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Revue de
presse de la semaine du
25 au 31
juillet 2005
Par
Daniel Garidan |
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Le
Combat du peuple
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N°
508 |
Du lundi, 25 juillet 2005
Règlement de la crise togolaise : Gilchrist Olympio bêche la Coalition : Gilchrist et
Faure ont pris des engagements devant la communauté Sant’Egidio
Titre Le Combat du Peuple dans sa
manchette. Rappelant les engagements pris (à partir du communiqué rendu public)
par ces deux hommes devant la communauté Sant’Egidio et les réactions suscitées
au sein de la Coalition par cette rencontre, le confrère note : « au regard de
tout ce qui précède, on a le sentiment que la Coalition de l’opposition radicale
est tout simplement une alliance de façade pour amuser la galerie, en clair un
MACHIN. La Coalition ! Oui. Mais au-delà de cette Coalition, il faudrait une
confiance mutuelle et surtout du respect pour les autres. Autrement il vaut
mieux que chaque parti vole de ses propres ailes. Car, en réalité, il ne sert à
rien de vouloir une chose et son contraire à la fois. On ne peut pas se déclarer
champion de la démocratie et mépriser les autres. C’est de la dictature.
Gilchrist Olympio doit se prendre beaucoup plus sérieux en respectant les autres
surtout que c’est la deuxième fois qu’il se permet de bêcher ses pairs de la
Coalition »
Rompre avec le
passé : Face à la flambée du prix du
maïs, le Gouvernement monte au créneau
Titre notre confrère qui évoque le communiqué du
gouvernement en date du 19 juillet dernier qui met le marché des céréales sous
observation pour 10 jours aux termes desquels, si la tendance des prix reste à
la hausse, le gouvernement prendra des mesures appropriées pour fixer lui-même
les prix. Tout en se
réjouissant de cette montée au créneau du
gouvernement dont la « fermeté de ton du communiqué ne laisse pas de place à
l’équivoque », le journal estime cependant que le tout n’est pas de faire
baisser les prix, il faut, selon lui, « identifier les causes réelles du mal,
c’est-à-dire poser le diagnostic, pour trouver une thérapeutique efficace
susceptible d’éradiquer définitivement le danger ».
« L’engrais (vivrier) qui devrait être disponible pendant la saison des pluies
au niveau des paysans est non seulement insuffisant mais n’arrive qu’à des prix
très élevés » indique le journal pour qui, « le circuit d’attribution des
marchés d’achat et de distribution doit être revu, car il est entièrement
gangrené »
D’un rapport à l’autre
L’épreuve de vérité
Amnesty International publie un rapport qui pose un problème de crédibilité
Titre de son côté Le Combat du Peuple.
« Une fois encore, Amnesty International a présenté notre pays comme un Etat de
non-droit où les crimes et autres atteintes graves aux droits de l’homme sont
légion. L’organisation a notamment fait état de recours à un usage systématique
de la violence, de répression brutale, d’exécutions extrajudiciaires,
d’enlèvements, d’actes de tortures et de mauvais traitements y compris le viol,
des tentatives de viol, des arrestations arbitraires, etc. Et elle attribue
toutes ces violences aux ‘’forces de sécurité togolaises, aidées par des milices
proches du parti au pouvoir’’ » note le confrère qui, tout en reconnaissant que
la mort subite du président Eyadema a provoqué divers événements qui, à leur
tour, avaient laissé libre cours à des violations des droits humains, estime
« contrairement à ce que certains peuvent être portés à croire, s’il est sûr
qu’il y a eu des exactions, ces dérives ne sont pas toujours forcément à mettre
à l’actif des éléments des forces de sécurité. La violence a été un mal partagé
par tous, qu’on soit militaire ou civil, militant du RPT ou de l’opposition. Et
la plupart du temps, la riposte des hommes en uniforme ne venait que pour
tempérer la hargne dévastatrice de certaines populations civiles qui étaient
décidées à en découdre avec d’autres ».
Pour le journal, « tenter de régler le cas togolais en catégorisant d’une part
des prétendus agresseurs et de l’autre, des présumées victimes ne paraît pas
responsable. La situation qui a prévalu au Togo après la mort du Président
Eyadema jusqu’au lendemain de l’élection présidentielle d’Avril 2005 était
beaucoup plus complexe. Pour être crédible, Amnesty International aurait dû
gérer ce dossier avec beaucoup de doigté en menant des investigations en
profondeur, au lieu de se limiter à certains ragots collectés ça et là, auprès
d’individus qui ont tout à gagner en fournissant des informations orientées,
déformées et travesties à dessein ».
Il est temps, estime notre confrère, que « Amnesty International se prenne au
sérieux en faisant preuve d’impartialité et d’objectivité dans ses rapports »
car, « on ne peut pas glaner des informations ou des témoignages par-ci par-là,
dans des camps de réfugiés pour en faire un rapport. Un rapport, à notre sens,
requiert pour sa crédibilité, une démarche beaucoup plus scientifique et doit
être verrouillé ».
Tout porte à croire note Le Combat du Peuple que, «
Amnesty International, face à l’épreuve de vérité se fourvoie encore dans la
valse des chiffres et publie de n’importe quoi »
Togoata Apédo-Amah discrédite la LTDH

Le Combat du Peuple
s’en prend au SG de la LTDH et à sa suite pour avoir, lors de la rencontre avec
la délégation de l’UE le 13 juillet dernier, présenté un portrait apocalyptique
du Togo.
« …Apédo-Amah et les siens ont dépeint du Togo, un portrait
apocalyptique. Faisant fi de toute retenue et du minimum d’objectivité, ils ont
abreuvé la mission de leurs rancoeurs et de leurs états d’âme… », indique le
journal. Pour notre confrère, « cette façon manichéenne de juger la situation
togolaise est hautement dangereuse. En effet, nul ne saurait nier qu’il y a eu
au Togo, avant, pendant et après le scrutin du 24 Avril dernier, des événements
qui ont conduit à des violations des droits de l’homme. Mais grossir les faits,
les exagérer jusqu’à les déformer dans le but de charger ses adversaires
politiques et d’émouvoir l’opinion est loin, bien loin d’apporter un quelconque
début de solution au problème ».
« La lutte pour la défense et la protection des droits de
l’homme est un combat noble. C’est pourquoi, sous tous les cieux, une grande
considération est accordée à ces organisations. Mais lorsqu’elles se
transforment en épouvantails, véhiculant des informations tronquées et déformées
à dessein, ces organisations tombent dans le ridicule et perdent toute
crédibilité. Et c’est malheureusement la voie sur laquelle Apédo-Amah a choisi
de conduire la LTDH. C’est vraiment dommage qu’une organisation comme la LTDH
pour laquelle certains avaient tout donné soit aujourd’hui réduite en un simple
instrument aux mains de quelques irresponsables qui ne cessent de la couvrir de
ridicule » relève notre Le Combat du Peuple
La Radio mondiale, RFI,
suspendue jusqu’à nouvel ordre en Côte d’Ivoire
Annonce notre confrère qui, visiblement, se réjouit de cette décision puis qu’il
n’y a pas longtemps, il avait tiré à boulets rouges sur la Radio mondiale
traitant ses journalistes de tous les noms d’oiseau et justifiant et trouve
juste la suspension de RFI en FM à Lomé.
Rappelant que dans le cas de la Côte d’Ivoire « cette suspension
a été décidée pour non-respect du traitement professionnel de l’information »,
que « les journalistes mis en cause ont pour noms Olivier Rogez, celui-là même
qui a couvert les événements du Togo pendant la période électorale, et Cyrille
Ben Simon », le journal note qu’ «au-delà de ces considérations, somme toute,
préoccupantes, surtout s’agissant d’une radio qui exerce une influence
indiscutable sur ses auditeurs africains qui prennent pour parole d’évangile,
tout ce qui y est diffusé, il faut retenir que le comportement des journalistes
du service Afrique de RFI n’est pas fortuit. Au jour d’aujourd’hui, le monde est
régi par ceux qui peuvent imposer leur vérité. Et pour ce faire, il faut
disposer de puissants moyens d’information. Les Occidentaux en général et la
France en particulier entendent influer sur le cours des événements en Afrique.
Radio France Internationale est une arme terrible et redoutable destinée à régir
l’opinion dans nos pays. Et il est connu que celui qui contrôle l’opinion dans
un pays peut en contrôler l’évolution. Il faut donc comprendre que RFI, loin
d’être une radio quelconque, est au service d’une cause, celle des puissants
face aux dominés. Tant que nous n’adhérons pas à cette vision, nous resterons
dépendants de la pensée des autres imposée par leurs radios et télévisions»
Explosion à la poste de Tokoin habitat:
Acte de terrorisme ou pression ?
Des dégâts matériels importants
En tout cas, c’est la question que se pose notre confrère qui revient sur
l’explosion survenue la semaine dernière à la Poste de Tokoin Habitat dont ont
fait cas certaines publications de la semaine passée. En attendant que l’enquête
diligentée par les autorités établissent les responsabilités et fort de que
dans un passé pas très lointain « on a assisté à ce phénomène présenté par le
Gouvernement d’alors comme actes de terrorisme » et que « également des actes
de violences ont été posés par des faucons du régime avec la complicité d’une
partie des services de renseignements pour faire pression sur le défunt Chef
d’Etat » Le Combat du Peuple pense qu’il ne faut pas jeter de l’huile
sur le feu dans l’appréciation de cet acte au moment où « le Chef de l’Etat
s’investit pour la décrispation et la normalisation de la situation politique
dans notre pays ».
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Agni
l'Abeille |
N°
43 |
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Du mardi, 26 juillet 2005
Campagne présidentielle 2005 :
Les militants de l’opposition radicale
réclament les comptes de leurs cotisations
Indique Agni dans son billet
Confidentiel. En fait, notre confrère un passage de La Dépêche qui
avait, sur cette affaire, publié un article faisant été de ce que les militants
de l’opposition radicale réclameraient les comptes de leurs cotisations
Rencontre Faure-Gilchrist à Rome :
6 heures de discussions, 4 points débattus
Indique notre confrère. A
propos des réactions suscitées par cette rencontre, tout indiquant que cette
rencontre « sème
le trouble dans les rangs des sympathisants des partis d’opposition qui jugent
sévèrement les leaders politiques » le journal
publie la réaction du
CAR et de Sursaut-Togo.
« Taxi tempo », la
petite indienne dans les rues de Lomé
Le journal évoque l’apparition depuis quelques mois
de petites motos à trois roues, communément appelées Taxi Tempo, assurant le
transport en commun et transportant trois passagers en plus du conducteur.
Selon notre confrère, qui dit avoir interrogé les responsables de la société
importatrice de ces motos, la Société African New Transport and Developpement
(ANT & DEV), « ces motos ont pour but de diminuer les accidents de la
circulation ». La seule fausse notre, selon le journal, c’est que contrairement
aux taxi-moto, les taxi-tempo ne déposent pas encore les passagers
devant leur demain.
« Ces motos d’origine indienne sont en vente comme en bail (work and pay). Les
pièces de rechange sont aussi disponibles avec un mécanicien spécialisé »
précise le confrère pour qui, « comme on le voit de Dubaï à New Delhi en passant
par Pékin, le marché togolais est de plus en plus dans les agendas »
Le 1er Arrondissement de la Mairie de Lomé
en état de délabrement avancé : Que
font nos autorités ?
S’interroge Agni qui décrit l’état déplorable
dans lequel se trouve l’établissement abritant les services de la Mairie,
Premier Arrondissement de Lomé.
« D’abord le bâtiment abritant l’arrondissement est un local très vieux
construit dans l’ère de la colonisation allemande et cela fait long temps qu’on
lui a donné un coup de pinceau de peinture. Si vous êtes 2, vous allez emprunter
l’escalier en faisant une queue car ce dernier conduisant aux bureaux est trop
exigu. Arrivés au 1er étage, vous êtes accueilli par un planton assis devant une
table déséquilibrée. La selle de sa chaise est déchirée et les murs sont sales.
La grande salle a été désertée car le toit est fissuré et part en lambeaux »
rapporte t-il et se demande « que font nos autorités face à cette situation ?
Que fait-on des recettes communales (taxes de la commune, recettes des marchés
etc.…) »
Les dessous de la rencontre
Faure-Gilchrist : Face à Gilchrist
Olympio, les ministres Gilbert ATSU et Gabriel Dosseh-Anyron ont raison
Rappelant qu’il y a quelques temps M. Gilchrist Olympio avait clairement laissé
entendre que son parti n’est pas représenté au sein du gouvernement Kodjo
accusant du coup « ceux qui ont accepté de travailler pour donner une nouvelle
forme à la lutte » et fort de ce que M. Gilchrist Olympio est allé rencontrer
M. Faure Gnassingbé sans prendre des dispositions au niveau de la Coalition, le
journal estime qu’en acceptant de rencontrer le Président Faure Gnassingbé «M.
Olympio donne raison à Messieurs Gilbert Kodjo ATSU et Gabriel Dosseh-Anyron qui
ont accepté d’entrer dans le gouvernement »
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Le
Regard |
N°
451 |
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Du mardi, 26
juillet 2005
Des membres de la Coalition réagissent à la rencontre Faure-Gilchrist
Titre notre confrère dans sa manchette qui, reprenant un extrait de la
déclaration de M. Gilchrist Olympio au lendemain de sa rencontre avec Faure
Gnassingbé, laquelle expliquait les raisons de cette rencontre « …
il faut des mesures importantes parce que le pays, à cause des
dérapages est au bord du gouffre », indique : « il
n’en demeure pas moins que les Togolais sont surpris par ce revirement de
situation en raison de la radicalisation des positions habituelles de l’UFC et
surtout quand l’on sait que ce parti subordonnait, il y a peu la reconnaissance
de la légitimité de Faure Gnassingbé à la signature d’un accord politique entre
la Coalition et la mouvance présidentielle ».
Commentant les réactions divergentes des autres leaders notamment du Prof.
Gnininvi de Me Agboyibo et de Gogué, le journal indique que « toujours est-il
que ni Faure, ni Gilchrist ne pouvaient refuser l’initiative de Sant’Egidio sous
peine de paraître aux yeux de l’opinion comme un obstacle au dialogue »
Faure Gnassingbé de Téhéran à Rome
L’envoyé spécial du
journal à Téhéran et à Rome notre confrère Abass Saïbou fait ici le compte
rendu de la visite d’amitié et de travail que Faure Gnassingbé a effectué en
Iran, première étape de son voyage, les différentes séances de travail et
rencontres qu’il a eues avec le président Mohammad Khatami et les autorités
iraniennes ainsi que les accords de partenariat signés entre les deux pays et à
Rome où il a rencontré le président de l’UFC.
Gilchrist face à Faure à Sant’Egidio
Le Regard
qui était de la délégation gouvernementale par son directeur de publication et
qui n’a pas assister à la rencontre, la présence de la presse n’étant pas jugée
nécessaire, fait tout de même le point cette rencontre Faure/Gilchrist et
précise que tous ceux qui ont assisté aux discussions se sont refusés à tout
commentaire laissant le soin à la communauté Sant’Egidio, initiatrice de la
rencontre de produire un communiqué pour, disait-on, «éviter toute
désinformation de nature à hypothéquer les chances de ce dialogue »
Rappelant que c’est la 2e fois Gilchrist Olympio rencontre Faure
Gnassingbé, le journal indique que « les Togolais aussi bien que les
observateurs avisés de la scène politique habitués aux micmacs de la classe
politique togolaise attendent de constater les résultats palpables de cette
rencontre avant de croire qu’il s’est passé quelque chose de sérieux »
L’intérêt des
recommandations d’Amnesty pour le Togo
En lieu et place d’une publication intégrale du
rapport de l’Amnesty International comme l’ont fait la plupart des publications
proches de l’opposition, Le Regard, lui a choisi de publier les
conclusions et recommandations et ceci avec cette note :
« Le récent rapport d’Amnesty international, au-delà de l’appréciation que les
uns et les autres peuvent en faire, constitue un document dont pourrait
s’inspirer la Commission Spéciale d’enquête. Dès lors que dans ses notes,
Amnesty international a reconnu qu’elle s’est limitée aux témoignages des
témoins et victimes réfugiés au Bénin, il appartient à la commission mise en
place par l’Etat togolais de vérifier la véracité de ces témoignages. Il n’y a
donc pas lieu de s’alarmer outre mesure, surtout qu’en plus de la commission
nationale d’enquête, une mission d’établissement des faits envoyée par l’ONU
qui s’est rendue au Togo, au Bénin et au Ghana en juin a, en sa possession, des
témoignages et les éléments d’appréciation recueillis sur place à Lomé.
Quoiqu’il en soit, les recommandations de Amnesty International doivent être
prises en compte pour la manifestation de la vérité. En outre les autorités
togolaises gagneraient à s’en inspirer pour améliorer la situation des droits de
l’homme au Togo»
L’enjeu des nouvelles échéances
électorales.
Le Regard note qu’après la mission d’évaluation de l’UE, «il devient de plus en plus évident que
l’on s’achemine irrémédiablement vers
l’organisation des élections législatives dont la transparence et l’équité
constitueront un déclic pour la renormalisation des relations entre le Togo et
l’Union Européenne ».
Mais en attendant que les discussions s’engagent entre le pouvoir et
l’opposition au sujet de l’amélioration du cadre électoral,-puisque ce qui
importe pour l’UE, c’est d’avoir un cadre électoral acceptable et un fichier
électoral fiable et non la recomposition du gouvernement comme le demande la
Coalition- le journal note que du côté du pouvoir comme de l’opposition, des
défis sont à relever.
« Le pouvoir a une sérieuse équation à résoudre. En même temps que les députés
du RPT ne veulent pas abandonner leurs émoluments, les autorités togolaises
pressées de renouer avec les institutions internationales ont tout intérêt à
organiser de bonnes élections surtout que le débat sur la légitimité du chef de
l’Etat n’est plus à l’ordre du jour.
Côté coalition, le défi n’est pas moins terrible. Il faudra du talent pour
redonner aux électeurs, le goût des élections et dans le même temps, trouver les
moyens de gérer les dissensions internes car le risque est grand que les partis
ne puissent pas s’entendre sur les candidatures uniques »relève le confrère.

Interview : L’ex-ministre François Boko parle du rapport
d’Amnesty International
Titre dans sa manchette Le Regard avec
photo de du chef d’Escadron François Akila-Esso Boko. Le confrère publie sous ce
titre l’interview que RFI a accordée lundi dernier
A M. François Boko après la publication du rapport d’Amnesty
International
Hausse vertigineuse du prix du maïs : Le gouvernement réagit enfin
Titre notre confrère à propos du communiqué du
gouvernement en date du 19 juillet qu’il reprend d’ailleurs ici quelques
extraits
Dans sa rubrique
ça vous
regarde,
notre confrère s’est intéressé à ces
sujets : QUI EST
LE PRÉSIDENT ?
L’ombre du Timonier plane toujours sur le Togo. C’est vrai qu’après près de 40
ans de règne, on ne disparaît pas sans laisser de traces. Dans certains milieux,
on se fait même difficilement l’idée que le Timonier n’est plus de ce monde. Un
tour dans certains bureaux de l’Administration publique permet de voir toujours
accroché au mur, le portrait officiel de feu Gal Eyadema avec la mention
« Président de la République Togolaise ». Rien n’a changé en somme. Ou
alors, à ces endroits, on n’a pas cru devoir se mettre au goût du temps.
Peut-être est-ce parce qu’on veut honorer la mémoire du disparu. Mais la chose intrigue
certains observateurs qui se demandent qui est finalement le prégo dans ce
pays : le fils ou le père qui n’est plus ?
UNE RENCONTRE QUI INQUIÈTE
Alors qu’il séjournait en Italie sur le chemin du retour de Téhéran où il avait
effectué une visite officielle, Faure Gnass a rencontré M. Gilchrist Olympio.
C’était à l’initiative de la Communauté Sant’Egidio. Selon certaines
informations faisant état d’une rencontre secrète, les deux fils d’anciens chefs
d’Etat ont pris un certain nombre d’engagements allant dans le sens du
règlement de la crise togolaise.
L’annonce de cette rencontre a suscité diverses réactions dans les milieux
politiques. Alors que certains saluaient le fait que Faure et l’opposant le plus
irréductible au régime qu’il incarne aujourd’hui se rencontrent pour discuter,
chose qui n’avait jamais été possible entre Gil et Gnass père, d’autres ne
cessent de fulminer. On estime que le leader de l’UFC a dribblé la Coalition,
qu’il a bêché le Bélier et les autres et on s’interroge sur ce que les deux
hommes se sont exactement dits à Rome. Le moins qu’on puisse constater
aujourd’hui, c’est que la rencontre entre Gil et le fils du père en Italie
inquiète et soulève des suspicions
ET ÇA
RECOMMENCE !
Dans son nouveau rapport, Amnesty International a fait
état de blessés, de viols, de tentatives de viols, de réfugiés, de disparitions,
d’exécutions extrajudiciaires, etc. S’agissant du nombre des morts,
l’organisation, tout en estimant ne pas disposer d’un chiffre définitif, parle
d’une liste de 150 noms. En tout cas, aujourd’hui, il n’est plus question de
centaines de morts rejetés par la mer sur nos plages. Mais ce rapport ne suscite
pas moins de vives réactions de la part des autorités togolaises. Certes, on n’a
pas encore intenté un procès contre Amnesty International comme en 1999. Mais
les autorités du pays sont montées au créneau pour fustiger Amnesty
International et démentir ses allégations. On reconnaît qu’il y a eu des
événements ayant conduit à la violation de droits humains. Mais tout en
estimant que la situation n’a pas été aussi grave que le prétend Amnesty, on
indique que les victimes de ces violations ne sont pas forcément du côté où
l’organisation les a cherchées.
En réalité, tout ceci n’est qu’un faux problème. On doit désormais savoir au
Togo que Amnesty International est comme un œil de Caïn qui observe tout ce qui
se passe et les rend comme elle l’entend. Il ne sert à rien, de s’agiter à
l’occasion de la publication des rapports. Il faut plutôt éviter la survenance
des violations des droits de l’homme. Au lieu de s’en prendre à Amnesty, il
serait beaucoup plus indiqué de rechercher ceux qui ont donné l’occasion à cette
organisation de produire un nouveau rapport sur le Togo. C’est une vérité
indéniable qu’au lendemain de l’élection du 24 avril dernier, des hommes en
treillis et en armes étaient rentrés dans des maisons pour frapper violemment
les populations. C’est un fait irréfutable. Qui a donné l’ordre pour que les
« Sodja » soient déversés dans la ville ? On sait aussi que les éléments
n’obéissent qu’aux ordres. Qui leur a demandé de tabasser les gens ou de faire
usage de leurs armes ? Voilà ceux qu’il faut rechercher et sanctionner, au lieu
de s’en prendre à Amnesty qui, après tout, ne pouvait rien inventer si on ne lui
en avait pas donné l’occasion.
LE ROI EN OBSERVATION
La semaine dernière, on a observé comme un ballet de syndicalistes autour du Roi
Kodjo 2. Presque toutes les centrales syndicales avaient franchi le seuil de la
demeure primatoriale. Et à leur sortie d’audience, chaque responsable s’était
adressé à la presse. D’une manière générale, on prend acte de la nomination du
Roi au poste de Premier ministre et on attend de le voir à l’œuvre pour juger
après. Certains vont jusqu’à lui donner une période de grâce de 6 mois à un an.
(Cf. une interview de Beliki Akuété à un confrère de la place).
A la limite, tout porte à croire qu’on fait confiance au Roi. Mais en réalité,
il s’agit d’une grosse épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête. Six mois
sont vite passés et ventre affamé n’a point d’oreilles. Alors, wait and see !
En tout cas, le round d’observation ne vient que de commencer. La fin
justifiera bientôt les moyens.

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Le
Point de la Semaine
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N°
43 |
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Du mercredi 27 juillet 2005
Rencontre de Rome entre Faure et Gilchrist :Un
face-à-face diversement apprécié
Titre notre confrère dans sa manchette avec une photo
de Kofi Yamgnane un des acteurs le plus en vue de la diaspora togolaise.
« Le jeudi 21 juillet dernier, et au moment où la Coalition de l’opposition
était attendue à Abuja pour une rencontre avec le président en exercice de
l’Union Africaine, Olusegun Obasanjo, le leader de l’UFC, Gilchrist Olympio,
dont le parti avait boycotté le voyage du Nigeria, rencontrait le président de
la République togolaise Faure Gnassingbé. De cette rencontre tenue à
Sant’Egidio, en terre italienne, beaucoup de choses se disent. Beaucoup de
réactions et d’analyses ont été faites par-ci et par-là et qui portent sur la
déclaration finale faite par la Communauté de Sant’Egidio » indique le journal
avant de revenir en commentant sur les réactions suscitées par cette rencontre
tant au plan interne (avec les réactions divergentes des leaders de
l’opposition) qu’extérieur (la diaspora où la rencontre de Rome pose des
interrogations liées au choix de la date de la rencontre, le lieu et le
contexte togolais actuel)
Fonds de la
Coalition: Plus de 120 millions de
francs détournés
C’est ce que révèle Le Point de la semaine
dans son billet Confidentiel. Selon notre confrère qui cite « des sources dignes
de foi », dans le cadre de l’appel de fonds lancé par la Coalition, «deux
milieux d’affaires, non des moindres auraient remis respectivement une
somme d’environ 50 millions, et 75 millions de nos francs pour les soins de la
Coalition. Ces importantes sommes d’argent auraient été confiées à un important
leader de la Coalition pour les besoins de campagnes » mais selon les mêmes
sources, «cet argent n’aurait jamais été versé dans les comptes de la
Coalition ».
Pour le confrère, « si cette information venait à être avérée, elle va s’ajouter
aux inquiétudes de ceux qui dénoncent tout bas la gestion approximative faite
des fonds d’une Coalition faite de leaders hantés et obsédés par le mythe du
milliardaire, repris en saccades par le citoyen moyen »
Le
Togo otage des familles Gnassingbé et Olympio ?
François Boko pour «une force alternative»
En tout cas, le confrère semble être d’avis au regard
de l’analyse qu’il fait de la situation sociopolitique du pays depuis le premier
coup d’Etat militaire de 1963 jusqu’à nos jours où «deux pôles de décisions
continuent à cultiver et à renforcer ce clivage à travers deux idéologies
distinctes et loin du terrain social »
A l’analyse donc de cette situation et des derniers événements
et commentant les propos de l’ex ministre de l’intérieur qui, parlant des deux
familles et régissant à la rencontre Faure/Gilchrist préconisait une ‘’force
alternative’’ qui puisse redonner vie aux Togolais ‘’ fatigués par
cette prise en otage par les deux familles de la vie politique togolaise,
notre confrère note qu’ : «à la lumière du long combat de tunnel que se livrent
les deux familles, c’est le peuple togolais qui se retrouve pris entre deux
feux, otage de deux entités politico-familiales dont il n’en finit pas de faire
les frais. Une transition, fut-elle maîtrisée, une politique d’ouverture et de
réconciliation nationale ne sauraient mériter de poids et d’aval politique que
si celle-ci s’opérait dans le cadre d’une ‘’ troisième force’’, au vu de
certains observateurs. De même, la fracture sociale grandissante, l’impossible
mariage entre un système arbitraire établi et une légitimité populaire, sont le
fruit de l’absence d’une réelle ‘’ force alternative’’ capable
s’interposer entre les deux entités et de relativiser les positions jamais
tranchées »
Dans son FLASH
COCKTAIL Le Point de la semaine a rassemblé pour vous ces sujets
Mathieu Kérékou, la superstar du Bénin
Alors qu’il n’était pas préparé pour supporter les
affres du vent de l’Est, Mathieu Kérékou s’était illustré au début des années
90, dans la cession élégante du pouvoir sous pression populaire après avoir
concédé quelques harmonisations démocratiques. Il est revenu aux affaires
quelques petites années plus tard. On disait de son pays que celui-ci avait
montré l’exemple que tout pays aspirant à la démocratie devrait suivre. Le
Président Mathieu Kérékou vient une fois encore de s’illustrer dans le respect
de la parole donnée, comme pour dire qu’il ne lui manquait pas d’arguments et de
moyens en 90 de garder plus longtemps le pouvoir. Pendant que tout le monde
s’agitait (ou on se tiraillait) dans son Bénin et autour de lui en faveur de la
modification de la constitution qui aurait pu lui permettre de rester pour de
nouvelles années au pouvoir, celui-ci vient de décider autrement à la grande
déception de ses supporters qui misaient et juraient pour tout. Son clan s’était
même fragilisé en fractions par rapport à la révision, leur salut. Le Bénin
vient ainsi de briser le suivisme de ses voisions car au nord « Fo B » va
rempiler en novembre pour un troisième mandat du pays des hommes intègres. Au
Bénin, Kérékou, vieillissant, ne veut pas être l’oiseau par lequel les malheurs
arrivent, au contraire et il est une superstar. En ne révisant pas, plusieurs
requins se voient hors course, pourtant ils affichaient un optimisme jusqu’à
conclure une alliance même avec une partie de la mouvance présidentielle. Le
Président Kérékou ne veut pas réviser la Constitution du Bénin pour espérer se
rendre éternel au pouvoir et une fois de plus il peut proclamer avec orgueil
comme une superstar : « ce qui est dit, est dit ». Ce fut l’un de ses
slogans préférés quand il revenait de nouveau aux affaires.
La suite du périple sur la piste d’Iran

Au cours de la semaine du 09 juillet le chef de
l’Etat, Faure Gnassingbé s’est offert le spectacle chez les Evala de la Kozah.
Toutes les étapes sont passées sous ses yeux comme le père l’aurait fait si la
mort n’était pas intervenue au début de l’année. Au cours de ces luttes son père
offrait de temps à autre des sourires pour saluer une action spectaculaire. A la
place, le fils a souvent offert des potions de la quinine. Personne n’avait
obligé le fils à ne pas déroger à la règle mais il avait tenu sans un seul
sourire, la mine régulièrement fermée. Ses collaborateurs s’en délectaient sans
relâche ni retenue. Ou bien il voulait faire l’enfant sérieux ou bien c’est à
cause de son baptême de feu.
Une semaine entière à l’intérieur, aussitôt la suivante à l’extérieur du pays.
Qu’est-ce qui le fait courir sans relâche, se demande-t-on ? Questions d’urgence
ou recherche de soutiens à sa légitimité ?
Le maïs et aussi la boisson
Dans une discussion impromptue avec un responsable dans le nouveau gouvernement,
discussion ayant précédé le communiqué de mise au point du ministre du commerce
sur les prix des boissons qui ont pris l’allure des rumeurs, l’interlocuteur
avait laissé entendre qu’il fallait continuer par boire la bière en attendant la
réaction du gouvernement sur la baisse ou le maintien des prix ; mais à quel
prix ? Toujours à lui de rétorquer : voulez-vous la baisse du prix du maïs ou de
la bière, car pour nous il faut aller par étapes ? Au-delà du fait que nous
« saluions » son ignorance parce que nouvellement admis, nous avions profité
pour regretter ses mauvaises réponses car il voulait nous emmener sur la piste
des priorités. Ce qui n’est pas d’actualité car pour nous l’essentiel c’est
l’apaisement social devant aboutir à la réconciliation pour laquelle cette
équipe gouvernementale est appelée à œuvrer. Si la cherté du prix du maïs
arrangeait les agriculteurs, personne n’en serait offusqué. Ici, les
spéculateurs font la loi aux prix de mafieuses pratiques généralement couvertes.
La bière ne coûtera pas moins chère
Si déjà depuis des années on s’est familiarisé avec les prix des produits de la
Brasserie, ce n’est pas la même chose pour les prix des produits céréaliers. La
crise tient également tous les patrons. Autant ils ont de la peine à vous
accorder plus d’une bouteille de bière dans une invitation autant il leur est
difficile d’acheter plus d’un bol de maïs pour la famille, pourtant c’est eux
qui sont aux commandes. C’est plutôt là le paradoxe que les spéculateurs soient
plus puissants que les autorités compétentes. La bière ne coûtera pas moins
chère, il y a maintien de son prix alors qu’on tolère la hausse du prix du bol
de maïs. Le commandant Agadazi peut continuer à se battre !
Des Européens au Togo, des Togolais en EuropeComme
une curieuse coïncidence, pendant qu’une délégation de l’Union Européenne était
en visite d’évaluation des 22 engagements à Lomé, une « contre délégation »
de parlementaires conduite par le Président de l’Assemblée Nationale, M. Abass
Bonfoh, avait séjourné à Bruxelles pour rendre compte, dit-on, de la situation
politique togolaise. C’est curieux que celui qui a conduit la transition pendant
deux mois ne soit pas présent pour s’expliquer sur comment il a géré cette
période et que cette tâche soit ardue à d’autres, à moins que l’on dénie à
« l’ancien Président » la capacité de pouvoir conduire toute l’argumentation
y afférent ou que la parenthèse des 22 engagements avait été fermée lors de la
transition intérimaire. En tout cas, dans le domaine des droits de l’homme,
Amnesty International veillait au grain et ses constats sur les différentes
violations sont contenus dans le dernier rapport publié le 20 juillet dernier.
Dans sa rubrique La Carte titrée
Sacrée Coalition, notre confrère écrit :
Nous aurions pu dire « Sacré Gilchrist Olympio », l’homme qui donne
davantage l’impression de n’avoir plus désormais de leçon à recevoir que de
Faure Gnassingbé, pourtant qualifié de président illégitime ou de fait. La
raison et le bon sens voudraient qu’on ne fasse pas une chose et son contraire à
la fois. Mais l’exception politique a ceci de curieux que le ridicule ne tue
pas. Autant s’y prêter donc à cœur joie, fut-ce au grand désarroi de
l’adversaire politique. Hier c’était à Abuja, avec Faure Gnassingbé et Olusegun
Obasanjo. Au finish, l’homme ne s’était nullement embarrassé de scrupules pour
crier à qui voulait l’écouter, qu’à Abuja, il n’y a eu aucun accord, fut-il
verbal ou écrit. Et aux yeux des spectateurs, les images-spectacles d’accolades
qui ont fait le tour des médias de par le monde, ne pouvaient plus trouver de
cadre que dans un film de … science-fiction. A la Coalition, les grognes et
autres indignations à l’endroit des écarts autoritaristes du leader en chef
n’ont pu franchir la frontière des lèvres. On ne peut faire de remontrances
ouvertes à « FO » puisqu’il ne gaffe jamais. Seulement, la mésaventure
des ouailles de « FO » à Lomé 2 avait quant à elle suscité l’ire de
« FO » et de son parti. Comme quoi il n’y a d’initiative salutaire que
venant du Leader en chef. Aujourd’hui, la randonnée solitaire continue. Cette
fois-ci, les ouailles ont caqueté. Diversement bien sûr. Ils continueront ainsi
leur chemin de croix, jusqu’à ce qu’ils achèvent de se faire entuber par le
leader en chef, et se faire enfariner dans la compromission, avant de se rendre
compte du caractère « autrement sacré » de leur ordre. Qui disait dans la
coalition qu’on ne peut faire le bonheur du peuple contre son gré ? Les
champions de la démocratie sont à pied d’œuvre, fut-ce au prix de l’écrasement
des autres. Sacrée coalition
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La Dépêche
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N°
281 |
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Du mercredi, 27 juillet 2005
Rencontre
Faure-Gilchrist à Rome : La
fin tragique d’un gros mensonge
Titre dans sa manchette La Dépêche
avec à l’appui les photos de Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio. Tout en
appréciant à « sa juste valeur l’initiative de la Communauté Sant’Egidio »,
le journal se demande « si M. Gilchrist Olympio, qui a tant souhaité
l’anéantissement du RPT et de l’armée togolaise, respectera, un éventuel
accord qui sortirait de ces discussions » la rencontre d’Abuja du 25
avril dernier étant encore fraîche dans la mémoire collective pour être
oubliée.
En
tout cas, pour le confrère, « la
rencontre à Rome entre le Président Faure et son opposant héréditaire
Gilchrist Olympio a fini par ouvrir les yeux même aux aveugles sur ce que
tout bon analyste de la politique togolaise savait : que la coalition de
l’opposition radicale était un gros mensonge, une coquille vide qui n’avait
qu’un petit point commun : le désir effréné du pouvoir pour se venger de on
ne sait quel tort commis par qui contre eux »
Réagissant aux réactions suscitées par cette rencontre dans les rangs de
l’opposition « et la panique s’est saisie des opposants de pacotille qui
fatiguent les Togolais depuis 15 ans » La Dépêche indique « au lieu
de condamner à tout va, le CAR et la CDPA devaient féliciter Gilchrist
d’avoir réussi ce dont ils sont incapables. A moins que leurs leaders ne
souhaitent la détention à perpétuité des casseurs et le maintien des
réfugiés loin de leur foyer. Tant de souffrances des autres qui constituent
un fond de commerce politique d’Agboyibo et les siens ».
« Quelle que soit l’issue des futures négociations entre le Président du
Togo et son opposant, une chose est sûre ; Sant’Egidio a ouvert une nouvelle
ère pour notre pays qui a trop souffert. Une preuve irréfutable a été
établie : les Togolais sont capables de se parler ; ils sont capables de
surmonter leurs antagonismes personnels dans l’intérêt supérieur de leur
pays et de leurs peuples » conclut le journal, n’en déplaisent à Konaré,
FIDH, LTDH, LBDH, Amnesty Internationale et RFI qui voudraient du Togo un 2e
Rwanda.
Le commandant Boko et les autres :Nul
ne peut tirer une croix sur son passé
Estime notre confrère qui réagit ainsi à
l’interview que M. Boko a accordé à RFI le lundi 25 juillet dernier,
interview qu’il qualifie d’ailleurs d’opération de déstabilisation du Togo.
En
tout cas, pour le journal, si le Commandant Boko était intelligent comme on
tente de le faire croire, il devrait se taire car « le Togo, le pays dont il
se réclame toujours a son histoire et faute de la connaître tous ceux qui se
sont essayés à la déstabilisation ont échoué.
Quand un Premier ministre d’un haut calibre s’est ravisé, ce n’est pas un
ministre de l’intérieur soit-il un officier gendarme de réussir là où les
forces du mal de ce monde ont renoncé »
Réagissant aux accusations portées contre les enfants du général Eyadema, le
journal note que, « là malheureusement, personne ne peut tirer un trait sur
son passé et se proclamer démocrate. Qui mieux que le commandant Boko a
bénéficié du général Eyadema avec l’amitié qu’il a su nouer au sein de ces
mêmes enfants qu’il livre aujourd’hui à la vindicte populaire »
En tout cas, conclut-il « contrairement à ce qu’on raconte, Boko n’est pas
le plus intelligent de l’armée togolaise. Il ne faut pas confondre ambitions
personnelles à l’intelligence. Le commandant Boko était un officier imbu,
suffisant et ambitieux, des qualificatifs qui ne cadrent pas avec le métier
des armes. La fausse sortie du Commandant Boko n’a qu’un seul but.
Contribuer à la déstabilisation en cours du pays. Il n’y a pas du hasard
en politique. Après la FIDH le 19 juin 2005 à Comé, et après le Rapport
partisan d’Amnesty, la mise en scène de Boko vient confirmer une machination
bien huilée contre les nouvelles autorités »
Droit de l’Homme :
La méthode qui discrédite Amnesty
International
Indique notre confrère qui dénonce la méthode
utilisée par l’organisation internationale de défense des droits de l’homme
pour produire son rapport.
« Mais
là où Amnesty international s’est discréditée c’est le fait que cette ONG de
renom ait jugé bon de prendre pour parole de Bible les déclarations des
réfugiés dans les camps au Bénin sans remonter aux sources des événements au
Togo.
Qui plus est, Amnesty dans son rapport n’a nulle part fait mention des
exactions des insurgés de l’opposition radicale sur les paisibles
populations du Togo du 24 au 26 avril 2005 dans le Sud du Togo. Pire
Amnesty International n’a pas jugé nécessaire de mentionner dans son rapport
ces six (6) membres de la famille malienne brûlés vifs par les insurgés à
Adakpamé !
Lorsqu’une organisation à l’image d’AI travaille avec tant de légèreté et de
mépris, on ne peut que s’interroger sur les motivations et les objectifs qui
se cachent derrière. Et dire que les maisons
cassées et brûlées et les partisans du RPT tués et brûlés par les miliciens
de l’opposition radicale n’ont pas eu de place dans le fameux rapport »
écrit le journal qui conclut donc que »le rapport d’Amnesty International
est partiel et partial. Comme tel il ne mérite pas qu’on lui accorde un
quelconque intérêt puisque les auteurs se sont discrédités par leur parti
pris flagrant »
Des personnalités étrangères
jugent
les médias Togolais
Notant que depuis le décès du président Eyadema jusqu’aux derniers
événements postélectoraux, « les
médias et les hommes politiques ont considérablement contribué d’une manière
ou d’une autre à exacerber davantage la crise togolaise » et faisant l’écho
d’une conférence de presse qu’a animé le groupe NU-VICE de Haïti Troubadour
le mercredi 20 juillet dernier au Centre Culturel Français de Lomé au cours
de laquelle l’artiste Robert Martino a déclaré ‘’ on fait un mauvais usage
du Togo à l’extérieur’’, ‘’ce que nous voyons aux USA est contraire à ce
que nous avons vu depuis notre arrivée à Lomé’’, notre confère invite les
journalistes et les hommes politiques à une prise de conscience sur la
vision que l’on doit avoir pour son pays.
« Certes, notre pays traverse des moments critiques de son histoire. Il nous
appartient donc de contribuer à juguler la crise. Personne ne veut ’’polir’’
ce que nous vivons. Que des journalistes partout où l’occasion leur est
donnée, s’agitent non pas pour dire la vérité mais pour débiter rien que des
mensonges en échange des euros et dollar, c’est ridicule. Pour notre propre
crédit, il vaut la peine de ne relater que les faits. Les hommes des medias
doivent faire preuve d’impartialité et les leaders politiques celle de la
retenue » indique t-il
Flambée du prix
du maïs : Le communiqué du
gouvernement atténue l’ardeur des spéculateurs

Indique le journal qui constate qu’un jour de la
date butoir fixé par le gouvernement dans son communiqué du 19 juillet 2005,
le prix du maïs est passé de 1300 à 500 F le bol.
Litige foncier à
Adidogomé-Gbinkomé Que veut la
collectivité Bessou ?
S’interroge le journal qui indique qu’à
Gblinkomè, petit village sis à Adidogomé dans la banlieue sud ouest de Lomé,
il se passe des choses incroyables.
«C’est vraiment absurde et incompréhensible : je ne sais comment
qualifier l’attitude du reste insolente de cet individu qui se réclame
membre de la collectivité Bessou et qui, dit-on, réside actuellement au
Ghana, déclare un chauffeur retraité de la commune de Lomé. Cet
individu, ancien gendarme de notre armée, précise-t-on, revendique
aujourd’hui ses droits sur les parcelles de terres achetées il y a de cela
plus de vingt ans et sur lesquelles sont à l’heure actuelle construites des
maisons. Le village s’est depuis longtemps urbanisé et est classé comme
l’une des banlieues de Lomé.
L’homme prétend que les 260 lots de parcelles de terres sur lesquels il veut
aujourd’hui faire valoir ses droits, auraient été vendus à son insu par ses
neveux et ses proches parents et ceux-ci n’avaient aucun droit sur cet
héritage foncier » rapporte le journal qui se demande « cet homme est-il
sincère en prétendant que presque plus de deux hectares de terre puissent
être vendus à son insu alors qu’il était gendarme en service au Togo ? Que
peut-il faire aujourd’hui presque plus de vingt ans après la perte de ses
droits sur ces terres ? »
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Forum
de la Semaine |
N°79 |
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Du lundi, 25
juillet 2005
Rencontre Gilchrist Olympio / Faure
Gnassingbé à Rome : Un face-à-face
pour se moquer des Togolais
Titre notre en couverture Forum de la Semaine
avec les photos de deux protagonistes.
Avant de revenir sur cette « rencontre des plus insolites »,
notre confrère passe en revue le communiqué qui «démontre à suffisance comment
les hommes politiques se moquent du peuple togolais et font tout, non pas dans
l’intérêt de ce peuple mais dans leurs propres intérêts » ayant sanctionné
cette rencontre.
Réagissant au point 1 du communiqué, le confrère se demande « comment comprendre
que Gilchrist Olympio peut se mettre aux côtés de Faure Gnassingbé pour
‘’ condamner et arrêter la violence, d’où qu’elle vienne’’ alors que des
organisations internationales à l’instar d’Amnesty international sortent leurs
rapports sur les récents évènements qui ont secoué le Togo, rapports qui
mettent en cause clairement ‘’ la responsabilité des Forces armées
togolaises, des forces de sécurité et des milices proches du pouvoir’’ ?
Gilchrist Olympio veut-il tout simplement nous dire que la violence provient
aussi de son camp ? Nous avons vu des manifestations pacifiques réprimées dans
le sang et les manifestants n’ont recouru qu’à des barricades. D’ailleurs où se
trouve encore la violence pour qu’on demande sa cessation ? »
S’agissant du 2e point, le journal estime que « c’est une décision à
coquille vide car l’actuel Garde des Sceaux, Me Abi Tchessa a entrepris un
travail louable en ce sens et au moment où cet accord intervenait à Rome, la
plupart de ces prisonniers, voir tous, sont libérés. Preuve que Gilchrist
Olympio est déconnecté des réalités du terrain et se fait berner par un accord
au contenu vide »
Le 3e point de cet accord, indique t-il, «relève des plus frustrants
et constitue une injure à nos compatriotes qui vivent le calvaire au-delà de nos
frontières ».
A propos de la rencontre Gilchrist Olympio / Faure Gnassingbé et révélant que
cette rencontre était sous couvaison bien avant la mort du chef de l’Etat, le
journal note que «deux hommes politiques, adversaires de tous les temps se
rencontrent, il n’y a rien de marrant. Mais le fait d’écarter les autres, de
vouloir parler en leur nom, tout en les empêchant de tourner en rond, fait de
l’UFC, le prototype du système qu’il combat ».
Et de là à affirmer comme cet acteur de la Société civile que «Gilchrist
Olympio prend les autres pour des cons et son parti prend les autres de
l’opposition comme ses satellites », ce n’est pas trop exagérer si on se
rappelle que l’UFC s’était désolidarisée de la Coalition quand il s’était agi de
rencontrer sous l’impulsion de l’UA et de la CEDEAO, M. Faure Gnassingbé et de
la foudre subie par certains leaders de la part de l’UFC et de son leader pour
avoir pris sur eux de rencontrer M. Faure Gnassingbé.
Par ailleurs, soulignant que selon Sant’Egidio, le problème togolais est
essentiellement un problème de famille entre les Gnassingbé et les Olympio et
donc toute résolution de ce problème passe eux, cette conception des faits qui,
selon lui, « constitue un mépris total de la volonté profonde de changement de
tout un peuple », Forum de la Semaine pense que « réduire une autocratie
à un simple problème de familles est une perception de courte vue qui ne peut
qu’être improductive ». Selon lui, « la résolution de la crise togolaise passe
indubitablement par le regroupement au tour d’une table ronde de l’ensemble des
protagonistes de la crise togolaise, sans exclusion aucune ni délégation de
pouvoir, sous l’égide des organisations de la communauté internationale,
celles-là qui ont des moyens de pressions sur nos institutions, en vue de
disséquer les maux qui minent notre cité et d’y trouver les solutions idoines »
Les craintes de la rencontre de Rome

Tout en se réjouissant de cette rencontre-événement qui augure les « prémices
d’un engagement qui peut faire bouger bien de choses » et se rappelant les
conditions dans lesquelles Faure est arrivé au pouvoir « on retrouve les mêmes
thuriféraires, surtout les galonnés, ceux qu’on ne voit jamais dans les grandes
kermesses du RPT mais qui détiennent la réalité du pouvoir » le confrère se
demande «si Faure Gnassingbé arrivera à ‘’ maîtriser’’ les élans de cette
importante frange de son pouvoir. Car quoi qu’on dise si le vœu exprimé par les
deux hommes de se revoir se concrétise, cela aboutira nécessairement à une sorte
d’ ‘’acceptation’’ de Gilchrist Olympio, ce qui, il n’y a pas si
longtemps, était plus qu’un crime dans le sérail RPT »
Il pourrait aussi, selon notre confrère «s’agir d’une ingénieuse stratégie de
Faure Gnassingbé de marginaliser le reste de l’opposition, surtout le reste de
la Coalition qui contre vents et marrées est et demeure sur le terrain. Il aura
alors réussi à provoquer une scission qui sera préjudiciable au front uni auquel
l’opposition était parvenue après la mort du Gal. Eyadema le 05 février »
Mais, souligne t-il « quels que soient les espoirs ou les meurtrissures que cela
a pu provoquer chez les uns et les autres, il s’agira maintenant de la
capitaliser et la mettre au compteur dans les deux camps. Il y a trop d’odeurs
de poudre à canon et de relents bellicistes qui empestent le ciel togolais ».
Avec le tandem Faure-Kodjo, le Togo est loin
de régler sa crise
Estime notre confrère.
Se rappelant les tristes événements postélectoraux – « les exécutions
extrajudiciaires, la chasse à l’homme, la délation, les tortures, sans parler de
ces tristes et douloureuses images qui ont fait le tour du monde, avec pour
comble des militaires armes en main, courant avec les urnes, ou cherchant à la
croisée des chemins des cibles humaines » – qui ont contribué davantage à salir
le pays et les autorités, Forum de la Semaine pense que la seule chance
qui était offerte aux autorités pour se donner une certaine légitimité à leur
pouvoir était de nommer un premier ministre dans les rangs de la Coalition de
l’opposition démocratique. Mais comme les habitudes ont la vie dure au RPT où
« on fait rarement de concessions, Faure n’a trouvé mieux qu’Edem Kodjo comme
premier ministre pour amorcer son règne ». Pour le confrère, « c’est sans doute
le choix qu’il ne faillait pas faire parce que dans la circonstance politique
actuelle du Togo, seul un gouvernement d’union nationale pourrait faire
l’affaire » car comme le disait Edem Kodjo aux heures de sa gloire entre 1991 et
1995 « On ne peut gouverner un pays sans le consentement de la population »
Le chef d’escadron
Akila-Esso Boko exclu de l’armée
Révèle notre confrère dans son billet
Confidentiel qui indique que, «le chef d’Escadron Akila-Esso François Boko,
ancien Ministre de l’Intérieur, de la sécurité et de la décentralisation,
aujourd’hui en exil en France serait exclu de l’armée et sera poursuivi devant
les juridictions togolaises et martiales pour plusieurs chefs d’accusation dont
le principal est ‘’ désertion et haute trahison’’ » Selon le journal,
« cette décision prise par la haute hiérarchie militaire serait déjà rendue
publique sous le drapeau ».
En tout cas, pour Forum de la Semaine, « Même si les autorités togolaises
le poursuivent aujourd’hui pour ‘’ haute trahison’’ parce qu’il a refusé
de s’associer à ce qu’il pense être ‘’ apocalyptique’’ pour son peuple,
il a su tirer son épingle du jeu et ne saura répondre en aucune façon des
centaines de morts qui ont jonché le chemin de l’accession sanglante de Faure
Gnassingbé aux commandes suprêmes de ce pays »
BAC II : Mauvais résultats :
Quelques Professeurs expliquent le déficit
Contrairement à la rumeur faisant état d’un
de taux de réussite fixé à l’avance par des
décideurs, pour faire échouer le plus grand nombre d’élèves au BAC II dans le
but inavoué de désengorger l’université par la réduction des effectifs
pléthoriques dans les différentes facultés- ce qui explique les résultas
catastrophiques-, le journal indique, de l’avis de certains éducateurs, que les
raisons du déficit des taux de réussite aux différents examens s’articulent
autour d’autres paramètres beaucoup plus maîtrisables que cette rumeur.
Il y a d’abord, les effets pervers du chômage « de jeunes diplômés sans
ressources deviennent par la force des choses, des enseignants, sans la
vocation, la capacité et la formation pédagogique nécessaires de base, se disant
que ‘’ c’est en attendant de trouver mieux’’ »
Ensuite, la prolifération d’écoles privées peu fiables ces dernières années qui
sont «beaucoup plus soucieuses de leur chiffre d’affaire et de leur réputation
parfois surfaite » que de la qualité de l’enseignement pratiqué. En tout cas,
c’est selon ces éducateurs, « l’une des causes du déficit de la qualité de
l’enseignement » au Togo
Il y a aussi au niveau de certains examens le CEPD voire le BEPC le
‘’repêchage’’ par l’abaissement des moyennes, la distribution des notes de
complaisance dans les classes préparatoires qui font que les élèves ne disposent
pas d’une base solide pour affronter les examens supérieurs, le BACII en
l’occurrence.
Et enfin l’absence de motivation chez les enseignants, « lorsque l’enseignement
devient l’exutoire du chômage, que des enseignants vivotent de leurs salaires
minables, la motivation n’y sera pas, et nombreux seront-ils à être plus
préoccupés par les cours de répétition » d’une part et de l’autre « une tendance
à l’attrait de la facilité de la part des élèves ».
Vacances scolaires : Un couteau à double tranchant
:
Le journal note qu’au lieu que les vacances soient pour
les jeunes élèves une occasion pour s’adonner
aux activités instructives autres
que scolaires suivant
leur préférence dans le but de découvrir de nouveaux
talents ou de renforcer ceux qui existent déjà, sont malheureusement mal
perçues par ceux-ci pour qui, les vacances sont synonymes de la levée des
interdits observés durant l’année scolaire. Et c’est ainsi qu’ils se permettent
toute sorte d’abus allant jusqu’à la dépravation des mœurs.
«A cause des mauvaises fréquentations, certains jeunes posent des actes aux
conséquences néfastes à eux même, à leurs parents et à la société. Ainsi des
jeunes des deux sexes s’adonnent à l’alcool, au tabac, à la drogue, au vol… au
sexe, et s’en sortent avec les IST et le SIDA. De plus certaines filles se
retrouvent avec des grossesses précoces non désirées les conduisant à
l’avortement qui se solde dans le meilleur des cas par une stérilité et dans le
pire par un décès. Les vacances perdront ainsi leur valeur primordiale et
deviennent un moment dangereux pour les jeunes », indique le journal pour qui,
tous « ces mauvais aspects observés aujourd’hui peuvent être corrigés grâce au
concours de l’Etat, des parents ». Pour cela, souligne t-il, «l’Etat doit
initier les jeunes à la vie professionnelle en leur organisant des stages, des
conférences et des séminaires de formations, intensifier ou à défaut, organiser
des activités culturelles afin de permettre leur épanouissement, ceci peut se
traduire par l’organisation des excursions à travers ». Quant aux parents, ils
« doivent être proches des enfants pendant ces moments très sensibles de leur
vie »
Commerce de sang humain :
Un chef de village sèmerait la mort dans la
ville de Tsévié

Le journal évoque ici des tentatives d’assassinat
dont ont été victimes deux jeunes dames, Emefa le 30 juin et Ablavi le 19
juillet derniers à Tsévié, et une 3e plus âgée à Agbatopé, village
situé à 7 Km de Tsévié et bien d’autres cas dans la préfecture de Zio située à
une trentaine de Km au nord de Lomé dont le commanditaire
ne serait autre qu’un chef de village de la préfecture
qui, mis à mal par ses administrés dans son propre village et soupçonné du
commerce de sang « aurait quitté sa localité pour élire domicile dans la ville
de Tsévié où il aurait transplanté son commerce inhumain de sang humain ».
Ce qui intrigue le plus les habitants de Tsévié, notre le confrère, « c’est
surtout le silence, un peu trop lourd maintenant, dans lequel les autorités,
toutes autant qu’elles sont, s’enferment au sujet de cette affaire »
Et, « quand on sait avec quelle promptitude et quelle efficacité elles traquent
et arrêtent – pour ne pas dire plus – les opposants à leur système, on est en
droit de s’inquiéter ».
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Forum
de la Semaine |
N°
80 |
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Du jeudi, 28 juillet 2005
Edem Kodjo hier, Edem Kodjo
aujourd’hui : Ce que le peuple
togolais doit vraiment savoir sur Kodjo
« On peut taxer la presse togolaise de bien de maux.
Mais force est de lui concéder aussi une certaine clairvoyance dans ses
anticipations sur certains évènements, sur certains acteurs politiques. Il y a
de cela onze (11) ans, ‘’ Résistance’’, un confrère aujourd’hui
disparu, avait cerné la personnalité du PM Kodjo. C’était en 1994 après les
législatives anticipées de Février - Mars. Edem Kodjo était nommé premier
ministre contre toute attente avec seulement 7 députés contre 36 au CAR de Me
Agboyibo. Beaucoup y avaient vu une ‘’ traîtrise’’. Et le confrère de retourner
dans le passé d’Edem Kodjo pour justifier son attitude fort ambiguë et y
trouver des justifications. Onze ans après, l’histoire semble se répéter.
Rebelote dira-t-on. Pour comparaison, nous vous ramenons à l’état de la personne
d’Edem Kodjo du confrère ‘’ Résistance’’ », lit-on à la Une de
Forum de la Semaine qui publie en page intérieure PP2&8 l’article en
question paru dans ‘’Résistance’’ N° 16 du 16 au 22 mai 1994
Révélation :
Epuration préventive au camp militaire de
Témédja ? Témoignage d’un tireur
d’élite rescapé
Titre également à la Une notre confrère qui y publie
une photo du tireur d’élite rescapé le sergent Ayissou Mensah, arme à la main
droite et dans une position de fuite.
Selon Forum de la Semaine, le dernier scrutin
présidentiel marqué par une violence inégalée n’a pas seulement fait que des
victimes dans les rangs des civils. Des témoignages recueillis ça et là et de
celui de ce tireur d’élite qu’il rapporte ici, il ressort que des hommes en
uniforme y ont également perdu leur vie.
« Selon le Sergent Ayissou, le drame dont il a été l’un des rescapés, s’est
produit le 27 avril 2005 au camp militaire du 3e Régiment Interarmes de Témédja
près d’Atakpamé. ‘’ Ce qui s’était passé dépasse l’entendement humain,
a-t-il déclaré. Pour des raisons que nous-mêmes nous ignorons, nous avons été
assimilés à des opposants, destinés à être éliminés’’ Complètement tourmenté
parce que revivant le drame dans sa mémoire, il continue : ‘’C’est ainsi que
pour mieux nous identifier, nous avions été désignés comme membres des Forces
Spéciales Election Présidentielle (FOSEP 2005). Nous sommes surveillés de très
près et tous nos pas sont épiés. Mais nous n’avons jamais pensé qu’ils iront
jusqu’à vouloir nous exterminer ». Poursuivant sa mésaventure avec une
amertume qu’il dissimule à peine, ce sous-officier en formation à l’Ecole de
Formation des Sous-officiers des Forces Armées Togolaises (EFSOFAT) a révélé
qu’alors qu’il était convoqué avec ses autres collègues par ses supérieurs le
soir du 27 avril, au moment où Atakpamé était à feu et à sang, ‘’une
fusillade s’est éclatée on ne sait comment et pourquoi et nos propres frères
d’armes ont commencé par tirer à notre direction’’. ‘’ Je m’en suis
échappé par miracle et dans des conditions qui me sont difficiles à décrire’’
a-t-il poursuivi avant de préciser qu’il a ‘’ traversé la forêt, ronces et
lianes, épines et piquants, bêtes sauvages et insectes dangereux sans oublier
les reptiles venimeux pendant trois jours pour arriver au lieu de cachette
actuel’’. A la question de savoir s’il y a eu de victimes, le Sergent
Ayissou a répliqué par un ‘’ oui !’’ sec. ‘’ Il y a eu des morts ! Je
ne peux pas vous donner le nombre étant donné que nous avions fui précipitamment
de tous côtés mais j’ai vu mes collègues tomber sous les balles…
Comment expliquez-vous que vos propres frères d’armes tirent sur
vous ? La réponse à cette question a mis en cause un certain nombre d’officiers
supérieurs (dont nous reproduisons les initiaux de leurs noms) : ‘’ Comment
voulez-vous que je m’explique ? Allez poser la question au Lieutenant-colonel
S.Y.E, au Capitaine O.K. et au Lieutenant B. qui ont commandité ces meurtres
gratuits et cette épuration qui ne dit pas son nom » rapporte le confrère.
Le comble du calvaire des réfugiés togolais
au Ghana : La police ghanéenne
étouffe une manifestation des réfugiés devant l’ambassade des USA à Accra

Annonce le journal. Selon notre confrère, cette
manifestation organisée le 05 juillet dernier par les réfugiés togolais résidant
au Ghana au nombre de 52, avait pour but «d’interpeller les autorités
américaines sur les conditions de vie et d’existence des réfugiés afin qu’elles
interviennent auprès du pouvoir de John Kufuor pour que des mesures soient
prises pour leur venir en aide ».
Alors que les manifestants étaient reçus par les autorités de l’ambassade qui
leur ont d’ailleurs promis de faire diligence pour trouver des solutions à leurs
doléances, « une escouade de la police ghanéenne avec à sa tête des officiers
fut déployée sur les lieux. Les éléments, bien armés circonscrirent aussitôt le
groupe de manifestants dans l’intention de les empêcher de s’introduire dans
l’enceinte de l’ambassade pour se protéger. Les officiers ont demandé ensuite à
rencontrer les leaders du groupe. Au cours de leur discussion, les officiers se
sont verbalement pris aux réfugiés manifestants avec à la carte des menaces de
rapatriement forcé. Un officier, Jonathan, selon les manifestants, aurait même
tenté de porter la main sur un leader lorsque surgit une autorité de l’ambassade
pour intimer l’ordre aux officiers de faire cesser immédiatement la brutalité
exercée sur les manifestants.
C’est alors qu’ils firent embarquer les manifestants dans une fourgonnette et
convoyer vers un commissariat de police de la ville où ils seront plus tard
soumis à un rude interrogatoire. Leurs identités furent relevées. Tout ceci sous
le regard complaisant d’un personnel de l’ambassade du Togo au Ghana qui avait
rejoint le groupe au commissariat. La suite fut aussi renversante que
pitoyable »
Appel au retour des réfugiés togolais Un
chant de sirènes
Titre notre confrère à propos de la décision prise
lors de la rencontre Faure/Gilchrist d’appeler au retour des réfugiés et
d’œuvrer ensemble pour inviter la communauté internationale à en soutenir le
retour.
« Comment y procédera-t-on ? Quelles sont les garanties pour qu’ils ne soient
plus inquiétés ? » Autant de questions qui, selon notre confrère « font planer
des doutes sur les récentes prétentions du premier ministre Edem Kodjo, lors de
son passage devant les députés et de l’écho du face-à-face Gilchrist
Olympio-Faure Gnassingbé »
« Il n’est pas du tout sûr qu’on leur réservera un bon accueil. On est
revanchard par ici. La réalité du terrain est plus brute et hyper violente. On
imagine mal les compatriotes qui à des degrés divers ont combattu le pouvoir
revenir au Togo et se prélasser au soleil en toute quiétude. Ce n’est pas un
appel au découragement mais une question de bon sens. Peut-être que le leader de
l’UFC, M. Gilchrist Olympio ouvrira la voie en s’installant définitivement au
Togo pour taire toutes ses appréhensions sinon le commun des Togolais n’y voit
qu’un chant de sirènes » indique t-il
Subsiste-t-il un minimum de chance pour la réconciliation nationale ?
Se demande Forum de la Semaine fort du traitement réservé au rapport de
l’Amnesty International et des propos tenus par le ministre des Affaires
Etrangères et de la Coopération, Biossey Kokou Tozoun, «le fossoyeur de toute
entreprise de réconciliation » selon qui, Amnesty se sert du Togo comme
fonds de commerce, une sorte de mépris pour les réfugiés togolais.
« Il est inconcevable qu’un prétendu gouvernement d’union nationale ayant pour
ambition de réconcilier une Nation, ne se rende pas compte que, nier la réalité
et la véracité des barbaries post-électorales, comme s’est ergoté à le faire
Kokou Tozoun, c’est creuser un sépulcre pour l’espoir de relever ce pays
exsangue par la dictature. Comment peut-on se réconcilier en se voilant la
face ? Comment peut-on se réconcilier en méprisant les souffrances, en niant les
torts et en fuyant les responsabilités ? Pendant qu’Edem Kodjo s’emmure dans un
silence impuissant, son ministre s’est évertué à cristalliser les rancoeurs, les
haines, à rouvrir les blessures qui ont du mal à cicatriser par ses malheureuses
déclarations qui sont une insulte à la mémoire de ceux qui sont tombés »,
souligne le journal qui, après ce qu’il appelle l’escapade verbale de Tozoun,
se demande « si Faure et son premier ministre pensent qu’il subsiste un minimum
de chance pour la réconciliation dans ce pays, du moment que le repentir sincère
semble ne pas figurer sur la feuille de route »
Faure confirme l’existence de prisonniers d’opinion au
Togo
En tout cas, c’est ce que constate notre confrère avec la décision prise par
Gnassingbé fils la semaine dernière à Rome de libérer ‘’ les prisonniers
d’opinion’’ au Togo à l’issue de sa rencontre avec Gilchrist Olympio. A la
lumière des déclarations faites par le régime de Gnassingbé Père à propos de
ces prisonniers, le journal se demande alors «qui désigne-t-on alors
‘’ Prisonniers d’opinion’’ ? Les fameux ‘’ badauds, casseurs à
la solde de l’opposition’’ ou des personnes arrêtées pour leur appartenance
à un parti politique, leurs opinions… ? ». En tout cas, pour le journal, « il
est clair aujourd’hui que les mensonges du régime Eyadema sont mis à nu par son
fils bien-aimé. Le Togolais a toujours été persécuté pour ses opinions. Et ce
n’est pas les anciens ministres Akila-Esso Boko ou Agbéyomé Kodjo qui diront le
contraire. Les geôles au Togo ont renfermé et renferment des prisonniers
d’opinion
Mission de l’UE au Togo
Cécité politique nationale et internationale
ou refus de voir la vérité en face
C’est
une réflexion de notre compatriote Dr Bozoura Gandi, exilé politique vivant en
Allemagne, que notre confrère a reprise.
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Carrefour
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N°438 |
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Du jeudi, 28 juillet 2005
Feuilleton Gilchrist Olympio-Faure
Gnassingbé :
Les mises
en scène d’Abuja à Rome
Titre dans sa manchette Carrefour avec
dans l’angle droit la photo de Gilchrist
Olympio et dans l’angle gauche celle de Faure
Gnassingbé
Pour le confrère, « la rencontre de Rome
n’est ni un nouveau départ ni une raison
nouvelle d’espérer. Politiquement c’est trop
d’illusions que de se nourrir d’optimisme
béat sur une issue positive de ces rencontres
à moins que les uns et les autres soient
désormais convaincus de faire passer
l’intérêt national avant toute autre chose.
Imaginons que toutes les solutions sont
transposées sur de simples actes des deux
familles, que restera-t-il à la République et
du Togo qu’on dit Etat de droit ? Imaginons
même là-bas et en pratique un seul instant
que les Gnassingbé décident à une de ces
rencontres, de renoncer à tous leurs
privilèges acquis ou qu’ils veuillent les
céder aux Olympio, croirez-vous ? C’est dire
donc que loin de cette illusion et de ces
diversions il faut aller au plus urgent. Les
22 engagements et leurs amendements s’ils
sont acceptés seront la voie plausible de
résolution politique de notre crise ».
En tout cas, se demande t-il enfin, « toutes
les tentatives depuis 90 si c’est la piste
des rencontres familiales qui est salutaire,
pourquoi ne pas y croire ? »
Le
premier ministre Edem Kodjo s’installe à la
Cité OUA :
L’histoire de la transhumance de la primature
au Togo
Titre notre
confrère qui, avant de passer en revue les
différents changements de bureaux auxquels
l’on a assisté après l’attaque de la
primature le 03 décembre 1991, rappelle que
la notion de premier ministre est apparue au
Togo avec l’avènement de la République
Autonome du Togo en 1956 avant d’être bannie
des Constitutions après les indépendances en
1960 puis réinstituée grâce à l’acte 7 de la
conférence nationale souveraine.
Passant donc en revue ces changements de
bureaux et les conditions dans lesquelles
les locataires ont été nommés, le journal
retient que « en 14 ans, de 1991 à
aujourd’hui, notre pays a connu pas moins de
7 Premiers ministres (Joseph Koffigoh, Edem
Kodjo, Kwasi Klutsè, Eugène Adoboli,
Agbéyomé Kodjo, Koffi Sama, et encore Edem
Kodjo). Le siège du gouvernement, lui a varié
6 fois (hôtel 2 février, palais du renouveau,
palais de l’entente, CASEF, OPAT et
aujourd’hui cité OUA).
De plus, on sait comment les différents
premiers ministres ont été nommés et dans
quelles circonstances ils ont été remerciés.
Edem Kodjo est en poste depuis sept semaines,
et on commence déjà à déceler des traces de
remaniement de l’équipe gouvernementale dans
l’espace. Assistera-t-on de nouveau
prochainement à des changements de premier
ministre ou de sièges de gouvernement «
Tavio
Ayawo Amorin Treize ans déjà et sa mort reste
impunie :
L’adversaire politique n’est pas l’ennemi à
abattre !
A l’occasion du 13e
anniversaire, ce jour 29 juillet 2005, de
l’assassinat de Tavio Carrefour se
souvient du charismatique leader du Parti
Socialiste Panafricain (PSP) dans cet article
qui rappelle les circonstances de cet
assassinat en plein centre de Lomé, les
auteurs de crime crapuleux toujours impunis
et de bien d’autres victimes anonymes qui ont
donné de leur vie pour vive la Terre de nos
aïeux et lance ce cri d’alarme : « plus
jamais ça dans notre Togo : les adversaires
politiques ne sont pas des ennemis à éliminer
à tout prix »
Sur le
rapport d’Amnesty International, sur les
familles Gnassingbé et Olympio qui prennent
le Togo en otage
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