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21 août 2005

Revue de presse de la semaine du 16 au 22 août 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple   511  

Du mardi, 16 août 2005

Ombre & Lumière :   L’UFC et la stratégie de tout ou rien -  Me Yawovi Agboyibo n’a rien compris
Titre à la Une Le Combat du Peuple avec à l’appui la photo du ‘’Bélier Noir’’ de Kouvé Me Yawovi Agboyibo.

Jetant un regard sur le parcours des deux hommes politiques, l’un fils d’un ancien président de la République et l’autre issu d’un milieu modeste et la philosophie qui sous-tend  leur formation politique « l’UFC de Gilchrist Olympio réputée un parti radical qui use d’un radicalisme suicidaire », «  le CAR de Me Yawovi Agboyibo réputé parti modéré très porté sur le dialogue et prêt à tous les compromis » dont « la stratégie et la vision politiques de l’un et de l’autre ne sont pas conciliables » le journal note : « et pourtant, c’est ce qui s’était paradoxalement passé. Si on est arrivé à cet attelage contre-nature, c’est tout simplement par calcul politique. Me Agboyibo savait que le mythe de Gilchrist Olympio est tel qu’il ne peut pas s’opposer à visage découvert à lui. Il a dû se résoudre à aller sur son terrain, celui du radicalisme, à l’aider et après, tirer les dividendes, persuadé que le régime Eyadema même après la mort du géniteur, n’est pas prêt à passer la main à un Olympio pour des raisons historiques évidentes.

Me Agboyibo a donc pris le risque d’appuyer la candidature unique de l’UFC et de conduire une campagne selon les méthodes et la couleur de ce parti. Au finish, Agboyibo était naturellement et de droit, celui qui doit panser les plaies en prenant la Primature. Mais pour Gilchrist Olympio, il n’est pas question de laisser Agboyibo ramasser les lauriers. Il faut monter les enchères et surtout faire peur. Agboyibo n’a pas compris qu’à un moment dans la vie, chaque homme doit faire un choix et l’assumer seul. Il a voulu jouer pour et contre tous. Et il a perdu. Mais au lieu de comprendre qu’il a pris un risque inutile avec Gilchrist Olympio, il se retourne contre son adversaire héréditaire, Edem Kodjo, qu’il accuse d’avoir placé des peaux de banane. Cette fois, Kodjo a été correct, c’est Agboyibo qui n’a pas été à la hauteur. Aujourd’hui, il broie du noir. D’abord en dénonçant le camouflet de Gilchrist Olympio qui s’en va une deuxième fois rencontrer Faure sans daigner les consulter dans la Coalition. En outre, il s’insurge contre Gnininvi qui publie un bilan financier qui pose problème. Que dire, sinon que Me Agboyibo, malgré toute son intelligence, N’A RIEN COMPRIS »

Scandale juridico-financier   Plus de 700 millions de F CFA détournés à ECOBANK-Togo Le Parquet d’Instance et le Parquet Général doivent cesser leur passe-passe suspect
Le confrère revient sur cette affaire dont a fait cas Nouvel Echo la semaine dernière et rend compte du déroulement du procès qui a eu lieu le 10 août dernier au palais de justice de Lomé.

« Dans ce qu’on peut désormais appeler le dossier Kpadénou et consorts contre ECOBANK-Togo, on parle déjà de pots-de-vin et de gros sous qui ont été distribués à certains hauts responsables. C’est pourquoi la grande question reste de savoir pourquoi le Parquet d’instance et le Parquet général se livrent à des passe-passe suspects ?

En effet, on ne comprend pas qu’on maintienne en prison des voleurs de poulets c’est-à-dire des auteurs de petits larcins qui ne font pas directement du tort à la République, tandis qu’on s’organise pour libérer sans caution des prévenus qui ont reconnu avoir détourné 63.000.000 F CFA et sur qui pèsent de fortes présomptions de détournement de plus 700.000.000 F CFA.

Dans un tout autre registre, les Juges appelés à dire le droit dans ce dossier ne doivent pas perdre de vue que ECOBANK est une banque régionale et que notre pays risque de se trouver sur le banc des accusés au Conseil d’Administration s’ils font preuve d’indulgence injustifiée envers des agents dont les actes délictuels portent de graves préjudices à cette Banque » souligne t-il.

Substitution de compétence et crise de confiance : Le torchon brûle à la coalition
Le journal revient sur la crise qui mine la Coalition au sujet de la gestion des fonds de la campagne. Reprenant les deux communiqués rendus publics par le directeur de la campagne le prof. Gnininvi et le Coordinateur Général de la Coalition Me Yawovi Agboyibo, le confrère indique : « la coalition, si elle existe encore, est au bord de l’implosion. Elle n’a pas résisté à l’épreuve de la transparence pour laquelle les partis qui la constituent interpellent chaque jour nos gouvernants. Le constat est triste, poignant mais malheureusement réel»

Perspectives  Les grands chantiers politiques de Faure Dialogue politique et dialogue social : Mode d’emploi
Pour Le Combat du Peuple  si les violences  qui ont émaillé le processus électoral jusqu’au scrutin du 24 avril ont atteint des proportions inégalées, « c’est parce que pendant longtemps les citoyens togolais, tous à des degrés divers, ont avalé trop de couleuvres ». Et c’est face à ce constat et conscientes de leur responsabilité que les nouvelles autorités  s’organisent pour répondre aux aspirations des Togolais. C’est ainsi que, indique t-il,  des sources bien informées, qu’elles s’apprêtent à reprendre dans les jours à venir le dialogue politique et parallèlement, fait nouveau, le dialogue social  qui  va aussi s’ouvrir.

«En s’apprêtant à ouvrir un dialogue social parallèlement au dialogue politique, Faure Gnassingbé innove et cherche à régler les problèmes des Togolais au fond » car « le dialogue social est très important puisque même dans les pays développés de vieilles traditions démocratiques, le dialogue social est permanent voire privilégié ». note t-il

En conséquence, estime le journal, « il appartient aux uns et aux autres de faire preuve de discernement, de responsabilité et de patriotisme. Car le changement ce n’est pas une page de journal ou de livre qu’on peut tourner tout d’un coup. Le changement est dynamique et évolue dans le temps et dans l’espace. Ce qui est cependant important sur ce plan, c’est la volonté politique et la détermination à avancer et à résoudre les problèmes au fur et à mesure»

Le Procureur Gbandjaba, un Magistrat pas comme les autres
«Le Procureur Général Dabré Gbandjaba serait-il vraiment un magistrat pas  comme les autres comme le pensent beaucoup de ceux qui le connaissent» se demande notre confrère qui dénonce l’intrusion de ce magistrat dans une affaire qui le regarde.

Suite aux dérapages de la TV-Zion, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris une décision suspendant cette chaîne privée d’émission pour quinze jours. Afin de veiller au respect de cette décision et à son exécution, le Président de la HAAC avait requis et obtenu du procureur de la République une assistance des forces de l’ordre qui devraient se positionner à la station de TV-Zion durant les quinze jours de suspension. Mais, selon notre confrère, « le Procureur Général Dabré Gbandjaba serait intervenu pour enjoindre aux agents de vider les lieux».

De quel droit cet homme se permet-il de se comporter comme il le fait ? » se demande notre confrère.  « À la justice, chaque magistrat a son domaine de compétence et le devoir de s’en tenir. Celui qui outrepasse ses compétences pour empiéter sur celles des autres est tout simplement un hors-la-loi.

Dans l’un de nos récents articles, nous avions parlé de l’insubordination de Gbandjaba aux lois de la République. Il vient de confirmer ces propos en méconnaissant l’autorité d’une institution régulièrement constituée. Il s’agit d’un défi à une institution de la République et c’est grave. Gbandjaba et ses pareils doivent comprendre que les temps ont changé et qu’il n’y a plus de place pour le non droit au Togo » souligne le journal.
Motion d"information
 
Agni l'Abeille
 
Le Regard

 

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche

Du mercredi, 17 août 2005

100 jours du président Faure  L’espoir est permis
La Dépêche
note, «n’en déplaise aux prophètes de mauvais augures » que les promesses faites par Faure Gnassingbé au peuple lors de sa campagne électorale sont entrain de se concrétiser. Ainsi, il cite la libération des prisonniers parmi lesquels le plus vieux prisonnier le colonel Djoua, le retour de certains exiles politiques, les colonels Assih et Bitenéwé, le retour de quelque réfugiés le 12 août dernier, la cessation des motions injurieuses sur les médias d’Etat, le dégel des avancements des fonctionnaires etc.  Autant dire que « les premiers cent jours du président Faure sont donc  positifs au regard d’un passif qui avouons-le était lourd. En politique, seule la volonté peut permettre de venir à bout des problèmes si importants soient-ils. Faure et son premier ministre font montre d’être animes d’une volonté a toute épreuve. »

Concours d’entrée à l’ENA :  Où se trouve le tribalisme ?
Se demande mon confrère qui réagit à Liberté Hebdo qui, dans sa dernière parution et dans un article intitulé La réconciliation nationale en question Concours d’entrée à l’ENA sur fond de tribalisme avéré

« Lorsque notre confrère ‘’Liberté Hebdo’’ écrit dans ses colonnes que   sur 100 agents dans un service, vous trouverez 25 originaires du sud la où  au même moment vous dénombrez 75 originaires du nord, il s’agi tout simplement d’une affirmation inexacte dès lors que notre confrère ne nous donne pas d’exemple précis.

Cet article nous a interpellé et nous avons voulu savoir si le gouvernement Faure Gnassingbé qui prône depuis son arrivée la réconciliation nationale pourrait encore gouverner en tirant sur la corde du tribalisme. Et lorsque nous avons fouillé, nous nous sommes rendus compte qu’il n’en était rien du tout. Après avoir écouté les résultats du concours, l’auteur de l’article aurait pu se donner la peine de  se rendre au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique ou à l’Ecole Nationale d’Administration pour s’informer. Mais non ! Aussitôt après avoir suivi la publication des résultats, il a pris sa plume pour s’en prendre à nos autorités. Comment comprendre qu’après un concours dont 100% des candidats sont admis, qu’on puisse dire qu’on a organisé le tribalisme ? En effet sur 39 inscrits pour les deux cycles (13 pour le cycle II et 26 pour le cycle III), personne n’a été recalé. Et pourtant notre confrère n’a pas hésité à écrire : Le dernier concours d’entrée à l’Ecole National d’Administration (ENA) cycle II promotion 2005-2008 et cycle III promotion 2005- 2007 organisé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique vient de produire le résultat définitif des admis (voir Togo-Presse N°7084 du 1er août 2005). D’emblée ce qui frappe l’attention, c’est que sur un total de 39 admis, toutes options confondues, il n’y a que 10 heureux élus de toute la région méridionale du Togo. Les 29 autres sont tous de la partie septentrionale.

Notre confrère voudrait-il que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique envoie les forces de sécurité arme au poing pour forcer les fonctionnaires originaires de la région méridionale à déposer leur dossier en vue de passer ce concours ? », s’interroge le journal  

L’UA  et ses coups d’Etat : De Lomé à Nouakchott, deux poids, deux mesures
Estime La Dépêche qui se demande alors à quoi joue la communauté internationale notamment l’Union Africaine (UA) avec les putschistes qui ont renversé le président mauritanien Maaouiya Ould Taya le 3 août 2005, « contrairement à la foudre médiatique et diplomatique qui s’était abattue sur le Togo lorsqu’à la mort du Père  de la Nation, feu Gnassingbé Eyadema en février 2005, l’Armée avait fait appel à Faure Gnassingbé pour calmer les esprits et permettre au pays de traverser cette période délicate »

« Lomé à Nouakchott, on assiste à une politique de deux poids deux mesures : à la place de la fermeté et de l’acharnement contre le Togo, on constate plutôt une complaisance de la communauté internationale et notamment de l’UA avec les putschistes mauritaniens. L’UA se contente de demander aux auteurs du coups d’Etat de  respecter le programme de transition, et de leur côté, les Etats-Unis qui réclamaient dans un premier temps le retour au pouvoir du président Taya, se rétractent brusquement et  ne réclament plus qu’un retour à l’ordre constitutionnel (et l’on se demande bien quel ordre constitutionnel sans le retour du président renversé) » constate le journal pour qui, « loin de nous toute intention de soutenir le président Taya  (qui du reste n’est que victime de son refus d’ouverture), ni de justifier ce qui s’était  passé au Togo. Mais il s’agit simplement de relever l’attitude ambiguë de l’UA. Pour sa propre crédibilité, l’UA tout comme la communauté internationale dans son ensemble doit être logique avec elle-même en faisant preuve de justice, d’équité et de la même rigueur envers tous ses membres »

Affaire Progosa-Bolloré  Ou les deux voleurs  et l’âne
Titre notre confrère à propos de la guerre que se livrent les deux opérateurs privés étrangers pour le contrôle du Port de Lomé.

«  Le Port Autonome de Lomé est un instrument de notre souveraineté économique, politique et militaire. Il faut l’ouvrir aux investisseurs étrangers sans pour autant perdre complètement son contrôle. Si la direction du Port avait le moindre pouvoir, elle serait aujourd’hui l’arbitre désigné entre Progosa et Bolloré. Ce qui nous aurait évité les honteuses provocations et étalages qu’on lit dans la presse. La direction du PAL aurait pu leur rappeler que le Port Autonome de Lomé  a été construit par les Allemands et qu’il n’y a pas une seule raison que des sociétés françaises viennent nous fatiguer de leurs querelles de gloutons  insatiables et insensibles aux problèmes des Togolais à commencer par les travailleurs du Port » estime le journal 

La guerre du maïs n’aura pas lieu
Estime notre confrère. Pour le journal, la crise du maïs au Togo oppose trois acteurs principaux : le gouvernement, les producteurs de maïs et les revendeuses de ce maïs sur nos marchés, lesquels  acteurs, selon lui,  ne sont aucunement responsables de la crise actuelle. Les responsables cette situation ne sont autres que les spéculateurs véreux qui exportent vers l’extérieur avec qui on doit mener une lutte acharnée en associant  toute la population car « compter seulement sur les forces de l’ordre, de sécurité et autres douaniers, c’est feindre d’ignorer qu’il y a la corruption dans ce pays. Même si tous ne sont pas corrompus, un seul corrompu peut réduire à néant le travail et l’honnêteté des centaines d’autres agents de sécurité et de l’ordre. Sans parler de ceux qui de leurs bureaux peuvent sur un simple coup de fil réduire à néant la résistance du douanier ou du policier déterminé à empêcher la sortie d’une cargaison de maïs… »

Donc, « en mobilisant toute la population contre ce fléau avec pourquoi pas des primes à la clé, on peut ensemble arrêter le travail de sape des spéculateurs qui ont jusqu’ici réussi le tour de force d’opposer le gouvernement aux femmes revendeuses alors que les deux devraient être alliés.

Voilà ce qu’il faut faire pour éviter la guerre du maïs. Elle  ne doit pas avoir lieu. »

Bénin :  Togolese refugees go home
« Le mensonge, la désinformation et l’intoxication ont beau se lever  plus tôt. Tôt ou tard, ils seront rattrapés par la vérité. Comme lors de la grève générale de novembre 1992, l’histoire se répète pour les Togolais » En  tout cas, c’est le constat que fait  note le confrère avec le retour  d’une « première vague de ces réfugiés pas comme les autres accueillis par nos autorités le 12 août 2005 à la frontière de Hila condji » 

Pénurie du maïs  Et si c’était une malédiction !
En tout cas, c’est ce pense notre confrère parce que des Togolais complètement à part ont jeté leur dévolu sur le maïs après la présidentielle du 24 avril.

« C’est ainsi qu’on a vu des Togolais complètement à part sortir leurs stocks de maïs qu’ils ont déversé sur les rues. Ce qui était interdit à l’homme de faire sur l’aliment qu’il consomme il l’a fait : les uns ont déversés kaka et urine sur leur maïs.

D’autres ont jeté ce qu’il leur restait de maïs dans les WC en jurant  de ne plus consommer la pâte du maïs ! Ils avaient promis de vivre désormais du palmier et de tous ses dérivés : l’huile rouge, SODABI  etc. Or après avoir profané ce que Dieu a créé, il ne fallait pas commencer à consommer la pâte de maïs sans avoir fait de cérémonie comme cela se passe dans toutes les coutumes du Togo. Hélas, les hors la loi, les haineux de tout acabit ne voulaient rien entendre. Après  avoir bu du SODABI ils ont mangé la pâte  de maïs ! Ce qui devait arriver, arriva. Les Dieux du Togo se sont fâchés contre tous leurs fils. Et tout le monde paie le prix des petits nazis togolais. Hitler qu’ils veulent ressembler n’avait pas fait autant. Hitler, lui avait construit l’Allemagne en de grands boulevards. Il avait contribué à la beauté d’un monde que Dieu a créé ainsi. Et vous,  Detia qu’avez-vous fait ? Détruire des maisons et des rues, tué et brûlé tout sur votre passage. N’est-ce pas ? » ?,  écrit le journal

Forum de la Semaine 85

Du mardi, 16 août 2005

Pleins feux sur l’administration togolaise Une administration sectaire, comateuse gangrenée par la corruption
C’est un dossier que Forum de la Semaine ouvre sur l’administration togolaise «gangrenée par la corruption et régie par une pensée inféconde monolithique qui freine lamentablement le développement de notre pays, reléguant ce qui est appelé par les pères de l’indépendance ‘’ L’or de l’Humanité’’, aux derniers rangs des pays de la sous-région » et se propose dans ses prochaines parutions de faire un diagnostic de ce secteur public et proposer des approches de solutions « si tant est que les Togolais sont décidés à redresser ce pays en nous fournissant des informations dont l’évocation permettra de trouver des remèdes adéquats »

«  Aussi, l’administration togolaise s’est-elle détournée de ses fonctions premières qui consistent à œuvrer pour le développement du pays, combattre la pauvreté, faire reculer la misère, assurer la sécurité alimentaire, éduquer la masse, veiller à l’égale répartition des biens et ressources du pays, bref, assurer la mise en œuvre parfaite des grandes lignes du programme gouvernemental. Elle s’est préoccupée plutôt de la sauvegarde des intérêts personnels avec son cortège de suspension, de délation, de mensonge et de coups bas de tout genre.

Malgré la fin du système du parti unique et l’émergence de nouvelles forces politiques, de fortes pesanteurs de ce système pèsent toujours sur notre pays. Ainsi, pour occuper un poste technique ou de simple commis de l’Etat, il faut être du Rassemblement du peuple togolais (RPT). Un fonctionnaire doit être obligatoirement de ce parti et un petit soupçon de contestation s’apparente à une opposition, donc doit être durement sanctionné soit par une arrestation suivie de tortures et autres traitements » indique t-il 

Quand les actes trahissent un homme Faure Gnassingbé n’aime que  Papa
Constate le journal.  Pour le confrère, « ce n’était aucunement l’acte de reconnaissance qui gêna les Togolais » mais cette « course effrénée vers une multiplicité de reconnaissance, alors que d’autres dont ç’aurait été également le bon droit, n’en ont pas eu le privilège, fut perçu comme une injustice de plus.

Du moment que le gouvernement définissait dans ses programmes d’actions l’urgence d’une réconciliation de la nation, la priorité ne pouvait qu’être accordée à cette démarche là. Il aurait fallu parer au plus pressé : reconnaître au peuple un long martyr de 38 ans, et lui rendre justice.

L’urgence aurait consisté à enclencher un processus politique concocté à bases d’ingrédients indispensables, tels que détribalisation et démilitarisation etc, d’autant que, plus qu’au temps de feu Gal Eyadema, les haines se durcissent, conséquences directes des évènements d’après le 05 février ».

En définitive, relève le confrère, « la réconciliation visée par Edem Kodjo est hors de portée. D’autant que le peuple averti semble ne pas être prêt à gober n’importe quelle histoire bien montée »

Suspension d’émission de TV Zion : Voulant cautionner le mal, le Président du Tribunal Kouyou, se ridiculise
Notre confrère s’insurge contre ordonnance N°1143/2005 prise par  le  président du tribunal de Lomé « demandant qu’il soit sursis à l’exécution de la décision de la HAAC, oubliant que la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication est  une autorité administrative dont les décisions sont des actes administratifs qui sont susceptibles de recours en annulation devant la Chambre administrative de la Cour Suprême »

« Le Président du Tribunal de Première Instance de Lomé, par intérêt personnel et par haine aux organes victimes des élucubrations et malédictions d’Adjaho, a fait preuve d’une bassesse d’esprit en feignant d’oublier que comme toute décision administrative, les décisions de la HAAC ont le privilège d’exécution et que seul le Juge administratif de la Chambre administrative de la Cour Suprême peut ordonner le sursis de leur exécution » souligne notre confrère pour qui, « c’est très dommage de constater que des institutions judiciaires ferment les yeux sur les lois de la République pour sombrer dans l’abîme de la bassesse voulant plaire à  des amis ou à des supérieurs politiques »

Faure Gnassingbé sur les traces de son père : Environ 1 milliard aux FAT
Révèle notre confrère qui indique, des sources généralement bien informées, qu’    « en bon héritier de son pater, Faure Gnassingbé, le Président imposé par l’armée, aurait reçu au Camp RIT rebaptisé Gnassingbé Eyadema de Lomé, le samedi dernier, les éléments des Forces armées togolaises pour les  remercier de leur ‘’ fidélité’’. A la fin de la rencontre, chaque  élément aurait reçu cinquante milles (50 000) francs CFA  Cette somme, attribuée ne serait-ce qu’à 10 000 hommes de troupes équivaudrait à un demi milliard de nos francs »

Affaire de voitures volées :    Implication d’un proche de la Présidence ou de la Famille présidentielle ?
S’interroge le journal  dans son billet Confidentiel à propos de cette affaire de vol de voitures. Selon notre confrère qui cite des sources bien informées, «loin d’être  un proche de la présidence togolaise  cette personne impliquée dans cette affaire est plutôt un proche de la famille présidentielle, lien établi par mariage. Nous nous gardons d’avancer le nom mais pouvons préciser qu’elle serait le mari d’une des progénitures du feu chef de l’Etat et serait impliqué, il n’y a pas si longtemps, dans une autre affaire puante aux Etats-Unis. Voilà jusqu’où le trafic d’influence peut amener » 

Forum de la Semaine 86

Du jeudi, 18 août 2005

Quand un Libanais enfonce l’Economie togolaise :  Bassam El-Najjar escroque, rackette et vole au Port Autonome de Lomé
Le journal dénonce les manœuvres au relent d’escroquerie dont use un certain Bassam El-Najjar, un expatrié de surcroît pour  instituer des redevances sur tout véhicule importé au Togo et transitant par le port de Lomé.

«Courant ce mois d’août, Bassam El-Najjar sous le couvert de la SIG (on aurait cru que cette société ne s’occupait que de l’immobilier comme sa dénomination l’indique) envoie à tous les importateurs de véhicule du PAL des notes référentielles avec comme objet : redevances. A l’appui, il adjoint aux termes d’un décret présidentiel en date du 05 avril 2005, l’Etat Togolais a décidé de confier l’exploitation des activités de contrôle des parcs de véhicules d’occasion de toute catégorie importés par voie maritime, terrestre ou aérienne à la SIG A ce niveau déjà, on se demande qui est-ce qui lui a signé le décret dont d’ailleurs il ne donne pas les références…

A la suite de sa note, il précise de nouvelles redevances à compter du 08 août 2005 : véhicules de catégorie A (40 000 F CFA) ; véhicules de catégorie B (45 000 F CFA) et véhicules de catégorie C (77 000 F CFA,  alors qu’il est stipulé à l’Article 163-Bis du Livret des Impôts au Togo qu’  en ce qui concerne le commerce de véhicule, l’impôt minimum forfaitaire sur l’importation, en vue de la revente des véhicules d’occasion mis en circulation ou en transit sur le territoire togolais est fixé à dix mille (10 000) francs CFA par véhicule importé. Cette somme est due par l’importation du véhicule et constitue pour lui un acompte au titre de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés » souligne le journal

« Comment dans une République qui se dit normale de tels abus peuvent-ils être érigés en règle au détriment des populations ? Le bon peuple connaît les accointances de ce véreux libanais dans les milieux politiques togolais. Il bénéficie de soutiens très forts et se permet tout. Qui est-ce qu’il est pour être flanqué de gardes de corps, on parle des éléments de la gendarmerie nationale, s’il n’est pas dans les bonnes  grâces de ceux qui dirigent ce pays ? » se demande notre confrère

Le secteur privé de l’emploi au Togo : Le domaine regorge en  partie de requins
Après l’administration dans sa dernière parution (N°85 plus haut), Forum de la Semaine porte son regard sur le secteur privé.

« Le secteur privé pour sa part n’est nullement exempt de ces remous. Aussi bien dans le secteur privé, des pratiques existent qui sont également à dénoncer. La rareté du travail sur le marché  de l’offre de l’emploi ouvre la porte à n’importe quelle dérive. Ici, certains employés sont victimes d’un certain genre d’employeurs peu scrupuleux et respectueux de la dignité de leurs subalternes.

Dans le domaine du secteur privé de l’emploi, cette incapacité à exercer un contrôle efficace sur les conditions de travail et à pouvoir y apporter des améliorations, a fait et continue à faire la part belle à des employeurs véreux et sans scrupules, essentiellement étrangers. Partant du constat que très peu de nationaux ont les moyens de créer des emplois, l’économie togolaise s’est vu prise d’assaut par des investisseurs étrangers essentiellement français et autres européens, libanais, asiatiques et même Ibo, non avares en matière d’étalage de leur complexe de supériorité » souligne le journal pour qui, « l’Etat devrait jouer le vrai rôle, le noble rôle qui est le sien »

Diplomatie de l’ombre liée au rapport de l’ONU ? On annonce Faure Gnassingbé chez Kofi Annan demain
Selon notre confrère,  Faure Gnassingbé a été annoncé pour ce vendredi 19 août  2005 à Accra pour  assister à une cérémonie de remise de prix à Kofi Annan.  

Pour le journal, «  ce qui préoccupe les Togolais dans cet évènement, c’est la présence de Faure Gnassingbé à cette cérémonie. D’aucuns avancent que les deux hommes, dont un tête-à-tête n’est pas exclu, ont trouvé cette aubaine pour se plancher vis-à-vis sur les techniques adéquates à déployer en vue d’étouffer de façon habile la publication du rapport de la mission des Nations Unies dépêchée à Lomé par le Haut Commissariat des Nations Unies aux  droits de l’Homme pour ‘’ l’établissement des faits relatifs aux allégations de violences et de violations de droits de l’Homme’’ au lendemain de la mort du Gal Eyadema »

Faure à Atakpamé : Signe de reconnaissance ou de regret ?
La semaine dernière, le président Faure Gnassingbé était à Atakpamé pour, dit-on, apporter aux populations de cette ville un message de réconfort à la suite des violences consécutives au scrutin du 24 avril 2005.

« C’est bien beau de reconnaître après une centaine de jours, que des cadavres ont jonché le chemin de l’ascension au pouvoir, de faire un bilan exhaustif des pertes en vies humaines et de lancer un appel au retour des réfugiés. Mais ne cherchons pas à camoufler nos crimes et il est aberrant d’affirmer que les torts sont à partager.

La manifestation était la seule voix démocratique par laquelle la population d’Atakpamé pouvait exprimer son opposition aux résultats truqués des urnes. Le peuple était dans tous ses droits même s’il y a eu quelques débordements.

En vertu de quoi les forces de sécurité soutenues dans leurs actions de répression par des milices dirigées par un Monsieur bien connu, le tristement célèbre Major Kouloum, un retraité des FAT et membre du Comité Central du RPT pouvaient ils saccager et détruire les maisons ? » s’interroge alors notre confrère.

Les revendeuses de maïs parlent de Faure
Le confrère évoque la marche organisée le 09 août dernier devant le ministère du commerce par les femmes revendeuses  pour protester contre l’imposition par l’OSAT de 350 F le bol, un prix qui, selon elles, ne tient aucunement compte de la réalité sur le terrain.

« Dans leurs jérémiades, un extrait de l’élément passé par nos confrères de Radio Nostalgie était très édifiant de leur état d’âme. Cela exprime et réjouit aussi cette vision que certains Togolais ont de notre Exécutif actuel : Nous avons travaillé pendant quarante ans avec son père. Jamais nous n’avons connu cela. Depuis que l’enfant est venu, comme il a peur d’eux, ils lui font faire des trucs inimaginables. Ce constat avait été fait en Mina et donnait à peu près cette version en français.

Evidemment elles parlaient de Faure Gnassingbé. Le ‘’ ils’’ doit sûrement désigner son entourage immédiat. Que comprendre sinon que les revendeuses de maïs croient voir derrière leur misère actuelle des mains obscures qui dépassent celui là même qui est au sommet de l’Etat. Il y aurait donc des décideurs qui font bon ce qui leur passe par la tête sans se référer à la hiérarchie » indique le journal

Crime passionnel à Langabou  Amékudji Kodjo tue sa femme par jalousie
La scène s’est passée le 19 juillet dernier à Langabou, localité située sur la nationale N° 1 au à une centaine de kilomètres de Blitta.

« Le mardi 19 juillet dernier, un démarcheur de bois du nom de Amékudji Kodjo a poignardé sa femme Siriki Ami qu’il accusait d’avoir reçu les  avances d’un autre homme. Le meurtrier après avoir commis son forfait a pris la fuite dans un premier temps avant de revenir sur les lieux du crime pour s’emparer des sous de sa victime. Arrêté par les douaniers à Langabou 24 heures après, Amékudji Kodjo a été gardé à la brigade de Blitta-Gare avant d’être déféré à la prison civile de Kara » rapporte le journal 

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 63

Du vendredi, 19 août 2005

Relance du dialogue national  Gilchrist Olympio barre Lomé pour Rome
En tout cas, ce que croit notre confrère suite au refus du parti de Gilchrist Olympio de répondre à l’invitation qui lui adressée par le président Faure Gnassingbé dans le cadre de ses consultations avec l’ensemble de la classe politique et de la société civile. Selon notre confrère qui cite des sources proches de l’UFC « on justifie cette position par le fait que le parti a déjà exprimé ses positions lors de la rencontre de Rome, organisée par Sant’Egidio ».

Qu’à cela ne tienne ! Pour Le Canard Indépendant, « cette attitude de l’Union des Forces de Changement cache mal leur volonté de s’imposer comme seul interlocuteur du pouvoir.  Gilchrist Olympio continue à se comporter comme s’il suffisait    que Faure Gnassingbé s’entende avec lui pour que la crise togolaise soit jugulée, déplore un membre de la Coalition »

TOGO : Amorce d’une réconciliation à deux poids, deux mesures
Constate malheureusement notre confrère qui impute cet état de chose aux deux forces politiques  antagonistes, le pouvoir et l’opposition. 

Pour notre confrère, pour qu’une vraie réconciliation nationale s’opère, il faut que l’on prenne en compte les deux volets de la crise togolaise, à savoir la « nécessaire réhabilitation de la vérité historique et donc des anciens dirigeants et la nécessité de partager le pouvoir et d’observer une justice sociale dans la redistribution des biens et ressources du pays », mais constate t-il  malheureusement, « la tendance actuelle du pouvoir sous la houlette de Faure Gnassingbé, tout comme la gestion maladroite et peu patriotique des nouvelles donnes politiques par l’opposition radicale s’éloignent de la démarche idoine pour parvenir à la réconciliation »

« En effet, l’un des tous premiers actes de Faure Gnassingbé, Président de la République a consisté à débaptiser l’Aéroport international de Lomé, devenu Aéroport international Gnassingbé Eyadema. Puis récemment, c’est au tour du camp du Régiment Interarmes du Togo de devenir Camp Général Gnassingbé Eyadema, tout ceci en mémoire de l’ancien chef de l’Etat décédé le 05 février 2005. A tous ces actes de pérennisation de la mémoire du Gal. Gnassingbé Eyadema, il convient d’ajouter la très officielle révérence de  Père de la nation  dont-il est affublé dans les discours des officiels.

Pendant tout ce temps, aucun souci n’est manifesté pour la mémoire des prédécesseurs du père de Faure Gnassingbé. Ni Sylvanus Olympio, ni Nicolas Grunitzky, ni le Col. Kléber Dadjo n’ont eu droit même au plus symbolique des honneurs dus à leur combat pour la République ou encore à la haute charge qu’ils ont assumée.  Qu’à cela ne tienne, pendant qu’au RPT la réconciliation roule à deux vitesses, à l’opposition radicale, le souci prioritaire semble en terme de réconciliation, ailleurs.  J’avais toujours naïvement pensé que l’UFC et son leader ne se battaient que pour un vrai changement. Je me rends à présent compte à mes dépens qu’ici aussi on ne jure que pour le pouvoir, déclare amer Afandalo Félik, opposant au régime RPT, résidant en France » écrit le confrère.

Le Togo malade de sa justice
« La justice togolaise est très malade. Le milieu judiciaire togolais est fortement corrompu. C’est le triste et réel constat auquel on aboutit quand on jette un regard sur la façon de dire le droit dans notre pays. Le droit n’est plus dit équitablement entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible mais selon la volonté du plus fort et du plus riche. Magistrats, avocats, notaires, huissiers, officiers et agents de police judiciaire sont passés maîtres dans la multiplication de procédures et dans l’achat des décisions judicaires. Cette propension à la corruption au sein du pouvoir judiciaire a amené les justiciables à ne plus se fier aux hommes en noir. Le divorce semble consommé entre la justice et les justiciables ». C’est ce triste constat qui, selon notre confrère, a amené le ministère de la justice avec l’appui du PNUD à organiser du 17 au 19 août à Kpalimé un « atelier national de validation du programme de modernisation de la justice togolaise en vue d’engager les réformes nécessaires pour assainir l’appareil judicaire et le rendre plus crédible », qu’il rend ici compte

Dans sa rubrique Ma Lettre titrée Quand l’opposition devient une profession, notre confrère écrit :
Le 05 février 2005 retentira encore pendant combien de temps dans la mémoire des Togolais ? En effet depuis cette date une page de l’histoire venait d’être tournée. Le Général Gnassingbé Eyadema est mort. Les sentiments sont partagés. Pendant que certains compatissaient à la douleur de la famille Gnassingbé et du pouvoir RPT, d’autres poussaient un ouf de soulagement après 38 ans de règne sans partage.

Leurre. Les derniers ont vite fait de déchanter car tout s’est passé et se déroule dans la continuité malgré l’élection présidentielle du 24 avril qui a porté Faure Gnassingbé, fils du Président défunt au pouvoir.

Dans ce registre, l’opposition a une fois encore excellé dans son incapacité à arracher au système quarantenaire, le pouvoir par la force avec le concours de la rue ou par tout autre moyen prévu par la Constitution malgré la mobilisation populaire à son chevet.   Au lendemain du 26 avril, date de la proclamation des résultats provisoires du scrutin présidentiel, cette opposition regroupée au sein de la  coalition des six partis a une fois encore envoyé la population à l’abattoir comme à son habitude.         
En panne de stratégie, et suite à l’investiture du Président Faure Gnassingbé, ce sont les pratiques habituelles qui refont surface. Refus de négocier quoi que ce soit. Ce qui conduit à la nomination  d’Edem Kodjo au poste de Premier Ministre pour parer au plus pressant. 12 jours plus tard, après des concertations de part et d’autres, il parvient bon gré mal gré à former son gouvernement. Il n’est pas d’Union nationale comme l’aurait souhaité le chef de l’Etat et la majorité du peuple en vue d’une réconciliation nationale et de la concorde civile.

Cependant c’est tout de même un gouvernement à pied d’œuvre pour remettre le Togo  sur les rails. Mission difficile lorsqu’au niveau de l’opposition radicale, on campe sur sa position, on ressasse les éternelles revendications dont-on n’obtient jamais les résultats. Pire encore au niveau de la coalition, tout porte à croire que c’est un  regroupement qui n’existe plus que de nom, car la marche en rang dispersé  vient d’être amorcée. L’exclusion de Me Abi Tchessa du PSR de la coalition suite à sa nomination au poste de Ministre de la Justice, les diverses réactions et interprétations de certains leaders lorsque Gilchrist Olympio a rencontré Faure Gnassingbé à Rome, les différentes attitudes qui opposent surtout Me Yawovi Agboyibo et le Prof. Léopold Gnininvi concernant le bilan  financier de la campagne du candidat Emmanuel Akitani-Bob, la nonchalance ou carrément le refus de certains leaders à rencontrer le chef de l’Etat qui entend s’entretenir avec eux sur trois questions essentielles : la question des réfugiés, le dialogue politique en relation  avec les 22 engagements, la réconciliation nationale. Autant de facteurs qui dénotent d’un manque de volonté politique pour la décrispation de la crise au Togo.

Le Togo doit avancer et des leaders ne peuvent faire de l’opposition une carrière. Le Président Faure Gnassingbé lors de sa visite officielle effectuée au Burkina-Faso le 17 août dernier déclarait  qu’il aurait voulu un gouvernement d’union nationale, mais qu’un pays ne pouvait pas attendre indéfiniment que tout le monde se mette d’accord pour avancer, car « sans eux (NDLR : La coalition), nous ferons des efforts, mais avec eux nous ferons plus de résultat… la porte reste ouverte,  quand ils seront prêts, ils viendront ». Cette assertion rejoint un leader de l’opposition modérée actuellement Ministre d’Etat, chargé des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine qui disait  quelques semaines avant sa nomination qu’on ne saurait réclamer indéfiniment sans jamais rien recevoir. « Un peu de beaucoup, vaut mieux que beaucoup de rien ». Avait-il martelé devant la presse. A bon  entendeur !

Nouvel Echo 361

Du vendredi, 19 août 2005

Relance du dialogue : Faure discute avec les partis politiques  
La coalition fonce sans l’UFC
Titre dans sa manchette Nouvel Echo avec à l’appui les photos de MM Faure Gnassingbé, Yawovi Agboyibo, Léopold Gnininvi. Notre confrère ne comprend pas, comme la plupart des observateurs de la scène politique togolaise, pourquoi l’UFC a refusé de rencontrer M. Faure Gnassingbé au pays alors son leader Gilchrist Olympio accepte de le rencontrer à l’extérieur pour « s’offrir en spectacle sous les feux des projecteurs en se livrant aux accolades avec le Président Faure ». Si tel est que, l’UFC conteste la légitimité de Faure Gnassingbé, «comment comprendre que Gilchrist ait décidé d’accepter les rencontres avec Faure Gnassingbé à deux ou trois reprises à Abuja au Nigeria sous l’égide du Président en exercice de l’Union Africaine Olusegun Obasanjo et une fois à Rome en Italie à l’invitation de la communauté Sant’Egidio ? ».

Pour notre confrère, «  les Togolais doivent comprendre que les choses évoluent et que quels que soient les cas, les Togolais sont obligés de se parler entre eux pour trouver une issue favorable à la crise togolaise. 15 ans de lutte pour rien, c’est trop pour ce petit Togo. Il faut donc avoir une autre vision de la lutte afin de donner un souffle aux populations qui ont souffert et qui souffrent toujours des tergiversations et de l’immaturité de certains partis politiques qui pensent que sans eux rien ne pourra marcher. Il est temps de mettre fin au leadership de ceux qui veulent demeurer des opposants éternels. A l’allure où vont les choses, la coalition n’a plus sa raison d’être.  Chacun doit voler de ses propres ailes et les législatives à venir détermineront le poids de chacun »

Le processus de réconciliation au Togo : Faure doit aller au bout de sa logique
Le journal exhorte le président Faure Gnassingbé à aller de l’avant dans les efforts qu’il a entrepris dans le sens de la réconciliation nationale notamment la création du Haut Commissariat pour les Réfugiés et le déplacement qu’il a effectué la semaine dernière à Atakpamé pour apporter soulagement et réconfort aux populations victimes des violences postélectorales.

« C’est bien que le président ait effectué ce déplacement mais il doit aller au bout de sa logique. Il doit également visiter d’autres localités qui ont vécu les affres de la furie des milices et de l’armée. Mango, Sokodé, Kpalimé, Tsévié, Tagbligbo, Vogan, Anèho etc.,  autant d’endroits que le président Faure devra mettre dans l’agenda de ses prochains déplacements. Il doit faire sans arrière pensée et surtout en contrepartie n’attendre autre chose si ce n’est la fortification du socle de la réconciliation » estime notre confrère.

Pour l’hebdomadaire, « les Togolais ne veulent plus se laisser émouvoir par des repentirs de façade quand au moindre mouvement des individus incontrôlés en mal de sensations fortes s’érigent en justicier pour régler des comptes à leurs semblables.

La seule chose qui puisse faire retrouver la sérénité à ces populations traumatisées est la bonne conduite qui entachera l’organisation des prochaines législatives »

Pillage des fonds à l’Editogo :  Faure doit sévir le ministre détourneur Mawutoé d’Almeida
Lit-on à la Une de notre confrère avec la photo du ministre mis en cause. En effet, le journal revient sur cette affaire de détournement de fonds au préjudice de l’Editogo évoquée  dans sa précédente parution et dont le ministre d’Almeida se serait rendu coupable dans les années 97 alors qu’il était président du conseil d’administration de l’Editogo. Le confrère exige que le ministre soit démis de ses fonctions parce que, non seulement les termes de la reconnaissance de dette qu’il a lui-même signée sont choquants et révoltant, mais aussi parce qu’il est détient un portefeuille qui commande que l’on soit propre.

        « Nous n’avons absolument rien contre le sieur d’Almeida mais, à analyser de près cette reconnaissance de dette qu’il a signée  de ses propres mains, on est choqué par les termes crus et révoltants qu’il a utilisés. Il reconnaît avoir détourné et il est allé loin en explicitant la stratégie mise en place pour opérer ces ponctions. Et c’est au moyen de factures fictives.

            D’Almeida Mawutoé ne détient pas n’importe quel portefeuille ministériel, il est ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République. A ce titre, il se doit d’être ‘’propre’’ Comment quelqu’un qui traîne un passé lourd puisse être la courroie de transmission entre les Institutions de la République ? », se demande t-il

La TVT, baromètre d’un pouvoir contraint au changement

N
ouvel Echo
note que le changement promis par les nouvelles autorités est entrain de mettre en branle. C’est ainsi que, constate t-il, depuis l’arrivée de Faure Gnassingbé,  la TVT naguère surnommée la boîte à mensonge « essaie de se débarrasser de certaines méthodes très peu convenables. Les premiers absents à la TVT sont les  les liseurs de motion  qui chassaient les téléspectateurs devant les écrans. Le journal et les émissions de la TVT défient déjà toute concurrence sur le plan national »

Drame d’amour à Novissi (Aéroport) : Philippe rentre du Canada le jour du mariage de sa fiancée Juliette avec un autre mec
« Cette histoire vraie s’est produire à Lomé à Novissi (Aéroport). Et les principaux acteurs de ce drame d’amour s’appellent Philippe et Juliette.

Philippe et Juliette étaient copains depuis un bon moment quand la chance a souri à Philippe. Il a eu un visa pour le Canada.

 ‘’Loin des yeux, près du cœur’’ dit-on souvent, mais ce vieil adage ne saurait s’appliquer pour Juliette qui a plutôt continué par aimer un autre. Par contre Philippe l’appelait et lui envoyait des présents fruits de ses efforts au Canada. Il n’y avait aucune demande de Juliette qui ne soit jamais satisfaite par Philippe.

Philippe croyait fermement à cet amour. Juliette pour sa part voulait manger à double râtelier.

Elle s’est laissée séduire  par un autre homme qui a aussi un embonpoint financier.

Depuis sa terre d’accueil le Canada,  Philippe pour donner un sens à cet amour a demandé à ses parents de le légaliser par les fiançailles. Ce qui fut fait entre les deux familles avec une bague au doigt de Juliette.

La famille de Philippe voyant cette dérive de leur bru a tenu informer leur  enfant au Canada. Mais très vite, Juliette est parvenue à rassurer son fiancé et naïvement ce dernier est resté hermétique à tout ce que sa famille lui raconte sur Juliette

Le rival de Philippe a aussi voulu légaliser son amour avec Juliette. La bague de fiançailles de Philippe a fait place à celle du nouvel amant.

Des jours passaient et Juliette continuait son double jeu. Elle était sur le point de célébrer son mariage quand elle eut l’ingénieuse idée de demander un peu d’argent à Philippe. Il lui envoya deux millions de nos francs pour sa prétendue activité commerciale qu’elle lançait.

Philippe ne pouvait pas supporter encore longtemps cette séparation de plusieurs années avec sa dulcinée. Le ‘’ Canadien’’ appela sa Juliette pour lui annoncer son retour dans deux semaines. Il a dû différer sa venue de moins une semaine pour créer la surprise à celle là qu’il aime tant.

Les hommes ! Descendu de l’avion, il a traîné ses valises et autres colis et mit le cap sur la maison de Juliette à Novissi.

L’atmosphère était de fête quand il descendit du taxi. Il vit une belle voiture décorée de mariés. Son cœur battait la chamade. Il risqua un pas de plus et vit sa fiancée en robe de mariée bien collée à son homme.

Il apostropha un enfant qui lui dit que : ‘’C’est Tata Juliette qui se marie’’.  C’était la phrase qu’il s’était pourtant refusé d’admettre.

Philippe sous le poids de ses valises et sous le choc de la nouvelle reçue  s’effondra ». La suite dans sa prochaine parution

Sexuellement vôtre : Sous l’effet de l’alcool, le papa confond sa fille à son épouse
C’est une autre histoire insolite que notre confrère nous rapporte. Tom, c’est le nom du père et Aurélie sa fille qui devient sa deuxième épouse

            « A l’université du Bénin aujourd’hui Université de Lomé, il a eu un parcours fulgurant avec à son actif une jolie fille prénommée Aurélie fruit de son amour avec Ela, une autre merveille de la nature.

               Après sa maîtrise en gestion, il a eu une bourse pour le 3ème cycle en France. Après sa thèse de doctorat et de nombreux stages dans des sociétés françaises, il rallia sa terre natale où sans coup férir il fut embauché comme comptable.

Déjà bien distingué, sa position qui le mettait à l’abri des soucis financiers a raffermi ses traits. Il a alors légalisé devant Dieu et les hommes son amour pour la belle Ela qui d’ailleurs tenait à son homme, à son Tom comme son oxygène

Comme un papillon, il voltigeait de cœur en coeur. Il avait absolument sa ration journalière de deux belles nanas. Il doit escalader au moins deux jupons. Ses conquêtes, on en comptait par centaines et il reste insatiable.

            Ela, bon gré malgré est obligée d’accepter son homme comme il est.

            L’essentiel pour elle, c’est d’être la maîtresse de maison et de ne pas être embêtée dans son intimité.

                 Ela pour s’occuper plus utilement et se soustraire de l’emprise financière de Tom a décidé de faire le commerce de Dubaï-Hong-Kong. Une fois dans le mois, elle s’absentait pour deux semaines. C’est au cours de l’un de ses déplacements que l’irréparable sera fait derrière elle.

            Tom est revenu tout ivre de son boulot. Il ne tenait pratiquement pas sur ses deux jambes. Au lieu de rentrer dans sa chambre à coucher, il pénétra dans la chambre de sa fille Aurélie et se mit à se dépouiller de ses tenues.

               Aurélie était presque liquéfiée. Il voyait son papa en caleçon mais jamais dans sa tenue d’Eve. Il sauta sur sa fille et l’appela par le nom de son épouse Ela.

            Malgré la résistance de sa frêle créature, sa force eut raison de sa fille qu’il confondait à son Ela. Il se mit à violer sa fille.

Cela ne déplut pas apparemment à Aurélie car ses cris se muèrent en gémissements de jouissance.

            A partir de ce moment, tout changea dans le vécu de Tom et sa fille. Ils devinrent plus liés et ne ratent pas la moindre occasion qui leur est propice pour s’envoyer en l’air.

              Aurélie devint ainsi la coépouse de sa mère Ela L’absence de la belle Ela était compensée par le jeu bas ventral que Aurélie et Tom faisaient »  Affaire à suivre.

Cynisme d’une vieille sorcière  Elle vend le Sida, le cancer, la prostate, l’hémorroïde, la stérilité