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Revue de
presse de la semaine du
16 au 22
août 2005
Par
Daniel Garidan |
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Le
Combat du peuple
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N°511
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Du mardi, 16 août 2005
Ombre &
Lumière : L’UFC et la stratégie de
tout ou rien - Me Yawovi Agboyibo
n’a rien compris
Titre à la Une Le Combat du Peuple avec à
l’appui la photo du ‘’Bélier Noir’’ de Kouvé Me Yawovi Agboyibo.
Jetant un regard sur le parcours des deux hommes politiques, l’un fils d’un
ancien président de la République et l’autre issu d’un milieu modeste et la
philosophie qui sous-tend leur formation politique « l’UFC de Gilchrist Olympio
réputée un parti radical qui use d’un radicalisme suicidaire », « le CAR de Me
Yawovi Agboyibo réputé parti modéré très porté sur le dialogue et prêt à tous
les compromis » dont « la stratégie et la vision politiques de l’un et de
l’autre ne sont pas conciliables » le journal note : « et pourtant, c’est ce qui
s’était paradoxalement passé. Si on est arrivé à cet attelage contre-nature,
c’est tout simplement par calcul politique. Me Agboyibo savait que le mythe de
Gilchrist Olympio est tel qu’il ne peut pas s’opposer à visage découvert à lui.
Il a dû se résoudre à aller sur son terrain, celui du radicalisme, à l’aider et
après, tirer les dividendes, persuadé que le régime Eyadema même après la mort
du géniteur, n’est pas prêt à passer la main à un Olympio pour des raisons
historiques évidentes.
Me Agboyibo a donc pris le risque d’appuyer la candidature unique de l’UFC et de
conduire une campagne selon les méthodes et la couleur de ce parti. Au finish,
Agboyibo était naturellement et de droit, celui qui doit panser les plaies en
prenant la Primature. Mais pour Gilchrist Olympio, il n’est pas question de
laisser Agboyibo ramasser les lauriers. Il faut monter les enchères et surtout
faire peur. Agboyibo n’a pas compris qu’à un moment dans la vie, chaque homme
doit faire un choix et l’assumer seul. Il a voulu jouer pour et contre tous. Et
il a perdu. Mais au lieu de comprendre qu’il a pris un risque inutile avec
Gilchrist Olympio, il se retourne contre son adversaire héréditaire, Edem Kodjo,
qu’il accuse d’avoir placé des peaux de banane. Cette fois, Kodjo a été correct,
c’est Agboyibo qui n’a pas été à la hauteur. Aujourd’hui, il broie du noir.
D’abord en dénonçant le camouflet de Gilchrist Olympio qui s’en va une deuxième
fois rencontrer Faure sans daigner les consulter dans la Coalition. En outre, il
s’insurge contre Gnininvi qui publie un bilan financier qui pose problème. Que
dire, sinon que Me Agboyibo, malgré toute son intelligence, N’A RIEN COMPRIS »
Scandale juridico-financier
Plus de 700 millions de F CFA détournés à
ECOBANK-Togo Le Parquet d’Instance et
le Parquet Général doivent cesser leur passe-passe suspect
Le confrère revient sur cette affaire dont a fait cas
Nouvel Echo la semaine dernière et rend compte du déroulement du procès
qui a eu lieu le 10 août dernier au palais de justice de Lomé.
« Dans ce qu’on peut désormais appeler le dossier Kpadénou et consorts contre
ECOBANK-Togo, on parle déjà de pots-de-vin et de gros sous qui ont été
distribués à certains hauts responsables. C’est pourquoi la grande question
reste de savoir pourquoi le Parquet d’instance et le Parquet général se livrent
à des passe-passe suspects ?
En effet, on ne comprend pas qu’on maintienne en prison des voleurs de poulets
c’est-à-dire des auteurs de petits larcins qui ne font pas directement du tort à
la République, tandis qu’on s’organise pour libérer sans caution des prévenus
qui ont reconnu avoir détourné 63.000.000 F CFA et sur qui pèsent de fortes
présomptions de détournement de plus 700.000.000 F CFA.
Dans un tout autre registre, les Juges appelés à dire le droit dans ce dossier
ne doivent pas perdre de vue que ECOBANK est une banque régionale et que notre
pays risque de se trouver sur le banc des accusés au Conseil d’Administration
s’ils font preuve d’indulgence injustifiée envers des agents dont les actes
délictuels portent de graves préjudices à cette Banque » souligne t-il.
Substitution de compétence et crise
de confiance : Le torchon brûle à la
coalition
Le journal revient sur la crise qui mine la Coalition
au sujet de la gestion des fonds de la campagne. Reprenant les deux communiqués
rendus publics par le directeur de la campagne le prof. Gnininvi et le
Coordinateur Général de la Coalition Me Yawovi Agboyibo, le confrère indique :
« la coalition, si elle existe encore, est au bord de l’implosion. Elle n’a pas
résisté à l’épreuve de la transparence pour laquelle les partis qui la
constituent interpellent chaque jour nos gouvernants. Le constat est triste,
poignant mais malheureusement réel»
Perspectives
Les grands chantiers politiques de Faure
Dialogue politique et dialogue social : Mode d’emploi
Pour Le Combat du Peuple si les violences
qui ont émaillé le processus électoral jusqu’au scrutin du 24 avril ont atteint
des proportions inégalées, « c’est parce que pendant longtemps les citoyens
togolais, tous à des degrés divers, ont avalé trop de couleuvres ». Et c’est
face à ce constat et conscientes de leur responsabilité que les nouvelles
autorités s’organisent pour répondre aux aspirations des Togolais. C’est ainsi
que, indique t-il, des sources bien informées, qu’elles s’apprêtent à reprendre
dans les jours à venir le dialogue politique et parallèlement, fait nouveau, le
dialogue social qui va aussi s’ouvrir.
«En s’apprêtant à ouvrir un dialogue social parallèlement au dialogue politique,
Faure Gnassingbé innove et cherche à régler les problèmes des Togolais au fond »
car « le dialogue social est très important puisque même dans les pays
développés de vieilles traditions démocratiques, le dialogue social est
permanent voire privilégié ». note t-il
En conséquence, estime le journal, « il appartient aux uns et
aux autres de faire preuve de discernement, de responsabilité et de patriotisme.
Car le changement ce n’est pas une page de journal ou de livre qu’on peut
tourner tout d’un coup. Le changement est dynamique et évolue dans le temps et
dans l’espace. Ce qui est cependant important sur ce plan, c’est la volonté
politique et la détermination à avancer et à résoudre les problèmes au fur et à
mesure»
Le Procureur Gbandjaba, un Magistrat pas comme les autres
«Le Procureur Général Dabré Gbandjaba serait-il vraiment un magistrat pas
comme les autres comme le pensent beaucoup de ceux qui le connaissent» se
demande notre confrère qui dénonce l’intrusion de ce magistrat dans une affaire
qui le regarde.
Suite aux dérapages de la
TV-Zion, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris
une décision suspendant cette chaîne privée d’émission pour quinze jours. Afin
de veiller au respect de cette décision et à son exécution, le Président de la
HAAC avait requis et obtenu du procureur de la République une assistance des
forces de l’ordre qui devraient se positionner à la station de TV-Zion durant
les quinze jours de suspension. Mais, selon notre confrère, « le Procureur
Général Dabré Gbandjaba serait intervenu pour enjoindre aux agents de vider les
lieux».
De quel droit cet homme se permet-il de se comporter
comme il le fait ? » se demande notre confrère. « À la justice, chaque
magistrat a son domaine de compétence et le devoir de s’en tenir. Celui qui
outrepasse ses compétences pour empiéter sur celles des autres est tout
simplement un hors-la-loi.
Dans l’un de nos récents articles, nous avions parlé de l’insubordination de
Gbandjaba aux lois de la République. Il vient de confirmer ces propos en
méconnaissant l’autorité d’une institution régulièrement constituée. Il s’agit
d’un défi à une institution de la République et c’est grave. Gbandjaba et ses
pareils doivent comprendre que les temps ont changé et qu’il n’y a plus de place
pour le non droit au Togo » souligne le journal.
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La Dépêche
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N° |
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Du mercredi, 17 août 2005
100 jours du président Faure
L’espoir est permis
La Dépêche note,
«n’en déplaise aux prophètes de mauvais augures » que les promesses faites
par Faure Gnassingbé au peuple lors de sa campagne électorale sont entrain
de se concrétiser. Ainsi, il cite la libération des prisonniers parmi
lesquels le plus vieux prisonnier le colonel Djoua, le retour de certains
exiles politiques, les colonels Assih et Bitenéwé, le retour de quelque
réfugiés le 12 août dernier, la cessation des motions injurieuses sur les
médias d’Etat, le dégel des avancements des fonctionnaires etc. Autant dire
que « les premiers cent jours du président Faure sont donc positifs au
regard d’un passif qui avouons-le était lourd. En politique, seule la
volonté peut permettre de venir à bout des problèmes si importants
soient-ils. Faure et son premier ministre font montre d’être animes d’une
volonté a toute épreuve. »
Concours d’entrée
à l’ENA : Où se trouve le
tribalisme ?
Se demande mon confrère qui réagit à
Liberté Hebdo qui,
dans sa dernière parution et dans un article
intitulé
La
réconciliation nationale en question Concours d’entrée à l’ENA sur fond de
tribalisme avéré
« Lorsque notre confrère ‘’Liberté Hebdo’’ écrit dans ses
colonnes que sur 100 agents dans un service, vous trouverez 25
originaires du sud la où au même moment vous dénombrez 75 originaires du
nord, il s’agi tout simplement d’une affirmation inexacte dès lors que
notre confrère ne nous donne pas d’exemple précis.
Cet article nous a interpellé et nous avons voulu savoir si le gouvernement
Faure Gnassingbé qui prône depuis son arrivée la réconciliation nationale
pourrait encore gouverner en tirant sur la corde du tribalisme. Et lorsque
nous avons fouillé, nous nous sommes rendus compte qu’il n’en était rien du
tout. Après avoir écouté les résultats du concours, l’auteur de l’article
aurait pu se donner la peine de se rendre au ministère du Travail, de
l’Emploi et de la Fonction Publique ou à l’Ecole Nationale d’Administration
pour s’informer. Mais non ! Aussitôt après avoir suivi la publication des
résultats, il a pris sa plume pour s’en prendre à nos autorités. Comment
comprendre qu’après un concours dont 100% des candidats sont admis, qu’on
puisse dire qu’on a organisé le tribalisme ? En effet sur 39 inscrits pour
les deux cycles (13 pour le cycle II et 26 pour le cycle III), personne n’a
été recalé. Et pourtant notre confrère n’a pas hésité à écrire : Le
dernier concours d’entrée à l’Ecole National d’Administration (ENA) cycle II
promotion 2005-2008 et cycle III promotion 2005- 2007 organisé par le
ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique vient de
produire le résultat définitif des admis (voir Togo-Presse N°7084 du
1er août 2005). D’emblée ce qui frappe l’attention, c’est que sur un total
de 39 admis, toutes options confondues, il n’y a que 10 heureux élus de
toute la région méridionale du Togo. Les 29 autres sont tous de la partie
septentrionale.
Notre confrère voudrait-il que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la
Fonction Publique envoie les forces de sécurité arme au poing pour forcer
les fonctionnaires originaires de la région méridionale à déposer leur
dossier en vue de passer ce concours ? », s’interroge le journal
L’UA et ses
coups d’Etat : De Lomé à
Nouakchott, deux poids, deux mesures
Estime La Dépêche qui se demande alors à
quoi joue la communauté internationale notamment
l’Union Africaine (UA) avec les putschistes qui ont
renversé le président mauritanien Maaouiya Ould Taya le 3 août 2005,
« contrairement à la foudre médiatique et diplomatique qui s’était abattue
sur le Togo lorsqu’à la mort du Père de la Nation, feu Gnassingbé Eyadema
en février 2005, l’Armée avait fait appel à Faure Gnassingbé pour calmer les
esprits et permettre au pays de traverser cette période délicate »
« Lomé à Nouakchott, on assiste à une politique de deux poids deux mesures :
à la place de la fermeté et de l’acharnement contre le Togo, on constate
plutôt une complaisance de la communauté internationale et notamment de l’UA
avec les putschistes mauritaniens. L’UA se contente de demander aux auteurs
du coups d’Etat de respecter le programme de transition, et
de leur côté, les Etats-Unis qui réclamaient dans un premier temps le retour
au pouvoir du président Taya, se rétractent brusquement et ne réclament
plus qu’un retour à l’ordre constitutionnel (et l’on se demande bien quel
ordre constitutionnel sans le retour du président renversé) » constate le
journal pour qui, « loin de nous toute intention de soutenir le président
Taya (qui du reste n’est que victime de son refus d’ouverture), ni de
justifier ce qui s’était passé au Togo. Mais il s’agit simplement de
relever l’attitude ambiguë de l’UA. Pour sa propre crédibilité, l’UA tout
comme la communauté internationale dans son ensemble doit être logique avec
elle-même en faisant preuve de justice, d’équité et de la même rigueur
envers tous ses membres »
Affaire
Progosa-Bolloré Ou les deux
voleurs et l’âne
Titre notre confrère à propos de la guerre que se
livrent les deux opérateurs privés étrangers pour le contrôle du Port de
Lomé.
« Le Port Autonome de Lomé est un instrument de notre souveraineté
économique, politique et militaire. Il faut l’ouvrir aux investisseurs
étrangers sans pour autant perdre complètement son contrôle. Si la direction
du Port avait le moindre pouvoir, elle serait aujourd’hui l’arbitre désigné
entre Progosa et Bolloré. Ce qui nous aurait évité les honteuses
provocations et étalages qu’on lit dans la presse. La direction du PAL
aurait pu leur rappeler que le Port Autonome de Lomé a été construit par
les Allemands et qu’il n’y a pas une seule raison que des sociétés
françaises viennent nous fatiguer de leurs querelles de gloutons
insatiables et insensibles aux problèmes des Togolais à commencer par les
travailleurs du Port » estime le journal
La guerre du maïs n’aura pas
lieu
Estime notre confrère. Pour le
journal, la crise du maïs au Togo oppose trois acteurs principaux :
le gouvernement, les producteurs de maïs et les revendeuses
de ce maïs sur nos marchés, lesquels acteurs, selon lui, ne sont
aucunement responsables de la crise actuelle. Les responsables cette
situation ne sont autres que les spéculateurs véreux qui exportent vers
l’extérieur avec qui on doit mener une lutte acharnée en associant toute la
population car « compter seulement sur les forces de l’ordre, de sécurité et
autres douaniers, c’est feindre d’ignorer qu’il y a la corruption dans ce
pays. Même si tous ne sont pas corrompus, un seul corrompu peut réduire à
néant le travail et l’honnêteté des centaines d’autres agents de sécurité et
de l’ordre. Sans parler de ceux qui de leurs bureaux peuvent sur un simple
coup de fil réduire à néant la résistance du douanier ou du policier
déterminé à empêcher la sortie d’une cargaison de maïs… »
Donc, « en mobilisant toute la population contre ce fléau avec pourquoi pas
des primes à la clé, on peut ensemble arrêter le travail de sape des
spéculateurs qui ont jusqu’ici réussi le tour de force d’opposer le
gouvernement aux femmes revendeuses alors que les deux devraient être
alliés.
Voilà ce qu’il faut faire pour éviter la guerre du maïs.
Elle ne doit pas avoir lieu. »
Bénin : Togolese refugees go home
« Le mensonge, la désinformation et
l’intoxication ont beau se lever plus tôt. Tôt ou tard, ils seront
rattrapés par la vérité. Comme lors de la grève générale de novembre 1992,
l’histoire se répète pour les Togolais » En tout cas, c’est le constat que
fait note le confrère avec le retour d’une « première vague de ces
réfugiés pas comme les autres accueillis par nos autorités le 12 août 2005 à
la frontière de Hila condji »
Pénurie du maïs
Et si c’était une malédiction !
En tout cas, c’est ce pense notre confrère parce
que des Togolais complètement à part ont jeté leur dévolu sur le maïs
après la présidentielle du 24 avril.
« C’est ainsi qu’on a vu des Togolais complètement à part sortir leurs
stocks de maïs qu’ils ont déversé sur les rues. Ce qui était interdit à
l’homme de faire sur l’aliment qu’il consomme il l’a fait : les uns ont
déversés kaka et urine sur leur maïs.
D’autres ont jeté ce qu’il leur restait de maïs dans les WC en jurant de ne
plus consommer la pâte du maïs ! Ils avaient promis de vivre désormais du
palmier et de tous ses dérivés : l’huile rouge, SODABI etc. Or après avoir
profané ce que Dieu a créé, il ne fallait pas commencer à consommer la pâte
de maïs sans avoir fait de cérémonie comme cela se passe dans toutes les
coutumes du Togo. Hélas, les hors la loi, les haineux de tout acabit ne
voulaient rien entendre. Après avoir bu du SODABI ils ont mangé la pâte de
maïs ! Ce qui devait arriver, arriva. Les Dieux du Togo se sont fâchés
contre tous leurs fils. Et tout le monde paie le prix des petits nazis
togolais. Hitler qu’ils veulent ressembler n’avait pas fait autant. Hitler,
lui avait construit l’Allemagne en de grands boulevards. Il avait contribué
à la beauté d’un monde que Dieu a créé ainsi. Et vous, Detia
qu’avez-vous fait ? Détruire des maisons et des rues, tué et brûlé tout sur
votre passage. N’est-ce pas ? » ?, écrit le journal
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Forum
de la Semaine |
N°85 |
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Du mardi, 16 août 2005
Pleins feux sur l’administration
togolaise Une administration
sectaire, comateuse gangrenée par la corruption
C’est un dossier que Forum de la Semaine ouvre
sur l’administration togolaise «gangrenée par la corruption et régie par une
pensée inféconde monolithique qui freine lamentablement le développement de
notre pays, reléguant ce qui est appelé par les pères de l’indépendance
‘’ L’or de l’Humanité’’, aux derniers rangs des pays de la sous-région » et
se propose dans ses prochaines parutions de faire un diagnostic de ce secteur
public et proposer des approches de solutions « si tant est que les Togolais
sont décidés à redresser ce pays en nous fournissant des informations dont
l’évocation permettra de trouver des remèdes adéquats »
« Aussi, l’administration togolaise s’est-elle détournée de ses fonctions
premières qui consistent à œuvrer pour le développement du pays, combattre la
pauvreté, faire reculer la misère, assurer la sécurité alimentaire, éduquer la
masse, veiller à l’égale répartition des biens et ressources du pays, bref,
assurer la mise en œuvre parfaite des grandes lignes du programme
gouvernemental. Elle s’est préoccupée plutôt de la sauvegarde des intérêts
personnels avec son cortège de suspension, de délation, de mensonge et de coups
bas de tout genre.
Malgré la fin du système du parti unique et l’émergence de nouvelles forces
politiques, de fortes pesanteurs de ce système pèsent toujours sur notre pays.
Ainsi, pour occuper un poste technique ou de simple commis de l’Etat, il faut
être du Rassemblement du peuple togolais (RPT). Un fonctionnaire doit être
obligatoirement de ce parti et un petit soupçon de contestation s’apparente à
une opposition, donc doit être durement sanctionné soit par une arrestation
suivie de tortures et autres traitements » indique t-il
Quand les actes trahissent un homme
Faure Gnassingbé n’aime que Papa
Constate le journal. Pour le confrère, « ce
n’était aucunement l’acte de reconnaissance qui gêna les Togolais » mais cette
« course effrénée vers une multiplicité de reconnaissance, alors que d’autres
dont ç’aurait été également le bon droit, n’en ont pas eu le privilège, fut
perçu comme une injustice de plus.
Du moment que le gouvernement définissait dans ses programmes d’actions
l’urgence d’une réconciliation de la nation, la priorité ne pouvait qu’être
accordée à cette démarche là. Il aurait fallu parer au plus pressé : reconnaître
au peuple un long martyr de 38 ans, et lui rendre justice.
L’urgence aurait consisté à enclencher un processus politique concocté à bases
d’ingrédients indispensables, tels que détribalisation et démilitarisation etc,
d’autant que, plus qu’au temps de feu Gal Eyadema, les haines se durcissent,
conséquences directes des évènements d’après le 05 février ».
En définitive, relève le confrère, « la réconciliation visée par Edem Kodjo est
hors de portée. D’autant que le peuple averti semble ne pas être prêt à gober
n’importe quelle histoire bien montée »
Suspension d’émission de TV Zion :
Voulant cautionner le mal, le Président du
Tribunal Kouyou, se ridiculise
Notre confrère s’insurge contre ordonnance
N°1143/2005 prise par le président du tribunal de Lomé « demandant qu’il soit
sursis à l’exécution de la décision de la HAAC, oubliant que la Haute Autorité
de l’Audiovisuel et de la Communication est une autorité administrative dont
les décisions sont des actes administratifs qui sont susceptibles de recours en
annulation devant la Chambre administrative de la Cour Suprême »
« Le Président du Tribunal de Première Instance de Lomé, par intérêt personnel
et par haine aux organes victimes des élucubrations et malédictions d’Adjaho, a
fait preuve d’une bassesse d’esprit en feignant d’oublier que comme toute
décision administrative, les décisions de la HAAC ont le privilège d’exécution
et que seul le Juge administratif de la Chambre administrative de la Cour
Suprême peut ordonner le sursis de leur exécution » souligne notre confrère pour
qui, « c’est très dommage de constater que des institutions judiciaires ferment
les yeux sur les lois de la République pour sombrer dans l’abîme de la bassesse
voulant plaire à des amis ou à des supérieurs politiques »
Faure Gnassingbé sur les traces de son père :
Environ 1 milliard aux FAT
Révèle notre confrère qui indique, des sources
généralement bien informées, qu’ « en bon héritier de son pater, Faure
Gnassingbé, le Président imposé par l’armée, aurait reçu au Camp RIT rebaptisé
Gnassingbé Eyadema de Lomé, le samedi dernier, les éléments des Forces armées
togolaises pour les remercier de leur ‘’ fidélité’’. A la fin de la
rencontre, chaque élément aurait reçu cinquante milles (50 000) francs CFA
Cette somme, attribuée ne serait-ce qu’à 10 000 hommes de troupes équivaudrait à
un demi milliard de nos francs »
Affaire de voitures volées :
Implication d’un proche de la Présidence ou
de la Famille présidentielle ?
S’interroge le journal dans son billet Confidentiel
à propos de cette affaire de vol de voitures. Selon notre confrère qui cite des
sources bien informées, «loin d’être un proche de la présidence togolaise
cette personne impliquée dans cette affaire est plutôt un proche de la
famille présidentielle, lien établi par mariage. Nous nous gardons d’avancer
le nom mais pouvons préciser qu’elle serait le mari d’une des progénitures du
feu chef de l’Etat et serait impliqué, il n’y a pas si longtemps, dans une autre
affaire puante aux Etats-Unis. Voilà jusqu’où le trafic d’influence peut
amener »
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Forum
de la Semaine |
N°86 |
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Du jeudi, 18 août 2005
Quand un Libanais enfonce l’Economie
togolaise : Bassam El-Najjar
escroque, rackette et vole au Port Autonome de Lomé
Le journal dénonce les manœuvres au relent d’escroquerie dont
use un certain
Bassam El-Najjar, un expatrié de surcroît pour instituer des
redevances sur tout véhicule importé au Togo et transitant par le port de Lomé.
«Courant
ce mois d’août, Bassam El-Najjar sous le couvert de la SIG (on aurait cru que
cette société ne s’occupait que de l’immobilier comme sa dénomination l’indique)
envoie à tous les importateurs de véhicule du PAL des notes référentielles avec
comme objet : redevances. A l’appui, il adjoint aux termes d’un décret
présidentiel en date du 05 avril 2005, l’Etat Togolais a décidé de confier
l’exploitation des activités de contrôle des parcs de véhicules d’occasion de
toute catégorie importés par voie maritime, terrestre ou aérienne à la SIG A
ce niveau déjà, on se demande qui est-ce qui lui a signé le décret dont
d’ailleurs il ne donne pas les références…
A la suite de sa note, il précise de nouvelles redevances à
compter du 08 août 2005 : véhicules de catégorie A (40 000 F CFA) ; véhicules de
catégorie B (45 000 F CFA) et véhicules de catégorie C (77 000 F CFA, alors
qu’il est stipulé à l’Article 163-Bis du Livret des Impôts au Togo qu’ en ce
qui concerne le commerce de véhicule, l’impôt minimum forfaitaire sur
l’importation, en vue de la revente des véhicules d’occasion mis en circulation
ou en transit sur le territoire togolais est fixé à dix mille (10 000) francs
CFA par véhicule importé. Cette somme est due par l’importation du véhicule et
constitue pour lui un acompte au titre de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt
sur les sociétés » souligne le journal
« Comment dans une République qui se dit normale de tels abus
peuvent-ils être érigés en règle au détriment des populations ? Le bon peuple
connaît les accointances de ce véreux libanais dans les milieux politiques
togolais. Il bénéficie de soutiens très forts et se permet tout. Qui est-ce
qu’il est pour être flanqué de gardes de corps, on parle des éléments de la
gendarmerie nationale, s’il n’est pas dans les bonnes grâces de ceux qui
dirigent ce pays ? » se demande notre confrère
Le secteur privé de l’emploi au Togo : Le
domaine regorge en partie de requins
Après l’administration dans sa dernière parution (N°85 plus
haut), Forum de la Semaine porte son regard sur le secteur privé.
« Le secteur privé pour sa part n’est nullement exempt de ces
remous. Aussi bien dans le secteur privé, des pratiques existent qui sont
également à dénoncer. La rareté du travail sur le marché de l’offre de l’emploi
ouvre la porte à n’importe quelle dérive. Ici, certains employés sont victimes
d’un certain genre d’employeurs peu scrupuleux et respectueux de la dignité de
leurs subalternes.
Dans le domaine du secteur privé de l’emploi, cette incapacité à
exercer un contrôle efficace sur les conditions de travail et à pouvoir y
apporter des améliorations, a fait et continue à faire la part belle à des
employeurs véreux et sans scrupules, essentiellement étrangers. Partant du
constat que très peu de nationaux ont les moyens de créer des emplois,
l’économie togolaise s’est vu prise d’assaut par des investisseurs étrangers
essentiellement français et autres européens, libanais, asiatiques et même Ibo,
non avares en matière d’étalage de leur complexe de supériorité » souligne le
journal pour qui, « l’Etat devrait jouer le vrai rôle, le noble rôle qui est le
sien »
Diplomatie de l’ombre liée au rapport de
l’ONU ? On annonce Faure Gnassingbé
chez Kofi Annan demain
Selon notre confrère, Faure Gnassingbé a été annoncé pour ce
vendredi 19 août 2005 à Accra pour assister à une cérémonie de remise de prix
à Kofi Annan.
Pour le journal, « ce qui préoccupe les Togolais dans cet
évènement, c’est la présence de Faure Gnassingbé à cette cérémonie. D’aucuns
avancent que les deux hommes, dont un tête-à-tête n’est pas exclu, ont trouvé
cette aubaine pour se plancher vis-à-vis sur les techniques adéquates à déployer
en vue d’étouffer de façon habile la publication du rapport de la mission des
Nations Unies dépêchée à Lomé par le Haut Commissariat des Nations Unies aux
droits de l’Homme pour ‘’ l’établissement des faits relatifs aux allégations
de violences et de violations de droits de l’Homme’’ au lendemain de la mort
du Gal Eyadema »
Faure à
Atakpamé : Signe de reconnaissance ou de regret ?
La semaine dernière, le président Faure Gnassingbé était à
Atakpamé pour, dit-on, apporter aux populations de cette ville un message de
réconfort à la suite des violences consécutives au scrutin du 24 avril 2005.
« C’est bien beau de reconnaître après une centaine
de jours, que des cadavres ont jonché le chemin de l’ascension au pouvoir, de
faire un bilan exhaustif des pertes en vies humaines et de lancer un appel au
retour des réfugiés. Mais ne cherchons pas à camoufler nos crimes et il est
aberrant d’affirmer que les torts sont à partager.
La manifestation était la seule voix démocratique par laquelle
la population d’Atakpamé pouvait exprimer son opposition aux résultats truqués
des urnes. Le peuple était dans tous ses droits même s’il y a eu quelques
débordements.
En vertu de quoi les forces de sécurité soutenues
dans leurs actions de répression par des milices dirigées par un Monsieur bien
connu, le tristement célèbre Major Kouloum, un retraité des FAT et membre du
Comité Central du RPT pouvaient ils saccager et détruire les maisons ? »
s’interroge alors notre confrère.
Les revendeuses de maïs parlent de Faure
Le confrère évoque la marche organisée le 09 août dernier devant le ministère du
commerce par les femmes revendeuses pour protester contre l’imposition par
l’OSAT de 350 F le bol, un prix qui, selon elles, ne tient aucunement compte de
la réalité sur le terrain.
« Dans leurs jérémiades, un extrait de l’élément passé par nos
confrères de Radio Nostalgie était très édifiant de leur état d’âme. Cela
exprime et réjouit aussi cette vision que certains Togolais ont de notre
Exécutif actuel : Nous avons travaillé pendant quarante ans avec son père.
Jamais nous n’avons connu cela. Depuis que l’enfant est venu, comme il a peur
d’eux, ils lui font faire des trucs inimaginables. Ce constat avait été fait
en Mina et donnait à peu près cette version en français.
Evidemment elles parlaient de Faure Gnassingbé. Le ‘’ ils’’ doit sûrement
désigner son entourage immédiat. Que comprendre sinon que les revendeuses de
maïs croient voir derrière leur misère actuelle des mains obscures qui dépassent
celui là même qui est au sommet de l’Etat. Il y aurait donc des décideurs qui
font bon ce qui leur passe par la tête sans se référer à la hiérarchie » indique
le journal
Crime passionnel à Langabou
Amékudji Kodjo tue sa femme par jalousie
La scène s’est passée le 19 juillet dernier
à Langabou, localité située sur la nationale N° 1 au
à une centaine de kilomètres de Blitta.
« Le
mardi 19 juillet dernier, un démarcheur de bois du nom de Amékudji Kodjo a
poignardé sa femme Siriki Ami qu’il accusait d’avoir reçu les avances d’un
autre homme. Le meurtrier après avoir commis son forfait a pris la fuite dans un
premier temps avant de revenir sur les lieux du crime pour s’emparer des sous de
sa victime. Arrêté par les douaniers à Langabou 24 heures après, Amékudji Kodjo
a été gardé à la brigade de Blitta-Gare avant d’être déféré à la prison civile
de Kara » rapporte le journal
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Le
Canard Indépendant
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N°
63 |
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Du vendredi, 19 août
2005
Relance du dialogue national
Gilchrist Olympio barre Lomé pour Rome
En tout cas,
ce que croit notre confrère suite au
refus du parti de Gilchrist Olympio de
répondre à l’invitation qui lui adressée
par le président Faure Gnassingbé dans
le cadre de ses consultations avec
l’ensemble de la classe politique et de
la société civile. Selon notre confrère
qui cite des sources proches de l’UFC
« on justifie cette position par le fait
que le parti a déjà exprimé ses
positions lors de la rencontre de Rome,
organisée par Sant’Egidio ».
Qu’à cela ne tienne ! Pour Le Canard
Indépendant, « cette attitude de
l’Union des Forces de Changement cache
mal leur volonté de s’imposer comme seul
interlocuteur du pouvoir. Gilchrist
Olympio continue à se comporter comme
s’il suffisait que Faure Gnassingbé
s’entende avec lui pour que la crise
togolaise soit jugulée, déplore un
membre de la Coalition »
TOGO :
Amorce d’une réconciliation à deux
poids, deux mesures
Constate
malheureusement notre confrère qui
impute cet état de chose aux deux forces
politiques antagonistes, le pouvoir et
l’opposition.
Pour notre confrère, pour qu’une vraie
réconciliation nationale s’opère, il
faut que l’on prenne en compte les deux
volets de la crise togolaise, à savoir
la « nécessaire réhabilitation de la
vérité historique et donc des anciens
dirigeants et la nécessité de partager
le pouvoir et d’observer une justice
sociale dans la redistribution des biens
et ressources du pays », mais constate
t-il malheureusement, « la tendance
actuelle du pouvoir sous la houlette de
Faure Gnassingbé, tout comme la gestion
maladroite et peu patriotique des
nouvelles donnes politiques par
l’opposition radicale s’éloignent de la
démarche idoine pour parvenir à la
réconciliation »
« En effet, l’un des tous premiers actes
de Faure Gnassingbé, Président de la
République a consisté à débaptiser
l’Aéroport international de Lomé, devenu
Aéroport international Gnassingbé
Eyadema. Puis récemment, c’est au tour
du camp du Régiment Interarmes du Togo
de devenir Camp Général Gnassingbé
Eyadema, tout ceci en mémoire de
l’ancien chef de l’Etat décédé le 05
février 2005. A tous ces actes de
pérennisation de la mémoire du Gal.
Gnassingbé Eyadema, il convient
d’ajouter la très officielle révérence
de Père de la nation dont-il
est affublé dans les discours des
officiels.
Pendant tout ce temps, aucun souci n’est
manifesté pour la mémoire des
prédécesseurs du père de Faure
Gnassingbé. Ni Sylvanus Olympio, ni
Nicolas Grunitzky, ni le Col. Kléber
Dadjo n’ont eu droit même au plus
symbolique des honneurs dus à leur
combat pour la République ou encore à la
haute charge qu’ils ont assumée. Qu’à
cela ne tienne, pendant qu’au RPT la
réconciliation roule à deux vitesses, à
l’opposition radicale, le souci
prioritaire semble en terme de
réconciliation, ailleurs. J’avais
toujours naïvement pensé que l’UFC et
son leader ne se battaient que pour un
vrai changement. Je me rends à présent
compte à mes dépens qu’ici aussi on ne
jure que pour le pouvoir, déclare
amer Afandalo Félik, opposant au régime
RPT, résidant en France » écrit le
confrère.
Le Togo malade
de sa justice
« La justice togolaise est très malade.
Le milieu judiciaire togolais est
fortement corrompu. C’est le triste et
réel constat auquel on aboutit quand on
jette un regard sur la façon de dire le
droit dans notre pays. Le droit n’est
plus dit équitablement entre le riche et
le pauvre, entre le fort et le faible
mais selon la volonté du plus fort et du
plus riche. Magistrats, avocats,
notaires, huissiers, officiers et agents
de police judiciaire sont passés maîtres
dans la multiplication de procédures et
dans l’achat des décisions judicaires.
Cette propension à la corruption au sein
du pouvoir judiciaire a amené les
justiciables à ne plus se fier aux
hommes en noir. Le divorce semble
consommé entre la justice et les
justiciables ». C’est ce triste constat
qui, selon notre confrère, a amené le
ministère de la justice avec l’appui du
PNUD à organiser du 17 au 19 août à
Kpalimé un « atelier national de
validation du programme de modernisation
de la justice togolaise en vue d’engager
les réformes nécessaires pour assainir
l’appareil judicaire et le rendre plus
crédible », qu’il rend ici compte
Dans sa rubrique
Ma Lettre
titrée Quand l’opposition devient une
profession, notre confrère écrit :
Le 05 février
2005 retentira encore pendant combien de
temps dans la mémoire des Togolais ? En
effet depuis cette date une page de
l’histoire venait d’être tournée. Le
Général Gnassingbé Eyadema est mort. Les
sentiments sont partagés. Pendant que
certains compatissaient à la douleur de
la famille Gnassingbé et du pouvoir RPT,
d’autres poussaient un ouf de
soulagement après 38 ans de règne sans
partage.
Leurre. Les derniers ont vite fait de
déchanter car tout s’est passé et se
déroule dans la continuité malgré
l’élection présidentielle du 24 avril
qui a porté Faure Gnassingbé, fils du
Président défunt au pouvoir.
Dans ce registre, l’opposition a une
fois encore excellé dans son incapacité
à arracher au système quarantenaire, le
pouvoir par la force avec le concours de
la rue ou par tout autre moyen prévu par
la Constitution malgré la mobilisation
populaire à son chevet. Au lendemain
du 26 avril, date de la proclamation des
résultats provisoires du scrutin
présidentiel, cette opposition regroupée
au sein de la coalition des six partis
a une fois encore envoyé la population à
l’abattoir comme à son
habitude.
En panne de stratégie, et suite à
l’investiture du Président Faure
Gnassingbé, ce sont les pratiques
habituelles qui refont surface. Refus de
négocier quoi que ce soit. Ce qui
conduit à la nomination d’Edem Kodjo au
poste de Premier Ministre pour parer au
plus pressant. 12 jours plus tard, après
des concertations de part et d’autres,
il parvient bon gré mal gré à former son
gouvernement. Il n’est pas d’Union
nationale comme l’aurait souhaité le
chef de l’Etat et la majorité du peuple
en vue d’une réconciliation nationale et
de la concorde civile.
Cependant c’est tout de même un
gouvernement à pied d’œuvre pour
remettre le Togo sur les rails. Mission
difficile lorsqu’au niveau de
l’opposition radicale, on campe sur sa
position, on ressasse les éternelles
revendications dont-on n’obtient jamais
les résultats. Pire encore au niveau de
la coalition, tout porte à croire que
c’est un regroupement qui n’existe plus
que de nom, car la marche en rang
dispersé vient d’être amorcée.
L’exclusion de Me Abi Tchessa du PSR de
la coalition suite à sa nomination au
poste de Ministre de la Justice, les
diverses réactions et interprétations de
certains leaders lorsque Gilchrist
Olympio a rencontré Faure Gnassingbé à
Rome, les différentes attitudes qui
opposent surtout Me Yawovi Agboyibo et
le Prof. Léopold Gnininvi concernant le
bilan financier de la campagne du
candidat Emmanuel Akitani-Bob, la
nonchalance ou carrément le refus de
certains leaders à rencontrer le chef de
l’Etat qui entend s’entretenir avec eux
sur trois questions essentielles : la
question des réfugiés, le dialogue
politique en relation avec les 22
engagements, la réconciliation
nationale. Autant de facteurs qui
dénotent d’un manque de volonté
politique pour la décrispation de la
crise au Togo.
Le Togo doit avancer et des leaders ne
peuvent faire de l’opposition une
carrière. Le Président Faure Gnassingbé
lors de sa visite officielle effectuée
au Burkina-Faso le 17 août dernier
déclarait qu’il aurait voulu un
gouvernement d’union nationale, mais
qu’un pays ne pouvait pas attendre
indéfiniment que tout le monde se mette
d’accord pour avancer, car « sans eux
(NDLR : La coalition), nous ferons des
efforts, mais avec eux nous ferons plus
de résultat… la porte reste ouverte,
quand ils seront prêts, ils viendront ».
Cette assertion rejoint un leader de
l’opposition modérée actuellement
Ministre d’Etat, chargé des Affaires
Etrangères et de l’Intégration Africaine
qui disait quelques semaines avant sa
nomination qu’on ne saurait réclamer
indéfiniment sans jamais rien recevoir.
« Un peu de beaucoup, vaut mieux que
beaucoup de rien ». Avait-il martelé
devant la presse. A bon entendeur ! |
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Nouvel
Echo
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N°361 |
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Du vendredi, 19 août
2005
Relance du dialogue : Faure discute avec
les partis politiques
La
coalition fonce sans l’UFC
Titre dans sa
manchette Nouvel Echo avec à
l’appui les photos de MM Faure
Gnassingbé, Yawovi Agboyibo, Léopold
Gnininvi. Notre confrère ne comprend
pas, comme la plupart des observateurs
de la scène politique togolaise,
pourquoi l’UFC a refusé de rencontrer M.
Faure Gnassingbé au pays alors son
leader Gilchrist Olympio accepte de le
rencontrer à l’extérieur pour « s’offrir
en spectacle sous les feux des
projecteurs en se livrant aux accolades
avec le Président Faure ». Si tel est
que, l’UFC conteste la légitimité de
Faure Gnassingbé, «comment comprendre
que Gilchrist ait décidé d’accepter les
rencontres avec Faure Gnassingbé à deux
ou trois reprises à Abuja au Nigeria
sous l’égide du Président en exercice de
l’Union Africaine Olusegun Obasanjo et
une fois à Rome en Italie à l’invitation
de la communauté Sant’Egidio ? ».
Pour notre confrère, « les Togolais
doivent comprendre que les choses
évoluent et que quels que soient les
cas, les Togolais sont obligés de se
parler entre eux pour trouver une issue
favorable à la crise togolaise. 15 ans
de lutte pour rien, c’est trop pour ce
petit Togo. Il faut donc avoir une autre
vision de la lutte afin de donner un
souffle aux populations qui ont souffert
et qui souffrent toujours des
tergiversations et de l’immaturité de
certains partis politiques qui pensent
que sans eux rien ne pourra marcher. Il
est temps de mettre fin au leadership de
ceux qui veulent demeurer des opposants
éternels. A l’allure où vont les choses,
la coalition n’a plus sa raison d’être.
Chacun doit voler de ses propres ailes
et les législatives à venir
détermineront le poids de chacun »
Le processus de réconciliation au Togo :
Faure doit aller au bout de sa logique
Le journal
exhorte le président Faure Gnassingbé à
aller de l’avant dans les efforts qu’il
a entrepris dans le sens de la
réconciliation nationale notamment la
création du Haut Commissariat pour les
Réfugiés et le déplacement qu’il a
effectué la semaine dernière à Atakpamé
pour apporter soulagement et réconfort
aux populations victimes des violences
postélectorales.
« C’est bien que le président ait
effectué ce déplacement mais il doit
aller au bout de sa logique. Il doit
également visiter d’autres localités qui
ont vécu les affres de la furie des
milices et de l’armée. Mango, Sokodé,
Kpalimé, Tsévié, Tagbligbo, Vogan, Anèho
etc., autant d’endroits que le
président Faure devra mettre dans
l’agenda de ses prochains déplacements.
Il doit faire sans arrière pensée et
surtout en contrepartie n’attendre autre
chose si ce n’est la fortification du
socle de la réconciliation » estime
notre confrère.
Pour l’hebdomadaire, « les Togolais ne
veulent plus se laisser émouvoir par des
repentirs de façade quand au moindre
mouvement des individus incontrôlés en
mal de sensations fortes s’érigent en
justicier pour régler des comptes à
leurs semblables.
La seule chose qui puisse faire
retrouver la sérénité à ces populations
traumatisées est la bonne conduite qui
entachera l’organisation des prochaines
législatives »
Pillage des fonds à l’Editogo :
Faure doit sévir le ministre détourneur
Mawutoé d’Almeida
Lit-on à la
Une de notre confrère avec la photo du
ministre mis en cause. En effet, le
journal revient sur cette affaire de
détournement de fonds au préjudice de
l’Editogo évoquée dans sa précédente
parution et dont le ministre d’Almeida
se serait rendu coupable dans les années
97 alors qu’il était président du
conseil d’administration de l’Editogo.
Le confrère exige que le ministre soit
démis de ses fonctions parce que, non
seulement les termes de la
reconnaissance de dette qu’il a lui-même
signée sont choquants et révoltant, mais
aussi parce qu’il est détient un
portefeuille qui commande que l’on soit
propre.
« Nous n’avons absolument rien contre le
sieur d’Almeida mais, à analyser de près
cette reconnaissance de dette qu’il a
signée de ses propres mains, on est
choqué par les termes crus et révoltants
qu’il a utilisés. Il reconnaît avoir
détourné et il est allé loin en
explicitant la stratégie mise en place
pour opérer ces ponctions. Et c’est au
moyen de factures fictives.
D’Almeida
Mawutoé ne détient pas n’importe quel
portefeuille ministériel, il est
ministre chargé des Relations avec les
Institutions de la République. A ce
titre, il se doit d’être ‘’propre’’
Comment quelqu’un qui traîne un passé
lourd puisse être la courroie de
transmission entre les Institutions de
la République ? », se demande t-il
La TVT,
baromètre d’un pouvoir contraint au
changement
Nouvel Echo
note que le changement promis par les
nouvelles autorités est entrain de
mettre en branle. C’est ainsi que,
constate t-il, depuis l’arrivée de Faure
Gnassingbé, la TVT naguère surnommée
la boîte à mensonge « essaie de se
débarrasser de certaines méthodes très
peu convenables. Les premiers absents à
la TVT sont les les liseurs de
motion qui chassaient les
téléspectateurs devant les écrans. Le
journal et les émissions de la TVT
défient déjà toute concurrence sur le
plan national »
Drame d’amour à Novissi (Aéroport) :
Philippe rentre du Canada le jour du
mariage de sa fiancée Juliette avec un
autre mec
« Cette
histoire vraie s’est produire à Lomé à
Novissi (Aéroport). Et les principaux
acteurs de ce drame d’amour s’appellent
Philippe et Juliette.
Philippe et Juliette
étaient copains depuis un bon moment
quand la chance a souri à Philippe. Il a
eu un visa pour le Canada.
‘’Loin des yeux,
près du cœur’’ dit-on souvent, mais ce
vieil adage ne saurait s’appliquer pour
Juliette qui a plutôt continué par aimer
un autre. Par contre Philippe l’appelait
et lui envoyait des présents fruits de
ses efforts au Canada. Il n’y avait
aucune demande de Juliette qui ne soit
jamais satisfaite par Philippe.
Philippe croyait
fermement à cet amour. Juliette pour sa
part voulait manger à double râtelier.
Elle s’est laissée
séduire par un autre homme qui a aussi
un embonpoint financier.
Depuis sa terre
d’accueil le Canada, Philippe pour
donner un sens à cet amour a demandé à
ses parents de le légaliser par les
fiançailles. Ce qui fut fait entre les
deux familles avec une bague au doigt de
Juliette.
La famille de Philippe
voyant cette dérive de leur bru a tenu
informer leur enfant au Canada. Mais
très vite, Juliette est parvenue à
rassurer son fiancé et naïvement ce
dernier est resté hermétique à tout ce
que sa famille lui raconte sur Juliette
Le rival de Philippe a
aussi voulu légaliser son amour avec
Juliette. La bague de fiançailles de
Philippe a fait place à celle du nouvel
amant.
Des jours passaient et
Juliette continuait son double jeu. Elle
était sur le point de célébrer son
mariage quand elle eut l’ingénieuse idée
de demander un peu d’argent à Philippe.
Il lui envoya deux millions de nos
francs pour sa prétendue activité
commerciale qu’elle lançait.
Philippe ne pouvait pas
supporter encore longtemps cette
séparation de plusieurs années avec sa
dulcinée. Le ‘’ Canadien’’ appela
sa Juliette pour lui annoncer son retour
dans deux semaines. Il a dû différer sa
venue de moins une semaine pour créer la
surprise à celle là qu’il aime tant.
Les hommes ! Descendu de
l’avion, il a traîné ses valises et
autres colis et mit le cap sur la maison
de Juliette à Novissi.
L’atmosphère était de
fête quand il descendit du taxi. Il vit
une belle voiture décorée de mariés. Son
cœur battait la chamade. Il risqua un
pas de plus et vit sa fiancée en robe de
mariée bien collée à son homme.
Il apostropha un enfant
qui lui dit que : ‘’C’est Tata
Juliette qui se marie’’. C’était la
phrase qu’il s’était pourtant refusé
d’admettre.
Philippe sous le poids
de ses valises et sous le choc de la
nouvelle reçue s’effondra ». La suite
dans sa prochaine parution
Sexuellement vôtre :
Sous
l’effet de l’alcool, le papa confond sa
fille à son épouse
C’est une
autre histoire insolite que notre
confrère nous rapporte. Tom, c’est le
nom du père et Aurélie sa fille qui
devient sa deuxième épouse
« A
l’université du Bénin aujourd’hui
Université de Lomé, il a eu un parcours
fulgurant avec à son actif une jolie
fille prénommée Aurélie fruit de son
amour avec Ela, une autre merveille de
la nature.
Après sa
maîtrise en gestion, il a eu une bourse
pour le 3ème cycle en France. Après sa
thèse de doctorat et de nombreux stages
dans des sociétés françaises, il rallia
sa terre natale où sans coup férir il
fut embauché comme comptable.
Déjà bien distingué, sa
position qui le mettait à l’abri des
soucis financiers a raffermi ses traits.
Il a alors légalisé devant Dieu et les
hommes son amour pour la belle Ela qui
d’ailleurs tenait à son homme, à son Tom
comme son oxygène
Comme un papillon, il
voltigeait de cœur en coeur. Il avait
absolument sa ration journalière de deux
belles nanas. Il doit escalader au moins
deux jupons. Ses conquêtes, on en
comptait par centaines et il reste
insatiable.
Ela, bon gré
malgré est obligée d’accepter son homme
comme il est.
L’essentiel
pour elle, c’est d’être la maîtresse de
maison et de ne pas être embêtée dans
son intimité.
Ela
pour s’occuper plus utilement et se
soustraire de l’emprise financière de
Tom a décidé de faire le commerce de
Dubaï-Hong-Kong. Une fois dans le mois,
elle s’absentait pour deux semaines.
C’est au cours de l’un de ses
déplacements que l’irréparable sera fait
derrière elle.
Tom est
revenu tout ivre de son boulot. Il ne
tenait pratiquement pas sur ses deux
jambes. Au lieu de rentrer dans sa
chambre à coucher, il pénétra dans la
chambre de sa fille Aurélie et se mit à
se dépouiller de ses tenues.
Aurélie
était presque liquéfiée. Il voyait son
papa en caleçon mais jamais dans sa
tenue d’Eve. Il sauta sur sa fille et
l’appela par le nom de son épouse Ela.
Malgré la
résistance de sa frêle créature, sa
force eut raison de sa fille qu’il
confondait à son Ela. Il se mit à violer
sa fille.
Cela ne déplut pas
apparemment à Aurélie car ses cris se
muèrent en gémissements de jouissance.
A partir de
ce moment, tout changea dans le vécu de
Tom et sa fille. Ils devinrent plus liés
et ne ratent pas la moindre occasion qui
leur est propice pour s’envoyer en
l’air.
Aurélie
devint ainsi la coépouse de sa mère Ela
L’absence de la belle Ela était
compensée par le jeu bas ventral que
Aurélie et Tom faisaient » Affaire à
suivre.
Cynisme d’une vieille sorcière
Elle vend le Sida, le cancer, la
prostate, l’hémorroïde, la stérilité
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