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Revue de
presse de la semaine du
25 au 31
juillet 2005
Par
Daniel Garidan |
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Le
Combat du peuple
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N°
508 |
Du lundi, 25 juillet 2005
Règlement de la crise togolaise : Gilchrist Olympio bêche la Coalition : Gilchrist et
Faure ont pris des engagements devant la communauté Sant’Egidio
Titre Le Combat du Peuple dans sa
manchette. Rappelant les engagements pris (à partir du communiqué rendu public)
par ces deux hommes devant la communauté Sant’Egidio et les réactions suscitées
au sein de la Coalition par cette rencontre, le confrère note : « au regard de
tout ce qui précède, on a le sentiment que la Coalition de l’opposition radicale
est tout simplement une alliance de façade pour amuser la galerie, en clair un
MACHIN. La Coalition ! Oui. Mais au-delà de cette Coalition, il faudrait une
confiance mutuelle et surtout du respect pour les autres. Autrement il vaut
mieux que chaque parti vole de ses propres ailes. Car, en réalité, il ne sert à
rien de vouloir une chose et son contraire à la fois. On ne peut pas se déclarer
champion de la démocratie et mépriser les autres. C’est de la dictature.
Gilchrist Olympio doit se prendre beaucoup plus sérieux en respectant les autres
surtout que c’est la deuxième fois qu’il se permet de bêcher ses pairs de la
Coalition »
Rompre avec le
passé : Face à la flambée du prix du
maïs, le Gouvernement monte au créneau
Titre notre confrère qui évoque le communiqué du
gouvernement en date du 19 juillet dernier qui met le marché des céréales sous
observation pour 10 jours aux termes desquels, si la tendance des prix reste à
la hausse, le gouvernement prendra des mesures appropriées pour fixer lui-même
les prix. Tout en se
réjouissant de cette montée au créneau du
gouvernement dont la « fermeté de ton du communiqué ne laisse pas de place à
l’équivoque », le journal estime cependant que le tout n’est pas de faire
baisser les prix, il faut, selon lui, « identifier les causes réelles du mal,
c’est-à-dire poser le diagnostic, pour trouver une thérapeutique efficace
susceptible d’éradiquer définitivement le danger ».
« L’engrais (vivrier) qui devrait être disponible pendant la saison des pluies
au niveau des paysans est non seulement insuffisant mais n’arrive qu’à des prix
très élevés » indique le journal pour qui, « le circuit d’attribution des
marchés d’achat et de distribution doit être revu, car il est entièrement
gangrené »
D’un rapport à l’autre
L’épreuve de vérité
Amnesty International publie un rapport qui pose un problème de crédibilité
Titre de son côté Le Combat du Peuple.
« Une fois encore, Amnesty International a présenté notre pays comme un Etat de
non-droit où les crimes et autres atteintes graves aux droits de l’homme sont
légion. L’organisation a notamment fait état de recours à un usage systématique
de la violence, de répression brutale, d’exécutions extrajudiciaires,
d’enlèvements, d’actes de tortures et de mauvais traitements y compris le viol,
des tentatives de viol, des arrestations arbitraires, etc. Et elle attribue
toutes ces violences aux ‘’forces de sécurité togolaises, aidées par des milices
proches du parti au pouvoir’’ » note le confrère qui, tout en reconnaissant que
la mort subite du président Eyadema a provoqué divers événements qui, à leur
tour, avaient laissé libre cours à des violations des droits humains, estime
« contrairement à ce que certains peuvent être portés à croire, s’il est sûr
qu’il y a eu des exactions, ces dérives ne sont pas toujours forcément à mettre
à l’actif des éléments des forces de sécurité. La violence a été un mal partagé
par tous, qu’on soit militaire ou civil, militant du RPT ou de l’opposition. Et
la plupart du temps, la riposte des hommes en uniforme ne venait que pour
tempérer la hargne dévastatrice de certaines populations civiles qui étaient
décidées à en découdre avec d’autres ».
Pour le journal, « tenter de régler le cas togolais en catégorisant d’une part
des prétendus agresseurs et de l’autre, des présumées victimes ne paraît pas
responsable. La situation qui a prévalu au Togo après la mort du Président
Eyadema jusqu’au lendemain de l’élection présidentielle d’Avril 2005 était
beaucoup plus complexe. Pour être crédible, Amnesty International aurait dû
gérer ce dossier avec beaucoup de doigté en menant des investigations en
profondeur, au lieu de se limiter à certains ragots collectés ça et là, auprès
d’individus qui ont tout à gagner en fournissant des informations orientées,
déformées et travesties à dessein ».
Il est temps, estime notre confrère, que « Amnesty International se prenne au
sérieux en faisant preuve d’impartialité et d’objectivité dans ses rapports »
car, « on ne peut pas glaner des informations ou des témoignages par-ci par-là,
dans des camps de réfugiés pour en faire un rapport. Un rapport, à notre sens,
requiert pour sa crédibilité, une démarche beaucoup plus scientifique et doit
être verrouillé ».
Tout porte à croire note Le Combat du Peuple que, «
Amnesty International, face à l’épreuve de vérité se fourvoie encore dans la
valse des chiffres et publie de n’importe quoi »
Togoata Apédo-Amah discrédite la LTDH

Le Combat du Peuple
s’en prend au SG de la LTDH et à sa suite pour avoir, lors de la rencontre avec
la délégation de l’UE le 13 juillet dernier, présenté un portrait apocalyptique
du Togo.
« …Apédo-Amah et les siens ont dépeint du Togo, un portrait
apocalyptique. Faisant fi de toute retenue et du minimum d’objectivité, ils ont
abreuvé la mission de leurs rancoeurs et de leurs états d’âme… », indique le
journal. Pour notre confrère, « cette façon manichéenne de juger la situation
togolaise est hautement dangereuse. En effet, nul ne saurait nier qu’il y a eu
au Togo, avant, pendant et après le scrutin du 24 Avril dernier, des événements
qui ont conduit à des violations des droits de l’homme. Mais grossir les faits,
les exagérer jusqu’à les déformer dans le but de charger ses adversaires
politiques et d’émouvoir l’opinion est loin, bien loin d’apporter un quelconque
début de solution au problème ».
« La lutte pour la défense et la protection des droits de
l’homme est un combat noble. C’est pourquoi, sous tous les cieux, une grande
considération est accordée à ces organisations. Mais lorsqu’elles se
transforment en épouvantails, véhiculant des informations tronquées et déformées
à dessein, ces organisations tombent dans le ridicule et perdent toute
crédibilité. Et c’est malheureusement la voie sur laquelle Apédo-Amah a choisi
de conduire la LTDH. C’est vraiment dommage qu’une organisation comme la LTDH
pour laquelle certains avaient tout donné soit aujourd’hui réduite en un simple
instrument aux mains de quelques irresponsables qui ne cessent de la couvrir de
ridicule » relève notre Le Combat du Peuple
La Radio mondiale, RFI,
suspendue jusqu’à nouvel ordre en Côte d’Ivoire
Annonce notre confrère qui, visiblement, se réjouit de cette décision puis qu’il
n’y a pas longtemps, il avait tiré à boulets rouges sur la Radio mondiale
traitant ses journalistes de tous les noms d’oiseau et justifiant et trouve
juste la suspension de RFI en FM à Lomé.
Rappelant que dans le cas de la Côte d’Ivoire « cette suspension
a été décidée pour non-respect du traitement professionnel de l’information »,
que « les journalistes mis en cause ont pour noms Olivier Rogez, celui-là même
qui a couvert les événements du Togo pendant la période électorale, et Cyrille
Ben Simon », le journal note qu’ «au-delà de ces considérations, somme toute,
préoccupantes, surtout s’agissant d’une radio qui exerce une influence
indiscutable sur ses auditeurs africains qui prennent pour parole d’évangile,
tout ce qui y est diffusé, il faut retenir que le comportement des journalistes
du service Afrique de RFI n’est pas fortuit. Au jour d’aujourd’hui, le monde est
régi par ceux qui peuvent imposer leur vérité. Et pour ce faire, il faut
disposer de puissants moyens d’information. Les Occidentaux en général et la
France en particulier entendent influer sur le cours des événements en Afrique.
Radio France Internationale est une arme terrible et redoutable destinée à régir
l’opinion dans nos pays. Et il est connu que celui qui contrôle l’opinion dans
un pays peut en contrôler l’évolution. Il faut donc comprendre que RFI, loin
d’être une radio quelconque, est au service d’une cause, celle des puissants
face aux dominés. Tant que nous n’adhérons pas à cette vision, nous resterons
dépendants de la pensée des autres imposée par leurs radios et télévisions»
Explosion à la poste de Tokoin habitat:
Acte de terrorisme ou pression ?
Des dégâts matériels importants
En tout cas, c’est la question que se pose notre confrère qui revient sur
l’explosion survenue la semaine dernière à la Poste de Tokoin Habitat dont ont
fait cas certaines publications de la semaine passée. En attendant que l’enquête
diligentée par les autorités établissent les responsabilités et fort de que
dans un passé pas très lointain « on a assisté à ce phénomène présenté par le
Gouvernement d’alors comme actes de terrorisme » et que « également des actes
de violences ont été posés par des faucons du régime avec la complicité d’une
partie des services de renseignements pour faire pression sur le défunt Chef
d’Etat » Le Combat du Peuple pense qu’il ne faut pas jeter de l’huile
sur le feu dans l’appréciation de cet acte au moment où « le Chef de l’Etat
s’investit pour la décrispation et la normalisation de la situation politique
dans notre pays ».
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Agni
l'Abeille |
N°
43 |
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Du mardi, 26 juillet 2005
Campagne présidentielle 2005 :
Les militants de l’opposition radicale
réclament les comptes de leurs cotisations
Indique Agni dans son billet
Confidentiel. En fait, notre confrère un passage de La Dépêche qui
avait, sur cette affaire, publié un article faisant été de ce que les militants
de l’opposition radicale réclameraient les comptes de leurs cotisations
Rencontre Faure-Gilchrist à Rome :
6 heures de discussions, 4 points débattus
Indique notre confrère. A
propos des réactions suscitées par cette rencontre, tout indiquant que cette
rencontre « sème
le trouble dans les rangs des sympathisants des partis d’opposition qui jugent
sévèrement les leaders politiques » le journal
publie la réaction du
CAR et de Sursaut-Togo.
« Taxi tempo », la
petite indienne dans les rues de Lomé
Le journal évoque l’apparition depuis quelques mois
de petites motos à trois roues, communément appelées Taxi Tempo, assurant le
transport en commun et transportant trois passagers en plus du conducteur.
Selon notre confrère, qui dit avoir interrogé les responsables de la société
importatrice de ces motos, la Société African New Transport and Developpement
(ANT & DEV), « ces motos ont pour but de diminuer les accidents de la
circulation ». La seule fausse notre, selon le journal, c’est que contrairement
aux taxi-moto, les taxi-tempo ne déposent pas encore les passagers
devant leur demain.
« Ces motos d’origine indienne sont en vente comme en bail (work and pay). Les
pièces de rechange sont aussi disponibles avec un mécanicien spécialisé »
précise le confrère pour qui, « comme on le voit de Dubaï à New Delhi en passant
par Pékin, le marché togolais est de plus en plus dans les agendas »
Le 1er Arrondissement de la Mairie de Lomé
en état de délabrement avancé : Que
font nos autorités ?
S’interroge Agni qui décrit l’état déplorable
dans lequel se trouve l’établissement abritant les services de la Mairie,
Premier Arrondissement de Lomé.
« D’abord le bâtiment abritant l’arrondissement est un local très vieux
construit dans l’ère de la colonisation allemande et cela fait long temps qu’on
lui a donné un coup de pinceau de peinture. Si vous êtes 2, vous allez emprunter
l’escalier en faisant une queue car ce dernier conduisant aux bureaux est trop
exigu. Arrivés au 1er étage, vous êtes accueilli par un planton assis devant une
table déséquilibrée. La selle de sa chaise est déchirée et les murs sont sales.
La grande salle a été désertée car le toit est fissuré et part en lambeaux »
rapporte t-il et se demande « que font nos autorités face à cette situation ?
Que fait-on des recettes communales (taxes de la commune, recettes des marchés
etc.…) »
Les dessous de la rencontre
Faure-Gilchrist : Face à Gilchrist
Olympio, les ministres Gilbert ATSU et Gabriel Dosseh-Anyron ont raison
Rappelant qu’il y a quelques temps M. Gilchrist Olympio avait clairement laissé
entendre que son parti n’est pas représenté au sein du gouvernement Kodjo
accusant du coup « ceux qui ont accepté de travailler pour donner une nouvelle
forme à la lutte » et fort de ce que M. Gilchrist Olympio est allé rencontrer
M. Faure Gnassingbé sans prendre des dispositions au niveau de la Coalition, le
journal estime qu’en acceptant de rencontrer le Président Faure Gnassingbé «M.
Olympio donne raison à Messieurs Gilbert Kodjo ATSU et Gabriel Dosseh-Anyron qui
ont accepté d’entrer dans le gouvernement »
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Le
Regard |
N°
451 |
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Du mardi, 26
juillet 2005
Des membres de la Coalition réagissent à la rencontre Faure-Gilchrist
Titre notre confrère dans sa manchette qui, reprenant un extrait de la
déclaration de M. Gilchrist Olympio au lendemain de sa rencontre avec Faure
Gnassingbé, laquelle expliquait les raisons de cette rencontre « …
il faut des mesures importantes parce que le pays, à cause des
dérapages est au bord du gouffre », indique : « il
n’en demeure pas moins que les Togolais sont surpris par ce revirement de
situation en raison de la radicalisation des positions habituelles de l’UFC et
surtout quand l’on sait que ce parti subordonnait, il y a peu la reconnaissance
de la légitimité de Faure Gnassingbé à la signature d’un accord politique entre
la Coalition et la mouvance présidentielle ».
Commentant les réactions divergentes des autres leaders notamment du Prof.
Gnininvi de Me Agboyibo et de Gogué, le journal indique que « toujours est-il
que ni Faure, ni Gilchrist ne pouvaient refuser l’initiative de Sant’Egidio sous
peine de paraître aux yeux de l’opinion comme un obstacle au dialogue »
Faure Gnassingbé de Téhéran à Rome
L’envoyé spécial du
journal à Téhéran et à Rome notre confrère Abass Saïbou fait ici le compte
rendu de la visite d’amitié et de travail que Faure Gnassingbé a effectué en
Iran, première étape de son voyage, les différentes séances de travail et
rencontres qu’il a eues avec le président Mohammad Khatami et les autorités
iraniennes ainsi que les accords de partenariat signés entre les deux pays et à
Rome où il a rencontré le président de l’UFC.
Gilchrist face à Faure à Sant’Egidio
Le Regard
qui était de la délégation gouvernementale par son directeur de publication et
qui n’a pas assister à la rencontre, la présence de la presse n’étant pas jugée
nécessaire, fait tout de même le point cette rencontre Faure/Gilchrist et
précise que tous ceux qui ont assisté aux discussions se sont refusés à tout
commentaire laissant le soin à la communauté Sant’Egidio, initiatrice de la
rencontre de produire un communiqué pour, disait-on, «éviter toute
désinformation de nature à hypothéquer les chances de ce dialogue »
Rappelant que c’est la 2e fois Gilchrist Olympio rencontre Faure
Gnassingbé, le journal indique que « les Togolais aussi bien que les
observateurs avisés de la scène politique habitués aux micmacs de la classe
politique togolaise attendent de constater les résultats palpables de cette
rencontre avant de croire qu’il s’est passé quelque chose de sérieux »
L’intérêt des
recommandations d’Amnesty pour le Togo
En lieu et place d’une publication intégrale du
rapport de l’Amnesty International comme l’ont fait la plupart des publications
proches de l’opposition, Le Regard, lui a choisi de publier les
conclusions et recommandations et ceci avec cette note :
« Le récent rapport d’Amnesty international, au-delà de l’appréciation que les
uns et les autres peuvent en faire, constitue un document dont pourrait
s’inspirer la Commission Spéciale d’enquête. Dès lors que dans ses notes,
Amnesty international a reconnu qu’elle s’est limitée aux témoignages des
témoins et victimes réfugiés au Bénin, il appartient à la commission mise en
place par l’Etat togolais de vérifier la véracité de ces témoignages. Il n’y a
donc pas lieu de s’alarmer outre mesure, surtout qu’en plus de la commission
nationale d’enquête, une mission d’établissement des faits envoyée par l’ONU
qui s’est rendue au Togo, au Bénin et au Ghana en juin a, en sa possession, des
témoignages et les éléments d’appréciation recueillis sur place à Lomé.
Quoiqu’il en soit, les recommandations de Amnesty International doivent être
prises en compte pour la manifestation de la vérité. En outre les autorités
togolaises gagneraient à s’en inspirer pour améliorer la situation des droits de
l’homme au Togo»
L’enjeu des nouvelles échéances
électorales.
Le Regard note qu’après la mission d’évaluation de l’UE, «il devient de plus en plus évident que
l’on s’achemine irrémédiablement vers
l’organisation des élections législatives dont la transparence et l’équité
constitueront un déclic pour la renormalisation des relations entre le Togo et
l’Union Européenne ».
Mais en attendant que les discussions s’engagent entre le pouvoir et
l’opposition au sujet de l’amélioration du cadre électoral,-puisque ce qui
importe pour l’UE, c’est d’avoir un cadre électoral acceptable et un fichier
électoral fiable et non la recomposition du gouvernement comme le demande la
Coalition- le journal note que du côté du pouvoir comme de l’opposition, des
défis sont à relever.
« Le pouvoir a une sérieuse équation à résoudre. En même temps que les députés
du RPT ne veulent pas abandonner leurs émoluments, les autorités togolaises
pressées de renouer avec les institutions internationales ont tout intérêt à
organiser de bonnes élections surtout que le débat sur la légitimité du chef de
l’Etat n’est plus à l’ordre du jour.
Côté coalition, le défi n’est pas moins terrible. Il faudra du talent pour
redonner aux électeurs, le goût des élections et dans le même temps, trouver les
moyens de gérer les dissensions internes car le risque est grand que les partis
ne puissent pas s’entendre sur les candidatures uniques »relève le confrère.

Interview : L’ex-ministre François Boko parle du rapport
d’Amnesty International
Titre dans sa manchette Le Regard avec
photo de du chef d’Escadron François Akila-Esso Boko. Le confrère publie sous ce
titre l’interview que RFI a accordée lundi dernier
A M. François Boko après la publication du rapport d’Amnesty
International
Hausse vertigineuse du prix du maïs : Le gouvernement réagit enfin
Titre notre confrère à propos du communiqué du
gouvernement en date du 19 juillet qu’il reprend d’ailleurs ici quelques
extraits
Dans sa rubrique
ça vous
regarde,
notre confrère s’est intéressé à ces
sujets : QUI EST
LE PRÉSIDENT ?
L’ombre du Timonier plane toujours sur le Togo. C’est vrai qu’après près de 40
ans de règne, on ne disparaît pas sans laisser de traces. Dans certains milieux,
on se fait même difficilement l’idée que le Timonier n’est plus de ce monde. Un
tour dans certains bureaux de l’Administration publique permet de voir toujours
accroché au mur, le portrait officiel de feu Gal Eyadema avec la mention
« Président de la République Togolaise ». Rien n’a changé en somme. Ou
alors, à ces endroits, on n’a pas cru devoir se mettre au goût du temps.
Peut-être est-ce parce qu’on veut honorer la mémoire du disparu. Mais la chose intrigue
certains observateurs qui se demandent qui est finalement le prégo dans ce
pays : le fils ou le père qui n’est plus ?
UNE RENCONTRE QUI INQUIÈTE
Alors qu’il séjournait en Italie sur le chemin du retour de Téhéran où il avait
effectué une visite officielle, Faure Gnass a rencontré M. Gilchrist Olympio.
C’était à l’initiative de la Communauté Sant’Egidio. Selon certaines
informations faisant état d’une rencontre secrète, les deux fils d’anciens chefs
d’Etat ont pris un certain nombre d’engagements allant dans le sens du
règlement de la crise togolaise.
L’annonce de cette rencontre a suscité diverses réactions dans les milieux
politiques. Alors que certains saluaient le fait que Faure et l’opposant le plus
irréductible au régime qu’il incarne aujourd’hui se rencontrent pour discuter,
chose qui n’avait jamais été possible entre Gil et Gnass père, d’autres ne
cessent de fulminer. On estime que le leader de l’UFC a dribblé la Coalition,
qu’il a bêché le Bélier et les autres et on s’interroge sur ce que les deux
hommes se sont exactement dits à Rome. Le moins qu’on puisse constater
aujourd’hui, c’est que la rencontre entre Gil et le fils du père en Italie
inquiète et soulève des suspicions
ET ÇA
RECOMMENCE !
Dans son nouveau rapport, Amnesty International a fait
état de blessés, de viols, de tentatives de viols, de réfugiés, de disparitions,
d’exécutions extrajudiciaires, etc. S’agissant du nombre des morts,
l’organisation, tout en estimant ne pas disposer d’un chiffre définitif, parle
d’une liste de 150 noms. En tout cas, aujourd’hui, il n’est plus question de
centaines de morts rejetés par la mer sur nos plages. Mais ce rapport ne suscite
pas moins de vives réactions de la part des autorités togolaises. Certes, on n’a
pas encore intenté un procès contre Amnesty International comme en 1999. Mais
les autorités du pays sont montées au créneau pour fustiger Amnesty
International et démentir ses allégations. On reconnaît qu’il y a eu des
événements ayant conduit à la violation de droits humains. Mais tout en
estimant que la situation n’a pas été aussi grave que le prétend Amnesty, on
indique que les victimes de ces violations ne sont pas forcément du côté où
l’organisation les a cherchées.
En réalité, tout ceci n’est qu’un faux problème. On doit désormais savoir au
Togo que Amnesty International est comme un œil de Caïn qui observe tout ce qui
se passe et les rend comme elle l’entend. Il ne sert à rien, de s’agiter à
l’occasion de la publication des rapports. Il faut plutôt éviter la survenance
des violations des droits de l’homme. Au lieu de s’en prendre à Amnesty, il
serait beaucoup plus indiqué de rechercher ceux qui ont donné l’occasion à cette
organisation de produire un nouveau rapport sur le Togo. C’est une vérité
indéniable qu’au lendemain de l’élection du 24 avril dernier, des hommes en
treillis et en armes étaient rentrés dans des maisons pour frapper violemment
les populations. C’est un fait irréfutable. Qui a donné l’ordre pour que les
« Sodja » soient déversés dans la ville ? On sait aussi que les éléments
n’obéissent qu’aux ordres. Qui leur a demandé de tabasser les gens ou de faire
usage de leurs armes ? Voilà ceux qu’il faut rechercher et sanctionner, au lieu
de s’en prendre à Amnesty qui, après tout, ne pouvait rien inventer si on ne lui
en avait pas donné l’occasion.
LE ROI EN OBSERVATION
La semaine dernière, on a observé comme un ballet de syndicalistes autour du Roi
Kodjo 2. Presque toutes les centrales syndicales avaient franchi le seuil de la
demeure primatoriale. Et à leur sortie d’audience, chaque responsable s’était
adressé à la presse. D’une manière générale, on prend acte de la nomination du
Roi au poste de Premier ministre et on attend de le voir à l’œuvre pour juger
après. Certains vont jusqu’à lui donner une période de grâce de 6 mois à un an.
(Cf. une interview de Beliki Akuété à un confrère de la place).
A la limite, tout porte à croire qu’on fait confiance au Roi. Mais en réalité,
il s’agit d’une grosse épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Six mois
sont vite passés et ventre affamé n’a point d’oreilles. Alors, wait and see !
En tout cas, le round d’observation ne vient que de commencer. La fin
justifiera bientôt les moyens.

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Le
Point de la Semaine
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N°
43 |
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Du mercredi 27 juillet 2005
Rencontre de Rome entre Faure et Gilchrist :Un
face-à-face diversement apprécié
Titre notre confrère dans sa manchette avec une photo
de Kofi Yamgnane un des acteurs le plus en vue de la diaspora togolaise.
« Le jeudi 21 juillet dernier, et au moment où la Coalition de l’opposition
était attendue à Abuja pour une rencontre avec le président en exercice de
l’Union Africaine, Olusegun Obasanjo, le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio,
dont le parti avait boycotté le voyage du Nigeria, rencontrait le président de
la République togolaise Faure Gnassingbé. De cette rencontre tenue à
Sant’Egidio, en terre italienne, beaucoup de choses se disent. Beaucoup de
réactions et d’analyses ont été faites par-ci et par-là et qui portent sur la
déclaration finale faite par la Communauté de Sant’Egidio » indique le journal
avant de revenir en commentant sur les réactions suscitées par cette rencontre
tant au plan interne (avec les réactions divergentes des leaders de
l’opposition) qu’extérieur (la diaspora où la rencontre de Rome pose des
interrogations liées au choix de la date de la rencontre, le lieu et le
contexte togolais actuel)
Fonds de la
Coalition: Plus de 120 millions de
francs détournés
C’est ce que révèle Le Point de la semaine
dans son billet Confidentiel. Selon notre confrère qui cite « des sources dignes
de foi », dans le cadre de l’appel de fonds lancé par la Coalition, «deux
milieux d’affaires, non des moindres auraient remis respectivement une
somme d’environ 50 millions, et 75 millions de nos francs pour les soins de la
Coalition. Ces importantes sommes d’argent auraient été confiées à un important
leader de la Coalition pour les besoins de campagnes » mais selon les mêmes
sources, «cet argent n’aurait jamais été versé dans les comptes de la
Coalition ».
Pour le confrère, « si cette information venait à être avérée, elle va s’ajouter
aux inquiétudes de ceux qui dénoncent tout bas la gestion approximative faite
des fonds d’une Coalition faite de leaders hantés et obsédés par le mythe du
milliardaire, repris en saccades par le citoyen moyen »
Le
Togo otage des familles Gnassingbé et Olympio ?
François Boko pour «une force alternative»
En tout cas, le confrère semble être d’avis au regard
de l’analyse qu’il fait de la situation sociopolitique du pays depuis le premier
coup d’Etat militaire de 1963 jusqu’à nos jours où «deux pôles de décisions
continuent à cultiver et à renforcer ce clivage à travers deux idéologies
distinctes et loin du terrain social »
A l’analyse donc de cette situation et des derniers événements
et commentant les propos de l’ex ministre de l’intérieur qui, parlant des deux
familles et régissant à la rencontre Faure/Gilchrist préconisait une ‘’force
alternative’’ qui puisse redonner vie aux Togolais ‘’ fatigués par
cette prise en otage par les deux familles de la vie politique togolaise,
notre confrère note qu’ : «à la lumière du long combat de tunnel que se livrent
les deux familles, c’est le peuple togolais qui se retrouve pris entre deux
feux, otage de deux entités politico-familiales dont il n’en finit pas de faire
les frais. Une transition, fut-elle maîtrisée, une politique d’ouverture et de
réconciliation nationale ne sauraient mériter de poids et d’aval politique que
si celle-ci s’opérait dans le cadre d’une ‘’ troisième force’’, au vu de
certains observateurs. De même, la fracture sociale grandissante, l’impossible
mariage entre un système arbitraire établi et une légitimité populaire, sont le
fruit de l’absence d’une réelle ‘’ force alternative’’ capable
s’interposer entre les deux entités et de relativiser les positions jamais
tranchées »
Dans son FLASH
COCKTAIL Le Point de la semaine a rassemblé pour vous ces sujets
Mathieu Kérékou, la superstar du Bénin
Alors qu’il n’était pas préparé pour supporter les
affres du vent de l’Est, Mathieu Kérékou s’était illustré au début des années
90, dans la cession élégante du pouvoir sous pression populaire après avoir
concédé quelques harmonisations démocratiques. Il est revenu aux affaires
quelques petites années plus tard. On disait de son pays que celui-ci avait
montré l’exemple que tout pays aspirant à la démocratie devrait suivre. Le
Président Mathieu Kérékou vient une fois encore de s’illustrer dans le respect
de la parole donnée, comme pour dire qu’il ne lui manquait pas d’arguments et de
moyens en 90 de garder plus longtemps le pouvoir. Pendant que tout le monde
s’agitait (ou on se tiraillait) dans son Bénin et autour de lui en faveur de la
modification de la constitution qui aurait pu lui permettre de rester pour de
nouvelles années au pouvoir, celui-ci vient de décider autrement à la grande
déception de ses supporters qui misaient et juraient pour tout. Son clan s’était
même fragilisé en fractions par rapport à la révision, leur salut. Le Bénin
vient ainsi de briser le suivisme de ses voisions car au nord « Fo B » va
rempiler en novembre pour un troisième mandat du pays des hommes intègres. Au
Bénin, Kérékou, vieillissant, ne veut pas être l’oiseau par lequel les malheurs
arrivent, au contraire et il est une superstar. En ne révisant pas, plusieurs
requins se voient hors course, pourtant ils affichaient un optimisme jusqu’à
conclure une alliance même avec une partie de la mouvance présidentielle. Le
Président Kérékou ne veut pas réviser la Constitution du Bénin pour espérer se
rendre éternel au pouvoir et une fois de plus il peut proclamer avec orgueil
comme une superstar : « ce qui est dit, est dit ». Ce fut l’un de ses
slogans préférés quand il revenait de nouveau aux affaires.
La suite du périple sur la piste d’Iran

Au cours de la semaine du 09 juillet le chef de
l’Etat, Faure Gnassingbé s’est offert le spectacle chez les Evala de la Kozah.
Toutes les étapes sont passées sous ses yeux comme le père l’aurait fait si la
mort n’était pas intervenue au début de l’année. Au cours de ces luttes son père
offrait de temps à autre des sourires pour saluer une action spectaculaire. A la
place, le fils a souvent offert des potions de la quinine. Personne n’avait
obligé le fils à ne pas déroger à la règle mais il avait tenu sans un seul
sourire, la mine régulièrement fermée. Ses collaborateurs s’en délectaient sans
relâche ni retenue. Ou bien il voulait faire l’enfant sérieux ou bien c’est à
cause de son baptême de feu.
Une semaine entière à l’intérieur, aussitôt la suivante à l’extérieur du pays.
Qu’est-ce qui le fait courir sans relâche, se demande-t-on ? Questions d’urgence
ou recherche de soutiens à sa légitimité ?
Le maïs et aussi la boisson
Dans une discussion impromptue avec un responsable dans le nouveau gouvernement,
discussion ayant précédé le communiqué de mise au point du ministre du commerce
sur les prix des boissons qui ont pris l’allure des rumeurs, l’interlocuteur
avait laissé entendre qu’il fallait continuer par boire la bière en attendant la
réaction du gouvernement sur la baisse ou le maintien des prix ; mais à quel
prix ? Toujours à lui de rétorquer : voulez-vous la baisse du prix du maïs ou de
la bière, car pour nous il faut aller par étapes ? Au-delà du fait que nous
« saluions » son ignorance parce que nouvellement admis, nous avions profité
pour regretter ses mauvaises réponses car il voulait nous emmener sur la piste
des priorités. Ce qui n’est pas d’actualité car pour nous l’essentiel c’est
l’apaisement social devant aboutir à la réconciliation pour laquelle cette
équipe gouvernementale est appelée à œuvrer. Si la cherté du prix du maïs
arrangeait les agriculteurs, personne n’en serait offusqué. Ici, les
spéculateurs font la loi aux prix de mafieuses pratiques généralement couvertes.
La bière ne coûtera pas moins chère
Si déjà depuis des années on s’est familiarisé avec les prix des produits de la
Brasserie, ce n’est pas la même chose pour les prix des produits céréaliers. La
crise tient également tous les patrons. Autant ils ont de la peine à vous
accorder plus d’une bouteille de bière dans une invitation autant il leur est
difficile d’acheter plus d’un bol de maïs pour la famille, pourtant c’est eux
qui sont aux commandes. C’est plutôt là le paradoxe que les spéculateurs soient
plus puissants que les autorités compétentes. La bière ne coûtera pas moins
chère, il y a maintien de son prix alors qu’on tolère la hausse du prix du bol
de maïs. Le commandant Agadazi peut continuer à se battre !
Des Européens au Togo, des Togolais en EuropeComme
une curieuse coïncidence, pendant qu’une délégation de l’Union Européenne était
en visite d’évaluation des 22 engagements à Lomé, une « contre délégation »
de parlementaires conduite par le Président de l’Assemblée Nationale, M. Abass
Bonfoh, avait séjourné à Bruxelles pour rendre compte, dit-on, de la situation
politique togolaise. C’est curieux que celui qui a conduit la transition pendant
deux mois ne soit pas présent pour s’expliquer sur comment il a géré cette
période et que cette tâche soit ardue à d’autres, à moins que l’on dénie à
« l’ancien Président » la capacité de pouvoir conduire toute l’argumentation
y afférent ou que la parenthèse des 22 engagements avait été fermée lors de la
transition intérimaire. En tout cas, dans le domaine des droits de l’homme,
Amnesty International veillait au grain et ses constats sur les différentes
violations sont contenus dans le dernier rapport publié le 20 juillet dernier.
Dans sa rubrique La Carte titrée
Sacrée Coalition, notre confrère écrit :
Nous aurions pu dire « Sacré Gilchrist Olympio », l’homme qui donne
davantage l’impression de n’avoir plus désormais de leçon à recevoir que de
Faure Gnassingbé, pourtant qualifié de président illégitime ou de fait. La
raison et le bon sens voudraient qu’on ne fasse pas une chose et son contraire à
la fois. Mais l’exception politique a ceci de curieux que le ridicule ne tue
pas. Autant s’y prêter donc à cœur joie, fut-ce au grand désarroi de
l’adversaire politique. Hier c’était à Abuja, avec Faure Gnassingbé et Olusegun
Obasanjo. Au finish, l’homme ne s’était nullement embarrassé de scrupules pour
crier à qui voulait l’écouter, qu’à Abuja, il n’y a eu aucun accord, fut-il
verbal ou écrit. Et aux yeux des spectateurs, les images-spectacles d’accolades
qui ont fait le tour des médias de par le monde, ne pouvaient plus trouver de
cadre que dans un film de … science-fiction. A la Coalition, les grognes et
autres indignations à l’endroit des écarts autoritaristes du leader en chef
n’ont pu franchir la frontière des lèvres. On ne peut faire de remontrances
ouvertes à « FO » puisqu’il ne gaffe jamais. Seulement, la mésaventure
des ouailles de « FO » à Lomé 2 avait quant à elle suscité l’ire de
« FO » et de son parti. Comme quoi il n’y a d’initiative salutaire que
venant du Leader en chef. Aujourd’hui, la randonnée solitaire continue. Cette
fois-ci, les ouailles ont caqueté. Diversement bien sûr. Ils continueront ainsi
leur chemin de croix, jusqu’à ce qu’ils achèvent de se faire entuber par le
leader en chef, et se faire enfariner dans la compromission, avant de se rendre
compte du caractère « autrement sacré » de leur ordre. Qui disait dans la
coalition qu’on ne peut faire le bonheur du peuple contre son gré ? Les
champions de la démocratie sont à pied d’œuvre, fut-ce au prix de l’écrasement
des autres. Sacrée coalition
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La Dépêche
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N°
281 |
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Du mercredi, 27 juillet 2005
Rencontre
Faure-Gilchrist à Rome : La
fin tragique d’un gros mensonge
Titre dans sa manchette La Dépêche
avec à l’appui les photos de Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio. Tout en
appréciant à « sa juste valeur l’initiative de la Communauté Sant’Egidio »,
le journal se demande « si M. Gilchrist Olympio, qui a tant souhaité
l’anéantissement du RPT et de l’armée togolaise, respectera, un éventuel
accord qui sortirait de ces discussions » la rencontre d’Abuja du 25
avril dernier étant encore fraîche dans la mémoire collective pour être
oubliée.
En
tout cas, pour le confrère, « la
rencontre à Rome entre le Président Faure et son opposant héréditaire
Gilchrist Olympio a fini par ouvrir les yeux même aux aveugles sur ce que
tout bon analyste de la politique togolaise savait : que la coalition de
l’opposition radicale était un gros mensonge, une coquille vide qui n’avait
qu’un petit point commun : le désir effréné du pouvoir pour se venger de on
ne sait quel tort commis par qui contre eux »
Réagissant aux réactions suscitées par cette rencontre dans les rangs de
l’opposition « et la panique s’est saisie des opposants de pacotille qui
fatiguent les Togolais depuis 15 ans » La Dépêche indique « au lieu
de condamner à tout va, le CAR et la CDPA devaient féliciter Gilchrist
d’avoir réussi ce dont ils sont incapables. A moins que leurs leaders ne
souhaitent la détention à perpétuité des casseurs et le maintien des
réfugiés loin de leur foyer. Tant de souffrances des autres qui constituent
un fond de commerce politique d’Agboyibo et les siens ».
« Quelle que soit l’issue des futures négociations entre le Président du
Togo et son opposant, une chose est sûre ; Sant’Egidio a ouvert une nouvelle
ère pour notre pays qui a trop souffert. Une preuve irréfutable a été
établie : les Togolais sont capables de se parler ; ils sont capables de
surmonter leurs antagonismes personnels dans l’intérêt supérieur de leur
pays et de leurs peuples » conclut le journal, n’en déplaisent à Konaré,
FIDH, LTDH, LBDH, Amnesty Internationale et RFI qui voudraient du Togo un 2e
Rwanda.
Le commandant Boko et les autres :Nul
ne peut tirer une croix sur son passé
Estime notre confrère qui réagit ainsi à
l’interview que M. Boko a accordé à RFI le lundi 25 juillet dernier,
interview qu’il qualifie d’ailleurs d’opération de déstabilisation du Togo.
En
tout cas, pour le journal, si le Commandant Boko était intelligent comme on
tente de le faire croire, il devrait se taire car « le Togo, le pays dont il
se réclame toujours a son histoire et faute de la connaître tous ceux qui se
sont essayés à la déstabilisation ont échoué.
Quand un Premier ministre d’un haut calibre s’est ravisé, ce n’est pas un
ministre de l’intérieur soit-il un officier gendarme de réussir là où les
forces du mal de ce monde ont renoncé »
Réagissant aux accusations portées contre les enfants du général Eyadema, le
journal note que, « là malheureusement, personne ne peut tirer un trait sur
son passé et se proclamer démocrate. Qui mieux que le commandant Boko a
bénéficié du général Eyadema avec l’amitié qu’il a su nouer au sein de ces
mêmes enfants qu’il livre aujourd’hui à la vindicte populaire »
En tout cas, conclut-il « contrairement à ce qu’on raconte, Boko n’est pas
le plus intelligent de l’armée togolaise. Il ne faut pas confondre ambitions
personnelles à l’intelligence. Le commandant Boko était un officier imbu,
suffisant et ambitieux, des qualificatifs qui ne cadrent pas avec le métier
des armes. La fausse sortie du Commandant Boko n’a qu’un seul but.
Contribuer à la déstabilisation en cours du pays. Il n’y a pas du hasard
en politique. Après la FIDH le 19 juin 2005 à Comé, et après le Rapport
partisan d’Amnesty, la mise en scène de Boko vient confirmer une machination
bien huilée contre les nouvelles autorités »
Droit de l’Homme :
La méthode qui discrédite Amnesty
International
Indique notre confrère qui dénonce la méthode
utilisée par l’organisation internationale de défense des droits de l’homme
pour produire son rapport.
« Mais
là où Amnesty international s’est discréditée c’est le fait que cette ONG de
renom ait jugé bon de prendre pour parole de Bible les déclarations des
réfugiés dans les camps au Bénin sans remonter aux sources des événements au
Togo.
Qui plus est, Amnesty dans son rapport n’a nulle part fait mention des
exactions des insurgés de l’opposition radicale sur les paisibles
populations du Togo du 24 au 26 avril 2005 dans le Sud du Togo. Pire
Amnesty International n’a pas jugé nécessaire de mentionner dans son rapport
ces six (6) membres de la famille malienne brûlés vifs par les insurgés à
Adakpamé !
Lorsqu’une organisation à l’image d’AI travaille avec tant de légèreté et de
mépris, on ne peut que s’interroger sur les motivations et les objectifs qui
se cachent derrière. Et dire que les maisons
cassées et brûlées et les partisans du RPT tués et brûlés par les miliciens
de l’opposition radicale n’ont pas eu de place dans le fameux rapport »
écrit le journal qui conclut donc que »le rapport d’Amnesty International
est partiel et partial. Comme tel il ne mérite pas qu’on lui accorde un
quelconque intérêt puisque les auteurs se sont discrédités par leur parti
pris flagrant »
Des personnalités étrangères
jugent
les médias Togolais
Notant que depuis le décès du président Eyadema jusqu’aux derniers
événements postélectoraux, « les
médias et les hommes politiques ont considérablement contribué d’une manière
ou d’une autre à exacerber davantage la crise togolaise » et faisant l’écho
d’une conférence de presse qu’a animé le groupe NU-VICE de Haïti Troubadour
le mercredi 20 juillet dernier au Centre Culturel Français de Lomé au cours
de laquelle l’artiste Robert Martino a déclaré ‘’ on fait un mauvais usage
du Togo à l’extérieur’’, ‘’ce que nous voyons aux USA est contraire à ce
que nous avons vu depuis notre arrivée à Lomé’’, notre confère invite les
journalistes et les hommes politiques à une prise de conscience sur la
vision que l’on doit avoir pour son pays.
« Certes, notre pays traverse des moments critiques de son histoire. Il nous
appartient donc de contribuer à juguler la crise. Personne ne veut ’’polir’’
ce que nous vivons. Que des journalistes partout où l’occasion leur est
donnée, s’agitent non pas pour dire la vérité mais pour débiter rien que des
mensonges en échange des euros et dollar, c’est ridicule. Pour notre propre
crédit, il vaut la peine de ne relater que les faits. Les hommes des medias
doivent faire preuve d’impartialité et les leaders politiques celle de la
retenue » indique t-il
Flambée du prix
du maïs : Le communiqué du
gouvernement atténue l’ardeur des spéculateurs

Indique le journal qui constate qu’un jour de la
date butoir fixé par le gouvernement dans son communiqué du 19 juillet 2005,
le prix du maïs est passé de 1300 à 500 F le bol.
Litige foncier à
Adidogomé-Gbinkomé Que veut la
collectivité Bessou ?
S’interroge le journal qui indique qu’à
Gblinkomè, petit village sis à Adidogomé dans la banlieue sud ouest de Lomé,
il se passe des choses incroyables.
«C’est vraiment absurde et incompréhensible : je ne sais comment
qualifier l’attitude du reste insolente de cet individu qui se réclame
membre de la collectivité Bessou et qui, dit-on, réside actuellement au
Ghana, déclare un chauffeur retraité de la commune de Lomé. Cet
individu, ancien gendarme de notre armée, précise-t-on, revendique
aujourd’hui ses droits sur les parcelles de terres achetées il y a de cela
plus de vingt ans et sur lesquelles sont à l’heure actuelle construites des
maisons. Le village s’est depuis longtemps urbanisé et est classé comme
l’une des banlieues de Lomé.
L’homme prétend que les 260 lots de parcelles de terres sur lesquels il veut
aujourd’hui faire valoir ses droits, auraient été vendus à son insu par ses
neveux et ses proches parents et ceux-ci n’avaient aucun droit sur cet
héritage foncier » rapporte le journal qui se demande « cet homme est-il
sincère en prétendant que presque plus de deux hectares de terre puissent
être vendus à son insu alors qu’il était gendarme en service au Togo ? Que
peut-il faire aujourd’hui presque plus de vingt ans après la perte de ses
droits sur ces terres ? »
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Forum
de la Semaine |
N°79 |
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Du lundi, 25
juillet 2005
Rencontre Gilchrist Olympio / Faure
Gnassingbé à Rome : Un face-à-face
pour se moquer des Togolais
Titre notre en couverture Forum de la Semaine
avec les photos de deux protagonistes.
Avant de revenir sur cette « rencontre des plus insolites »,
notre confrère passe en revue le communiqué qui «démontre à suffisance comment
les hommes politiques se moquent du peuple togolais et font tout, non pas dans
l’intérêt de ce peuple mais dans leurs propres intérêts » ayant sanctionné
cette rencontre.
Réagissant au point 1 du communiqué, le confrère se demande « comment comprendre
que Gilchrist Olympio peut se mettre aux côtés de Faure Gnassingbé pour
‘’ condamner et arrêter la violence, d’où qu’elle vienne’’ alors que des
organisations internationales à l’instar d’Amnesty international sortent leurs
rapports sur les récents évènements qui ont secoué le Togo, rapports qui
mettent en cause clairement ‘’ la responsabilité des Forces armées
togolaises, des forces de sécurité et des milices proches du pouvoir’’ ?
Gilchrist Olympio veut-il tout simplement nous dire que la violence provient
aussi de son camp ? Nous avons vu des manifestations pacifiques réprimées dans
le sang et les manifestants n’ont recouru qu’à des barricades. D’ailleurs où se
trouve encore la violence pour qu’on demande sa cessation ? »
S’agissant du 2e point, le journal estime que « c’est une décision à
coquille vide car l’actuel Garde des Sceaux, Me Abi Tchessa a entrepris un
travail louable en ce sens et au moment où cet accord intervenait à Rome, la
plupart de ces prisonniers, voir tous, sont libérés. Preuve que Gilchrist
Olympio est déconnecté des réalités du terrain et se fait berner par un accord
au contenu vide »
Le 3e point de cet accord, indique t-il, «relève des plus frustrants
et constitue une injure à nos compatriotes qui vivent le calvaire au-delà de nos
frontières ».
A propos de la rencontre Gilchrist Olympio / Faure Gnassingbé et révélant que
cette rencontre était sous couvaison bien avant la mort du chef de l’Etat, le
journal note que «deux hommes politiques, adversaires de tous les temps se
rencontrent, il n’y a rien de marrant. Mais le fait d’écarter les autres, de
vouloir parler en leur nom, tout en les empêchant de tourner en rond, fait de
l’UFC, le prototype du système qu’il combat ».
Et de là à affirmer comme cet acteur de la Société civile que «Gilchrist
Olympio prend les autres pour des cons et son parti prend les autres de
l’opposition comme ses satellites », ce n’est pas trop exagérer si on se
rappelle que l’UFC s’était désolidarisée de la Coalition quand il s’était agi de
rencontrer sous l’impulsion de l’UA et de la CEDEAO, M. Faure Gnassingbé et de
la foudre subie par certains leaders de la part de l’UFC et de son leader pour
avoir pris sur eux de rencontrer M. Faure Gnassingbé.
Par ailleurs, soulignant que selon Sant’Egidio, le problème togolais est
essentiellement un problème de famille entre les Gnassingbé et les Olympio et
donc toute résolution de ce problème passe eux, cette conception des faits qui,
selon lui, « constitue un mépris total de la volonté profonde de changement de
tout un peuple », Forum de la Semaine pense que « réduire une autocratie
à un simple problème de familles est une perception de courte vue qui ne peut
qu’être improductive ». Selon lui, « la résolution de la crise togolaise passe
indubitablement par le regroupement au tour d’une table ronde de l’ensemble des
protagonistes de la crise togolaise, sans exclusion aucune ni délégation de
pouvoir, sous l’égide des organisations de la communauté internationale,
celles-là qui ont des moyens de pressions sur nos institutions, en vue de
disséquer les maux qui minent notre cité et d’y trouver les solutions idoines »
Les craintes de la rencontre de Rome

Tout en se réjouissant de cette rencontre-événement qui augure les « prémices
d’un engagement qui peut faire bouger bien de choses » et se rappelant les
conditions dans lesquelles Faure est arrivé au pouvoir « on retrouve les mêmes
thuriféraires, surtout les galonnés, ceux qu’on ne voit jamais dans les grandes
kermesses du RPT mais qui détiennent la réalité du pouvoir » le confrère se
demande «si Faure Gnassingbé arrivera à ‘’ maîtriser’’ les élans de cette
importante frange de son pouvoir. Car quoi qu’on dise si le vœu exprimé par les
deux hommes de se revoir se concrétise, cela aboutira nécessairement à une sorte
d’ ‘’acceptation’’ de Gilchrist Olympio, ce qui, il n’y a pas si
longtemps, était plus qu’un crime dans le sérail RPT »
Il pourrait aussi, selon notre confrère «s’agir d’une ingénieuse stratégie de
Faure Gnassingbé de marginaliser le reste de l’opposition, surtout le reste de
la Coalition qui contre vents et marrées est et demeure sur le terrain. Il aura
alors réussi à provoquer une scission qui sera préjudiciable au front uni auquel
l’opposition était parvenue après la mort du Gal. Eyadema le 05 février »
Mais, souligne t-il « quels que soient les espoirs ou les meurtrissures que cela
a pu provoquer chez les uns et les autres, il s’agira maintenant de la
capitaliser et la mettre au compteur dans les deux camps. Il y a trop d’odeurs
de poudre à canon et de relents bellicistes qui empestent le ciel togolais ».
Avec le tandem Faure-Kodjo, le Togo est loin
de régler sa crise
Estime notre confrère.
Se rappelant les tristes événements postélectoraux – « les exécutions
extrajudiciaires, la chasse à l’homme, la délation, les tortures, sans parler de
ces tristes et douloureuses images qui ont fait le tour du monde, avec pour
comble des militaires armes en main, courant avec les urnes, ou cherchant à la
croisée des chemins des cibles humaines » – qui ont contribué davantage à salir
le pays et les autorités, Forum de la Semaine pense que la seule chance
qui était offerte aux autorités pour se donner une certaine légitimité à leur
pouvoir était de nommer un premier ministre dans les rangs de la Coalition de
l’opposition démocratique. Mais comme les habitudes ont la vie dure au RPT où
« on fait rarement de concessions, Faure n’a trouvé mieux qu’Edem Kodjo comme
premier ministre pour amorcer son règne ». Pour le confrère, « c’est sans doute
le choix qu’il ne faillait pas faire parce que dans la circonstance politique
actuelle du Togo, seul un gouvernement d’union nationale pourrait faire
l’affaire » car comme le disait Edem Kodjo aux heures de sa gloire entre 1991 et
1995 « On ne peut gouverner un pays sans le consentement de la population »
Le chef d’escadron
Akila-Esso Boko exclu de l’armée
Révèle notre confrère dans son billet
Confidentiel qui indique que, «le chef d’Escadron Akila-Esso François Boko,
ancien Ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation,
aujourd’hui en exil en France serait exclu de l’armée et sera poursuivi devant
les juridictions togolaises et martiales pour plusieurs chefs d’accusation dont
le principal est ‘’ désertion et haute trahison’’ » Selon le journal,
« cette décision prise par la haute hiérarchie militaire serait déjà rendue
publique sous le drapeau ».
En tout cas, pour Forum de la Semaine, « Même si les autorités togolaises
le poursuivent aujourd’hui pour ‘’ haute trahison’’ parce qu’il a refusé
de s’associer à ce qu’il pense être ‘’ apocalyptique’’ pour son peuple,
il a su tirer son épingle du jeu et ne saura répondre en aucune façon des
centaines de morts qui ont jonché le chemin de l’accession sanglante de Faure
Gnassingbé aux commandes suprêmes de ce pays »
BAC II : Mauvais résultats :
Quelques Professeurs expliquent le déficit
Contrairement à la rumeur faisant état d’un
de taux de réussite fixé à l’avance par des
décideurs, pour faire échouer le plus grand nombre d’élèves au BAC II dans le
but inavoué de désengorger l’université par la réduction des effectifs
pléthoriques dans les différentes facultés- ce qui explique les résultas
catastrophiques-, le journal indique, de l’avis de certains éducateurs, que les
raisons du déficit des taux de réussite aux différents examens s’articulent
autour d’autres paramètres beaucoup plus maîtrisables que cette rumeur.
Il y a d’abord, les effets pervers du chômage « de jeunes diplômés sans
ressources deviennent par la force des choses, des enseignants, sans la
vocation, la capacité et la formation pédagogique nécessaires de base, se disant
que ‘’ c’est en attendant de trouver mieux’’ »
Ensuite, la prolifération d’écoles privées peu fiables ces dernières années qui
sont «beaucoup plus soucieuses de leur chiffre d’affaire et de leur réputation
parfois surfaite » que de la qualité de l’enseignement pratiqué. En tout cas,
c’est selon ces éducateurs, « l’une des causes du déficit de la qualité de
l’enseignement » au Togo
Il y a aussi au niveau de certains examens le CEPD voire le BEPC le
‘’repêchage’’ par l’abaissement des moyennes, la distribution des notes de
complaisance dans les classes préparatoires qui font que les élèves ne disposent
pas d’une base solide pour affronter les examens supérieurs, le BACII en
l’occurrence.
Et enfin l’absence de motivation chez les enseignants, « lorsque l’enseignement
devient l’exutoire du chômage, que des enseignants vivotent de leurs salaires
minables, la motivation n’y sera pas, et nombreux seront-ils à être plus
préoccupés par les cours de répétition » d’une part et de l’autre « une tendance
à l’attrait de la facilité de la part des élèves ».
Vacances scolaires : Un couteau à double tranchant
:
Le journal note qu’au lieu que les vacances soient pour
les jeunes élèves une occasion pour s’adonner
aux activités instructives autres
que scolaires suivant
leur préférence dans le but de découvrir de nouveaux
talents ou de renforcer ceux qui existent déjà, sont malheureusement mal
perçues par ceux-ci pour qui, les vacances sont synonymes de la levée des
interdits observés durant l’année scolaire. Et c’est ainsi qu’ils se permettent
toute sorte d’abus allant jusqu’à la dépravation des mœurs.
«A cause des mauvaises fréquentations, certains jeunes posent des actes aux
conséquences néfastes à eux même, à leurs parents et à la société. Ainsi des
jeunes des deux sexes s’adonnent à l’alcool, au tabac, à la drogue, au vol… au
sexe, et s’en sortent avec les IST et le SIDA. De plus certaines filles se
retrouvent avec des grossesses précoces non désirées les conduisant à
l’avortement qui se solde dans le meilleur des cas par une stérilité et dans le
pire par un décès. Les vacances perdront ainsi leur valeur primordiale et
deviennent un moment dangereux pour les jeunes », indique le journal pour qui,
tous « ces mauvais aspects observés aujourd’hui peuvent être corrigés grâce au
concours de l’Etat, des parents ». Pour cela, souligne t-il, «l’Etat doit
initier les jeunes à la vie professionnelle en leur organisant des stages, des
conférences et des séminaires de formations, intensifier ou à défaut, organiser
des activités culturelles afin de permettre leur épanouissement, ceci peut se
traduire par l’organisation des excursions à travers ». Quant aux parents, ils
« doivent être proches des enfants pendant ces moments très sensibles de leur
vie »
Commerce de sang humain :
Un chef de village sèmerait la mort dans la
ville de Tsévié

Le journal évoque ici des tentatives d’assassinat
dont ont été victimes deux jeunes dames, Emefa le 30 juin et Ablavi le 19
juillet derniers à Tsévié, et une 3e plus âgée à Agbatopé, village
situé à 7 Km de Tsévié et bien d’autres cas dans la préfecture de Zio située à
une trentaine de Km au nord de Lomé dont le commanditaire
ne serait autre qu’un chef de village de la préfecture
qui, mis à mal par ses administrés dans son propre village et soupçonné du
commerce de sang « aurait quitté sa localité pour élire domicile dans la ville
de Tsévié où il aurait transplanté son commerce inhumain de sang humain ».
Ce qui intrigue le plus les habitants de Tsévié, notre le confrère, « c’est
surtout le silence, un peu trop lourd maintenant, dans lequel les autorités,
toutes autant qu’elles sont, s’enferment au sujet de cette affaire »
Et, « quand on sait avec quelle promptitude et quelle efficacité elles traquent
et arrêtent – pour ne pas dire plus – les opposants à leur système, on est en
droit de s’inquiéter ».
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Forum
de la Semaine |
N°
80 |
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Du jeudi, 28 juillet 2005
Edem Kodjo hier, Edem Kodjo
aujourd’hui : Ce que le peuple
togolais doit vraiment savoir sur Kodjo
« On peut taxer la presse togolaise de bien de maux.
Mais force est de lui concéder aussi une certaine clairvoyance dans ses
anticipations sur certains évènements, sur certains acteurs politiques. Il y a
de cela onze (11) ans, ‘’ Résistance’’, un confrère aujourd’hui
disparu, avait cerné la personnalité du PM Kodjo. C’était en 1994 après les
législatives anticipées de Février - Mars. Edem Kodjo était nommé premier
ministre contre toute attente avec seulement 7 députés contre 36 au CAR de Me
Agboyibo. Beaucoup y avaient vu une ‘’ traîtrise’’. Et le confrère de retourner
dans le passé d’Edem Kodjo pour justifier son attitude fort ambiguë et y
trouver des justifications. Onze ans après, l’histoire semble se répéter.
Rebelote dira-t-on. Pour comparaison, nous vous ramenons à l’état de la personne
d’Edem Kodjo du confrère ‘’ Résistance’’ », lit-on à la Une de
Forum de la Semaine qui publie en page intérieure PP2&8 l’article en
question paru dans ‘’Résistance’’ N° 16 du 16 au 22 mai 1994
Révélation :
Epuration préventive au camp militaire de
Témédja ? Témoignage d’un tireur
d’élite rescapé
Titre également à la Une notre confrère qui y publie
une photo du tireur d’élite rescapé le sergent Ayissou Mensah, arme à la main
droite et dans une position de fuite.
Selon Forum de la Semaine, le dernier scrutin
présidentiel marqué par une violence inégalée n’a pas seulement fait que des
victimes dans les rangs des civils. Des témoignages recueillis ça et là et de
celui de ce tireur d’élite qu’il rapporte ici, il ressort que des hommes en
uniforme y ont également perdu leur vie.
« Selon le Sergent Ayissou, le drame dont il a été l’un des rescapés, s’est
produit le 27 avril 2005 au camp militaire du 3e Régiment Interarmes de Témédja
près d’Atakpamé. ‘’ Ce qui s’était passé dépasse l’entendement humain,
a-t-il déclaré. Pour des raisons que nous-mêmes nous ignorons, nous avons été
assimilés à des opposants, destinés à être éliminés’’ Complètement tourmenté
parce que revivant le drame dans sa mémoire, il continue : ‘’C’est ainsi que
pour mieux nous identifier, nous avions été désignés comme membres des Forces
Spéciales Election Présidentielle (FOSEP 2005). Nous sommes surveillés de très
près et tous nos pas sont épiés. Mais nous n’avons jamais pensé qu’ils iront
jusqu’à vouloir nous exterminer ». Poursuivant sa mésaventure avec une
amertume qu’il dissimule à peine, ce sous-officier en formation à l’Ecole de
Formation des Sous-officiers des Forces Armées Togolaises (EFSOFAT) a révélé
qu’alors qu’il était convoqué avec ses autres collègues par ses supérieurs le
soir du 27 avril, au moment où Atakpamé était à feu et à sang, ‘’une
fusillade s’est éclatée on ne sait comment et pourquoi et nos propres frères
d’armes ont commencé par tirer à notre direction’’. ‘’ Je m’en suis
échappé par miracle et dans des conditions qui me sont difficiles à décrire’’
a-t-il poursuivi avant de préciser qu’il a ‘’ traversé la forêt, ronces et
lianes, épines et piquants, bêtes sauvages et insectes dangereux sans oublier
les reptiles venimeux pendant trois jours pour arriver au lieu de cachette
actuel’’. A la question de savoir s’il y a eu de victimes, le Sergent
Ayissou a répliqué par un ‘’ oui !’’ sec. ‘’ Il y a eu des morts ! Je
ne peux pas vous donner le nombre étant donné que nous avions fui précipitamment
de tous côtés mais j’ai vu mes collègues tomber sous les balles…
Comment expliquez-vous que vos propres frères d’armes tirent sur
vous ? La réponse à cette question a mis en cause un certain nombre d’officiers
supérieurs (dont nous reproduisons les initiaux de leurs noms) : ‘’ Comment
voulez-vous que je m’explique ? Allez poser la question au Lieutenant-colonel
S.Y.E, au Capitaine O.K. et au Lieutenant B. qui ont commandité ces meurtres
gratuits et cette épuration qui ne dit pas son nom » rapporte le confrère.
Le comble du calvaire des réfugiés togolais
au Ghana : La police ghanéenne
étouffe une manifestation des réfugiés devant l’ambassade des USA à Accra

Annonce le journal. Selon notre confrère, cette
manifestation organisée le 05 juillet dernier par les réfugiés togolais résidant
au Ghana au nombre de 52, avait pour but «d’interpeller les autorités
américaines sur les conditions de vie et d’existence des réfugiés afin qu’elles
interviennent auprès du pouvoir de John Kufuor pour que des mesures soient
prises pour leur venir en aide ».
Alors que les manifestants étaient reçus par les autorités de l’ambassade qui
leur ont d’ailleurs promis de faire diligence pour trouver des solutions à leurs
doléances, « une escouade de la police ghanéenne avec à sa tête des officiers
fut déployée sur les lieux. Les éléments, bien armés circonscrirent aussitôt le
groupe de manifestants dans l’intention de les empêcher de s’introduire dans
l’enceinte de l’ambassade pour se protéger. Les officiers ont demandé ensuite à
rencontrer les leaders du groupe. Au cours de leur discussion, les officiers se
sont verbalement pris aux réfugiés manifestants avec à la carte des menaces de
rapatriement forcé. Un officier, Jonathan, selon les manifestants, aurait même
tenté de porter la main sur un leader lorsque surgit une autorité de l’ambassade
pour intimer l’ordre aux officiers de faire cesser immédiatement la brutalité
exercée sur les manifestants.
C’est alors qu’ils firent embarquer les manifestants dans une fourgonnette et
convoyer vers un commissariat de police de la ville où ils seront plus tard
soumis à un rude interrogatoire. Leurs identités furent relevées. Tout ceci sous
le regard complaisant d’un personnel de l’ambassade du Togo au Ghana qui avait
rejoint le groupe au commissariat. La suite fut aussi renversante que
pitoyable »
Appel au retour des réfugiés togolais Un
chant de sirènes
Titre notre confrère à propos de la décision prise
lors de la rencontre Faure/Gilchrist d’appeler au retour des réfugiés et
d’œuvrer ensemble pour inviter la communauté internationale à en soutenir le
retour.
« Comment y procédera-t-on ? Quelles sont les garanties pour qu’ils ne soient
plus inquiétés ? » Autant de questions qui, selon notre confrère « font planer
des doutes sur les récentes prétentions du premier ministre Edem Kodjo, lors de
son passage devant les députés et de l’écho du face-à-face Gilchrist
Olympio-Faure Gnassingbé »
« Il n’est pas du tout sûr qu’on leur réservera un bon accueil. On est
revanchard par ici. La réalité du terrain est plus brute et hyper violente. On
imagine mal les compatriotes qui à des degrés divers ont combattu le pouvoir
revenir au Togo et se prélasser au soleil en toute quiétude. Ce n’est pas un
appel au découragement mais une question de bon sens. Peut-être que le leader de
l’UFC, M. Gilchrist Olympio ouvrira la voie en s’installant définitivement au
Togo pour taire toutes ses appréhensions sinon le commun des Togolais n’y voit
qu’un chant de sirènes » indique t-il
Subsiste-t-il un minimum de chance pour la réconciliation nationale ?
Se demande Forum de la Semaine fort du traitement réservé au rapport de
l’Amnesty International et des propos tenus par le ministre des Affaires
Etrangères et de la Coopération, Biossey Kokou Tozoun, «le fossoyeur de toute
entreprise de réconciliation » selon qui, Amnesty se sert du Togo comme
fonds de commerce, une sorte de mépris pour les réfugiés togolais.
« Il est inconcevable qu’un prétendu gouvernement d’union nationale ayant pour
ambition de réconcilier une Nation, ne se rende pas compte que, nier la réalité
et la véracité des barbaries post-électorales, comme s’est ergoté à le faire
Kokou Tozoun, c’est creuser un sépulcre pour l’espoir de relever ce pays
exsangue par la dictature. Comment peut-on se réconcilier en se voilant la
face ? Comment peut-on se réconcilier en méprisant les souffrances, en niant les
torts et en fuyant les responsabilités ? Pendant qu’Edem Kodjo s’emmure dans un
silence impuissant, son ministre s’est évertué à cristalliser les rancoeurs, les
haines, à rouvrir les blessures qui ont du mal à cicatriser par ses malheureuses
déclarations qui sont une insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés »,
souligne le journal qui, après ce qu’il appelle l’escapade verbale de Tozoun,
se demande « si Faure et son premier ministre pensent qu’il subsiste un minimum
de chance pour la réconciliation dans ce pays, du moment que le repentir sincère
semble ne pas figurer sur la feuille de route »
Faure confirme l’existence de prisonniers d’opinion au
Togo
En tout cas, c’est ce que constate notre confrère avec la décision prise par
Gnassingbé fils la semaine dernière à Rome de libérer ‘’ les prisonniers
d’opinion’’ au Togo à l’issue de sa rencontre avec Gilchrist Olympio. A la
lumière des déclarations faites par le régime de Gnassingbé Père à propos de
ces prisonniers, le journal se demande alors «qui désigne-t-on alors
‘’ Prisonniers d’opinion’’ ? Les fameux ‘’ badauds, casseurs à
la solde de l’opposition’’ ou des personnes arrêtées pour leur appartenance
à un parti politique, leurs opinions… ? ». En tout cas, pour le journal, « il
est clair aujourd’hui que les mensonges du régime Eyadema sont mis à nu par son
fils bien-aimé. Le Togolais a toujours été persécuté pour ses opinions. Et ce
n’est pas les anciens ministres Akila-Esso Boko ou Agbéyomé Kodjo qui diront le
contraire. Les geôles au Togo ont renfermé et renferment des prisonniers
d’opinion
Mission de l’UE au Togo
Cécité politique nationale et internationale
ou refus de voir la vérité en face
C’est
une réflexion de notre compatriote Dr Bozoura Gandi, exilé politique vivant en
Allemagne, que notre confrère a reprise.
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Carrefour
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N°438 |
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Du jeudi, 28 juillet 2005
Feuilleton Gilchrist Olympio-Faure
Gnassingbé :
Les mises
en scène d’Abuja à Rome
Titre dans sa manchette Carrefour avec
dans l’angle droit la photo de Gilchrist
Olympio et dans l’angle gauche celle de Faure
Gnassingbé
Pour le confrère, « la rencontre de Rome
n’est ni un nouveau départ ni une raison
nouvelle d’espérer. Politiquement c’est trop
d’illusions que de se nourrir d’optimisme
béat sur une issue positive de ces rencontres
à moins que les uns et les autres soient
désormais convaincus de faire passer
l’intérêt national avant toute autre chose.
Imaginons que toutes les solutions sont
transposées sur de simples actes des deux
familles, que restera-t-il à la République et
du Togo qu’on dit Etat de droit ? Imaginons
même là-bas et en pratique un seul instant
que les Gnassingbé décident à une de ces
rencontres, de renoncer à tous leurs
privilèges acquis ou qu’ils veuillent les
céder aux Olympio, croirez-vous ? C’est dire
donc que loin de cette illusion et de ces
diversions il faut aller au plus urgent. Les
22 engagements et leurs amendements s’ils
sont acceptés seront la voie plausible de
résolution politique de notre crise ».
En tout cas, se demande t-il enfin, « toutes
les tentatives depuis 90 si c’est la piste
des rencontres familiales qui est salutaire,
pourquoi ne pas y croire ? »
Le
premier ministre Edem Kodjo s’installe à la
Cité OUA :
L’histoire de la transhumance de la primature
au Togo
Titre notre
confrère qui, avant de passer en revue les
différents changements de bureaux auxquels
l’on a assisté après l’attaque de la
primature le 03 décembre 1991, rappelle que
la notion de premier ministre est apparue au
Togo avec l’avènement de la République
Autonome du Togo en 1956 avant d’être bannie
des Constitutions après les indépendances en
1960 puis réinstituée grâce à l’acte 7 de la
conférence nationale souveraine.
Passant donc en revue ces changements de
bureaux et les conditions dans lesquelles
les locataires ont été nommés, le journal
retient que « en 14 ans, de 1991 à
aujourd’hui, notre pays a connu pas moins de
7 Premiers ministres (Joseph Koffigoh, Edem
Kodjo, Kwasi Klutsè, Eugène Adoboli,
Agbéyomé Kodjo, Koffi Sama, et encore Edem
Kodjo). Le siège du gouvernement, lui a varié
6 fois (hôtel 2 février, palais du renouveau,
palais de l’entente, CASEF, OPAT et
aujourd’hui cité OUA).
De plus, on sait comment les différents
premiers ministres ont été nommés et dans
quelles circonstances ils ont été remerciés.
Edem Kodjo est en poste depuis sept semaines,
et on commence déjà à déceler des traces de
remaniement de l’équipe gouvernementale dans
l’espace. Assistera-t-on de nouveau
prochainement à des changements de premier
ministre ou de sièges de gouvernement «
Tavio
Ayawo Amorin Treize ans déjà et sa mort reste
impunie :
L’adversaire politique n’est pas l’ennemi à
abattre !
A l’occasion du 13e
anniversaire, ce jour 29 juillet 2005, de
l’assassinat de Tavio Carrefour se
souvient du charismatique leader du Parti
Socialiste Panafricain (PSP) dans cet article
qui rappelle les circonstances de cet
assassinat en plein centre de Lomé, les
auteurs de crime crapuleux toujours impunis
et de bien d’autres victimes anonymes qui ont
donné de leur vie pour vive la Terre de nos
aïeux et lance ce cri d’alarme : « plus
jamais ça dans notre Togo : les adversaires
politiques ne sont pas des ennemis à éliminer
à tout prix »
Sur le
rapport d’Amnesty International, sur les
familles Gnassingbé et Olympio qui prennent
le Togo en otage
Akila-Esso Boko se prononce
Titre Carrefour
qui publie l’interview de RFI à l’ancien
ministre de l’intérieur
Coup de
gueule
Et
le maïs ?
Dans son coup de
gueule notre confrère écrit : Pas plus que
trois jours et on verra de quoi sont
capables ceux qui ont gueulé ces dernières
semaines sur les médias pour dire que passé
le mois de juillet, le prix du maïs ne
dépassera jamais 350 F. S’il en était
autrement, comment les différents acteurs se
regarderont-ils, vendeurs et autorités ? Le
commandant Ouro Adagadzi continue ses
traques, selon ses propres dires, sur les
frontières contre les spéculateurs véreux.
Personne ne sait ce qu’on en fait des
différentes saisies médiatiques. Il faut
reconnaître tout de même que le prix du maïs
a relativement baissé, mais comment les
spéculateurs gèrent-ils la défaite face à la
fermeté des autorités politiques ? C’en était
trop. Le prix du maïs est revenu aux environs
de 500 F alors que une semaine plus tôt il
était sur la piste de 1500 F le bol. Le
gouvernement a laissé faire jusqu’à ce point
dans la bousculade de la formation de la
nouvelle équipe gouvernementale. Les
revendeurs en ont largement tiré profit. Et
maintenant apparemment ils devront payer.
On doit reprocher au gouvernement d’avoir
laissé faire. « Inadmissible que cette
situation », commentait un étranger. Si le
gouvernement le fait aujourd’hui c’est qu’il
pouvait le faire depuis. Ceux qui étaient en
partance craignaient pour la lourde
responsabilité, mais gageons aussi qu’il y
avait certains intérêts personnels, sinon en
tant que ministres de la République ils
devraient servir celle-ci d’abord. Ils
interviennent trop tard pour avoir laissé
affamer le peuple entier est-ce un crime ?
On ne jure que par le maïs ici et celui-ci
est transporté en quantités inestimables à
l’extérieur. Si au moins celui-ci allait dans
les ménages nigériens pour sauver ceux-ci de
la famine, ce serait aussi louable comme
récompense du soutien de Mamadou Tandja à
Faure pour sa « brillante élection »,
contestée.
Le prix du maïs nous agace. Qu’on en finisse
rapidement et qu’on passe à d’autres choses.
Nous jugerons de la bonne volonté de tous dès
la semaine prochaine dès le mois d’Août. |
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Le
Canard Indépendant
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N°
61 |
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Du
vendredi, 29 juillet 2005
La commission nationale d’enquête à pied
d’œuvre à l’intérieur du pays
Encore une mission difficile pour
Koffigoh
Estime Le Canard
Indépendant se référant ainsi au
communiqué rendu public la semaine
dernière par la commission nationale que
préside Me Joseph Koffigoh invitant les
déplacés, les victimes et les témoins
des violences à prendre contact avec les
préfets ou chefs traditionnels ‘’ en
vue de livrer leurs témoignages’’.
En tout cas, note le confrère « autant
les victimes, les déplacés, les témoins
de ces violences, ne semblent pas tous
avoir confiance, autant les leaders de
l’opposition et leurs partisans se
montrent très sceptiques quant au
sérieux et à l’impartialité de la
commission dont le président n’est autre
que Me Joseph Kokou Koffigoh, ancien
premier ministre de la transition qui
avait à un moment quitté l’opposition
pour s’aligner tout simplement dans le
rang du parti au pouvoir, le RPT
(Rassemblement du Peuple Togolais) »
Déblocage des avancements au Togo
Les
syndicats entre satisfactions et
inquiétudes
Le conseil des ministres
de mercredi 27 juillet dernier a pris un
certain nombre de décisions dont celle
relative au déblocage des avancements
salariés du secteur public. Le journal
rapporte ici les réactions mitigées des
responsables de certaines centrales
syndicales notamment la Confédération
Syndicale des Travailleurs du Togo
(CSTT), l’UNSIT et l’UGSL. « Bien
qu’ayant favorablement accueilli la
décision, les responsables des syndicats
ont toutefois exhorté le gouvernement à
compenser les pertes considérables
occasionnées pendant toute la période de
blocage », indique notre confrère.
Interview du Dr. Takuo IWATA,
politologue japonais
«
Sans changement, pas d’espoir pour le
Togo »
En
séjour dans le pays du Soleil Levant
pour participer à un colloque des ONG
japonaises, notre confrère Augustin
Améga, a profité de cette occasion pour
tendre son micro à un spécialiste du
Togo en l’occurrence le
Dr. Takuo IWATA qui se
prononce sur la situation qui prévaut
au Togo
Explosion et pillage de courriers dans
une poste à Lomé :
Les auteurs bientôt dans les mailles de
la police
En fait,
notre confrère interpelle les autorités
policières pour qu’elles accélèrent les
enquêtes étant donné que les deux agents
de sécurité qui veillaient sur
l’immeuble et qui ont témoins des faits
ont fait leurs dépositions à la police
aussitôt l’incident.
Dans sa rubrique
Ma Lettre titrée À fond de train,
notre confrère écrit :
Du 08 au 20 juin
2005, nombreux avaient misé dur sur la
certitude que le couple Faure-Kodjo
avait toutes les chances de demeurer
longtemps sans progénitures. D’aucuns
avaient commencé à demander sur quoi
comptaient ces prédicateurs de mauvais
augure, lorsque le difficile
accouchement eut lieu, au grand désarroi
des médiateurs. Aujourd’hui, c’est la
mise en train au sein d’une équipe
plutôt pressée de combler les grands
vides. De Qatar à Rome en passant par
Syrte et autre Iran, le nouvel homme
Faure multiplie ses diplomaties de par
le monde, occasion de remettre le pays
sur les rails longtemps rouillés, de
l’économie, et de l’embonpoint. Des
accords peuvent donc largement cimenter
les voyages du chef afin de ramener la
santé économique du pays. Côté
diplomatie, on jure par tous les saints
de s’époumoner à faire restituer au
petit rectangle, sa diplomatie et son
image d’antan, image dit-on, « écornée »
par les Togolais eux-mêmes.
A la primature, les interminables
ballets d’audiences préfigurent tant
bien que mal la garantie d’une réelle
mise en train. Ici, on visite des
populations sinistrées ; procède à la
distribution de biens et autres
matériels socio-humanitaires, on prend
contact avec les jeunes. Là-bas, on rend
visite aux différentes maisons d’arrêt,
on fait libérer quelques prisonniers,
histoire de « désengorger » les
centres de détention, le trop plein
étant devenu la mesure. Là encore, on
rencontre préfets et autres responsables
locaux qui semblent s’éloigner du
marquage des pas. D’autres par contre
attendent d’avoir un bureau. Nullement
surprenant quant on regarde du côté du
nombre d’ouailles appelées. Bref,
l’équipe du couple ronge son frein pour
honorer la mission qu’elle s’est donnée
d’accomplir.
Mais il y a aussi les « oubliés de la
course » dont l’équipe ne saurait
plus se défaire, au risque de perdre la
course. Aux yeux d’une certaine opinion,
le couple Faure-Kodjo a beau offrir le
ciel et le paradis aux populations dont
il se réclame, il n’aura jamais leur
onction s’il n’est le produit d’une
légitimité populaire. Il semble que, de
légitimité populaire, seule l’opposition
est désignée à en donner. Pour elle, il
est périlleux de faire le bonheur des
populations par la force et contre leur
gré. Ce à quoi on semble assister.
D’autres oubliés de la
course concerne les Organisations
locales et internationales de défense
des droits de l’Homme. Pour la LTDH, il
est inutile de s’ingénier à vouloir
faire le bonheur des populations si la
vérité n’est pas faite sur les exactions
commises avant, pendant et après
l’élection présidentielle du 24 avril
2005, et si rien n’est fait pour mettre
un terme au régime d’impunité. Si aucune
de ces mesures n’est prise, c’est en
vain que le couple Faure-Kodjo
s’emploiera à réconcilier les Togolais.
Pour Amnesty International, le Togo
devra se battre pour que l’histoire,
celle longue de violations des droits de
l’Homme, ne se répète pas.
Des oubliés, non des moindres de la
course, ce sont les milliers de réfugiés
togolais au Bénin et au Ghana. Alors que
le couple Faure-Kodjo dit s’articuler
avec acharnement pour leur retour, il
est froissant de constater que la liste
des candidats au départ pour cause de
persécutions continue de s’allonger. Il
est ici trop facile d’argumenter que ce
sont des gens qui veulent des papiers
pour l’étranger, alors que, d’un autre
côté, on reconnaît qu’il y a eu
violation des droits de l’Homme au Togo.
Quelles preuves avons-nous de façon
formelle et irréprochable que ces
violations ont cessé ?
En somme, il y a lieu de croire dûment
que le couple Faure-Kodjo est en bute à
une course d’obstacles et il devra se
démener à lever les épines posées sur
son chemin par les oubliés de la course,
avant de s’assurer une réelle
tranquillité de manœuvre. L’essentiel
ayant été déjà assuré, celui de
l’adjudication du pari, le reste peut
venir de surcroît.
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Nouvel
Echo
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N°358 |
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Du vendredi, 29 juillet
2005
Bientôt une nouvelle force politique de
poids au Togo :
Peuple Togolais Debout (PTD)
Annonce notre
confrère dans sa manchette avec les
photos des trois rénovateurs à savoir :
Agbéyomé
Messan Kodjo,
Maurice Dahuku Péré et François
Akila-Esso Boko.
En fait, le journal souhaite vivement
que cette formation voit le jour avec
cette dénomination vu que pendant des
années les Togolais ont été pris entre
deux, « le parti trentenaire le RPT et
les forces coalisées » qui ne cessent
d’imprimer ses humeurs à la majorité
silencieuse. Et vu aussi les
humiliations subies par les rénovateurs
dans le pays, cette formation ne doit,
selon lui, provenir que d’eux.
« Quand on sait les traitements qui ont
été réservés aux forces rénovatrices
dans ce pays, on ose croire que ce parti
ne peut venir que d’eux car les
humiliations ont été trop nombreuses de
part et d’autre. De leurs anciens
partis, ils ont été presque humiliés.
Sans chercher à les comprendre, on les
traitera de tous les noms d’oiseaux et
chose regrettable aussi, ils n’ont
jamais été acceptés sans méfiance dans
leur nouvelle famille. Et pour preuve,
combien de fois l’opposition qu’elle
soit modérée ou radicale est elle montée
au créneau pour réclamer la libération
de l’ex-premier ministre injustement
incarcéré ? M. Maurice Dahuku Péré a été
simplement bouté de la coalition par des
manœuvres irrévérencieuses sans
ménagement. Enfin, pour le chef
d’Escadron Akila Esso Boko, il a
simplement été oublié au moment où il
avait le plus grand besoin de soutien.
Si le parti Peuple Togolais Debout
devrait être l’émanation de ces trois
géants de la scène politique togolaise à
savoir Agbéyomé Kodjo, Dahuku Péré et
Akila-Esso Boko, on pense à tout ce que
Peuple Togolais Debout apportera au
peuple », écrit-il
Une délégation
de la coalition a rencontré le président
Kufuor à Accra ce mercredi
« Une délégation
de la coalition de l’opposition
démocratique composée du prof Léopold
Gnininvi, du prof Aimé Tchaboré et de
Monsieur Jean Hounkali de l’UDS-Togo
avait été reçue mercredi dernier à Accra
par le président John Kufuor. L’objectif
de cette rencontre se situe dans le
cadre des différentes tournées que la
coalition a programmées pour un certain
nombre d’explications au plan
international sur la manière dont le
processus électoral s’est déroulé au
Togo et qui a conduit à l’exode massif
de nombreux Togolais vers les pays
voisins » indique le journal. Selon
notre confrère, « la délégation de
l’opposition a tenue à remercier le
président Ghanéen pour avoir accueilli
les Togolais qui ont fui les violences
après le scrutin du 24 avril dernier »
mais ce denier n’a pas été très
sensible à cette question des réfugiés
s’intéressant plutôt à la participation
de la coalition au gouvernement d’union
et la reconnaissance de la légitimité du
nouveau pouvoir
A Accra la délégation de la coalition a
tenue à remercier le président Ghanéen
pour avoir accueilli les Togolais qui
ont fui les violences après le scrutin
du 24 avril dernier. La délégation a
exhorté le président Ghanéen à fournir
plus d’effort en faveur des réfugiés
Togolais au Ghana.
Cinéma Gil-Faure depuis la mort
d’Eyadema
Jérémiades folkloriques qui compliquent
la crise togolaise
Titre
Nouvel Echo. Rappelant les
différentes rencontres folkloriques en
terre étrangère entre Faure Gnassingbé
et Gilchrist Olympio « au grand
détriment des populations déjà fatiguées
par des décennies de querelles entre
deux familles qui les ont prises en
otage » et au mépris des autres forces
politiques et qui n’ont rien apporté si
ce ne sont de reniements des accords
conclus, notre confrère indique : « il
est grand temps que Gilchrist Olympio
ait les pieds sur terre. Car, il ne
s’agit pas d’être dans le froid en
Europe et de tourner en bourrique ceux
qui s’exposent aux gaz lacrymogènes et
qui détallent au coup de balles réelles
d’une armée qui est sans pitié et qui
tire sur les populations à main nue,
pour crier qu’on est un opposant
historique »
Rencontre Faure-Gilchrist
Vers la levée du mythe de l’impossible
Note le
confrère.
Saluant
l’initiative de la Communauté
Sant’Egidio qui à ses yeux est un pas de
franchi et non un canular comme on
tente de le faire croire, Nouvel Echo
souhaite que cette initiative se
poursuive dans la même lancée par une
prochaine rencontre en terre togolaise,
ce qui redonnera plus confiance aux
Togolais et « naturellement, le mythe de
l’impossible rencontre entre les deux
hommes se sera levé et les togolais
participeront à cette logique de
nouvelle orientation de résolution de la
crise politique qui les a tant divisés »
Ont-ils en poche le titre foncier du
pays ?
Quand le pays vibre au rythme des
humeurs des Gnassingbé et des Olympio
Se demande
notre confrère fort de ce que depuis les
événements du 13 janvier 1963, les
Togolais vivent au rythme des Gnassingbé
et Olympio qui se livrent un combat sans
merci dans lequel sont « les herbes et
les arbustes qui en pâtissent »
Notant que
les rencontres qui se sont succédées
dans la recherche d’une solution à la
crise que traverse le pays ont mis aux
prises les deux familles qui «façonnent
à leur guise les évènements dans ce
petit rectangle de pays comme s’ils
détenaient son titre foncier » au grand
dam du peuple, notre confrère pense
t-il qu’ «il est temps qu’ils acceptent
libérer le peuple qu’ils ont embrigadé
suivant leurs humeurs pendant plusieurs
décennies »
Crise sociopolitique togolaise :
Les
jours du gouvernement Faure-Kodjo
sont-ils comptés ?
Se demande
mon confrère. Fort de ce que depuis la
formation du nouveau gouvernement
l’opposition multiplie des contacts
exigeant la formation d’un vrai
gouvernement dont la principale mission
serait la réconciliation nationale et de
que le président Obasanjo qui n’avait
pas apprécié la nomination de M. Kodjo
pourrait convaincre l’opposition à
entrer dans le gouvernement,
Nouvel Echo pense que les jours
du gouvernement Kodjo sont comptés.
« Si
d’aventure donc, l’opposition va faire
son entrée dans cette équipe, des
chamboulements et pas des moindres
auront lieu depuis la tête jusqu’au pied
de cette équipe » indique le journal qui
d’ailleurs, souhaite cette entrée car
«il faudrait une réelle volonté de tous
les acteurs de la vie sociale et
politique du pays pour qu’il soit
balisé. Les hommes politiques ne doivent
plus se considérer comme des ennemis
mais des adversaires qui doivent mettre
en commun leurs différences pour le
développement du pays »
L’opposition entre division et jalousie
En
tout cas, c’est ce que constate le
journal suite aux réactions divergentes
suscitées au sein de l’opposition par la
rencontre Faure/Gilchrist. Pour lui,
« ces réactions
sont symptomatiques des divisions et
jalousies qui rongent l’opposition
togolaise depuis plus d’une décennie,
bref de la désunion qui la caractérise »
Déblocage de salaires des fonctionnaires
d’Etat :
Mais
des problèmes persistent
Note le
confrère pour qui, « loin de pinailler
sur ce sujet qui constitue un début de
viatique à un peuple agonisant sous le
poids de la misère, nous nourrissons
plutôt le besoin de partager avec les
Travailleurs Togolais certaines
inquiétudes et préoccupations.

A quel prix veut-on
alors vendre ce ‘’ OUF de soulagement’’
à nos pauvres fonctionnaires ! Cette
différence de fossé entre le 27 juillet
2005 et le 1er janvier 2006 ne
risque-t-elle pas de vider cette
décision de toute sa vitalité et valeur
durant toute cette longue attente au
point de pousser les travailleurs
Togolais à tendre la langue pour une
autre communion plus réconfortante et
soulageante »
Appels au retour des réfugiés :
Les
persécutions continuent
C’est de ce
que révèle notre confrère qui indique
que « TSOGBE Akou Elom, étudiant
à l’IAEC qui faisait partie des
principaux contestataires et qui avait
été indexé comme tel par des milices du
parti au pouvoir » aurait «pris ses
jambes au coup pour aller se retrouver
dans un lieu sûr en vue de pouvoir
sauver sa vie »
« Alors que beaucoup se débattent et
font des pieds et des mains pour
regagner le bercail, le visage qu’offre
le Togo au plan interne et externe ne
donne pas le courage aux candidats qui
veulent répondre aux appels au retour
des réfugiés au bercail lancé par le
gouvernement togolais » note t-il
Sadisme au paroxysme
Un
vieil homme de 80 ans injustement
incarcéré à la prison de Vogan « ils
m’accusent d’avoir lancé des pierres.
Seul Dieu va… »
Titre de son
côté Nouvel Echo qui évoque cet
octogénaire libéré à la prison civile de
Vogan le 16 juillet et dont a fait
Liberté Hebdo dans sa parution (plus
haut)
Tokoin-Cassablanca
Après dix ans de mariage, un comptable
abandonne sa femme au profit de sa bonne
Cette scène
se passe dans un quartier de Lomé
Tokoin-Cassablanca entre un couple Fo
Georges et da Maguy.
« Fo Georges et da Maguy sont mariés il
y a une bonne dizaine d’années. Le fruit
ayant sanctionné les intenses plaisirs
de ces dix ans est la venue au monde de
deux frères jumeaux.
Un jour de ce mois de
juillet où la mousson par son froid
pénètre la chair, l’harmonie entre Fo
Georges da Maguy et la bonne Essi va
connaître ses premières distorsions. La
maîtresse est allée à Kpalimé assurer le
ravitaillement, laissant le mari aux
bons soins de Essi. Un soir, monsieur
est rentré du service tardivement.
Les jumeaux dormaient mais aucun signe
de la bonne n’était perceptible. Fo
Georges prit la résolution de jeter un
coup d’oeil dans la chambre de la bonne
avant d’être serein. Ce que Georges vit,
fit un agréable picotement dans ses
reins et il se rappela sa jeunesse. La
bonne gisait sur son lit toute nue les
jambes écartées permettant à n’importe
qui de découvrir la jolie chatte de
Essi. Il se dépouilla alors de ses
vêtements et vint se blottir à côté de
la bonne. La réticence de la bonne fut
grande mais son maître la rassura. Et
comme une lettre à la poste, la barre
n’a pas eu du mal à se loger jusqu’à la
garde dans ce chaud et étroit fourreau.
Depuis ce jour ce comptable jadis fidèle
ne ratait pas l’occasion en or de faire
la fête avec son jouet de plaisir »
rapporte t-il. La suite de cette
histoire dans sa prochaine parution
Les morts sont-ils réellement morts ?
Plus
de 15 ans après son décès, il revient au
pays avec une famille
« Incroyable
mais vrai diront des gens devant cet
insolite qui est survenu dans ce petit
village situé au nord de la ville de
Lomé. Fo Kokou avait la vingtaine d’âge
quand il fut arraché de l’affection des
siens suite à un accident.
Les cérémonies ont été
faites conformément aux rituels dus à
son âge et dans les conditions dans
lesquelles est intervenu son décès.
Mais depuis quelques temps, les rumeurs
faisaient état d’avoir aperçu le mort
tantôt dans tel pays, tantôt dans tel
autre. C’était la confusion. A chaque
alerte quand un membre de la famille
fait le déplacement. C’est bredouille
qu’il revient
Kokou revenant d’entre les morts a
épousé une femme avec qui il a eu deux
enfants. Dès les débuts, son épouse ne
faisait pas pression sur lui de
connaître son pays et sa famille. Le
second fils venu au monde, cette idée de
voyager devint une obsession pour la
femme qui ne laissait pas de répit à son
homme.
La décision
ne fut prise qu’à ces vacances, ils
viendraient au Togo plus précisément
dans son village pour faire les
présentations réciproques.
Toutes les formalités
effectuées à la frontière d’Aflao, un
taxi a été loué direction Kovié le
village de Kokou. C’est ainsi qu’à
quelques kilomètres de Kovié, Kokou dit
à son épouse et ses enfants que la
tradition exige qu’après une si longue
absence, il doit les laisser aller seuls
et que lui suivra après.
Le taxi arrive, la famille descend et
demande d’après la famille de Kokou.
C’est avec un grand étonnement mélangé
de confusion qu’on accueillit la petite
famille.
Une heure, deux heures s’écroulèrent
sans que Kokou ne rallie le toit
familial » rapporte le journal pour qui
«tout porte à croire par cette histoire
vraie qu’une autre vie se mène quelque
part loin de notre ville et pays natal
après la mort » |
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La
Tribune du Peuple |
N° |
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N'a pas paru cette
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Liberté
Hebdo |
N°
19 |
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Du mercredi, 27
juillet 2005
Faits et gestes politiques :
Gilchrist Olympio, l’autre fléau
national
Titre Liberté Hebdo dans sa
manchette avec une caricature du
leader de l’UFC. Visiblement amer
contre M. Gilchrist Olympio et pour
démontrer- « quel que soit le prix à
payer »- que celui-ci «crée plus de
problèmes aux Togolais qu’il n’en
résout » revient sur les bourdes sur
bourdes, contradictions sur
contradictions qu’il ne cesse
d’aligner depuis quelques temps au
grand dame de ses pairs de
l’opposition.
La première bourde post-électorale
de l’opposant historique au
régime RPT, selon Liberté Hebdo,
« reste la rencontre d’Abuja entre
lui, le fils du père de
l’indépendance et Faure
Gnassingbé, le fils du père de la
nation » puisque celui-ci sans
être « candidat à l’élection,
s’est discrètement rendu au Nigeria
alors qu’à la veille de vaillants
démocrates sont tombés sous les
balles des tribuns du statu quo »
« Obnubilé par les conseils de Sir
Obasanjo, Gilchrist Olympio accepta
le deal et retourna à Accra avant de
se rendre compte qu’il s’était fait
avoir. Il vociféra sur RFI en
déclarant qu’il n’y a eu rien de
concret et que c’était seulement des
propositions qui ont été faites »
écrit-il.
La deuxième, c’est le refus de l’UFC
de participer à la rencontre du 27
mai 2005 alors que celle-ci
s’inscrit dans le cadre de la mise
en œuvre des recommandations d’Abuja
et le communiqué qu’il a pondu plus
part fustigeant les autres partis
qui ont part à cette rencontre. Le
hic, c’est que pendant ce temps
lorsque l’idée d’un premier ministre
issu de la Coalition devenait
récurrente, l’UFC notamment son
leader, monte au créneau et exige
que ce ‘’premier ministrable’’
vienne de son rang et propose son
beau frère.
« Après ses mémorables cafouillages
d’Abuja, le leader de l’UFC s’est
fait encore avoir par le petit
Eyadema le 21 juillet dernier
au cours d’un tête-à-tête organisé à
Rome par la Communauté Sant’Egidio
dont la cheville ouvrière au Togo
est Robert Dusseh qui fait partie de
la Commission nationale d’enquête de
Faure Gnassingbé » écrit le journal
Rappelant que cette rencontre
intervient au lendemain de la
publication par Amnesty
International d’un rapport très
accablant sur le non respect des
droits de l’homme au Togo, le
journal trouve « bizarre que
Gilchrist Olympio qui déclarait
entre temps que Faure a tué 800
personnes ait pris l’engagement
avec celui-ci de condamner et
d’arrêter la violence, d’où qu’elle
vienne »
« Est-ce
à dire qu’il reconnaît sa
responsabilité dans la mort des 800
personnes ? Veut-il nous faire
croire qu’il a donné l’ordre aux
militaires de tirer à bout portant
sur des manifestants aux mains
nues ? », se demande t-il.
Constatant que Gilchrist ne sait pas
ce qu’il cherche et met les plats
dans tous les plats, le journal
pense que le moment est venu pour
que celui-ci s’offre «une retraite
méritée d’opposant historique
après la catastrophe
nationale et laisser la place à
des jeunes qui se rappellent quand
même ce qu’ils ont dit hier » mais,
souligne t-il, « s’il veut continuer
la lutte, il faudra qu’il dise
clairement au peuple ce qu’il veut
au lieu de prostituer la
crise et de jeter les démocrates
dans la gueule des loups »
Pour la mise en œuvre des 22
engagements
Edem Kodjo doit rendre le tablier
Estime le confrère fort ce que,
comme l’a indiqué la Coalition dans
le document qu’elle a remis à la
mission de l’UE, la formation d’un
gouvernement d’union nationale avec
pour tâche «de définir et de mettre
en œuvre les mesures d’apaisement
des populations, de promouvoir le
climat d’entente entre les diverses
composantes de la classe politique,
de procéder aux réformes électorales
et institutionnelles et d’organiser
les prochaines élections» est la
« seule solution qui puisse
permettre au pays de se lancer
véritablement sur la voie de la
démocratie ».
Et pour cela, préconise t-il, « dans
l’intérêt général et le bonheur du
peuple togolais, Kodjo doit rendre
le tablier et permettre que la
démocratie puisse devenir une
réalité au Togo. Il faut qu’il
comprenne qu’un chrétien, comme lui,
ne doit pas se venger de ses
prochains pour une raison ou une
autre. Le pardon qu’il annonce dans
son programme passe
incontestablement par là
Accusé d’avoir lancé des pierres à
Avévé pendant la présidentielle
Kodjo Aziadjépé, 80 ans, passe
trois mois dans des conditions
effroyables à la prison civile de
Vogan
Titre notre confrère dans sa
manchette avec la photo de
l’octogénaire, bagages en main,
sortant de la prison de Vogan où il
aurait passé trois mois. A propos de
l’élargissement des 42 prisonniers
intervenu 16 juillet dernier à Vogan
et dont la mise en liberté est
présentée comme faisant partie des
mesures d’apaisement entreprises par
les nouvelles autorités, le journal
indique que le fait émouvant « est
que parmi ces prisonniers se trouve
un infortuné octogénaire qui tient
à peine sur ses deux pieds et à qui
on a reproché d’avoir lancé des
projectiles.
‘’ On m’a accusé d’avoir lancé des pierres. Je n’ai rien fait ; ils
sont venus m’arrêter sur mon lit ‘’
confie le vieil homme et de
renchérir : ‘’c’est un de vos
confrères de surcroît mon parent qui
a intimé l’ordre de m’arrêter’’.
‘’Comment un vieillard comme moi
puisse faire ce dont on m’accuse’’
s’exclame-t-il avant d’ajouter
Seul Dieu va rendre justice pour
ceux qui m’ont injustement envoyé en
prison’’ »
Le service militaire, une
alternative pour nos Etats
En tout cas, c’est ce que préconise
notre confrère au regard de ce qui
se passe avec les armées africaines
qui se rendent coupables de
beaucoup d’exactions sur leurs
concitoyens qu’ils sont pourtant
appelés à protéger
«En Afrique, de par la mauvaise
image qu’il se donne à travers ses
agissements, le militaire est, à
tort ou à raison conçu comme l’
ennemi du civil. Etre fils ou
fille de militaire au Togo surtout
c’est faire entourer sa personne
d’une forte suspicion et être vu en
paria. Lorsque l’on voit un
militaire en treillis, c’est de
l’adrénaline qui est secrétée en
abondance et l’on est stressé. Cet
état de chose est un signal fort
d’un malaise social assez
significatif qui sape les rapports
entre militaires et civils dans nos
sociétés africaines généralement
conçues sur des concepts
d’antagonisme très préjudiciables à
la cohésion sociale » indique le
journal.
Fort donc de que le concept de
militaire en Afrique est travesti et
notant que la formation du
militaire est 99 % militaire
ce fait de lui un démolisseur
hollywoodien et le prédispose à
banalisation du civil qu’il
cherche à militariser à la
moindre occasion, le confrère pense
qu’il est nécessaire de créer la
défiance en créant un service
militaire obligatoire.
« L’élite africaine soucieuse d’un
avenir serein pour l’Afrique, ayant
abdiqué dans la domestication
de nos armées, a l’obligation morale
de trouver des voies et moyens
visant à rééquilibrer les rapports
armée/nation. Dans cette optique,
l’instauration du SERVICE MILITAIRE
OBLIGATOIRE dans les Etats africains
serait une alternative. Sa finalité
est de créer chez le militaire une
méfiance à l’égard du civil qui sait
aussi manier l’arme. En cela l’ego
militaire sera un tant soi peu
amorti. Le soldat contrôlera ainsi
ses pulsions fort dévastatrices. Il
faudrait objecter créer un
équilibre des forces, une
situation identique à la fameuse
équilibre de la terreur
durant la Guerre Froide », propose
t-il car, s’il y avait un service
militaire obligatoire au Togo comme
il l’est à 18 dans certains pays,
«un pareil massacre que la Ligue
Togolaise des Droits de l’Homme (
LTDH) a qualifié de prémices à un
génocide il ne serait même pas
envisager car il y aura tout
d’abord la réaction militaire
du peuple instruit au maniement des
armes, puis les poursuites
judiciaires dont seront la cible les
auteurs et leurs commanditaires »
Modification des constitutions
africaines : appel au secours à
l’ONU, l’UE et aux USA :Un
monde civilisé admiratif des
prouesses rétrogrades d’une Afrique
sans scrupule
Evoquant les modifications qui ont
cours en Afrique notamment au Togo,
en Tunisie, au Tchad et bientôt
l’Ouganda et le Burkina Faso et qui
prennent des proportions
inquiétantes, le journal trouve
« irresponsable de la part de l’ONU,
de l’Union Européenne et des USA,
qu’ils se muent en spectateurs
passifs, voire même admiratifs de
ces prouesses rétrogrades dans une
Afrique qu’ils prétendent aider à
devenir un continent civilisé comme
d’autres » et les invite « à
prendre des mesures énergiques pour
arrêter ces amusements de petits
enfants chez nous en Afrique » car
« ce silence coupable, comparé à
leurs beaux discours et professions
de foi, semble criminel et
attentatoire »
François Boko sur RFI :
‘’Le rapport d’Amnesty paraît assez
illustratif de ce qui s’est
réellement passé au Togo’’
Titre notre confrère qui reprend à
son tour l’interview de Boko sur RFI
Dans sa rubrique
Libertinage,
voici les sujets traités qui ont
intéressé notre confrère
Et si les autorités prenaient acte
des recommandations !
Le récent rapport d’Amnesty
International, comme à l’accoutumée,
a suscité indignation et tollé au
sein des nouvelles autorités
togolaises. Le gouvernement, par la
voix de son porte-parole, Kokou
Tozoun fustige la méthode d’Amnesty
International et trouve ridicule que
l’organisation de défense des droits
de l’homme se soit uniquement
limitée à un camp de réfugiés où
« elle interroge une série de
réfugiés et prend pour argent
comptant leurs déclarations et en
fait un dossier en rapport et fait
des recommandations ».
Le ministre va plus loin en
accusant Amnesty de faire du Togo
« un fonds de commerce ». Il
fait valoir que ce sont les
militants de l’opposition qui ont
violé les droits de l’homme alors
que les forces de l’ordre déversées
en quantité industrielle et armées
jusqu’aux dents ne faisaient que
maintenir l’ordre et la sécurité.
Autrement dit, selon le ministre de
la Communication, les viols, les
exécutions extrajudiciaires, les
blessés et décès par balles, l’exode
des dizaines de milliers de Togolais
vers le Ghana et le Bénin ont été
occasionnés pour rétablir l’ordre.
Sacré Togo, si et seulement si le
ridicule pouvait tuer !
Bon nombre d’observateurs pensent
qu’au lieu du branle-bas du pouvoir,
s’il prenait acte du rapport et s’en
tenait aux recommandations, il
gagnerait plus dans l’amélioration
de la situation des droits de
l’homme au Togo.
Le Togo à l’ère des ministres
reporters
Les ministres du «Koq de la
basse cour de Lomé II» aiment
les médias. C’est la course effrénée
à l’image. Chaque jour que Dieu
fait, on les voit se promener dans
le pays qui pour prendre contact
avec le personnel des services
relevant de son département, qui
pour rendre visite à telle couche
sociale ou faire don de matériels à
telle structure. Tous ces train-
trains sont couverts par les médias
tant publics que privés. La TVT a
bien trouvé la formule en
fractionnant en deux depuis quelques
temps la page nationale de son
journal : les activités du Premier
ministre d’abord et ensuite celles
des ministres.
C’est ainsi qu’on voit le PM, le
front haut et le sourire clignotant,
accorder audiences sur audiences à
une kyrielle d’organisations
nationales et internationales. Quand
le PM est à son bureau, les
ministres désertent les leurs pour
se retrouver dans les rues, histoire
de montrer à tout le monde qu’ils
sont de grands bosseurs.
Malgré tout, rien ne change dans le
vécu quotidien des Togolais. Cela
fait plus d’un mois qu’ils sont aux
affaires, mais il n’y a rien qu’on
puisse mettre à leur actif. On a
l’impression que tout le monde veut
ressembler à Suzannavi de la Santé
qui arpente même les montagnes pour
savoir ce qui se passe dans le Togo
profond. N’a-t-elle pas, selon
« Togo Presse », effectué des
visites domiciliaires de surprise au
quartier des Etoiles et à Adoboukomé
pour vérifier l’utilisation à bon
escient des moustiquaires
distribuées ? N’est-ce pas bizarre
qu’une visite dite de surprise soit
accompagnée de tous ces médias et de
tous ces bruits ? En ce moment, sa
consoeur des Populations, des
Affaires sociales et de la Promotion
féminine, Dr Kanny Sokpo-Diallo,
courait devant une « forte
délégation » dans le Grand
Marché de Lomé pour, dit-on,
discuter avec les commerçants. Et
avant qu’elle n’ouvre la bouche,
elle s’assure de la disponibilité
des médias en demandant « Où sont
les journalistes ? »
L’image de l’urne «sécurisé» continue de gêner

Le mercredi 13 juillet dernier, le
spécialiste en proverbes, le
« Prince Tem », le ministre
d’Etat, ministre des Affaires
Etrangères et de l’Intégration
africaine, Zarifou Ayéva et le
ministre délégué auprès du ministre
d’Etat, ministre des Affaires
Etrangères chargé de la Coopération,
Gilbert Bawara, se sont entretenus
avec la presse. Selon les deux
ministres, le gouvernement actuel
tiendra toujours le peuple informé
de ses activités afin que les
informations sur le pays ne soient
plus erronées. Après avoir évoqué le « tourisme » des chefs d’Etat
à Syrte en Libye, ils ont fait
savoir à l’assistance que leur
mission est de polir l’image du Togo
sur la scène internationale.
« L’image du militaire qui emportait
l’urne est escamotée au début et à
la fin. Aujourd’hui, pour rehausser
l’image du pays, nous nous devons de
révéler la vérité par rapport à des
choses comme ça. », a déclaré le « Prince Tem ». Cette
profession de foi de Zaza a surpris
plus d’un Togolais. Pourquoi
n’est-il pas monté au créneau, comme
l’a fait à son temps l’ex-ministre
de la Communication, pour dénoncer
cet état de chose ? En ce moment, on
l’aurait pris au sérieux. Ou bien a
–t-il attendu qu’il soit d’abord
nommé ministre avant de dire que
l’image a été escamotée à la fin et
au début ? En le disant aujourd’hui,
c’est comme s’il veut faire honneur
à celui qui l’a emmené à la
mangeoire. Tout a été dit et Zaza
vient trop tard.
«Les Togolais doivent éviter de
salir l’image de leur pays. S’il y a
un problème et que tu le dis à
l’extérieur, on dit chez nous que tu
fais ‘’Lêguêdê’’»,
dixit Gilbert Bawara. Mais ce qui
est bizarre c’est que c’est dans le
gouvernement qu’on retrouve les
vrais « salisseurs » de
l’image du Togo. Le mensonge que
« Gbogboyagbo » a servi aux
Togolais à propos des 1,05 millions
d’euros est encore vivace dans les
esprits.
Le vrai visage
de Me Abi Tchessa
L’organisation internationale de
défense et de promotion des droits
de l’homme, Amnesty International a
rendu public le 20 juillet un
rapport accablant sur les violations
massives des droits de l’homme
avant, pendant et après l’élection
présidentielle controversée du 24
avril 2005 au Togo.
Amnesty qui a diligenté son enquête
auprès des milliers de réfugiés
togolais au Bénin a établi un bilan
de 150 personnes tuées et estime que
le bilan total est bien plus élevé.
Réagissant au rapport d’Amnesty
International, le Garde des Sceaux,
ministre de la Justice, Me. Abi
Tchessa a déclaré : « Nous
attendons de voir où et quand tous
ces gens ont été tués au Togo ».
Les Togolais ont été consternés et
indignés par les propos de cet
ancien membre de la Coalition de
l’opposition qui, il n’y a pas
longtemps, condamnait avec la
dernière rigueur la répression des
forces de l’ordre. Jean Abi Tchessa
a-t-il la mémoire courte ? Lui qui
courait comme un lapin dans les
quartiers Bè, Déckon, Fréau Jardin …
sous les nuées des gaz
lacrymogènes ? Comment a-t-il pu
oublier de si tôt ces corps repêchés
dans la lagune de Bè, ces personnes
tuées tant à Lomé qu’à l’intérieur
du pays ?
Les propos de Me. Abi sont une
insulte à la mémoire des victimes.
D’aucuns pensent qu’il n’était qu’un
espion du régime au sein de la
Coalition. Il vient de montrer son
vrai visage.
Le poste de ministre lui est monté à
la tête qu’en un temps records, il a
voulu égaler ces zélés qui font feu
de tout bois pour rentrer dans les
bonnes grâces du pouvoir.
Au fait, quel mérite y a-t-il à être
dans un gouvernement en sursis, qui
n’a pas la confiance du peuple et
qui doit être dissout au nom d’une
vraie réconciliation?
Combévi
Agbodjan n’est pas allé au bout
Lors de son séjour à Lomé, la
mission de l’UE s’est entretenue
avec une délégation de la HAAC
conduite par son président, Combévi
Agbodjan. « Par ailleurs, nous
avons fait observer qu’actuellement
la liberté de presse est une réalité
dans ce pays. Pour preuve, aucune
radio n’est plus suspendue, la
presse n’est pas soumise à la
censure, ni à l’autorisation
préalable », s’est-il confié à
la presse. Mais seulement, il a
oublié de dire à la mission qu’il
avait ordonné la fermeture de
certains médias pendant la
présidentielle du 24 avril. Quand il
affirme qu’ « aucune radio n’est
plus suspendue », qu’en est-il
alors de RFI qui n’émet plus sur la
modulation de fréquence (FM) ?
Il boucle son intervention avec ce
constat. : «Je tiens enfin à
souligner que la liberté de la
presse est une réalité concrète au
Togo, n’en déplaise à certains ».
Mais de qui s’agit-il ? Qui sont
ces « certains » qui s’inscrivent en
faux contre le constat d’Agbodjan ?
Le patron de la HAAC nous a laissé
sur notre soif.
Membre de la société civile ou du
RPT ?
«Togo Presse »
a, dans son N° 7070 du mardi 12
juillet 2005, consacré une page et
demie à ce qu’il a appelé
« Victoire de Faure Gnassingbé à la
présidentielle : Echos des
réjouissances dans les préfectures ».
Au total 12 préfectures ont organisé
ces genres de manifestations pour « exprimer
leur joie suite à l’élection de M.
Faure Gnassingbé à la magistrature
suprême ». « A Vogan, la fête
organisée par le RPT/ Vo le 2
juillet a été une occasion pour les
militants de témoigner au son de la
musique Kamou, leur joie et leur
entière adhésion… », rapporte le
journal. N’est-ce pas curieux qu’au
cours d’une manifestation populaire
à Vogan on aie joué seulement
Kamou ? Passons.
Les mêmes manifs ont été organisées
à Tohoun et ont vu la participation
du ministre de la Communication
Kokou Tozoun et de la Secrétaire
d’Etat chargée de la protection de
l’Enfance et des Personnes âgées,
Mme Christine Agnelé Mensah. Cette
dernière qu’on dit membre fondateur
ou membre apparenté du CAR est-elle
retournée au RPT après son retrait
du parti de Me Agboyibo ? A-t-elle
pris part à cette fête à titre
d’observatrice surtout que « les
militants du RPT/ Moyen-Mono se
réjouissent également de la
nomination de deux fils Adja à des
postes ministériels » ? Allez y
comprendre.
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Le Paparazzi
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N°
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Le Tambour |
N°
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Du vendredi, 29 juillet 2005
Confidentiel Des barons du RPT
s’apprêtent à rencontrer Faure pour
lui exprimer leur mécontentement sur
la gestion des affaires
Titre
dans sa manchette l’hebdomadaire
satirique. Selon notre confrère,
mécontents d’avoir écartés malgré
les rudes efforts fournis pour
donner la victoire à leur candidat,
certains barons et autres jeunes
cadres ‘’aigris’’ s’apprêteraient
« rencontrer le plus tôt possible
l’homme ‘’Faure’’ du pays pour en
trouver une solution »
« La partie ne sera pas du tout
aisée. D’autant plus que ce ne sont
pas des arguments solides pour les
convaincre qui manquent au
‘’petit’’ » estime t-il
La coalition fortement mise sous
pression
L’UFC sur la piste d’une exclusion
tacite
« Opérations tous azimuts sur le
Togo. Les derniers événements qui
ont secoué la classe politique
togolaise ressemblent à ce scénario
hollywoodien où le héros entre en
bras de fer avec ses acolytes. Plus
que jamais, les chiens politiques de
notre république bananière
s’engouffrent dans des
improvisations dictées, au-delà d’un
gouffre-vraiment KOq-DJO qui ne
contente même pas son maître » note
le journal satirique. Evoquant la
dernière rencontre entre les deux
fils « des deux anciens timoniers
défunts » et les remous suscités par
cette rencontre dans les rangs de
l’opposition et fort de ce que la
menace de se débarrasser de
l’UFConnerie revenait pressante
après la période électorale, le
journal souligne que « le hic est
que le courage manque pour enterrer
publiquement GILsatan et sa bande au
sein de l’aile radicale. Surtout que
le mythe a été entretenu dans la
maison, reléguant les autres au
second plan. C’est la réalité d’une
opposition prise en otage par ses
propres dirigeants et qui manquent
de stratégies concertées »
Les vérités d’un rapport
controversé
Silence, on s’acharne …
« Acharnement, contre acharnement.
C’est la caricature du dernier ping
pong entre Amnesty International et
les tenants de l’ordre
ancien-nouveau qui régentent notre
lopin de terre depuis la mort du
Sage sans sagesse de Pya. Le reste
demeure une question d’habitude
répétitive au grand dam d’une
population laissée à elle-même, si
ce n’est le secours désenchanté de
l’exil » note le confrère.
A propos de la
démarche empruntée par
l’organisation et contestée par le
pouvoir, le journal indique que « ce
qui paraît évident est que les
réfugiés interrogés dans les camps
sont en position idéale d’aggraver
les faits vécus, à dessein de se
tailler un temps soit peu une
situation. La conséquence directe
est que le rapport n’a pu s’alarmer
sur les circonstances des
‘’ violences faites sur des
personnes dites RePTiles, victimes
recensées chez les RePTiles’’ ».
En revanche, reconnaît-il « Ce qui
est évident est que la peur a plané
sur toute la journée du 24 et la
barbarie du 26 avril et suivants a
été visuelle. Nul ne peut ignorer
qu’il ne pouvait sortir avec le
tricot Bob Akitani au cou (on
raconte même que le septuagénaire a
lu son auto proclamation, caché dans
son salon).
Mais que fait-on
pour corriger un peu la barre,
depuis que notre terre est frappée ?
Un rapport ne peut être faux et
truffé sur toute la ligne tout comme
les motions ne seraient toutes des
venues d’occasion. Surtout que le
plus heureux de la transition a
reconnu le massacre. ‘’Le bain de
sang, ce sont les journalistes
étrangers qui en sont responsables’’
dixit l’ancien sportif du grand
Bassar »
En tout cas, conclut le journal
« que de pareilles ne se répètent ;
le tout doit passer par une mise en
forme des institutions bananières
qui créent des désapprobations ici
et là. L’heure ne doit plus être de
se croire saint du matin au soir ;
ce n’est point le propre de
l’Homme »
Gestion calamiteuse des résultats du
concours de recrutement des
enseignants du 8 février
Les postulants prêts à récupérer
les 25 millions de francs CFA
Indique
le journal. Selon notre confrère,
les plus 5.000 jeunes qui se sont
décarcassés pour trouver 5000 de nos
francs dévalués pour le concours de
recrutement des enseignants a été
organisé le 8 février dernier par le
ministère de la Fonction Publique
fatigués d’attendre des résultats
qui n’arrivent pas « préfèrent donc
être remboursés…calmement »
« Il ne suffit pas d’organiser un
concours de recrutement. Il faut
être capable de pourvoir les postes.
Et à temps. Ou devons-nous donner
raison à l’oisif qui boutiquait que
c’était un concours de Gnass 1er ? »
s’interroge.
Le Ministre Akila Esso Boko fait des
révélations scandaleuses
L’ancien ministre de l’Intérieur, de
l’inSécurité et de la
Décentralisation, le Chef d’escadron
«de la mort», Akila Boko a promis
que si sa situation ne régularisait
pas rapidement ou si ses parents
sont toujours inquiétés, qu’il
ferait des révélations. Et bien, il
vient de commencer.
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Le
Républicain |
N°
02 |
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Du mardi, 26 juillet
2005
Interview d’Akila-Esso Boko
« …On peut craindre des rivalités »
Titre
également dans sa Une Le
Républicain avec une photo
de l’ex-ministre de l’intérieur et
de la sécurité qui reprend lui aussi
l’interview de RFI à Boko
Rencontre entre Faure Gnassingbé et
Gilchrist Olympio à Rome :
Des avis farouchement partagés
Souligne notre confrère qui publie
donc les réactions de Harry Olympio
du RSDD qui «… craint que les
intérêts des Togolais ne soient
sacrifiés sur l’autel d’une
compromission », de la CDPA qui
« approuve la décision prise par les
deux hommes sur la situation des
réfugiés » de la CPP qui « s’associe
à tout ce qui va dans le sens de la
réconciliation » de la NDP qui
« salue cette initiative qui va dans
le sens de la réconciliation » et
exhorte les acteurs politiques à
s’impliquer dans ce sens, du CAR qui
se désolidarise de la démarche du
leader de l’UFC
Rencontre Gilchrist - Faure à Rome :
L’opposant historique n’a plus
droit à l’erreur
Estime
Le Républicain pour qui,
si le Togo était un Etat normal,
c'est-à-dire un pays
démocratiquement ‘’ civilisé’’ la
rencontre entre deux hommes
politiques relèverait d’un fait
normal, mais compte tenu de la
situation sociopolitique chaotique
du fait de 40 ans de dictature « une
telle rencontre s’apparente à une
connivence coupable »
« Comment comprendre que depuis que
de nombreux Togolais ont fui notre
pays pour la simple raison qu’ils
sentaient leur vie en danger, celui
qui est qualifié de chef historique
de l’opposition n’ait pas organisé
avec l’aide de la très grande
majorité de nos compatriotes une
caravane humanitaire à l’endroit de
nos réfugiés, et n’ait pas mené une
action diplomatique vigoureuse à
l’endroit des gouvernements des pays
d’accueil pour exiger le respect de
leur sécurité et de leur dignité et
qu’il eût failli attendre la
rencontre de Rome pour que
M. Gilchrist sollicitât la
‘’ bienveillance’’ de
M. Gnassingbé à l’endroit de nos
malheureux compatriotes réfugiés
dans les camps du Ghana et du Bénin,
ceux-là mêmes que M. Tozoun,
Ministre de la communication et de
la formation civique n’hésite pas à
traiter de façon cynique de
candidats déguisés à
l’émigration ? » se demande le
confrère.
En tout cas, souligne mon confrère
« après ses mémorables cafouillages
d’Abuja et d’Accra, ‘’ l’opposant
historique’’ n’a plus aucun
droit à l’erreur. S’il est sûr de
son coup cette fois-ci, qu’il y
aille mais avec l’obligation
impérieuse de résultats »
Faure
Gnassingbé et Gilbert Atsu de la NDP
seraient des amis de longues dates
Révèle notre confrère qui indique
que après les dernières péripéties
de la NDP et qui ont conduit
Gilbert
ATSU à rentrer au gouvernement de
Faure-Kodjo sur fond de démission de
certains membres du mouvement, il a
mené son enquête auprès de certains
hommes du pouvoir et états major des
partis politiques de l’opposition.
Selon ses enquêtes, « le président
de la NDP était en contact depuis
des années avec Faure avant son
accession au pouvoir, certains hauts
responsables des sociétés d’Etat
ayant longuement servi comme
intermédiaires. Du côté de
l’opposition, certains responsables
de partis politiques qui visaient
également la récupération de la NDP
n’ont pas hésité à mettre la main à
la poche. Le drame est que tout ceci
se faisait à l’insu de la plupart de
ses camarades de lutte qui étaient
au four et au moulin »
Tavio
Amorin : Le souvenir d’un
panafricaniste
En souvenir de l’illustre disparu,
le journal revient sur le parcours
politique, l’œuvre et la fin
prématurée de ce panafricaniste hors
pair.
Les pharmacies par terre, est-ce une
menace
S’interroge le journal qui évoque
ici le cas de ces pharmacies
par terre
qui
connaissent une grande affluence au
Togo particulièrement à Lomé du fait
de la crise économique et que les
vendeurs ‘’docteurs de rue’’
proposent aux patients des
médicaments à plusieurs vertus
thérapeutiques mais dont
l’utilisation est nuisible à la
santé du fait que ces médicaments
sont d’origine douteuse et parfois
périmés. Et le journal interpelle
les autorités pour que des mesures
soient prises pour interdire
l’importation de ces médicaments car
les efforts menés par les médecins
et les associations de défense des
consommateurs n’ont pas permis
d’éradiquer ce phénomène.
A la recherche de la paix

Qui disait qu’on ne peut faire le
bonheur d’un peuple contre son gré ?
Une dure observation de la poignante
réalité semble pourtant nous y
conduire irrévocablement.
Aujourd’hui, après la mobilisation
de la rue des grandes foules
hystériques pour arracher la paix,
les moments semblent davantage à la
recherche-spectacle de la paix.
Chacun pour cela y va désormais de
ses subtilités fussent-elles
décriées ou appréciées de façon fort
mitigée. Ça s’appelle « la
recherche de la paix à tout prix ».
Tenez !
Nous partageons tous la conviction
que la paix des peuples, la paix des
cœurs n’a pas de prix, et aucun
sacrifice ne sera trop grand si on
devrait le consacrer à la recherche
de la paix. Seulement, il semble
qu’il y a danger à vouloir la
conquérir dans le spectacle et en
foulant aux pieds certaines données.
La réalité est indéniable que deux
entités ont longtemps emmuré
l’épanouissement de tout un peuple
contraint à ne vivre que par et à
travers les humeurs et les desseins
de celles-ci.
Mais on
ne saurait non plus perdre de vue
que le temps de l’embrigadement a
tellement fait de chemin qui à la
fin, telle une sangsue, il a généré
tant de problèmes ne saurait plus
efficacement de la seul paternité
d’un camp. L’intéressant aurait été
alors qu’un trait soit
historiquement fait sur les deux
entités. Mais à défaut, la sortie du
tunnel reste désormais du ressort de
toutes les bonnes volontés, sans
choix partisans, ni privilège de
messie tout désigné. On est souvent
trop rapidement tombé dans des
erreurs qui consistent à donner à
croire que ce peuple dispose de
« bergers oints » dépositaires
du salut national, et qui les autres
n’ont rien d’autre qu’à croiser les
bras devant ou derrière et attendre
le moment venu. On est souvent trop
vite allé à cette facilité de
réflexion qui dit que « sans le
berger oint », l’enfer peut
continuer. On a trop souvent trop
caressé l’idée bâtarde qui dit que
le bonheur, le vrai, du peuple tient
à un fil.
En
réalité, si telle devrait être le
chemin vers la sortie, son
concepteur attitré l’aurait balisé
déjà depuis bien des lustres. On a
longtemps donné à ingurgiter que
nous sommes dans une situation de
faite et que la légitimité est loin
d’être acquise. Les autorités de
fait devraient l’être autant à
l’intérieur du pays, que dans tous
les coins du globe. Discuter de la
recherche de la paix avec elles à
Lomé ou à l’extérieur n’ont de
différence que le topic et la
garniture diplomatique. A force de
se tromper constamment sur ces
données, on finit par légitimer
« l’illégitimer » et à consacrer
le condamnable sans se rendre
compte.
Nous sommes allés trop vite en
réflexion. Alors attendons de juger
aux résultats, encore que nous avons
été aussi habitués à des ballets
spectacles parfois aux contours
difficiles à assumer. Mais à quoi
s’en tenir au milieu d’une
bourrasque ou de tirs croisés de
discussions et rencontres des plus
hétéroclites ? Multiplier les
négociations, c’est bon, mais
commencer à les ordonner, voilà qui
promet.
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