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21 août 2005

Revue de presse de la semaine du 16 au 22 août 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple   511  

Du mardi, 16 août 2005

Ombre & Lumière :   L’UFC et la stratégie de tout ou rien -  Me Yawovi Agboyibo n’a rien compris
Titre à la Une Le Combat du Peuple avec à l’appui la photo du ‘’Bélier Noir’’ de Kouvé Me Yawovi Agboyibo.

Jetant un regard sur le parcours des deux hommes politiques, l’un fils d’un ancien président de la République et l’autre issu d’un milieu modeste et la philosophie qui sous-tend  leur formation politique « l’UFC de Gilchrist Olympio réputée un parti radical qui use d’un radicalisme suicidaire », «  le CAR de Me Yawovi Agboyibo réputé parti modéré très porté sur le dialogue et prêt à tous les compromis » dont « la stratégie et la vision politiques de l’un et de l’autre ne sont pas conciliables » le journal note : « et pourtant, c’est ce qui s’était paradoxalement passé. Si on est arrivé à cet attelage contre-nature, c’est tout simplement par calcul politique. Me Agboyibo savait que le mythe de Gilchrist Olympio est tel qu’il ne peut pas s’opposer à visage découvert à lui. Il a dû se résoudre à aller sur son terrain, celui du radicalisme, à l’aider et après, tirer les dividendes, persuadé que le régime Eyadema même après la mort du géniteur, n’est pas prêt à passer la main à un Olympio pour des raisons historiques évidentes.

Me Agboyibo a donc pris le risque d’appuyer la candidature unique de l’UFC et de conduire une campagne selon les méthodes et la couleur de ce parti. Au finish, Agboyibo était naturellement et de droit, celui qui doit panser les plaies en prenant la Primature. Mais pour Gilchrist Olympio, il n’est pas question de laisser Agboyibo ramasser les lauriers. Il faut monter les enchères et surtout faire peur. Agboyibo n’a pas compris qu’à un moment dans la vie, chaque homme doit faire un choix et l’assumer seul. Il a voulu jouer pour et contre tous. Et il a perdu. Mais au lieu de comprendre qu’il a pris un risque inutile avec Gilchrist Olympio, il se retourne contre son adversaire héréditaire, Edem Kodjo, qu’il accuse d’avoir placé des peaux de banane. Cette fois, Kodjo a été correct, c’est Agboyibo qui n’a pas été à la hauteur. Aujourd’hui, il broie du noir. D’abord en dénonçant le camouflet de Gilchrist Olympio qui s’en va une deuxième fois rencontrer Faure sans daigner les consulter dans la Coalition. En outre, il s’insurge contre Gnininvi qui publie un bilan financier qui pose problème. Que dire, sinon que Me Agboyibo, malgré toute son intelligence, N’A RIEN COMPRIS »

Scandale juridico-financier   Plus de 700 millions de F CFA détournés à ECOBANK-Togo Le Parquet d’Instance et le Parquet Général doivent cesser leur passe-passe suspect
Le confrère revient sur cette affaire dont a fait cas Nouvel Echo la semaine dernière et rend compte du déroulement du procès qui a eu lieu le 10 août dernier au palais de justice de Lomé.

« Dans ce qu’on peut désormais appeler le dossier Kpadénou et consorts contre ECOBANK-Togo, on parle déjà de pots-de-vin et de gros sous qui ont été distribués à certains hauts responsables. C’est pourquoi la grande question reste de savoir pourquoi le Parquet d’instance et le Parquet général se livrent à des passe-passe suspects ?

En effet, on ne comprend pas qu’on maintienne en prison des voleurs de poulets c’est-à-dire des auteurs de petits larcins qui ne font pas directement du tort à la République, tandis qu’on s’organise pour libérer sans caution des prévenus qui ont reconnu avoir détourné 63.000.000 F CFA et sur qui pèsent de fortes présomptions de détournement de plus 700.000.000 F CFA.

Dans un tout autre registre, les Juges appelés à dire le droit dans ce dossier ne doivent pas perdre de vue que ECOBANK est une banque régionale et que notre pays risque de se trouver sur le banc des accusés au Conseil d’Administration s’ils font preuve d’indulgence injustifiée envers des agents dont les actes délictuels portent de graves préjudices à cette Banque » souligne t-il.

Substitution de compétence et crise de confiance : Le torchon brûle à la coalition
Le journal revient sur la crise qui mine la Coalition au sujet de la gestion des fonds de la campagne. Reprenant les deux communiqués rendus publics par le directeur de la campagne le prof. Gnininvi et le Coordinateur Général de la Coalition Me Yawovi Agboyibo, le confrère indique : « la coalition, si elle existe encore, est au bord de l’implosion. Elle n’a pas résisté à l’épreuve de la transparence pour laquelle les partis qui la constituent interpellent chaque jour nos gouvernants. Le constat est triste, poignant mais malheureusement réel»

Perspectives  Les grands chantiers politiques de Faure Dialogue politique et dialogue social : Mode d’emploi
Pour Le Combat du Peuple  si les violences  qui ont émaillé le processus électoral jusqu’au scrutin du 24 avril ont atteint des proportions inégalées, « c’est parce que pendant longtemps les citoyens togolais, tous à des degrés divers, ont avalé trop de couleuvres ». Et c’est face à ce constat et conscientes de leur responsabilité que les nouvelles autorités  s’organisent pour répondre aux aspirations des Togolais. C’est ainsi que, indique t-il,  des sources bien informées, qu’elles s’apprêtent à reprendre dans les jours à venir le dialogue politique et parallèlement, fait nouveau, le dialogue social  qui  va aussi s’ouvrir.

«En s’apprêtant à ouvrir un dialogue social parallèlement au dialogue politique, Faure Gnassingbé innove et cherche à régler les problèmes des Togolais au fond » car « le dialogue social est très important puisque même dans les pays développés de vieilles traditions démocratiques, le dialogue social est permanent voire privilégié ». note t-il

En conséquence, estime le journal, « il appartient aux uns et aux autres de faire preuve de discernement, de responsabilité et de patriotisme. Car le changement ce n’est pas une page de journal ou de livre qu’on peut tourner tout d’un coup. Le changement est dynamique et évolue dans le temps et dans l’espace. Ce qui est cependant important sur ce plan, c’est la volonté politique et la détermination à avancer et à résoudre les problèmes au fur et à mesure»

Le Procureur Gbandjaba, un Magistrat pas comme les autres
«Le Procureur Général Dabré Gbandjaba serait-il vraiment un magistrat pas  comme les autres comme le pensent beaucoup de ceux qui le connaissent» se demande notre confrère qui dénonce l’intrusion de ce magistrat dans une affaire qui le regarde.

Suite aux dérapages de la TV-Zion, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris une décision suspendant cette chaîne privée d’émission pour quinze jours. Afin de veiller au respect de cette décision et à son exécution, le Président de la HAAC avait requis et obtenu du procureur de la République une assistance des forces de l’ordre qui devraient se positionner à la station de TV-Zion durant les quinze jours de suspension. Mais, selon notre confrère, « le Procureur Général Dabré Gbandjaba serait intervenu pour enjoindre aux agents de vider les lieux».

De quel droit cet homme se permet-il de se comporter comme il le fait ? » se demande notre confrère.  « À la justice, chaque magistrat a son domaine de compétence et le devoir de s’en tenir. Celui qui outrepasse ses compétences pour empiéter sur celles des autres est tout simplement un hors-la-loi.

Dans l’un de nos récents articles, nous avions parlé de l’insubordination de Gbandjaba aux lois de la République. Il vient de confirmer ces propos en méconnaissant l’autorité d’une institution régulièrement constituée. Il s’agit d’un défi à une institution de la République et c’est grave. Gbandjaba et ses pareils doivent comprendre que les temps ont changé et qu’il n’y a plus de place pour le non droit au Togo » souligne le journal.
Motion d"information
 
Agni l'Abeille
 
Le Regard

 

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

 

La Dépêche

Du mercredi, 17 août 2005

100 jours du président Faure  L’espoir est permis
La Dépêche
note, «n’en déplaise aux prophètes de mauvais augures » que les promesses faites par Faure Gnassingbé au peuple lors de sa campagne électorale sont entrain de se concrétiser. Ainsi, il cite la libération des prisonniers parmi lesquels le plus vieux prisonnier le colonel Djoua, le retour de certains exiles politiques, les colonels Assih et Bitenéwé, le retour de quelque réfugiés le 12 août dernier, la cessation des motions injurieuses sur les médias d’Etat, le dégel des avancements des fonctionnaires etc.  Autant dire que « les premiers cent jours du président Faure sont donc  positifs au regard d’un passif qui avouons-le était lourd. En politique, seule la volonté peut permettre de venir à bout des problèmes si importants soient-ils. Faure et son premier ministre font montre d’être animes d’une volonté a toute épreuve. »

Concours d’entrée à l’ENA :  Où se trouve le tribalisme ?
Se demande mon confrère qui réagit à Liberté Hebdo qui, dans sa dernière parution et dans un article intitulé La réconciliation nationale en question Concours d’entrée à l’ENA sur fond de tribalisme avéré

« Lorsque notre confrère ‘’Liberté Hebdo’’ écrit dans ses colonnes que   sur 100 agents dans un service, vous trouverez 25 originaires du sud la où  au même moment vous dénombrez 75 originaires du nord, il s’agi tout simplement d’une affirmation inexacte dès lors que notre confrère ne nous donne pas d’exemple précis.

Cet article nous a interpellé et nous avons voulu savoir si le gouvernement Faure Gnassingbé qui prône depuis son arrivée la réconciliation nationale pourrait encore gouverner en tirant sur la corde du tribalisme. Et lorsque nous avons fouillé, nous nous sommes rendus compte qu’il n’en était rien du tout. Après avoir écouté les résultats du concours, l’auteur de l’article aurait pu se donner la peine de  se rendre au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique ou à l’Ecole Nationale d’Administration pour s’informer. Mais non ! Aussitôt après avoir suivi la publication des résultats, il a pris sa plume pour s’en prendre à nos autorités. Comment comprendre qu’après un concours dont 100% des candidats sont admis, qu’on puisse dire qu’on a organisé le tribalisme ? En effet sur 39 inscrits pour les deux cycles (13 pour le cycle II et 26 pour le cycle III), personne n’a été recalé. Et pourtant notre confrère n’a pas hésité à écrire : Le dernier concours d’entrée à l’Ecole National d’Administration (ENA) cycle II promotion 2005-2008 et cycle III promotion 2005- 2007 organisé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique vient de produire le résultat définitif des admis (voir Togo-Presse N°7084 du 1er août 2005). D’emblée ce qui frappe l’attention, c’est que sur un total de 39 admis, toutes options confondues, il n’y a que 10 heureux élus de toute la région méridionale du Togo. Les 29 autres sont tous de la partie septentrionale.

Notre confrère voudrait-il que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique envoie les forces de sécurité arme au poing pour forcer les fonctionnaires originaires de la région méridionale à déposer leur dossier en vue de passer ce concours ? », s’interroge le journal  

L’UA  et ses coups d’Etat : De Lomé à Nouakchott, deux poids, deux mesures
Estime La Dépêche qui se demande alors à quoi joue la communauté internationale notamment l’Union Africaine (UA) avec les putschistes qui ont renversé le président mauritanien Maaouiya Ould Taya le 3 août 2005, « contrairement à la foudre médiatique et diplomatique qui s’était abattue sur le Togo lorsqu’à la mort du Père  de la Nation, feu Gnassingbé Eyadema en février 2005, l’Armée avait fait appel à Faure Gnassingbé pour calmer les esprits et permettre au pays de traverser cette période délicate »

« Lomé à Nouakchott, on assiste à une politique de deux poids deux mesures : à la place de la fermeté et de l’acharnement contre le Togo, on constate plutôt une complaisance de la communauté internationale et notamment de l’UA avec les putschistes mauritaniens. L’UA se contente de demander aux auteurs du coups d’Etat de  respecter le programme de transition, et de leur côté, les Etats-Unis qui réclamaient dans un premier temps le retour au pouvoir du président Taya, se rétractent brusquement et  ne réclament plus qu’un retour à l’ordre constitutionnel (et l’on se demande bien quel ordre constitutionnel sans le retour du président renversé) » constate le journal pour qui, « loin de nous toute intention de soutenir le président Taya  (qui du reste n’est que victime de son refus d’ouverture), ni de justifier ce qui s’était  passé au Togo. Mais il s’agit simplement de relever l’attitude ambiguë de l’UA. Pour sa propre crédibilité, l’UA tout comme la communauté internationale dans son ensemble doit être logique avec elle-même en faisant preuve de justice, d’équité et de la même rigueur envers tous ses membres »

Affaire Progosa-Bolloré  Ou les deux voleurs  et l’âne
Titre notre confrère à propos de la guerre que se livrent les deux opérateurs privés étrangers pour le contrôle du Port de Lomé.

«  Le Port Autonome de Lomé est un instrument de notre souveraineté économique, politique et militaire. Il faut l’ouvrir aux investisseurs étrangers sans pour autant perdre complètement son contrôle. Si la direction du Port avait le moindre pouvoir, elle serait aujourd’hui l’arbitre désigné entre Progosa et Bolloré. Ce qui nous aurait évité les honteuses provocations et étalages qu’on lit dans la presse. La direction du PAL aurait pu leur rappeler que le Port Autonome de Lomé  a été construit par les Allemands et qu’il n’y a pas une seule raison que des sociétés françaises viennent nous fatiguer de leurs querelles de gloutons  insatiables et insensibles aux problèmes des Togolais à commencer par les travailleurs du Port » estime le journal 

La guerre du maïs n’aura pas lieu
Estime notre confrère. Pour le journal, la crise du maïs au Togo oppose trois acteurs principaux : le gouvernement, les producteurs de maïs et les revendeuses de ce maïs sur nos marchés, lesquels  acteurs, selon lui,  ne sont aucunement responsables de la crise actuelle. Les responsables cette situation ne sont autres que les spéculateurs véreux qui exportent vers l’extérieur avec qui on doit mener une lutte acharnée en associant  toute la population car « compter seulement sur les forces de l’ordre, de sécurité et autres douaniers, c’est feindre d’ignorer qu’il y a la corruption dans ce pays. Même si tous ne sont pas corrompus, un seul corrompu peut réduire à néant le travail et l’honnêteté des centaines d’autres agents de sécurité et de l’ordre. Sans parler de ceux qui de leurs bureaux peuvent sur un simple coup de fil réduire à néant la résistance du douanier ou du policier déterminé à empêcher la sortie d’une cargaison de maïs… »

Donc, « en mobilisant toute la population contre ce fléau avec pourquoi pas des primes à la clé, on peut ensemble arrêter le travail de sape des spéculateurs qui ont jusqu’ici réussi le tour de force d’opposer le gouvernement aux femmes revendeuses alors que les deux devraient être alliés.

Voilà ce qu’il faut faire pour éviter la guerre du maïs. Elle  ne doit pas avoir lieu. »

Bénin :  Togolese refugees go home
« Le mensonge, la désinformation et l’intoxication ont beau se lever  plus tôt. Tôt ou tard, ils seront rattrapés par la vérité. Comme lors de la grève générale de novembre 1992, l’histoire se répète pour les Togolais » En  tout cas, c’est le constat que fait  note le confrère avec le retour  d’une « première vague de ces réfugiés pas comme les autres accueillis par nos autorités le 12 août 2005 à la frontière de Hila condji » 

Pénurie du maïs  Et si c’était une malédiction !
En tout cas, c’est ce pense notre confrère parce que des Togolais complètement à part ont jeté leur dévolu sur le maïs après la présidentielle du 24 avril.

« C’est ainsi qu’on a vu des Togolais complètement à part sortir leurs stocks de maïs qu’ils ont déversé sur les rues. Ce qui était interdit à l’homme de faire sur l’aliment qu’il consomme il l’a fait : les uns ont déversés kaka et urine sur leur maïs.

D’autres ont jeté ce qu’il leur restait de maïs dans les WC en jurant  de ne plus consommer la pâte du maïs ! Ils avaient promis de vivre désormais du palmier et de tous ses dérivés : l’huile rouge, SODABI  etc. Or après avoir profané ce que Dieu a créé, il ne fallait pas commencer à consommer la pâte de maïs sans avoir fait de cérémonie comme cela se passe dans toutes les coutumes du Togo. Hélas, les hors la loi, les haineux de tout acabit ne voulaient rien entendre. Après  avoir bu du SODABI ils ont mangé la pâte  de maïs ! Ce qui devait arriver, arriva. Les Dieux du Togo se sont fâchés contre tous leurs fils. Et tout le monde paie le prix des petits nazis togolais. Hitler qu’ils veulent ressembler n’avait pas fait autant. Hitler, lui avait construit l’Allemagne en de grands boulevards. Il avait contribué à la beauté d’un monde que Dieu a créé ainsi. Et vous,  Detia qu’avez-vous fait ? Détruire des maisons et des rues, tué et brûlé tout sur votre passage. N’est-ce pas ? » ?,  écrit le journal

Forum de la Semaine 85

Du mardi, 16 août 2005

Pleins feux sur l’administration togolaise Une administration sectaire, comateuse gangrenée par la corruption
C’est un dossier que Forum de la Semaine ouvre sur l’administration togolaise «gangrenée par la corruption et régie par une pensée inféconde monolithique qui freine lamentablement le développement de notre pays, reléguant ce qui est appelé par les pères de l’indépendance ‘’ L’or de l’Humanité’’, aux derniers rangs des pays de la sous-région » et se propose dans ses prochaines parutions de faire un diagnostic de ce secteur public et proposer des approches de solutions « si tant est que les Togolais sont décidés à redresser ce pays en nous fournissant des informations dont l’évocation permettra de trouver des remèdes adéquats »

«  Aussi, l’administration togolaise s’est-elle détournée de ses fonctions premières qui consistent à œuvrer pour le développement du pays, combattre la pauvreté, faire reculer la misère, assurer la sécurité alimentaire, éduquer la masse, veiller à l’égale répartition des biens et ressources du pays, bref, assurer la mise en œuvre parfaite des grandes lignes du programme gouvernemental. Elle s’est préoccupée plutôt de la sauvegarde des intérêts personnels avec son cortège de suspension, de délation, de mensonge et de coups bas de tout genre.

Malgré la fin du système du parti unique et l’émergence de nouvelles forces politiques, de fortes pesanteurs de ce système pèsent toujours sur notre pays. Ainsi, pour occuper un poste technique ou de simple commis de l’Etat, il faut être du Rassemblement du peuple togolais (RPT). Un fonctionnaire doit être obligatoirement de ce parti et un petit soupçon de contestation s’apparente à une opposition, donc doit être durement sanctionné soit par une arrestation suivie de tortures et autres traitements » indique t-il 

Quand les actes trahissent un homme Faure Gnassingbé n’aime que  Papa
Constate le journal.  Pour le confrère, « ce n’était aucunement l’acte de reconnaissance qui gêna les Togolais » mais cette « course effrénée vers une multiplicité de reconnaissance, alors que d’autres dont ç’aurait été également le bon droit, n’en ont pas eu le privilège, fut perçu comme une injustice de plus.

Du moment que le gouvernement définissait dans ses programmes d’actions l’urgence d’une réconciliation de la nation, la priorité ne pouvait qu’être accordée à cette démarche là. Il aurait fallu parer au plus pressé : reconnaître au peuple un long martyr de 38 ans, et lui rendre justice.

L’urgence aurait consisté à enclencher un processus politique concocté à bases d’ingrédients indispensables, tels que détribalisation et démilitarisation etc, d’autant que, plus qu’au temps de feu Gal Eyadema, les haines se durcissent, conséquences directes des évènements d’après le 05 février ».

En définitive, relève le confrère, « la réconciliation visée par Edem Kodjo est hors de portée. D’autant que le peuple averti semble ne pas être prêt à gober n’importe quelle histoire bien montée »

Suspension d’émission de TV Zion : Voulant cautionner le mal, le Président du Tribunal Kouyou, se ridiculise
Notre confrère s’insurge contre ordonnance N°1143/2005 prise par  le  président du tribunal de Lomé « demandant qu’il soit sursis à l’exécution de la décision de la HAAC, oubliant que la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication est  une autorité administrative dont les décisions sont des actes administratifs qui sont susceptibles de recours en annulation devant la Chambre administrative de la Cour Suprême »

« Le Président du Tribunal de Première Instance de Lomé, par intérêt personnel et par haine aux organes victimes des élucubrations et malédictions d’Adjaho, a fait preuve d’une bassesse d’esprit en feignant d’oublier que comme toute décision administrative, les décisions de la HAAC ont le privilège d’exécution et que seul le Juge administratif de la Chambre administrative de la Cour Suprême peut ordonner le sursis de leur exécution » souligne notre confrère pour qui, « c’est très dommage de constater que des institutions judiciaires ferment les yeux sur les lois de la République pour sombrer dans l’abîme de la bassesse voulant plaire à  des amis ou à des supérieurs politiques »

Faure Gnassingbé sur les traces de son père : Environ 1 milliard aux FAT
Révèle notre confrère qui indique, des sources généralement bien informées, qu’    « en bon héritier de son pater, Faure Gnassingbé, le Président imposé par l’armée, aurait reçu au Camp RIT rebaptisé Gnassingbé Eyadema de Lomé, le samedi dernier, les éléments des Forces armées togolaises pour les  remercier de leur ‘’ fidélité’’. A la fin de la rencontre, chaque  élément aurait reçu cinquante milles (50 000) francs CFA  Cette somme, attribuée ne serait-ce qu’à 10 000 hommes de troupes équivaudrait à un demi milliard de nos francs »

Affaire de voitures volées :    Implication d’un proche de la Présidence ou de la Famille présidentielle ?
S’interroge le journal  dans son billet Confidentiel à propos de cette affaire de vol de voitures. Selon notre confrère qui cite des sources bien informées, «loin d’être  un proche de la présidence togolaise  cette personne impliquée dans cette affaire est plutôt un proche de la famille présidentielle, lien établi par mariage. Nous nous gardons d’avancer le nom mais pouvons préciser qu’elle serait le mari d’une des progénitures du feu chef de l’Etat et serait impliqué, il n’y a pas si longtemps, dans une autre affaire puante aux Etats-Unis. Voilà jusqu’où le trafic d’influence peut amener » 

Forum de la Semaine 86

Du jeudi, 18 août 2005

Quand un Libanais enfonce l’Economie togolaise :  Bassam El-Najjar escroque, rackette et vole au Port Autonome de Lomé
Le journal dénonce les manœuvres au relent d’escroquerie dont use un certain Bassam El-Najjar, un expatrié de surcroît pour  instituer des redevances sur tout véhicule importé au Togo et transitant par le port de Lomé.

«Courant ce mois d’août, Bassam El-Najjar sous le couvert de la SIG (on aurait cru que cette société ne s’occupait que de l’immobilier comme sa dénomination l’indique) envoie à tous les importateurs de véhicule du PAL des notes référentielles avec comme objet : redevances. A l’appui, il adjoint aux termes d’un décret présidentiel en date du 05 avril 2005, l’Etat Togolais a décidé de confier l’exploitation des activités de contrôle des parcs de véhicules d’occasion de toute catégorie importés par voie maritime, terrestre ou aérienne à la SIG A ce niveau déjà, on se demande qui est-ce qui lui a signé le décret dont d’ailleurs il ne donne pas les références…

A la suite de sa note, il précise de nouvelles redevances à compter du 08 août 2005 : véhicules de catégorie A (40 000 F CFA) ; véhicules de catégorie B (45 000 F CFA) et véhicules de catégorie C (77 000 F CFA,  alors qu’il est stipulé à l’Article 163-Bis du Livret des Impôts au Togo qu’  en ce qui concerne le commerce de véhicule, l’impôt minimum forfaitaire sur l’importation, en vue de la revente des véhicules d’occasion mis en circulation ou en transit sur le territoire togolais est fixé à dix mille (10 000) francs CFA par véhicule importé. Cette somme est due par l’importation du véhicule et constitue pour lui un acompte au titre de l’impôt sur le revenu ou de l’impôt sur les sociétés » souligne le journal

« Comment dans une République qui se dit normale de tels abus peuvent-ils être érigés en règle au détriment des populations ? Le bon peuple connaît les accointances de ce véreux libanais dans les milieux politiques togolais. Il bénéficie de soutiens très forts et se permet tout. Qui est-ce qu’il est pour être flanqué de gardes de corps, on parle des éléments de la gendarmerie nationale, s’il n’est pas dans les bonnes  grâces de ceux qui dirigent ce pays ? » se demande notre confrère

Le secteur privé de l’emploi au Togo : Le domaine regorge en  partie de requins
Après l’administration dans sa dernière parution (N°85 plus haut), Forum de la Semaine porte son regard sur le secteur privé.

« Le secteur privé pour sa part n’est nullement exempt de ces remous. Aussi bien dans le secteur privé, des pratiques existent qui sont également à dénoncer. La rareté du travail sur le marché  de l’offre de l’emploi ouvre la porte à n’importe quelle dérive. Ici, certains employés sont victimes d’un certain genre d’employeurs peu scrupuleux et respectueux de la dignité de leurs subalternes.

Dans le domaine du secteur privé de l’emploi, cette incapacité à exercer un contrôle efficace sur les conditions de travail et à pouvoir y apporter des améliorations, a fait et continue à faire la part belle à des employeurs véreux et sans scrupules, essentiellement étrangers. Partant du constat que très peu de nationaux ont les moyens de créer des emplois, l’économie togolaise s’est vu prise d’assaut par des investisseurs étrangers essentiellement français et autres européens, libanais, asiatiques et même Ibo, non avares en matière d’étalage de leur complexe de supériorité » souligne le journal pour qui, « l’Etat devrait jouer le vrai rôle, le noble rôle qui est le sien »

Diplomatie de l’ombre liée au rapport de l’ONU ? On annonce Faure Gnassingbé chez Kofi Annan demain
Selon notre confrère,  Faure Gnassingbé a été annoncé pour ce vendredi 19 août  2005 à Accra pour  assister à une cérémonie de remise de prix à Kofi Annan.  

Pour le journal, «  ce qui préoccupe les Togolais dans cet évènement, c’est la présence de Faure Gnassingbé à cette cérémonie. D’aucuns avancent que les deux hommes, dont un tête-à-tête n’est pas exclu, ont trouvé cette aubaine pour se plancher vis-à-vis sur les techniques adéquates à déployer en vue d’étouffer de façon habile la publication du rapport de la mission des Nations Unies dépêchée à Lomé par le Haut Commissariat des Nations Unies aux  droits de l’Homme pour ‘’ l’établissement des faits relatifs aux allégations de violences et de violations de droits de l’Homme’’ au lendemain de la mort du Gal Eyadema »

Faure à Atakpamé : Signe de reconnaissance ou de regret ?
La semaine dernière, le président Faure Gnassingbé était à Atakpamé pour, dit-on, apporter aux populations de cette ville un message de réconfort à la suite des violences consécutives au scrutin du 24 avril 2005.

« C’est bien beau de reconnaître après une centaine de jours, que des cadavres ont jonché le chemin de l’ascension au pouvoir, de faire un bilan exhaustif des pertes en vies humaines et de lancer un appel au retour des réfugiés. Mais ne cherchons pas à camoufler nos crimes et il est aberrant d’affirmer que les torts sont à partager.

La manifestation était la seule voix démocratique par laquelle la population d’Atakpamé pouvait exprimer son opposition aux résultats truqués des urnes. Le peuple était dans tous ses droits même s’il y a eu quelques débordements.

En vertu de quoi les forces de sécurité soutenues dans leurs actions de répression par des milices dirigées par un Monsieur bien connu, le tristement célèbre Major Kouloum, un retraité des FAT et membre du Comité Central du RPT pouvaient ils saccager et détruire les maisons ? » s’interroge alors notre confrère.

Les revendeuses de maïs parlent de Faure
Le confrère évoque la marche organisée le 09 août dernier devant le ministère du commerce par les femmes revendeuses  pour protester contre l’imposition par l’OSAT de 350 F le bol, un prix qui, selon elles, ne tient aucunement compte de la réalité sur le terrain.

« Dans leurs jérémiades, un extrait de l’élément passé par nos confrères de Radio Nostalgie était très édifiant de leur état d’âme. Cela exprime et réjouit aussi cette vision que certains Togolais ont de notre Exécutif actuel : Nous avons travaillé pendant quarante ans avec son père. Jamais nous n’avons connu cela. Depuis que l’enfant est venu, comme il a peur d’eux, ils lui font faire des trucs inimaginables. Ce constat avait été fait en Mina et donnait à peu près cette version en français.

Evidemment elles parlaient de Faure Gnassingbé. Le ‘’ ils’’ doit sûrement désigner son entourage immédiat. Que comprendre sinon que les revendeuses de maïs croient voir derrière leur misère actuelle des mains obscures qui dépassent celui là même qui est au sommet de l’Etat. Il y aurait donc des décideurs qui font bon ce qui leur passe par la tête sans se référer à la hiérarchie » indique le journal

Crime passionnel à Langabou  Amékudji Kodjo tue sa femme par jalousie
La scène s’est passée le 19 juillet dernier à Langabou, localité située sur la nationale N° 1 au à une centaine de kilomètres de Blitta.

« Le mardi 19 juillet dernier, un démarcheur de bois du nom de Amékudji Kodjo a poignardé sa femme Siriki Ami qu’il accusait d’avoir reçu les  avances d’un autre homme. Le meurtrier après avoir commis son forfait a pris la fuite dans un premier temps avant de revenir sur les lieux du crime pour s’emparer des sous de sa victime. Arrêté par les douaniers à Langabou 24 heures après, Amékudji Kodjo a été gardé à la brigade de Blitta-Gare avant d’être déféré à la prison civile de Kara » rapporte le journal 

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 63

Du vendredi, 19 août 2005

Relance du dialogue national  Gilchrist Olympio barre Lomé pour Rome
En tout cas, ce que croit notre confrère suite au refus du parti de Gilchrist Olympio de répondre à l’invitation qui lui adressée par le président Faure Gnassingbé dans le cadre de ses consultations avec l’ensemble de la classe politique et de la société civile. Selon notre confrère qui cite des sources proches de l’UFC « on justifie cette position par le fait que le parti a déjà exprimé ses positions lors de la rencontre de Rome, organisée par Sant’Egidio ».

Qu’à cela ne tienne ! Pour Le Canard Indépendant, « cette attitude de l’Union des Forces de Changement cache mal leur volonté de s’imposer comme seul interlocuteur du pouvoir.  Gilchrist Olympio continue à se comporter comme s’il suffisait    que Faure Gnassingbé s’entende avec lui pour que la crise togolaise soit jugulée, déplore un membre de la Coalition »

TOGO : Amorce d’une réconciliation à deux poids, deux mesures
Constate malheureusement notre confrère qui impute cet état de chose aux deux forces politiques  antagonistes, le pouvoir et l’opposition. 

Pour notre confrère, pour qu’une vraie réconciliation nationale s’opère, il faut que l’on prenne en compte les deux volets de la crise togolaise, à savoir la « nécessaire réhabilitation de la vérité historique et donc des anciens dirigeants et la nécessité de partager le pouvoir et d’observer une justice sociale dans la redistribution des biens et ressources du pays », mais constate t-il  malheureusement, « la tendance actuelle du pouvoir sous la houlette de Faure Gnassingbé, tout comme la gestion maladroite et peu patriotique des nouvelles donnes politiques par l’opposition radicale s’éloignent de la démarche idoine pour parvenir à la réconciliation »

« En effet, l’un des tous premiers actes de Faure Gnassingbé, Président de la République a consisté à débaptiser l’Aéroport international de Lomé, devenu Aéroport international Gnassingbé Eyadema. Puis récemment, c’est au tour du camp du Régiment Interarmes du Togo de devenir Camp Général Gnassingbé Eyadema, tout ceci en mémoire de l’ancien chef de l’Etat décédé le 05 février 2005. A tous ces actes de pérennisation de la mémoire du Gal. Gnassingbé Eyadema, il convient d’ajouter la très officielle révérence de  Père de la nation  dont-il est affublé dans les discours des officiels.

Pendant tout ce temps, aucun souci n’est manifesté pour la mémoire des prédécesseurs du père de Faure Gnassingbé. Ni Sylvanus Olympio, ni Nicolas Grunitzky, ni le Col. Kléber Dadjo n’ont eu droit même au plus symbolique des honneurs dus à leur combat pour la République ou encore à la haute charge qu’ils ont assumée.  Qu’à cela ne tienne, pendant qu’au RPT la réconciliation roule à deux vitesses, à l’opposition radicale, le souci prioritaire semble en terme de réconciliation, ailleurs.  J’avais toujours naïvement pensé que l’UFC et son leader ne se battaient que pour un vrai changement. Je me rends à présent compte à mes dépens qu’ici aussi on ne jure que pour le pouvoir, déclare amer Afandalo Félik, opposant au régime RPT, résidant en France » écrit le confrère.

Le Togo malade de sa justice
« La justice togolaise est très malade. Le milieu judiciaire togolais est fortement corrompu. C’est le triste et réel constat auquel on aboutit quand on jette un regard sur la façon de dire le droit dans notre pays. Le droit n’est plus dit équitablement entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible mais selon la volonté du plus fort et du plus riche. Magistrats, avocats, notaires, huissiers, officiers et agents de police judiciaire sont passés maîtres dans la multiplication de procédures et dans l’achat des décisions judicaires. Cette propension à la corruption au sein du pouvoir judiciaire a amené les justiciables à ne plus se fier aux hommes en noir. Le divorce semble consommé entre la justice et les justiciables ». C’est ce triste constat qui, selon notre confrère, a amené le ministère de la justice avec l’appui du PNUD à organiser du 17 au 19 août à Kpalimé un « atelier national de validation du programme de modernisation de la justice togolaise en vue d’engager les réformes nécessaires pour assainir l’appareil judicaire et le rendre plus crédible », qu’il rend ici compte

Dans sa rubrique Ma Lettre titrée Quand l’opposition devient une profession, notre confrère écrit :
Le 05 février 2005 retentira encore pendant combien de temps dans la mémoire des Togolais ? En effet depuis cette date une page de l’histoire venait d’être tournée. Le Général Gnassingbé Eyadema est mort. Les sentiments sont partagés. Pendant que certains compatissaient à la douleur de la famille Gnassingbé et du pouvoir RPT, d’autres poussaient un ouf de soulagement après 38 ans de règne sans partage.

Leurre. Les derniers ont vite fait de déchanter car tout s’est passé et se déroule dans la continuité malgré l’élection présidentielle du 24 avril qui a porté Faure Gnassingbé, fils du Président défunt au pouvoir.

Dans ce registre, l’opposition a une fois encore excellé dans son incapacité à arracher au système quarantenaire, le pouvoir par la force avec le concours de la rue ou par tout autre moyen prévu par la Constitution malgré la mobilisation populaire à son chevet.   Au lendemain du 26 avril, date de la proclamation des résultats provisoires du scrutin présidentiel, cette opposition regroupée au sein de la  coalition des six partis a une fois encore envoyé la population à l’abattoir comme à son habitude.         
En panne de stratégie, et suite à l’investiture du Président Faure Gnassingbé, ce sont les pratiques habituelles qui refont surface. Refus de négocier quoi que ce soit. Ce qui conduit à la nomination  d’Edem Kodjo au poste de Premier Ministre pour parer au plus pressant. 12 jours plus tard, après des concertations de part et d’autres, il parvient bon gré mal gré à former son gouvernement. Il n’est pas d’Union nationale comme l’aurait souhaité le chef de l’Etat et la majorité du peuple en vue d’une réconciliation nationale et de la concorde civile.

Cependant c’est tout de même un gouvernement à pied d’œuvre pour remettre le Togo  sur les rails. Mission difficile lorsqu’au niveau de l’opposition radicale, on campe sur sa position, on ressasse les éternelles revendications dont-on n’obtient jamais les résultats. Pire encore au niveau de la coalition, tout porte à croire que c’est un  regroupement qui n’existe plus que de nom, car la marche en rang dispersé  vient d’être amorcée. L’exclusion de Me Abi Tchessa du PSR de la coalition suite à sa nomination au poste de Ministre de la Justice, les diverses réactions et interprétations de certains leaders lorsque Gilchrist Olympio a rencontré Faure Gnassingbé à Rome, les différentes attitudes qui opposent surtout Me Yawovi Agboyibo et le Prof. Léopold Gnininvi concernant le bilan  financier de la campagne du candidat Emmanuel Akitani-Bob, la nonchalance ou carrément le refus de certains leaders à rencontrer le chef de l’Etat qui entend s’entretenir avec eux sur trois questions essentielles : la question des réfugiés, le dialogue politique en relation  avec les 22 engagements, la réconciliation nationale. Autant de facteurs qui dénotent d’un manque de volonté politique pour la décrispation de la crise au Togo.

Le Togo doit avancer et des leaders ne peuvent faire de l’opposition une carrière. Le Président Faure Gnassingbé lors de sa visite officielle effectuée au Burkina-Faso le 17 août dernier déclarait  qu’il aurait voulu un gouvernement d’union nationale, mais qu’un pays ne pouvait pas attendre indéfiniment que tout le monde se mette d’accord pour avancer, car « sans eux (NDLR : La coalition), nous ferons des efforts, mais avec eux nous ferons plus de résultat… la porte reste ouverte,  quand ils seront prêts, ils viendront ». Cette assertion rejoint un leader de l’opposition modérée actuellement Ministre d’Etat, chargé des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine qui disait  quelques semaines avant sa nomination qu’on ne saurait réclamer indéfiniment sans jamais rien recevoir. « Un peu de beaucoup, vaut mieux que beaucoup de rien ». Avait-il martelé devant la presse. A bon  entendeur !

Nouvel Echo 361

Du vendredi, 19 août 2005

Relance du dialogue : Faure discute avec les partis politiques  
La coalition fonce sans l’UFC
Titre dans sa manchette Nouvel Echo avec à l’appui les photos de MM Faure Gnassingbé, Yawovi Agboyibo, Léopold Gnininvi. Notre confrère ne comprend pas, comme la plupart des observateurs de la scène politique togolaise, pourquoi l’UFC a refusé de rencontrer M. Faure Gnassingbé au pays alors son leader Gilchrist Olympio accepte de le rencontrer à l’extérieur pour « s’offrir en spectacle sous les feux des projecteurs en se livrant aux accolades avec le Président Faure ». Si tel est que, l’UFC conteste la légitimité de Faure Gnassingbé, «comment comprendre que Gilchrist ait décidé d’accepter les rencontres avec Faure Gnassingbé à deux ou trois reprises à Abuja au Nigeria sous l’égide du Président en exercice de l’Union Africaine Olusegun Obasanjo et une fois à Rome en Italie à l’invitation de la communauté Sant’Egidio ? ».

Pour notre confrère, «  les Togolais doivent comprendre que les choses évoluent et que quels que soient les cas, les Togolais sont obligés de se parler entre eux pour trouver une issue favorable à la crise togolaise. 15 ans de lutte pour rien, c’est trop pour ce petit Togo. Il faut donc avoir une autre vision de la lutte afin de donner un souffle aux populations qui ont souffert et qui souffrent toujours des tergiversations et de l’immaturité de certains partis politiques qui pensent que sans eux rien ne pourra marcher. Il est temps de mettre fin au leadership de ceux qui veulent demeurer des opposants éternels. A l’allure où vont les choses, la coalition n’a plus sa raison d’être.  Chacun doit voler de ses propres ailes et les législatives à venir détermineront le poids de chacun »

Le processus de réconciliation au Togo : Faure doit aller au bout de sa logique
Le journal exhorte le président Faure Gnassingbé à aller de l’avant dans les efforts qu’il a entrepris dans le sens de la réconciliation nationale notamment la création du Haut Commissariat pour les Réfugiés et le déplacement qu’il a effectué la semaine dernière à Atakpamé pour apporter soulagement et réconfort aux populations victimes des violences postélectorales.

« C’est bien que le président ait effectué ce déplacement mais il doit aller au bout de sa logique. Il doit également visiter d’autres localités qui ont vécu les affres de la furie des milices et de l’armée. Mango, Sokodé, Kpalimé, Tsévié, Tagbligbo, Vogan, Anèho etc.,  autant d’endroits que le président Faure devra mettre dans l’agenda de ses prochains déplacements. Il doit faire sans arrière pensée et surtout en contrepartie n’attendre autre chose si ce n’est la fortification du socle de la réconciliation » estime notre confrère.

Pour l’hebdomadaire, « les Togolais ne veulent plus se laisser émouvoir par des repentirs de façade quand au moindre mouvement des individus incontrôlés en mal de sensations fortes s’érigent en justicier pour régler des comptes à leurs semblables.

La seule chose qui puisse faire retrouver la sérénité à ces populations traumatisées est la bonne conduite qui entachera l’organisation des prochaines législatives »

Pillage des fonds à l’Editogo :  Faure doit sévir le ministre détourneur Mawutoé d’Almeida
Lit-on à la Une de notre confrère avec la photo du ministre mis en cause. En effet, le journal revient sur cette affaire de détournement de fonds au préjudice de l’Editogo évoquée  dans sa précédente parution et dont le ministre d’Almeida se serait rendu coupable dans les années 97 alors qu’il était président du conseil d’administration de l’Editogo. Le confrère exige que le ministre soit démis de ses fonctions parce que, non seulement les termes de la reconnaissance de dette qu’il a lui-même signée sont choquants et révoltant, mais aussi parce qu’il est détient un portefeuille qui commande que l’on soit propre.

        « Nous n’avons absolument rien contre le sieur d’Almeida mais, à analyser de près cette reconnaissance de dette qu’il a signée  de ses propres mains, on est choqué par les termes crus et révoltants qu’il a utilisés. Il reconnaît avoir détourné et il est allé loin en explicitant la stratégie mise en place pour opérer ces ponctions. Et c’est au moyen de factures fictives.

            D’Almeida Mawutoé ne détient pas n’importe quel portefeuille ministériel, il est ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République. A ce titre, il se doit d’être ‘’propre’’ Comment quelqu’un qui traîne un passé lourd puisse être la courroie de transmission entre les Institutions de la République ? », se demande t-il

La TVT, baromètre d’un pouvoir contraint au changement

N
ouvel Echo
note que le changement promis par les nouvelles autorités est entrain de mettre en branle. C’est ainsi que, constate t-il, depuis l’arrivée de Faure Gnassingbé,  la TVT naguère surnommée la boîte à mensonge « essaie de se débarrasser de certaines méthodes très peu convenables. Les premiers absents à la TVT sont les  les liseurs de motion  qui chassaient les téléspectateurs devant les écrans. Le journal et les émissions de la TVT défient déjà toute concurrence sur le plan national »

Drame d’amour à Novissi (Aéroport) : Philippe rentre du Canada le jour du mariage de sa fiancée Juliette avec un autre mec
« Cette histoire vraie s’est produire à Lomé à Novissi (Aéroport). Et les principaux acteurs de ce drame d’amour s’appellent Philippe et Juliette.

Philippe et Juliette étaient copains depuis un bon moment quand la chance a souri à Philippe. Il a eu un visa pour le Canada.

 ‘’Loin des yeux, près du cœur’’ dit-on souvent, mais ce vieil adage ne saurait s’appliquer pour Juliette qui a plutôt continué par aimer un autre. Par contre Philippe l’appelait et lui envoyait des présents fruits de ses efforts au Canada. Il n’y avait aucune demande de Juliette qui ne soit jamais satisfaite par Philippe.

Philippe croyait fermement à cet amour. Juliette pour sa part voulait manger à double râtelier.

Elle s’est laissée séduire  par un autre homme qui a aussi un embonpoint financier.

Depuis sa terre d’accueil le Canada,  Philippe pour donner un sens à cet amour a demandé à ses parents de le légaliser par les fiançailles. Ce qui fut fait entre les deux familles avec une bague au doigt de Juliette.

La famille de Philippe voyant cette dérive de leur bru a tenu informer leur  enfant au Canada. Mais très vite, Juliette est parvenue à rassurer son fiancé et naïvement ce dernier est resté hermétique à tout ce que sa famille lui raconte sur Juliette

Le rival de Philippe a aussi voulu légaliser son amour avec Juliette. La bague de fiançailles de Philippe a fait place à celle du nouvel amant.

Des jours passaient et Juliette continuait son double jeu. Elle était sur le point de célébrer son mariage quand elle eut l’ingénieuse idée de demander un peu d’argent à Philippe. Il lui envoya deux millions de nos francs pour sa prétendue activité commerciale qu’elle lançait.

Philippe ne pouvait pas supporter encore longtemps cette séparation de plusieurs années avec sa dulcinée. Le ‘’ Canadien’’ appela sa Juliette pour lui annoncer son retour dans deux semaines. Il a dû différer sa venue de moins une semaine pour créer la surprise à celle là qu’il aime tant.

Les hommes ! Descendu de l’avion, il a traîné ses valises et autres colis et mit le cap sur la maison de Juliette à Novissi.

L’atmosphère était de fête quand il descendit du taxi. Il vit une belle voiture décorée de mariés. Son cœur battait la chamade. Il risqua un pas de plus et vit sa fiancée en robe de mariée bien collée à son homme.

Il apostropha un enfant qui lui dit que : ‘’C’est Tata Juliette qui se marie’’.  C’était la phrase qu’il s’était pourtant refusé d’admettre.

Philippe sous le poids de ses valises et sous le choc de la nouvelle reçue  s’effondra ». La suite dans sa prochaine parution

Sexuellement vôtre : Sous l’effet de l’alcool, le papa confond sa fille à son épouse
C’est une autre histoire insolite que notre confrère nous rapporte. Tom, c’est le nom du père et Aurélie sa fille qui devient sa deuxième épouse

            « A l’université du Bénin aujourd’hui Université de Lomé, il a eu un parcours fulgurant avec à son actif une jolie fille prénommée Aurélie fruit de son amour avec Ela, une autre merveille de la nature.

               Après sa maîtrise en gestion, il a eu une bourse pour le 3ème cycle en France. Après sa thèse de doctorat et de nombreux stages dans des sociétés françaises, il rallia sa terre natale où sans coup férir il fut embauché comme comptable.

Déjà bien distingué, sa position qui le mettait à l’abri des soucis financiers a raffermi ses traits. Il a alors légalisé devant Dieu et les hommes son amour pour la belle Ela qui d’ailleurs tenait à son homme, à son Tom comme son oxygène

Comme un papillon, il voltigeait de cœur en coeur. Il avait absolument sa ration journalière de deux belles nanas. Il doit escalader au moins deux jupons. Ses conquêtes, on en comptait par centaines et il reste insatiable.

            Ela, bon gré malgré est obligée d’accepter son homme comme il est.

            L’essentiel pour elle, c’est d’être la maîtresse de maison et de ne pas être embêtée dans son intimité.

                 Ela pour s’occuper plus utilement et se soustraire de l’emprise financière de Tom a décidé de faire le commerce de Dubaï-Hong-Kong. Une fois dans le mois, elle s’absentait pour deux semaines. C’est au cours de l’un de ses déplacements que l’irréparable sera fait derrière elle.

            Tom est revenu tout ivre de son boulot. Il ne tenait pratiquement pas sur ses deux jambes. Au lieu de rentrer dans sa chambre à coucher, il pénétra dans la chambre de sa fille Aurélie et se mit à se dépouiller de ses tenues.

               Aurélie était presque liquéfiée. Il voyait son papa en caleçon mais jamais dans sa tenue d’Eve. Il sauta sur sa fille et l’appela par le nom de son épouse Ela.

            Malgré la résistance de sa frêle créature, sa force eut raison de sa fille qu’il confondait à son Ela. Il se mit à violer sa fille.

Cela ne déplut pas apparemment à Aurélie car ses cris se muèrent en gémissements de jouissance.

            A partir de ce moment, tout changea dans le vécu de Tom et sa fille. Ils devinrent plus liés et ne ratent pas la moindre occasion qui leur est propice pour s’envoyer en l’air.

              Aurélie devint ainsi la coépouse de sa mère Ela L’absence de la belle Ela était compensée par le jeu bas ventral que Aurélie et Tom faisaient »  Affaire à suivre.

Cynisme d’une vieille sorcière  Elle vend le Sida, le cancer, la prostate, l’hémorroïde, la stérilité dans les marchés
Cette histoire invraisemblable se passe sur le territoire togolais à 190 Km au nord de Lomé dans la Région des Plateaux pour nos lecteurs qui connaissent bien cette région ou qui ont voyagé sur la Nationale N° 1. Voici ce que rapporte notre confrère :

« Cette dame était sur la chaussée à Anié attendant un moyen de transport quand elle arrêta un chauffeur de bus au hasard pour l’amener au marché de Notsé. Les paniers qui se trouvaient tout près d’elle ne contiennent rien mais, ils pesaient lourds et le chauffeur en connaisseur,  l’a taxée de payer 10.000Fcfa. Elle n’a pas discuté le prix, bizarre n’est-ce pas pour des paniers vides ! La commerçante monta à bord ses paniers aussi.

Arrivée à Notsé, elle descendit et fut priée de payer les frais totaux de transport. Elle refusa. Elle a poussé loin cette obstination de ne pas payer en ameutant les gens se trouvant dans les parages.

La foule qui s’est agglutinée autour des deux personnages n’a pas fait fléchir l’un des deux acteurs à lâcher prise. Sur l’insistance de payer du chauffeur s’opposait un refus d’obtempérer de la commerçante. « Que contiennent tes paniers ? » devait finalement demander le chauffeur à la dame. « Rien, rien » « Tu mens, sale sorcière. » La foule hébétée ne comprenant rien les amena à un poste de police proche. Chacun donna sa version des faits.

Quand l’interrogatoire devint musclé, la commerçante finit par dire les choses telles qu’elles se présentent. Elle a reconnu avoir dans les paniers les pires maux de notre époque : le sida, le cancer, l’hémorroïde, la prostate, la stérilité etc.

Comment opère-t-elle donc ? Elle transforme ces maladies en denrées alimentaires qu’elle vend aux clients. Tout client qui aura acheté quelque chose de son étalage part alors avec une maladie » 

Bureau ou chambre de jouissance ? (Suite): Un condom plein de jus dans un canapé d’un directeur
C’est la suite de cette histoire commencée il y a deux  semaines.

Malgré qu’il ait  été surpris par  sa femme Sylvia, Honoré n’a pas voulu lâcher prise. C’est ainsi que pour contourner sa femme, il a dû changer de lieu pour continuer à pilonner cette jolie et charmante Nicole. Mais la stratégie n’a pas pu venir à bout de sa femme décidée qu’elle à en découdre avec  celle qui ose partager avec elle son intimité.

 « Honoré trouva un coin autre que le bureau pour leur randonnée sexuelle. Pour échapper à la vigilance de sa femme Sylvia, Honoré donnait rendez-vous à Nicole dans un bon hôtel de la banlieue Est de Lomé où il part la rejoindre en taxi. La voiture de Monsieur Honoré garée à sa place au parking et le téléphone de son bureau mis sur répondeur pour raison de réunion, le tour est vite joué.

Dans cet hôtel de la banlieue Est de Lomé, Nicole et Honoré tels des tourtereaux s’envoyaient en l’air, il n’y a pas un endroit de Nicole où la rigide barre d’Honoré ne passe et ne repasse. Il se retrouve une âme de jeune lycéen. Il l’enfourchait, ils s’envoyèrent au nirvana. ….

Ce qui va trahir notre monsieur en quête de chose tendre et fraîche est son manque de fougue au lit avec Sylvia. La débauche d’énergie avec la sulfureuse Nicole le réduit quand il se retrouve avec la vraie propriétaire du « bazooka ».

Madame pour avoir le cœur net, mit en place sa stratégie. Elle vient se poster aux abords du service de son monsieur guettant toute visite surtout celle de Nicole. Ce mardi, Honoré et Nicole devraient se rencontrer encore pour une partie de jeu sur le gazon noir de Nicole. Il laissa comme à l’accoutumée sa voiture et prit un taxi.

Sylvia poussa un cri de joie car elle tient son mari. Sur le taxi moto, elle fila son mari jusqu’à Baguida lieu de leur rencontre. Nicole pour sa part était au frais, attendant sa nouvelle pointure.

Dans la chambre, pas de futiles préliminaires. Ils passèrent directement aux choses sérieuses. Ils râlèrent avec  tu me manques,  je meurs de toi,  laisse cette vieille à la maison, c’est cette dernière phrase qui changea les données. Malgré l’interdiction d’accéder à l’hôtel, elle parvient et se mit à tambouriner la porte avec des cris  ouvrez   ouvrez.

Le membre bien ancré dans le fourreau chaud s’est subitement rétréci. La jouissance a cédé à la peur.

Sylvia a voulu tout simplement en finir avec Nicole avant de s’occuper de son mari Honoré. Le Tsunami Sylvia balayera tout sur son chemin par entêtement des deux tourtereaux en mal de libido » Affaire à suivre

La Tribune du Peuple
N'a pas paru cette semaine
Arcanes
N'a pas paru cette semaine
L’observateur  togolais 

 

Liberté Hebdo 22  

Du mercredi, 17 août 2005

Le  gouvernement  actuel en question :
Edem Kodjo, un Premier ministre sans réel pouvoir
Titre notre confrère dans sa manchette avec une caricature du PM Edem Kodjo. Le confrère évoque les marges de manœuvres très limitées dont dispose le PM -la constitution toilettée conférant tous les pouvoirs au président de la République- pour mener à bien sa politique. Une situation sui, selon lui, est loin d’une transition ou de l’ère nouvelle promise.

« Même le  ‘’Roi’’ Kodjo, qui s’est fait nommer Premier Ministre pour narguer ses anciens camarades de l’opposition regrette sûrement d’avoir accepté l’offre du RPT qui cherchait une porte de sortie après le simulacre d’élection.  Quels  que soient ses expériences et ses diplômes d’Enarque, il ne peut rien faire dans les conditions actuelles. La Constitution taillée sur mesure ne lui permet pas de s’exprimer. Il n’a aucun pouvoir et brille dans le rôle de comparse. C’est un Premier Ministre de pacotille. Toutes ses actions ne se limitent qu’aux audiences et aux va-et-vient entre la primature et l’aéroport pour accueillir ou pour souhaiter bon voyage à Faure Gnassingbé » indique le journal pour qui, « Edem Kodjo rendrait un énorme service aux Togolais en se retirant de la primature. Cela permettrait de décrisper un tant soit peu l’atmosphère  politique et de rendre possible le dialogue »

L’affaire du réfugié décapité au Bénin : La victime n’est pas un réfugié, elle a été enlevée à Tchékpo
Titre à la Une notre confrère avec la photo du sieur Koumébio Ayikoé. Le journal apporte ici des éclairages sur le présumé réfugié togolais décapité au Bénin, une affaire qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive.  En effet, selon notre confrère, le sieur Koumébio Ayikoé originaire de Tchékpo-Dédékpoè a quitté le samedi 09 juillet 2005 à 17 heures son village pour, avait-il laissé entendre, se rendre à l’église et n’est plus revenu. Les recherches furent vaines.  C’est après qu’une radio locale ‘’La Voix du Vo’’ eut annoncé qu’un réfugié togolais a été décapité au Bénin que les parents de la victime se rendirent à cette station pour avoir d’amples informations sur la victime avant de se rendre au Bénin et  découvrir que c’était bien  leur fils qui a été décapité. Selon notre confrère, le sieur  Koumébio Ayikoé a été enlevé avec la complicité d’une certaine demoiselle Djogbéssi Amina qui se passait pour sa copine

« Il n’ y a plus de doute sur l’affaire. Amina en complicité avec son père Djogbéssi et sa mère Vidé Abla qui sont tous originaires de Afangnan Badji ont enlevé le sieur Koumébio Ayikoé qui paraissait avoir une bosse pour aller le vendre au Bénin au sieur Vidé Yao qui n’est que le frère aîné de Vidé Abla la mère de Amina  qui se passait pour la fiancée de la victime » conclut mon confrère


Vers une implosion :La Coalition doit s’expliquer
Revenant sur cette affaire des comptes de campagne de la Coalition qui défraye la chronique, le confrère indique, « ceux qui ont donné des millions, tiennent à leur argent ! Si les Togolais ont mis si prestement  la main à la poche, on doit comprendre qu’ils sont fatigués de la dictature monarchiste et qu’ils rêvent d’un Togo où tout le monde se sentira chez lui. Nul par ici ne sent le besoin de jeter son argent par la fenêtre ou d’enrichir un quelconque  leader. Maintenant que tout cet argent n’a servi qu’à capitaliser un millier de cadavres de Togolais, à préparer notre propre suicide, à nous renvoyer sur le chemin déjà parcouru de l’exil, nous exigeons que ceux qui nous ont présenté ces élections en trompe-l’œil comme la panacée s’expliquent. Accessoirement que cette Coalition dresse un bilan et dise à quoi, ce regroupage a servi ; parce que pour beaucoup cette coalition n’a servi à rien et n’est même pas foutue de se doter des moyens de revendiquer sa victoire ( ?) »

Le couple Faure-Kodjo doit revoir sérieusement les problèmes du Lycée technique de Lomé
Estime notre confrère qui s’insurge contre la décision de l’association des parents d’élèves de ce lycée de porter la cotisation annuelle par parent et par enfant de 1000 F à 3000 F pour, dit-on, aider l’établissement dans l’achat ou la réparation des matériels d’équipement tels que bancs, appareils de reprographie, etc., le recrutement de gardiens supplémentaires pour mieux assurer la sécurité des installations et déplore l’état dans lequel se trouve le seul lycée technique du Togo

« Nous sommes surpris que l’Etat, après avoir investi, il y a environ une vingtaine d’années, des sommes colossales dans la construction de ce grand complexe scolaire, n’ait pas été en mesure de l’entretenir, et qu’il se retrouve aujourd’hui dans un si piteux état, presque à la limite du délabrement. Les tout premiers sortis de ce lycée et qui seraient hors du Togo, tomberaient en syncope s’ils revenaient retrouver l’état actuel de cet établissement

Le principal lycée technique du Togo n’est finalement qu’une coquille vide. Et c’est cet établissement que l’Etat a construit et abandonné aux ‘’ rats et souris’’ puis à la merci des voleurs de toutes sortes (y compris les élèves eux-mêmes), que le président de l’Association des parents d’élèves demande aux pauvres parents qui difficilement parviennent à nourrir leur progéniture, d’aider à remettre dans un meilleur état ?

Nous estimons qu’il y a eu trop de gaspillages de fonds dans ce pays qui auraient pu aider à équiper dignement le seul grand lycée technique de notre pays » écrit notre confrère 

Complexe Scolaire Bruce ‘’Tadjin’’ pousse au suicide les employés
Le journal dénonce les décisions impopulaires prises (prélèvement de 12% sur les salaires, compression du personnel)  par le directeur-fondateur de ce complexe scolaire qui fait partie des plus anciennes institutions privées du pays.

« Par ces décisions arbitraires, M. Nunana Ahli Bruce risque d’avoir des ennuis judiciaires. C’est à croire qu’il ne mesure pas l’ampleur des actes qu’il est en voie de poser. Ne peut-il pas demander conseils à l’un de ses enfants qui enseigne les droits dans le même établissement ? En traitant ses employés des moins que rien, il prépare à petit coup sa perte » conclut le confrère.

Dans sa page Libertinage, voici les points qui ont retenu l’attention de notre confrère Togo = Gnassingbéland ; Lomé = Eyadèmaville
A l’allure où vont les choses, le nom de notre pays ‘’ Togo’’ risque de disparaître pour devenir ‘’ Gnassingbéland’’. Au lieu de Togolais et Togolaise on dira désormais ‘’Gnassingbélandais’’ et  ‘’Gnassingbélandaise’’. Et les habitants de Lomé se feront appeler ‘’Eyadèmavillois’’ et ‘’ Eyadèmavilloises’’. Le dernier décret de l’homme ‘’ Faure’’ est la preuve indéniable que le pays est monopolisé par une seule famille. Le grand-frère prend la décision, le petit-frère la met en application au nom du père qui a trôné sur ce rectangle pendant au moins 38 ans. Pas de place pour les autres quoi ! Tout est Eyadema et tout  ira à Eyadema. N’en déplaise aux détracteurs. ‘’ Le baptême du camp est un grand hommage rendu au combattant infatigable que fut le père de la nation. Nous remercions le chef de l’Etat pour cette décision qui immortalise l’homme et ses œuvres’’, a fait remarquer le petit-frère.

Tous ces   actes sont posés au moment où les ‘’ autorités de fait’’ du Togo n’ont que le mot réconciliation à la bouche. Même la préposée à la réconciliation, qui affirme qu’elle est allée au gouvernement pour amener les Togolais à se réconcilier, a assisté aux manifestations ayant marqué le fameux baptême le jeudi 11 août dernier. Comment peut-on demander aux Togolais d’oublier le passé quand des gestes de ce genre sont constamment posés ? ‘’ La réconciliation nationale est aujourd’hui un impératif incontournable. Le Président de la République, M. Faure Gnassingbé l’a dit pendant la campagne électorale. Mais la réconciliation ne sera pas possible,  sans un effort de pardon et d’oubli, sans un effet de réparation individuelle et collective, sans un renoncement  ferme à des actes indignes commis par des compatriotes…. La réconciliation ne sera pas possible sans le GRAND PARDON qui est la forme par excellence d’une  volonté de vivre ensemble et d’oublier le passé’’, a professé Sa Majesté le Roi Kodjo dans son pompeux programme de gouvernement. Mais cela ne l’a pas empêché à signer le décret. Il a même pris part aux   manifestations au camp RIT. C’est un Kodjo apparemment heureux qu’on a vu aux côtés de l’homme ‘’ Faure’’. Par emportement, il ‘’défilait de temps à temps avec sa tête’’ c’est-à-dire qu’il esquissait avec sa tête les pas et la musique de la soldatesque. C’est cela la réconciliation pour le tandem Faure-Kodjo.

Que les actes suivent les mots…
Le mercredi 10 août dernier « Faurevi » était à Atakpamé pour rencontrer les « forces mortes »… pardon les « forces  vives » de la préfecture de l’Ogou. Il voudrait par ce déplacement « témoigner  sa compassion aux victimes des troubles sociopolitiques survenus dans la localité lors du scrutin du 24 avril dernier ». Il s’est dit choqué par la violence inouïe qui s’est abattue sur la  ville d’Atakpamé. Tout ceci s’est déroulé devant les cadres de la préfecture dont certains ont activement participé aux violences et qui sont très régulièrement cités par les organisations de défense des droits de l’homme. « Je remercie tous ceux qui ont  voté pour et contre moi, et j’essayerai de tenir compte des avis des uns et des autres car pour bâtir notre nation, nous avons besoin de  tous ses fils », a déclaré le fils du père de la nation. Cela fait plus de 100 jours  qu’on nous tient ce discours. Mais rien n’a changé dans la gestion des affaires de la cité. Entre nous, est-ce que le nouvel homme « Faure » tient compte de vos avis ? A « Liberté Hebdo », il ne tient pas encore compte de nos avis.

En outre, il fait savoir qu’il est inacceptable qu’un Togo qui se veut un pays de paix, le sang coule pour une élection ou pour des désaccords politiques. Cette déclaration a surpris plus d’un observateur de la vie politique togolaise. Serait-il au sommet aujourd’hui si le « sang n’avait pas coulé » ? C’est à croire qu’il a oublié les conditions dans lesquelles il a été élu. Les propos du genre : « Dans les autres pays, il y a eu des élections. Le peuple choisit son candidat et tout se passe bien » frisent la raillerie. Ça ne fait pas sérieux.

Ils ont manqué tous de courage
« L’homme à qui nous restituons son œuvre pour l’immortaliser était le meilleur de tous ». Cette phrase est du Général Zoumaro Gnofame, l’un des « fidèles parmi les fidèles » de Feu Eyadema. Entre le témoignage qu’il a fait et cette déclaration, il y a une contradiction patente. Suivez : « Avant la construction des installations actuelles, le camp n’était qu’un vaste terrain de culture de manioc, de maïs, de patates douces etc. Il n’abritait alors, pour toute bâtisse, que le grand bâtiment de la place d’armes, un poste de garde, un garage avec une dizaine de véhicules comme matériel roulant ainsi qu’un logement d’officiers, une petite infirmerie, un terrain de football, un foyer de soldat et une salle de trois classes, entre autres. Ainsi construit entre 1958 et 1960 pour abriter la deuxième compagnie du bataillon autonome du Dahomey, ce camp qui n’abritait que 152 hommes d’armes français et togolais, sera remis aux autorités en l’état à l’indépendance du pays ». Qui restitue quoi et à qui dans cette affaire ? Ce camp n’est-il pas antérieur à l’ère Eyadema ? Bien que ce camp moderne soit son œuvre, « papa Eyadema » de son vivant n’a jamais osé lui changer de nom. Il savait que ce n’était pas à lui. C’est pourquoi la « restitution » dont a parlé le Général est mal venue. Il s’agit ici d’une « usurpation ». Il n’y a pas d’autre mot pour le dire.


Au moins ces généraux auraient pu dire la vérité à ces jeunes qui flanquent tous les édifices du nom d’Eyadema. Même le Général Séyi Mèmène, qui n’a pas pu faire son témoignage en live et qui s’est rattrapé après coup sur la TVT, n’a fait que reprendre le discours de son prédécesseur. Ce  qui veut dire que rien n’a changé au RPT et que le discours flatteur qui a « détruit » Eyadema fait son petit bonhomme de chemin avec le fils.

Le Paparazzi 12  

Du mercredi, 17 août 2005 

Opération de retour volontaire au bercail  Montage grotesque ou Kidnapping de 30 réfugiés ?
C’est la question qui se pose mon confrère au vu des circonstances dans lesquelles ces 30 réfugiés togolais sont rentrés au pays, « sans l’approbation du bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés à Cotonou, qui a refusé de s’impliquer dans la réinsertion de ces togolais volontairement rentrés dans leur pays en dehors d’un accord préalablement signé avec leur gouvernement » et du fait que ceux qui ont osé rentrer faisant confiance à la bonne volonté du gouvernement « se sont retrouvés tout simplement dans les cellules de la Gendarmerie, de la police ou encore à la prison »

Faisant d’une pierre deux coups au sujet de la polémique sur le cas des réfugiés hors du territoire- ils sont des milliers à avoir pris leur jambe au cou pour échapper à la furie des forces de l’ordre-, le confrère rappelle que c’est après le scrutin du 1er juin 2003 que beaucoup de nos compatriotes ont pris le large et depuis ce jour leurs familles sont sans nouvelle des leurs. C’est le cas notamment  de cette étudiante, ISSA Falilatou de  l’Université de Lomé, membre de l’UFC parti de Gilchrist Olympio et Membre du CEUL qui a pris « définitivement le chemin du maquis et reste introuvable depuis le 15 août  2003 au lendemain de l’élection de Feu Général Eyadema » pour s’être engagée dans la lutte estudiantine où « elle était chargée de l’organisation des meetings et des marches de protestation contre les méthodes du gouvernement à l’époque sur la situation des Etudiants ».

En tout cas, pour le confrère, loin d’être fataliste, il faut que «la sécurité physique et sociale, la réparation des dommages causées par les répressions, l’insertion et les garanties de confiance », soient préalablement réunies  avant le retour des réfugiés, sinon ce serait un leurre

Réforme de l’appareil judiciaire au Togo : Que pourra faire Faure Gnassingbé contre une justice pourrie, corrompue et mafieuse ?
Se demande mon confrère car « s’il existe une justice corrompue, c’est qu’il y a également des citoyens et des clients corrupteurs : S’il existe une justice maffieuse, c’est que les trafiquants de drogue opèrent démocratiquement et s’il existe une justice pourrie, c’est que des autorités pourries continuent à se servir de cette justice pour régler les comptes politiques. Voila la réalité à laquelle est confrontée le pouvoir de Faure Gnassingbé ».

Dans tous les cas, conclut-il, « la reforme d’une justice togolaise qu’on connaît est une bonne chose, Mais nous souhaitons que cette cérémonie ne constitue pas l’un des nombreux folklores que Eyadema a organisé pendant des années que le fils est en train de reprendre.

Sinon on finira par conclure que Faure Gnassingbé a des mains très pures mais n’a point de mains »

Après sa mise à nu et la foudre de la HAAC   Luc ADJAHO, L’Huissier, le Pasteur, le Charlatan, le Guérisseur PLEURE à chaudes larmes
Selon le journal, Luc Adjaho, « l’huissier, le pasteur, le guérisseur de Sida, le faux prophète et le jeteur de tous sorts, aurait piqué une colère atroce devant ses fidèles en conjurant encore ses esprits sur les tous les journaux de la presse privée, et menaçant de faire payer à Agbodjan sa décision de fermeture de la Radio et surtout avec de Chaudes larmes qui ont fait sourire la plupart de ses fidèle »

Selon un manuscrit confidentiel  Benoît  XVI  le dernier pape avant la fin du monde
Annonce Le Paparazzi dans sa manchette avec la photo du souverain pontife Benoît XVI
« L’Eglise n’a jamais contesté l’existence de ce document. Le Saint qui l’a rédigé y énumère les cent onze papes qui devaient se succéder avant l’Apocalypse. Benoît XVI est le dernier de cette liste… 

Faut-il s’alarmer ? En tout cas, une chose est certaine : la majorité d’entre nous aura la réponse à cette question. A la mort de Benoît XVI- que l’on souhait lointaine -  nous saurons si ces quelques lignes de la prophétie désignent la fin de la chrétienté …  ou l’avènement d’un monde nouveau, espérons – le pacifié », indique-t-il

Le Tambour 100 

Du mercredi, 17 août 2005

L’ex-ministre de l’intérieur en difficulté La France renforce la sécurité de BOKO
Indique  le confrère satirique dans sa manchette. Selon notre confrère, depuis que l’ex ministre a commencé par « bavarder un peu un peu pour dire sa part de vérité sur les questions le mettant en cause », sa sécurité subit de grands coups.

« Se sentant résolument toujours en insécurité, même au-delà de nos frontières, et c’est sur la base de renseignements pertinents, François BOKOlis a saisi les autorités françaises qui n’ont pas hésité à renforcer sa sécurité. Le nombre d’agents de sécurité a été multiplié par trois. Merci aux Gaulois ! Mais en fait, qui a intérêt à porter atteinte à la vie de l’ex-ministricule ?

En tout état de cause, le Président FAUREcé, que BOKOlis ne remet d’ailleurs pas en cause, n’a aucun intérêt à salir son image en cautionnant cette ‘’ bêtise’’ Sa politique d’ouverture et de réconciliation nationale ne doit en aucun moment être sapée par des gens sans foi ni loi. D’autant plus que, selon des sources dignes de fois, le retour au bercail de tous les fils de la nation le préoccupe au même degré que la relance de l’économie nationale » souligne le journal

L’heure des comptes à la Coalition   Le rapport financier de la léthargie
« Enfin, il a été rendu public le 31 juillet dernier. Le rapport financier tant attendu dans les différents états-majors de la coalition a le mérite d’afficher des données qui semblent accentuer les grincements de dents chez les sympathisants des préposés de Gilchrist Olympio, de surcroît l’opposant du flou. Même dans les différents bureaux exécutifs, les mauvaises langues parlent déjà de ‘’comptes de campagne du candidat Emmanuel Akitani-Bob’’ 2è épisode », écrit notre confrère qui revient sur quelques aspects du  rapport financier rendu public par le professeur Gnininvi  ‘’le dinosaure de Tokpli’’ avant de conclure : « seulement que, après avoir offert sur un plateau d’or la victoire à la violence frauduleuse à l’héritier le plus FAURE, les adeptes de la contestation continuent de parler d’  autres démarches et missions diplomatiques liées au contentieux du scrutin . Faut-il en rire ou pleurer ? Le moins qu’on puisse dire avec certitude est que le temps des élucubrations politiciennes a péri. Les opposants de la dernière heure doivent savoir que la mésaventure électorale du 24 avril passé a des ramifications transfrontalières »

Le rapport de l’ONU subordonné au verdict Koffigoh
Indique notre confrère dans son billet Confidentiel. Selon le journal, « des pressions doublées de missions seraient mises en branle pour dissuader l’ONU à publier son rapport après le dépôt de bilan de l’ancien premier ministre de la transition.  D’aucuns parlent déjà de complot sur la tête des nombreuses victimes des hommes armés et d’un rapport biaisé de la Commission des droits de l’homme »

Faure met la justice togolaise à la barre

« Le président togolais Faure-cé a promis mardi d'entreprendre une réforme "en profondeur" de l'appareil judiciaire et  justiciable dont le fonctionnement fait l'objet de vives critiques au Togo. Bravo monsieur   le Président !

"J'ai conscience qu'une réforme en profondeur de notre justice est indispensable et je m'engage ici à mettre tout en oeuvre pour l'entreprendre", a déclaré  Gnass 2 à l'ouverture de la  rencontre sur la ‘’modernisation de la justice togolaise’’, à l'hôtel Corinthia 2 Février. Bonne remarque et belles paroles. Faure a commencé par mettre le doigt là où il faut. Pimenté ou chaud? Ohooooooo.  

"La justice togolaise de l'avis de tous est crispée. Il importe aujourd'hui de la décrisper, de l'harmoniser et de la remettre au service des populations qui ont soif d'une justice intègre, juste, démocratique et citoyenne", a-t-il poursuivi. C'est lui même qui l'a dit. Faut-il le croire ou pas? Suivons donc la suite.

"Un sondage express auprès des Togolais dans la rue laisse apparaître que ceux-ci trouvent que la justice togolaise est lente, trop corrompue et trop inégale", a-t-il révélé. KeÏ! », écrit le journal reprenant quelques passages du discours prononcé par M. Faure Gnassingbé à l’ouverture de l’atelier de validation du programme de  modernisation de la justice togolaise

La préfecture du Golfe est-elle impliquée dans les violences électorales ?
Se demande le journal puisque selon les témoignages  d’un réfugié togolais au Bénin, « il a été pourchassé pendant les périodes de violences par un véhicule de marque TOYOTA Costard banalisé qu'il a pu quand même driblé grâce aux labyrinthes de son quartier. Il lui a été révélé que ce véhicule appartiendrait à la préfecture du Golfe et qu'il serait sérieusement endommagé : les vitres cassées, les sièges en lambeaux,…. Aux dernières nouvelles, le véhicule de 26 places et de couleur blanche, notre véhicule en question, et dont l'immatriculation serait RT-G 8277, est camouflé dans un garage auto à Djidjolé non loin de la pâtisserie BOMACO ne subissant aucune réparation »

Décentralisation à la togolaise : La guerre des ‘’ indépendances’’ locales
« Votée à la va vite par une Assemblée Nationale frappée aux couleurs uniques du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, parti au pouvoir), la loi sur la décentralisation avec son dossard N°98-006 a  abrogé depuis le 11 février 1998 les lois N°81/8 et 81/9 du 23 juin 1981 en ce qu’elles sont relatives aux collectivités locales. Et depuis,  la difficile imbrication des textes et des volontés politiques joue son statu quo, au détriment de l’hinterland.

‘’ La situation de nos collectivités locales n’a pratiquement pas évolué depuis 1998, exception faite de la disparition des communes de moyen exercice et du transfert, du pouvoir exécutif de la préfecture, du préfet au président du conseil de préfecture’’. Ce triste constat sous anonymat de celui qu’il convient désormais d’appeler ‘’Président de la délégation spéciale de la ville’’, en remplacement de M. le Maire, est la caricature de la guéguerre d’autonomie  entre les autorités centralisées et déconcentrées de fait du Togo.  Le cas de Hahotoé dans la préfecture Vo avec son phosphate reste parlant lorsque la population locale ne peut disposer d’électricité ni d’infrastructures de développement (route, divertissement,…) Les exemples sont légions sur la Terre de nos Aïeux » écrit notre confrère.

François Boko refuse de rencontrer Gilchrist
« La dernière fois, se croyant toujours le super opposant au-dessus de tout le monde, en commençant par ses coéquipiers ennemis de la coalition, l’autre fils du père assassiné le 13 janvier 1963 envoie un émissaire au néo-réfugié BOKOlis. Objet du message : ‘’l’opposant charismatique au régime togolais, son Excellence Monsieur Gilchrist Olympio désire vous rencontrer chez lui’’. BOKOlis a-t-il répondu kpoooo ! C’est ça un garçon ! Lui au moins a eu ce courage pour éviter de se faire enfariner comme ceux que nous connaissons tous », écrit Le Tambour

Le Républicain 05  

Du mardi, 16 août 2005

La guerre des Leaders autour de la cagnotte électorale :   Me Agboyibo et Prof. Gogué pris dans leur propre piège
En tout cas, c’est ce que croit notre confrère étant donné que c’est eux en principe qui sont concernés par cette affaire des comptes de la campagne.

« Eu égard à la légèreté dont fait preuve la coalition dans la gestion des fonds et du conflit de rôles, que pensent les leaders eux-mêmes ? Que font-ils de ses dizaines et de dizaines de Togolais tués et ses milliers contraints à l’exil ? Vont-il laisser nos compatriotes réfugiés au Bénin et au Ghana mourir de faim et de maladie ? », s’interroge le journal

Nouveau rebondissement dans l’affaire du prix du maïs
* Les commerçantes du Grand marché réclament la libéralisation du prix
* Des commerçants nigériens inondent les marchés de l’intérieur du pays
Le journal évoque ici de la marche organisée mercredi dernier par les commerçantes de Lomé pour protester comme les descentes musclées des forces de sécurité dans les marchés pour imposer des prix aux revendeuses des céréales et dénonce le silence des autorités face à un nouveau rebondissement du prix du maïs sur les marchés malgré la promesse faite. Il s’élève également contre le laxisme du pouvoir envers des étrangers et principalement des Nigériens  qui, aux dires des commerçantes, ont envahi certains marchés avec des camions gros porteurs qui « ne cherchent plus à débattre le prix mais l’achètent au gré des paysans et font que les agriculteurs procèdent à la vente aux enchères »

« Cette situation illustre aisément combien le problème du maïs au Togo est loin d’être résolu. Les multiples descentes musclées des forces de l’ordre dans le souci de faire baisser le prix ne feront qu’augmenter le mal alors qu’elles prétendaient le guérir » estime le confrère

Célébration des Journées Mondiales de la Jeunesse à Cologne :  Un grand défi pour Benoît XVI, successeur de Jean Paul II
Estime notre confrère. Pour le confrère,  « cette manifestation représente un véritable baptême du feu pour le pape qui porte le lourd héritage de son prédécesseur et créateur des JMJ, Jean-Paul II. A 78 ans, Benoît XVI, critiqué pour son manque de charisme, doit d’abord se faire connaître de ces jeunes fidèles, tout en faisant face aux scissions qui menacent une église forte d’un milliard de fidèles » 

Mamadou Tandja à l’épreuve de l’humanitaire :
Le chef de l’Etat nigérien nie la famine dans son pays
Le journal trouve indignes  d’un chef d’Etat les propos tenus la semaine dernière  sur BBC par le président nigérien Mamadou Tandja sur la situation qui prévaut dans son pays.

« Le peuple du Niger a l’air bien nourri, comme vous pouvez le voir. Ce n’est pas inhabituel dans le pays, selon Tandja, les rapports de famine ne sont qu’une fausse propagande, œuvre des Nations Unies, des organisations non gouvernementales et des partis de l’opposition dans un but économique et politique » indique notre confrère qui se demande : « Monsieur Tandja, pense-t-il réellement que l’opinion nationale nigérienne et internationale  est en train de faire fausse route, d’avoir été, une fois de plus bernée par des médias en mal de sensationnel. Le monde entier serait-il soulagé de savoir que le chiffre de 3 millions de Nigériens souffrant de malnutrition sévère n’est qu’une invention ? Que les 32 000 petits Nigériens entre la vie et mort, dont les images hantent les journaux et les cauchemars des humains, ne sont qu’une bande de comédiens engagés pour ruiner l’image du Niger ? ».

En tout cas, « le fait  est qu’au Niger la mort est si réelle qu’elle est presque palpable. Un quart de la population souffre d’un mal qui ne devrait plus exister au troisième millénaire ».

 
 

 
 
 

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