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28 août 2005

Revue de presse de la semaine du 22 au 28 août 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple   512 

Du lundi, 22 août 2005

Le dialogue, la réconciliation, la démocratie :  Les jeux et enjeux du pouvoir :  Le piège des 22 engagements
Lit-on à la Une de notre confrère. A propos des consultations que M. Faure Gnassingbé a entamées avec les partis politiques dans l’optique du dialogue national conformément à l’engagement 1.1, Le Combat du Peuple s’insurge contre les déclarations des partis membres de la Coalition au sujet de la cogestion du pouvoir et de la désignation d’un médiateur.

Pour notre confrère, « en acceptant de reprendre à son compte des engagements pris par son père et par une autre équipe gouvernementale, Faure a tendu la perche à l’opposition » laquelle devrait en principe l’accepter comme telle sans poser des préalables car, en tant président élu, « Faure Gnassingbé aurait pu s’abstenir et faire l’impasse sur les 22 engagements, définir ses nouvelles priorités et se donner le temps de faire ses preuves ». Et pour, « lever toutes les équivoques » et montrer que « nulle part dans ces 22 engagements, on ne trouve l’exigence d’un gouvernement d’union, ni la présence d’un médiateur »,  le journal reprend in extenso les 22 engagements.

            En tout état de cause, « si l’on veut donner une illustration nationale de la manière dont la crise porteuse de division peut trouver une solution, il faut commencer par abandonner les exigences, c’est-à-dire les préalables. C’est une question de philosophie politique.

            En effet, il est aberrant, voire déraisonnable, de vouloir gérer les 22 engagements de la même manière avec Faure qu’avec son père.

            Les partis de l’opposition doivent accepter le dialogue sans préalable. C’est autour de la table de négociations que l’on défend ses idées  et que la confiance se crée.

            Pourquoi le dialogue ? Pourquoi la réconciliation ? Si c’est pour aboutir à la démocratie, tout est possible et faisable. Lorsqu’un leader croit que tant qu’il ne sera pas au pouvoir, rien de ce qui est fait n’est valable, nous n’avancerons pas. Nous serons toujours enfermés dans le cercle vicieux de la démagogie. Une opposition responsable et qui a de l’ambition pour son pays, choisit toujours la voie la moins tortueuse pour régler les problèmes »

Dialogue inter togolais Le CAR et la CDPA chez Faure Gnassingbé jeudi dernier
Titre à la Une notre confrère qui y publie les photos des trois responsables politiques, Faure E. Gnassingbé, Me Yawovi Agboyibo et Prof. Léopold Gnininvi.

Rappelant que c’est dans le cadre de la mise en œuvre des 22 engagements et de la relance du dialogue politique, que le président de la République a reçu le jeudi 18 août dernier les responsables du CAR et de la CDPA qui, à l’issue de cette entrevue, rendu publics des communiqués reflétant leur position,  Le Combat du Peuple indique « comme à son habitude, l’Union des Forces de Changement (UFC) n’a pas répondu à l’invitation du chef de l’Etat.

Mais, pour qui connaît Gilchrist Olympio, ce comportement de l’UFC ne surprend guère. De l’Hôtel 2 Février à la Communauté Sant’Egidio (Rome) en passant par Abuja (Nigeria) Gilchrist Olympio n’a jamais changé.

Le leader de l’UFC est l’homme qui veut une chose et son contraire à la fois. Son cynisme et son orgueil dépassent l’entendement. Il a toujours fondé sa philosophie sur le moi. C’est au regard de cette philosophie propre à lui qu’il a toujours écarté ses pairs de l’opposition chaque fois que l’occasion se présente ». En conséquence, estime t-il, « les autres partis de l’opposition doivent désormais tirer les conclusions »

Corruption, pots-de-vin et dénis de justice : Le chef de l’Etat  appelle a une reforme de la justice togolaise
Indique notre confrère à propos du discours prononcé par le chef de l’Etat lors de la cérémonie d’ouverture le 16 août dernier de l’atelier national de validation du programme de modernisation de la justice togolaise, discours dans lequel le chef de l’Etat a fait un diagnostic sans complaisance des maux dont souffre la justice et appelé à une réforme en profondeur de tout l’appareil judiciaire togolais.

« Au-delà de tous ces maux, il est à relever que l’image du Togo est ternie à l’étranger. Et pour cause. Les experts nationaux et internationaux ont diagnostiqué que notre justice souffre de la mauvaise gestion  et que l’institution elle-même n’est plus crédible, parce que, corrompue, caractérisée par le non-respect de l’éthique et de la déontologie professionnelles » relève le journal

Le retour des vieilles habitudes : Le Pasteur Edoh Komi retrouve ses réflexes de ‘’bitosard’’
Constate notre confrère. Effet, Le Combat du Peuple s’insurge contre les propos du  pasteur  Edoh Komi qui, dans une lettre ouverte « rédigée dans un charabia approximatif et adressée au Président de la République le 15 Août dernier », réclamait la démission de M. Edem Kodjo et la nomination à sa place, d’un Premier ministre issu de la Coalition.

Pour le confrère, « en réalité, les amalgames et les contrevérités auxquelles s’est livré le Pasteur Edoh ne surprennent pas ceux qui connaissent l’homme. Celui qui se présente dans un costume de Pasteur aujourd’hui était un ‘’bitosard’’, un de ces individus qui gravitaient autour du Président Eyadema et le trompaient pour bénéficier de sa générosité. Nul n’a de leçon à recevoir de lui. C’est trop facile que des individus de ce genre se trouvent une soi-disant vocation pastorale pour revenir jouer au cirque. Il n’y a qu’au Togo où on assiste à des frasques de ce genre.

A la réflexion, tout porte à croire que cet ancien ‘’bitosard’’ est en train de retourner à ses réflexes dans l’intention de gagner la sympathie du nouveau chef de l’Etat. Mais il a oublié que Faure n’est pas Eyadema, et qu’on n’a pas besoin de diaboliser les autres pour se faire un nom. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop »

Motion d"information 314

Du lundi, 22 août 2005

Relance de la mise en œuvre des 22 engagements : Faure Gnassingbé  contraint  de composer avec l’opposition démocratique
Titre à la Une notre confrère avec à l’appui les photos des quatre protagonistes de la crise à savoir : Faure Gnassingbé, Yawovi Agboyibo, Léopold Gnininvi et Gilchrist Olympio.

Commentant les propositions faites par les deux partis membres de la Coalition  (CAR, CDPA qui ont accepté l’invitation) à Faure Gnassingbé lors de leurs entretiens la semaine dernière, Motion d’Information indique «en quête d’une crédibilité après l’élection présidentielle contestée, Faure Gnassingbé est obligé de composer avec les partis politiques de l’opposition pour obtenir la confiance de l’Union Européenne et de la communauté internationale  dans l’instauration d’une véritable démocratie »

Pour notre confrère, « la nomination de M. Edem Kodjo au poste de premier ministre et la formation du gouvernement  dans les conditions que tout le monde sait font tâche d’huile la politique du pouvoir RPT qui a l’obligation de se racheter » et donc selon lui, «la seule issue favorable pour se blanchir et conquérir sa crédibilité est de composer de façon sincère avec les partis de l’opposition démocratique » 

Une gifle de trop en pleine civilisation : Le journaliste Innocent Pato déshonore la mission diplomatique et la presse togolaise à l’ONU
Motion d’Information a repris l’article que nous avons publié la semaine dernière  dénonçant l’acte de notre confrère Innocent Pato, ex-griot du pouvoir RPT qui, malgré qu’il se trouve dans un pays hautement civilisé, ne peut se départir de ces vieilles habitudes de brutalité qui ont cours dans la maison RPT et qui ternissent davantage l’image du Togo, plutôt que ces Togolais ‘’entièrement à part’’ 

Confronté à de graves problèmes de gestion :   AIR TOGO signe son arrêt de mort
Selon notre confrère, Air Togo, une compagnie togolaise de droit privé née des centres de la multinationale Air Afrique, serait confrontée à de graves difficultés de gestion ; ce qui l’aurait amené à fermer son agence à Lomé laissant sur le carreau ses passagers ayant déjà acheté les billets puis qu’ils  ne trouvent pas d’interlocuteur pour se faire rembourser. 

 Ce qui a amené le directeur de l’aviation civile du Togo le colonel Latta Gnama à convoquer les responsables de cette compagnie pour une réunion d’information à l’issue de laquelle le directeur adjoint Victor Tsidji a présenté les ‘’excuses’’ de la direction et s’est engagé à faire partir les passagers par vagues.

Pour le journal, « Air Togo n’est pas à son premier forfait. On se rappelle que les passagers ont été plantés l’année passée à l’aéroport Roissy en France tout simplement parce que Air Togo avait contracté des dettes envers les compagnies de location d’avions qui exigeaient remboursement immédiat avant tout décollage.

La situation de Air Togo s’est aggravée depuis que El Hadj Baba TEOURI a pris la tête de cette compagnie. Il semble qu’il en a fait une entreprise parentale ou la compétence des employés n’était pas de mise. Il suffisait d’être assidu à l’islam pour que le DG TEOURI te trouve une petite place.

Ce comportement a provoqué des querelles intestines dans la boîte qui ont fini par exploser Air Togo qui a perdu toute crédibilité envers ses clients »

Burundi : Plébiscite pour Nkurunziza
Notre confrère a repris un article de RFI qui parle de l’élection vendredi dernier par les députés (151 voix pour, 9 contre, une abstention et un nul) de l’ancien opposant armé Pierre Nkurunziza à la présidence de la République burundaise après la victoire de son parti le CNDD-FDD aux législatives du mois dernier.

Agni l'Abeille 46

Du mardi, 23 août 2005

Toute la lumière sur les comptes de campagne de la Coalition

- Les contrevérités de Me Yawovi AGBOYIBO
- Les indélicatesses du Pr. Aimé T. Gogué

«Beaucoup d’encres et de salives ont coulé et coulent encore à propos des millions de francs cotisés par la population pour appuyer la coalition. Nous avions mené des investigations dans les milieux proches de la CDPA et du Comité de gestion des fonds collectés. Nous remarquons qu’il y a des contrevérités qui ont été dites.  Par ailleurs nous découvrons des irrégularités enregistrées au niveau du Pr. GOGUE et de Koffi Yamgnane », indique notre confrère.

A en croire l’hebdomadaire, «certains leaders auraient envoyé au Directeur de Campagne des écritures que celui-ci a refusé d’intégrer dans ses comptes pour des raisons suivantes : il ignore quand et comment ces sommes sont parvenues à ces leaders, leur montant, les donateurs et surtout l’utilisation qui en a été faite. A titre d’exemple, Prof. Gogué lui aurait envoyé des écritures de près de 9 millions collectés. Il aurait effectué des dépenses (non autorisées) chiffrées à 11 millions et qu’il estime que la coalition reste lui devoir 2 millions »

« Si on estime aujourd’hui qu’il y a eu substitution de compétence pourquoi avoir envoyé des écritures à inscrire au rapport financier ? » se demande alors le journal qui publie ce qu’il appelle les vérités du Pr. Gnininvi en 7 points

Malversations dans les cotisations pour l’opposition :  Kofi Yamgnane fortement impliqué
Révèle AGNI. Selon notre confrère qui cite de source proche de la coalition, « le franco-togolais Kofi Yamgnane aurait encaissé près de 40 mille euros provenant de la contribution des compatriotes de la Diaspora. Seulement 8 mille Euros sont parvenus dans les caisses de la Coalition » «  Où a-t-il laissé ou versé les 32 mille euros restant ? » se demande t-il

Maltraitance des travailleurs de CIMTOGO :   Le décès de Lawson Latévi déclenche la colère de ses collègues
Indique notre confrère qui déplore ainsi les conditions dans lesquelles travaillent les agents permanents de cette unité de production du ciment au Togo.

Rappelant les faits qui ont conduit à la mort de cet agent permanent, le journal indique que suite à son décès, « toutes les sections de l’usine sauf le broyage furent paralysées de 7 heures à 11 heures et demi environs par un mouvement de débrayage déclenché par les agents permanents qui adressent à leurs employeurs une plate forme de revendication en plusieurs points liés à l’amélioration de leur condition de travail et de leur couverture sociale ».

Par ailleurs et à propos des circonstances du décès de Lawson Latévi, le confrère indique que selon la famille éplorée, celui-ci « serait encore en vie si la Direction l’avait autorisé à se faire soigner au CHU de Lomé par exemple où existe un service contagieux »

Vers une confrontation entre deux leaders de la Coalition. Qui aura raison ?

« Sur les malversations nées de la gestion des cotisations, un leader du parti A aurait déclaré à un autre leader de parti B que le leader du parti C aurait empoché plus de 150 millions. Au cours d’une récente réunion de la Coalition, le débat est déposé sur la table. Le leader du parti C aurait laissé entendre ‘’qu’on peut tout lui reprocher mais pas ça c'est-à-dire le détournement de 150 millions. Il ne reconnaît même pas avoir reçu 1 francs. Le leader du parti B, contacté affirme qu’il détient cette information du leader du parti A. le leader du parti B étant absent du territoire, il promet une confrontation dès son retour entre lui et le leader du parti A » indique notre confrère dans son billet Confidentiel.

Le Regard 454

Du mardi, 23 août 2005

Faure Gnassingbé à l’épreuve des propositions des partis de la Coalition
Publiant les propositions sous forme de communiqués faites par le CAR et la CDPA au président de la République lors de leur rencontre la semaine dernière et reprenant la déclaration  Sans eux nous ferons des efforts mais avec eux, nous ferons des résultats. La porte est ouverte. Quand ils seront prêts, ils viendront  faite à Ouagadougou par Faure Gnassingbé, le confrère indique : «reste donc à savoir si des partis de la Coalition sont prêts à y entrer et comment Faure Gnassingbé peut les intégrer sans élargir l’effectif de son gouvernement »

Les trois points essentiels sur le Togo à la Commission Européenne
C’est le mois prochain que les politiques togolais seront fixés sur la position de l’UE. Selon notre confrère qui cite de source bruxelloise généralement bien informée, « la proposition de la Commission à l’intention des Etats membres de l’UE s’articule  autour de trois points essentiels :

a)   rappeler le respect strict des vingt deux engagements, qui ont subi une rétrogradation,

b)   réitérer que la reprise normale des relations avec l’Union Européenne est conditionnée par l’organisation d’élections législatives libres et transparentes sur la base d’un cadre électoral acceptable par tous.

c)   Exhorter le gouvernement togolais à accélérer les mesures d’apaisement et de sécurité pour tous à travers un programme de réforme de l’armée avec le concours financier de la communauté internationale. Ces points seront étudiés par le Groupe Afrique de la Commission composée d’experts »

Débat au Parlement européen sur les droits de l’homme au Togo
Selon notre confrère, un débat sur le Togo est prévu le 29 août prochain au Parlement européen sur la situation des droits de l’homme.

« Les députés européens ainsi que plusieurs personnes ressources vont donc tenter de  cerner ce problème. Il y aura des recommandations pour  attirer l’attention des décideurs sur l’urgence d’assainir le jeu politique dans notre pays. Au nombre des acteurs politiques invités à ce débat, se trouve Me Agboyibo, invité par le Groupe Parlementaire PPE et un représentant de l’UFC. Un expert d’Amnesty international parlera de la situation des droits de l’homme au Togo » indique t-il

A quand la libération de RFI au Togo ?
Se demande mon confrère puisque depuis que les autorités togolaises ont accusé la Radio mondiale de vouloir embraser le Togo par ses ‘’commentaires partisans’’ sur les violences postélectorales, les auditeurs naguère branchés 24H/24 sur RFI n’arrivent pas à la capter en modulation de fréquence.

« Seulement voilà. Le Togo va accueillir dans le mois de novembre la conférence de l’Union de la Presse Francophone que préside un ancien responsable de RFI. Et ce sera la première fois dans l’histoire des relations franco- africaines qu’une conférence de ce genre se tiendra dans un pays qui a maille à partir avec Radio France Internationale A moins que le gouvernement ne révise sa position » indique le journal 

Dans sa page Ça Vous Regarde, voici les sujets retenus par le confrère

ON REFUSE DE FÊTER !

Contrairement à ce qu’avait prévu le comité d’organisation, la fête des ignames, édition 2005 n’a  pas encore eu lieu à Atakpamé. Et pour cause, les populations refusent de faire la fête alors que certaines de ses composantes ont fui leur terre natale pour se retrouver en exil au Bénin et au Ghana.

Pour ceux qui ne le savent pas, Atakpamé a été le théâtre des violences les plus barbares au lendemain de l’élection du 24 avril dernier. Le tristement célèbre Major Kouloum et ses miliciens n’avaient pas fait dans la dentelle.  Il y a eu des morts, des blessés et des destructions de biens.  Nombreux  sont ceux qui avaient dû fuir la localité pour préserver leur vie. Ces atrocités n’ayant pas encore été oubliées, on n’a pas le cœur  à la fête

LE RETOUR TRIOMPHAL
Depuis qu’un certain Frédéric Dohou, émissaire du Kaméléon  béninois avait débarqué à Lomé pour tenir des propos peu agréables sur les réfugiés togolais dans ce pays voisin, beaucoup avaient deviné qu’il se passera quelque chose dans les jours à venir. Et les faits n’ont pas mis long pour leur donner raison. Quelques jours seulement après son départ, un groupe d’une trentaine de réfugiés togolais en provenance du Bénin a été accueilli à la frontière de Sanvee Kondji.

Que des Togolais qui ont fui leur pays à cause de la barbarie qui a suivi l’élection du 24 avril dernier décident de rentrer au bercail est plutôt à saluer eu égard aux conditions dans lesquelles ils vivaient leur exil. Mais ce qui par contre a été  moins compris, était l’intense publicité qui  avait entouré ce retour. Raison pour laquelle certains pensent que ce retour triomphal ressemble à du bidon. Car, il y a réfugié et réfugié. Suite aux événements post-électoraux, certains avaient de sérieuses raisons de prendre la clé des champs. D’autres étaient partis parce que c’était un effet de mode. En tout cas, on ne se pavane pas devant la caméra après avoir réellement vécu les événements du 26 avril et des jours suivants.

TRANSPA-RENCE POUR TOUS !
La Coalition de l’opposition démocratique est dans une sorte de tourmente. Une polémique s’est instaurée  en son sein, au sujet du compte des dépenses de la dernière campagne électorale. Le Directeur de campagne du candidat Emmanuel Akitani-Bob et le Coordinateur de la Coalition n’arrivent pas à accorder leurs violons sur le sujet. De fait, les autres membres de la coalition se choisissent leur camp et  c’est la foire d’empoigne.

Dans certains milieux, on justifie  cette situation par le manque de cohésion au sein de la Coalition. On en conclut rapidement à «un regroupement contre-nature», etc. Mais selon certains observateurs, il n’y a pas lieu d’épiloguer outre mesure sur cette affaire. Si au sein d’un seul parti il peut  y avoir divergence de vue, il est normal qu’il survienne des dissensions au sein d’un groupe de partis.

En tout cas, que des leaders de partis se tiraillent autour d’une question de transparence n’est  pas la pire des choses, au contraire. C’est une épreuve édifiante pour tous. Car, la transparence n’est pas seulement exigée de ceux qui sont au pouvoir

LE MAÏS, AFFAIRE D’ETAT
On ne finira pas de si tôt de parler de la flambée du prix du maïs. En effet, si suite au communiqué  du Gouvernement en date du 19 juillet dernier, le prix de cette denrée de première consommation a été revu  à la baisse, il n’a pas mis long pour reprendre son ascension. Depuis quelques jours, le bol se vend, au bas mot, à 500 FCFA. Un prix toujours exorbitant qui ne répond  à aucune logique.

Comme si cela ne suffisait pas, ce sont les vendeuses de maïs qui font désormais parler d’elles. Certaines ont tout simplement décidé de ne plus vendre leurs marchandises tandis que d’autres organisent des manifestations de protestation. Les autorités qui sont ainsi interpellées se mêlent à la danse et voici le maïs devenu une affaire d’Etat. Ventre affamé n’a point d’oreille. Et cela peut nuire à la politique, n’est-ce pas ?

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche 285

Du mercredi, 24 août 2005

Le changement, quand on y pense
Le journal déplore la lenteur que prend le nouveau pouvoir pour traduire dans les faits le  changement voulu par tous, notamment au niveau de  l’administration publique et sociétés d’Etat

«En effet, après trois bons mois au pouvoir les Togolais ne comprennent pas pourquoi on ne renouvelle pas les responsables de l’administration centrale. Au niveau des ministères, on s’attend à des changements  après la nomination des ministres : directeurs de cabinet, secrétaires généraux, directeurs des divisions et de service.

Dans nos préfectures, c’est la catastrophe. Des préfets impopulaires et décriés par les populations continuent de narguer tout le monde. Le cas d’Agou est révélateur de l’état d’esprit dans nos préfectures.

Et nos sociétés d’Etat ? Là aussi c’est l’immobilisme. Certains DG de nos sociétés usés par le temps manquent d’initiatives. L’impression qui se dégage est qu’il faut donner un nouveau  souffle  aux sociétés d’Etat en renouvelant leurs responsables.

Et nos représentations diplomatiques ? Là aussi c’est la routine. Certes, nos ambassades ne disposent pas de moyens. Mais cela n’explique pas  qu’on garde les mêmes au poste alors que les textes disent qu’après 5 ans passés dans une chancellerie on doit être remplacé

Au nom de quoi d’autres doivent passer leur retraite au poste alors que d’autres talents rongent leurs ongles au ministère des affaires étrangères et ailleurs » se demande notre confrère qui invite le chef de l’Etat et son premier ministre à exercer pleinement le pouvoir que le peuple leur a confié

Les Comptes impossibles de la  Coalition
Titre notre confrère dans sa manchette avec à l’appui les photos de Gilchrist Olympio, Yawovi Agboyibo, Kofi Yamgnane et Léopold Gnininvi.

A propos des comptes de campagne de la Coalition, le journal affirme qu’ils  n’auront jamais lieu, du moins dans la transparence qu’attendent les pauvres donateurs.

Et pour cause : «une campagne électorale ce n’est pas seulement ce que l’on voit : T-shirts, casquettes, gadgets, véhicules, carburant, etc. c’est aussi ce que l’on ne voit pas. Ainsi des comptes complets et clairs de la coalition les obligeraient à nous énumérer  les rubriques de dépenses suivantes :

1)       Conteneurs de coupe-coupe pour distribuer aux casseurs et pilleurs.
2)       Solde des mercenaires sierra léonais et libériens positionnés pour mettre Lomé à feu et à sang  n’eut été la rapide et salutaire intervention des forces de sécurité.
3)       Armes acheminées par bateau entier et saisies au Ghana où des procès ont lieu.
4)       Villas louées des mois d’avance à Comé au Bénin pour y prépositionner ceux qui seront chargés d’y accueillir et mettre en sécurité familles, parents et amis dès que le feu sera mis aux poudres à Lomé. Il s’agit de nos réfugiés sur lesquels le HCR et d’autres parasites du genre sont en train de faire leur beurre.
5)         Les différentes  missions  de contacts et de recrutement de mercenaires.
6)         L’enveloppe -  épaisse -  remise à l’envoyé spécial de RFI pour décrire la guerre qui n’eut pas lieu mais qu’il décrivit quand même avec zèle pour ne pas avoir à retourner son enveloppe »

            En conséquence, souligne t-il « l’opposition gardera bien ses secrets en réussissant encore une fois la prouesse de faire croire aux Rpétistes que dans leur foire d’empoigne, ils ont tout dit. Tout est transparent donc. Oui, ils sont et resteront toujours transparents les comptes impossibles de la Coalition »

Dialogue national :  On en reparle
Titre notre confrère à propos des consultations entreprises la semaine dernière par Faure Gnassingbé.

« A en juger par les déclarations faites par les uns et les autres à la sortie de l’audience présidentielle, on est loin d’un accord sur les trois points à l’ordre du jour » note La Dépêche qui commente les réactions des partis politiques (CAR, CDPA, RPT, CPP, PDR)  reçus par Faure Gnassingbé 

Diplomatie Togolaise  L’heure du Réveil
La Dépêche salut l’initiative du ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères,  Zarifou Ayéva qui a réuni du 17 au 19 août 2005 tous les ambassadeurs du Togo accrédités à l’extérieur pour journées de réflexions et d’échange. 

« L’initiative du gouvernement de réunir les ambassadeurs en y associant les anciens ambassadeurs est un signe probant du changement dans la diplomatie togolaise qui entend mobiliser toutes ses ressources humaines  et matérielles pour donner de notre pays sa vraie image  et non celle que l’on colporte sur lui » indique t-il

La Justice  Togolaise à la barre

Citant le président de la République qui,  lors de l’ouverture des travaux de l’atelier national de validation du programme de modernisation de la justice togolaise, déclarait : la justice doit être égale pour tous, aussi juste pour le misérable que pour le puissant ; le système judiciaire de notre pays a généré une nouvelle race d’auxiliaires judiciaires appelés démarcheurs judiciaires; la justice est trop lente et trop incertaine ; la justice togolaise est trop lente, trop corrompue et trop inégale !, notre confrère indique : « lorsqu’on entend ces qualificatifs très négatifs de la bouche d’un chef d’Etat, on ne peut que se réjouir et espérer attendre des changements. Nous n’en doutons pas. Mais il va falloir faire vite. Il se passe beaucoup d’anomalies au  sein de notre justice. Figurez-vous que dans notre pays quand vous avez un contentieux au tribunal avec un escroc libanais, chinois, malien, haoussa ou djerma, etc., vous êtes sûr de perdre le jugement non pas parce que vous avez tort, mais tout simplement parce que l’escroc étranger traîne derrière lui de puissants lobbies »

Politique d’apaisement et de réconciliation : Une délégation interministérielle a rassuré les populations de Sotouboua, Sokodé et Mango
« Le souvenir des troubles sociopolitiques qui ont marqué notre pays avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 24 avril 2005 est encore vivace dans les esprits. Intimidation, torture, menace de tout genre ont été le calvaire de certains compatriotes obligés enfin de compte, de se déplacer ou se réfugier hors de nos frontières. A qui la faute ? La responsabilité est partagée. Pour solder le passé et faire face à la reconstruction de notre chère Patrie, le gouvernement avec la bénédiction du président de la République a entrepris, depuis le début de mois d’août, une tournée dans les localités violemment atteintes par la crise.

Ainsi après les régions du Sud, la délégation interministérielle, composée de neuf ministères, s’est rendue dans le Nord du pays. L’objectif, est d’apporter à cette population, le message de paix, d’apaisement et surtout de réconciliation entre les fils d’une même nation. Il s’agit aussi de rassurer tout le monde que le Président Faure s’est résolument engagé dans un véritable processus de démocratisation de notre pays à travers  la liberté d’expression, et le respect de la dignité humaine » souligne le  confrère

Forum de la Semaine 87

Du lundi, 22 août 2005

Consultations en marge des 22 engagements de Bruxelles :Faure désavoue Kodjo
Constate notre confrère qui donne raison au Politologue et Journaliste Atsutsè Agbobli qui confiait le dimanche 14 août dernier sur les écrans d’une télévision privée, la TV7, dans l’émission ‘’ 7/7’’  que le Premier ministre Edem Kodjo est là par défaut.

« Toute la semaine dernière, Faure Gnassingbé a entamé des consultations avec la classe politique dans le cadre des 22 engagements de Bruxelles. On avait vu le CAR, la CDPA, la CPP, le PDR et le RPT passer au Palais de la présidence. Cela avait surpris les observateurs que ce ne soit pas le chef de gouvernement qui mène ces consultations comme on devrait s’y attendre. Cela ne relance pas moins l’importance du premier ministre Edem Kodjo dans la configuration de l’Exécutif actuel. Cela corrobore d’ailleurs ses propres propos lors de son passage devant les députés RPT. Il avait clairement laissé entendre qu’il jobbe pour Faure Gnassingbé : ‘’ … Même du papier cigarette ne peut passer entre nous’’ claironnait-il. On aurait cru que devenu si siamois de Faure Gnassingbé, Edem Kodjo aura une certaine marge de manœuvre qui lui fera au moins jouer dans ses cordes. Mais que nenni ! C’est une ignorance même de son poste et de son éventuel rôle » souligne le journal.

Descente policière à la résidence officielle du Président de la République togolaise à Paris :  Un nombre impressionnant de véhicules volés saisi
Pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette affaire de ‘’vols de voiture’’  dans laquelle un proche de la présidence de la République togolaise serait impliqué et suite à la mise au point de la présidence de la République togolaise qui s’est dite surprise d’apprendre (...) qu’un proche de la présidence togolaise serait impliqué dans une filière de voitures de locations volées, démantelés par la police française à Paris, Forum de la Semaine a mené ses investigations qui confirment l’arrestation d’un certain « BANTENDEO un transitaire de l’IFG (Ex OTP) au bureau de liaison de Paris, un proche du pouvoir,  Directeur de la société AXELOGIMA  qui serait actuellement sous les verrous à Paris ».

Selon notre confrère, « suite à cette arrestation, la Police a fait une descente à la Résidence Officielle du Président de la République à Paris, Avenue du Maréchal Monory où elle a saisi un nombre impressionnant de véhicules volés en instance d’être transférés dans un port pour embarquement vers l’Afrique notamment au Togo. De source proche de l’enquête, un fils de feu général Eyadema, Directeur d’une Société Import-Export et accessoirement transitaire de son état, installé à Lomé serait le cerveau de cette vaste entreprise de criminalité internationale »

« Il serait à notre avis urgent pour une question de transparence et de justice que le gouvernement fasse clairement la lumière sur cette affaire et punir les coupables si les faits révélés se trouvent vérifiés. C’est l’heure de l’épreuve de vérité pour Faure Gnassingbé. La nouvelle politique prônée par le jeune Président Faure, ne saurait s’accommoder à de telles pratiques mafieuses, qui risquent d’affecter l’image de son régime » estime notre confrère.

Crise togolaise :  Kokou Tozoun souffle le chaud : ‘’Les hommes de Dieu ont une part de responsabilité dans la situation actuelle du Togo’’
Titre notre  confrère qui réagit aux propos tenus par le ministre de la communication et de la formation civique, porte-parole du gouvernement, M. Biossey Kokou Tozoun au cours d’une émission sur la télévision nationale.

« Durant  le débat spectacle de Promotion, intitulé ‘’ salon des idées constructives au service du développement’’ sur la TVT le 17 Août dernier, rassemblant un panel d’hommes d’églises et de croyants, sur le thème du rôle des hommes d’église dans la réalisation de l’objectif de réconciliation nationale, la parole fut donnée au Ministre Kokou Tozoun pour conclure. Fort heureusement, il reconnut que tous les hommes sont créés à l’image de Dieu et que le monde était régit par deux forces opposées, le Bien et le Mal qui doivent ‘’ survivre’’ et se ‘’ combattre’’. Reconnaissant que chaque être humain a la capacité de faire dominer le bien sur le mal, il déclara que : ‘’ les hommes de Dieu ont une part de responsabilité dans la situation actuelle du Togo’’. Pour lui, il considère que si l’homme de Dieu prend position dans le débat politique, il n’est plus crédible. ‘’ Les hommes d’églises sont autant divisés que les politiques, il faut donc se remettre en cause au niveau des églises et des politiques’’.

Les hommes de Dieu ont-ils jamais prôné la haine, la division au Togo ? Les hommes de Dieu sont autant divisés que les hommes politiques ? Les hommes ont toujours éprouvé sur des questions diverses, des opinions divergentes. Cela ne fait pas néanmoins d’eux des ennemis.

Ce qui est plutôt déplorable chez les hommes de Dieu, c’est une tendance actuelle de certaines sectes à s’allier à un pouvoir rétrograde pour garnir leur compte en banque » note le journal pour qui « il serait illogique et d’une remarquable hypocrisie de ne pas reconnaître aux hommes de Dieu leurs messages de paix qui ont plusieurs fois sauvé ce pays du chaos ».

«Quelle prière adresser alors à Dieu ? Implorer le malheur sur le Togo ? La misère au Togo est-elle un bail renouvelable ? » se demande mon confrère.

Modernisation de la justice togolaise : Faure Gnassingbé sacrifie les principaux maux sur l’autel d’un beau discours
Estime notre confrère. Commentant le discours prononcé par ‘’le Président de fait de la République togolaise’’ lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier national de validation du programme de modernisation de la justice au Togo à l’Hôtel Corinthia 2 Février réagissant à l’appel lancé celui-ci,  votre responsabilité est de faire toutes les propositions que vous jugerez utiles pour corriger tous les dysfonctionnements de l’appareil judiciaire de notre pays Forum de la Semaine indique : « nous pensons qu’il est du devoir de tous les citoyens soucieux du développement de la cité d’apporter sa petite contribution pour l’accomplissement de ces vœux. Pour ce faire, il est urgent de rappeler que M. Faure Gnassingbé a sacrifié les principaux maux de notre justice sur l’autel d’un beau discours. Car tous les maux énumérés ne sont que les symptômes des deux principaux qui sont la politisation à outrance et la tribalisation de l’appareil judiciaire togolais ».

S’agissant de la politisation de l’appareil judiciaire, le confrère indique : «la principale condition pour accéder à des postes consiste à démontrer avec vigueur qu’on est animé d’un zèle authentique de militantisme outré au sein du parti au pouvoir et accepter de piétiner les textes de lois pour plaire aux autorités politiques quitte à rendre des verdicts scandaleux. C’est ainsi que des Magistrats n’hésitent pas à citer point par point les propos des autorités politiques les exhortant à jeter au gnouf des leaders de l’opposition et des journalistes jugés trop critiques vis-à-vis du système politique en place »

Et concernant la tribalisation de la justice, le journal cite des exemples qui démontrent à suffisance que l’appareil judiciaire togolais est ‘’tribalisé’’.

« La plupart des procès verbaux sont préparés dans les commissariats de Lomé, et surtout à la Direction générale de la Police nationale par l’OPA Karbou Agoura Alain (Kabyè) et le Brigadier Kézié (Kabyè) sous l’impulsion du tout puissant Directeur général de la Police Néyo Takougnadi (Kabyè). Le dossier fini est remis au juge d’Instruction qui n’est autre que Pawélé Sogowou (Kabyè) qui mène ses investigations à sa manière avant de le remettre au Procureur de la République, ici Robert Baoubadi Bakaï (Kabyè) qui devait étudier à charge et à décharge le dossier mais choisit la voix qui peut plaire au pouvoir avant que le Président du Tribunal de Première Instance (l’actuel a pour nom Kouyou Tchodié, un Kabyè) n’enrôle le dossier.

Si le jugement rendu ne satisfait pas, le plaignant se confrontera à la seconde instance à cette barrière ethnique où siègent en puissance un certain Dabré Gbandjaba (Moba) comme Procureur général, un fidèle serviteur du système en place et, pis encore, l’affaire doit repasser devant une barre où siège en puissance un autre qui a fait ses preuves en matière de piétinement des lois de la République, le Président de la Cour d’Appel, Abalo Pétchlélébia (Kabyè) »

L’opposition togolaise face aux défis de la mise en application des 22 engagements
Rappelant la longue marche de l’opposition togolaise depuis l’amorce du processus démocratique en 1990 en passant par la récente présidentielle d’avril 2005 sur fond de suspicion,  de paradoxes communicationnels, de pannes constantes de prises de décisions conséquentes, de divisions, d’intrigues et  de revendications partisanes au grand dam du peuple désabusé et vu que dans le cadre de la relance du dialogue, Faure Gnassingbé consulte séparément les partis de la coalition, le confrère se demande «à quand donc au Togo et pour les togolais l’avènement d’une opposition solidaire responsable et soucieuse ? » Pour le journal, «la mise en application des 22  engagements doit constituer pour l’opposition togolaise une dernière aubaine pour soulager les souffrances du peuple togolais et ainsi augurer véritablement l’ère du changement »

Forum de la Semaine 88

Du jeudi, 25 août 2005

Bassam El-Najjar sur la sellette :   Les déclarants en douanes accusent la SIG de leur avoir soutiré  frauduleusement plus de 1 milliard de F CFA
Forum de la Semaine revient à la charge sur ce dossier- qui l’a entraîné en justice (l’affaire y est pendante)-  pour faire l’écho du ras-le-bol du collectif des syndicats des déclarants en douane appuyé par l’Association des Importateurs et Vendeurs des Véhicules d’Occasions (ASIMVOC) qui se sont soulevés contre les pratiques de ce Libanais hors pair, cet  ‘’Agouda’’ (comme on les appelle en langue locale) adressant des lettres aux autorités du pays et précisant même les points croustillants des activités de cet homme qui se comporte comme,  dirait l’autre, en territoire conquis.

« On ne comprend pas qu’au moment où les Togolais tirent le diable par la queue, un expatrié puisse trôner sur cette montagne d’argent. Le document parle de 25.000 véhicules sur lesquels les déclarants en douanes ont versé la rondelette somme de un milliard cinquante quatre millions huit cent trente un mille (1.054.831.000) francs CFA à la SGI et pire encore précisent-ils ‘’ sans compter les recettes des années 2003 et 2004’’.

Que se passe-t-il donc dans ce secteur pour que de telles pratiques malgré qu’elles soient dénoncées par les principaux prestataires continuent par avoir cours jusqu’à ce que les choses ne dégénèrent ? », s’interroge notre confrère 


Forum de la Semaine
convoqué au Palais de justice de Lomé

Acte 1, Mardi 23 août 2005  Convocation au Parquet de la République
Robert BAKAÏ :
«  Les Kabyés sont incontournables en première instance »...

Acte II, mercredi 24 août 2005 
Assignation de Forum de la Semaine devant le Tribunal de 1ère Instance de Lomé par Bassam El-Najjar, fort de ses soutiens politiques

C’est ce l’on lit en gros plan à la Une de notre confrère avec la photo du procureur de la République Robert BAKAÏ

S’agissant de ce qu’il appelle Acte 1, notre confrère nous parle des  invectives qu’il a dû subir dans le bureau du procureur convoqué pour un article. Voici plutôt sans commentaire ce qui s’était passé

« Suite à l’article intitulé  Modernisation de la Justice togolaise : Faure Gnassingbé sacrifie les principaux maux sur l’autel d’un beau discours, paru dans notre édition du lundi dernier (Forum de la Semaine N° 87 du 22 Août 2005/page 4) notre Directeur de publication a été convoqué expressément le lundi vers 11 heures à se présenter au bureau du Procureur de la République, M. Robert Baoubadi Bakaï le même jour à 16 heures. A la question de savoir pour quel motif, M. Bakaï a répondu : Pour votre fameux article sur le soi-disant tribalisation de l’appareil judiciaire 

Arrivé au rendez-vous, le Procureur de la République a estimé qu’il a reçu plusieurs coups de fil de gens très furieux contre l’article en question qu’il trouve d’ailleurs  injuste, xénophobe et tribaliste…  avant d’ajouter : Vous avez parlé de moi, je l’accepte car je vous trouve trop bas pour vous répondre. Poursuivant ses invectives, M. Bakaï a déclaré que  les Kabyè sont incontournables en première instance car ils sont là par mérite.   Prenez Abalo Pétchélébia, il est noté, prenez d’autres Magistrats, ils sont notés et allez fouiller les dossiers de vos frères que vous pensez qu’ils peuvent nous remplacer pour voir ce qui les bloquent  a-t-il lancé à l’endroit de notre Directeur de Publication accompagné du Secrétaire de la Rédaction avant de poursuivre, dans sa suffisance,  Et que dites-vous à propos de la Cour Suprême qui est  monopolisée par une ethnie voire une famille ? Et le barreau monopolisé par les gens de l’Est pendant des années ? Lors de l’élection au bâtonnât, un Kabyè a osé se présenter, on lui a dit : retire ta candidature car, ici c’est notre chasse gardée.

Sur ce, notre Directeur de Publication a répondu qu’il n’est nullement animé de haine contre qui que ce soit mais que, c’est une simple opinion émise et si d’aventure la Cour Suprême est monopolisée par  toute une famille  ce n’est non plus normal dans une République. Seulement c’est contrastant de voir que les gens sont là par mérite  et qu’en même temps  toute une famille ose monopoliser la Cour Suprême.

C’est aussi très contrastant de constater qu’au moment où le Procureur de la République nous traite de  xénophobe, tribaliste  parce que nous avons osé apporter notre contribution à l’édification d’une République normale, lui-même surestime une ethnie par rapport aux autres en estimant qu’  elle est   incontournable en première instance.

Le Procureur de la République a terminé en disant que  les gens sont très fâchés à propos de l’article et il ne sait pas ce qu’ils vont faire…  avant d’estimer que ce sont ses collègues qui veulent leurs places qui ont trouvé ces moyens pour faire passer leurs désirs »

S’agissant de l’acte 2, il nous parle de son assignation et de sa comparution le mercredi 24 août dernier devant le tribunal de Lomé.

Après avoir rappelé que suite à un article, Bassam El-Najjar escroque, rackette et vole au Port Autonome de Lomé  qu’il a publié dans son édition N°86  dévoilant la manière dont certains expatriés fort des soutiens politiques dont ils bénéficient de la part de certaines personnes haut placées agissent au Togo comme en territoire conquis en mettant à terre l’économie de notre pays et en grugeant le pauvre contribuable qu’il a été cité à comparaître, le journal nous décrit l’ambiance qui régnait ce jour dans la grande salle d’audience du Palais de Justice de Lomé.

« Pour connaître ce dossier hier mercredi 24 août, le Tribunal était composé des juges Ayim Palamwé (Président), Dodjro Komlan sur dans le rôle du Ministère public tandis que le greffe est assumé par Me Voedjo. Me Tchalim Tchitchao, l’avocat de l’Etat, assistant la partie civile étant absent, a téléphoné à l’un de ses confrères de « se faire constituer à nouveau et de demander le renvoi du dossier pour paiement d’une caution à sa place». Caution que le Président de céans a, après consultation du Ministère public, fixé à 50 000 F CFA et renvoyé l’affaire sur le 14 septembre prochain.

Forum de la Semaine était assisté d’une quinzaine d’avocats constituant la crème du barreau de Lomé entre autres, le Bâtonnier Yawovi Agboyibo, Me Hegbor Gahoun, Me Lawson-Wodé, Me Paul Apévon, Me Jonas Sokpoh, Me Amékoudji, Me Lionel Sanvee, Me Edorh Komahey, Me Afangbédji, Me Kavégé, Me Claude Adama, Me Amadou Yacoubou, Me Koffimessah Dévotsu constituant… l’avant-garde de la défense des libertés publiques dans notre pays » rapporte t-il

Arrestation arbitraire des responsables d’ONG pour trafic de vivres : Le Représentant Résident du PNUD au Togo fait preuve de légèreté
Le journal s’insurge contre l’arrestation de Mme Félicité KOUBLANOU, présidente du Conseil d’Administration de l’ONG la Colombe de Vogan, de M. Louis BLEBLENOU de l’OCDI et de M. AT A YI de la Croix Rouge d’Anèho pour trafic de vivres alors que ceux-ci venaient en aide en vivres aux personnes déplacées et accuse le représentant du PNUD de légèreté dans le traitement de ce dossier.

« Alors que l’OSAT et le Centre de Traitement de Renseignements ont vivement accusé l’OCDI, l’ONG le Colombe et la Croix Rouge de trafic de vivres mis à leur disposition par le Programme Alimentaire Mondiale (PAM), le Représentant résident de PNUD au Togo M. Fidèle SARASORO a fait preuve de légèreté dans une interview accordée à la TVT en déclarant qu’il y avait un malentendu entre les autorités et certaines ONG de développement » indique t-il

Scandale !   Un député togolais surpris en flagrant délit d’adultère avec une femme mariée
Indique notre confrère dans son billet confidentiel.
« Un député togolais (et ce n’est pas n’importe lequel), a des relations extraconjugales avec une dame mariée, mère de trois enfants en fonction à la BTD de Lomé (Banque Togolaise de Développement) et habitant à Atikoumé-Klikamé.

Ce député a un poste de responsabilité au sein du parlement et cette relation suscite de vifs remous au sein des deux familles et de la société. Ce comportement n’est pas décent et digne de ce poste qu’occupe ce monsieur quant on sait qu’il a une famille et des enfants qu’il doit respecter et qu’il a été de surcroît l’objet d’un avertissement de la part de l’amant de sa maîtresse qui lui aurait donné un coup de fil pour le menacer et le mettre en garde afin de rompre cette relation ambiguë.

Nos lecteurs remarqueront que par mesure d’indulgence, il a été sciemment omis les noms du monsieur et de la dame, acteurs principaux de cet imbroglio sentimental. C’est dans le souci de calmer définitivement leur obsession et leur ardeur sexuelles pour leur bonheur à eux deux, et celui de leurs foyers respectifs. Autant notre cher député est invité à ranger son ‘’ appareil’’, autant notre dame de la BTD est priée de s’adonner plus à l’éducation de ses 3 enfants» souligne notre confrère qui dit suivre de très ce dossier et revenir avec précision (nom et prénoms) au cas où le fameux couple du député et de la banquière n’obtempérait  pas  

Constat : L’économie togolaise pendant 40 ans a servi davantage les intérêts du pouvoir que ceux de la population
Note le journal qui indique le procédé par lequel les dirigeants togolais et les bailleurs de fonds du Togo ont pillé les richesses du pays le laissant au bord du gouffre.

Ce procédé met en présence trois acteurs «le bailleur de fonds, un projet pharaonique confié à un grand groupe international ou des matières premières qui sont écoulées sur le marché international, et un Etat dirigé par un système dictatorial dont les tenants poursuivent un enrichissement personnel »

« Cette situation a entraîné la faillite de l’Etat togolais plongeant ainsi le pays dans une crise sans précédent. Paradoxalement au moment même de cette faillite, on constate des fortunes privées colossales, comme le souligne Gilles La Barthe dans son livre ‘’ Le Togo, de l’esclavage au libéralisme mafieux’’. ‘’ Où sont passés les millions ?’’ s’interroge-t-il. Dans les banques suisses certainement. La fortune personnelle d’Eyadema et de la famille Gnassingbé accumulée par ces procédés permettrait, suivant des indiscrétions, de solder la dette togolaise, puisqu’elle en est un multiple. Aujourd’hui cette fortune serait gérée par son fils Faure Gnassingbé » souligne le journal qui ajoute à ces procédés : la mauvaise orientation et la gestion calamiteuse des affaires, la corruption.

Pour Forum de la Semaine « tous ces éléments montrent bien que la raison de la décadence de l’économie togolaise est à chercher ailleurs que dans le gel de la coopération économique avec l’Union européenne »

Carrefour 442

Du jeudi, 25 août 2005

De la réconciliation sincère au Togo : Identifier les racines du mal  et proposer des solutions audacieuses
Tout en saluant les initiatives prises ça et là ou qui sont entrain d’être prises tendant à l’apaisement et à la réconciliation nationale, Carrefour pense que pour véritablement pacifier les cœurs des Togolais, il va falloir que les responsabilités soient situées et que les auteurs des violences- qui sont d’ailleurs identifiés par les différents rapports- présentent des excuses à leurs victimes.

« D’abord, avant qu’il y ait pardon, il faut que ce soit les auteurs des violences qui s’excusent de leurs actes auprès des victimes.

Il faut avec courage restituer les responsabilités, clarifier les circonstances qui ont occasionné les contestations (réprimées avec sévérité) et identifier les coupables. Pas dans un souci de vengeance, mais plutôt de restauration de la vérité historique. Afin que le Togo conjure à jamais ces situations dans son avenir commun dans l’ère de la démocratie.

Il faut ensuite penser à dédommager les victimes reconnues et les restaurer dans leurs dignités. C’est au nom d’une certaine forme d’Etat que les gens ont eu à souffrir, et c’est le même Etat qui leur doit réparations légitimes »  estime le journal.

En conséquence, propose t-il, «tout  cela peut se faire dans une atmosphère de sérénité et d’honnêteté, par une  commission vérité, justice et réconciliation. Sans  passion et sans haine, tout le monde sera appelé à témoigner, à vider sa bile et se délivrer de ce qui l’oppresse. Alors seulement, réhabilitée, la victime sera disposée à pardonner à son bourreau d’hier »

La question togolaise se transporte encore  devant l’Union Européenne : Le gouvernement et l’opposition à Bruxelles le lundi 29 août
Titre Carrefour  dans sa manchette. Soulignant que malgré la prétendue souveraineté dont se prévalent les détenteurs du pouvoir au Togo, c’est Union européenne qui a toujours son mot à dire sur ce qui se passe au Togo, le journal indique que  « c’est sur le volet des droits de l’homme que l’UE convoque le gouvernement et l’opposition à venir s’expliquer à Bruxelles le lundi 29 août prochain. L’opposition sera représentée à Bruxelles par Me Yawovi Agboyibo du Comité d’action pour le renouveau et son alter ego Gilchrist Olympio de l’Union des forces du changement » et présage ce que chacun des protagonistes de la crise dira aux eurodéputés, l’éternelle dispute sur les responsabilités des violences postélectorales et le refus de partage du pouvoir. Outre les deux protagonistes de la crise, il y aura, selon le confrère, une délégation de l’Amnesty International.

Le président Faure Gnassingbé a fait un état des lieux sans complaisance ‘’La justice togolaise est trop corrompue et trop inégale’’
A lui de passer maintenant aux mesures idoines

Estime de son côté Carrefour à propos du diagnostic fait par le président  Faure Gnassingbé dans son discours d’ouverture des travaux de l’atelier national de validation du programme de modernisation de la justice.

« Une telle franchise de la part du nouveau président séduit. Seulement il faut passer des mots aux actes concrets de rectification. Pour rendre une justice juste, il faut d’abord que le juge soit libre de toutes pressions qui lui tomberaient d’en haut. Le nouveau pouvoir doit commencer par laisser les magistrats rendre la justice uniquement selon seulement la loi et leurs intimes convictions. Le président Faure Gnassingbé s’engage-t-il à mettre fin aux nominations et promotions par complaisance ? » se demande le confrère.

Le confrère Forum de la Semaine assigné en justice par l’homme d’affaires libanais Bassam El-Najjar  L’audience reportée au 14 septembre
Titre de son côté notre confrère. « Monsieur Bassam El-Najjar a posé un acte de courage en portant plainte contre le confrère ‘’Forum de la Semaine’’. C’est bien. Mais à présent c’est toute la presse togolaise qu’il aura sur le dos.

La presse togolaise qui a su résister à la toute puissance de l’Etat togolais ne saura se laisser intimider par un quelconque homme d’affaires, se nommât-il Bassam El-Najjar et si puissant fût-il », écrit mon confrère.

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 64

Du vendredi, 26 août 2005

Rencontre de Bruxelles sur le Togo : La présence du Cdt Akila Esso Boko annoncée
Annonce Le Canard Indépendant dans sa manchette avec la photo de l’ancien ministre de l’intérieur, le chef d’Escadron François Akila Boko. A propos de la rencontre de lundi 29 août à Bruxelles, le journal indique, de source bien informée à Paris,  que outre Me Yawovi Agboyibo qui a quitté Lomé ce jeudi 25 août dernier pour Bruxelles via Paris et Gilchrist Olympio, « l’ancien Ministre de la Sécurité, le Cdt François Boko, exilé à Paris, sera également présent à cette réunion tout comme certains responsables d’organisations nationales et internationales de défense de droits de l’Homme » avec  un document de 14 pages qui reprend ses propositions pour une sortie de crise au Togo.

Dialogue national : Un leader de l’UFC discrètement reçu à la présidence
Indique notre confrère. Il s’agit du 3e  vice-président de l’UFC, M. Patrick Lawson qui se serait rendu discrètement à la présidence de la République où il a été reçu longuement  par M. Pitang Tchalla, Conseiller à la Présidence.

« Aucune information n’a filtré de cette rencontre. Contrairement aux autres partis, l’UFC n’a pas informé l’opinion sur cette rencontre alors que la veille, elle avait refusé de rencontrer officiellement le Président de la République » souligne le journal qui se dit « surpris par cette attitude de l’UFC qui hier se montrait sceptique sur des chances de réussite d’un dialogue avec le RPT, mais aujourd’hui, cherche à négocier seule avec le pouvoir, cherchant à marginaliser les autres formations de l’opposition »

Poursuite de la mise en œuvre des 22 engagements :L’Assemblée Nationale procède à la nomination de membres à la HAAC
« Petite  surprise à l’Assemblée Nationale à l’occasion de la nomination des membres à la HAAC. Non seulement les députés ont tenu à faire représenter les organisations de presse privée et publique. Mais aussi, ils n’ont guère tremblé pour choisir sur une liste de six, un journaliste critique vis-à-vis du pouvoir. Confirmation d’un souci réitéré d’ouverture…. », relève notre confrère qui rend compte du déroulement du vote qui a abouti à l’élection de Filip Evégno

Visite d’amitié du président Bissau Guinéen au Togo : Les dessous de carte
La prompte visite de Nino Viera au Togo a suscité des interrogations au sein d’une certaine opinion togolaise. Le Canard Indépendant  tente ici de donner les raisons qui, selon lui, auraient milité en faveur de cette visite surprise (1ère après son élection).

« Mais si le nouveau chef d’Etat Bissau guinéen a choisi le Togo pour sa première  sortie, nombre de raisons semblent expliquer et justifier l’acte.

Au fort de la crise qui a secoué la Guinée Bissau, avec l’entrée en rébellion du général Ansumane Mané, le président Joao Bernado Vieira a essuyé les pires difficultés politiques qui l’ont finalement contraint à quitter le pays. Au fort de cette crise, l’implication du général Eyadema dans la recherche de solution a été déterminante. Le président Vieira en personne n’a eu son salut que par et à travers les médiations du général Eyadema auprès de la rébellion décidée à en finir avec Vieira.  

Une autre raison qui explique la visite du président Bissau guinéen, a trait aux récents soubresauts qu’a connus le Togo, après la disparition brutale du général Eyadema. Même s’il peut s’expliquer comme un geste de compassion et de solidarité envers son homologue togolais, Faure Gnassingbé, le voyage de Nino Vieira peut être également interprété comme un signe de reconnaissance à un homme qui a su progressivement rétablir l’ordre, après des mois de  tempête politique  qui aurait pu basculer le pays dans le chaos » indique t-il.

Descente des autorités municipales dans les rues de Lomé : Les effets des menuisiers saisis
« Les autorités municipales ont  fait une incursion le 19 août dernier dans les rues de la capitale où les menuisiers ont  vu leurs cercueils, meubles, cadres et autres objets saisis. Cette décision fait suite, selon les explications du directeur adjoint du service technique de la ville de Lomé, Monsieur Bassim Souyè Eyamtchaki, à un communiqué de la mairie qui sommait les menuisiers de ne plus encombrer les trottoirs  avec l’exposition anarchique de leur article » indique notre confrère qui se demande : « après tout, si on créait un marché des meubles, cela n’arrangerait-il pas et les autorités municipales et les artisans ? »

Bradage du P.V.O  du port Autonome de Lomé aux Libanais : Inquiétudes et mécontentement des importateurs togolais. Les Autorités compétentes interpellées
Titre  notre confrère qui évoque le soulèvement en début de semaine des  importateurs, vendeurs, revendeurs, déclarants en douane et autres transitaires suite à la décision des autorités portuaires de céder le seul parc du Port aux privés notamment Libanais (à  un certain Bassam El-Najjar qui vient d’ailleurs d’assigner Forum de la Semaine en justice)

« Ce qui se passe au P.V.O (Parcs des Véhicules d’Occasion) est assez grave et risque de dépasser l’entendement humain. En aucun cas, des Togolais ne peuvent jamais se comporter ainsi au Liban ou même ailleurs à travers le monde. Mais malheureusement, la triste réalité est que le Togo est devenu un panier à crabes où les Libanais et autres Ibo viennent faire la loi. Les fils du pays, les véritables se sentent étrangers chez eux. Ce qui encourage un exode massif vers des pays étrangers.

A cet effet, la situation actuelle qui prévaut au P.V.O qui abrite environ 10.000 personnes (importateurs, vendeurs, revendeurs et revendeuses toutes catégories confondues), interpelle sérieusement les autorités pour le bonheur des citoyens qui n’ont besoin pour le moment pour survivre que du pain quotidien,  avant toute chose » souligne le journal

Filip EVEGNO : ‘’L’homme de TV2’’ à la HAAC
L’homme en question (ce pseudonyme lui a été donné par feu Président Eyadema suite à une émission-débat à laquelle il avait participé sur la Télévision deuxième TV2 ; et s’était retrouvé le lendemain à Lomé 2 devant le chef de l’Etat pour les propos tenus), c’est le Directeur de publication de Le Point de la semaine, Filip Mawoussi Kokou EVEGNO qui vient d’être élu nouveau membre de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) par l’Assemblée nationale réunie le jeudi 25 août