomé.

Et notre confrère « d’interpeller les autorités de ce pays à revoir le profil des sociétés étrangères qui opèrent sur toute l’étendue du territoire et à leur tracer un code de bonne conduite qui consistera à asseoir l’économie nationale d’abord »

Port Autonome de Lomé : Les frasques d’un DG en mal d’autorité
« La nomination du Colonel Béléyi Awa à la tête du Port Autonome de Lomé il y a quelques années est une erreur ; seront unanimes à le reconnaître certaines personnes.

D’abord, il était reproché une gestion chaotique du service financier des forces armées togolaises et en lieu et place de sa mise en quarantaine, on le bombarde de ce prestigieux poste de directeur général du P.A.L.

A partir de cet instant, notre ex-DG s’est vu mettre sur orbite parce que ayant la confiance du Chef de l’Etat d’alors feu Gnassingbé Eyadema. Il aurait été judicieux qu’il assainisse l’administration en instaurant un climat de confiance entre ses administrés et lui, mais contre toute attente, il a créé de par ses faits et gestes un climat très malsain où règnent la suspicion, la délation et le non-respect de la valeur de l’autre. Il semblait se dire que je peux décider de la carrière de X ou Y. En dehors de  la militarisation excessive et la remobilisation de sa propre milice, il a recours au service de certains voyous pour épier d’honnêtes gens. Dans sa mégalomanie, il fit sortir des dossiers bidon sur son prédécesseur. Il accabla ainsi ce dernier de tout et cela n’a pas épargné certains avec qui son prédécesseur avait travaillé.

Le paradoxe dans l’attitude du D.G Colonel est de faire pire que ce que lui-même reprochait à son prédécesseur Agbéyomé Kodjo. C’est ainsi que la voiture de commandement d’Agbéyomé est mise à la disposition d’un fils du colonel qui est actuellement au pays de l’oncle Sam et celui-ci est passé être maître chanteur contre son propre géniteur »

Kpendjal ou l’éternel sinistré : Où en sont les promesses de campagne ?
 « Pendant les douze (12) mois de l’année, il n’y a pas un seul jour au cours duquel les habitants de Kpendjal ont le sourire. En effet, pendant la saison pluvieuse c’est des inondations, des récoltes emportées et la région coupée de toutes les autres réalités. Le préfet Nam surpris par une inondation et ne pouvant plus rallier sa préfecture par la voie Dapaong-Kpendjal a dû demander une autorisation spéciale à son ministre de tutelle pour passer par le Burkina avant de joindre Mandouri. Malgré la gravité de la situation, c’est le silence radio.

En saison sèche, c’est un autre chemin de croix que vivent les populations de Kpendjal : Harmattan insupportable ponctué des actions des bouviers nomades » rapporte le journal pour qui « nos hommes politiques fidèles à leur tradition ont encore une fois de plus trompé le Kpendjal par de fausses promesses »

Malgré la privatisation de l’hôtel 2février :Le Col. Tamalé continue de narguer les employés
« Le colonel Tamalé ne s’est pas encore rendu à l’évidence qu’il n’est plus le tout-puissant Directeur Général de l’Hôtel 2 février. Lui dont le passage à la tête de cet hôtel a laissé des séquelles dans l’imagination collective des employés continue toujours de narguer ses victimes.

La gestion a changé de main mais le colonel ex DG continue cependant de bénéficier de certaines faveurs qu’il ne mérite pas » révèle le confrère qui demande que le colonel Tamalé fasse œuvre utile en effaçant ses traces des locaux de cet hôtel car avec l’arrivée de la nouvelle directrice Mme SARR les conditions  des employés ont commencé à s’améliorer

Corruption à haute dose sur nos routes : Des passagers exposés aux caprices des conducteurs au grand silence des syndicats et des forces de l’ordre
Le journal dénonce ici les surcharges que certains chauffeurs véreux se permettent aux mépris des règles du code de la route devant les regards complices des forces de l’ordre.

« Mais les lourdes peines que les Forces de l’ordre et les chauffeurs véreux infligent aux pauvres usagers de taxis et de bus de transport sur nos routes sont d’une notoriété tellement grave et révoltante qu’elles ne peuvent être ignorées par les autorités gouvernementales. Seuls une mauvaise foi et un mutisme irresponsable peuvent justifier une indifférence face à ce grand fléau.

En effet, les forces de l’ordre à savoir la police et la gendarmerie semblent se désintéresser de cette attitude peu respectueuse des chauffeurs de bus de transport qui entassent excessivement des passagers dans les véhicules. Ces chauffeurs en un premier temps font feu de tout bois pour multiplier des sièges à l’intérieur de leurs bus en vue de créer des places supplémentaires. Bien que ce système oblige les usagers à replier leurs jambes entre ces espaces très restreints comme des condamnés à une punition, tout le monde y fait chorus et s’adapte tant bien que mal » souligne notre confrère qui interpelle les autorités compétentes pour que des solutions soient trouvées à ce phénomène car la vie des passagers en dépend