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Revue de
presse de la semaine du
18 au 24 juillet
2005
Par
Daniel Garidan |
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Le
Combat du peuple
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N°
507 |
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Du lundi, 18 juillet 2005
La surenchère et ses conséquences :
Me Agboyibo face a ses turpitudes
Titre notre confrère dans sa manchette avec à l’appui
une photo du leader du CAR, Me Yawovi Agboyibo. En effet, Le Combat du Peuple
qui, depuis quelque temps, ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges
sur le leader du CAR Me Yawovi Agboyibo, revient sur l’interview (laquelle a
été reprise par certains journaux de la place) qu’il a accordée à Notre
Voie, confrère béninois lors de son récent séjour à Cotonou pour
s’élever contre les propos tenus par ce dernier sur la situation politique au
Togo notamment depuis la nomination du premier ministre et la formation de son
gouvernement.
« A la lecture de cette interview, on sent la rancœur que rumine Me Agboyibo et
l’amertume qui est la sienne depuis que, par son propre fait, la primature lui a
une fois encore échappé pour choir entre les mains de Edem Kodjo.
Oui, nous disons que Me Agboyibo est aujourd’hui amer et prêt à en découdre avec
le nouveau locataire de la primature qu’il considère, à la limite, comme un
usurpateur. Mais en vérité, dans cette affaire, le leader du CAR n’a aucune
raison de nourrir un quelconque ressentiment envers personne. Il ne peut s’en
prendre qu’à lui-même » écrit le journal.
Rappelant qu’après la présidentielle controversée du 24 avril 2005 et les
consultations qui ont suivi entre le pouvoir et la Coalition pour la formation
d’un gouvernement d’union nationale recommandé par les chefs d’Etat de la
sous-région, Me Yawovi Agboyibo était en passe de prendre la primature mais que
« pris en otage par certains membres de la Coalition qui n’avaient aucun intérêt
à voir la situation évoluer positivement au Togo, il a commencé à verser dans le
dilatoire et la surenchère pour finalement se retrouver dans une situation
d’être et ne pas être », notre confrère pense qu’aujourd’hui, Me Agboyibo est
pris au piège de ses propres turpitudes et est en mal d’inspiration.
Qualifiant d’irresponsables les propos tenus par Me Agboyibo sur un besoin
de changement de méthode de lutte, ce qui renvoie inévitablement à la
guerre civile avec toutes ses inconnues et fort de ce que la première balle peut
même faucher son promoteur, le journal estime qu’il faut savoir raison garder
car, « la crise togolaise, contrairement à ce qu’on peut croire n’est pas si
difficile à régler. Il suffit d’un peu de volonté politique et de bonne foi de
part et d’autre pour s’en sortir. Il faut accepter de négocier et de faire des
concessions. Il faut aussi savoir saisir les opportunités et en tirer le
meilleur parti. Autrement, on ne peut que constater les conséquences de la
surenchère. Me Agboyibo doit comprendre cette vérité et en tirer leçon pour
l’avenir au lieu de se fourvoyer dans des contorsions à la limite du malsain »
Le meilleur peut
cacher le pire : Levée de boucliers
contre Kodjo, une stratégie payante
Indique
Le Combat du Peuple.
Pour notre confrère, « avec la formation du nouveau gouvernement par le tandem
Faure-Kodjo, on doit normalement convenir que les feux sont au vert et que le
pays doit pouvoir démarrer et se relancer » mais tel n’est malheureusement pas
le cas, puisque « les stratèges de l’opposition ne voient pas les choses de cet
œil » pour qui « tout est noir et rien ne va ».
« En panne de stratégie efficace, l’opposition, avec Agboyibo en tête, repart en
guerre et l’agneau sacrificiel, comme toujours, est tout désigné. Kodjo, puisque
c’est de lui qu’il s’agit, est accusé de tous les maux et voué aux gémonies. On
mise sur sa pseudo impopularité pour annoncer son échec programmé. On oublie
tout simplement qu’en politique, les hommes sont jugés sur des actes. Si Kodjo
pose les actes qu’il faut, il retrouvera très rapidement la popularité qui lui
faisait défaut. On oublie aussi que les peuples sont versatiles et que la plus
grande préoccupation des citoyens d’un pays, reste l’amélioration de leurs
conditions de vie », écrit le journal pour qui «en réalité, Edem Kodjo n’a pas
besoin de Me Agboyibo, ni de la popularité de Gilchrist Olympio pour travailler
pour son pays. Il lui suffit de s’investir corps et âme et d’œuvrer pour le
bien-être de tous. Plus qu’un slogan, il a besoin de concevoir une stratégie
visant à réhabiliter l’image du Togo dans le monde ; de promouvoir certaines
valeurs dans la société togolaise à travers des actes concrets ».
Et fort de ce qu’ « il n’est pas dit que pour sortir des difficultés et aller à
la démocratie, le Togo a absolument besoin d’avoir à sa tête, un Gilchrist
Olympio » et « il est même possible que le meilleur peut cacher le pire »,
Le Combat du Peuple pense que «ceux qui font croire que Kodjo n’est pas
l’homme de la situation et qui font de la nomination de Kodjo, un fond
politique, doivent comprendre que les temps ont changé et que Faure n’est pas
Eyadema. Le RPT est un parti politique qui évolue dans le temps et dans
l’espace. Contrairement à ce que ses détracteurs laissent supposer, ce parti est
en voie de se démocratiser »
En conséquence, poursuit-il, «les Togolais ont besoin de se faire mutuellement
confiance et de sortir du ghetto suicidaire de la méfiance » car, « nous ne
pouvons pas toujours être sur le front du conflit pendant que les autres sont
sur le front du développement »
Le Togo au bord de la famine :
Le prix exorbitant du maïs interpelle le
gouvernement
Estime le journal. Pour le confrère, quelles soient
les raisons avancées ça et là pour expliquer cette montée vertigineuse du prix
du maïs sur les marchés et dans un pays comme le Togo «où les revenus sont rares
et où les ménages tirent le diable par la queue pour joindre les deux bouts »
les pouvoirs publics doivent être interpeller en engageant un combat efficace
contre les spéculateurs « ce qui suppose non seulement la traque de ces
commerçants véreux, mais aussi, une action de sensibilisation en direction des
paysans » et en luttant contre la contrebande et le trafic des céréales
« l’exportation du maïs vers l’extérieur comme elle se fait maintenant doit être
strictement réglementé sinon temporairement interdite »
Bilan de la mission de l’UE au Togo
·
L’état d’avancement des 22 engagements et
·
La nouvelle feuille de route du
gouvernement Kodjo
Le confrère fait ici le point des
séances de travail et des rencontres que la délégation de Anna Silvia
Piergrossi a eues avec les acteurs politiques togolais, la société civile ainsi
que les visites qu’elle a rendues à certaines autorités traditionnelles et
prisons de certaines localités et indique que «comme bilan de cette mission, on
peut retenir que Mme Anna Silvia Piergrossi a vivement souhaité la reprise du
dialogue entre les différents acteurs politiques togolais pour relancer le
processus déjà engagé avec le précédent gouvernement »
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Motion d"information
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N°
313 |
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Du lundi, 18
juillet 2005
Fin de la mission UE d’évaluation des 22 engagements :
La Coalition réclame la dissolution du
gouvernement actuel et la formation d’un vrai gouvernement d’union nationale
Titre notre confrère dans sa manchette. Indiquant que
la mission d’information et d’évaluation des 22 engagements de l’UE qui a
séjourné au Togo toute la semaine
dernière a quitté le dimanche 17 juillet dernier au
soir après avoir rencontré les différents acteurs de la politique togolaise et
de la société civile, le journal relève que « ce qui frappe les observateurs
assidus de la scène politique que sont les médias, c’est d’abord, le manque
d’originalité dans les méthodes et donc forcément dans les résultats. C’est
ainsi que la mission d’évaluation de l’Union Européenne est arrivée au Togo et y
a séjourné en se comportant comme si l’épisode de l’élection présidentielle n’a
jamais existé.
Tout s’est passé comme si le scrutin présidentiel raté du 24 Avril n’était
qu’une parenthèse ouverte qu’il fallait refermer rapidement afin qu’il n’en
reste aucune trace visible pour revenir à la situation qui prévalait avant le
décès du général président Eyadema. Tout s’est passé comme si les centaines de
morts, les milliers de blessés et de réfugiés occasionnés par les violences
organisées par des proches du pouvoir RPT lors du scrutin mafieux du 24 Avril
n’ont pas créé un nouveau contexte »
Bien plus, rappelant que « c’est pour tenir compte du nouveau contexte né de
l’élection présidentielle du 24 avril que le mini sommet d’Abuja avait préconisé
la mise sur pied d’un cadre de dialogue, non pas pour organiser des élections
dans l’immédiat, mais pour déboucher sur la formation d’un gouvernement d’unité
nationale au sein duquel, RPT et Coalition travailleraient ensemble sur les
nécessaires réformes institutionnelles devant faire du Togo, un Etat
‘’civilisé’’ », Motion d’Information se demande alors dans quelle
logique l’UE entend-elle inscrire son action. « Si elle privilégie la logique
électorale, elle sort du cadre fixé par le mini sommet d’Abuja et porterait la
responsabilité d’un échec plus que probable. Si elle se situe dans la logique du
mini sommet d’Abuja, elle ne pourra pas ne pas faire siennes les analyses et les
propositions de la Coalition », estime t-il.
En tout état de cause et rappelant quelques propositions de la Coalition
contenues dans le document remis à l’UE (la formation d’un gouvernement
transitoire, lequel sera précédé d’un dialogue), le journal indique « entre
l’affirmation des principes et la réalité du contexte togolais, la grande
question qui se pose aujourd’hui n’est pas tant de savoir la logique que suivra
l’Union Européenne, mais de savoir si la Coalition saura dépasser ses rivalités
internes, ses éternelles et ridicules susceptibilités qui la contraignent à une
redoutable inertie, pour se donner les moyens de « vendre » sa solution à la
communauté internationale »
Bénin : Kérékou a-t-il renoncé
volontairement à modifier la Constitution?
C’est la
question que se pose l’auteur de cet article que Motion d’Information a
repris. « Les Béninois sont satisfaits du refus du président Mathieu Kérékou de
modifier la constitution de son pays pour briguer un troisième mandat de cinq
ans à l'élection présidentielle de 2006, mais ils se demandent si le chef de
l'Etat l'a fait volontairement » indique l’auteur qui revient sur le débat qui
a fait rage dans le pays par médias interposés sur une éventualité modification
de la constitution pour permettre au président Kérékou de briguer un 3e
mandat ainsi que les réactions suscitées dans l’opinion nationale béninoise par
cette ‘’sage’’ décision.
Lutte contre le terrorisme et l’immigration
clandestine : Le passeport à lecture
optique obligatoire à partir de 2010 pour tous les pays
Indique le journal. Selon notre confrère, c’est l'Organisation de l'Aviation
Civile Internationale, dépendante des Nations Unies qui a adopté le lundi 11
juillet dernier cette nouvelle norme mondiale. Ce document à lecture optique qui
comporte un code-barre est conçu de façon à permettre le déchiffrage automatique
par scanner des informations qui y sont enregistrées, son utilisation devrait
faciliter les formalités aux frontières et réduire les temps d’attente dans les
aéroports et l'obtention de visas de voyage et lutter contre le terrorisme et la
surveillance de l’immigration clandestine, précise le journal
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Agni
l'Abeille |
N°
42 |
Du mardi, 29 juillet 2005
Mission spéciale de l’UE au Togo : Le gouvernement
s’est trop éloigné de la mise en œuvre des 22 engagements
Affirme notre confrère qui fait ici le point des différentes rencontres que la
mission de l’UE a eues avec la classe politique togolaise
Les 22 engagements au regard de la vie nationale
Qu’est-ce- qui a été fait ?
Les points forts et faibles des 22 engagements
Agni indique qu’il est sceptique sur la mise en œuvre effective des 22
engagements. La preuve est fournie à travers cette analyse sur l’évaluation des
22 engagements par un de ses rédacteurs. Il ressort de cette analyse que ‘’pas
grand-chose’’ a été fait.
Afagnan : Le GRAP réclame son intégration, M. Eric Kpadé console
Le journal indique qu’à Afagnan, passées les élections, c’est le temps de rendre
compte et de satisfaire les promesses faites au cours de la campagne.
« A Afagnan, ce regroupement -GRAP (Groupe d’Appui au Parti RPT)-des Educateurs
de la localité a reçu des promesses mirobolantes de la part de ses premiers
dirigeants en la personne de M. Eric Kpadé (intégration dans le corps enseignant,
construction des forages pour éviter le problème de la corvée d’eau aux
habitants) lors de la campagne électorale. La semaine passée, au cours de leur
réunion périodique pour l’évaluation des activités faites et le programme à
suivre, les membres du (GRAP) d’Afagnan ont eu à rappeler leur intégration à la
fonction publique à leur patron. Ce dernier avec tout son courage disait : Je ne
suis pas dans le gouvernement. Il ne répond pas à l’attente de l’opinion
nationale et internationale. Ce gouvernement n’est pas un gouvernement d’Union
nationale. Il ne dispose pas de moyen financier nécessaire pour votre
intégration. Il faut alors que nous soyons sincères envers nous-mêmes » rapporte
le journal qui se demande : « ne serait-il pas mieux que ces activistes du RPT
apprennent à être responsables de leurs actes ? »
Pour sa délivrance, Mme Ablavi paralysée dans son
Eglise
Cette scène se serait passée à Atiégou Togo 2000, une banlieue nord est de Lomé
dans une église dénommée TEKO CHURCH (l’Eglise de Teko) où Mme Ablavi a, au
cours d’une prière de délivrance, perdu connaissance et s’est retrouvée
paralysée à l’hôpital
« Comme cela se fait dans toutes les églises qui poussent de partout et dans
presque toutes les maisons, le pasteur convie Mme Ablavi à sa délivrance. Cette
cérémonie qui commence à 20h et prend fin à 4 heures du matin au cours de
laquelle, la fervente au centre d’un grand groupe recevait de multitudes coups
de fouets et de coups de poings accompagnés d’un brouhaha de prière confuse.
Dépassée par la douleur, Mme Ablavi ne se contenait plus et se met en sanglot.
Ses pairs accentuaient leurs coups car disaient-ils « si celui à qui on fait la
délivrance sanglote davantage, cela veut dire que l’esprit mauvais est entrain
de sortir de son corps». Quelques instants après, notre chère dame ne bougeait
plus et à ses pairs de croire que le mauvais esprit est déjà parti. Tout le
monde s’en réjouissait. Le temps de se séparer est arrivé. Mme Ablavi qu’on
tentait de réveiller était évanouie. Elle fut conduite à l’hôpital pour les
premiers soins avant qu’elle ne retrouve conscience mais mal heureusement, notre
chère dame a perdu l’équilibre et ne peut plus marcher sauf que si elle dispose
de moyens nécessaires pour se faire soigner » indique le journal.
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Le
Regard |
N°
450 |
Du mardi, 19 juillet 2005
La Coalition demande la révision des 22 engagements
Titre à la
Une notre confrère qui publie en page intérieure (P3) le document que la
Coalition a remis à la mission de l’UE. Relevant que le document de la
Coalition insiste sur la mise sur pied d’un cadre de dialogue
destiné à ramener le pays à la normalité et à permettre la formation d’un
gouvernement d’union nationale représentatif de l’ensemble de la classe
politique le confrère se demande « si le chef de l’Etat est prêt à engager
un dialogue devant aboutir à la recomposition de l’équipe gouvernementale,
encore que la Coalition et le pouvoir RPT n’ont pas la même appréhension de la
nature et des objectifs du gouvernement. Le parti au pouvoir considère qu’il a
gagné une élection et qu’il tend seulement la main aux vaincus pour qu’ils
apportent leur contribution à la reconstruction du pays tandis que la
Coalition privilégie l’aspect partage du pouvoir du fait que, selon elle,
l’élection a été frauduleuse »
En tout cas, souligne le journal « tout dépend des moyens de
pression dont usera la Coalition pour amener le gouvernement à adhérer à la « formule
abujatisée » de l’engagement 1.1. Car malgré l’insistance de la coalition,
aucun des chefs d’Etat présents à Abuja le 19 mai ne s’intéresse à la mise en
application de la recommandation sur le dialogue destiné à permettre la
formation d’un gouvernement représentatif de l’ensemble de la classe politique.
Pire, Obasanjo, qui avait insisté pour que le gouvernement soit représentatif de
l’ensemble de la classe politique brille par un silence qui vaut une caution à
l’actuel gouvernement »
De
l’autosuffisance alimentaire à l’insécurité alimentaire au Togo
« Le Togo risque
de vivre, si l’on n’y prend garde, une situation alimentaire des plus
dramatiques de son histoire. Après l’époque de la ‘’Révolution verte’’,
on s’achemine inexorablement vers la ‘’diète noire’’. On passe de
l’autosuffisance alimentaire à l’insécurité alimentaire. Et pour cause, la
flambée du prix de bol de l’aliment de base des Togolais qu’est le maïs n’est
plus maîtrisable, l’action des spéculateurs aidant » écrit le journal.
Evoquant les
causes de cette montée des prix qui, comme tout le monde s’accorde à le
reconnaître, serait due à « des commerçants spéculateurs se sont lancés dans
l’exportation de nos produits alimentaires en usant des manœuvres illicites »,
le journal indique que dans le cadre de la lutte engagée par les autorités
contre les commerçants véreux, qu’une saisie a été « opérée le vendredi 15
juillet dernier au Port Autonome de Lomé sur le bateau ‘’Alaska’’ qui
était chargé d’une cargaison de céréales composés de sacs de maïs, de petit mil,
de haricot ainsi que d’autres condiments que convoyaient des commerçantes
togolaises installées au Gabon vers ce pays alors que les Togolais éprouvent de
sérieuses difficultés à se procurer cette denrée devenue rare ».
Mais,
s’interroge t-il cependant « cette exportation pratiquée par des spéculateurs
peut-elle être considérée au regard de la loi comme un acte criminel dans un
contexte d’économie ouverte et dans des pays où les frontières n’existent que
de nom ? ».
Dans tous les cas, conclut-il « quelle que soit la situation, il
est question de concevoir et de mettre en œuvre une politique de sécurité
alimentaire durable qui tienne compte de la dynamique d’intégration
sous-régionale et qui concilie de façon optimale, les intérêts des producteurs
et des consommateurs »Après la mission
d’évaluation de l’UE : Les Togolais
toujours divisés par le dialogue politique
Constate notre
confrère. Résumant les points de vue exprimés par les uns et les autres à
l’issue de la rencontre avec la mission de l’UE en commençant par celle du chef
de la délégation, Le Regard note qu’ « en définitive, la récente mission de l’UE
n’aura apporté aucune amélioration à la situation. La délégation est juste venue
faire des constats pour repartir. Mais elle a le mérite d’avoir ramené une
réalité. Le pouvoir et l’opposition continuent de parler d’une voie dissonante,
chacun avec ses priorités et les positions n’ont guère changé par rapport au
dialogue politique. Reste à savoir comment dans ces conditions, le Togo peut
évoluer vers des élections qui constituent l’aboutissement de ces engagement»
Le
Togo sous des rafales de rumeurs
Le journal évoque ici les rumeurs qui circulent ces derniers
temps dans le pays faisant état de
ce qu’il y aura de nouvelles élections au Togo dans
un délai de six mois, de ce que M. Gilchrist Olympio aurait fait déplacer ses
avoirs bancaires vers une destination inconnue dans le but d’acheter les armes
pour une attaque armée qui, disait-on, était imminente, de ce qu’on s’apprêtait
à revoir à la baisse, le prix de certains produits comme l’essence, la bière et
le ciment et enfin d’un phénomène de rétrécissement de sexe masculin consécutif
à de simples attouchements. La seule arme efficace pour lutter contre ces
rumeurs qui souvent causent des conséquences dommageables demeure selon notre
confrère l’information et la vraie, ce qui suppose « un dialogue permanent entre
les décideurs et la base » et les « gouvernants doivent se résoudre à instaurer
ce dialogue »
Kérékou ne veut pas se maintenir au pouvoir
Titre notre
confrère qui publie ici de larges extraits de la déclaration- qu’il a
transcrite- que le président Kérékou a faite à un groupe d’enseignants béninois
venus lui demander de réviser la constitution pour se représenter.
L’assassinat du chef personnel du Port au Nigeria pose problème
Titre de son côté notre confrère. Rappelant
qu’après le départ de M. Agbéyomé Kodjo de la direction du Port, le chef
personnel du port qui vient d’être abattu froidement à Lagos où il s’était rendu
pour une participer à une réunion au siège de l’AGPAOC (Association de gestion
des Ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre) a connu quelques déboires avec
les nouvelles autorités portuaires avant de revenir aux affaires, le journal
indique que « la mort brutale de Eric Tomety fusillé à bout portant et en pleine
circulation dans une capitale étrangère ne soulève pas moins d’interrogations.
Dans les milieux proches de la victime, on ne s’explique pas cet assassinat
d’autant plus que Eric était un homme ‘’cool et sans histoire’’ ». Cependant, se
demande mon confrère : « est-on sûr qu’il n’avait pas aucun ennemi ? Quelqu’un,
quelque part, ne lui en voulait-il pas ? ».
En tout cas,
souligne le confrère « le poste de directeur des ressources humaines d’une
structure comme le Port Autonome de Lomé est assez sensible. Et les relations
entre l’administration et les employés ne sont pas au beau fixe ».
 AYEVA A DU
PAIN SUR LA PLANCHE
Le prince « KOMAteux » devenu pratiquement
le numéro deux du gouvernement Kodjo 2 a clairement exprimé ses ambitions.
C’était à l’issue d’une conférence de presse qu’il avait animé en son
ministère, mercredi dernier. « Au cours de ces dernières années, l’image de
notre pays a été écornée ; l’image de notre pays a été détériorée. Nous avons
décidé de refaire cette image… », devait-il déclarer en substance à la
presse.
Aucun observateur crédible ne saurait contredire le patron du
PDR lorsqu’il parle de l’image qui est celle du Togo dans l’opinion générale
aujourd’hui. Mais ce que ne dit pas « AZ » avec précision, c’est ceux à
qui incombe la responsabilité de cette situation. Il parle vaguement d’une
situation créée « par nos propres faits ».
En réalité, l’image du Togo n’a pas commencé à se
détériorer aujourd’hui. C’est l’aboutissement d’un long processus fait de mal
gouvernance, de déficit démocratique, de violations des droits de l’homme, etc.
En son temps, feu le Timonier avait tout mis en œuvre pour redorer le blason du
pays. Mais rien n’y fit. Aujourd’hui, la situation a été compliquée davantage
avec les tristes innovations ayant marqué la récente élection présidentielle.
Des images filmées au Togo continuent de faire le tour du monde.
Le Prince « KOMAteux » pense t-il réussir là
où le Premier Togolais avait échoué ? On attend de voir. Mais en l’état actuel
des choses, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a bien du pain sur la
planche.
DOSSEH ANYRON, LE CAS EMBARASSANT
a présence au gouvernement du militant de l’UFC
Gabriel Dosseh-Anyron embarrasse les sommités du parti. Le ministre se dit
sidéré d’entendre dire par des responsables de l’UFC qu’il ne représente rien au
sein du parti. « J’ai participé à la création de l’UFC et j’ai été le premier
Président de la JFC ». L’actuel ministre de la culture et des loisirs
serait le Conseiller politique de la branche féminine de l’UFC. Mieux, il avait
été le rapporteur de la Commission stratégie de l’UFC pour l’élection
présidentielle de 2005. Il est aussi vrai que M. Dosseh-Anyron n’a pas obtenu
l’accord de son parti avant d’accepter sa participation au gouvernement. On
raconte dans son entourage que c’est Edem Kodjo qui, impressionné par son
dynamisme à l’époque du COD2, lui aurait fait appel pour siéger au gouvernement
pour le compte de la société civile en tant que dirigeant de l’ONG « Vie
Libre et Positive » qui s’occupe de la prévention contre le SIDA et le
Tabagisme, et que dès qu’il a été consulté, il en aurait informé un vice
président de son parti.
En attendant que les mesures disciplinaires soient
prises en son encontre, M. Dosseh-Anyron dit demeurer militant de l’UFC.
ENTRE CONFRATERNITÉ ET ARGENT
Là où passe l’argent, point de confraternité. C’est
la conclusion à laquelle on peut parvenir après avoir écouté l’histoire de ce
confrère de la place. En effet, il y a quelques jours, le groupe Progosa avait
animé une conférence de presse à l’Hôtel Mercure Sarakawa. Les rencontres de ce
groupe avec la presse rassemblent souvent de nombreux journalistes attirés par
les canapés de la fin, «le communiqué final» (entendez le paiement des
frais de transport) et les publi-reportages à insérer dans les journaux.
Comme à l’accoutumée, de nombreux journalistes
s’étaient rendus à l’Hôtel Mercure Sarakawa. Mais à l’entrée de la salle de
conférence, notre confrère Akpovi du Journal « Aube Nouvelle » a
été refoulé parce qu’on lui reprochait d’avoir publié dans l’une de ses récentes
éditions, un article pas du tout favorable à Progosa.
Ailleurs, une telle mesure pouvait susciter
l’indignation des autres journalistes sur place qui pourraient même envisager un
boycott de la conférence. Mais c’est en vain que l’infortuné confrère avait
sollicité la solidarité de ses pairs.
Entre le rafraîchissement, le « communiqué
final » et le publi-reportage d’une part et la solidarité confraternelle de
l’autre, le choix a été clair.
C’est vrai que face à l’argent, il n’y a pas de
confraternité qui tienne.
À PROPOS DE CHANGEMENT
En lieu et place du Timonier décédé, c’est le
nouveau locataire de la présidence, Faure Gnass, qui a patronné la dernière fête
des Evala. On l’a vu, depuis les préliminaires jusqu’aux finales aller d’une
arène à l’autre en voiture et même en hélicoptère. Ce n’est pas nouveau, puisque
de son vivant, le père du fils en faisait autant.
Mais aujourd’hui, certaines voix s’élèvent et
appellent un changement dans les habitudes. On voudrait par exemple que, au lieu
d’aller passer tout une semaine dans sa seule Kozah d’origine, Faure Gnass qui
se revendique Président de tous les Togolais devrait ménager son temps pour
assister à des fêtes traditionnelles d’autres régions. Il paraît que c’est un
bon moyen de se familiariser avec toutes les populations et de créer une
synergie entre le peuple et son chef. Une question d’unité nationale.
L’idée n’est pas mauvaise. Mais ailleurs, on se
demande si franchement un chef d’Etat peut se permettre ce luxe avec tout ce
qu’il a comme dossiers sous les bras.
REQUIEM POUR «BITOSARDS» !
Il devient de plus en plus acquis que les «bitosards», ces
saprophytes nationaux ou internationaux qui gravitaient dans l’entourage du
Timonier pour lui soutirer des sous n’ont pas trouvé grâces aux yeux du fils du
père. On ne retrouve plus sur nos médias, ces bandes de foutriquets réunis au
sein d’associations bidon, aux dénominations aussi fantaisistes que farfelues
qui se relayaient pour vilipender d’honorables et paisibles citoyens. Il n’y a
plus de ces fameuses conférences de presse qui se résumaient à des injures
contre des adversaires politiques. Mais le plus grand changement, s’est révélé
au cours de la dernière fête des Evala.
En effet, cette année tout comme les années
précédentes, des invités ont fait le déplacement de la Kozah pour suivre les
luttes. Mais contrairement aux autres fois, on n’a pas vu ces courtisans venus
de partout, surtout d’Europe pour se faire convier à la table du « roi »
et profiter de l’occasion pour refiler leurs camelotes.
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Le
Point de la Semaine
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N°
42 |
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Du mercredi,
20 juillet 2005
Situation des droits de l’homme au Togo :
Amnesty International dénonce ‘’un
appareil répressif au service exclusif du pouvoir’’
Titre à la Une Le Point de la semaine avec une
photo de la SG de l’Amnesty International Irène Kahn et publie en pages
intérieures PP 2, 3, 4, 5, 6&7 l’intégralité du rapport de l’AI. En fait, le
confrère a consacré cette édition audit rapport
Rencontre entre la LTDH et la mission d’évaluation de
l’UE : Au menu des discussions:
* Le contexte sociopolitique togolais
* Les répressions
Sous ce titre, le journal fait un résumé succinct de la déclaration que la LDTH
a rendue publique après sa rencontre avec la délégation de l’UE en mission
d’évaluation au Togo.
Sénégal : L’affaire Idrissa Seck
Détournement ou règlement de compte
politique ?
S’interroge notre confrère dans sa manchette. En fait
le journal reprend un article de l’agence IRIN daté du 18 juillet titré
Sénégal Tensions politiques et détournement L’affaire Idrissa Seck
Dans sa rubrique La Carte titrée
23ème engagement,
notre confrère écrit :
L’essentiel à retenir du séjour togolais de la
mission d’évaluation des 22 engagements de l’Union Européenne, est qu’en
général, la situation reste inchangée et les problèmes internes à la classe
politique demeure en l’état. La mission de suivi dit n’avoir pas mandat de
modifier les 22 engagements, et elle a raison. De même, elle pense qu’au lieu de
rajouts aux 22 engagements, quelques autres suggestions devront être soumises à
la mission d’évaluation qui se chargerait de les transmettre au gouvernement qui
devra en tenir compte dans la mise en œuvre des 22 engagements, et elle a
également raison. Mais là où réside le hic, c’est lorsque, quelque part dans la
nomenklatura politique togolaise de l’heure, nombre d’entre les citoyens se
demandent s’il y a un gouvernement à qui transmettre quoi que ce soit pour une
éventuelle mise en exécution, quand on sait qu’à l’inverse, il est plutôt au
centre d’un débat national. Pour l’opposition, le gouvernement à qui on demande
de transmettre des suggestions est illégitime et est appelé à s’effacer. C’est
dire qu’il ne pourrait avoir de réelle mise en œuvre des 22 engagements, qu’à
partir et au sein d’un gouvernement consensuel jouissant d’une légitimité
incontestée. En clair, pour exécuter les 22 engagements, un autre engagement
préalable s’impose, celui de trouver une solution durable à la crise née de
l’élection présidentielle controversée du 24 avril 2005. C’est dire désormais
qu’aux 22 engagements de l’Union européenne, semble se greffer davantage une
recommandation de l’opposition qui dit ne trouver d’issue salutaire à la crise
togolaise que par le truchement irrévocable d’un « gouvernement transitoire
d’unité nationale ». S’agira-t-il pour l’Union européenne et le gouvernement
de faire les sourds en se cramponnant aux seuls 22 engagements ? Même s’ils
avaient suscité assurance et espoir au temps fort de leur état-civil, les 22
engagements constituent-ils encore la donne privilégiée de sortie du tunnel ? La
peur est aujourd’hui grande que dans un camp comme dans l’autre, il y a eu une
fausse couche, mais dont on ne peut malheureusement se défaire : le 23ème
engagement. |
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La Dépêche
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N°280 |
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Du mercredi, 20 juillet 2005
Mission
spéciale de l’UE.
*Mme Anna Silvia Piergrossi optimiste pour l’exécution des 22 engagements
* L’opposition radicale poursuit sa fuite en avant
C'est ce que titre en
couverture La Dépêche. Reprenant la déclaration que le chef de la
délégation de l’UE a faite après ses différentes rencontres avec les acteurs
de la classe politique togolaise
et de la société civile selon laquelle la mission de l’UE n’avait pas pour
manda, ni le pouvoir de modifier les engagements, le journal estime que
« cette sortie de l’émissaire de l’UE prend le contre-pied de la déclaration
du Professeur Léopold Gnininvi et met à nu la mauvaise foi de l’opposition
radicale quant à la résolution de la crise togolaise » puisque le professeur
Gnininvi qui avait conduit la délégation de la Coalition avait laisser
entendre qu’il va falloir former un gouvernement de transition pour se
pencher véritablement sur la question du dialogue national, les 22
engagements étant devenus ‘’caducs’’ après le décès du président Eyadema.
« On peut dès lors comprendre que tout ce que
l’opposition radicale sait faire, c’est de retarder le pays ; le radicalisme
pour le radicalisme. Aucune perspective politique pour notre nation. Comment
comprendre que l’on veuille revenir sur cette question de gouvernement de
transition alors même que la Communauté Internationale, notamment la CEDEAO
et l’UA s’étaient suffisamment impliquées pour clarifier les choses. Le Togo
marche et les retardataires n’auront pas d’argument pour se justifier »
souligne le confrère.
Fort de ce que les experts de l’UE se
son dits confiants quant à la résolution définitive de la crise, vu la
volonté manifestée de part et d’autre pour la reprise du dialogue, le
confrère conclut donc que « ceux qui voyaient en cette mission spéciale de
l’UE, une sorte d’instance devant mettre en cause tous les efforts consentis
par le gouvernement, ont été désillusionnés »
Me AGBOYIBO et la lutte
armée
Titre notre confrère dans sa manchette. « Me
AGBOYIBO, le leader du CAR veut-il ravir la vedette à Gilchrist Olympio, le
maître à penser de la revanche au Togo, sur la voie du radicalisme
politique ? », se demande La Dépêche qui va jusqu’à surnommer le
leader du CAR « le Jean-Marie Le Pen de chez nous » puis que ce denier vient
de franchir un pas fatidique dans ses propos tribunaux et haineux, allusion
à l’interview qu’il a accordée à Allafrica.com dans laquelle Me
Agboyibo a tenus des propos qui frisent la guerre civile et qui, selon
lui, révèlent au grand jour le putsch de radicaux en préparation déjoué
par les forces de sécurité dont il avait fait cas dans sa précédente édition
et qu’ « un journaliste débridé, amoureux des sensations fortes » avait pris
pour un gros mensonge.
« Lorsque nous révélions un putsch de radicaux en préparation déjoué par
les forces de sécurité il y a eu un journaliste débridé, amoureux des
sensations fortes, pour nous démentir. Un coup de force contre les
institutions de la République était bel et bien en préparation et a été
déjoué grâce à la vigilance des forces de sécurité. Les instigateurs ne
sont autres que les leaders de l’opposition radicale. Et Me Agboyibo vient
d’annoncer les couleurs dans les colonnes des confrères de la sous-région »
indique le confrère qui reprend quelques extraits de cette interview
notamment les passages où Me Agboyibo parle des jeunes qui demandent qu’on
leur donne des armes puisque la lutte pacifique n’a pas abouti.
« Si aujourd’hui, Me Agboyibo est obligé de parler ‘’des éléments
d’avant-garde de l’opposition’’, c’est parce qu’il sait que cette armée de
l’opposition est déjà démasquée. Si Me Agboyibo pense comme il l’affirme que
le changement passe par une lutte armée, nous ne pouvons que lui souhaiter
bonne chance. Mais faut-il rappeler au bélier de Kouvé et ses acolytes que
toute révolution se nourrit toujours du sang de ses fils » conclut le
journal
Quand le maïs
fait trembler les béliers et les palmiers
Ironise le confrère à propos de la rareté du maïs sur les marchés
togolais.
« Même les leaders de l’UFC et particulièrement son chef qui à chaque
élection vantent les mérites du palmier succombent au charme du grain de
maïs. Et le maïs se fait toujours rare et comme tout ce qui est rare est
cher, le maïs est devenu de l’or au Togo. Que peuvent faire les Togolais
d’un bouc noir, d’un verre de sodabi sans une boule de pâte ? Où sont passés
les palmiers avec leurs noix de palmistes, de vin de palme et autres
qualificatifs du Détia ? Tout cela n’est que mystification. Quand le maïs
se fait rare, les troncs de palmier tremblent et les béliers et boucs noirs
meurent » écrit le journal
Salubrité
publique : Les Loméens retrouvent
leur habitude
Se réjouit mon confrère qui évoque les hommes et
les femmes qui, chaque soir munis de balais, brouette et autres, envahissent
certaines artères de la ville de Lomé pour les mettre au propre avant la
levée du jour.
« Ces Loméens qui ont perdu depuis
1990 le réflexe de salubrité publique, reprennent conscience de la nécessité
de l’édification d’une nation togolaise saine et sans ordures sur les rues
pavées et les boulevards.
En effet, entre vingt deux et deux heures du matin, tous les boulevards et
toutes les rues pavées de Lomé reçoivent des coups de balais. Ainsi, le
sable et les ordures sont dégagés quotidiennement, rendant ainsi nos rues
pavées et nos boulevards plus propres et plus praticables »
Moralisation de
la Justice Togolaise : Les défis
qui attendent Maître Jean Abi Tchessa
Tout en saluant les efforts qui sont entrain
d’être faits au niveau du ministère de la justice avec l’arrivée du tout
nouveau ministre qui a procédé à des délibérations des détenus, le confrère
pense qu’il faudrait commencer par ‘’révolutionner’’ les tribunaux par une
véritable politique de décongestionnement de ces tribunaux afin de les
rendre plus efficaces et plus transparents.
Scandale
Financier à la LIMUSCO
Le confrère indique suite à des rumeurs faisant état de désordre dans la
gestion de cette structure étatique, une équipe de sa rédaction a été
dépêchée sur les lieux et a découvert une situation préoccupante « un DG
admis à la retraite mais maintenu qui a jugé bon de disparaître sans dire
mot au personnel ; le personnel administratif, comptable, contrôleur
financier et autres absents de leur poste depuis des mois. Le reste du
personnel est abandonné à son triste sort avec plus de 6 mois d’arriérés de
salaire. Des magasins et dépôts restés vides. Pendant ce temps la LIMUSCO se
retrouve avec de nombreuses dettes et surtout avec son principal fournisseur
Editogo »
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Forum
de la Semaine |
N°77 |
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Du lundi, 18 juillet 2005
Mission de l’UE au Togo :
La Coalition insiste sur la formation d’un
gouvernement d’Union nationale
Titre notre confrère qui publie le document
remis à la délégation de l’UE par la Coalition.
PAL : Crime crapuleux ou règlement de
compte ? Eric TOMETY, cadre au port
tué en pleine circulation à Lagos
Se
demande Forum de la Semaine dans sa manchette qui y publie une
photo de M. Eric Tomety. Rappelant que M. Tomety fait partie « de l’écurie des
experts sur laquelle l’ex PM Agbéyomé KODJO s’était appuyé pour reformer et
rendre attractif le Port rendu exsangue après les troubles sociopolitiques et
la grève générale illimitée qui ont gravement abîmé l’économie nationale »,
notre confrère indique que d’après ses investigations « M. TOMETY aurait déjà
échappé en 2004, à une première tentative criminelle de son élimination
physique à son domicile » et qu’ « en dehors de cela il serait pressenti pour
accéder à la Direction Générale du Port, et il semblerait qu’il ne s’en cachait
pas »
« Est-ce pour cela qu’il est éliminé par ses
adversaires qui avaient les mêmes ambitions et les mêmes prétentions? Si cette
thèse se confirmait, au nom de quel principe peut on supprimer la vie d’un
concurrent dans la course à un poste de direction ? Le drame qui s’est déroulé à
Lagos dans une file ‘’ GO Slow’’ signifie t-il que les assassins étaient
en mission commandée ? Que cherchaient ils ? Les frais de mission ? Le
véhicule ?» se demande mon confrère visiblement consterné vu aussi qu’
« qu’aucune enquête n’est ouverte ou du moins, aucun policier togolais n’est
déplacé à Lagos pour vérifier les faits, les circonstances de leurs survenances
et interrogé si possible les témoins oculaires. Qui pis est, le chauffeur,
témoin direct du drame est à son retour libre de ses mouvements et multiplie
ses déclarations de centralisation sans être isolé sur le champ pour les besoins
de l’enquête »
Rencontre LTDH/Mission de l’UE :
La LTDH propose un dialogue national avec la
participation de l’armée
Selon le journal, cette proposition serait contenue dans la
déclaration rendue publique le jeudi 14 juillet dernier sous la signature du SG
de la LTDH M. Apédoh-Amah Togoata dans laquelle il proposait «la tenue d’un
dialogue national avec la participation de l’armée, en vue de trouver une issue
heureuse à la crise politique née de l’élection présidentielle du 24 avril
dernier »
Quand l’installation d’un ministère crée des remous
insoupçonnés
Titre le journal dans son billet Confidentiel qui indique, qu’en dehors du
ministère de l’intérieur scindé en deux où il y a eu des disputes entre le
ministre de l’administration territoriale et celui de la sécurité pour
l’occupation des locaux de l’ancien ministère de l’intérieur et de la sécurité
dont il avait fait cas dans sa précédente édition, cette histoire a atteint les
services de la Direction des Services Techniques (DST) relevant de la Voirie où
des remous insoupçonnés seraient signalés.
« Les curieux ont dû remarquer que le Palais de l’Entente envahi par des herbes
depuis sa dernière occupation par Edem Kodjo de 1994-1996, fait l’objet de
grands travaux de débroussaillage. On susurre que les pauvres qui taillent,
coupent et débroussaillent ont été pêchés depuis la campagne de la Kozah pour
cette besogne. Emoluments : quelques radis. Les pontes en charge des travaux les
auraient préférés au service de la DST qui les aurait confiés à son tour à la
Voirie de Lomé ; ce qui aurait pu faire rentrer
des sous dans cette boîte presque à terre. Ayant flairé
le mauvais coup, il y a eu des remous, camouflés là-bas en revendication
d’arriérés de salaires et d’allocations familiales », indique le confrère.
Evala :
L’unité nationale en terme d’égalité des cultures
Forum de la Semaine note que l’unité nationale en
terme d’égalité des cultures tant vantée et prônée par les autorités togolaises
reste un défi à relever pour les nouveaux leaders qui ne s’embarrassent
pas de perpétuer les vieilles habitudes de la maison. La preuve, c’est que
malgré le slogan Un leader nouveau, un esprit nouveau ayant rythmé la
campagne de Faure, les « les mauvaises habitudes ont la vie dure au Togo » se
référant à la présence de Faure Gnassingbé à la célébration de l’anniversaire du
décès de Maman N’Danidaha à celle des luttes traditionnelles Evala.
Pour le confrère, « le Togo comme tout autre pays africain, est
un modèle d’assemblage culturel. Que le ‘’ Président de tous les Togolais’’
assiste à la fête traditionnelle de sa région natale, se comprend fort bien. Ce
qui ne se comprend pas est cette moindre considération (digne d’idéologies
tribalistes et régionalistes) accordée aux autres fêtes traditionnelles. Cette
politique reste en bonne place dans les causes de notre malaise social. La
réconciliation nationale ne pourra aucunement »
En conséquence, conclut le journal « le ‘’Président de tous
les Togolais’’ et son Ministre de la culture doivent s’atteler à détruire
les germes de cette inégalité dans les privilèges réservés à nos us et coutumes.
Le Togo ne sera une entité à part entière qu’en rassemblant toutes les bribes
éparses de sa richesse culturelle. Si Evala doit prendre des allures
d’événement national, alors, que la célébration de toutes les fêtes
traditionnelles togolaises prenne des allures d’évènements nationaux »
L’OSAT en question :
Le maïs monte à la tête aux Togolais
Titre notre confrère qui revient cette semaine encore sur cette montée
exponentielle des prix pour imputer la responsabilité de cette situation à
l’OSAT pour n’avoir pas pu constituer des réserves importantes pouvant lui
permettre de faire face à cette pénurie créée par des commerçants véreux . |
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Forum
de la Semaine |
N°78 |
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Du jeudi, 21 juillet 2005
Amnesty
International publie un nouveau rapport sur le Togo
Salvator Saguess ‘’Ce qui nous inquiète, c’est qu’après le père, arrive le
fils et nous retrouvons exactement les mêmes violences, la même impunité, la
même volonté de se maintenir au pouvoir à tout prix’’ sur RFI
C'est ce qui se lit
à la Une de Forum de la Semaine qui publie à son tour en
ces pages 2, 5, 6, 7et
8 l’intégralité du rapport de l’AI.
Rencontre LTDH /
Mission de suivi des 22 engagements
La LTDH accuse l’UE, exige la démission de Edem Kodjo et demande l’organisation
d’une nouvelle élection présidentielle
En fait, le journal commente la déclaration de la
LTDH rendue publique à l’issue de sa rencontre avec la mission de l’UE,
déclaration qui, en quelque sorte, fait le point de la rencontre LTDH/Mission
UE.
Retour à de meilleurs sentiments ou médecin après la mort ?
Obasanjo reçoit aujourd’hui la Coalition à
Abuja
C’est la question que se posait notre confrère dans
sans manchette à propos de la rencontre que le président devait avoir avec une
partie de la Coalition, l’UFC ayant boudé la rencontre.
Par ailleurs, indiquant que l’ordre du jour
de cette rencontre n’a pas été révélé, le journal pense que « le président
nigérian veut se racheter aux yeux de l’opinion après s’être fait berner par le
système RPT au lendemain de la ‘’ frauduleuse’’ du 24 avril dernier au
Togo »
Meurtre gratuit aux
senteurs louches : Eric Tomety sera
inhumé demain sans enquête et dans l’indifférence de l’Etat
Annonce le journal. Rappelant les circonstances de
l’assassinat de Eric Tomety, notre confrère ne comprend pas ce silence observé
autour cette affaire tant par les autorités publiques, portuaires que par sa
famille. « Ce qui froisse encore plus est que cette affaire a été classée
vraisemblablement ‘’ chien écrasé ». Sinon qu’est-ce qui peut expliquer
cette gestion scabreuse qu’on fait de cette affaire tant du côté de la famille,
du Port que de l’Etat. N’oublions pas que M. TOMETY était en mission officielle
et devient de facto un patrimoine national », écrit-il
Le drame des disparus
du Beach de Brazzaville : Ce
scénario que craignent les réfugiés togolais
Fort de ce que ‘’Chat échaudé, craint l’eau
froide’’, le journal pense que si les appels lancés aux réfugiés installés
de part et d’autres des frontières togolaises sont restés lettres mortes en
dépit de leurs conditions de vie très précaires, c’est justement parce qu’ils
craignent ce qui s’est passé avec les réfugiés congolais à leur retour au pays.
Aussi rappelle t-il l’histoire des disparus du Beach qui n’est autre que
l’histoire dramatique de réfugiés congolais de retour de leur exil de Kinshasa.
« En Afrique où les mauvais exemples font
figures de modèles à suivre, les réfugiés togolais n’ont-ils pas raison de
préférer se maintenir en exil ? L’histoire jugera elle-même et rendra justice.
Un jour…. », conclut le confrère
Arraisonnement de navires chargés
de céréales au PAL : L’OSAT entre
fanfaronnades et satisfecit béats
Forum de la Semaine ne
pense pas vraiment que les arraisonnements tous azimuts opérés par l’OSAT
constituent la solution à la crise, s’ils ne sont pas de la poudre aux yeux.
« On peut procéder à des milliers
d’arraisonnement de navire aux cales remplies de céréales, cela ne résoudra pas
la crise actuelle. Le nerf du problème étant ailleurs. Il avait été dit que
l’OSAT n’avait pas pu pleinement jouer son rôle au départ en se constituant un
stock conséquent pour parer aux éventuelles spéculations. Ces arraisonnements
tous azimuts offrent plutôt la recherche de boucs émissaires plutôt que des
tentatives de résolution de la crise » écrit –il
Tradi-thérapie :
Des escrocs a l’assaut de la médecine traditionnelle togolaise
Le journal évoque ici la « prolifération, ‘’anarchique’’,
de tradithérapeutes de tout acabit, affublés de qualificatif injustifié de
‘’ Docteur ‘’, aux vertus inégalées et aux pouvoirs illimités » et qui
pullulent dans notre petit rectangle de pays.
« S’il est vrai que les sociétés africaines ont de tout temps usé des vertus
naturelles des plantes pour venir à bout de nombreuses maladies, l’efficacité de
ces méthodes ancestrales ne sera nullement en question. Mais, la polémique
viendra du fait que, de nombreux médicaments sont parés de vertus qu’ils n’ont
pas. Quant la foi en la puissance divine s’en mêle, alors, c’est la porte
ouverte aux arnaques. Des tradithérapeutes parent leurs potions et autres
mixtures de vertus placebo (un seul médicament vient à bout de plusieurs
pathologies » écrit le journal qui explique cette recrudescence de ‘’ charlatans
de service’’ au contexte socio-économique vicié avec les multiples problèmes
de de santé sous-jacents
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Carrefour
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N°438 |
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Du
jeudi, 21 juillet 2005
Confidentiel :
L’UFC
rejette une invitation de Obasanjo
Titre à la Une
notre confrère qui indique qu’au moment où il
était sous presse, ni les participants, ni
l’ordre du jour n’étaient connus, mais que
« d’ores et déjà l’Union des Forces de
Changement (UFC) de Gilchrist Olympio a
décliné l’offre de cette invitation ». On
comprend, souligne le journal, « que l’UFC ne
voudra plus rééditer les humiliations
irresponsables subies dernièrement à Abuja
devant un parterre des chefs d’Etat hostiles
au changement au Togo ». Une position de
l’UFC qui, selon notre confrère, « va
continuer à animer le statu quo au pays alors
que « malheureusement la communauté
internationale régulièrement invitée au
chevet ne donne aucunement les gages d’une
médiation sérieuse et responsable »
Surenchère
du prix de maïs :
Les
autorités enfin décidées à réagir
Le journal évoque
la décision prise par le gouvernement, après
bien sûr un long de silence, de donner un
temps de
grâce de 10 jours aux
vendeurs et revendeurs pour baisser les prix
faute de quoi il se verrait dans l’obligation
de prendre des dispositions pour fixer les
prix entre 300 et 350FCFA. Mais alors, se
demande le confrère : « Que fera-t-il s’il
n’y a pas de maïs à vendre ? Le prix en fin
du mois de juillet sera-t-il uniforme pour le
nouveau et l’ancien maïs ? »
Alerte de
la LTDH :
La situation togolaise ressemble à des
prémices d’un génocide
C’est le résumé
que fait notre confrère de la déclaration que
la LTDH a rendue publique après sa rencontre
avec la mission de l’UE.
Du silence
coupable de l’Etat togolais :
Eric
Tomety assassiné à Lagos, les premiers
responsables du Port Autonome de Lomé ne
disent rien
Evoquant également
cet assassinat dont la majorité des journaux
ont parlé dans leur édition respective
Carrefour interpelle les autorités du Port
sur l’assassinat de Eric Tomety et en appelle
à la responsabilité des plus hautes autorités
du pays sur cet assassinat qui n’a
visiblement l’air d’un crime crapuleux
Togo
L’histoire va-t-elle se répéter ? L’œil de
Caïn qui hante le pouvoir de Faure
Gnassingbé
Titre à la Une
Carrefour qui y publie une de la SG de
l’Amnesty International Irène Kahn à droite
et celle de Faure Gnassingbé à gauche.
Avant de publiant le rapport de l’AI dans son
intégralité, le journal note que –en parlant
des mesures prises par M. Faure Gnassingbé
visant à apaiser la tension politique
notamment la commission nationale d’enquête,
la libération des présumés coupables des
violences postélectorales et les militaires
proches de Biténiwé- « le nouveau président
croyait se donner ainsi bonne conscience. Et
voici qu’arrive, pan ! le rapport d’Amnesty
International. Mais en fait les Togolais qui
ont vécu les tristes événements dans leur
chair, ou qui ont été les témoins oculaires,
auditifs ou sensibles seront toujours les
véritables censeurs sur tout ce qui se dit
sur cette période »
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Le
Canard Indépendant
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N°
60 |
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Du vendredi, 22 juillet
2005
Vers la résolution de la crise togolaise
?
Rencontre secrète entre Faure Gnassingbé
et Gilchrist Olympio à Rome
-
D’importantes
décisions prises
Lit-on à la Une du journal avec les
photos des deux protagonistes Faure
Gnassingbé et Gilchrist Olympio. Après
avoir repris l’article de RFI sur cette
rencontre entre les deux hommes
politiques et rappelé que cette
rencontre secrète s’est tenu le même
jour que devait avoir lieu à Abuja entre
la Coalition et le président nigérian et
les rencontres sur fond de polémique (
le 25 avril 2005 entre les mêmes
personnes à Abuja , le 02 juin entre
quatre partis de la Coalition et Faure
Gnassingbé à la présidence) le journal
indique que «comme
on le voit, il y a visiblement un réel
problème de répartition des rôles au
sein de la Coalition »
Violations des Droits de l’Homme au
Togo :
Le
PS français confirme les allégations de
Amnesty International
Titre à la Une notre
confrère avec la photo du 1er
secrétaire du PS François Hollande.
L’hebdomadaire commente le communiqué
que le parti socialiste a rendu public à
la suite de la publication par Amnesty
International de son rapport sur le Togo
Kokou Tozoun,
porte-parole du gouvernement:
« Amnesty est-il bien fondé pour nous
faire la leçon ? »C’est
la réaction du ministre de la
communication à la publication du
rapport d’Amnesty International que le
journal reprend ici.
Japon :
Des
ONG sensibilisées sur la situation
sociopolitique au Togo
L’envoyé
spécial du journal, Augustin AMEGA
Koffi fait le compte rendu des
activités d’un colloque qui s’est tenu
les 19 et 20 juillet dernier au Japon à
l’initiative des organisations
japonaises pour s’informer sur la
situation sociopolitique du Togo.
Flambée du prix du maïs :
Le
gouvernement hausse le ton, le prix va
decrescendo
Titre notre
confrère à propos du communiqué du
gouvernement donnant un délai de grâce
de 10 jours pour voir les prix
redescendre à la baisse faute de quoi
il se verrait dans l’obligation de fixer
lui-même les prix des céréales. Le
journal se réjouit de cette décision
puisque «48 heures après la mise en
garde du gouvernement, le prix du maïs
commence à diminuer progressivement.
L’ancien maïs est vendu à 800 F et le
nouveau à 600 F sur les marchés contre
1200 F et 800 F CFA ». En tout cas,
ajoute t-il, « notre souhait est que le
prix puisse baisser davantage pour le
plus grand bien des populations au bord
de la famine »
Dans sa rubrique Ma Lettre titrée
Amnesty International : Peut mieux faire
notre confrère écrit :
En 1999,
lorsque Amnesty International publiait
son rapport intitulé « Togo : Etat de
terreur » sur le Togo dirigé de mains
lestes par le dictateur général
président, nombre de voix s’étaient
levées à l’intérieur du pays pour
condamner les excès de l’Organisation. A
grand renfort d’espèces sonnantes et
trébuchantes, des piles de motions de
soutien à la dictature, de dénonciations
d’Amnesty International qu’on avait dit
être à la solde de l’opposition
togolaise, des missions bidon à
l’étranger, avaient permis à certains de
se faire un tant soit peu du nom. Une
plainte avait été mise en branle contre
le Secrétaire Général d’alors, le
Sénégalais Pierre Sané qui avait du
reste été refoulé à la frontière de
Kodjoviakopé par les autorités
togolaises. La raison de cette agitation
tenait à une phrase de l’ensemble du
grand rapport de 45 pages : « des
centaines de corps rejetés par la mer
sur les côtes du Togo et du Bénin ».
De l’avis des autorités togolaises
d’alors, la dénomination « centaines
de corps » était exagérée. Cela
signifie sans ambages, que le rapport
n’aurait suscité aucun émoi s’il n’y
était mentionné que « quelques
dizaines de corps ». Lorsque tout
récemment une Ligue locale des droits de
l’homme parlait de 811 morts cela a créé
indignations et tollé, jusqu’à ce qu’un
mouvement se mette dans la peau de
« rectificateur de tir » en évoquant
le chiffre de … 58 morts. Aujourd’hui,
même si elle fait état de l’assurance
que ses chiffres peuvent être revus à la
hausse, Amnesty International parle de
150 morts.
L’important ici réside dans la nécessité
de se rendre vertement à l’évidence que,
que ce soit 58,150 ou 811, il s’agit
bien de mort d’hommes souvent pour des
raisons qui ne demandent pas qu’on
arrive à pareilles bavures. Il s’agit de
comprendre que, de 58 à 811, ils sont
« injustement morts », sinon il serait
inapproprié de parler de violations des
droits de l’homme. Que ce soit 58 ou 811
morts, il s’agit pour les premiers
concernés de méditer profondément les
préoccupations des organisations des
droits de l’homme qui pensent que
« le Togo a une longue histoire de
violations des droits de l’homme ».
Il s’agit de s’armer d’un maximum de
courage pour prendre en compte le souci
d’Amnesty International qui affirmait
que « les violations des droits de
l’homme en périodes électorales est un
phénomène récurrent au Togo ».
Contrairement à ses habituelles sautes
d’humeurs passées, les nouvelles
autorités reconnaissent qu’il y a eu
certes violations des droits de l’homme.
Mais il reste à parfaire cette grandeur
politique en acceptant, avec tact
diplomatie, la vérité dans toute sa
splendeur. Des militants aux mains nues
peuvent certes violer les doits de
l’homme, mais pas autant que cela
ébranle la communauté internationale.
Des 58 morts des uns aux 811 des autres,
en passant pas les 150 d’Amnesty, il
s’agit bien pour la plupart de
« morts par balles ». Il en est de
même pour les blessés. En lieu et place
de discutailleries à tout casser, la
diplomatie voudrait qu’il soit dûment et
sportivement pris acte du rapport et
qu’on s’en tienne scrupuleusement aux
recommandations. Cela éviterait de
donner incontournablement à croire que
« l’histoire va se répéter ».
La plus cocasse incombe à Amnesty
International qui a beaucoup intérêt à
gagner en crédibilité. Si en 1999, la
polémique a été ouverte autour des
chiffres de morts dont l’exactitude n’a
jamais pu être fournie, en 2005 par
contre, la polémique nait d’un constat
non moins fondé : comment admettre qu’un
rapport sur la situation des droits de
l’homme au Togo soit l’unique produit
fini des seuls réfugiés togolais au
Bénin ou au Ghana ? La raison et le bon
sens, la recherche de professionnalisme,
et le souci de rigueur voudront que les
investigations soient profondément
recoupées à l’intérieur du pays où les
exactions dénoncées ont été commises.
Amnesty International a peut-être par
passion et par débordement de crédulité,
ignoré les principes qu’elle sait liés à
son fonctionnement, pour parfois donner
dans la simplicité, l’insuffisance et la
légèreté. Occasion de donner des
arguments aux accusés. |
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Nouvel
Echo
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N°357 |
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Du vendredi, 22 juillet
2005
Rencontre
secrète entre Faure Gnassingbé et
Gilchrist Olympio hier à Rome
Titre notre confrère en couverture de
son édition. Rappelant que c’est la
deuxième fois que les deux hommes se
rencontrent, le journal espère que
« l’intérêt de tous les Togolais passera
avant les intérêts partisans de ces deux
personnalités du pays »
La Coalition n’a pas pu effectuer le
voyage d’Abuja
Bientôt les résultats de la mission
d’Enquête des Nations Unies au Togo :
La
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