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6 août 2005

Revue de presse de la semaine du 1er au 7 août 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple 509 

Du lundi, 1er août 2005

Abus d’autorité et détention arbitraire :  Le Commandant Yark et le Procureur Gbandjaba se trompent d’époque
Titre notre confrère dans sa manchette avec la photo du Cdt Yark à droite avec pour légende : ‘’Ce visage de petit ange est celui du redoutable et tristement célèbre Cdt Yark. L’homme a gardé ses réflexes et refuse de changer’’ et celle du procureur général Gbandjaba à gauche avec pour légende : ‘’Sur cette photo, on voit le Procureur Général Gbandjaba, le Magistrat pour qui la loi s’applique selon ses intérêts et rien que pour ses intérêts’’

Le Combat du Peuple s’insurge contre l’arrestation arbitraire le  27 juillet 2005 de M. Dogbla Clément chef de la famille Dogbla et mandataire de la collectivité Davié-Assomé à une heure indue, 04H45’ et dénonce l’abus d’autorité dans cette affaire de terrain (sur plainte d’un certain Lala Gnassingbé) de la part de certains hauts officiers et magistrats du Togo.

Soulignant qu’au moment où il mettait sous presse cette édition, M. Dogbla interpellé à Lomé serait déféré, en violation du principe de territorialité, à la prison Tsévié, le confrère indique que d’après ses investigations, « les maîtres d’œuvre de cette sombre arrestation ne sont autres que le Procureur Général Dabré Gbandjaba et le chef de Centre de Traitement des Renseignements, le Commandant Yark », deux hommes qu’on ne présente plus au Togo. 

« Le premier, Dabré Gbandjaba est un magistrat rebelle et hors-la-loi qui n’en fait qu’à sa tête. Alors qu’il avait été appelé à être entendu par le Conseil Supérieur de la Magistrature après l’une de ses nombreuses frasques dans le fameux dossier malien, il n’avait pas hésité à traîner tout le Conseil Supérieur de la magistrature devant feu le Président Eyadema à Lomé 2. Cela ne l’a pas pour autant empêché lui-même de siéger actuellement au sein dudit Conseil.

Quant au second, le Commandant Yark sur lequel nous avons déjà publié des articles de presse, il est réputé pour les arrestations arbitraires dont il se rend régulièrement coupable et surtout les tortures atroces qu’il inflige à tous ceux qui lui tombent sous la main » indique le journal. 

« L’arrestation de M. Dogbla dans les circonstances où elle était intervenue relève d’une violation des droits élémentaires de l’homme et d’un abus d’autorité
.

Comme on le voit, les réflexes demeurent et les habitudes reviennent. Ceux qui, par leurs actes, ont terni l’image du Togo sous Eyadema et grippé tous les efforts que déployait ce dernier pour la promotion des droits de l’homme au Togo ont repris du service. On ne doit pas perdre de vue que ce sont des actes posés isolément par Gbandjaba, Yark et leurs semblables qui, réunis, avaient autorisé à parler d’Etat de non-droit au Togo »  souligne t-il
.

François Boko cache mal son ambition
Titre Le Combat du Peuple qui, avant de publier l’interview que M. Boko a accordé à RFI la semaine dernière, écrit ceci: « on se rappelle que deux jours avant le scrutin présidentiel du 24 Avril 2005, le Chef d’Escadron François Akila Esso Boko, alors Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, avait démissionné avec fracas de son poste en organisant nuitamment une conférence de presse pour dénoncer les risques d’un affrontement sanglant entre le pouvoir et l’opposition.

Aujourd’hui, il s’exprime et sans le dire explicitement, ne cache pas son ambition de jouer un rôle politique dans l’avenir.

Sans verser dans des commentaires tendancieux, nous constatons seulement que lorsqu’un homme, même officier supérieur, a des ambitions personnelles et veut les concrétiser, tout est possible.

Nous avions cru que notre ami Boko avait agi seulement dans l’intérêt du Togo pour préserver les Togolais d’un bain de sang. Nous découvrons que dans cette partie de pocker-menteur, les intérêts personnels ont pesé dans la balance. Pour nous, ce constat permet d’y voir plus clair. Nous attendons la suite »

Togo :  Banques et Finances : Lomé, une place financière en manque de confiance et d’investissements
Le confrère évoque ici la situation financière difficile dans laquelle se trouvent les banques et établissements financiers du Togo du fait des créances en souffrance dans les mains de l’Etat et certains opérateurs devenus insolvables et propose quelques recettes pour remédier à cette situation.

« L’Etat n’est pas le seul mauvais débiteur : on cite également des acteurs privés tels que la SGGG en faillite qui a laissé une ardoise de près de 15 milliards et la filière cotonnière hors SOTOCO dont l’encours est estimé à 14 Milliards de F CFA. L’un des principaux acteurs de la filière Café Cacao avait été épinglé il y a quelques années par la commission anti-corruption pour son endettement vis-à-vis de l’OPAT ; évaluant la situation globale de cet opérateur, il était fait mention d’un encours évalué à près de 7 milliards. D’autres créanciers, notamment le Malien Sissoko et les repreneurs de la Savonnerie de Bè (Tefridj) totalisaient une dizaine de milliards sur le secteur bancaire. D’autres menus fretins devant entre 1 milliard et 2 milliards pullulent dans ce marigot », indique t-il. Et comme perspectives d’avenir  « il reste que l’implication de l’Etat et des principaux partenaires au développement semblent être la principale porte de sortie. L’Etat doit aller vite, car tant que le secteur bancaire sera dans son état actuel, inutile de faire appel au FMI et par ricochet à la Banque Mondiale Une fois la situation assainie, il reviendra à la BCEAO de se montrer plus rigoureuse dans la délivrance des agréments aux dirigeants de banque et dans la surveillance de ces derniers »

Guy Mario claque la porte à RFI : Les vraies raisons d’une démission fracassante
Pour Le Combat du Peuple, qui revient pour la 2e fois sur cette démission, les vraies raisons du départ de Guy Mario de RFI  sont essentiellement d’ordre matériel mais également humain.

« 
Les correspondants africains de RFI sont payés à la tâche et un papier est payé à environ 30.000 F CFA. Si c’est le seul papier qu’il a fait durant le mois, il ne gagnera en tout et pour tout, que ce qui lui reste de ces 30.000 F CFA après déduction de toutes les dépenses. Ainsi, pour gagner gros à la fin du mois, nos confrères correspondants africains de RFI doivent prier pour que se produisent dans leurs pays des événements dignes d’intérêt pouvant faire l’objet d’un papier à diffuser »

Outre ces raisons d’ordre matériel, il se pose aussi un problème strictement humain à RFI. « En effet, depuis quelques années, une génération de journalistes y fait sa loi. Ce sont ceux qui se proclament ‘’spécialistes’’ de nos pays et qui, depuis les bureaux parisiens, pondent des papiers pour embraser des situations auxquelles on pouvait trouver des solutions négociées.

Lorsque, à l’occasion d’un événement donné ces fameux ‘’spécialistes’’ sont envoyés pour une couverture médiatique chez nous, ils débarquent comme en territoire conquis, prennent des libertés, se comportent  comme des éléphants dans un magasin de porcelaine, allant parfois jusqu’à manquer de respect à l’autorité

Guy Mario a vécu plusieurs fois ces situations et géré de ces cas. Le dernier exemple en date est celui d’Olivier Rogez envoyé spécial de RFI à Lomé pour la couverture de la dernière élection présidentielle. Arrivé dans notre pays avec des préjugés et un parti pris, il s’était illustré par des papiers dans lesquels il grossissait démesurément et exagérait les faits au point de les dénaturer. Il était allé jusqu’à déclarer ouverte la guerre civile au Togo. Un comportement qui forcément a mis dans l’embarras le correspondant local de RFI au Togo Guy Mario », indique le journal. Se fondant sur une lettre d’accréditation (qu’il publie en fac similé)  qui tient lieu d’un contrat de travail impliquant  tous les effets de droit, le confrère demande à RFI  « de faire diligence afin de situer rapidement le correspondant démissionnaire sur le sort qui est le sien »

Motion d"information
 
Agni l'Abeille 44

Du mardi, 02 août 2005

Interview Dahuku Péré sort de son silence et dit tout
-       sur sa nouvelle formation politique
-         sur le gouvernement Kodjo
-
        
sur sa réhabilitation
C'est le titre de la manchette d'
Agni L’Abeille qui reprend lui aussi l’interview que M.  Péré nous a accordée.

Panique générale au sein du RPT : La nouvelle force politique du trio Agbéyomé, Péré et Boko inquiète
C'est ce qu'indique notre confrère dans son billet confidentiel. Selon le journal, « l’annonce de cette nouvelle Force dynamique sème déjà la panique au sein de la classe politique. Dans tous les Etats major des partis aussi bien de l’opposition radicale, modérée, constructive etc… que du Parti au pouvoir c’est la débandade totale. Personne ne veut y croire»

François Boko fait des révélations :
«Le pouvoir s’apprête à commémorer le 23 septembre et le 13 janvier» Le journal reprend ici  une partie de l’interview de M. Boko

Le proviseur du lycée d’enseignement technique et professionnel d’Adidigomé en fait un peu trop à sa tête
Le journal dénonce ici ce qu’il appelle l’abus d’autorité du proviseur du lycée technique.«Monsieur de SOUZA et son équipe du Lycée d’Enseignement Technique et Professionnel de Lomé/Adidogomé (LETP) en font un peu trop !... Trop c’est trop. C’est à croire que ce Proviseur veut faire de ce joyau un Etat dans l’Etat togolais.

Il vous en souvient qu’au mois d’avril 2005, il y avait eu dans cet établissement une manifestation des élèves parce que Monsieur le Proviseur posait comme condition le versement d’une cotisation de trois (3) mille francs CFA avant de laisser les élèves composer. Un bras de fer s’était alors engagé entre la Direction de l’établissement et les élèves durant une semaine. Il a fallu l’intervention d’un Officier Supérieur de la Gendarmerie pour ramener le calme sur le site et trouver un compromis. Nous tenons à rendre un hommage à cet Officier.

Actuellement, c’est la période des vacances. Mais  certains  élèves des classes de secondes du LETP qui n’ont pu épuiser leurs punitions en cours d’année, sont réquisitionnés  pour terminer ces punitions en allant sarcler la cour du Lycée chaque matin ! C’est quoi ça ? » écrit notre confrère.

Litige Foncier à DAVIE-ASSOME (Préf. de Zio) :   Pourquoi M. DOGBLA Yao est-il arrêté ? La justice doit dire le droit. Nul n’est au dessus d’une décision de justice
En fait, notre confrère a repris l’article de Forum de la Semaine (N° 81 plus haut) sur cette affaire.

Le Regard 451

Du mardi, 02 août 2005

L’autonomie d’action des partis se précise au sein de la Coalition
Note le confrère. Indiquant qu’il a été convenu après l’élection présidentielle que chaque parti est libre de  prendre des initiatives propres, le journal trouve
 étonnant que « des  partis de la coalition s’offusquent à l’idée que Sant’Egidio  privilégie l’UFC dans le débat national ». Pour lui, « ces partis devraient s’en prendre à eux-mêmes pour n’avoir pas été capables de se démarquer de Gilchrist Olympio quand il le fallait. Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes parce que ce sont eux-mêmes qui ont contribué à faire de Gilchrist le ‘’ seigneur’’ de l’opposition togolaise.

Après avoir laissé à Gilchrist Olympio le soin de désigner un candidat unique sur la base d’un critère défini de commun accord, critère qui place l’UFC au-dessus des autres partis, on ne saurait accuser des personnalités étrangères d’en faire autant »
.

En tout cas, conclut-il « il est aujourd’hui clair que l’UFC ne s’inscrit plus dans l’optique des décisions du mini sommet d’Abuja comme le CAR et que le problème de la légitimité de Faure Gnassingbé ne se pose plus. Pendant que Me Agboyibo, appuyé par des partis de la Coalition insiste sur la formation d’un véritable gouvernement qui aura pour tâche d’organiser les élections législatives, le Conseiller Spécial de Gilchrist Olympio déclare que l’actuel pouvoir de Lomé joue ‘’un rôle de pouvoir transitoire qui conduira à de nouvelles échéances électorales plus justes’’.  Il faut donc tirer les conclusions de cette nouvelle donne »

Le gouvernement dans l’attente d’une nouvelle feuille de route de l’UE
Selon le journal, c’est en septembre prochain, après les vacances d’été,  que le rapport d’évaluation de la mission de l’UE au Togo sera connu ; il serait,  selon des sources bien informées, déjà prêt.

« Selon certaines indiscrétions, les membres de la mission d’observation auraient noté des difficultés à renouer le fil du dialogue entre les acteurs politiques togolais » indique t-il. Pour notre confrère, « si l’opposition ne s’empresse pas de s’inscrire dans la logique électorale qui s’impose à elle, le pouvoir quant à lui, attend de voir ce à quoi va ressembler la nouvelle feuille de route qui lui sera soumise »

Interview : Péré annonce la création prochaine d’un parti politique avec Agbéyomé
Titre notre Le Regard dans sa manchette avec à l’appui une photo de M. Dahuku Péré. Le confrère reprend l’interview  à nous accordée par M. Péré

Kofi Yamgnane va créer son parti politique

Selon notre confrère, c’est Jeune Afrique l’Intelligent qui l’a révélé précisant par ailleurs que le nom cette formation politique sera connue en septembre prochain à l’occasion d’une assemblée constitutive.

« Kofi Yamgnane envisage de lancer un parti politique au moment où des rumeurs circulent sur l’annonce prochaine de la création d’un autre parti par les Rénovateurs Agbéyomé Kodjo et Dahuku Péré. Mais si les deux derniers vivent au bercail, par contre, l’ancien ministre français vit en France et ne s’est rendu au Togo que de façon sporadique pour quelques brefs séjours. Il a donc un handicap sérieux  à surmonter sans oublier que ceux qui occupent l’arène politique depuis une quinzaine d’années ne lui feront pas de cadeau. Il lui faudra mobiliser tout comme les Rénovateurs, les déçus du RPT et de l’opposition. On ignore pour l’instant les identités de ceux  qui travaillent sur place pour l’implantation de son futur parti mais on sait par contre  que Yamgnane s’appuie déjà sur des cadres togolais installés en Europe pour se faire une bonne image  au sein de la diaspora. Mais là aussi, il est confronté au terrible défi de débaucher les sympathisants d’autres leaders politiques et particulièrement de Gilchrist Olympio.

Dès lors que cette diaspora n’a aucune influence sur la situation politique au Togo, c’est ici sur place que Kofi devra venir montrer de quoi il est capable » écrit le journal


Le rapport sur le Togo bloqué à l’ONU

Révèle Le Regard dans son billet Confidentiel. Selon le journal, la mission d’établissement des faits des violences postélectorales a remis ses conclusions au SG de l’ONU Kofi Annan, mais, précise t-il, «   ce rapport qui contiendrait des éléments à charge contre le pouvoir togolais ne sera pas rendu public, du moins officiellement, pour des raisons inconnues »

Déblocage des avancements des fonctionnaires : La décision creuse un fossé entre les travailleurs
Indique notre confrère qui commente les réactions suscitées par cette décision du gouvernement au sein des centrales syndicales et travailleurs non concernés par cette mesure.

« Une situation qui sera difficilement gérable par le gouvernement Kodjo 2, étant entendu  que les ‘’ Pagedois’’ et autres contractuels et temporaires qui se sentiront lésés dans cette situation ne vont pas rester  les bras croisés. Ils se battront pour avoir des bonnes conditions de vie et de travail » note t-il.

Dans sa rubrique ça vous regarde, notre confrère s’est intéressé à ces sujets.
REVOICI LA TV-ZION !
Il y a quelques jours, nous faisons remarquer ici même, qu’une voix s’était tue dans le paysage audiovisuel togolais. C’était celle de la TV-Zion dont le pylône portant l’émetteur avait été démoli par des intempéries. Aujourd’hui, on peut dire que le Dr Luc Russel a retrouvé sa voix. Depuis la fin de la semaine dernière, la TV-Zion a recommencé à émettre. Il parait que c’est un essai. Mais cela n’empêche pas cette station de bombarder des films Ibos interprétés par la « voix de son maître ». Les mordus de la chose ont retrouvé avec un certain soulagement, les expressions fétiches de « l’Huissier Pasteur ». Mais ailleurs où on n’aime pas tellement la chose, à défaut d’être mécontent, on feint d’ignorer le retour de la TV-Zion.

A « Le Regard », nous considérons que quelle que soit sa ligne, un média qui se tait est une perte  pour la presse. On ne peut que souhaiter la bienvenue à TV-Zion.

DES MARCHEURS S’IMPATIENTENT
Au cours du dernier conseil des ministres, il a été décidé de débloquer les avancements des agents et autres fonctionnaires de l’Etat. Ces avancements, il faut le rappeler, ont été suspendus ou tout simplement bloqués depuis plusieurs années déjà, grevant  sérieusement les revenus des travailleurs.

La nouvelle a été accueillie favorablement dans plusieurs milieux, même si ailleurs, on continue d’émettre des réserves sur le délai de la mise en application de la mesure.

A une époque pas encore très lointaine, la décision de déblocage des avancements aurait été saluée comme on savait si bien le faire au RPuTain. Samedi dernier, on aurait déjà organisé une gigantesque marche de soutien dans la capitale avec une motion à la taille de l’événement en attendant que les villes de l’intérieur ne prennent le relais.  Des informations font état de ce que certains habitués de la chose,  c’est-à-dire, des gens qui en tiraient des revenus substantiels, auraient suggéré l’organisation de la manifestation, mais n’auraient rencontré aucune oreille attentive en haut lieu.

D’autres indiscrétions font état de ce que les liseurs de motions ne sont pas découragés et pensent ferme que leur tour viendra même si pour l’instant, ils s’impatientent face à l’insensibilité du sommet  à  leur offre.  

EN ATTENDANT LA BOURRASQUE 
Depuis quelques jours, il y a comme un vent de panique qui souffle sur certains milieux proches du RPuTain. En effet, la formation du gouvernement d’union et la nécessité d’une réconciliation prônée par les acteurs politiques togolais soutenus par la communauté internationale appellent forcement des changements au sein de l’appareil d’Etat. En tout cas, pour pouvoir parler de réconciliation, il importe de « toiletter » certaines institutions pour les mettre au goût du temps. On parle de plus en plus de la reforme de la CNDH, de la recomposition de la HAAC, etc. Mais là ne semble pas être le plus préoccupant. Là où la nécessité d’un « toilettage » fait plus peur, c’est chez nos « Dépités » et chez nos Préfets. Eh oui ! On n’a pas besoin d’un dessin pour comprendre que l’idée d’une dissolution de l’ « Ensablée » et l’organisation de nouvelles législatives fait trembler plus d’un « parle-menteur »

Chez nos Préfets qui font la pluie et le beau temps à l’intérieur du pays, on garde le profil bas et on croise les doigts en espérant d’être épargné par la bourrasque qui s’annonce. Que peut-on faire de mieux en attendant ?

LE REVERS DE LA MÉDAILLE
L’annonce de la décision de déblocage des avancements n’a pas été accueillie partout de la même manière. On est même tenté de croire qu’elle pose de sérieux problèmes  quelque part et soulève des mécontentements. En effet, tous les agents et fonctionnaires de l’Etat,  ne sont pas logés  à la même enseigne. Parmi ceux qui émargent dans les livres de l’Etat, il y en a qui sont régulièrement engagés. De toute évidence, c’est à eux que profitera le déblocage en question. A côté de ceux-ci, se trouvent des contractuels et autres agents auxiliaires qui, de loin plus nombreux, n’ont pas le statut  pouvant leur permettre de jouir des avancements. D’où leur mécontentement. Et c’est là, le revers de la médaille. Le Gouvernement a tout intérêt à trouver une solution à la situation de cette catégorie si on ne veut pas renouer avec des mouvements de grèves dans les mois qui viennent.

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   44

Du mercredi, 03 août 2005

Formations politiques en vue :  Péré, Agbéyomé, Yamgnane et les autres : Forces politiques alternatives ou regroupements d’intérêt?
Se demande notre confrère.  Evoquant  les raisons qui auraient milité en faveur de la création d’une nouvelle force « l’absence ou le refus opiniâtre des réformes d’un côté, l’érection en méthode, de querelles intestines de l’autre ont eu pour corollaire, l’institutionnalisation du statu quo », le journal note que «  la crainte réside dans cette vision qui pose la question des réels desseins d’exclus et autres incompris qui se mettent ensemble, qui unissent leurs forces pour lutter. Adoubés par les reliquats politiques de leurs sorties fracassantes du parti qu’ils avaient pourtant aidé à s’enraciner contre la légitimité populaire, nos futurs leaders ne peuvent s’éloigner de la tentation hégémoniste. C’est là un écueil. Les exclus se positionneraient-ils en véritable revanche face au parti qu’ils ont quitté ? Un autre écueil » Mais, souligne t-il, «  au-delà de toutes ces inquiétudes transparaît  une lueur, celle, comme le soutient Dahuku Péré, de ‘’ construire une société togolaise nouvelle, démocratique, prospère et conviviale ‘’ »

Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés : À ce jour, 40.000 Togolais ont fui l’instabilité postélectorale
Lit-on à la Une de notre confrère qui y publie une photo des Togolais sur le chemin de l’exil. C’est un article du Centre des Nouvelles ONU que le journal a repris

Les réfugiés togolais au Bénin et au Ghana bientôt rapatriés
Indique notre confrère. Selon le confrère, cette révélation a été faite à la presse la semaine dernière  par le représentant régional du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Rafik Saïdi à l’issue de l’audience que lui a accordée le premier ministre togolais M. Edem Kodjo, audience axée essentiellement sur les sujets relatifs aux réfugiés togolais au Bénin et au Ghana.


Dans sa rubrique
La Carte titrée Tous au front…notre confrère écrit :  
La chose frise plutôt un vilain amusement. Après les tergiversations, les retournées acrobatiques sans répondant, les cafouillages monstres et autres manœuvres voyeuristes sans nom, tous semblent de nouveau repartis au front. D’un côté, c’est la hantise d’autonomie qui  gagne une coalition victime de ses propres turpitudes et gangrenée par ses incohérences, ses conflits de rôle et autres malversations. De l’autre, c’est l’émergence d’une certaine envolée velléitaire faite d’ambitions et d’intentions politiques pléthores. A l’arrivée, on peut se demander si cette émergence velléitaire pouvait contribuer à enclencher le coup de baguette magique qui conjurerait le péril togolais. La raison tient à nombre de facteurs dont les plus cinglants se passeraient de commentaires pour peu qu’on veuille ouvrir l’œil. Combien de patriotes de la lignée des forces du progrès n’a-t-on pas connus qui ont préféré faire de la lutte un pis- aller, ou une profession ? Que d’effort n’ont-ils pas consenti pour à la fin, les sacrifier sur l’autel de l’improvisation et de l’amateurisme ? Que de bavures et autres conflits de leadership n’a-t-on pas  connus et qui ont plus d’une fois contribué à dérouter les rêves de la majorité ? Des forces nouvelles, intermédiaires ou alternatives, les Togolais en ont peut-être besoin. Mais si celles-ci devraient simplement servir de « forces additives » à celles déjà existantes et qui peinent à retrouver leurs repères confisqués, la messe sera rapidement dite et l’oraison prononcée avant terme. Si celles-ci devraient simplement colorier à leur manière l’atmosphère déjà assombrie du paysage politique togolais pour ne se contenter  que de la seule sauvegarde identitaire, il serait plutôt salutaire de rappeler que ces « ordres » existent déjà. On est souvent tenté de croire que le succès d’un combat requiert du nombre. C’est peut-être avéré ! En revanche, il y a également à adhérer parfois à cette évidence que cinq lions valent mieux que cinq cents moutons.

Dans son Flash Cocktail, Le Point a rassemblé les sujets suivants :
Faites du  boulot au « petit vagin » !
Le marché au « petit vagin » à Déckon est en train de connaître sa démolition. En tout cas c’est comme cela que l’on peut résumer les actions menées au cours du week-end par les autorités gouvernementales en procédant à l’arrestation et à l’interpellation des mineurs qui rentabilisent dans les pratiques sexuelles.

Sans frustrer les fondamentalistes puritains c’est bien que ces actions aient lieu en aval mais a-t-on préparé quelque chose à l’amont, comme pour promettre du boulot ou des moyens à ces mineurs ? Sans rentrer dans les développements sourds nous lançons cette idée juste pour des débats. Ces mesures coercitives ne devraient-elles pas venir en appoint aux mesures alternatives ?

Le Roi est mort, vive la guerre !
Simultanément deux hommes politiques ont rendu l’âme au cours du week. Si pour le roi Fahd d’Arabie Saoudite on le savait déjà suffisamment souffrant et vieux, il n’est pas la même chose chez le vice-président  soudanais et ex-chef de guerre, John Garang. Aussitôt à son poste et aussitôt dans le cercueil. Le chef de guerre n’a pu respirer l’air civilement politique que durant seulement trois (3) semaines. Triste sort pour un homme qui est resté pendant plusieurs années dans le maquis. Personne ne dit qu’il préserverait sa vie en continuant par être rebelle mais personne ne pouvait prévenir sa façon de mourir.

L’homme des Américains (et c’est par lui que la paix devrait arriver au Soudan) s’est éteint de façon tragique dans un accident d’hélico. Pour honorer la paix à son âme, ses partisans ont retrouvé la poudre à canon et les couleurs de la guerre pendant quelques heures dans les zones indécises ; comme un échauffement à la guerre. Quoi de pire que de renouer avec la violence. Que la paix de son âme réchauffe les cœurs pour une paix durable au Soudan 
Agents monnayeurs sur la route
L’autre voyageur les avait vus la dernière fois et il s’est posé cette question : « que se disent-ils en arrière de véhicules, et uniquement là-bas, lorsque les conducteurs garent aux différents bouchons pour parler aux agents ? ». En fait ils ne se disent rien mais ils se glissent des jetons ; de 100 à 200 F  contre un laissez-passer. Les conducteurs jurent qu’ils sont en règle et qu’ils ont toutes les pièces. Parfois vous vous demandez : « pourquoi ils se glissent des pièces ? ». La plupart mentent pour se dédouaner et vous vous demandez : « que fouille-t-on au juste aux bouchons si ce n’est pas du racket » car aussitôt que le véhicule s’arrête l’agent de fouille se dirige vers le coffre arrière, s’empêche de l’ouvrir et attend le « geste du conducteur ». Apparemment il est primordial et décisif pour le reste de la journée. Quand la collecte est bonne on peut se transformer en monnayeur. L’agent peut même monnayer en pièces un billet de 10.000 F. C’est formidable comme entreprise. La pratique a pris tellement d’ampleur qu’un simple écrit ne règlerait pas le problème. Le phénomène est visible sur l’ensemble des routes du pays. C’est devenu un fait accepté par tous que « donner quelque chose » est la solution pour la paix et la sécurité sur nos routes. Seulement dernièrement notre voyageur a pu raconter la malencontreuse mésaventure d’un agent. Alors que le conducteur devait glisser son habituelle pièce, il tend un billet de 2.000 F. L’agent prélève aussi son habituelle pièce de 100 F. Le conducteur cache une pièce de 100 F et la réclame à l’agent. Celui-ci l’exécute sans rechigner. Et le chauffeur de crier une fois dans le véhicule à ses passagers : « à malin, malin et demi ». En tout cas ces genres de pratiques donnent la voie  à d’autres pratiques.

La Dépêche 282

Du mercredi, 03 août 2005

Le Représentant du PNUD et la Commission d’Enquête de l’ONU au TOGO : Le Rapport de l’ONU sur le Togo porte les marques de Fidèle SARASSORO
La Dépêche accuse le représentant résident du PNUD au Togo, l’ivoirien Fidèle Sarassoro d’avoir rédigé avec le concours de son ami Boko le rapport de l’ONU qui, dit-il, serait accablant pour les partisans ou  d’avoir  outrepassé son statut de diplomate en influençant les enquêteurs de l’ONU envoyés au Togo pour faire la lumière sur les violences postélectorales.

Selon notre confrère, citant des sources onusiennes, « M. Fidèle SARASSORO, le représentant du PNUD à Lomé a joué un rôle majeur en influençant les enquêteurs de l’ONU tout le long de leur travail. Il parait même que le rapport de l’ONU a été conçu à partir des sentiments  personnels de SARASSORO. Mais comme en politique rien n’est fait au hasard, il n’y a pas lieu de s’étonner quand on connaît (les Togolais l’ignorent), les liens  du Représentant du PNUD avec l’ancien ministre de l’Intérieur M. Boko Akila-Esso. C’est assuré du soutien de M. SARASSORO avec qui il communique chaque jour à l’aide des nouvelles technologies de la communication, notamment sur VSAT que le commandant Boko est monté au créneau sur RFI la dernière fois. Le Rapport de l’ONU est d’ailleurs à tous points de vue semblable aux déclarations  de Boko sur  la radio mondiale. Avant sa fuite du pays, les rapports de Boko avec Sarassoro allaient au-delà de simples contacts professionnels. C’est ainsi que, le commandant Boko avait reçu de M. SARASSORO  un don personnel d’une voiture tout terrain, type ML 450 marque Benz de couleur bleue ».

Rappelant la convention de Vienne qui régit le statut des diplomates et les astreint à une obligation de réserve dans l’exercice de leur fonction et face à cette « attitude susceptible de mettre notre pays en péril » le journal demande au gouvernement de prendre ses responsabilités en  « en déclarant le diplomate indélicat  ‘’Personae non grata’’ comme ça se fait dans les nations civilisées »

De la parole à l’acte : Le président Faure débloque les vannes financières des avancements
Titre notre confrère à propos de la décision prise mercredi 27 juillet dernier par le conseil des ministres de lever la suspension de l’effet financier des avancements à partir du 1er janvier 2006. Tout en se réjouissant de cette mesure, le journal estime qu’il serait bon et  juste de penser aussi à la situation des agents temporaires et autres qui constituent le gros lot des agents de l’Etat afin de donner une nouvelle impulsion à l’administration publique.

En tout cas, relève t-il, « le président Faure en est sans doute conscient, car dans son programme de campagne, il a justement promis de faire plus pour l’emploi et le bien-être des fonctionnaires. Le ton est donné avec la mesure de déblocage de la jouissance financière des avancements et tout laisse croire que le président de la République ira jusqu’au bout de ses promesses de campagne pour le bien-être de tous. »

Faure et Edem s’attaquent aux priorités de l’heure
Selon notre confrère, les deux responsables qui se sont, dès leur prise de fonction, entourés de leurs plus fidèles collaborateurs, Barqué, Sama, Kpotsra et Pitang pour le président et  le jeune Cornélius AIDAM et autres pour le premier ministre, « veulent marquer des coups. C’est ainsi qu’une lettre de la Primature vient d’être adressée à chaque département demandant à chaque ministre de recenser les priorités à réaliser dans l’immédiat ! »

Journée de la femme africaine : Du bon usage de la polygamie
Le journal note que la polygamie en Afrique a de beaux jours devant elle du fait des difficultés pour  les hommes de changer de comportement et aussi de voter une loi la supprimant.

« La question est de savoir si l’on peut faire quelque chose pour essayer de supprimer la polygamie, du moins pour atténuer cette pratique en limitant par exemple le nombre d’épouses dites officielles que l’homme peut avoir  pour être enfin satisfait et rester tranquille les soirs au foyer. L’Islam par exemple en a fixé quatre au maximum. Cela retient-il pour autant le parvenu musulman à la maison ? », s’interroge le journal. Estimant  que la polygamie fait partie des mœurs africaines, le  confrère ne comprend pas alors pourquoi les africains voudraient copier les blancs en optant pour la monogamie car en réalité « quand quelqu’un déclare qu’il a opté pour la monogamie (il s’agit d’une fausse monogamie car l’on trompe souvent sa femme), il faut savoir que dans ce foyer, c’est la femme qui fait la pluie et le beau temps »

Emploi /Jeunes :  Des jeunes diplômés tapent aux portes de l’emploi  De vieux retraités campent à  leurs postes
Le journal évoque le cas de ces fonctionnaires frappés par l’âge de retraite mais qui s’incrustent à leurs postes refusant de céder leurs places aux jeunes diplômés.

 « Des retraités qui occupent toujours leurs bureaux, il en existe dans tous les ministères sous des critères fantaisistes et fallacieux. Ils sont maintenus à leur poste empêchant du coup la promotion des jeunes. Très souvent on vous dit qu’ils sont indispensables » indique le journal.

Pour le confrère, « qu’on nomme des retraités à des fonctions politiques, c’est normal. Mais que des cadres frappés par la  limite d’âge refusent d’aller se reposer, c’est impensable. Les jeunes Togolais ont élu un jeune à la tête du pays pour qu’il apporte des solutions à leurs problèmes de vie précaire. Ils attendent du Président Faure des réponses urgentes car le temps presse et le ventre affamé n’a point d’oreille »

Crise alimentaire au Togo  Maïs-Engrais : Même Combat
Notre confrère indique que pendant que les citadins crient leur ras-le-bol face à la montée vertigineuse du prix du maïs, les paysans eux sont en courroux parce qu’ils ne trouvent pas de  l’engrais pour engraisser leurs champs préparés depuis des mois. « Ils ont labouré et semé le maïs. Le temps presse et il faut des engrais pour assurer la réussite de ce maïs. Mais partout, les magasins de vente d’engrais sont vides » relève t-il. Selon le journal, cette pénurie d’engrais serait occasionnée par des spéculateurs véreux qui, l’engrais une fois arrivé dans les magasins, le transitent vers les pays voisins où il est vendu plus cher.

« Les trafiquants de maïs et les trafiquants des engrais sont les mêmes ou du moins mènent le même combat : affamer les Togolais et les pousser à la révolte contre le pouvoir en place. C’est pire que le terrorisme et c’est avec des mesures radicales qu’il faut arrêter ce complot des maintenant » estime t-il

Quel avenir pour l’Enseignement supérieur au Togo ?
Evoquant les conditions de vie et de travail des étudiants et les  crises récurrentes que le monde universitaire connaît depuis un certain, le confrère propose «la dépolitisation des universités au moyen de la dissolution pure et simple des associations à l’instar du HACAME, du FESTO, de l’UETO et consort et leur remplacement par un seul mouvement apolitique visant uniquement la défense des intérêts de tous les étudiants » ; ce qui implique également « la démilitarisation de notre université ; la présence permanente des militaires sur le campus pendant les manifestations n’est pas de nature à assurer la sérénité et la tranquillité d’esprit du corps professoral et des étudiants, ce qui constitue une entrave au travail intellectuel ».

Il faut également, selon notre confrère, revoir la question des bourses, aides et frais d’inscription  car « les études supérieures nécessitant  beaucoup d’investissements et dans la situation actuelle de notre pays, très peu d’étudiants sont en mesure de payer leurs études »

Notre confrère reste  cependant optimiste car « avec la détermination de la nouvelle équipe dirigeante  et la priorité qu’elle entend accorder à l’éducation, l’espoir de voir tous ses manquements comblés est réel »

Journée de la femme africaine :  La femme togolaise face au problème de l’interruption volontaire de la grossesse
Au lieu de passer leur temps à ergoter sur le problème de l’égalité des sexes, le confrère pense les femmes devraient s’attaquer aux problèmes qui les touchent particulièrement à savoir le problème de répudiation de la femme, le problème de la  polygamie qui asservit les femmes surtout lorsqu’elles doivent dépendre entièrement de leur mari et enfin le problème de l’avortement, communément appelé l’interruption volontaire de la grossesse (IVG).

« Lutter pour arriver à légaliser l’IVG est un défi qui attend les associations féminines de tout bord. L’émancipation de la femme togolaise passe par cette lutte » estime t-il

Un Observatoire Togolais pour la Bonne Gouvernance pour corriger les errements  de la Commission Anti-corruption
Le confrère se réjouit de la création de cet observatoire qui « vient à point nommé pour combler les errements de la Commission anti-corruption » et espère qu’il « saura tirer leçon des errements de la Commission anti-corruption pour faire triompher la transparence, la confiance, l’honnêteté et l’intégrité, valeurs indispensables à la promotion d’une économie viable et soutenue »

Forum de la Semaine 81

Du lundi, 1er août 2005

Exclusif  
François Boko parle
L’ancien Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, le chef d’Escadron François Akila-Esso Boko a accordée la semaine dernière une interview  à RFI qui a été  reprise par la plupart des journaux proches de l’opposition. Mais, il s’est avéré qu’une partie de cette interview n’avait pas été diffusée par RFI que  Forum de la Semaine est allé pécher et publie sous ce titre l’intégralité de cette interview. 

Quand un réfugié demande aux autres de rentrer au pays : Vers un retour au bercail de Gilchrist Olympio…
Lit-on à la Une de notre confrère qui y publie une photo de M. Gilchrist Olympio.

Revenant sur la dernière rencontre de Rome entre les deux protagonistes de la crise togolaise,  Forum de la Semaine trouve paradoxale et indigne la déclaration faite par M Gilchrist Olympio, c'est-à-dire l’appel qu’il a lancé  pour le retour des réfugiés.

« A un moment où Amnesty International levait le voile sur la face honteuse de la sanglante accession au pouvoir du dauphin du Gal Eyadema, le bon droit des victimes des répressions post-électorales aurait voulu que l’opposant historique à un régime solidement enraciné, salue le travail accompli ainsi que les recommandations. Au lieu de cela, le leader de l’UFC passant sous silence son appréciation de la chose, s’est contenté, à l’issue de ses ‘’causeries intimes’’, loin des sentiers de la coalition, de lancer entre autres, un appel au retour des réfugiés qui constituent une épine dans le pied du régime actuel. S’il semble loin pour lui l’attentat dont il fut victime à Soudou,  ils restent présents et encore frais dans l’esprit des Togolais, les drames des jours qui ébranlèrent et qui continuent à ébranler leurs espoirs. Si la rencontre de Rome ne constitue pas un évènement, l’attentat de Soudou en a constitué, de même que les répressions post-électorales » note le journal qui se demande « comment analyser le fait que, bien au chaud et à l’abri dans son exil français, ‘’ Gil’’ qui, parions le, n’oserait pas encore y mettre un terme, se permette de lancer un appel au retour des réfugiés ? Il serait inconcevable qu’un exilé demande à d’autres exilés de s’hasarder à faire une démarche qu’il serait loin de pouvoir accomplir »

« La fin de l’exil d’un opposant de la trempe de Gilchrist Olympio sera peut-être un élément catalyseur pour les volontés de retour. Les ‘’ patriotes peureux’’ attendent d’emboîter le pas au ‘’ valeureux opposant historique’’ » conclut mon confrère

Maïs : Le Togo à la rescousse du Niger : Acte d’assistance ou de reconnaissance ?
Se demande notre confrère à propos du don d’un lot de maïs offert par le Togo au Niger pour face à la grave crise alimentaire qui sévit dans ce pays sahélien. Tout en saluant cet acte « fort louable, emprunt d’une solidarité légendaire », le journal pense «  plus qu’une action humanitaire, cette ‘’ magnanimité débordante’’ envers le peuple nigérien serait plutôt teintée d’une reconnaissance envers Mamadou Tandja, le Président nigérien et Maï Manga Bouka, Nigérien et envoyé spécial de la CEDEAO lors du scrutin présidentiel du 24 avril dernier, deux compères principaux du hold-up  électoral, des massacres et de la terreur programmée contre le peuple togolais. Sinon, que comprendre de l’aide humanitaire d’un pays qui se trouvait de plein pied dans le spectre de la famine ; et, au moment où nos compatriotes réfugiés des deux côtés de nos frontières se démerdent dans un spleen profond ? On a beau scruter dans l’ ‘’acte d’assistance’’ du gouvernement togolais au peuple nigérien, on a trouvé qu’un ‘’ acte de reconnaissance’’ travesti »

Litige Foncier à DAVIE-ASSOME : Arrestation de M. DOGBLA Yao Clément : Des pressions et trafic d’influence pour sa libération fusent de gauche à droite
Dans son édition N° 509 (plus haut) Le Combat du Peuple dénonçait l’arrestation arbitraire du sieur Clément Dogbla dans une affaire de terrain et mettait en cause certains magistrats et officiers supérieurs Forum de la Semaine prend ici le contre-pied et justifie l’arrestation de ce dernier par le fait  que celui-ci n’a pas respecté une décision de justice en date 28 janvier 2004 qui donnait raison à la collectivité DAVIE-ASSOME, arrêt N° 02/04 et dénonce également les pressions qui se fusent de partout pour sa libération :« ceux qui sont auteurs de ces pressions doivent savoir que dans un Etat de droit, nul n’est au-dessus de la loi. Une décision de justice doit être respectée même si la Cour suprême donne du sursis » souligne le confrère qui   interpelle « le Ministre de la Justice et le gouvernement en particulier pour que ces pratiques de trafic d’influence cessent sur la terre de nos aïeux »

L’Observatoire Togolais pour la Bonne Gouvernance démarre ses activités
Annonce le journal. Il s’agit  de  l’Observatoire Togolais pour la Bonne Gouvernance (OTBG) créé le 04 février 2005 à Lomé et qui a été présenté au public au cours d’une conférence organisée par les membres de cette organisation le 28 juillet dernier. Les objectifs assignés à cet observatoire sont entre autres : déraciner la corruption, faire triompher la transparence, la confiance et l’intégrité ; rechercher la transparence dans l’attribution des marchés publics et lutter contre les paiements illicites ; contribuer au renforcement de l’exercice du pouvoir par les divers paliers de gouvernement tant publics que privés, de façon efficace, honnête, équitable, transparente et responsable ; sensibiliser le public etc.  

Forum de la Semaine 82

Du jeudi, 04 août 2005

Grande agitation autour du rapport de l’ONU sur le Togo : Le Représentant du PNUD déjà accusé de…
Titre dans sa manchette avec une photo du Représentant-Résident du PNUD au Togo, M. Fidèle Sarassoro 

« Pour un rapport qui n’est même pas encore publié, avouons que c’est se verser dans des affabulations à moins qu’on ait des dons de voyance ou de voyage dans le temps. L’autre hypothèse et de loin la plus plausible est que les culs de certains qui se sont trop sentis ‘’Faure’’ pendant cette période sentent le roussis Et que vient chercher Boko dans cette histoire, lui qui se trouve à des milliers de kilomètres du Togo au moment où la mission de l’ONU était sur place ? », se demande  le journal 

« Comment comprendre qu’on puisse faire montre d’une telle légèreté dans un dossier si sulfureux ? Ce rapport, tout le monde le sait, est une véritable bombe. Le ton avait été déjà donné. Mais de là à dire que : ‘’ il paraît même que le rapport de l’ONU a été conçu à partir des sentiments personnels de Sarassoro’’, il n’y a que dans le sérail RPT qu’on peut avoir ce genre de vision. C’est sûrement l’imagination débordante de ces vieux de la vieille école, ceux qui grugeaient le défunt Gal. Eyadema par ces genres de sornettes et qui n’ont pas perdu leurs vieux réflexes » écrit le confrère.

Rappelant qu’il a pas si longtemps, Feu Gal. Eyadema avait honoré le PNUD en reconnaissance de la contribution dans le développement au Togo en élevant MM Diabre (Administrateur Associé du PNUD, en visite officielle au Togo) et Sarassoro (Représentant-Résidant du PNUD au Togo) au grade de Chevalier de l’Ordre du Mono et au vu des appuis que ne cesse d’apporter le PNUD au Togo, le journal se demande alors « qui sont ces chagrins d’esprit qui veulent casser cette idylle en mettant le Représentant-Résidant et par là, tout le système des Nations Unies dans leur collimateur ? »      

L’imminence du rapport de l’ONU et ses dégâts collatéraux : L’ex-Ministre Boko réagit sur des questions le mettant en cause
Suite aux dernières accusations en date  portées par un journal de la place contre l’ex-ministre de l’intérieur, Forum de la Semaine a réussi à joindre ce dernier depuis son exil parisien qui réagit sur des questions le mettant en cause. Le journal rapporte ici sa réaction

 « L’ancien Ministre François Boko joint au téléphone depuis Paris a affirmé que cette méthode est bien connue de tous : ‘’ L’affaire de la drogue  au Togo, dit-il, ressemble à un scénario dans lequel un voleur pris en flagrant délit de vol, crie le premier ‘‘au voleur !’’  Pour qu’on ne sache justement pas que c’est lui-même le voleur. Il a poursuivi en disant que c’est une véritable diversion qui ne trompe personne, la scandaleuse affaire du bateau de drogue Pitéa qu’on veut habillement camoufler en accusant gratuitement celui qui a permis au monde entier d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe dans notre pays 

Très serein, il a rassuré que  ces accusations n’ébranlent en rien sa détermination à œuvrer pour le changement politique dont le Togo a besoin. Par ailleurs, il dit attendre l’accusation formelle des autorités togolaises sur ce sujet sensible, qu’il se garde également, au nom de la promesse faite à ses hôtes de ne pas ouvrir les dossiers de l’Etat togolais. Mais, tout porte à croire que s’il est poussé à bout par ces accusations fallacieuses dont il connaît les tenants et les aboutissements, il n’hésitera pas à rentrer dans l’arène.

En ce qui concerne  la voiture tout terrain, type ML 450 marque Benz de couleur bleue  dont M. Sarassoro lui aurait fait don, il a déclaré que c’est en fait un don du PNUD au Ministère dont il avait la charge dans le cadre du projet sur la décentralisation et qu’il n’a d’ailleurs jamais utilisé personnellement la voiture en question » 

Politique de réconciliation ou du blason à redorer ?
C’est la question que se pose mon confrère au regard des actes que posent les nouvelles autorités et qui loin de s’inscrire dans la politique de réconciliation tant prônée.

« Des milliers de réfugiés peinent sur d’autres terres, assurant difficilement leur subsistance. Ce régime qui prétend mener une politique de réconciliation nationale n’a fait aucun don à l’endroit de ceux-là pour inaugurer ses promesses de bonne volonté. Ici, la charité bien ordonnée commence ailleurs. Il est vrai que chacun devra prendre ses responsabilités ; mais il faudrait que l’exemple vienne de quelque part, pour réveiller les consciences, restimuler les dynamismes vidés par une crise généralisée, aussi politique que sociale, la pauvreté et ses corollaires ainsi que la corruption.

John Garang est mort ; le Togo par la voix de son chef d’Etat a présenté des condoléances au Soudan tout entier ainsi qu’à sa famille. Des compatriotes sont tombés après la victoire du 24 Avril, aucun discours d’apaisement ne fut prononcé et aucun hommage rendu. Le Togo a souhaité au Soudan de pouvoir maintenir un gouvernement d’union et de pouvoir entreprendre des actions nécessaires à la poursuite de la réconciliation. Est-ce la politique du ‘’ faites chez vous ce que je ne fais pas chez moi ?’’. Le gouvernement  togolais ne peut valablement être taxé de gouvernement d’union ; quant aux actions nécessaires à la réconciliation, quasiment inexistantes. Ce souhait alléchant d’un gouvernement d’union et de réconciliation pour le Soudan est un modèle de gestion qui pourrait aller comme un gant à la taille de ce petit pays », écrit le journal  

Relance des avancements des fonctionnaires d’Etat :Droit ou faveur ?
C’est la question que se pose Forum de la Semaine au vu de la «la campagne médiatique organisée pour cette annonce comme si Faure Gnassingbé faisait une grâce aux travailleurs togolais »

« Il est une bonne chose si le fils s’est résolu à débloquer les avancements, qui constituent au demeurant un droit inaliénable des fonctionnaires. Cependant, qu’en est-il des arriérés de salaires ? » se demande t-il

Pour le journal « ce déblocage est évidemment positif, mais il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser ! Il s’agit tout simplement de revenir à la normale, de sortir d’une situation d’exception qui a porté préjudices aux salariés de la fonction publique »

Prison civile de Kara  Une épidémie de méningite aurait fait plusieurs victimes
Annonce notre confrère. Citant des sources indépendantes le journal indique :  « le mal aurait fait des victimes et d’autres malades sont détenus dans des conditions déplorables.  Même les cas désespérés- on parle d’une dizaine- sont maintenus dans les menottes aux lieux de traitement, en plus de plusieurs dizaines d’autres affectés  nous a-t-on affirmé. Joint au téléphone, un officiel de cette tristement célèbre maison d’arrêt a démenti l’information tout en reconnaissant qu’ il y a un mal qui a atteint un prisonnier qui est pris en charge pour les soins appropriés . Tout en n’avançant pas l’identité du mal en question, il a reconnu tout de même qu’à cause de ce  mal,  tous les prisonniers sont vaccinés contre la méningite »

Carrefour 440

Du jeudi, 04 juillet 2005

La Coalition en difficulté : La problématique de son existence posée
Titre dans sa manchette Carrefour. Evoquant  les difficultés qu’a traversées  ou traverse la Coalition ‘’occasionnelle’’ sur fond de querelles aux relents d’intérêts égoïstes, de dénonciation et désapprobation et vu que certains ténors de cette Coalition se démarquent d’elle avec à la clé l’annonce d’une nouvelle force politique, le confrère se demande alors, « va-t-elle continuer par exister, cette coalition, et pour quelles causes ? On comprend qu’elle était opportune pendant que l’on avait besoin d’elle pour défendre d’une seule voix le peuple qui dénonçait les tribulations politico-militaires au lendemain du décès du général, et surtout au moment de l’élection présidentielle du 24 avril. A-t-on le devoir de continuer à jouer l’hypocrisie. La coalition n’est pas un parti politique et souffrirait d’une reconnaissance juridique. Pourquoi continuer à s’enfermer dans cette chose comme si elle était l’alternative ? »   

De nouveaux partis politiques s’annoncent : La vieille classe politique de l’opposition est-elle en voie de disparition ?
Se demande mon confrère. A propos de l’émergence d’une nouvelle opposition, le journal cite d’un côté Agbéyomé, Péré et Boko, purs produits du RPT et de l’autre Kofi Yamgnane, le franco-togolais qui ont déjà annoncé leur intention de créer des partis politiques et se demande alors si les vieux opposants sont  maintenant out. 

Saluant le courage, la bravoure et de le don de soi dont les trois vieux leaders de l’opposition, Gilchrist Olympio, Yawovi Agboyibo et Léopold Gnininvi ont fait montre durent les quinze années de luttes acharnées contre « le régime despotique solidement bâti sur son socle militaire », le journal les invite à se réaffirmer face à la nouvelle donne.

« ‘’On ne peur se poser qu’en s’opposant’’ nous enseigne la logique. Boko, Agbéyomé, Péré et Yamgnane sont en train de passer à l’attaque. Aux anciens partis de l’opposition de se réaffirmer face aux nouvelles circonstances que vit le Togo. Ils ont de l’expérience, les hommes et les soutiens de leurs militants et sympathisants. A moins que les Gilchrist Olympio, Yawovi Agboyibo ou Léopold Gnininvi se résolvent à se laisser emporter dans la résignation par la nouvelle fougue montante de l’opposition qui est entrain de faire jour », écrit-il   
Querelle autour du pouvoir au Sénégal : Abdoulaye Wade veut écraser Idrissa Seck qui veut le chasser en 2006
Note  notre confrère qui  dénonce une dérive totalitaire  du président Wade qui veut à tout prix conserver  le pouvoir quitte à  écraser son adversaire le plus sérieux.

« La guerre que se livrent le président sénégalais et son ex-bras droit est hautement révélatrice d’un certain état d’esprit des hommes du pouvoir et ceux qui y aspirent. On a attribué au feu président ivoirien Félix Houphouët Boigny la phrase restée célèbre selon laquelle ‘’on ne connaît pas le successeur d’un chef africain de son vivant’’. C’est pour avoir oublié cette sagesse élémentaire que l’ancien premier ministre d’Abdoulaye Wade vit actuellement toutes les misères du monde » souligne le journal.

En tout cas, pour lui, « Idrissa Seck a dû se tromper dans son analyse, en voulant trouver une similitude entre Abdoulaye Wade et Nelson Mandela »     

Raffles policières dans les bordels de Lomé :   Est-ce là la solution contre la prostitution ?
S’interroge l’hebdomadaire. Pour notre confrère, cette opération coup de poing menée la semaine dernière par les forces de l’ordre et de sécurité et  « présentée sur les médias publics comme la volonté clairement affichée du nouveau gouvernement togolais de combattre la prostitution, notamment chez les jeunes, et de restaurer la femme togolaise dans toute sa dignité » pose  plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

D’abord, « la prostitution est universelle et aussi vieille que le monde. On ne trouve nulle part dans les annales de l’histoire un pays ou un régime qui ait efficacement combattu et systématiquement éradiqué la pratique ».

Ensuite, « nous sommes à une ère de libertés et de droits humains, et aucune preuve formelle n’a été  apportée que les personnes arrêtées le week-end dernier ont agressé d’autres ou usé de violences sur elles. Si consentement mutuel il y a de la part des prostituées et de leurs clients, où est alors le tort, à moins qu’il n’y ait  eu des attentats à la pudeur dans les lieux publics ? »

En conséquence, au lieu d’une opération musclée qui est loin d’éradiquer le phénomène notre confrère pense que « nos autorités bienveillantes  penseraient mieux à l’éradication de la misère, et les parents à une meilleure éducation, à un meilleur encadrement de leur progéniture »

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 62

Du vendredi, 05 août 2005

Le Général Jeannou LACAZE s’est éteint :   La mort d’un pilier du service secret du régime Eyadema
Titre dans sa manchette Le Canard Indépendant avec une photo du vieux général. Publiant une dépêche de AFP qui a annoncé la nouvelle, notre  confrère indique : « le Général Jeannou LACAZE, ancien chef d’Etat-major des Armées Françaises est décédé le lundi 1er août 2005 à l’âge de 81 ans.

……. Au Togo, il a œuvré dans le sens de l’espionnage pour soutenir le régime Eyadema. Ce qui justifie ses fréquentes visites au Togo et spécialement ses participations aux défilés du 13 janvier.

Jeannou LACAZE mort, c’est un pilier du service secret du régime qui vient de tomber ».

Kofi Yamgnane dénonce « Un pays verrouillé par un clan partisan et une famille qui en fait sa propriété privée »

Notre confrère résume l’interview que le franco-togolais Kofi Yamgnane a accordée à Liberté Hebdo (N° 20 du mercredi 03 août 2005)  que nous nous faisons le plaisir de la reprendre pour vous dans nos colonnes. A suivre donc.

Un réfugié décapité, un soldat agressé :  Destins croisés, et tristes sorts pour un réfugié et un casque bleu togolais
« A peine la triste nouvelle d’un réfugié togolais décapité au Bénin a-t-elle fait le tour du pays qu’un casque bleu togolais venait de se faire agresser en Côte d’Ivoire. Les temps décidément sont assez sombres pour quelques uns de nos frères à l’étranger… » écrit notre confrère qui revient sur les circonstances du meurtre du réfugié togolais M. Comlan au Bénin rapporté par un journal béninois Fraternité et celles de l’agression dont a été victime le casque togolais en Côte d’Ivoire.

« Deux affaires différentes pour des destins qui se croisent pour deux Togolais contraints de se retrouver à l’étranger pour des raisons diverses. L’un pour avoir fui son pays où la paix entre temps, est menacée, l’autre pour aller maintenir la paix parce que, quelque part, elle n’y est plus. Tristes sorts pour le réfugié et le soldat…. », note le journal

Le Colonel Ely Ould Mohammed Vall, nouvel homme fort de la Mauritanie
C'est ce qu'on lit
à la Une de notre confrère qui reprend une dépêche de l’AFP Nouakchott

La presse togolaise au créneau :  Mme Diarietou Gaye prend contact
« Hors d’un contexte assez déjà politisé dans notre pays, Mme Diarietou Gaye, la nouvelle Représentante-Résidente de la Banque Mondiale au Togo a rencontré la Presse togolaise dont elle a pris connaissance depuis sa prise de fonction, il y a un mois et demi. Mme Gaye voudrait une franche collaboration entre l’institution et la presse. Une presse d’information et non de bataille. La presse par ses prestations doit arranger l’image du Togo à l’extérieur. En ce sens des partenaires pourraient être amenés à se mettre autour de la Banque pour aider la presse », rapporte le confrère.

Dans sa rubrique Ma Lettre  titrée Course de trot, notre confrère écrit :
De la semaine vue à la loupe, l’équipe de Kodjo est visiblement à pied d’œuvre. Force de ne pouvoir encore réunir les moyens concrets de son programme au plan purement politique, elle abonde en trouvailles au triple plan social, économique et humanitaire. Des populations sinistrées reçoivent la visite de leur ministre de tutelle. Côté santé, des produits à l’endroit des institutions sanitaires sont distribués. Le ministère de la justice procède à des libérations de prisonniers et à l’élaboration de projets de réforme de ses institutions. Des tournées sont organisées ça et là à l’intérieur du pays par le secr