|
|
|
Revue de
presse de la semaine du
11 au 17 juillet
2005
Par
Daniel Garidan |
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
Le
Combat du peuple |
N°506
|
|
Du lundi, 11 juillet 2005
Les 22 engagements :
L’arrivée au Togo d’une délégation de hauts
fonctionnaires de l’UE
Annonce dans sa manchette Le Combat du Peuple.
Selon notre confrère, « cette délégation qui arrive à la demande du commissaire
européen au développement et à l’action humanitaire, Louis Michel, aura pour
tâche de rencontrer les nouvelles autorités togolaises, de discuter avec elles
sur l’état d’avancement de l’application des 22 engagements et sûrement du
contenu de la nouvelle feuille de route ».
La dernière arnaque :
Le Port Autonome de Lomé est en danger :
Dupuydauby se moque de la République
Estime le confrère évoquant la conférence de presse,
« la dernière arnaque de M. Dupuydauby » que le PDG du groupe Progosa
Investment a organisé le jeudi 30 juin dernier à l’Hôtel Mercure Sarakawa de
Lomé
pour porter à la connaissance de la presse d’une prétendue
tentative de mainmise du groupe Bolloré sur le groupe Progosa Investiment. En
fait, pour le confère, «en faisant croire que le Groupe Bolloré veut mettre la
main sur Progosa, Dupuydauby a menti comme toujours depuis le début de cette
affaire » Et pour montrer la mauvaise foi du sieur Dupuydauby le journal publie
en encadré une mise au point du groupe Bolloré parue dans France Soir du 02
juin 2005 sur le contentieux avec Dupuydauby.
« Comme on le voit, M. Dupuydauby, au départ, n’était rien sans Bolloré. Certes
il a gagné entre temps de l’argent facile au Togo qui lui permet aujourd’hui de
faire des gymnastiques et de faire croire qu’il veut protéger les intérêts du
Togo en se débarrassant de son bienfaiteur.
En réalité, M. Dupuydauby se
moque de la République. Quelqu’un avait dit un jour de ce Monsieur qu’il est un
truand. Nous ne l’avions pas cru sur le coup. Mais nous commençons à nous
persuader qu’il n’est pas loin de la vérité. En tout cas, M. Dupuydauby un
Avocat d’affaires de son état, est un jongleur de grand calibre qui ne fait pas
dans la dentelle dès lors qu’il croit tenir sa proie. C’est malheureusement pour
lui le cas du Port de Lomé où il est actuellement en situation de quasi
monopole » écrit le journal pour qui, « il est temps, grand temps de penser à
mettre un terme à cette situation scandaleuse »
Violences politiques
et réfugiés togolais : mode d’emploi
Titre le journal qui déplore l’exploitation que font les leaders politiques de
la question des réfugiés togolais.
Alors que, relève t-il, « le
pouvoir en place, dans le souci de trouver une solution définitive à ce
phénomène devenu récurrent et qui se produit à chaque grand rendez-vous
politique dans le pays, s’emploie à chercher les voies et moyens propres à
permettre une vraie réconciliation nationale, l’opposition, en revanche, fonde
toute sa stratégie politique sur les réfugiés togolais dans les pays voisins ».
C’est ainsi que le journal s’insurge contre les déclarations du leader du CAR Me
Yawovi Agboyibo, Coordinateur Général de la Coalition qui, au cours de son
séjour béninois, aurait incité « les réfugiés togolais à ne pas rentrer au pays
parce que, selon lui, l’attelage Faure-Kodjo ne saurait trouver une
solution adéquate à la crise togolaise ».
« Fonder une stratégie politique sur le maintien des réfugiés
togolais au Ghana et au Bénin est tout simplement antipatriotique, lamentable,
irresponsable et préjudiciable à tous. En tout état de cause, ceux qui demandent
à nos infortunés concitoyens de rester dans les camps et de ne pas rentrer au
pays, ne comprennent rien à la vie dans un camp. Très souvent, ils n’ont même
aucun parent dans ces camps et pour eux, jouer sur la misère des autres est
devenu une démarche politique. On tente de faire croire aux réfugiés que rien ne
change et que rien ne changera dans le pays alors qu’en réalité, tout change »
indique notre confrère.
En tout état de cause, constant qu’il existe trois sortes de réfugiés togolais,
les casseurs qui doivent répondre de leurs actes devant la loi, les victimes de
la répression des forces de sécurité et les réfugiés économiques qui ont trouvé
en cette situation, une occasion pour avoir un statut de réfugié, l’hebdomadaire
insiste sur l’impérieuse nécessité « de séparer le vrai de l’ivraie, permettre
à ceux qui vivent dans les camps par peur de rentrer chez eux et régler de façon
définitive, le cas des vrais réfugiés »
Urgence d’une assistance aux victimes
post-électorales : Le nouveau
gouvernement très préoccupé
Le
journal salut les actions que mènent les organismes internationaux, les ONG et
autres associations, parallèlement aux actions du gouvernement, pour assister
les victimes des violences postélectorales. Il évoque ici la réception le 30
juin dernier par la ministre des affaires sociales d’un don composé de
moustiquaires, nattes, couvertures, serviettes, d’ustensiles de cuisine, pains
de savon, bidons d’huile et kits d’hygiène du système des Nations Unies au Togo
destiné aux populations des préfectures de Tchaoudjo et de l’Oti et la visite
qu’elle a effectuée la semaine dernière dans certaines zones sinistrées pour
apporter le concours du gouvernement aux victimes.
 |
|
|
Motion d"information
|
N°
312 |
|
Du lundi, 11
juillet 2005
M. Abass BONFOH pris en flagrant délit
de mensonge et de boniments devant les parlementaires belges
Lit-on à la Une de notre confrère qui revient sur les déclarations faites à la
presse la semaine dernière à Bruxelles par le président de l’assemblée nationale
M. Abass Bonfoh à l’issue de ses entretiens avec les parlementaires belges.
Commentant les propos
de M. Abass
Bonfoh ,
le journal écrit : « il a fait savoir que suite à la mort subite du président Eyadema,
l’armée avait confié la magistrature suprême à Faure Gnassingbé, après que le
parlement eut procédé à l’adaptation des textes de loi pour régir cette période
exceptionnelle, que, suite aux protestations soulevées dans le pays et à
l’étranger par cet acte (qu’il s’est bien gardé de qualifier), pouvant mettre en
péril la cohésion nationale, le parlement avait dû revenir sur ses décisions
pour rétablir la légalité constitutionnelle, le scrutin se serait déroulé sur
toute l’étendue du territoire, hormis quelques incidents mineurs, qu’au
lendemain de la proclamation des résultats provisoires, l’opposition radicale a
provoqué des violences ayant entraîné des assassinats, des destructions de
biens, des pillages et des déplacements des compatriotes dans les pays
voisins », le journal indique que «avec tous les boniments qu’il a racontés M.
Bonfoh était déjà en plein dans le ridicule surtout lorsqu’il avait tenu à
souligner la volonté de M. Faure Gnassingbé à consolider la démocratie au Togo
en constituant un gouvernement de large union nationale comprenant des membres
de l’opposition radicale, faisant sans doute allusion à Maître Abi du PSR ».
« Face à de telles inepties, ce qui surprend le plus à l’étranger, c’est
l’immobilisme de l’Opposition qui se complait dans ses éternels communiqués et
déclarations en pensant que le centre du monde passe obligatoirement par Lomé.
Les forces démocratiques ne peuvent continuer à faire l’économie de cet
indispensable travail de pédagogie et d’explication pour ouvrir davantage les
yeux des opinions internationales sur la réalité du drame qui se noue au Togo »,
s’indigne mon confrère.
La Coalition CAR-CDPA-UFC à
nouveau face au piège électoraliste :
Une mission d’information de l’UE au Togo
pour une remise à l’ouvrage des «22 engagements»
Titre en couverture notre confrère avec les photos
des trois leaders (Agboyibo, Gnininvi et Olympio) de l’opposition radicale
« coptée par la France pour les besoins de sa politique africaine au Togo » et
celle de Louis Michel Commissaire européen au développement et à l’action
humanitaire.
Rappelant que cette mission était initialement prévue pour le mois de mai, mais
qu’en raison des violences postélectorales elle a dû être reportée sine die, le
confrère, fort de la tension qui règne dans le pays, se demande si le cadre
tracé par les 22 engagements n’est pas aujourd’hui dépassé d’autant plus qu’
« après l’élection présidentielle ratée du 24 Avril, l’Union Européenne
elle-même, mais aussi, les Etats-Unis, l’Union Africaine, la CEDEAO, la France,
l’Allemagne, etc. … avaient tous préconisé la formation d’un gouvernement
d’union nationale pour conduire l’indispensable processus de réconciliation
nationale ». Pour le confrère, «si cette demande procédait d’une analyse
approfondie de la situation sociopolitique du Togo et des solutions pour sortir
le pays de la crise, il conviendrait alors prioritairement de revenir à cet
objectif ».
Une autre préoccupation qui hante l’esprit de notre confrère, c’est le but de la
mission qui serait celui de relancer le processus électora. « En effet,
serait-il décent de recommencer à parler à nouveau d’élections alors que, les
plaies ouvertes par la dernière élection sont encore grandement ouvertes ? Plus
de 30.000 Togolais sont encore réfugiés dans le seul pays voisin du Bénin pour
fuir les violences et l’insécurité généralisée perpétrée par des groupes proches
du régime en place. Quel responsable politique de l’opposition pourrait
aujourd’hui, aller parler d’élection aux Togolais sans courir le risque de se
faire lyncher par une population meurtrie et en colère ? Le délabrement actuel
du tissu économique et social, la question essentielle de la politisation de
l’Armée et de la militarisation de l’Etat, ne sont-ils pas plus préoccupants que
l’organisation d’élections législatives ? », s’interroge t-il
Mission d’Evaluation de l’UE au Togo :
Les 22 engagements et la problématique des Législatives
Parlant de la mission de l’UE arrivée au Togo le
dimanche 10 juillet dernier et du programme très chargé qu’elle a établi pour
passer au peigne fin la situation qui prévaut au Togo
et l’état d’avancement des 22 engagements, le journal relève deux aspects
majeurs auxquels la mission doit faire face et qui sont très importants dans la
résolution de la crise dans laquelle se trouve Togo ; il s’agit de « la
succession du général Eyadema avec l’élection présidentielle du 24 avril et la
situation du dialogue avec l’opposition ».
« A la lumière de ces deux aspects qui devront marquer la mission de l’Union
Européenne, l’organisation des élections législatives à venir devra tenir
compte des rouages mis en place par le système RPT pour se pérenniser. L’Accord
Cadre devra resurgir, pourquoi pas ; avec l’implication de tous les
protagonistes » souligne le confrère.
Frappée au cœur de sa capitale par
le terrorisme : L’Angleterre affronte
l’horreur avec un flegme et une dignité admirables
Souligne Motion d’Information qui évoque les
attentats dont a été victime Londres la capitale
britannique dans la matinée du 07 juillet, attentats
qui surviennent au lendemain
de l’annonce du choix de Londres pour organiser les
Jeux Olympiques de 2012 et le jour même de l’ouverture du sommet des sept pays
les plus industrialisés et de la Russie (G8) à Gleneagles.
Acte de manipulation de
l’opinion : Me ABI Tchessa libère des
prisonniers togolais
Titre de
son côté notre confrère pour qui, « cette politique de libération de prisonniers
n’est que de la poussière jetée aux yeux de la communauté internationale pour
masquer les incessantes arrestations et interpellations qui continuent de
s’effectuer au Togo » |
|
|
Agni
l'Abeille |
N°
41 |
|
Du mardi, 12
juillet 2005
Un rapport du PCI qui donne des frisons :
L’animation politique a coûté une
somme de 900 milliards au Togo
Titre AgniL’Abeille dans sa manchette. Le
rapport en question est rédigé
par le Dr David Ihou SG du Parti de la Conscience et de l’Intégrité
(PCI) après, dit-on, une enquête fouillée, qui a mobilisé une centaine de
personnes, au TOGO et à l’extérieur du pays et qui a duré six mois. Ce rapport
rappelle comment l’animation est arrivée au Togo, et ce qu’elle a coûté au petit
Togo pendant 15 ans c'est-à-dire de 1985 à 1990 et ses retombées négatives (la
prostitution de la plupart des animatrices avec ses conséquences)
Et le confrère de préciser que dès qu’il a reçu ce rapport, il a
pris attache avec certains barons et dignitaires du RPT qui se sont dit étonnés
voire sidérés des révélations contenues dans ce rapport et « ont rejeté en bloc
les chiffres » tout en reconnaissant quand même qu’il y a eu des « dérapages
dans l’organisation de l’Animation Politique au Togo »
Discours programme du Premier ministre :
Que peut faire Kodjo face à ses
tortionnaires d’hier ?
S’interroge mon confrère qui, parcourant le programme
du PM Edem Kodjo et s’arrêtant au sous-thème Sécurité dans le sous-chapitre
armée nationale, se demande : « comment pourra-t-il s’y prendre pour faire de
cette armée, une armée Républicaine digne de ce nom ? » se rappelant du
traitement humiliant et dégradant que les « éléments incontrôlés » de cette
armée avaient infligé aux Hauts Conseillers de la République en 1992 dont Kodjo
lui-même faisait partie.
« Il parle de pardon est-ce que ces éléments incontrôlés qui commettent ces
gaffes ont-ils demandé pardon ou du moins vont-ils demander pardon aux anciens
Haut Conseillers de la République en l’occurrence Mgr Kpodzo qui à été séché au
soleil ? » se demande t-il enfin.
Une mission de l’UE à Lomé pour
évaluer les 22 engagements : L’ancien
PM Koffi Sama doit rendre compte
Estime de son côté notre confrère pour qui, «l’Ex PM
Kofi SAMA qui était le parrain des 22 engagements au temps du feu Président
Eyadema va recevoir sûrement une visite de cette mission » et «doit avoir
beaucoup de chose à dire, beaucoup de révélations à faire à propos de
l’exécution de ces 22 engagements »
En tout cas, conclut le journal, «entre le respect des normes démocratiques
exigées par l’UE à travers les 22 engagements et la position de la CEDEAO et
l’UA sur la situation au Togo, la mission de suivi doit trancher »
Coups d’Etat répétés en Afrique :
Le Président Omar Bongo indexé
C’est un
article d’un confrère ivoirien Le Temps repris par Agni.
Selon ce journal, derrière les différentes guerres que vit l’Afrique, se trouve
un individu, de surcroît un chef d’Etat qui est le président gabonais Omar Bongo
Ondimba. Que ce soit au Burkina Faso, au Rwanda, Congo ou en Côte d’Ivoire,
Bongo mandaté par la France a joué un rôle déterminant. |
|
|
Le
Regard |
N°449 |
|
Du mardi, 12 juillet 2005
Mission de l’UE au Togo : ‘’On
arrivera à la fin de la période avec les législatives’’
Lit-on à la Une de notre confrère et dans l’angle gauche une
photo du chef de la mission de l’UE Madame Anna Silvia Piergrossi. C’est en
substance ce que retient, c’est-à-dire la phrase entre guillemets ci-dessus,
le journal de la déclaration que le chef de la mission de l’UE, a faite à
l’issue de sa rencontre avec les membres du gouvernement lundi dernier.
Rappelant le processus de dialogue sur fond d’incompréhensions engagé entre le
pouvoir et l’opposition depuis la signature des 22 engagements et qui a été
interrompu suite au décès du chef de l’Etat et la position des deux partis
notamment le CAR qui « estime que le gouvernement devra respecter l’esprit
d’Abuja en mettant en place un véritable gouvernement d’union pour
l’organisation de nouvelles élections « et l’UFC pour qui «le Président de la
République doit tirer sa légitimité d’un accord politique qui devra définir les
modalités d’une Transition à l’issue de laquelle de nouvelles élections devront
être organisées » le journal estime qu’ « à l’allure où vont les choses, la
Coalition se verra obligée de se contenter des législatives quitte à batailler
dur pour obtenir que le cadre électoral soit amélioré »
Un Secrétariat d’Etat pour opposer les jeunes ?
En tout cas, c’est la question que se pose mon confrère après que les jeunes du
CAR et de l’UFC aient boudé la rencontre du 07 juillet dernier initiée par le
Secrétaire d’Etat chargé de la promotion des jeunes M. Gilbert Atsu pour
recueillir les suggestions et propositions des jeunes de tout bord pour des
actions à entreprendre dans son département.
« L’UFC et le CAR ont des raisons évidentes de croire que Gilbert Atsu a été
placé là-bas pour manoeuvrer contre eux. Ainsi, loin de trouver un moyen
efficace de promouvoir la jeunesse, le gouvernement aura à gérer les règlements
de compte entre partis politiques par mouvements de jeunesses interposés. Compte
tenu de l’animosité qui existe entre la NDP et les partis politiques qui
accusent Gilbert Atsu de rassembler les jeunes de l’opposition pour les
détourner de l’objectif réel qu’est le changement la nomination de M. Atsu
n’offre aucune chance pour la convivialité entre les principaux partis de la
Coalition et le gouvernement. Bien au contraire, des partis politiques se
verront obligés de sensibiliser leurs jeunesses pour les amener à se méfier de
tout ce que fait Gilbert Atsu. Ainsi, personne ne sera surpris de voir des
jeunes du CAR ou de l’UFC livrer une guerre de communiqués et de tracts au
ministre Atsu qu’ils traiteront de métayer du pouvoir RPT », souligne le journal
Le MO5 désavoue
Gilbert Atsu
Dans notre
revue du 20 au 25 juin, nous avons
extrait un passage d’un article de notre confrère Le Regard selon lequel
la présence de Gilbert Atsu dans le gouvernement de Edem Kodjo peut être
interprèté comme « l’œil du Professeur Gnininvi et du MO5 dans le
gouvernement Faure de Kodjo II ». Ce passage a suscité une réaction du
mouvement patriotique du 05 Octobre sous forme de mise au point que nous avons
publiée le 5 juillet dernier. La mise au point du M05 a été publié par Le
Regard de cette semaine. L’auteur de l’article incriminé par le M05, le
sieur Abass SAÎB, qui n’est autre que son directeur de publication
a réagi à son tour et écrit : « Pourtant, il est indéniable que le MO5 et la
NDP en tout cas, jusqu’à la formation du gouvernement, étaient des partenaires.
Le MO5 considérait la NDP comme une interlocutrice crédible malgré le fait que
ce mouvement se soit érigé en élément perturbateur de l’opposition togolaise.
C’est en raison de la connexion entre le MO5 et la NDP que nous avons considéré
que Gilbert Atsu peut être l’œil du MO5 au gouvernement. « Etre l’œil », pour
nous, ne signifie nullement que l’intéressé a reçu mandat de représenter le MO5
dans un gouvernement. Ça veut dire que le MO5 peut s’adresser au représentant de
la NDP pour savoir ce que fait le gouvernement. A moins que le mouvement
patriotique du 05 octobre, dans sa version actuelle, ne veuille pas s’informer
de ce que fait l’adversaire. Si c’est parce que Gilbert Atsu est entré au
gouvernement qu’on voudrait nous faire croire qu’il n’a eu aucune relation avec
le MO5, c’est tant mieux.
Devant ce désaveu apparaît le décalage entre les jeunes qui sont sur le terrain
et qui vivent la réalité quotidienne et leurs camarades de la diaspora qui
gardent toujours les réflexes des années 90 et qui considèrent que le Togo est
resté le même depuis qu’ils se sont retrouvés au pays des blancs. Tout le monde
sait que le MO5 est acquis à la cause du professeur Gnininvi après s’être
débarrassé de ses membres qui n’épousent pas les idéaux de la CDPA.
Or sur le terrain, les rapports entre les sommités de la CDPA et la NDP sont
des plus cordiaux alors que dans le même temps, ce mouvement a maille à partir
avec l’UFC et le CAR. Pourtant, la CDPA est dans la Coalition avec ces deux
partis. C’est dire que les politiciens togolais développent une logique que tout
le monde ne peut saisir aisément.
En tout cas, on attend de voir si le coordinateur du MO5 va faire une nouvelle
mise au point pour condamner la jeunesse de la CDPA qui a répondu à l’invitation
de Gilbert Atsu, membre du gouvernement que le MO5 qualifie d’ « autiste et
criminel ».
Pour le Coordinateur du MO5, « tout comme certains togolais, le Président de
la NDP a tout simplement fait un choix qu’il doit assumer ». Mais ceux qui le
condamnent, devraient aussi démontrer de quoi ils sont capables car le temps
n’est plus aux slogans révolutionnaires sans moyens de la révolution. La
situation togolaise aujourd’hui est telle qu’on ne peut jurer de rien et compter
sur qui que ce soit. Elle interpelle aussi bien le MO5 que les compatriotes
qui ont besoin nécessairement d’avoir des relais et des interlocuteurs sur
place. Si hier la NDP adulée par le MO5 est fustigée aujourd’hui pour sa
participation au gouvernement, nos révolutionnaires ne sont pas au bout de leur
peine »
Guy Mario donne les
raisons de sa démission de RFI

Titre à la Une Le Regard qui,
sans épiloguer sur cette affaire qui a défrayé la chronique et failli créer
des ennuis à certains confrères pour le traitement qu’ils ont fait de cette
démission, s’est approché tout simplement du confrère démissionnaire qui donne
les raisons (conditions de travail) de sa démission de RFI.
Répondant à une question de notre confrère qui voudrait savoir ce qu’il entend
maintenant faire, (se lancer dans la politique ?). Guy Mario répond : ‘’Vous
savez ce que c’est que la politique. Je ne créerai pas de parti politique et je
ne militerai pas. De toutes les façons, je suis un togolais, et je peux
travailler où je veux, si quelqu’un me fait une proposition’’. Entendre qui
pourra !
La famine aux portes
du Togo : L’OSAT impuissant devant
la montée du prix du maïs
« Depuis quelque temps, le maïs s’achète de plus en
plus cher au Togo et plus particulièrement à Lomé. La situation devient
inquiétante si l’on sait que cette denrée constitue l’aliment de base d’une
très grande partie de la population. L’apparition du maïs issu de la récolte en
cours qui généralement fait baisser le cours de celui de la récolte précédente
généralement beaucoup plus prisé n’a rien changé à la situation qui, au
contraire, va s’empirant. Le week-end dernier, le bol de maïs (mesure usuelle
sur les marchés) a été vendu à 1000 FCFA. Un record. Aujourd’hui, on peut
affirmer que la famine est à nos portes et que, à moins d’une inversion de la
tendance, la disette s’installera au Togo » souligne le confrère qui impute
cette situation à l’OSAT, un organisme créé par l’Etat qui n’arrive pas à jouer
efficacement le rôle qui est le sien en se dotant des moyens pour répondre aux
sollicitations des populations, et en traquant les commerçants véreux qui
refusent d’alimenter le marché local, préférant exporter leur marchandise hors
du pays notamment vers les pays de l’Afrique Centrale.
« La situation de pénurie et de flambée du prix du maïs qui prévaut à Lomé
aujourd’hui interpelle l’OSAT qui doit combler ses insuffisances pour jouer
efficacement le rôle qui est le sien dans la sécurité alimentaire des
Togolais », conclut-il
Dans sa rubrique
ça vous regarde,
voici les éléments que notre confrère a traités
EN ATTENDANT LA
RÉDUCTION
Depuis quelque temps, de folles rumeurs circulent à
Lomé et font état de ce que, dans les jours qui viennent, certains produits de
consommation courante verront leur prix considérablement réduits. On parle
tantôt des produits de la Brasserie, tantôt du ciment, etc. L’information n’a
jamais été confirmée par une source crédible et nul ne sait d’où elle est
sortie. N’empêche que certains se permettent de rêver. Mais jusqu’à quand ? Pas
pour longtemps, en tout cas, car au moment même où la rumeur fait état d’une
prochaine réduction de prix, le maïs s’achète à prix d’or et devient un peu plus
cher chaque jour. En fin de semaine dernière, il avoisinait 1000 FCFA le bol.
Doit-on payer plus cher aujourd’hui en attendant une réduction peu probable
demain ?
CES ESCROCS QUI
HARCÈLENT LA PRESSE
Depuis quelque temps, la presse togolaise est devenue
une proie convoitée par des cyberescrocs et des organisations étrangères bidon
qui croient trouver en elle, une vache à traire. Leur méthode est simple. Ayant
réussi à répertorier tous les journaux avec leur adresse, ils envoient des
courriers aux publications pour les féliciter et leur annoncer qu’elles ont été
déclarées lauréates d’un Prix récompensant leur travail, leur gestion, leur
performance, etc. Pour allécher leur cible, ils envoient des photos de
prétendues cérémonies de remise de prix précédentes dans de luxueux hôtels en
Europe ou en Amérique. Pour clôturer le tout, ils demandent à l’organe
récipiendaire de verser une somme d’argent constituant sa participation à la
valeur du prix, les frais d’hébergement et d’hôtel, etc. Ceux qui, dans la
presse togolaise n’ont pas reçu ce genre de correspondance sont rares. Seulement
aucun d’eux ne semble avoir mordu l’hameçon.
Au Togo, les journalistes aiment les honneurs et la perfection. Mais ils ne sont
pas cons. Ils savent qu’on ne paie pas de l’argent pour se faire décerner un
prix. Lorsque le prix est sérieux, on ne débourse pas pour l’avoir. Au
contraire, en plus du trophée ou du diplôme décerné au récipiendaire, on lui
remet un chèque ou du matériel correspondant à une valeur donnée en argent.
Si au moins ces escrocs savaient qu’ils s’adressaient à plus forts qu’eux, ne
feraient-ils pas au moins des économies en gardant leurs timbres-poste ?
DES YEUX DE LA
COALITION AU GOUVERNEMENT ?
Bien que déjà vieille de plus de deux semaines, la
formation du gouvernement du Roi Kodjo 2 continue de susciter réactions et
commentaires. On ne comprend pas dans certains milieux, que des personnes
considérées comme proches de la Coalition ou de ce que certains appellent l’
« opposition radicale », aient accepté de siéger au gouvernement. On parle
notamment de Gabriel Dosseh Anyron proche ou militant de première ligne de
l’UFC, de Mme Agnelé Mensah qu’on dit grande militante du CAR et de Gilbert Atsu
transfuge de l’UFC passé à la CPDA mais plus connu pour son appartenance à la
NDP qui se veut un regroupement des jeunes de tous les partis de l’opposition.
A l’UFC et au CAR, on s’est dépêché d’apporter des rectifications. Gabriel
Dosseh Anyron n’est pas un responsable de l’UFC, mais « un individu proche »
du parti. Quant à Mme Mensah, il y a belle lurette qu’elle a démissionné du CAR
pour des raisons familiales.
Mais les commentaires des uns et des autres ne semblent guère émouvoir les
nouveaux ministres qui s’installent confortablement dans leurs fonctions.
Doit-on s’attendre à ce que dans les jours qui viennent, les partis dont on les
dit proches prennent des décisions retentissantes pour écarter de leur
entourage, ceux que certains considèrent comme passés à l’autre bord ?
Selon certains observateurs, les choses ne sont pas si simples. S’il est facile
d’exclure un parti comme le PSR de la Coalition, il n’est pas aisé de radier un
individu d’un parti où chacun à ses amis et ses affinités. Qui sait si ceux-là
ne deviennent pas les yeux de la Coalition au Gouvernement du Roi ?
LE RETOUR DES
EVALA
Depuis
samedi dernier, ça chauffe dans la Kozah. C’est le temps des Evala, les luttes
traditionnelles et initiatiques en pays kabyè. Alors qu’il était de ce monde,
feu le Timonier faisait de cette manifestation culturelle, une affaire
personnelle. Son ombre planera sur cette cérémonie. Mais ce n’est certainement
pas son absence qui empêche les uns et les autres de s’éclater. On sacrifiera à
la tradition. Comme certains avaient l’habitude de le faire, ils quitteront
femmes et enfants pour se rendre en « mission » à Kara, avec des
maîtresses dans les bagages. Mais tout se passera t-il comme par le passé où des
agents et fonctionnaires désertaient tout simplement les bureaux pendant de
longs jours pour se retrouver dans l’ambiance festive de la Kozah ?
En arrivant au pouvoir, le fils du père avait laissé entendre qu’il apportera
des changements notables au Togo. Après sa nomination, le Roi Kodjo 2 avait
aussi déclaré qu’il allait mettre le Togo au travail. Ce qui est capital pour
notre pays où l’administration en déliquescence n’arrive plus à offrir des
services adéquats aux populations. La façon dont se comporteront les uns et les
autres en cette période des Evala permettra d’apprécier si oui ou non, il y a
un début de changement dans les habitudes. En attendant, bonne fête ! |
|
|
|
|
|
|
Le
Point de la Semaine
|
N°
41 |
|
Du mercredi, 13 juillet 2005
Interview de Me Yawovi Agboyibo :
‘’Je crains que ce pays ne bascule’’
Titre à la Une notre confrère avec à l’appui une
photo du leader du CAR Me Yawovi Agboyibo. Le Point de la semaine
reprend l’interview que ‘’Notre Voie’’, un journal béninois a accordée
au leader du CAR lors de son passage à Cotonou qui se prononce sur la crise de
son pays notamment les négociations pouvoir-opposition qui ont abouti à la
nomination du premier ministre Edem Kodjo.
Mise en œuvre des 22 engagements :
Une mission de suivi de l’UE séjourne au
Togo
Titre de son côté Le Point de la semaine.
Rappelant les points sur lesquels ont achoppé les discussions dans l’exécution
des 22 engagements (le cadre du dialogue, l’ordre du jour, le cadre électoral
et autres) auxquels est venu de greffer le décès subit du chef de l’Etat, le
confrère estime que « la tâche de la mission de suivi de l’Union européenne ne
sera donc guère aisée, tant le labyrinthe est abyssal »
Montée drastique du prix du maïs :
L’OSAT face à ses responsabilités
Titre notre confrère qui craint qu’avec cette allure
(le bol qui oscille actuellement entre 1000 et 1200F) le Togo ne connaisse une
famine du type de celle qu’il a connue en 1975-1977. Evoquant la montée
vertigineuse des prix du maïs sur les marchés du Togo surtout à Lomé, le journal
indique si le prix du maïs est particulièrement élevé à Lomé, « c’est que l’OSAT
n’aurait pas fait de provision pour Lomé durant l’année 2004 » parce ayant fixé
arbitrairement les prix du sac à 10000F, les revendeurs ont refusé d’exécuter et
l’OSAT s’est donc abstenu de faire des provisions en 2004 pour Lomé.
« L’OSAT s’est donc confiné dans une situation difficile à gérer, et ce ne sont
ni les Parlementaires, ni encore moins les forces de l’ordre qui pourront venir
à la rescousse. Prévenir les pénuries à travers une politique saine d’achat,
endiguer la spéculation, voilà quelques pistes de solutions », écrit-il
Dans sa rubrique La Carte titrée
Pour mémoire,
notre confrère écrit :
Vous et nous pouvions être de ceux des Togolais qui
gardent ferme à l’esprit que le gouvernement actuel a beau être ambitieux, mais
n’aura jamais de marge de manœuvre, d’autant plus qu’il lui manque le déclic
crucial, à savoir l’adhésion du peuple. Mais il relève d’un courage majeur de se
demander pourquoi diable, ne peut-on pas à la fin, arrêter de se moquer de ce
peuple. En dehors du pitoyable tournant du 24 avril 2005, mis à part la honteuse
rencontre de rattrapage du 19 mai 2005, il reste que certains ont intérêt à
rapidement effacer dans la mémoire du peuple, la bavure et l’irresponsabilité
politiques affichées à Abuja un certain…25 avril 2005. Pourquoi cache-t-on au
peuple qu’en réalité, la rencontre du 25 avril, quoique impromptue constituait
un important tournant dans l’histoire politique du Togo depuis le 05 février ?
Pourquoi refuse-t-on de dire au peuple que c’est de l’échec de la rencontre du
25 avril que découle la chaîne des échecs de la Coalition à trouver un Primo ?
Pourquoi ne dit-on pas au peuple que le 25 avril 2005 à Abuja, les ambitions
sans commune limite et la peur de s’assumer ont pris le pas sur les rêves pour
le pays et l’intérêt général ? On ne peut faire une chose et son contraire à la
fois. Une responsabilité s’assume et il est incommode de prendre des initiatives
si on n’est pas en mesure de maîtriser les contours.
L’adhésion que le peuple devra accorder au gouvernement, faut-il le dire, a été
mise aux enchères par les incohérences de ceux qui continuent de confondre la
République à une épicerie de quartier. Il est donc inutile de pleurnicher sur le
sort de ce qu’on est à l’avance assuré de perdre. Alors, il y a intérêt à
expliquer, c’est-à-dire « donner à comprendre » au peuple qu’en marge de
l’arbitraire reconnu aux uns, subsiste, telle une hydre, l’incohérence des
autres.
Egalement dans sa rubrique
Flash
Cocktail, notre confrère a rassemblé ces textes pour
vous.

Les traditions qui
enchaînent
L’école
officielle de Kagnala, dans le canton de Pya, a été le cadre, samedi dernier, du
coup d’envoi de l’édition 2005 des « Evala », luttes traditionnelles en
pays Kabyè, dans la préfecture de la Kozah. Et comme le faisait son père défunt,
le président de la République du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, y était pour
présider l’ouverture. Il avait à ses côtés, ses proches collaborateurs, les
membres du gouvernement, les députés, les directeurs de service et autres
autorités politiques, administratives, militaires et traditionnelles. C’est
ainsi que durant au moins deux semaines toute l’administration togolaise est
transportée là-bas pour des recréations voulues pour certains, forcées pour
d’autres. Toujours est-il que, comme au temps du Général président, personne n’a
le choix. Il s’impose à tous et à toutes. Car comme le dirait l’autre, on ne
peut rien contre son destin, pardon, contre les traditions.
Ils ne chôment pourtant pas
Beaucoup d’observateurs politiques de notre pays se demandent si cette année
encore, tout le gouvernement togolais va passer une partie du mois de juillet à
Kara pour assister aux « Evala ». Avant, c’était plus pour respecter les
exigences à peine voilées du timonier national ; mais maintenant que les
nouveaux ministres du gouvernement Faure-Kodjo, se sont lancés dans leurs
missions respectives, qu’en sera-t-il ? Nous osons croire que la Ministre de la
population, des Affaires sociales et de la Promotion féminine, Dr Kanny
Sokpo-Diallo qui a déclenché une noble campagne ponctuée par des visites auprès
des populations des zones inondées et insalubres à Lomé, ne va pas s’arrêter en
si bon chemin. Car, après les quartiers Kotokoli Zongo, Haoussa Zongo, Kitidjan,
Nukafu, Forever, Djagblé, Awatamé, Todman, Nyékonakpoè-Boka etc.…, d’autres
quartiers attendent de se consoler de ses visites. Histoire au moins de lui
présenter à elle et à sa suite leurs doléances liées à la construction de
latrines publiques, de canalisations, d’infirmeries et à la recrudescence de
certaines maladies. Comme, on le voit, nos ministres ne chôment pas, et il
serait mieux pour eux et pour nos populations, qu’ils se passent des
« Evala » pour rejoindre leur boulot à Lomé. |
|
|
La Dépêche
|
N°279 |
|
Du mercredi, 13 juillet 2005
5e conférence des chefs d’Etat
de l’UA Syrte : L’Afrique
s’invite à la cour des grands Le président. Faure consacré par ses pairs
Titre à la Une notre confrère. L’envoyé spécial
du journal, le confrère Apollinaire MEWENEMESSE
revient sur le sommet de l’UA qui s’est tenu du
04 et 05 juillet 2005 à Syrte en terre libyenne, l’occasion pour lui de
faire un compte rendu détaillé du déroulement des travaux de cette 5e
Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui a vu la participation de
quarante trois chefs d’Etat dont le président togolais Faure E. Gnassingbé
et d’indiquer au passage qu’avant l’ouverture des travaux « le Président en
exercice de l’UA, le président nigérian Olusegun Obasanjo a rappelé la levée
des sanctions qui frappaient le Togo et la Centrafrique. Il a
officiellement annoncé au nom de ses pairs la levée de ces sanctions
estimant que la situation est redevenue normale dans ces deux pays. Les
présidents Faure GNASSINGBE et le général Bozizé présents dans la salle, ont
eu droit aux félicitations de leurs pairs pour leur brillante élection »,
un geste qui, selon lui, consacre la victoire de Faure Gnassingbé.
Mission spéciale de l’UE au Togo : Il faut solder le
passé
Estime notre confrère fort de ce que l’arrivée
cette mission va permettre «à la Commission et au Parlement de l’Union
Européenne d’avoir une position commune sur le dossier togolais ». En tout
cas, espère t-il, « la mission de l’UE ne se laissera pas prendre au piège
de ceux qui continuent de rêver à une transition et à une nouvelle élection
présidentielle » ou « qui ne cherchent qu’à prendre en otage le pays et à
sacrifier le peuple sur l’autel de leurs intérêts mesquins »
Confidentiel
-Un coup d’Etat en préparation déjoué
- Les forces de l’ordre en état d’alerte
Lit-on à la Une de notre confrère avec une photo
d’un détachement du régiment para-commando de la garde présidentielle dans
une parade militaire.
Selon notre confrère, les rumeurs qui avaient circulé dans les quartiers de
Bè, Amoutivé selon lesquelles « l’armée des revanchards passera à l’attaque
dès que les élèves seront en vacances » se confirment aujourd’hui par une
prétendue agitation particulière qui se serait emparée des éléments des
forces armées togolaises. « Ces derniers jours, l’argent aurait beaucoup
circulé dans les casernes… Des arrestations opérées dans les champs de
manioc dans la périphérie de la capitale ont permis de découvrir un vaste
complot en préparation contre la République. Des éléments acquis au
Commandant BOKO seraient du complot. Des mercenaires infiltrés dans les pays
voisins seraient prêts à apporter leur assistance dès que les insurgés
passeront à l’attaque », indique t-il
En tout cas, conclut le journal « les Forces Armées Togolaises (FAT) et les
forces de l’ordre ont la situation en main et sont prêtes à parer à toutes
éventualités »
Campagne présidentielle
2005 : Les militants de
l’opposition radicale réclament les comptes de leurs cotisations
Indique le journal. Rappelant que lors de la
campagne électorale pour le scrutin du 24 avril, les leaders de la
Coalition, « au lieu d’investir leur argent pour la campagne, ont préféré
arnaquer les pauvres citoyens en lançant une opération de collecte de
fonds » par le biais des bons de campagne qui varient de 1000 à 100 0000
FCFA et que depuis l’échec de leur candidat ceux-ci sont muets sur les
comptes pendant que leurs militants s’interrogent sur l’utilisation faite de
leur cotisation, le journal souligne : « c’est dommage que ceux qui crient à
la mauvaise gouvernance ne puissent pas donner l’exemple. M. Gilchrist
Olympio véritable métronome de la coalition des six partis de l’opposition
radicale puisque c’est lui qui a imposé son
candidat devrait revenir au pays et faire le bilan
au lieu d’un meeting pour arnaquer de pauvres militants excités et naïfs.
Hier il les avait invité à affronter les forces de l’ordre avec des
coupe-coupe, des cocktails Molotov, et des machettes en leur permettant ciel
et terre. Aujourd’hui c’est la grogne au sein de la diaspora qui a beaucoup
contribué et les nationaux qui n’ont pas hésité à mettre la main à la poche.
Si Gilchrist est le messie comme il le prétend, ces
militants attendent le compte de leur cotisation. C’est ça aussi la
démocratie »
Le Togo vole de victoire en victoire :
Alexandre 1er le prince héritier
du Trône à Monaco
« Le Togo vole de victoire en victoire et les
ennemis intérieurs et extérieurs ne savent plus où donner de la tête. Après
le Mali qui a laissé une ardoise de 5 milliards de dégâts après la victoire
des Eperviers sur les Aigles, c’est le tour du Sénégal de faire les frais du
Rapt des Eperviers sur les Lions de la Teranga. Ici encore, la victoire des
Eperviers a fait du mal à la nation de WADE. Bilan : trois disparus, un
ministre des Sports, un Président de la Fédération et un entraîneur de renom
perdent leur place. Le Sénégal et le Mali très médiatisés en Afrique et
chouchou des bailleurs de fonds et des Organisations Internationales ont
baissé l’échine devant un ‘’ petit’’ Togo, dit-on en crise et sevré de
l’aide internationale.
On nous a prédit des échecs partout parce qu’ils nous ont imposé une crise
artificielle. Non, le Togo ne fléchira pas au son des sirènes des
revanchards et de leurs soutiens locaux et extérieurs.
Comme une victoire cache une autre, le Togo vient de se signaler là où on ne
l’attendait pas. Un prince ‘’made in Togo’’ sera bientôt à la tête de la
principauté de Monaco. Le petit Alexandre (1er) né de l’Union d’Albert II
avec une jolie Togolaise hôtesse de l’air sur Air France est le prince
hériter du Trône à Monaco » écrit le journal.
Par ailleurs, le journal s’insurge contre ce qu’il appelle le racisme
honteux de l’homme blanc, c'est-à-dire l’impossibilité pour le petit prince
de succéder à son père du fait de sa peau noire et demande aux Togolais de
se mobiliser pour « réclamer vigoureusement le retour à la légalité à Monaco
où les droits d’un prince Togolais viennent d’être bafoués par l’homme
blanc »
Le Président BONGO
sur RFI
-Alfa Oumar Konaré ne doit pas se prendre
pour
un chef d’Etat
-L’opposition radicale
togolaise, la plus radicale au monde
Le journal reprend ici
l’interview que RFI a accordée au président gabonais
lors
du
sommet de l’UA à Syrte.
Guy Mario claque la porte à RFI
Titre de
son côté notre confrère. Evoquant les conditions difficultueuses dans
lesquelles travaillent les correspondants africains de RFI (exposées par Guy
Mario dans son document), le journal indique : « visiblement,
la grande Radio Mondiale RFI que les Africains aiment tant écouter, exploite
les journalistes correspondants de l’Afrique au moment où leurs confrères
Blancs bénéficient des avantages ‘’ insolents’’. ». Et à titre d’exemple,
« lorsque le correspondant à N’Djamena (Tchad) M. Dieudonné Djonabaye
a démissionné, son remplaçant Mme Stéphanie Braquet, une Française, gagne
outre la pige, la prime prioritaire radio qui équivaut à 500 000 FCFA.
Qu’elle envoie de papier ou non, elle a droit à ça »
Le Togo au bord de la disette :
L’OSAT débordé par la demande
La Dépêche,
quant à elle, a choisi de faire un tour dans les points de vente du maïs
organisée par l’OSAT dans la ville de Lomé pour un tant soi peu soulager
les populations démunies. Mais hélas ! Il nous décrit ici l’ambiance pas
très agréable qui y règne et interpelle le gouvernement pour que des mesures
coercitives soient e prises contre les spéculateurs en vue de finir avec
cette situation car, «si elle perdure, on ignore de quoi demain sera fait »
puisque « déjà, les prix des autres denrées et autres produits de première
nécessité grimpent » |
|
|
Forum
de la Semaine |
N°75 |
|
Du lundi, 11
juillet 2005
Evaluation des 22 engagements :
L’UE dépêche une mission spéciale au Togo
Titre de son côté Forum de la Semaine dans sa
manchette. Indiquant que cette mission arrive au Togo au moment où tout le monde
attend la position officielle de l’UE (à rappeler que le commissaire européen
Louis Michel avait ‘’pris acte’’ de l’élection de Faure tandis que le parlement
européen de son côté avait demandé l’invalidation du scrutin et l’organisation
de nouvelles élections) sur l’élection présidentielle controversée du 24 avril,
le confrère se demande donc, « entre la politique du fait accompli adoptée par
la CEDEAO et l’UA et le respect des normes démocratiques prôné par l’UE, de quel
côté penchera le rapport final de cette mission délicate »
Entre grandes proclamations et legs :
Faure otage…d’Eyadema
En tout cas, c’est ce que constate le confrère au vu
de ce qui se passe autour du nouvel élu contrairement à ce qu’il avait laissé
entendre le 18 février 2005 lors du dernier congrès extraordinaire du RPT.
« Dans son speech, il avait clairement laissé entendre l’imminence d’une relève
des jeunes. Beaucoup d’observateurs avaient alors conclu à un véritable
« renouveau du RPT » et par ricochet cru en une véritable révolution qui
pourra faire école dans le microcosme politique togolais dans lequel, depuis la
libéralisation des partis politiques, on ne retrouve que les mêmes et uniques
patrons, véritables « manitous » trônant au-dessus de leurs formations
respectives. Mais les événements qui surviendront plus tard, après sa victoire
controversée de la présidentielle, apporteront de l’eau au moulin de ceux qui
prenaient ses propos pour de vilaines blagues.
On retrouve à ses côtés le même pléthore de conseillers, les mêmes qui
officiaient dans le même registre dans les officines de Lomé 2 au temps
d’Eyadema. Ici la seule ouverture notable est la nomination de Pascal Bodjona au
poste de directeur de cabinet avec rang de ministre. Mais n’est-ce pas que ce
dernier aussi est une vieille connaissance des Togolais ?
C’est le même Faure Gnassingbé qui disait pendant la campagne électorale, qu’il
est très difficile de se défaire de l’empreinte d’un parti trentenaire comme le
RPT mais que ce n’est pas impossible. Mais aujourd’hui, tout semble indiquer
qu’il est plutôt trop à l’aise avec les legs de son défunt père et s’en
accommode fort bien s’il n’en est pas otage » écrit le journal
Le HCR- Ghana laisse mourir à
petit feu les réfugiés togolais : Témoignage sur les conditions de vie des
réfugiés togolais au Ghana

Ce témoignage que reprend notre confrère a été
réalisé par l’association ATOLLS (Association Toulouse Lomé Solidarité)
basée à Toulouse en France.
« La chose paraît invraisemblable au prime abord mais les Togolais réfugiés au
Ghana plus précisément dans la Volta Region après les violences post
électorales du scrutin du 24 Avril dernier, vivent un véritable calvaire.
Dans notre dernière livraison, nous vous avons présenté une série de photos
assez expressives de leur état de dénuement total : abris de fortune, salles de
classe servant de dortoirs, absence d’infrastructures sanitaires et presque pas
de prise en charge si ce ne sont quelques bonnes œuvres et initiatives privées.
En fait, aussi bien le HCR-Ghana que le gouvernement ghanéen ne semblent
s’émouvoir outre mesure de la présence des réfugiés togolais contrairement au
cas du Bénin. Tout est fait pour rendre la vie impossible à ces Togolais qui ont
craqué devant la répression aveugle des militants de l’opposition qui a suivi la
présidentielle du 24 Avril. Beaucoup de témoignages attestent le désespoir de
ces réfugiés.
L’ATOLLS (Association Toulouse Lomé Solidarité) basée à Toulouse en France a été
sur le terrain par la personne de sa présidente Myriam Collado. Son témoignage
est très émouvant et scandaleux. Elle dénonce la curieuse léthargie du
gouvernement Kufuor et les pratiques révoltantes de ces humanitaires d’un autre
âge qui peuplent le HCR-Ghana. Elle se pose également beaucoup de questions sur
les conditions et la faisabilité d’une étude que le UNHCR a mené
du 7 au 9 juillet pour l’amélioration des conditions de vie des réfugiés » écrit
le confrère avant de publier le témoignage.
Prison civile de Kara :
Extinction un à un des militaires proches de
Biténiwé : Le tireur d’élite Denan
est mort dans des conditions déplorables
Révèle le journal qui indique que le décès de ce
tireur d’élite serait intervenu dans la nuit du jeudi 07 au vendredi 08 juillet
au CHU Campus de Lomé où il a été ramené histoire de prouver qu’on prend bien
soin de lui.
«Il faisait partie des militaires jugés proches du Lieutenant-colonel Kuma
Biténiwé arrêtés et détenus actuellement à la prison civile de Kara où ils
étaient transférés dans la nuit de samedi 12 au dimanche 13 février 2005. Le
tireur d’élite Denan, étant dans le coma depuis plusieurs jours, suite à une
maladie qui reste à identifier, fut ramené au CHU Campus, histoire de prouver
qu’on prend bien soins d’eux et qu’il est dans un grand hôpital alors que l’on
savait sa situation irréversible depuis Kara. Il rendit l’âme juste le
lendemain», écrit le journal qui indique que, arrêtés à quatorze dans une
affaire fictive et détenus longtemps à la gendarmerie avant d’être déférés à la
prison civile de Kara à la faveur des 22 engagements, ces militaires vivent dans
des conditions inhumaines et s’éteignent un à un, de quatorze, ils ne sont que
onze aujourd’hui. Aussi, interpelle t-il les associations de défense des droits
de l’homme pour qu’elles exigent leur libération
Tragédie de la lagune :
Un rescapé raconte :
La hargne et l’agressivité des forces de l’ordre contre de paisibles
manifestants étaient indescriptibles

Suite au coup d’Etat militaire qui a porté le fils du
général Eyadema après le décès de celui-ci, Lomé la capitale du Togo a été le
théâtre des manifestations violemment réprimées par les forces de l’ordre.
Forum de la Semaine a tendu son micro à un rescapé de la répression des
forces de l’ordre dans le quartier de Bè le 27 juin qui raconte la tragédie
vécue. Il s’agit de Anthony Kafui Komlan
Lutte contre l’impunité :
La société civile se mobilise
Titre notre confrère qui indique que, la Coalition
Togo contre l’impunité, Amnesty International-Togo et ses partenaires était
devant la presse le 30 juin dernier pour appeler la direction de l’Union
Africaine à ce que Charles Taylor soit remis au Tribunal spécial de Sierra
Leone. Selon notre confrère, « les organisateurs de cette rencontre entendent
maintenir la pression sur le président nigérian Olusegun Obasanjo et ses pairs
pour respecter non seulement les normes internationales relatives aux droits
humanitaires et aux droits humains mais aussi l’acte constitutif de l’union
africaine (UA) afin que justice soit faite »
La Montagne ‘’Chirac’’ a
accouché d’une souris:
Londres a ri puis pleuré.
Titre notre confrère à propos du choix de Londres au détriment de Paris pour
organiser les jeux olympiques de 2012 et les vagues d’attentats qui ont secoué
la capitale londonienne après la décision du CIO. |
|
Forum
de la Semaine |
N°76 |
|
Du jeudi, 14 juillet 2005
Rumeur ou Vérité ?
Un coup d’Etat contre Faure déjoué !
S’interroge mon confrère dans sa manchette. Selon le
journal, c’est La Dépêche, « un journal-maison du mercredi passé » qui a
étalé « ce qui se dit en douce à sa une : ‘’ confidentiel : un coup d’Etat en
préparation déjoué’’ »
« Après un laborieux exercice qui passe par le rappel d’un prétendu achat
d’armes par Gilchrist Olympio et une partie de la diaspora togolaise, des
rumeurs qui auraient circulé à Bé et Amoutivé selon laquelle ‘’ l’armée des
revanchards passera à l’attaque dès que les élèves seront en vacances’’, le
confrère trouve confirmation de tout cela dans une particulière agitation qui se
serait emparée de nos militaires.
Evidemment, tout cet étalage ne fait pas voir plus loin que le bout du nez.
Faure Gnassingbé, le principal concerné se la coule douce dans la Kozah en
sacrifiant à la lutte des Evala. Aucun communiqué officiel ni remous
particulier ne transparaît du côté de la Présidence de la République. Mais les
informations persistent : ‘’ il y a eu quelque chose’. Quoi ? », indique
le journal
Mission de l’UE au Togo :
La Coalition prouvera aujourd’hui que les
22 engagements sont caducs
« Au cours de cette rencontre, les partis politiques
de l’opposition taxés abusivement de radicaux par le pouvoir en place,
essayeront de convaincre la mission conduite par Anna Silvia Piergrossi et Denis
Thielin que les 22 engagements sont caducs et ne répondent plus concrètement au
contexte actuel. En effet, ces engagements ont été pris pour contrer les dérives
d’une dictature installée depuis environ quatre décennies et surtout incarnée
par un certain… Gnassingbé Eyadema assis sur des réseaux internationaux
redoutés.
De nos jours, cette page est pratiquement tournée. Même si le système implanté
par feu Eyadema semble avoir la vie dure, il faut reconnaître que l’incarnation
s’est effacée. La dictature ayant pris un autre visage, les maillons de sa
hideuse chaîne doivent se confronter à de nouveaux antidotes pour un
démantèlement efficient », ainsi résume notre confrère la position de la
Coalition exprimée par le Prof Gnininvi qui, lors l’émission 7 sur 7 de
la TV7, affirmait : les 22 engagements ont été écrits dans un contexte. Ce
contexte a changé parce que nous devons reconnaître que pendant plusieurs
décennies au Togo, nous étions tous de gré ou de force, obligés de nous ordonner
par rapport à une personne. Qu’on soit de l’opposition ou de la mouvance
présidentielle, il y avait un pilier central autour duquel tout le reste est
ordonné. Ce pilier central n’existe plus aujourd’hui, ce pilier central était un
peu ce qui était dans l’ombre de ces 22 engagements. Ainsi les trois quarts de
ces engagements, si vous les révisez, concernent les droits de l’Homme et les
libertés publiques. J’espère que ce pilier central n’étant plus là, les
gouvernements successifs légitimes ou pas ne vont plus s’inscrire dans de
pareilles pratiques. En clair, conclut-il « l’opposition va remettre sur le
tapis, le contentieux de la présidentielle et demander la prise en compte du
scrutin présidentiel aux côtés des législatives, uniquement considérées par l’UE
au sein des 22 engagements »
Crise togolaise : Les surprenantes
révélations du Président gabonais :
Bongo avait montré le chemin à Faure
Le journal revient ici sur certains passages de
l’interview que RFI a accordée au président gabonais Omar Bongo Ondimba,
notamment les passages relatifs aux conseils que le président Bongo aurait
donnés à Faure, démissionner et prendre la tête du parti que son père a créé
et revenir après (chemin à suivre) et la réaction qu’il a faite à la
décision des militaires (ils ont l’honnêteté morale et intellectuelle… Allez,
on prend le petit. Parce que le petit, son père est du Nord, la mère du Sud. Il
fera la jonction et il fera l’unification du Togo)
« N’est-ce pas qu’on comprend mieux pourquoi les Occidentaux prennent les
Africains pour des primitifs ? Quand ceux qui sont sensés être les représentants
de tout un peuple se complaisent dans des analyses et approches de solution
aussi légères d’un problème aussi crucial que cette monarchisation
d’une République établie, ne faudrait-il pas leur donner raison ?
On s’étonne qu’Omar Bongo Ondimba ne se soit pas levé contre une telle
argumentation. Pire il y trouve une certaine honnêteté morale et
intellectuelle. C’est tout à fait inconcevable en ce siècle de
mondialisation que les gouvernants africains soient toujours à l’ère primaire où
la hiérarchisation dans la conduite de la société s’établit au gré de la force
brute et non de l’expression populaire de ses composantes. Pourquoi Omar Bongo
Ondimba croit-il que les militaires peuvent tout décider au gré de leurs
humeurs ? », s’interroge le journal
Confidentiel : Deux
ministres se querellent au sujet d’un bureau
Les ministres en question sont le ministre de la
Sécurité, le Colonel Laokpessi et le ministre de l’Administration
Territoriale et de la Décentralisation, M. Foli-Bazi
Katari se disputeraient le bureau du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité
et de la Décentralisation fractionné en deux.
« Les deux détenteurs des portefeuilles de ce Ministère fragmenté se livreraient
une guerre sans merci pour pouvoir siéger au plus luxueux des locaux des
Ministères du Togo face au palais de la Justice à Lomé » indique le journal. A
en croire notre confrère, « le contentieux serait tranché en faveur du détenteur
du portefeuille de l’Administration territoriale et de la décentralisation », le
ministre de la sécurité pouvant continuer « à Ministrer chez lui à la
maison avec toutefois une promesse dans sa gibecière : travaux de réfection en
vue au Palais de l’Entente sis rue de l’OCAM ».
« Entre nous, le Togo en crise, a-t-il besoin de l’équivalent de la population
de la Chine populaire comme ministres pour juguler sa crise ? » se demande le
confrère.
De la victoire de
l’emblématique maïs à sa pénurie
Ironise Forum de la Semaine. Parlant
de la montée exponentielle du prix du maïs sur les marchés et la tentative
infructueuse de l’OSAT de pallier le problème, le journal indique « pénurie puis
inflation du prix du maïs au Togo ?. Déconcertant ! Normalement au Togo, par les
temps glorieux que nous vivons, le maïs devrait couler à flot ! Après tout,
c’est l’emblème victorieux. On aurait dû clamer : vive l’abondance »
Prison civile de Kara :
Les « Subversifs » libérés
Dans son édition n° 75, notre confrère dans un
article intitulé Le tireur d’élite Denan est mort dans des conditions
déplorables exprimait sa crainte de voir les militaires jugés proches du
Col
Biténiwé s’éteindre un à un suite au décès dans des conditions
effroyables du tireur Denan et invitait les organisations de défense des droits
de l’homme à exiger leur libération. Quarante huit après la publication de cet
article, le président Faure Gnassingbé qui se trouve depuis le début des Evala
dans la Kozah vient de libérer les 11 militaires qui restaient des 14, une
décision que le journal salue tout indiquant que « la décence aurait voulu que
ces militaires, au lieu d’être laissés juste au portail de la prison, soient au
moins accompagnés chez eux ».
En tout état de cause, conclut-il, « l’histoire, tout en reconnaissant au régime
la noblesse de sa décision de libération de ces prisonniers spéciaux,
regrettera la disparition tragique de 3 soldats parmi les quatorze surtout le
dernier cas, celui de Denan qui pourrait être évité si cette libération était
advenue un peu plus tôt »
Quand la politique rime avec sagesse
(ndlr) : Kérékou ne se présentera
pas aux présidentielles de 2006 et conserve la constitution
Sous ce titre, notre confrère
reprend un article de l’agence IRIN. |
|
|
|
|
|
|
Le
Canard Indépendant
|
N°
59 |
|
Du vendredi, 15 juillet 2005
Rencontre de la Mission de l’UE avec les
partis :
La Coalition pose des exigences
Titre à la Une Le Canard Indépendant
qui y publie une photo du prof. Gnininvi
qui a réagi, au nom de la Coalition, à
la presse au sortir de sa rencontre avec
la délégation de l’UE. Et le publie en
page intérieure P6 les réactions de
Cornélius Aïdam de la CPP, Harry Olympio
du RSDD et du Prof au nom de la
Coalition
Mise
en œuvre des 22 engagements :
Une
délégation de l’UE en mission au Togo
Titre de son
côté Le Canard Indépendant qui
évoque la visite que la délégation de
Silvia Piergrossi a effectué le 13 juillet
dernier dans les prisons de Vogan et
d’Anèho et la rencontre qu’elle eue avec
les autorités traditionnelles de ces
localités en compagnie des ministres
Katari Foli-Bazi de l’Administration
territoriale et de la décentralisation,
et Mawutoè d’Almeida des Relations avec
les institutions de la République, et du
Chargé d’affaires de l’UE au Togo, M.
Gilles Desquelles.
Crise ivoirienne :
Gbagbo veut récupérer ses avions à Lomé
Titre
également notre confrère dans sa
manchette qui précise que cette
information a été rapportée par le
confrère Nord-sud dans son
édition du 13 juillet 2005.
Le Togo
au menu des discussions à Bruxelles en
août prochain
Mentionne notre Le
Canard Indépendant dans sa page
Confidentiel. Selon notre confrère qui
cite des sources proches de l’opposition
radicale togolaise à Paris, « un débat
sur le Togo aura lieu le 29 août 2005 à
Bruxelles entre européens. Ce débat qui
connaîtra la présence de certains
leaders de l’opposition togolaise à
l’étranger ainsi que des ténors de la
diaspora togolaise, aura pour principal
objectif de faire le tour d’horizon de
la situation sociopolitique qui a
prévalu au Togo, depuis le décès le 05
février 2005 du général Eyadema, jusqu’à
l’élection présidentielle controversée
du 24 avril 2005 ». Il sera également
question, ajoute le journal, des
réfugiés togolais au Bénin et au Ghana.
Fort des expériences passées de ces
initiatives de la diaspora togolaise
dans son approche de solution à la crise
togolaise, le journal se demande : « à
quel résultat pourra aboutir le débat
annoncé du 29 août 2005 sur le Togo ? La
seule certitude demeure que l’opposition
radicale est réputée dans les
forumshiping qui consistent à faire du
lobbying à travers les chancelleries de
par le monde, sans réel succès »
Flambée vertigineuse du prix du maïs :
Le
Togo menacé de famine
Mentionne le
journal qui ne voudrait pas être du
reste devant cette situation qui menace
la vie ses concitoyens et qui interpelle
en premier chef les dirigeants qui,
malheureusement, gardent un silence
radio
Dans sa rubrique
Ma Lettre
Engagements,
quand vous tenez bon !
Comme une ombre qui suit son homme, les
22 engagements souscrits par les
autorités togolaises le 14 avril 2004
auprès de l’Union européenne pour
corriger le déficit démocratique,
continuent de déranger le sommeil des
nouvelles autorités au pays abandonné à
lui-même dans la précipitation par le
contractant en chef des engagements, le
général Gnassingbé Eyadema. Une certaine
opinion avait souhaité que ce dur labeur
incombe à la bande à Koffi Sama qui est
parti sur la pointe des pieds. N’est-ce
pas à lui qu’a été confiée, par les
soins d’Eyadema, la direction du
dialogue national à ouvrir avec
l’opposition traditionnelle dans un
cadre structuré et transparent ? Une
autre opinion voudra que la bande à
Faure Gnassingbé ne soit pas comptable
devant le peuple, des 22 engagements.
Seulement, d’un côté, comme de l’autre,
les 22 engagements sont là,
imperturbables et s’imposent plus que
jamais aux autorités togolaises tout
court. La raison est qu’en réalité, il y
a eu déficit démocratique au Togo et la
communauté internationale ne saurait
rester indéfiniment muette.
De ces déficits démocratiques, on a su
identifier des dérives liées au non
respect des droits de l’homme et des
libertés fondamentales, l’organisation
des parodies d’élections, l’érection de
la mal gouvernance en méthodes
privilégiées de gouvernement, autant de
travers qui ont sérieusement mis à mal
le processus démocratique en cours et
entamé la confiance au sein de la classe
politique. Il fallait trouver une issue,
les sanctions économiques
internationales ayant montré leurs
limites. Loin d’être la panacée, les 22
engagements, véritable pied dans le
plat, constituaient donc la donne de
l’espoir et de l’assurance que les
Togolais pouvaient sortir de l’ornière.
Seulement, il se fait qu’à côté des 22
engagements, il y a deux facteurs ou
plutôt deux écueils à savoir, la mise en
œuvre et les acteurs devant y concourir.
Beaucoup plus que la souscription, la
mise en œuvre des engagements
constituait le nœud gordien, même si
elle était appelée à témoigner de la
volonté des autorités du pays. Quelques
mois après la souscription des 22
engagements, une mission de suivi de
l’UE dépêchée au Togo avait conclu à une
« avancée notable », mais en
fait, la réalité est tout autre. En
dehors de la dépénalisation des délits
de presse et de libération de
prisonniers triés sur le volet, nombre
d’autres lenteurs affichées ou
supposées, freinaient sérieusement la
mise en œuvre des 22 engagements. Ces
lenteurs ont trait aux chapitres des
engagements relatifs à l’organisation
des élections et à la tenue du dialogue
national. Fallait-il organiser les
élections sur la base du code électoral
tripatouillé et réduit à sa portion
congrue, ou plutôt sur la base d’un
cadre électoral incluant donc la
constitution elle-même
« toilettée » ? Que ce soit sur la
base de l’un ou l’autre de ces
institutions, les mécanismes
d’organisation et de contrôle des
élections devront être efficacement
révisés de sorte qu’ils répondent aux
exigences de la majorité. Ce travail ne
fait pas moins partie de la mise en
œuvre des 22 engagements qui demandent
de « procéder à une révision du cadre
électoral » afin de garantir « un
processus électoral transparent et
démocratique et acceptable par toutes
les parties ». Le problème ici
réside dans la volonté de réellement se
décider à mettre en exécution les 22
engagements. D’un camp à l’autre au sein
de la classe politique, les vues sont
loin d’être uniques, tant les intérêts
sont têtus.
Depuis le début du processus
démocratique, à ce jour, la vérité est
établie que le pouvoir ne peut organiser
des élections claires et démocratiques
qui signeraient de facto sa reddition.
Il a donc intérêt à tripatouiller les
textes ou à les garder « toilettés »
pour des causes iniques et à son seul
service. Moralité, le plus ardu dans la
volonté de mettre en œuvre les 22
engagements | | | | | | | | | |