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31 juillet 2005

Revue de presse de la semaine du 25 au 31 juillet 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour Le Républicain
 
Le Combat du peuple    508
Du lundi, 25 juillet 2005

Règlement de la crise togolaise : Gilchrist Olympio bêche la Coalition : Gilchrist et Faure ont pris des engagements devant la communauté Sant’Egidio
Titre Le Combat du Peuple dans sa manchette. Rappelant les engagements pris (à partir du communiqué rendu public) par ces deux  hommes devant la communauté Sant’Egidio et les réactions suscitées au sein de la Coalition par cette rencontre, le confrère note : « au regard de tout ce qui précède, on a le sentiment que la Coalition de l’opposition radicale est tout simplement une alliance de façade pour amuser la galerie, en clair un MACHIN. La Coalition ! Oui. Mais au-delà de cette Coalition, il faudrait une confiance mutuelle et surtout du respect pour les autres. Autrement il vaut mieux que chaque parti vole de ses propres ailes. Car, en réalité, il ne sert à rien de vouloir une chose et son contraire à la fois. On ne peut pas se déclarer champion de la démocratie et mépriser les autres. C’est de la dictature. Gilchrist Olympio doit se prendre beaucoup plus sérieux en respectant les autres surtout que c’est la deuxième fois qu’il se permet de bêcher ses pairs de la Coalition »

Rompre avec le passé : Face à la flambée du prix du maïs, le Gouvernement monte au créneau
Titre notre confrère qui évoque le communiqué du gouvernement en date du 19 juillet dernier qui met le marché des céréales sous observation pour 10 jours aux termes desquels, si la tendance des prix reste à la hausse,  le gouvernement prendra des mesures appropriées pour fixer lui-même les prix.  Tout en se réjouissant de  cette montée au créneau du gouvernement dont la « fermeté de ton du communiqué  ne laisse pas de place à l’équivoque »,  le journal estime cependant que le  tout n’est pas de faire baisser les prix, il faut, selon lui, «  identifier les causes réelles du mal, c’est-à-dire poser le diagnostic, pour trouver une thérapeutique efficace susceptible d’éradiquer définitivement le danger ».

« L’engrais (vivrier) qui devrait être disponible pendant la saison des pluies au niveau des paysans est non seulement insuffisant mais n’arrive qu’à des prix très élevés » indique le journal pour qui, « le circuit d’attribution des marchés d’achat et de distribution doit être revu, car  il est entièrement gangrené »

D’un rapport à l’autre  L’épreuve de vérité Amnesty International publie un rapport qui pose un problème de crédibilité Titre de son côté Le Combat du Peuple.
« Une fois encore, Amnesty International a présenté notre pays comme un Etat de non-droit où les crimes et autres atteintes graves aux droits de l’homme sont légion. L’organisation a notamment fait état de recours à un usage systématique de la violence, de répression brutale, d’exécutions extrajudiciaires, d’enlèvements, d’actes de tortures et de mauvais traitements y compris le viol, des tentatives de viol, des arrestations arbitraires, etc. Et elle attribue toutes ces violences aux ‘’forces de sécurité togolaises, aidées par des milices proches du parti au pouvoir’’ » note le confrère qui, tout en reconnaissant que la mort subite du président Eyadema a provoqué divers événements qui, à leur tour, avaient laissé libre cours à des violations des droits humains, estime « contrairement à ce que certains peuvent être portés à croire, s’il est sûr qu’il y a eu des exactions, ces dérives ne sont pas toujours forcément à mettre à l’actif des éléments des forces de sécurité. La violence a été un mal partagé par tous, qu’on soit militaire ou civil, militant du RPT ou de l’opposition. Et la plupart du temps, la riposte des hommes en uniforme ne venait que pour tempérer la hargne dévastatrice de certaines populations civiles qui étaient décidées à en découdre avec d’autres ».

Pour le journal, « tenter de régler le cas togolais en catégorisant d’une part des prétendus agresseurs et de l’autre, des présumées victimes ne paraît pas responsable. La situation qui a prévalu au Togo après la mort du Président Eyadema jusqu’au lendemain de l’élection présidentielle d’Avril 2005 était beaucoup plus complexe. Pour être crédible, Amnesty International aurait dû gérer ce dossier avec beaucoup de doigté en menant des investigations en profondeur, au lieu de se limiter à certains ragots collectés ça et là, auprès d’individus qui ont tout à gagner en fournissant des informations orientées, déformées et travesties à dessein ».

Il est temps, estime notre confrère, que « Amnesty International se prenne au sérieux en faisant preuve d’impartialité et d’objectivité dans ses rapports » car, « on ne peut pas glaner des informations ou des témoignages par-ci par-là, dans des camps de réfugiés pour en faire un rapport. Un rapport, à notre sens, requiert pour sa crédibilité, une démarche beaucoup plus scientifique et doit être verrouillé ».

Tout porte à croire note Le Combat du Peuple que, «  Amnesty International, face à l’épreuve de vérité se fourvoie encore dans la valse des chiffres et publie de n’importe quoi »  

Togoata Apédo-Amah discrédite la LTDH
Le Combat du Peuple s’en prend au SG de la LTDH et à sa suite pour avoir, lors de la rencontre avec la délégation de l’UE le 13 juillet dernier, présenté un portrait apocalyptique du Togo. 

« …Apédo-Amah et les siens ont dépeint du Togo, un portrait apocalyptique. Faisant fi de toute retenue et du minimum d’objectivité, ils ont abreuvé la mission de leurs rancoeurs et de leurs états d’âme… », indique le journal. Pour notre confrère, «  cette façon manichéenne de juger la situation togolaise est hautement dangereuse. En effet, nul ne saurait nier qu’il y a eu au Togo, avant, pendant et après le scrutin du 24 Avril dernier, des événements qui ont conduit à des violations des droits de l’homme. Mais grossir les faits, les exagérer jusqu’à les déformer dans le but de charger ses adversaires politiques et d’émouvoir l’opinion est loin, bien loin d’apporter un quelconque début de solution au problème ».

« La lutte pour la défense et la protection des droits de l’homme est un combat noble. C’est pourquoi, sous tous les cieux, une grande considération est accordée à ces organisations. Mais lorsqu’elles se transforment en épouvantails, véhiculant des informations tronquées et déformées à dessein, ces organisations tombent dans le ridicule et perdent toute crédibilité. Et c’est malheureusement la voie sur laquelle Apédo-Amah a choisi de conduire la LTDH. C’est vraiment dommage qu’une organisation comme la LTDH pour laquelle certains avaient tout donné soit aujourd’hui réduite en un simple instrument aux mains de quelques irresponsables qui ne cessent de la couvrir de ridicule » relève notre Le Combat du Peuple

La Radio mondiale, RFI, suspendue jusqu’à nouvel ordre en Côte d’Ivoire
Annonce notre confrère qui, visiblement, se réjouit de cette décision puis qu’il n’y a pas longtemps, il avait tiré à boulets rouges sur la Radio mondiale traitant ses journalistes de tous les noms d’oiseau et justifiant et trouve juste la suspension de RFI en FM à Lomé.

Rappelant que dans le cas de la Côte d’Ivoire « cette suspension a été décidée pour non-respect du traitement professionnel de l’information », que « les journalistes mis en cause ont pour noms Olivier Rogez, celui-là même qui a couvert les événements du Togo pendant la période électorale, et Cyrille Ben Simon », le journal note qu’ «au-delà de ces considérations, somme toute, préoccupantes, surtout s’agissant d’une radio qui exerce une influence indiscutable sur ses auditeurs africains qui prennent pour parole d’évangile, tout ce qui y est diffusé, il faut retenir que le comportement des journalistes du service Afrique de RFI n’est pas fortuit. Au jour d’aujourd’hui, le monde est régi par ceux qui peuvent imposer leur vérité. Et pour ce faire, il faut disposer de puissants moyens d’information. Les Occidentaux en général et la France en particulier entendent influer sur le cours des événements en Afrique. Radio France Internationale est une arme terrible et redoutable destinée à régir l’opinion dans nos pays. Et il est connu que celui qui contrôle l’opinion dans un pays peut en contrôler l’évolution. Il faut donc comprendre que RFI, loin d’être une radio quelconque, est au service d’une cause, celle des puissants face aux dominés. Tant que nous n’adhérons pas à cette vision, nous resterons dépendants de la pensée des autres imposée par leurs radios et télévisions» 

Explosion à la poste de Tokoin habitat: Acte de terrorisme ou pression ? Des dégâts matériels importants
En tout cas, c’est la question que se pose  notre confrère qui revient sur l’explosion survenue la semaine dernière à la Poste de Tokoin Habitat dont ont fait cas certaines publications de la semaine passée. En attendant que l’enquête diligentée par les autorités établissent les responsabilités  et fort de que dans un passé pas très lointain « on a assisté à ce  phénomène présenté par le Gouvernement d’alors comme actes de terrorisme » et  que « également des actes de violences ont été posés par des faucons du régime avec la complicité d’une partie des services de renseignements pour faire pression sur le défunt Chef d’Etat » Le Combat du Peuple pense qu’il ne faut pas jeter de  l’huile sur le feu dans l’appréciation de cet acte au  moment où « le Chef de l’Etat s’investit pour la décrispation et la normalisation de la situation politique dans notre pays ».

Motion d"information
 
Agni l'Abeille 43

Du mardi, 26 juillet 2005

Campagne présidentielle 2005 : Les militants de l’opposition radicale réclament les comptes de leurs cotisations
Indique Agni dans son billet Confidentiel. En fait, notre confrère un passage de La Dépêche qui avait, sur cette affaire, publié un article faisant été de ce que les militants de l’opposition radicale réclameraient les comptes de leurs cotisations

Rencontre Faure-Gilchrist à Rome : 6 heures de discussions, 4 points  débattus
Indique  notre confrère. A propos des réactions suscitées par cette rencontre, tout indiquant que cette rencontre « sème le trouble dans les rangs des sympathisants des partis d’opposition qui jugent sévèrement les leaders politiques »  le journal publie la réaction du CAR et de Sursaut-Togo.

« Taxi tempo », la petite indienne dans les rues de Lomé
Le journal évoque l’apparition depuis quelques mois de petites motos à trois roues, communément appelées Taxi Tempo, assurant le transport en commun et  transportant  trois passagers en plus du conducteur. Selon notre confrère, qui dit avoir interrogé les responsables de la société importatrice de ces motos,  la Société African New Transport and Developpement (ANT & DEV), « ces motos ont pour but de diminuer les accidents de la circulation ». La seule fausse notre, selon le journal, c’est que contrairement aux taxi-moto, les  taxi-tempo  ne déposent pas encore les passagers devant leur demain.           

« Ces motos d’origine indienne sont en vente comme en bail (work and pay). Les pièces de rechange sont aussi disponibles avec un mécanicien spécialisé » précise le confrère pour qui, « comme on le voit de Dubaï à New Delhi en passant par Pékin, le marché togolais est de plus en plus dans les agendas »

Le 1er Arrondissement de la Mairie de Lomé en état de délabrement avancé : Que font nos autorités ?
S’interroge Agni qui décrit l’état déplorable dans lequel se trouve l’établissement abritant les services de la Mairie, Premier Arrondissement de Lomé.

« D’abord le bâtiment abritant l’arrondissement est un local très vieux construit dans l’ère de la colonisation allemande et cela fait long temps qu’on lui a donné un coup de pinceau de peinture. Si vous êtes 2, vous allez emprunter l’escalier en faisant une queue car ce dernier conduisant aux bureaux est trop exigu. Arrivés au 1er étage, vous êtes accueilli par un planton assis devant une table déséquilibrée. La selle de sa chaise est déchirée et les murs sont sales. La grande salle a été désertée car le toit est fissuré et part en lambeaux » rapporte t-il et se demande « que font nos autorités face à cette situation ? Que fait-on des recettes communales (taxes de la commune, recettes des marchés etc.…) »

Les dessous de la rencontre Faure-Gilchrist : Face à Gilchrist Olympio, les ministres Gilbert ATSU et Gabriel Dosseh-Anyron ont raison
Rappelant qu’il y a quelques temps M. Gilchrist Olympio avait clairement laissé entendre que son parti n’est pas représenté au sein du gouvernement Kodjo accusant du coup « ceux qui ont accepté de travailler pour donner une nouvelle forme à la lutte » et fort de ce que  M. Gilchrist Olympio est allé  rencontrer M. Faure Gnassingbé sans prendre des dispositions au niveau de la Coalition, le journal estime qu’en acceptant de rencontrer le Président Faure Gnassingbé «M. Olympio donne raison à Messieurs Gilbert Kodjo ATSU et Gabriel Dosseh-Anyron qui ont accepté d’entrer dans le gouvernement »

Le Regard 451

Du mardi, 26 juillet 2005

Des membres de la Coalition réagissent à la rencontre Faure-Gilchrist
Titre notre confrère dans sa manchette qui,  reprenant un extrait de la déclaration de M. Gilchrist Olympio au lendemain de sa rencontre avec Faure Gnassingbé, laquelle expliquait les raisons de cette rencontre « … il faut des mesures importantes parce que le pays, à cause des dérapages est au bord du gouffre », indique : « il n’en demeure pas moins que les Togolais sont surpris par ce revirement de situation en raison de la radicalisation des positions habituelles de l’UFC et surtout quand l’on sait que ce parti subordonnait, il y a peu la reconnaissance de la  légitimité de Faure Gnassingbé à la signature d’un accord politique entre la Coalition et la mouvance présidentielle ».

Commentant les réactions divergentes des autres leaders notamment du  Prof. Gnininvi de Me Agboyibo et de Gogué, le journal indique que « toujours est-il que ni Faure, ni Gilchrist ne pouvaient refuser l’initiative de Sant’Egidio sous peine  de paraître aux yeux de l’opinion comme un obstacle au dialogue »  

Faure Gnassingbé de Téhéran à Rome
L’envoyé spécial du journal à Téhéran et à Rome notre confrère Abass Saïbou fait ici  le compte rendu de la visite d’amitié et de travail que Faure Gnassingbé a effectué en Iran, première étape de son voyage, les différentes séances de travail et rencontres qu’il a eues avec le président Mohammad  Khatami et les autorités iraniennes ainsi que  les accords de partenariat signés entre les deux pays et à Rome où il a rencontré le président de l’UFC.

Gilchrist  face à Faure à Sant’Egidio

Le Regard
qui était de la délégation gouvernementale par son directeur de publication et qui n’a pas assister à la rencontre,  la présence de la presse n’étant pas jugée nécessaire,  fait tout de même le point cette rencontre Faure/Gilchrist  et précise que tous ceux qui ont assisté  aux discussions se sont refusés à tout commentaire laissant le soin à la communauté Sant’Egidio, initiatrice de la rencontre de produire un communiqué pour, disait-on, «éviter toute désinformation de nature à hypothéquer les chances de ce dialogue »

Rappelant que c’est la 2e fois  Gilchrist Olympio rencontre Faure Gnassingbé, le journal indique que « les Togolais aussi bien que les observateurs avisés  de la scène politique habitués aux micmacs de la classe politique togolaise attendent de constater les résultats palpables de cette rencontre avant de croire qu’il s’est passé quelque chose de sérieux »

L’intérêt des recommandations d’Amnesty pour le Togo
En lieu et place d’une publication intégrale du rapport de l’Amnesty International comme l’ont fait la plupart des publications proches de l’opposition,  Le Regard, lui a choisi de publier les conclusions et recommandations et ceci avec cette note :

« Le récent rapport d’Amnesty international, au-delà de l’appréciation que les uns et  les autres  peuvent en faire, constitue un document dont pourrait s’inspirer la Commission Spéciale d’enquête. Dès lors que dans ses notes, Amnesty international a reconnu qu’elle s’est limitée aux témoignages des témoins et victimes réfugiés au Bénin, il appartient à la commission mise en place par l’Etat togolais de vérifier la véracité de ces témoignages. Il n’y a donc pas lieu de s’alarmer outre mesure, surtout qu’en plus de la commission nationale d’enquête, une mission d’établissement des faits envoyée par l’ONU  qui s’est rendue au Togo, au Bénin et au Ghana en juin a, en sa possession, des témoignages et les éléments d’appréciation recueillis sur place à Lomé.

Quoiqu’il en soit, les recommandations de Amnesty International doivent être prises en compte pour la manifestation de la vérité. En outre les autorités togolaises gagneraient à s’en inspirer pour améliorer la situation des droits de l’homme au Togo»

L’enjeu des nouvelles échéances électorales.
Le Regard note qu’après la mission d’évaluation de l’UE, «il devient de plus en plus évident que l’on s’achemine irrémédiablement vers l’organisation des élections législatives dont la transparence et l’équité constitueront un déclic pour la renormalisation des relations entre le Togo et l’Union Européenne ».

Mais en attendant que les discussions s’engagent entre le pouvoir et l’opposition au sujet de l’amélioration du cadre électoral,-puisque ce qui importe pour l’UE, c’est d’avoir un cadre électoral acceptable et un fichier électoral fiable et non la recomposition du gouvernement comme le demande la Coalition- le journal note que du côté du pouvoir comme de l’opposition, des défis sont à relever.

« Le pouvoir a une sérieuse équation à résoudre. En même temps que les députés du RPT ne veulent pas abandonner leurs émoluments, les autorités togolaises pressées de renouer avec les institutions  internationales ont tout intérêt à organiser de bonnes élections surtout que le débat sur la légitimité du chef de l’Etat n’est plus à l’ordre du jour.

Côté coalition, le défi n’est pas moins terrible. Il faudra du talent pour redonner aux électeurs, le goût des élections et dans le même temps, trouver les moyens de gérer les dissensions internes car le risque est grand que les partis ne puissent pas s’entendre sur les candidatures uniques »relève le confrère.

Interview : L’ex-ministre François Boko parle du rapport d’Amnesty International
Titre dans sa manchette Le Regard avec photo de du chef d’Escadron François Akila-Esso Boko. Le confrère publie sous ce titre l’interview que RFI a accordée lundi dernier

A M. François Boko après la publication du rapport d’Amnesty International 

Hausse vertigineuse du prix du maïs : Le gouvernement réagit enfin
Titre notre confrère à propos du communiqué du gouvernement en date du 19 juillet qu’il reprend d’ailleurs  ici quelques extraits

Dans sa rubrique ça vous regarde, notre confrère s’est intéressé à ces sujets : QUI EST LE PRÉSIDENT ?
L’ombre du Timonier plane toujours sur le Togo. C’est vrai qu’après près de 40 ans de règne, on ne disparaît pas sans laisser de traces. Dans certains milieux, on se fait même difficilement l’idée que le Timonier n’est plus de ce monde. Un tour dans certains bureaux de l’Administration publique permet  de voir toujours accroché au mur, le portrait officiel de feu Gal Eyadema avec la mention « Président de la République  Togolaise ». Rien n’a changé en somme. Ou alors,  à ces endroits, on n’a pas cru devoir se mettre au goût du temps. Peut-être est-ce parce qu’on veut honorer la mémoire du disparu. Mais la chose intrigue certains observateurs qui se demandent qui est finalement le prégo dans ce pays : le fils ou le père qui n’est plus ?

UNE RENCONTRE QUI  INQUIÈTE
Alors qu’il séjournait en Italie sur le chemin du retour de Téhéran où il avait effectué une visite officielle, Faure Gnass a rencontré M. Gilchrist Olympio. C’était à l’initiative de la Communauté Sant’Egidio.  Selon certaines informations faisant état d’une rencontre secrète, les deux fils d’anciens chefs d’Etat ont pris un certain nombre d’engagements allant dans le sens du règlement   de la  crise togolaise.

L’annonce de cette rencontre a suscité diverses réactions dans les milieux politiques. Alors que certains saluaient le fait que Faure et l’opposant le plus irréductible  au régime qu’il incarne  aujourd’hui se rencontrent pour discuter, chose qui n’avait jamais été possible entre Gil et Gnass père, d’autres ne cessent de fulminer. On estime que le leader de l’UFC a dribblé la Coalition, qu’il a bêché  le Bélier et les autres et on s’interroge sur ce que les deux hommes se sont exactement dits à Rome. Le moins qu’on puisse  constater aujourd’hui, c’est que la rencontre entre Gil et le fils du père en Italie inquiète et soulève des suspicions

ET ÇA RECOMMENCE !
Dans son nouveau rapport, Amnesty International a fait état de blessés, de viols, de tentatives de viols, de réfugiés, de disparitions, d’exécutions extrajudiciaires, etc. S’agissant du nombre des morts, l’organisation, tout en estimant ne pas disposer d’un chiffre définitif, parle d’une liste de 150 noms. En tout cas, aujourd’hui, il n’est plus question de centaines de morts rejetés par la mer sur nos plages. Mais ce rapport ne suscite pas moins de vives réactions de la part des autorités togolaises. Certes, on n’a pas encore intenté un procès contre Amnesty International comme en 1999. Mais les autorités du pays sont montées au créneau pour fustiger Amnesty International et démentir ses allégations. On reconnaît qu’il y a eu des événements  ayant conduit à la violation de droits humains. Mais tout en estimant que la situation n’a pas été aussi grave que le prétend Amnesty, on indique que les victimes de ces violations ne sont pas forcément du côté où l’organisation les a cherchées.

En réalité, tout ceci n’est qu’un faux problème. On doit désormais savoir au Togo que Amnesty International est comme un œil de Caïn qui observe tout ce qui se passe et les rend comme elle l’entend. Il ne sert à rien, de s’agiter à l’occasion de la publication des rapports. Il faut plutôt éviter la survenance des violations des droits de l’homme. Au lieu de s’en prendre à Amnesty, il serait beaucoup plus indiqué de rechercher ceux qui ont donné l’occasion à cette organisation de produire un nouveau rapport sur le Togo. C’est une vérité indéniable qu’au lendemain de l’élection du 24 avril dernier, des hommes en treillis et en armes étaient rentrés dans des maisons pour frapper violemment les populations. C’est un fait irréfutable. Qui a donné l’ordre pour que les « Sodja » soient déversés dans la ville ? On sait aussi que les éléments n’obéissent qu’aux ordres. Qui leur a demandé de tabasser les gens ou de faire usage de leurs armes ? Voilà ceux qu’il faut rechercher et sanctionner, au lieu de s’en prendre à Amnesty qui, après tout, ne pouvait rien inventer si on ne lui en avait pas donné l’occasion.

LE ROI EN OBSERVATION
La semaine dernière, on a observé comme un ballet de syndicalistes autour du Roi Kodjo 2. Presque toutes les centrales syndicales avaient franchi le seuil de la demeure primatoriale. Et à leur sortie d’audience, chaque responsable s’était adressé à la presse. D’une manière générale, on prend acte de la nomination du Roi au poste de Premier ministre et on attend de le voir à l’œuvre pour juger après. Certains vont jusqu’à lui donner une période de grâce de 6 mois à un an. (Cf. une interview de Beliki Akuété à un confrère de la place).

A la limite, tout porte à croire qu’on fait confiance au Roi. Mais en réalité, il s’agit d’une grosse épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Six mois sont vite passés et ventre affamé n’a point d’oreilles. Alors, wait and see ! En tout cas, le round d’observation ne vient que de commencer.  La fin justifiera  bientôt les moyens.

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   43

Du mercredi 27 juillet 2005

Rencontre de Rome entre Faure et Gilchrist :Un face-à-face diversement apprécié
Titre notre confrère dans sa manchette avec une photo de Kofi Yamgnane un des acteurs le plus en vue de la diaspora togolaise.

« Le jeudi 21 juillet dernier, et au moment où la Coalition de l’opposition était attendue à Abuja pour une rencontre avec le président en exercice de l’Union Africaine, Olusegun Obasanjo, le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio, dont le parti avait boycotté le voyage du Nigeria, rencontrait le président de la République togolaise Faure Gnassingbé. De cette rencontre tenue à Sant’Egidio, en terre italienne, beaucoup de choses se disent. Beaucoup de réactions et d’analyses ont été faites par-ci et par-là et qui portent sur la déclaration finale faite par la Communauté de Sant’Egidio » indique le journal avant de revenir  en commentant sur les réactions suscitées par cette rencontre tant au plan interne (avec les réactions divergentes des leaders de l’opposition)  qu’extérieur (la diaspora où   la rencontre de Rome pose des interrogations  liées au choix de la date de la rencontre, le lieu et le contexte togolais actuel)

Fonds de la Coalition: Plus de 120 millions de francs détournés
C’est ce que révèle Le Point de la semaine dans son billet Confidentiel. Selon notre confrère qui cite « des sources dignes de foi », dans le cadre de l’appel de fonds lancé par la Coalition, «deux milieux d’affaires, non des moindres auraient  remis respectivement une somme d’environ 50 millions, et 75 millions de nos francs pour les soins de la Coalition. Ces importantes sommes d’argent auraient été confiées à un important leader de la Coalition pour les besoins de campagnes » mais selon les mêmes sources, «cet argent n’aurait jamais été versé dans les comptes de la Coalition ».

Pour le confrère, « si cette information venait à être avérée, elle va s’ajouter aux inquiétudes de ceux qui dénoncent tout bas la  gestion approximative faite des fonds d’une Coalition faite de leaders hantés et obsédés par  le mythe du milliardaire, repris en saccades par le citoyen moyen »

 Le Togo otage des familles Gnassingbé et Olympio ? François Boko pour «une force alternative»
En tout cas, le confrère semble être d’avis au regard de l’analyse qu’il fait de la situation sociopolitique du pays depuis le premier coup d’Etat militaire de 1963 jusqu’à nos jours  où «deux pôles de décisions continuent à cultiver et à renforcer ce clivage à travers deux idéologies distinctes et loin du terrain social »

 A l’analyse donc de cette  situation et des derniers événements et commentant les propos de l’ex ministre de l’intérieur qui, parlant des deux familles et régissant à la rencontre Faure/Gilchrist préconisait une ‘’force alternative’’  qui puisse redonner vie aux Togolais ‘’ fatigués  par cette prise en otage par les deux familles de la vie politique togolaise, notre confrère note qu’ : «à la lumière du long combat de tunnel que se livrent les deux familles, c’est le peuple togolais qui se retrouve pris entre deux feux, otage de deux entités politico-familiales dont il n’en finit pas de faire les frais. Une transition, fut-elle maîtrisée, une politique d’ouverture et de réconciliation nationale ne sauraient mériter de poids et d’aval politique que si celle-ci s’opérait dans le cadre d’une ‘’ troisième force’’, au vu de certains observateurs. De même, la fracture sociale grandissante, l’impossible mariage entre un système arbitraire établi et une légitimité populaire, sont le fruit de l’absence d’une réelle ‘’ force alternative’’ capable s’interposer entre les deux entités et de relativiser les positions jamais tranchées »

Dans son FLASH COCKTAIL Le Point de la semaine a rassemblé pour vous ces sujets
Mathieu Kérékou, la superstar du Bénin
Alors qu’il n’était pas préparé pour supporter les affres du vent de l’Est, Mathieu Kérékou s’était illustré au début des années 90, dans la cession élégante du pouvoir sous pression populaire après avoir concédé quelques harmonisations démocratiques. Il est revenu aux affaires quelques petites années plus tard. On disait de son pays que celui-ci avait montré l’exemple que tout pays aspirant à la démocratie devrait suivre. Le Président Mathieu Kérékou vient une fois encore de s’illustrer dans le respect de la parole donnée, comme pour dire qu’il ne lui manquait pas d’arguments et de moyens en 90 de garder plus longtemps le pouvoir. Pendant que tout le monde s’agitait (ou on se tiraillait) dans son Bénin et autour de lui en faveur de la modification de la constitution qui aurait pu lui permettre de rester pour de nouvelles années au pouvoir, celui-ci vient de décider autrement à la grande déception de ses supporters qui misaient et juraient pour tout. Son clan s’était même fragilisé en fractions par rapport à la révision, leur salut. Le Bénin vient ainsi de briser le suivisme de ses voisions car au nord « Fo B » va rempiler en novembre pour un troisième mandat du pays des hommes intègres. Au Bénin, Kérékou, vieillissant, ne veut pas être l’oiseau par lequel les malheurs arrivent, au contraire et il est une superstar. En ne révisant pas, plusieurs requins se voient hors course, pourtant ils affichaient un optimisme jusqu’à conclure une alliance même avec une partie de la mouvance  présidentielle. Le Président Kérékou ne veut pas réviser la Constitution du Bénin pour espérer se rendre éternel au pouvoir et une fois de plus il peut proclamer avec orgueil comme une superstar : « ce qui est dit, est dit ». Ce fut l’un de ses slogans préférés quand il revenait de nouveau aux affaires.

La suite du périple sur la piste d’Iran
Au cours de la semaine du 09 juillet le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé s’est offert le spectacle chez les Evala de la Kozah. Toutes les étapes sont passées sous ses yeux comme le père l’aurait fait si la mort n’était pas intervenue au début de l’année. Au cours de ces luttes son père offrait de temps à autre des sourires pour saluer une action spectaculaire. A la place, le fils a souvent offert des potions de la quinine. Personne n’avait obligé le fils à ne pas déroger à la règle mais il avait tenu sans un seul sourire, la mine régulièrement fermée. Ses collaborateurs s’en délectaient sans relâche ni retenue. Ou bien il voulait faire l’enfant sérieux ou bien c’est à cause de son baptême de feu.

Une semaine entière à l’intérieur, aussitôt la suivante à l’extérieur du pays. Qu’est-ce qui le fait courir sans relâche, se demande-t-on ? Questions d’urgence ou recherche de soutiens à sa légitimité ?

Le maïs et aussi la boisson
Dans une discussion impromptue avec un responsable dans le nouveau gouvernement, discussion ayant précédé le communiqué de mise au point du ministre du commerce sur les prix des boissons qui ont pris l’allure des rumeurs, l’interlocuteur avait laissé entendre qu’il fallait continuer par boire la bière en attendant la réaction du gouvernement sur la baisse ou le maintien des prix ; mais à quel prix ? Toujours à lui de rétorquer : voulez-vous la baisse du prix du maïs ou de la bière, car pour nous il faut aller par étapes ? Au-delà du fait que nous « saluions » son ignorance parce que nouvellement admis, nous avions profité pour regretter ses mauvaises réponses car il voulait nous emmener sur la piste des priorités. Ce qui n’est pas d’actualité car pour nous l’essentiel c’est l’apaisement social devant aboutir à la réconciliation pour laquelle cette équipe gouvernementale est appelée à œuvrer. Si la cherté du prix du maïs arrangeait les agriculteurs, personne n’en serait offusqué. Ici, les spéculateurs font la loi aux prix de mafieuses pratiques généralement couvertes.

La bière ne coûtera pas moins chère
Si déjà depuis des années on s’est familiarisé avec les prix des produits de la Brasserie, ce n’est pas la même chose pour les prix des produits céréaliers. La crise tient également tous les patrons. Autant ils ont de la peine à vous accorder plus d’une bouteille de bière dans une invitation autant il leur est difficile d’acheter plus d’un bol de maïs pour la famille, pourtant c’est eux qui sont aux commandes. C’est plutôt là le paradoxe que les spéculateurs soient plus puissants que les autorités compétentes. La bière ne coûtera pas moins chère, il y a maintien de son prix alors qu’on tolère la hausse du prix du bol de maïs. Le commandant Agadazi peut continuer à se battre !

Des Européens au Togo, des Togolais en EuropeComme une curieuse coïncidence, pendant qu’une délégation de l’Union Européenne était en visite d’évaluation des 22 engagements à Lomé, une « contre délégation » de parlementaires conduite par le Président de l’Assemblée Nationale, M. Abass Bonfoh, avait séjourné à Bruxelles pour rendre compte, dit-on, de la situation politique togolaise. C’est curieux que celui qui a conduit la transition pendant deux mois ne soit pas présent pour s’expliquer sur comment il a géré cette période et que cette tâche soit ardue à d’autres, à moins que l’on dénie à « l’ancien Président » la capacité de pouvoir conduire toute l’argumentation y afférent ou que la parenthèse des 22 engagements avait été fermée lors de la transition intérimaire. En tout cas, dans le domaine des droits de l’homme, Amnesty International veillait au grain et ses constats sur les différentes violations sont contenus dans le dernier rapport publié le 20 juillet dernier.

Dans sa rubrique La Carte titrée Sacrée Coalition, notre confrère écrit :
Nous aurions pu dire « Sacré Gilchrist Olympio », l’homme qui donne davantage l’impression de n’avoir plus désormais de leçon à recevoir que de Faure Gnassingbé, pourtant qualifié de président illégitime ou de fait. La raison et le bon sens voudraient qu’on ne fasse pas une chose et son contraire à la fois. Mais l’exception politique a ceci de curieux que le ridicule ne tue pas. Autant s’y prêter donc à cœur joie, fut-ce  au grand désarroi de l’adversaire politique. Hier c’était à Abuja, avec Faure Gnassingbé et Olusegun Obasanjo. Au finish, l’homme ne s’était nullement embarrassé de scrupules pour crier à qui voulait l’écouter, qu’à Abuja, il n’y a eu aucun accord, fut-il verbal ou écrit. Et aux yeux des spectateurs, les images-spectacles d’accolades qui ont fait le tour des médias de par le monde, ne pouvaient plus trouver de cadre que dans un film de … science-fiction. A la Coalition, les grognes et autres indignations à l’endroit des écarts autoritaristes du leader en chef n’ont pu franchir la frontière des lèvres. On ne peut faire de remontrances ouvertes à « FO » puisqu’il ne gaffe jamais. Seulement, la mésaventure des ouailles de « FO » à Lomé 2 avait quant à elle suscité l’ire de « FO » et de son parti. Comme quoi il n’y a d’initiative salutaire que venant du Leader en chef. Aujourd’hui, la randonnée solitaire continue. Cette fois-ci, les ouailles ont caqueté. Diversement bien sûr. Ils continueront ainsi leur chemin de croix, jusqu’à ce qu’ils achèvent de se faire entuber par le leader en chef, et se faire enfariner dans la compromission, avant de se rendre compte du caractère « autrement sacré » de leur ordre. Qui disait dans la coalition qu’on ne peut faire le bonheur du peuple contre son gré ? Les champions de la démocratie sont à pied d’œuvre, fut-ce au prix de l’écrasement des autres. Sacrée coalition

La Dépêche 281

Du mercredi, 27 juillet 2005

Rencontre Faure-Gilchrist à Rome :    La fin tragique d’un gros mensonge
Titre dans sa manchette La Dépêche avec à l’appui les photos de Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio. Tout en appréciant à « sa juste valeur l’initiative de la Communauté Sant’Egidio », le journal se demande « si M. Gilchrist Olympio, qui a tant souhaité l’anéantissement du RPT et de l’armée togolaise, respectera, un éventuel accord qui sortirait de ces discussions » la rencontre  d’Abuja du 25 avril dernier étant encore fraîche dans la mémoire collective pour être oubliée.

En tout cas, pour le confrère, « la rencontre à Rome entre le Président Faure et son opposant héréditaire Gilchrist Olympio a fini par ouvrir les yeux même aux aveugles sur ce que tout bon analyste de la politique togolaise savait : que la coalition de l’opposition radicale était un gros mensonge, une coquille vide qui n’avait qu’un petit point commun : le désir effréné du pouvoir pour se venger de on ne sait quel tort commis par qui contre eux »

Réagissant aux réactions suscitées par cette rencontre dans les rangs de l’opposition « et la panique s’est saisie des opposants de pacotille qui fatiguent les Togolais depuis 15 ans » La Dépêche indique « au lieu de condamner à tout va, le CAR et la CDPA devaient féliciter Gilchrist d’avoir réussi ce dont ils sont incapables. A moins que leurs leaders ne souhaitent la détention à perpétuité des casseurs et le maintien des réfugiés loin de leur foyer. Tant de souffrances des autres qui constituent un fond de commerce politique d’Agboyibo et les siens ».

« Quelle  que soit l’issue des futures négociations entre le Président du Togo et son opposant, une chose est sûre ; Sant’Egidio a ouvert une nouvelle ère pour notre pays qui a trop souffert. Une preuve irréfutable a été établie : les Togolais sont capables de se parler ; ils sont capables de surmonter leurs antagonismes personnels dans l’intérêt supérieur de leur pays et de leurs peuples » conclut le journal, n’en déplaisent à Konaré, FIDH, LTDH, LBDH, Amnesty Internationale et RFI qui voudraient du Togo un 2e Rwanda.

Le commandant Boko et les autres :Nul ne peut tirer une croix sur son passé
Estime notre confrère qui réagit ainsi à l’interview que M. Boko a accordé à RFI le lundi 25 juillet dernier, interview qu’il qualifie d’ailleurs d’opération de déstabilisation  du Togo.

En tout cas, pour le journal,  si le Commandant Boko était intelligent comme on tente de le faire croire, il devrait se taire car « le Togo, le pays dont il se réclame toujours a son histoire et faute de la connaître tous ceux qui se sont essayés à la déstabilisation  ont échoué. Quand un Premier ministre d’un haut calibre s’est ravisé, ce n’est pas un ministre de l’intérieur soit-il un officier gendarme de réussir là où les forces du mal de ce monde ont renoncé »

Réagissant aux accusations portées contre les enfants du général Eyadema, le journal note que,  « là malheureusement, personne ne peut tirer un trait sur son passé et se proclamer démocrate. Qui mieux que le commandant Boko a bénéficié du général Eyadema  avec l’amitié qu’il a su nouer au sein de ces mêmes enfants qu’il livre aujourd’hui à la vindicte populaire »

En tout cas, conclut-il « contrairement à ce qu’on raconte, Boko n’est pas le plus intelligent de l’armée togolaise. Il ne faut pas confondre ambitions personnelles à l’intelligence. Le commandant Boko était un officier imbu, suffisant et ambitieux, des qualificatifs qui ne cadrent pas avec le métier des armes. La fausse sortie du Commandant Boko n’a qu’un seul but. Contribuer à la déstabilisation en cours du  pays.  Il n’y a pas du hasard en politique. Après la FIDH le 19 juin 2005 à Comé, et après le Rapport partisan d’Amnesty, la mise en scène de Boko vient confirmer une machination bien huilée contre les nouvelles autorités »

Droit de l’Homme : La méthode qui discrédite Amnesty International
Indique notre confrère qui dénonce la méthode utilisée par l’organisation internationale de défense des droits de l’homme pour produire son rapport.

« Mais là où Amnesty international s’est discréditée c’est le fait que cette ONG de renom ait jugé bon de prendre pour parole de Bible les déclarations des réfugiés dans les camps au Bénin sans remonter aux sources des événements au Togo.

Qui plus est, Amnesty dans son rapport n’a nulle part fait mention des exactions des insurgés de l’opposition radicale sur les paisibles populations du  Togo du 24 au 26 avril 2005 dans le Sud du Togo. Pire Amnesty International n’a pas jugé nécessaire de mentionner dans son rapport ces six (6) membres de la famille  malienne brûlés vifs par les insurgés à  Adakpamé !

Lorsqu’une organisation à l’image d’AI travaille avec tant de légèreté et de mépris, on ne peut que s’interroger sur les motivations et les objectifs qui se cachent derrière. Et dire que les maisons  cassées et brûlées et les partisans du RPT tués et brûlés par les miliciens de l’opposition radicale n’ont pas eu de place dans le fameux rapport » écrit le journal qui conclut donc que »le rapport d’Amnesty International est partiel et partial. Comme tel il ne mérite pas qu’on lui accorde un quelconque intérêt puisque les auteurs se sont discrédités par leur parti pris flagrant »

Des personnalités étrangères jugent les  médias  Togolais
Notant que depuis  le décès du président Eyadema jusqu’aux derniers événements postélectoraux, « les médias et les hommes politiques ont considérablement contribué d’une manière ou d’une autre à exacerber davantage la crise togolaise » et faisant l’écho d’une conférence de presse qu’a animé le groupe NU-VICE de Haïti Troubadour le mercredi 20 juillet dernier au Centre Culturel Français de Lomé au cours de laquelle l’artiste Robert Martino a déclaré ‘’ on fait un mauvais usage du Togo à l’extérieur’’, ‘’ce que nous voyons aux  USA est contraire à ce que nous avons vu depuis notre arrivée à Lomé’’, notre confère invite les journalistes et les hommes politiques à une prise de conscience sur la vision que l’on doit avoir pour son pays.

« Certes, notre pays traverse des moments critiques de son histoire. Il nous appartient donc de contribuer à juguler la crise. Personne ne veut ’’polir’’ ce que nous vivons. Que des journalistes partout où l’occasion leur est donnée, s’agitent non pas pour dire la vérité mais pour débiter rien que des mensonges en échange des euros et dollar, c’est ridicule. Pour notre propre crédit, il vaut la peine de ne relater que les faits. Les hommes des medias doivent faire preuve d’impartialité et les leaders politiques celle de la retenue » indique t-il

Flambée du prix du maïs :  Le communiqué du gouvernement atténue l’ardeur des spéculateurs
Indique le journal qui constate qu’un jour de la date butoir fixé par le gouvernement dans son communiqué du 19 juillet 2005, le  prix du maïs est passé de 1300 à 500 F le bol.

Litige foncier à Adidogomé-Gbinkomé Que veut la collectivité Bessou ?
S’interroge le journal qui indique qu’à Gblinkomè, petit village sis à Adidogomé dans la banlieue sud ouest de Lomé, il se passe des choses incroyables.

«C’est vraiment absurde et incompréhensible : je ne sais comment qualifier l’attitude du reste insolente de cet individu qui se réclame membre de la collectivité Bessou et qui, dit-on, réside actuellement au Ghana, déclare un chauffeur retraité de la commune de Lomé. Cet individu, ancien gendarme de notre armée, précise-t-on, revendique aujourd’hui ses droits sur les parcelles de terres achetées il y a de cela plus de vingt ans et sur lesquelles sont à l’heure actuelle construites des maisons. Le village s’est depuis longtemps urbanisé et est classé comme l’une des banlieues de Lomé.

L’homme prétend que les 260 lots de parcelles de terres sur lesquels il veut aujourd’hui faire valoir ses droits, auraient été vendus à son insu par ses neveux et ses proches parents et ceux-ci n’avaient aucun droit sur cet héritage foncier » rapporte le journal qui se demande « cet homme est-il sincère en prétendant que presque plus de deux  hectares de terre puissent être vendus à son insu alors qu’il était gendarme en service au Togo ? Que peut-il faire aujourd’hui presque plus de vingt ans après la perte de ses droits sur ces terres ? »

Forum de la Semaine 79

Du lundi, 25 juillet 2005

Rencontre Gilchrist Olympio / Faure Gnassingbé à Rome :  Un face-à-face pour se moquer des Togolais
Titre notre en couverture Forum de la Semaine avec les photos de deux protagonistes.

Avant de revenir sur cette « rencontre des plus insolites », notre confrère passe en revue le communiqué qui «démontre à suffisance comment les hommes politiques se moquent du peuple togolais et font tout, non pas dans l’intérêt de ce peuple mais dans leurs propres intérêts »  ayant sanctionné cette rencontre.

Réagissant au point 1 du communiqué, le confrère se demande « comment comprendre que Gilchrist Olympio peut se mettre aux côtés de Faure Gnassingbé pour ‘’ condamner et arrêter la violence, d’où qu’elle vienne’’ alors que des organisations internationales à l’instar d’Amnesty international sortent leurs rapports sur les récents évènements qui ont secoué le Togo, rapports  qui mettent en cause clairement ‘’ la responsabilité des Forces armées togolaises, des forces de sécurité et des milices proches du pouvoir’’ ? Gilchrist Olympio veut-il tout simplement nous dire que la violence provient aussi de son camp ? Nous avons vu des manifestations pacifiques réprimées dans le sang et les manifestants n’ont recouru qu’à des barricades. D’ailleurs où se trouve encore la violence pour qu’on demande sa cessation ? »

S’agissant du 2e point, le journal estime que « c’est une décision à coquille vide car l’actuel Garde des Sceaux, Me Abi Tchessa a entrepris un travail louable en ce sens et au moment où cet accord intervenait à Rome, la plupart de ces prisonniers, voir tous, sont libérés. Preuve que Gilchrist Olympio est déconnecté des réalités du terrain et se fait berner par un accord au contenu vide »

Le 3e point de cet accord, indique t-il,  «relève des plus frustrants et constitue une injure à nos compatriotes qui vivent le calvaire au-delà de nos frontières ».

A propos de la rencontre Gilchrist Olympio / Faure Gnassingbé et révélant que cette rencontre était sous couvaison bien avant la mort du chef de l’Etat, le journal note que «deux hommes politiques, adversaires de tous les temps se rencontrent, il n’y a rien de marrant. Mais le fait d’écarter les autres, de vouloir parler en leur nom, tout en les empêchant de tourner en rond, fait de l’UFC, le prototype du système qu’il combat ».

Et de là à affirmer comme cet acteur de la Société civile que «Gilchrist Olympio prend les autres pour des cons et son parti prend les autres de l’opposition comme ses satellites », ce n’est pas trop exagérer si on se rappelle que l’UFC s’était désolidarisée de la Coalition quand il s’était agi de rencontrer sous l’impulsion de l’UA et de la CEDEAO, M. Faure Gnassingbé et de la foudre subie par certains leaders de la part de l’UFC et de son leader pour avoir pris sur eux de rencontrer M. Faure Gnassingbé. 

Par ailleurs, soulignant que selon Sant’Egidio, le problème togolais est essentiellement un problème de famille entre les Gnassingbé et les Olympio et donc toute résolution de ce problème passe eux, cette conception des faits qui, selon lui, « constitue un mépris total de la volonté profonde de changement de tout un peuple », Forum de la Semaine pense que « réduire une autocratie à un simple problème de familles est une perception de courte vue qui ne peut qu’être improductive ». Selon lui, « la résolution de la crise togolaise passe indubitablement par le regroupement au tour d’une table ronde de l’ensemble des protagonistes de la crise togolaise, sans exclusion aucune ni délégation de pouvoir, sous l’égide des organisations de la communauté internationale, celles-là qui ont des moyens de pressions sur nos institutions, en vue de disséquer les maux qui minent notre cité et d’y trouver les solutions idoines »

Les craintes de la rencontre de Rome
Tout en se réjouissant de  cette rencontre-événement qui augure les « prémices d’un engagement qui peut faire bouger bien de choses » et se rappelant les conditions dans lesquelles Faure est arrivé au pouvoir « on retrouve les mêmes thuriféraires, surtout les galonnés, ceux qu’on ne voit jamais dans les grandes kermesses du RPT mais qui détiennent la réalité du pouvoir »  le confrère se demande «si Faure Gnassingbé arrivera à ‘’ maîtriser’’ les élans de cette importante frange de son pouvoir. Car quoi qu’on dise si le vœu exprimé par les deux hommes de se revoir se concrétise, cela aboutira nécessairement à une sorte d’ ‘’acceptation’’ de Gilchrist Olympio, ce qui, il n’y a pas si longtemps, était plus qu’un crime dans le sérail RPT »

Il pourrait aussi, selon notre confrère «s’agir d’une ingénieuse stratégie de Faure Gnassingbé de marginaliser le reste de l’opposition, surtout le reste de la Coalition qui contre vents et marrées est et demeure sur le terrain. Il aura alors réussi à provoquer une scission qui sera préjudiciable au front uni auquel l’opposition était parvenue après la mort du Gal. Eyadema le 05 février »

Mais, souligne t-il « quels que soient les espoirs ou les meurtrissures que cela a pu provoquer chez les uns et les autres, il s’agira maintenant de la capitaliser et la mettre au compteur dans les deux camps. Il y a trop d’odeurs de poudre à canon et de relents bellicistes qui empestent le ciel togolais ».

Avec le tandem Faure-Kodjo, le Togo est loin de régler sa crise
Estime notre confrère.  Se rappelant les tristes événements postélectoraux – « les exécutions extrajudiciaires, la chasse à l’homme, la délation, les tortures, sans parler de ces tristes et douloureuses images qui ont fait le tour du monde, avec pour comble des militaires armes en main, courant avec les urnes, ou cherchant à la croisée des chemins des cibles humaines » – qui ont contribué davantage à salir le pays et les autorités, Forum de la Semaine pense que la seule chance qui était offerte aux autorités pour se donner une certaine légitimité à leur pouvoir était de nommer un premier ministre dans les rangs de la Coalition de l’opposition démocratique. Mais comme les habitudes ont la vie dure au RPT où  « on fait rarement de concessions,  Faure n’a trouvé mieux qu’Edem Kodjo comme premier ministre pour amorcer son règne ». Pour le confrère, « c’est sans doute le choix qu’il ne faillait pas faire parce que dans la circonstance politique actuelle du Togo, seul un gouvernement d’union nationale pourrait faire l’affaire » car comme le disait Edem Kodjo aux heures de sa gloire entre 1991 et 1995  « On ne peut gouverner un pays sans le consentement de la population »

Le chef d’escadron Akila-Esso Boko exclu de l’armée
Révèle notre confrère dans son billet Confidentiel qui indique que, «le chef d’Escadron Akila-Esso François Boko, ancien Ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation, aujourd’hui en exil en France serait exclu de l’armée et sera poursuivi devant les juridictions togolaises et martiales pour plusieurs chefs d’accusation dont le principal est ‘’ désertion et haute trahison’’ » Selon le journal, « cette décision prise  par la haute hiérarchie militaire serait déjà rendue publique sous le drapeau ».

En tout cas, pour Forum de la Semaine, « Même si les autorités togolaises le poursuivent aujourd’hui pour ‘’ haute trahison’’ parce qu’il a refusé de s’associer à ce qu’il pense être ‘’ apocalyptique’’ pour son peuple, il a su tirer son épingle du jeu et ne saura répondre en aucune façon des centaines de morts qui ont jonché le chemin de l’accession sanglante de Faure Gnassingbé aux commandes suprêmes de ce pays »

BAC II : Mauvais résultats : Quelques Professeurs expliquent le déficit
Contrairement à la rumeur faisant état d’un de taux de réussite fixé à l’avance par des décideurs, pour faire échouer le plus grand nombre d’élèves au BAC II dans le but inavoué de désengorger l’université par la réduction des effectifs pléthoriques dans les différentes facultés- ce qui explique les résultas  catastrophiques-, le journal indique, de l’avis de certains éducateurs, que  les raisons du déficit des taux de réussite aux différents examens s’articulent autour d’autres paramètres beaucoup plus maîtrisables que cette rumeur.

Il y a d’abord, les effets pervers du chômage « de jeunes diplômés sans ressources deviennent par la force des choses, des enseignants, sans la vocation, la capacité et la formation pédagogique nécessaires de base, se disant que ‘’ c’est en attendant de trouver mieux’’ »

Ensuite, la prolifération d’écoles privées peu fiables  ces dernières années qui sont «beaucoup plus soucieuses de leur chiffre d’affaire et de leur réputation parfois surfaite » que de la qualité de l’enseignement pratiqué. En tout cas, c’est  selon ces éducateurs, « l’une des causes du déficit de la qualité de l’enseignement » au Togo

Il y a aussi au niveau de certains examens le CEPD voire le BEPC le ‘’repêchage’’ par l’abaissement des moyennes, la distribution des notes de complaisance dans les classes préparatoires qui font que les élèves ne disposent pas d’une base solide pour affronter les examens supérieurs, le BACII en l’occurrence.

Et enfin l’absence de motivation chez les enseignants, « lorsque l’enseignement devient l’exutoire du chômage, que des enseignants vivotent de leurs salaires minables, la motivation n’y sera pas, et nombreux seront-ils à être plus préoccupés par les cours de répétition » d’une part et de l’autre « une tendance à l’attrait de la facilité de la part des élèves ».

Vacances scolaires : Un couteau à double tranchant
:
Le journal note qu’au lieu que  les vacances soient pour les jeunes élèves  une occasion pour s’adonner aux activités instructives autres que scolaires suivant leur préférence dans le but de découvrir de nouveaux talents ou de renforcer ceux qui existent déjà,  sont malheureusement mal perçues par ceux-ci  pour qui, les vacances sont synonymes de la levée des interdits observés durant l’année scolaire. Et c’est ainsi qu’ils se permettent toute sorte d’abus allant jusqu’à la dépravation des mœurs. 

«A cause des mauvaises fréquentations, certains jeunes posent des actes aux conséquences néfastes à eux même, à leurs parents et à la société. Ainsi des jeunes des deux sexes s’adonnent à l’alcool, au tabac, à la drogue, au vol… au sexe, et s’en sortent avec les IST et le SIDA. De plus certaines filles se retrouvent avec des grossesses précoces non désirées les conduisant à l’avortement qui se solde dans le meilleur des cas par une stérilité et dans le pire par un décès. Les vacances perdront ainsi leur valeur primordiale et deviennent un moment dangereux pour les jeunes », indique le journal pour qui, tous « ces mauvais aspects observés aujourd’hui peuvent être corrigés grâce au concours de l’Etat, des parents ». Pour cela, souligne t-il, «l’Etat doit initier les jeunes à la vie professionnelle en leur organisant des stages, des conférences et des séminaires de formations, intensifier ou à défaut, organiser des activités culturelles afin de permettre leur épanouissement, ceci peut se traduire par l’organisation des excursions à travers ». Quant aux parents, ils « doivent être proches des enfants pendant ces moments très sensibles de leur vie »

Commerce de sang humain :  Un chef de village sèmerait la mort dans la ville de Tsévié
Le journal évoque ici des tentatives d’assassinat dont ont été victimes deux jeunes dames, Emefa le 30 juin et Ablavi le 19 juillet  derniers à Tsévié, et une 3e plus âgée à Agbatopé, village  situé à 7 Km de Tsévié et bien d’autres cas dans la préfecture de Zio située à une trentaine de Km au nord de Lomé dont le commanditaire ne serait autre qu’un chef de village de la préfecture qui, mis à mal par ses administrés dans son propre village et soupçonné du commerce de sang « aurait quitté sa localité pour élire domicile dans la ville de Tsévié où il aurait transplanté son commerce inhumain de sang humain ».

Ce qui intrigue le plus les habitants de Tsévié, notre le confrère, «  c’est surtout le silence, un peu trop lourd maintenant, dans lequel les autorités, toutes autant qu’elles sont, s’enferment au sujet de cette affaire »

Et, « quand on sait avec quelle promptitude et quelle efficacité elles traquent et arrêtent – pour ne pas dire plus – les opposants à leur système, on est en droit de s’inquiéter ».  

Forum de la Semaine 80

Du jeudi, 28 juillet 2005

Edem Kodjo hier, Edem Kodjo aujourd’hui : Ce que le peuple togolais doit vraiment savoir sur Kodjo 
« On  peut taxer la presse togolaise de bien de maux. Mais force est de lui concéder aussi une certaine clairvoyance dans ses anticipations sur certains évènements, sur certains acteurs politiques. Il y a de cela onze (11) ans, ‘’ Résistance’’, un confrère aujourd’hui disparu, avait cerné la personnalité du PM Kodjo. C’était en 1994 après les législatives anticipées de Février - Mars. Edem Kodjo était nommé premier ministre contre toute attente avec seulement 7 députés contre 36 au CAR de Me Agboyibo. Beaucoup y avaient vu une ‘’ traîtrise’’. Et le confrère de retourner dans le passé d’Edem Kodjo pour justifier son attitude fort ambiguë  et y trouver des justifications. Onze ans après, l’histoire semble se répéter. Rebelote dira-t-on. Pour comparaison, nous vous ramenons à l’état de la personne d’Edem Kodjo du confrère ‘’ Résistance’’ », lit-on à la Une de Forum de la Semaine qui publie en page intérieure PP2&8 l’article en question paru dans ‘’Résistance’’ N° 16 du 16 au 22 mai 1994

Révélation : Epuration préventive au camp militaire de Témédja ? Témoignage d’un tireur d’élite rescapé
Titre également à la Une notre confrère qui y publie une photo du tireur d’élite rescapé le sergent Ayissou Mensah,  arme à la main droite et dans une position de fuite.

Selon Forum de la Semaine, le dernier scrutin présidentiel marqué par une violence inégalée n’a pas seulement fait que des victimes dans les rangs des civils. Des témoignages recueillis ça et là et de celui de ce tireur d’élite qu’il rapporte ici, il ressort que des hommes en uniforme y ont également perdu leur vie.

« Selon le Sergent Ayissou, le drame dont il a été l’un des rescapés, s’est produit le 27 avril 2005 au camp militaire du 3e Régiment Interarmes de Témédja près d’Atakpamé. ‘’ Ce qui s’était passé dépasse l’entendement humain, a-t-il déclaré. Pour des raisons que nous-mêmes nous ignorons, nous avons été assimilés à des opposants, destinés à être éliminés’’ Complètement tourmenté parce que revivant le drame dans sa mémoire, il continue : ‘’C’est ainsi que pour mieux nous identifier, nous avions été désignés comme membres des Forces Spéciales Election Présidentielle (FOSEP 2005). Nous sommes surveillés de très près et tous nos pas sont épiés. Mais nous n’avons jamais pensé qu’ils iront jusqu’à vouloir nous exterminer ». Poursuivant sa mésaventure avec une amertume qu’il dissimule à peine, ce sous-officier en formation à l’Ecole de Formation des Sous-officiers des Forces Armées Togolaises (EFSOFAT) a révélé qu’alors qu’il était convoqué avec ses autres collègues par ses supérieurs le soir du 27 avril, au moment où Atakpamé était à feu et à sang, ‘’une fusillade s’est éclatée on ne sait comment et pourquoi et nos propres frères d’armes ont commencé par tirer à notre direction’’. ‘’ Je m’en suis échappé par miracle et dans des conditions qui me sont difficiles à décrire’’ a-t-il poursuivi avant de préciser qu’il a ‘’ traversé la forêt, ronces et lianes, épines et piquants, bêtes sauvages et insectes dangereux sans oublier les reptiles venimeux pendant trois jours pour arriver au lieu de cachette actuel’’. A la question de savoir s’il y a eu de victimes, le Sergent Ayissou a répliqué par un ‘’ oui !’’ sec. ‘’ Il y a eu des morts ! Je ne peux pas vous donner le nombre étant donné que nous avions fui précipitamment de tous côtés mais j’ai vu mes collègues tomber sous les balles… 

Comment expliquez-vous que vos propres frères d’armes tirent sur vous ? La réponse à cette question a mis en cause un certain nombre d’officiers supérieurs (dont nous reproduisons les initiaux de leurs noms) : ‘’ Comment voulez-vous que je m’explique ? Allez poser la question au Lieutenant-colonel S.Y.E, au Capitaine O.K. et au Lieutenant B. qui ont commandité ces meurtres gratuits et cette épuration qui ne dit pas son nom » rapporte le confrère.  

Le comble du calvaire des réfugiés togolais au Ghana : La police ghanéenne étouffe une manifestation des réfugiés devant l’ambassade des USA  à Accra
Annonce le journal. Selon notre confrère, cette manifestation organisée le 05 juillet dernier par les réfugiés togolais résidant au Ghana au nombre de 52, avait pour but «d’interpeller les autorités américaines sur les conditions de vie et d’existence des réfugiés afin qu’elles interviennent auprès du pouvoir de John Kufuor pour que des mesures soient prises pour leur  venir en aide ».

Alors que les manifestants étaient reçus par les autorités de l’ambassade qui leur ont d’ailleurs promis de faire diligence pour trouver des solutions à leurs doléances, « une escouade de la police ghanéenne avec à sa tête des officiers fut déployée sur les lieux. Les éléments, bien armés circonscrirent aussitôt le groupe de manifestants dans l’intention de les empêcher de s’introduire dans l’enceinte de l’ambassade pour se protéger. Les officiers ont demandé ensuite à rencontrer les leaders du groupe. Au cours de leur discussion, les officiers se sont verbalement pris aux réfugiés manifestants avec à la carte des menaces de rapatriement forcé. Un officier, Jonathan, selon les manifestants, aurait même tenté de porter la main sur un leader lorsque surgit une autorité de l’ambassade pour intimer l’ordre aux officiers de faire cesser immédiatement la brutalité exercée sur les manifestants.

C’est alors qu’ils firent embarquer les manifestants dans une fourgonnette et convoyer vers un commissariat de police de la ville où ils seront plus tard soumis à un rude interrogatoire. Leurs identités furent relevées. Tout ceci sous le regard complaisant d’un personnel de l’ambassade du Togo au Ghana qui avait rejoint le groupe au commissariat. La suite fut aussi renversante que pitoyable »

Appel au retour des réfugiés togolais Un chant de sirènes
Titre notre confrère à propos de la décision prise lors de la rencontre Faure/Gilchrist d’appeler au retour des réfugiés et d’œuvrer ensemble pour inviter la communauté internationale à en soutenir le retour.

« Comment  y procédera-t-on ? Quelles sont les garanties pour qu’ils ne soient plus inquiétés ? » Autant de questions qui, selon notre confrère « font planer des doutes sur les récentes prétentions du premier ministre Edem Kodjo, lors de son passage devant les députés et de l’écho du face-à-face Gilchrist Olympio-Faure Gnassingbé »

« Il n’est pas du tout sûr qu’on leur réservera un bon accueil. On est revanchard par ici. La réalité du terrain est plus brute et hyper violente. On imagine mal les compatriotes qui à des degrés divers ont combattu le pouvoir revenir au Togo et se prélasser au soleil en toute quiétude. Ce n’est pas un appel au découragement mais une question de bon sens. Peut-être que le leader de l’UFC, M. Gilchrist Olympio ouvrira la voie en s’installant définitivement au Togo pour taire toutes ses appréhensions sinon le commun des Togolais n’y voit qu’un chant de sirènes » indique t-il

Subsiste-t-il un minimum de chance pour la réconciliation nationale ?
Se demande Forum de la Semaine fort du traitement réservé au rapport de l’Amnesty International et des propos tenus par le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Biossey Kokou Tozoun, «le fossoyeur de toute entreprise de réconciliation »  selon qui, Amnesty se sert du Togo comme  fonds de commerce, une sorte de mépris pour les réfugiés togolais.

« Il est inconcevable qu’un prétendu gouvernement d’union nationale ayant pour ambition de réconcilier une Nation, ne se rende pas compte que, nier la réalité et la véracité des barbaries post-électorales, comme s’est ergoté  à le faire Kokou Tozoun, c’est creuser un sépulcre pour l’espoir de relever ce pays exsangue par la dictature. Comment peut-on se réconcilier en se voilant la face ? Comment peut-on se réconcilier en méprisant les souffrances, en niant les torts et en fuyant les responsabilités ? Pendant qu’Edem Kodjo s’emmure dans un silence impuissant, son ministre s’est évertué à cristalliser les rancoeurs, les haines, à rouvrir les blessures qui ont du mal à cicatriser par ses malheureuses déclarations qui sont une insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés », souligne le journal qui,  après ce qu’il appelle l’escapade verbale de Tozoun, se demande « si Faure et son premier ministre pensent qu’il subsiste un minimum de chance pour la réconciliation dans ce pays, du moment que le repentir sincère semble ne pas figurer sur la feuille de route »

Faure confirme l’existence de prisonniers d’opinion au Togo
En tout cas, c’est ce que constate notre confrère avec la décision prise par Gnassingbé fils la semaine dernière à Rome de libérer ‘’ les prisonniers d’opinion’’ au Togo  à l’issue de sa rencontre avec Gilchrist Olympio.  A la lumière des déclarations faites par le régime  de Gnassingbé Père à propos de ces prisonniers,   le journal se demande alors «qui désigne-t-on alors ‘’ Prisonniers d’opinion’’ ?  Les fameux  ‘’ badauds, casseurs à  la solde de l’opposition’’  ou des personnes arrêtées pour leur appartenance à un parti politique, leurs opinions… ? ». En tout cas, pour le journal, « il est clair aujourd’hui que les mensonges du régime Eyadema sont mis à nu par son fils bien-aimé. Le Togolais a toujours été persécuté pour ses opinions. Et ce n’est pas les anciens ministres Akila-Esso Boko ou Agbéyomé Kodjo qui diront le contraire. Les geôles au Togo ont renfermé et renferment des prisonniers d’opinion 

Mission de l’UE au Togo Cécité politique nationale et internationale ou refus de voir la vérité en face
C’est une réflexion de notre compatriote Dr Bozoura Gandi, exilé politique vivant en Allemagne, que notre confrère a reprise.

Carrefour 438

Du jeudi, 28 juillet 2005

Feuilleton Gilchrist Olympio-Faure Gnassingbé : Les mises en scène d’Abuja à Rome
Titre dans sa manchette Carrefour avec dans l’angle droit la photo de Gilchrist Olympio et dans l’angle gauche celle de Faure Gnassingbé

Pour le confrère, « la rencontre de Rome n’est ni un nouveau départ ni une raison nouvelle d’espérer. Politiquement c’est trop d’illusions que de se nourrir d’optimisme béat sur une issue positive de ces rencontres à moins que les uns et les autres soient désormais convaincus de faire passer l’intérêt national avant toute autre chose. Imaginons que toutes les solutions sont transposées sur de simples actes des deux familles, que restera-t-il à la République et du Togo qu’on dit Etat de droit ? Imaginons même là-bas et en pratique un seul instant que les Gnassingbé décident à une de ces rencontres, de renoncer à tous leurs privilèges acquis ou qu’ils veuillent les céder aux Olympio, croirez-vous ? C’est dire donc que loin de cette illusion et de ces diversions il faut aller au plus urgent. Les 22 engagements et leurs  amendements s’ils sont acceptés seront la voie plausible de résolution politique de notre crise ».

En tout cas, se demande t-il enfin,  « toutes les tentatives depuis 90 si c’est la piste des rencontres familiales qui est salutaire, pourquoi ne pas y croire ? »

Le premier ministre Edem Kodjo s’installe à la Cité  OUA : L’histoire de la transhumance de la primature au Togo
Titre notre confrère qui, avant de passer en revue les différents changements de bureaux auxquels l’on a assisté après l’attaque de la primature le 03 décembre 1991, rappelle que la notion de premier ministre est apparue au Togo avec l’avènement de la République Autonome du Togo en 1956 avant d’être bannie des Constitutions  après les indépendances en 1960 puis  réinstituée grâce à l’acte 7 de la conférence nationale souveraine. 

Passant donc en revue ces changements de bureaux  et les conditions dans lesquelles les locataires ont été nommés, le journal retient que « en 14 ans, de 1991 à aujourd’hui, notre pays a connu pas moins de 7 Premiers ministres (Joseph Koffigoh, Edem Kodjo, Kwasi Klutsè, Eugène Adoboli,  Agbéyomé Kodjo, Koffi Sama, et encore Edem Kodjo). Le siège du gouvernement, lui a varié 6 fois (hôtel 2 février, palais du renouveau, palais de l’entente, CASEF, OPAT et aujourd’hui cité OUA).

De plus, on sait comment les  différents premiers ministres ont été nommés et dans quelles circonstances ils ont été remerciés.

Edem Kodjo est en poste depuis sept semaines, et on commence déjà à déceler des traces de remaniement de l’équipe gouvernementale dans l’espace. Assistera-t-on de nouveau prochainement à des changements de premier ministre ou de sièges de gouvernement « 

Tavio Ayawo Amorin Treize ans déjà et sa mort reste impunie : L’adversaire politique n’est pas l’ennemi à abattre !
A l’occasion du 13e anniversaire, ce jour 29 juillet 2005, de l’assassinat de Tavio Carrefour se souvient du  charismatique leader  du Parti Socialiste Panafricain (PSP) dans cet article qui rappelle les circonstances de cet assassinat en plein centre de Lomé, les auteurs de crime crapuleux toujours impunis et de bien d’autres victimes anonymes qui ont donné  de leur vie pour vive la Terre de nos aïeux et lance ce cri d’alarme : « plus jamais ça dans notre Togo : les adversaires politiques ne sont pas des ennemis à éliminer à tout prix »

Sur le rapport d’Amnesty International, sur les familles Gnassingbé et Olympio qui prennent le Togo en otage   Akila-Esso Boko se prononce
Titre Carrefour qui publie  l’interview de RFI à  l’ancien ministre de l’intérieur

Coup de gueule   Et le maïs ?
Dans son coup de gueule notre confrère écrit :  Pas plus que trois jours et on  verra de quoi sont capables ceux qui ont gueulé ces dernières semaines sur les médias pour dire que passé le mois de juillet, le prix du maïs ne dépassera jamais 350 F.  S’il en était autrement, comment les différents acteurs se regarderont-ils, vendeurs et autorités ? Le commandant Ouro Adagadzi continue ses traques, selon ses propres dires, sur les frontières contre les spéculateurs véreux. Personne ne sait ce qu’on en fait des différentes saisies médiatiques. Il faut reconnaître tout de même que le prix du maïs a relativement baissé, mais comment les spéculateurs gèrent-ils la défaite face à la fermeté des autorités politiques ? C’en était trop. Le prix du maïs est revenu aux environs de 500 F alors que une semaine plus tôt il était sur la piste de 1500 F le bol.  Le gouvernement a laissé faire jusqu’à ce point dans  la bousculade de la formation de la nouvelle équipe gouvernementale. Les revendeurs en ont largement tiré profit. Et maintenant  apparemment ils devront payer.

On doit reprocher au gouvernement d’avoir laissé faire. « Inadmissible que cette situation », commentait un étranger. Si  le gouvernement  le fait aujourd’hui c’est qu’il pouvait le faire depuis. Ceux qui étaient en partance craignaient pour la lourde responsabilité, mais gageons aussi qu’il y avait certains intérêts personnels, sinon en tant que ministres de la République ils devraient servir celle-ci d’abord. Ils interviennent trop tard pour avoir laissé affamer le peuple entier est-ce un crime ?

On ne jure que par  le maïs ici et celui-ci est transporté en quantités  inestimables à l’extérieur. Si au moins celui-ci allait dans les ménages nigériens pour sauver ceux-ci de la famine, ce serait aussi louable comme récompense du soutien de Mamadou Tandja à Faure pour sa « brillante élection », contestée.

Le prix du maïs nous agace. Qu’on en finisse rapidement et qu’on passe à d’autres choses. Nous jugerons de la bonne volonté de tous dès la semaine prochaine  dès le mois d’Août.

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 61

Du vendredi, 29 juillet 2005

La commission nationale d’enquête à pied d’œuvre à l’intérieur du pays Encore une mission difficile pour Koffigoh
Estime  Le Canard Indépendant se référant ainsi au communiqué rendu public la semaine dernière par la commission nationale que préside Me Joseph Koffigoh invitant les déplacés, les victimes et les témoins des violences à prendre contact avec les préfets ou chefs traditionnels ‘’ en vue de livrer leurs témoignages’’. En tout cas, note le confrère « autant les victimes, les déplacés, les témoins de ces violences, ne semblent pas tous avoir confiance, autant les leaders de l’opposition et leurs partisans se montrent très sceptiques quant au sérieux et à l’impartialité de la commission dont le président n’est autre que Me Joseph Kokou Koffigoh, ancien premier ministre de la transition qui avait à un moment quitté l’opposition pour s’aligner tout simplement dans le rang du parti au pouvoir, le RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) »

Déblocage des avancements au Togo Les syndicats entre satisfactions et inquiétudes
Le conseil des ministres de mercredi 27 juillet dernier a pris un certain nombre de décisions dont celle relative au déblocage des avancements salariés du secteur  public. Le journal rapporte ici les réactions mitigées des responsables de certaines centrales syndicales notamment la Confédération Syndicale des Travailleurs du Togo (CSTT), l’UNSIT et l’UGSL.  « Bien qu’ayant favorablement accueilli la décision, les responsables des syndicats ont toutefois exhorté le gouvernement à compenser les pertes considérables occasionnées pendant toute la période de blocage », indique notre confrère. 

Interview du Dr. Takuo IWATA, politologue japonais  « Sans changement, pas d’espoir pour le Togo »
En séjour dans le pays du Soleil Levant pour participer à un colloque des ONG japonaises, notre confrère Augustin Améga,  a profité de cette occasion pour tendre son micro à un spécialiste du Togo en l’occurrence le  Dr. Takuo IWATA qui se prononce sur la situation  qui prévaut au Togo  

Explosion et pillage de courriers dans une poste à Lomé : Les auteurs bientôt dans les mailles de la police
En fait, notre confrère interpelle les autorités policières pour qu’elles accélèrent les enquêtes étant donné que les deux agents de sécurité qui veillaient sur l’immeuble et qui ont témoins des faits ont fait leurs dépositions à la police aussitôt l’incident.

Dans sa rubrique Ma Lettre titrée À fond de train, notre confrère écrit :
Du 08 au 20 juin 2005, nombreux avaient misé dur sur la certitude que le couple Faure-Kodjo avait toutes les chances de demeurer longtemps sans progénitures. D’aucuns avaient commencé à demander sur quoi comptaient ces prédicateurs de mauvais augure, lorsque le difficile accouchement eut lieu, au grand désarroi des médiateurs. Aujourd’hui, c’est la mise en train au sein d’une équipe plutôt pressée de combler les grands vides. De Qatar à Rome en passant par Syrte et autre Iran, le nouvel homme Faure multiplie ses diplomaties de par le monde, occasion de remettre le pays sur les rails longtemps rouillés, de l’économie, et de l’embonpoint. Des accords peuvent donc largement cimenter les voyages du chef afin de ramener la santé économique du pays. Côté diplomatie, on jure par tous les saints de s’époumoner à faire restituer au petit rectangle, sa diplomatie et son image d’antan, image dit-on, « écornée » par les Togolais eux-mêmes.

A la primature, les interminables ballets d’audiences préfigurent tant bien que mal la garantie d’une réelle mise en train. Ici, on visite des populations sinistrées ; procède à la distribution de biens et autres matériels socio-humanitaires, on prend contact avec les jeunes. Là-bas, on rend visite aux différentes maisons d’arrêt, on fait libérer quelques prisonniers, histoire de « désengorger » les centres de détention, le trop plein étant devenu la mesure. Là encore, on rencontre préfets et autres responsables locaux qui semblent s’éloigner du marquage des pas. D’autres par contre attendent d’avoir un bureau. Nullement surprenant quant on regarde du côté du nombre d’ouailles appelées. Bref, l’équipe du couple ronge son frein pour honorer la mission qu’elle s’est donnée d’accomplir.

Mais il y a aussi les « oubliés de la course » dont l’équipe ne saurait plus se défaire, au risque de perdre la course. Aux yeux d’une certaine opinion, le couple Faure-Kodjo a beau offrir le ciel et le paradis aux populations dont il se réclame, il n’aura jamais leur onction s’il n’est le produit d’une légitimité populaire. Il semble que, de légitimité populaire, seule l’opposition est désignée à en donner. Pour elle, il est périlleux de faire le bonheur des populations par la force et contre leur gré. Ce à quoi on semble assister.

D’autres oubliés de la course concerne les Organisations locales et internationales de défense des droits de l’Homme. Pour la LTDH, il est inutile de s’ingénier à vouloir faire le bonheur des  populations si la vérité n’est pas faite sur les exactions commises avant, pendant et après l’élection présidentielle du 24 avril 2005, et si rien n’est fait pour mettre un terme au régime d’impunité. Si aucune de ces mesures n’est prise, c’est en vain que le couple Faure-Kodjo s’emploiera à réconcilier les Togolais. Pour Amnesty International, le Togo devra se battre pour que  l’histoire, celle longue de violations des droits de l’Homme, ne se répète pas.

Des oubliés, non des moindres de la course, ce sont les milliers de réfugiés togolais au Bénin et au Ghana. Alors que le couple Faure-Kodjo dit s’articuler avec acharnement pour leur retour, il est froissant de constater que la liste des candidats au départ pour cause de persécutions continue de s’allonger. Il est ici trop facile d’argumenter que ce sont des gens qui veulent des papiers pour l’étranger, alors que, d’un autre côté, on reconnaît qu’il y a eu violation des droits de l’Homme au Togo. Quelles preuves avons-nous de façon formelle et irréprochable que ces violations ont cessé ?

En somme, il y a lieu de croire dûment que le couple Faure-Kodjo est en bute à une course d’obstacles et il devra se démener à lever les épines posées sur son chemin par les oubliés de la course, avant de s’assurer une réelle tranquillité de manœuvre. L’essentiel ayant été déjà assuré, celui de l’adjudication du pari, le reste peut venir de surcroît.

Nouvel Echo 358

Du vendredi, 29 juillet 2005

Bientôt une nouvelle force politique de poids au Togo :   Peuple Togolais Debout (PTD)
Annonce notre confrère dans sa manchette avec les photos des trois rénovateurs à savoir : Agbéyomé Messan Kodjo, Maurice Dahuku Péré et François Akila-Esso Boko. 

En fait, le journal souhaite vivement que cette formation voit le jour avec cette dénomination vu que pendant des années les Togolais ont été pris entre deux, « le parti trentenaire le RPT et les forces coalisées » qui ne cessent d’imprimer ses humeurs à la majorité silencieuse. Et vu aussi les humiliations subies par les rénovateurs dans le pays, cette formation ne doit, selon lui,  provenir que d’eux. 

« Quand on sait les traitements qui ont été réservés aux forces rénovatrices dans ce pays, on ose croire que ce parti ne peut venir que d’eux car les humiliations ont été trop nombreuses de part et d’autre. De leurs anciens partis, ils ont été presque humiliés. Sans chercher à les comprendre, on les traitera de tous les noms d’oiseaux et chose regrettable aussi, ils n’ont jamais été acceptés sans méfiance dans leur nouvelle famille. Et pour preuve, combien de fois l’opposition qu’elle soit modérée ou radicale est elle montée au créneau pour réclamer la libération de l’ex-premier ministre injustement incarcéré ? M. Maurice Dahuku Péré a été simplement bouté de la coalition par des manœuvres irrévérencieuses sans ménagement. Enfin, pour le chef d’Escadron Akila Esso Boko, il a simplement été oublié au moment où il avait le plus grand besoin de soutien.

Si le parti Peuple Togolais Debout devrait être l’émanation de ces trois géants de la scène politique togolaise à savoir Agbéyomé Kodjo, Dahuku Péré et Akila-Esso Boko, on pense à tout ce que Peuple Togolais Debout apportera au peuple », écrit-il

Une délégation de la coalition a rencontré le président Kufuor à Accra ce mercredi

« Une délégation de la coalition de l’opposition démocratique composée du prof Léopold Gnininvi, du prof Aimé Tchaboré et de Monsieur Jean Hounkali de l’UDS-Togo avait été reçue mercredi dernier à Accra par le président John Kufuor. L’objectif de cette rencontre se situe dans le cadre des différentes tournées que la coalition a programmées pour un certain nombre d’explications au plan international sur la manière dont le processus électoral s’est déroulé au Togo et qui a conduit à l’exode massif de nombreux Togolais vers les pays voisins » indique le journal. Selon notre confrère, « la délégation de l’opposition a tenue à remercier le président Ghanéen pour avoir accueilli les Togolais qui ont fui les violences après le scrutin du 24 avril dernier » mais ce  denier n’a pas été très sensible  à cette question des réfugiés s’intéressant plutôt à la participation de la coalition au gouvernement d’union et la reconnaissance de la légitimité du nouveau pouvoir

A Accra la délégation de la coalition a tenue à remercier le président Ghanéen pour avoir accueilli les Togolais qui ont fui les violences après le scrutin du 24 avril dernier. La délégation a exhorté le président Ghanéen à fournir plus d’effort en faveur des réfugiés Togolais au Ghana.

Cinéma Gil-Faure depuis la mort d’Eyadema   Jérémiades folkloriques qui compliquent la crise togolaise
Titre Nouvel Echo. Rappelant les différentes rencontres folkloriques en terre étrangère entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio « au grand détriment des populations déjà fatiguées par des décennies de querelles entre deux familles qui les ont prises en otage » et au mépris des autres forces politiques et qui n’ont rien apporté si ce ne sont de reniements des accords conclus, notre confrère indique :  « il est grand temps que Gilchrist Olympio ait les pieds sur terre. Car, il ne s’agit pas d’être dans le froid en Europe et de tourner en bourrique ceux qui s’exposent aux gaz lacrymogènes et qui détallent au coup de balles réelles d’une armée qui est sans pitié et qui tire sur les populations à main nue, pour crier qu’on est un opposant historique »

Rencontre Faure-Gilchrist Vers la levée du mythe de l’impossible
Note le confrère. Saluant l’initiative de la Communauté Sant’Egidio qui à ses yeux est un pas de franchi  et non un canular comme on tente de le faire croire, Nouvel Echo  souhaite que cette initiative se poursuive dans la même lancée  par une prochaine rencontre en terre togolaise, ce qui  redonnera plus confiance aux Togolais et « naturellement, le mythe de l’impossible rencontre entre les deux hommes se sera levé et les togolais participeront à cette logique de nouvelle orientation de résolution de la crise politique qui les a tant divisés »

Ont-ils en poche le titre foncier du pays ? Quand le pays vibre au rythme des humeurs des Gnassingbé et des Olympio
Se demande notre confrère fort de ce que depuis les événements du 13 janvier 1963, les Togolais vivent au rythme des Gnassingbé et Olympio qui se livrent un combat sans merci dans lequel sont « les herbes et les arbustes qui en pâtissent »

Notant que  les rencontres qui se sont succédées dans la recherche d’une solution à la crise que traverse le pays ont mis aux prises les deux familles  qui «façonnent à leur guise les évènements dans ce petit rectangle  de pays comme s’ils détenaient son titre foncier » au grand dam du peuple, notre confrère pense t-il qu’ «il est temps qu’ils acceptent libérer le peuple qu’ils ont embrigadé suivant leurs humeurs pendant plusieurs décennies »

Crise sociopolitique togolaise :  Les jours du gouvernement Faure-Kodjo sont-ils comptés ?
Se demande mon confrère. Fort de ce que depuis la formation du nouveau gouvernement l’opposition multiplie des contacts exigeant la formation d’un vrai gouvernement  dont la principale mission serait la réconciliation nationale et de que le président Obasanjo qui n’avait pas apprécié la nomination de M. Kodjo pourrait convaincre  l’opposition à entrer dans le gouvernement,  Nouvel Echo  pense que les jours du gouvernement Kodjo sont comptés.

            «  Si d’aventure donc, l’opposition va faire son entrée dans cette équipe, des chamboulements et pas des moindres auront lieu depuis la tête jusqu’au pied de cette équipe » indique le journal qui d’ailleurs, souhaite cette entrée car «il faudrait une réelle volonté de tous les acteurs de la vie sociale et politique du pays pour qu’il soit balisé. Les hommes politiques ne doivent plus se considérer comme des ennemis mais des adversaires qui doivent mettre en commun leurs différences pour le développement du pays »

L’opposition entre division et jalousie
En tout cas, c’est ce que constate le journal suite aux réactions divergentes suscitées au sein de l’opposition par la rencontre Faure/Gilchrist. Pour lui, « ces réactions sont symptomatiques des divisions et jalousies qui rongent l’opposition togolaise depuis plus d’une décennie, bref de la désunion qui la caractérise »

Déblocage de salaires des fonctionnaires d’Etat : Mais des problèmes persistent
Note le confrère pour qui, « loin de pinailler sur ce sujet qui constitue un début de viatique à un peuple agonisant sous le poids de la misère, nous nourrissons plutôt le besoin de partager avec les Travailleurs Togolais certaines inquiétudes et préoccupations.

A quel prix veut-on alors vendre ce ‘’ OUF de soulagement’’ à nos pauvres fonctionnaires ! Cette différence de fossé entre le 27 juillet 2005 et le 1er janvier 2006 ne risque-t-elle pas de vider cette décision de toute sa vitalité et valeur durant toute cette longue attente au point de pousser les travailleurs Togolais à tendre la langue pour une autre communion plus réconfortante et soulageante » 

Appels au retour des réfugiés : Les persécutions continuent
C’est de ce que révèle notre confrère qui indique que « TSOGBE Akou Elom, étudiant à l’IAEC qui faisait partie des principaux contestataires et qui avait été indexé comme tel par des milices du parti au pouvoir » aurait «pris ses jambes au coup pour aller se retrouver dans un lieu sûr en vue de pouvoir sauver sa vie »

« Alors que beaucoup se débattent et font des pieds et des mains pour regagner le bercail, le visage qu’offre le Togo au plan interne et externe ne donne pas le courage aux candidats qui veulent répondre aux appels au retour des réfugiés au bercail lancé par le gouvernement togolais » note t-il

Sadisme au paroxysme  Un vieil homme de 80 ans injustement incarcéré à la prison de Vogan « ils m’accusent d’avoir lancé des pierres. Seul Dieu va… »
Titre de son côté Nouvel Echo qui évoque  cet octogénaire libéré à la prison civile de Vogan le 16 juillet et  dont a fait Liberté Hebdo dans sa parution (plus haut)  

Tokoin-Cassablanca Après dix ans de mariage, un comptable abandonne sa femme au profit de sa bonne
Cette scène se passe dans un quartier de Lomé  Tokoin-Cassablanca entre un couple   Fo Georges et da Maguy.

« Fo Georges et da Maguy sont mariés il y a une bonne dizaine d’années. Le fruit ayant sanctionné les intenses plaisirs de ces dix ans est la venue au monde de deux frères jumeaux.

Un jour de ce mois de juillet où la mousson par son froid pénètre la chair, l’harmonie entre Fo Georges da Maguy et la bonne Essi va connaître ses premières distorsions. La maîtresse est allée à Kpalimé assurer le ravitaillement, laissant le mari aux bons soins de Essi. Un soir, monsieur est rentré du service tardivement.

Les jumeaux dormaient mais aucun signe de la bonne n’était perceptible. Fo Georges prit la résolution de jeter un coup d’oeil dans la chambre de la bonne avant d’être serein. Ce que Georges vit, fit un agréable picotement dans ses reins et il se rappela sa jeunesse. La bonne gisait sur son lit toute nue les jambes écartées permettant à n’importe qui de découvrir la jolie chatte de Essi. Il se dépouilla alors de ses vêtements et vint se blottir à côté de la bonne. La réticence de la bonne fut grande mais son maître la rassura. Et comme une lettre à la poste, la barre n’a pas eu du mal à se loger jusqu’à la garde dans ce chaud et étroit fourreau.

Depuis ce jour ce comptable jadis fidèle ne ratait pas l’occasion en or de faire la fête avec son jouet de plaisir » rapporte t-il. La suite de cette histoire dans sa prochaine parution

Les morts sont-ils réellement morts ? Plus de 15 ans après son décès, il revient au pays avec une famille
« Incroyable mais vrai diront des gens devant cet insolite qui est survenu dans ce petit village situé au nord de la ville de Lomé. Fo Kokou avait la vingtaine d’âge quand il fut arraché de l’affection des siens suite à un accident.

Les cérémonies ont été faites conformément aux rituels dus à son âge et dans les conditions dans lesquelles est intervenu son décès.

Mais depuis quelques temps, les rumeurs faisaient état d’avoir aperçu le mort tantôt dans tel pays, tantôt dans tel autre. C’était la confusion. A chaque alerte quand un membre de la famille fait le déplacement. C’est bredouille qu’il revient

Kokou revenant d’entre les morts a épousé une femme avec qui il a eu deux enfants. Dès les débuts, son épouse ne faisait pas pression sur lui de connaître son pays et sa famille. Le second fils venu au monde, cette idée de voyager devint une obsession pour la femme qui ne laissait pas de répit à son homme
.  

La décision ne fut prise qu’à ces vacances, ils viendraient au Togo plus précisément dans son village pour faire les présentations réciproques.

Toutes les formalités effectuées à la frontière d’Aflao, un taxi a été loué direction Kovié le village de Kokou. C’est ainsi qu’à quelques kilomètres de Kovié, Kokou dit à son épouse et ses enfants que la tradition exige qu’après une si longue absence, il doit les laisser aller seuls et que lui suivra après.

Le taxi arrive, la famille descend et demande d’après la famille de Kokou. C’est avec un grand étonnement mélangé de confusion qu’on accueillit la petite famille.

Une heure, deux heures s’écroulèrent sans que Kokou ne rallie le toit familial » rapporte le journal pour qui «tout porte à croire par cette histoire vraie qu’une autre vie se mène quelque part loin de notre ville et pays natal après la mort »

La Tribune du Peuple
N'a pas paru cette semaine
Arcanes
N'a pas paru cette semaine
L’observateur  togolais 

 

Liberté Hebdo  19

Du mercredi, 27 juillet 2005

Faits et gestes politiques : Gilchrist Olympio, l’autre fléau national
Titre Liberté Hebdo dans sa manchette avec une caricature du leader de l’UFC. Visiblement  amer contre M. Gilchrist Olympio et  pour démontrer- « quel que soit le prix à payer »- que celui-ci «crée plus de problèmes aux Togolais qu’il n’en résout » revient sur les bourdes sur bourdes, contradictions sur contradictions qu’il ne cesse d’aligner depuis quelques temps au grand dame de ses pairs de l’opposition.

La première bourde post-électorale de l’opposant historique  au régime RPT, selon Liberté Hebdo, «  reste la rencontre d’Abuja entre lui, le fils du père de l’indépendance  et Faure Gnassingbé, le fils du père de la nation » puisque celui-ci sans être « candidat à l’élection, s’est discrètement rendu au Nigeria alors qu’à la veille de vaillants démocrates sont tombés sous les balles des tribuns du statu quo »

« Obnubilé par les conseils de Sir Obasanjo, Gilchrist Olympio accepta le deal et retourna à Accra avant de se rendre compte qu’il s’était fait avoir. Il vociféra sur RFI en déclarant qu’il n’y a eu rien de concret et que c’était seulement des propositions qui ont été faites » écrit-il.

La deuxième, c’est le refus de l’UFC de participer à la rencontre du 27 mai 2005 alors que celle-ci s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations d’Abuja et le communiqué qu’il a pondu plus part fustigeant les autres partis qui ont part à cette rencontre. Le hic, c’est que pendant ce temps lorsque l’idée d’un premier ministre issu de la Coalition devenait récurrente, l’UFC notamment son leader,  monte au créneau et exige que ce ‘’premier ministrable’’ vienne de son rang et propose son beau frère.  

« Après ses mémorables cafouillages d’Abuja, le leader de l’UFC s’est fait encore avoir par le  petit Eyadema  le 21 juillet dernier au cours d’un tête-à-tête organisé à Rome par la Communauté Sant’Egidio dont la cheville ouvrière au Togo est Robert Dusseh qui fait partie de la Commission nationale d’enquête de Faure Gnassingbé » écrit le journal

Rappelant que cette rencontre intervient au lendemain de la publication par Amnesty International d’un rapport très accablant sur le non respect des droits de l’homme au Togo, le journal trouve «  bizarre que Gilchrist Olympio qui déclarait entre temps que Faure  a tué 800 personnes  ait pris l’engagement avec celui-ci   de condamner et d’arrêter la violence, d’où qu’elle vienne »

« Est-ce à dire qu’il reconnaît sa responsabilité dans la mort des 800 personnes ? Veut-il nous faire croire qu’il a donné l’ordre aux militaires de tirer à bout portant sur des manifestants aux mains nues ? »,  se demande t-il.

Constatant que Gilchrist ne sait pas ce  qu’il cherche et met les plats dans tous les plats, le journal pense que le moment est venu pour que celui-ci s’offre «une retraite méritée d’opposant historique  après la catastrophe nationale et laisser la place à des jeunes qui se rappellent quand même ce qu’ils ont dit hier » mais, souligne t-il, « s’il veut continuer la lutte, il faudra qu’il dise clairement au peuple ce qu’il veut au lieu de  prostituer  la crise et de jeter les démocrates dans la gueule des loups »

Pour la mise en œuvre des 22  engagements Edem Kodjo doit rendre le tablier
Estime le confrère fort ce que, comme l’a indiqué la Coalition dans le document qu’elle a remis à la mission de l’UE,  la formation d’un gouvernement d’union nationale avec pour tâche «de définir et de mettre en œuvre  les mesures d’apaisement des populations, de promouvoir le climat d’entente entre les diverses composantes de la classe politique, de procéder aux réformes électorales et institutionnelles et d’organiser les prochaines élections» est la « seule solution qui puisse permettre au pays de se lancer véritablement sur la voie de la démocratie ».

Et pour cela, préconise t-il, « dans l’intérêt général et  le bonheur du peuple togolais,  Kodjo doit rendre le tablier et permettre que la démocratie puisse devenir une réalité au Togo. Il faut qu’il comprenne qu’un chrétien, comme lui, ne doit pas se venger de ses prochains pour une raison ou une autre. Le pardon qu’il annonce dans son programme passe incontestablement par là 

Accusé d’avoir lancé des pierres à Avévé pendant la présidentielle Kodjo Aziadjépé,  80 ans, passe trois mois dans des conditions  effroyables à la prison civile de Vogan
Titre notre confrère dans sa manchette avec la photo de l’octogénaire, bagages en main, sortant de la prison de Vogan où il aurait passé trois mois. A propos de l’élargissement des  42 prisonniers intervenu 16 juillet dernier à Vogan et dont la mise en liberté est présentée comme faisant partie des  mesures d’apaisement entreprises par les nouvelles autorités, le journal indique que le fait émouvant « est que parmi ces prisonniers se trouve un infortuné octogénaire qui tient  à peine sur ses deux pieds et à qui on a reproché d’avoir lancé des projectiles.

 ‘’ On m’a accusé d’avoir lancé des pierres.  Je n’ai rien fait ; ils sont venus m’arrêter sur mon lit ‘’ confie le vieil homme et de renchérir : ‘’c’est un de vos confrères de surcroît mon parent qui a intimé l’ordre de m’arrêter’’.  ‘’Comment un vieillard comme moi puisse faire ce dont on m’accuse’’ s’exclame-t-il avant d’ajouter  Seul Dieu va rendre justice pour ceux qui m’ont injustement envoyé en prison’’ »

Le service militaire, une alternative pour nos Etats
En tout cas, c’est ce que préconise notre confrère au regard de ce qui se passe avec les armées africaines qui se  rendent  coupables de beaucoup d’exactions sur leurs concitoyens qu’ils sont pourtant appelés à protéger

«En Afrique, de par la mauvaise image qu’il se donne à travers ses agissements, le militaire est, à tort ou à raison conçu comme l’  ennemi du civil. Etre fils ou fille de militaire au Togo surtout c’est faire entourer sa personne d’une forte suspicion et être vu en paria. Lorsque l’on voit un militaire en treillis, c’est de l’adrénaline qui est secrétée en abondance et l’on est stressé. Cet état de chose est un signal fort d’un malaise social assez significatif qui sape les rapports entre militaires et civils dans nos sociétés africaines généralement conçues sur des concepts d’antagonisme très préjudiciables à la cohésion sociale » indique le journal.

Fort donc de que le concept de militaire en Afrique est travesti et notant que la     formation du militaire est 99 %  militaire ce fait de lui un démolisseur hollywoodien et  le prédispose à banalisation du civil qu’il cherche à  militariser à la moindre occasion, le confrère pense qu’il est nécessaire de créer la défiance en créant un service militaire obligatoire.

« L’élite africaine soucieuse d’un avenir serein pour l’Afrique, ayant abdiqué dans la domestication de nos armées, a l’obligation morale de trouver des voies et moyens visant à rééquilibrer les rapports armée/nation. Dans cette optique, l’instauration du SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE dans les Etats africains serait une alternative. Sa finalité est de créer chez le militaire une méfiance à l’égard du civil qui sait aussi manier l’arme. En cela l’ego militaire sera un tant soi peu amorti. Le soldat contrôlera ainsi ses pulsions fort dévastatrices. Il faudrait objecter créer un  équilibre des forces, une situation identique à la fameuse  équilibre de la terreur  durant  la Guerre Froide », propose t-il car, s’il y avait un service militaire obligatoire au Togo comme il l’est à 18 dans certains pays, «un pareil massacre que la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme ( LTDH) a qualifié de prémices à un génocide il ne serait même pas  envisager car il y aura tout d’abord la réaction  militaire du peuple instruit au maniement des armes, puis les poursuites judiciaires dont seront la cible les auteurs et leurs commanditaires » 

Modification des constitutions africaines : appel au secours à l’ONU, l’UE et aux USA :Un monde civilisé admiratif des prouesses rétrogrades d’une Afrique sans scrupule
Evoquant les modifications qui ont cours en Afrique notamment au Togo, en Tunisie, au Tchad et bientôt l’Ouganda et le Burkina Faso et qui  prennent des proportions inquiétantes, le journal trouve « irresponsable de la part de l’ONU, de l’Union Européenne et des USA, qu’ils se muent en spectateurs passifs, voire même admiratifs de ces prouesses rétrogrades dans une Afrique qu’ils prétendent aider à devenir un continent civilisé comme d’autres » et les invite « à prendre des mesures énergiques pour arrêter ces amusements de petits enfants chez nous en Afrique » car « ce silence coupable, comparé à leurs beaux discours et professions de foi, semble criminel et attentatoire »

François Boko sur RFI : ‘’Le rapport d’Amnesty paraît assez illustratif de ce qui s’est réellement passé au Togo’’
Titre notre confrère qui reprend à son tour l’interview de Boko sur RFI  

Dans sa rubrique Libertinage, voici les sujets traités qui ont intéressé  notre confrère
Et si les autorités prenaient acte des recommandations !
Le récent rapport d’Amnesty International, comme à l’accoutumée, a suscité indignation et tollé au sein des nouvelles autorités togolaises. Le gouvernement, par la voix de son porte-parole, Kokou Tozoun fustige la méthode d’Amnesty International et trouve ridicule que l’organisation de défense des droits de l’homme se soit uniquement limitée à un camp de réfugiés où « elle interroge une série de réfugiés et prend pour argent comptant leurs déclarations et en fait un dossier en rapport et fait des recommandations ».

Le ministre va plus loin en accusant Amnesty de faire du Togo « un fonds de commerce ». Il fait valoir que ce sont les militants de l’opposition qui ont violé les droits de l’homme alors que les forces de l’ordre déversées en quantité industrielle et armées jusqu’aux dents ne faisaient que maintenir l’ordre et la sécurité.

Autrement dit, selon le ministre de la Communication, les viols, les exécutions extrajudiciaires, les blessés et décès par balles, l’exode des dizaines de milliers de Togolais vers le Ghana et le Bénin ont été occasionnés pour rétablir l’ordre. Sacré Togo, si et seulement si le ridicule pouvait tuer !

Bon nombre d’observateurs pensent qu’au lieu du branle-bas du pouvoir, s’il prenait acte du rapport et s’en tenait aux recommandations, il gagnerait plus dans l’amélioration de la situation des droits de l’homme au Togo.

Le Togo à l’ère des ministres reporters
Les ministres du «Koq de la basse cour de Lomé II» aiment les médias. C’est la course effrénée à l’image. Chaque jour que Dieu fait, on les voit se promener dans le pays qui pour prendre contact avec le personnel des services relevant de son département, qui pour rendre visite à telle couche sociale ou faire don de matériels à telle structure. Tous ces train- trains sont couverts par les médias tant publics que privés. La TVT a bien trouvé la formule en fractionnant en deux depuis quelques temps la page nationale de son journal : les activités du Premier ministre d’abord et ensuite celles des ministres.

C’est ainsi qu’on voit le PM, le front haut et le sourire clignotant, accorder audiences sur audiences à une kyrielle d’organisations nationales et internationales. Quand le PM est à son bureau, les ministres désertent les leurs pour se retrouver dans les rues, histoire de montrer à tout le monde qu’ils sont de grands bosseurs.

Malgré tout, rien ne change dans le vécu quotidien des Togolais. Cela fait plus d’un mois qu’ils sont aux affaires, mais il n’y a rien qu’on puisse mettre à leur actif. On a l’impression que tout le monde veut ressembler à Suzannavi de la Santé qui arpente même les montagnes pour savoir ce qui se passe dans le Togo profond. N’a-t-elle pas, selon « Togo Presse », effectué des visites domiciliaires de surprise au quartier des Etoiles et à Adoboukomé pour vérifier l’utilisation à bon escient des moustiquaires distribuées ? N’est-ce pas bizarre qu’une visite dite de surprise soit accompagnée de tous ces médias et de tous ces bruits ? En ce moment, sa consoeur des Populations, des Affaires sociales et de la Promotion féminine, Dr Kanny Sokpo-Diallo, courait devant une « forte délégation » dans le Grand Marché de Lomé pour, dit-on, discuter avec les commerçants. Et avant qu’elle n’ouvre la bouche, elle s’assure de la disponibilité des médias en demandant « Où sont les journalistes ? »

L’image de l’urne «sécurisé» continue de gêner
Le mercredi 13 juillet dernier, le spécialiste en proverbes, le « Prince  Tem », le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration africaine, Zarifou Ayéva et le ministre délégué auprès du ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères chargé de la Coopération, Gilbert Bawara, se sont entretenus avec la presse. Selon les deux ministres, le gouvernement actuel tiendra toujours le peuple informé de ses activités afin que les informations sur le pays ne soient plus erronées. Après avoir évoqué le « tourisme » des chefs d’Etat à Syrte en Libye, ils ont fait savoir à l’assistance que leur mission est de polir l’image du Togo sur la scène internationale. « L’image du militaire qui emportait l’urne est escamotée au début et à la fin. Aujourd’hui, pour rehausser l’image du pays, nous nous devons de révéler la vérité par rapport à des choses comme ça. », a déclaré le « Prince Tem ». Cette profession de foi de Zaza a surpris plus d’un Togolais. Pourquoi n’est-il pas monté au créneau, comme l’a fait à son temps l’ex-ministre de la Communication, pour dénoncer cet état de chose ? En ce moment, on l’aurait pris au sérieux. Ou bien a –t-il attendu qu’il soit d’abord nommé ministre avant de dire que l’image a été escamotée à la fin et au début ? En le disant aujourd’hui, c’est comme s’il veut faire honneur à celui qui l’a emmené à la mangeoire. Tout a été dit et Zaza vient trop tard.

«Les Togolais doivent éviter de salir l’image de leur pays. S’il y a un problème et que tu le dis à l’extérieur, on dit chez nous que tu fais  ‘’Lêguêdê’’», dixit Gilbert Bawara. Mais ce qui est bizarre c’est que c’est dans le gouvernement qu’on retrouve les vrais « salisseurs » de l’image du Togo. Le mensonge que « Gbogboyagbo » a servi aux Togolais à propos des 1,05 millions d’euros est encore vivace dans les esprits.

Le vrai visage de Me Abi Tchessa
L’organisation internationale de défense et de promotion des droits de l’homme, Amnesty International a rendu public le 20 juillet un rapport accablant sur les violations massives des droits de l’homme avant, pendant et après l’élection présidentielle controversée du 24 avril 2005 au Togo.

Amnesty qui a diligenté son enquête auprès des milliers de réfugiés togolais au Bénin a établi un bilan de 150 personnes tuées et estime que le bilan total est bien plus élevé. Réagissant au rapport d’Amnesty International, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me. Abi Tchessa a déclaré : « Nous attendons de voir où et quand tous ces gens ont été tués au Togo ». Les Togolais ont été consternés et indignés par les propos de cet ancien membre de la Coalition de l’opposition qui, il n’y a pas longtemps, condamnait avec la dernière rigueur la répression des forces de l’ordre. Jean Abi Tchessa a-t-il la mémoire courte ? Lui qui courait comme un lapin dans les quartiers Bè, Déckon, Fréau Jardin … sous les nuées des gaz lacrymogènes ? Comment a-t-il pu oublier de si tôt ces corps repêchés dans la lagune de Bè, ces personnes tuées tant à Lomé qu’à l’intérieur du pays ?


Les propos de Me. Abi sont une insulte à la mémoire des victimes. D’aucuns pensent qu’il n’était qu’un espion du régime au sein  de la Coalition. Il vient de montrer son vrai visage.

Le poste de ministre lui est monté à la tête qu’en un temps records, il a voulu égaler ces zélés qui font feu de tout bois pour rentrer dans les bonnes grâces du pouvoir.

Au fait, quel mérite y a-t-il à être dans un gouvernement en sursis, qui n’a pas la confiance du peuple et qui doit être dissout au nom d’une vraie réconciliation?

Combévi Agbodjan n’est pas allé au bout
Lors de son séjour à Lomé, la mission de l’UE s’est entretenue avec une délégation de la HAAC conduite par son président, Combévi Agbodjan. « Par ailleurs, nous avons fait observer qu’actuellement la liberté de presse est une réalité dans ce pays. Pour preuve, aucune radio n’est plus suspendue, la presse n’est pas soumise à la censure, ni à l’autorisation préalable », s’est-il confié à la presse. Mais seulement, il a oublié de dire à la mission qu’il avait ordonné la fermeture de certains médias pendant la présidentielle du 24 avril. Quand il affirme qu’ « aucune radio n’est plus suspendue », qu’en est-il alors de RFI qui n’émet plus sur la modulation de fréquence  (FM) ?

Il boucle son intervention avec ce constat. : «Je tiens enfin à souligner que la liberté de la presse est une réalité concrète au Togo, n’en déplaise à certains ». Mais de qui s’agit-il ?  Qui sont ces « certains » qui s’inscrivent en faux contre le constat d’Agbodjan ? Le patron de la HAAC nous a laissé sur notre soif.

Membre de la société civile ou du RPT ?
«Togo Presse »
a, dans son N° 7070 du mardi 12 juillet 2005, consacré une page et demie à ce qu’il a appelé « Victoire de Faure Gnassingbé à la présidentielle : Echos des réjouissances dans les préfectures ». Au total 12 préfectures ont organisé ces genres de manifestations pour « exprimer leur joie suite à l’élection de M. Faure Gnassingbé à la magistrature suprême ». « A Vogan, la fête organisée par le RPT/ Vo le 2 juillet a été une occasion pour les militants de témoigner au son de la musique Kamou, leur joie et leur entière adhésion… », rapporte le journal. N’est-ce pas curieux qu’au cours d’une manifestation populaire à Vogan on aie joué seulement Kamou ? Passons.

Les mêmes manifs ont été organisées à Tohoun et ont vu la participation du ministre de la Communication Kokou Tozoun et de la Secrétaire d’Etat chargée de la protection de l’Enfance et des Personnes âgées, Mme Christine Agnelé Mensah. Cette dernière qu’on dit membre fondateur ou membre apparenté du CAR est-elle retournée au RPT après son retrait du parti de Me Agboyibo ? A-t-elle pris part à cette fête à titre d’observatrice surtout que « les militants du RPT/ Moyen-Mono se réjouissent également de la nomination de deux fils Adja à des postes ministériels » ? Allez y comprendre.
Le Paparazzi  
 
Le Tambour

Du vendredi, 29 juillet 2005

Confidentiel Des barons du RPT s’apprêtent à rencontrer Faure pour lui exprimer leur mécontentement sur la gestion des affaires
Titre dans sa manchette l’hebdomadaire satirique. Selon notre confrère, mécontents d’avoir écartés malgré les  rudes efforts fournis pour donner la victoire à leur candidat, certains barons et autres jeunes cadres ‘’aigris’’ s’apprêteraient « rencontrer le plus tôt possible l’homme ‘’Faure’’  du pays pour en trouver une solution »

« La partie ne sera pas du tout aisée. D’autant plus que ce ne sont pas des arguments solides pour les convaincre qui manquent au ‘’petit’’ » estime t-il

La coalition fortement mise sous pression    L’UFC sur la piste d’une exclusion tacite
« Opérations tous azimuts sur le Togo. Les derniers événements qui ont secoué la classe politique togolaise ressemblent à ce scénario hollywoodien où le héros entre en bras de fer avec ses acolytes. Plus que jamais, les chiens politiques de notre république bananière s’engouffrent dans des improvisations dictées, au-delà d’un gouffre-vraiment KOq-DJO qui ne contente même pas son maître » note le journal satirique. Evoquant la dernière rencontre entre les deux fils « des deux anciens timoniers défunts » et les remous suscités par cette rencontre dans les rangs de l’opposition  et fort de ce que la menace de se débarrasser de l’UFConnerie revenait pressante après la période électorale,  le journal souligne que « le hic est que le courage manque pour enterrer publiquement GILsatan et sa bande au sein de l’aile radicale. Surtout que le mythe a été entretenu dans la maison, reléguant les autres au second plan. C’est la réalité d’une opposition prise en otage par ses propres dirigeants et qui manquent de stratégies concertées »

Les vérités d’un rapport controversé   Silence, on s’acharne …
« Acharnement, contre acharnement. C’est la caricature du dernier ping pong entre Amnesty International et les tenants de l’ordre ancien-nouveau qui régentent notre lopin de terre depuis la mort du Sage sans sagesse de Pya. Le reste demeure une question d’habitude répétitive au grand dam d’une population laissée à elle-même, si ce n’est le secours désenchanté de l’exil » note le confrère.

A propos de la démarche empruntée par l’organisation et contestée par le pouvoir, le journal indique que « ce qui paraît évident est que les réfugiés interrogés dans les  camps sont en position idéale d’aggraver les faits vécus, à dessein de se tailler un temps soit peu une situation. La conséquence directe est que le rapport n’a pu s’alarmer sur les circonstances des ‘’ violences faites sur des personnes dites RePTiles, victimes recensées chez les RePTiles’’ ». En revanche, reconnaît-il « Ce qui est évident est que la peur a plané sur toute la journée du 24 et la barbarie du 26 avril et suivants a été visuelle. Nul ne peut ignorer qu’il ne pouvait sortir avec le tricot Bob Akitani au cou (on raconte même que le septuagénaire a lu son auto proclamation, caché dans son salon).

Mais que fait-on pour corriger un peu la barre, depuis que notre terre est frappée ? Un rapport ne peut être faux et truffé sur toute la ligne tout comme les motions ne seraient toutes des venues d’occasion. Surtout que le plus heureux de la transition a reconnu le massacre. ‘’Le bain de sang, ce sont les journalistes étrangers qui en sont responsables’’ dixit l’ancien sportif du grand Bassar »

En tout cas, conclut le journal « que de pareilles ne se répètent ; le tout doit passer par une mise en forme des institutions bananières qui créent des désapprobations ici et là. L’heure ne doit plus être de se croire saint du matin au soir ; ce n’est point le propre de l’Homme »

Gestion calamiteuse des résultats du concours de recrutement des enseignants du 8 février  Les  postulants prêts à récupérer les 25 millions de francs CFA
Indique le journal. Selon notre confrère,  les plus  5.000 jeunes qui se sont décarcassés pour trouver 5000 de nos francs dévalués pour le concours de recrutement des enseignants a été organisé le 8 février dernier par le ministère de la Fonction Publique fatigués d’attendre des résultats qui n’arrivent pas « préfèrent donc être remboursés…calmement »

« Il ne suffit pas d’organiser un concours de recrutement. Il faut être capable de pourvoir les postes. Et à temps. Ou devons-nous donner raison à l’oisif qui boutiquait que c’était un concours de Gnass 1er ? » s’interroge.

Le Ministre Akila Esso Boko fait des révélations scandaleuses
L’ancien ministre de l’Intérieur, de l’inSécurité et de la Décentralisation, le Chef d’escadron «de la mort», Akila Boko a promis que si sa situation ne régularisait pas rapidement ou  si ses parents  sont toujours inquiétés, qu’il ferait des révélations. Et bien, il vient de commencer. 

Le Républicain 02

Du mardi, 26 juillet 2005

Interview d’Akila-Esso Boko « …On peut craindre des rivalités »
Titre également dans sa Une Le Républicain avec une photo de l’ex-ministre de l’intérieur et de la sécurité qui reprend lui aussi l’interview de RFI à Boko

Rencontre entre Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio à Rome : Des avis farouchement partagés
Souligne notre confrère qui publie donc les réactions de Harry Olympio du RSDD qui «… craint que les intérêts des Togolais ne soient sacrifiés sur l’autel d’une compromission », de la CDPA qui « approuve la décision prise par les deux hommes sur la situation des réfugiés » de la CPP qui « s’associe à tout ce qui va dans le sens de la réconciliation » de la NDP qui « salue cette initiative qui va dans le sens de la réconciliation »  et exhorte les acteurs politiques à s’impliquer dans ce sens, du CAR qui se désolidarise de la démarche du leader de l’UFC   

Rencontre Gilchrist - Faure à Rome : L’opposant historique  n’a plus droit à l’erreur
Estime Le Républicain pour qui,  si le Togo était un Etat normal, c'est-à-dire un pays démocratiquement ‘’ civilisé’’ la rencontre entre deux hommes politiques relèverait d’un fait normal, mais compte tenu de la situation sociopolitique chaotique du fait de 40 ans de dictature « une telle rencontre s’apparente à une connivence coupable »

« Comment comprendre que depuis que de nombreux Togolais ont fui notre pays pour la simple raison qu’ils sentaient leur vie en danger, celui qui est qualifié de chef historique de l’opposition n’ait pas organisé avec l’aide de la très grande majorité de nos compatriotes une caravane humanitaire à l’endroit de nos réfugiés, et n’ait pas mené une action diplomatique vigoureuse à l’endroit des gouvernements des pays d’accueil pour exiger le respect de leur sécurité et de leur dignité et qu’il eût failli attendre la rencontre de Rome pour que M. Gilchrist sollicitât la ‘’ bienveillance’’ de M. Gnassingbé à l’endroit de nos malheureux compatriotes réfugiés dans les camps du Ghana et du Bénin, ceux-là mêmes que M. Tozoun, Ministre de la communication et de la formation civique n’hésite pas à traiter de façon cynique de candidats déguisés à l’émigration ? » se demande le confrère.

En tout cas, souligne mon confrère « après ses mémorables cafouillages d’Abuja et d’Accra, ‘’ l’opposant historique’’ n’a plus aucun droit à l’erreur. S’il est sûr de son coup cette fois-ci, qu’il y aille mais avec l’obligation impérieuse de résultats »

Faure Gnassingbé et Gilbert Atsu de la NDP seraient des amis de longues dates
Révèle notre  confrère qui indique que  après les dernières péripéties de la NDP et qui ont conduit
Gilbert ATSU à rentrer au gouvernement de Faure-Kodjo sur fond de démission de certains membres du mouvement, il a mené son enquête auprès de certains hommes du pouvoir et états major des partis politiques de l’opposition. Selon ses enquêtes, « le président de la NDP était en contact depuis des années avec Faure avant son accession au pouvoir, certains hauts responsables des sociétés d’Etat ayant longuement servi comme intermédiaires. Du côté de l’opposition, certains responsables de partis politiques qui visaient également la récupération de la NDP n’ont pas hésité à mettre la main à la poche. Le drame est que tout ceci se faisait à l’insu de la plupart de ses camarades de lutte qui étaient au four et au moulin »

Tavio Amorin : Le souvenir d’un panafricaniste
En souvenir de l’illustre disparu, le journal revient sur le parcours politique, l’œuvre et la fin prématurée de ce panafricaniste hors pair.

Les pharmacies par terre, est-ce une menace
S’interroge le journal qui évoque ici le cas de ces pharmacies par terre qui connaissent une grande affluence au Togo particulièrement à Lomé du fait de la crise économique et que les vendeurs ‘’docteurs de rue’’  proposent aux patients des médicaments à plusieurs vertus thérapeutiques mais  dont l’utilisation est nuisible à la santé du fait que ces médicaments sont d’origine douteuse et parfois périmés. Et le journal interpelle les autorités pour que des mesures soient prises pour interdire l’importation de ces médicaments car les efforts menés par les médecins et les associations de défense des consommateurs n’ont pas permis d’éradiquer ce phénomène.

A la recherche de la paix

Qui disait qu’on ne peut faire le bonheur d’un peuple contre son gré ? Une dure observation de la poignante réalité semble pourtant nous y conduire irrévocablement. Aujourd’hui, après la mobilisation de la rue des grandes foules hystériques pour arracher la paix, les moments semblent davantage à la recherche-spectacle de la paix. Chacun pour cela y va désormais de ses subtilités fussent-elles décriées ou appréciées de façon fort mitigée. Ça s’appelle « la recherche de la paix à tout prix ».

Tenez ! Nous partageons tous la conviction que la paix des peuples, la paix des cœurs n’a pas de prix, et aucun sacrifice ne sera trop grand si on devrait le consacrer à la recherche de la paix. Seulement, il semble qu’il y a danger à vouloir la conquérir dans le spectacle et en foulant aux pieds certaines données. La réalité est indéniable que deux entités ont longtemps emmuré l’épanouissement de tout un peuple contraint à ne vivre que par et à travers les humeurs et les desseins de celles-ci.

Mais on ne saurait non plus perdre de vue que le temps de l’embrigadement a tellement fait de chemin qui à la fin, telle une sangsue, il a généré tant de problèmes ne saurait plus efficacement de la seul paternité d’un camp. L’intéressant aurait été alors qu’un trait soit historiquement fait sur les deux entités. Mais à défaut, la sortie du tunnel reste désormais du ressort de toutes les bonnes volontés, sans choix partisans, ni privilège de messie tout désigné. On est souvent trop rapidement tombé dans des erreurs qui consistent à donner à croire que ce peuple dispose de « bergers oints » dépositaires du salut national, et qui les autres n’ont rien d’autre qu’à croiser les bras devant ou derrière et attendre le moment venu. On  est souvent trop vite allé à cette facilité de réflexion qui dit que « sans le berger oint », l’enfer peut continuer. On a trop souvent trop caressé l’idée bâtarde qui dit que le bonheur, le vrai, du peuple tient à un fil.

En réalité, si telle devrait être le chemin vers la sortie, son concepteur attitré l’aurait balisé déjà depuis bien des lustres. On a longtemps donné à ingurgiter que nous sommes dans une situation de faite et que la légitimité est loin d’être acquise. Les autorités de fait devraient l’être autant à l’intérieur du pays, que dans tous les coins du globe. Discuter de la recherche de la paix avec elles à Lomé ou à l’extérieur n’ont de différence que le topic et la garniture diplomatique. A force de se tromper constamment sur ces données, on finit par légitimer « l’illégitimer » et à consacrer le condamnable sans se rendre compte.

Nous sommes allés trop vite en réflexion. Alors attendons de juger aux résultats, encore que nous avons été aussi habitués à des ballets spectacles parfois aux contours difficiles à assumer. Mais à quoi s’en tenir au milieu d’une bourrasque ou de tirs croisés de discussions et rencontres des plus hétéroclites ? Multiplier les négociations, c’est bon, mais commencer à les ordonner, voilà qui promet.
 
 
 

 
 
 

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