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17 juillet 2005

Revue de presse de la semaine du 11 au 17 juillet 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour  
 
Le Combat du peuple 506  

Du lundi, 11 juillet 2005

Les 22 engagements : L’arrivée au Togo d’une délégation de hauts fonctionnaires de l’UE
Annonce dans sa manchette Le Combat du Peuple. Selon notre confrère, « cette délégation qui arrive à la demande du commissaire européen au développement et à l’action humanitaire, Louis Michel, aura pour tâche de rencontrer les nouvelles autorités togolaises, de discuter avec elles sur l’état d’avancement de l’application des 22 engagements et sûrement du contenu de la nouvelle feuille de route ».

La dernière arnaque :  Le Port Autonome de Lomé est en danger : Dupuydauby se moque de la République
Estime le confrère évoquant la conférence de presse, « la dernière arnaque de M. Dupuydauby »  que le PDG du groupe Progosa Investment a organisé le jeudi 30 juin dernier à l’Hôtel Mercure Sarakawa de Lomé pour porter à la connaissance de la presse d’une prétendue tentative de mainmise du groupe Bolloré sur le groupe Progosa Investiment. En fait, pour le confère, «en faisant croire que le Groupe Bolloré veut mettre la main sur Progosa, Dupuydauby a menti comme toujours depuis le début de cette affaire » Et pour montrer la mauvaise foi du sieur Dupuydauby  le journal publie en encadré une mise au point du groupe  Bolloré parue dans France Soir du 02 juin 2005 sur le contentieux avec Dupuydauby.

« Comme on le voit, M. Dupuydauby, au départ, n’était rien sans Bolloré. Certes il a gagné entre temps de l’argent facile au Togo qui lui permet aujourd’hui de faire des gymnastiques et de faire croire qu’il veut protéger les intérêts du Togo en se débarrassant de son  bienfaiteur.

En réalité, M. Dupuydauby se moque de la République. Quelqu’un avait dit un jour de ce Monsieur qu’il est un truand. Nous ne l’avions pas cru sur le coup. Mais nous commençons à nous persuader qu’il n’est pas loin de la vérité. En tout cas, M. Dupuydauby un Avocat d’affaires de son état, est un jongleur de grand calibre qui ne fait pas dans la dentelle dès lors qu’il croit tenir sa proie. C’est malheureusement pour lui le cas du Port de Lomé où il est actuellement en situation de quasi monopole » écrit le journal pour qui, « il est temps, grand temps de penser à mettre un terme à cette situation scandaleuse »

Violences politiques et réfugiés togolais : mode d’emploi
Titre le journal qui déplore l’exploitation que font les leaders politiques de la question des réfugiés togolais.
Alors que, relève t-il, « le pouvoir en place, dans le souci de trouver une solution définitive à ce phénomène devenu récurrent et qui se produit à chaque grand rendez-vous politique dans le pays, s’emploie à chercher les voies et moyens propres à permettre une vraie réconciliation nationale, l’opposition, en revanche, fonde toute sa stratégie politique sur les réfugiés togolais dans les pays voisins ». C’est ainsi que le journal s’insurge contre les déclarations du leader du CAR Me Yawovi Agboyibo, Coordinateur Général de la Coalition qui, au cours de son séjour béninois, aurait incité « les réfugiés togolais à ne pas rentrer au pays parce que, selon lui, l’attelage Faure-Kodjo ne saurait trouver une solution adéquate à la crise togolaise ».

« Fonder une stratégie politique sur le maintien des réfugiés togolais au Ghana et au Bénin est tout simplement antipatriotique, lamentable, irresponsable et préjudiciable à tous. En tout état de cause, ceux qui demandent à nos infortunés concitoyens de rester dans les camps et de ne pas rentrer au pays, ne comprennent rien à la vie dans un camp. Très souvent, ils n’ont même aucun parent dans ces camps et pour eux, jouer sur la misère des autres est devenu une démarche politique. On tente de faire croire aux réfugiés que rien ne change et que rien ne changera dans le pays alors qu’en réalité, tout change » indique notre confrère.

En tout état de cause, constant qu’il existe trois sortes de réfugiés togolais, les casseurs qui doivent répondre de leurs actes devant la loi, les victimes de la répression des forces de sécurité et les réfugiés économiques qui ont trouvé en cette situation, une occasion pour avoir un statut de réfugié, l’hebdomadaire insiste sur l’impérieuse nécessité «  de séparer le vrai de l’ivraie, permettre à ceux qui vivent dans les camps par peur de rentrer chez eux et régler de façon définitive, le cas des vrais réfugiés »

Urgence d’une assistance aux victimes post-électorales : Le nouveau gouvernement très préoccupé
Le journal salut les actions que mènent les organismes internationaux, les ONG et autres associations, parallèlement aux actions du gouvernement, pour assister les victimes des violences postélectorales. Il évoque ici la réception le 30 juin dernier par la ministre des affaires sociales d’un don composé de moustiquaires, nattes, couvertures, serviettes, d’ustensiles de cuisine, pains de savon, bidons d’huile et kits d’hygiène du système des Nations Unies au Togo destiné aux populations des préfectures de Tchaoudjo et de l’Oti et la visite qu’elle a effectuée la semaine dernière dans certaines zones sinistrées pour apporter le concours du gouvernement aux victimes.

Motion d"information 312

Du lundi, 11 juillet 2005

M. Abass BONFOH pris en flagrant délit de mensonge et de boniments devant les parlementaires belges

Lit-on à la Une de notre confrère qui revient sur les déclarations faites à la presse la semaine dernière à Bruxelles par le président de l’assemblée nationale M. Abass Bonfoh à l’issue de ses entretiens avec les parlementaires belges.

Commentant les propos de M. Abass Bonfoh , le journal écrit : « il a fait savoir que suite à la mort subite du président Eyadema, l’armée avait confié la magistrature suprême à Faure Gnassingbé, après que le parlement eut procédé à l’adaptation des textes de loi pour régir cette période exceptionnelle, que, suite aux protestations soulevées dans le pays et à l’étranger par cet acte (qu’il s’est bien gardé de qualifier), pouvant mettre en péril la cohésion nationale, le parlement avait dû revenir sur ses décisions pour rétablir la légalité constitutionnelle, le scrutin se serait déroulé sur toute l’étendue du territoire, hormis quelques incidents mineurs, qu’au lendemain de la proclamation des résultats provisoires, l’opposition radicale a provoqué des violences ayant entraîné des assassinats, des destructions de biens, des pillages et des déplacements des compatriotes dans les pays voisins », le journal indique que «avec tous les boniments qu’il a racontés M. Bonfoh était déjà en plein dans le ridicule surtout lorsqu’il avait tenu à souligner la volonté de M. Faure Gnassingbé à consolider la démocratie au Togo en constituant un gouvernement de large union nationale comprenant des membres de l’opposition radicale, faisant sans doute allusion à Maître Abi du PSR ».

« Face à de telles inepties, ce qui surprend le plus à l’étranger, c’est l’immobilisme de l’Opposition qui se complait dans ses éternels communiqués et déclarations en pensant que le centre du monde passe obligatoirement par Lomé. Les forces démocratiques ne peuvent continuer à faire l’économie de cet indispensable travail de pédagogie et d’explication pour ouvrir davantage les yeux des opinions internationales sur la réalité du drame qui se noue au Togo », s’indigne mon confrère.

La Coalition CAR-CDPA-UFC à nouveau face au piège électoraliste  : Une mission d’information de l’UE au Togo pour une remise à l’ouvrage des «22 engagements»
Titre en couverture notre confrère avec les photos des trois leaders (Agboyibo, Gnininvi et Olympio)  de l’opposition radicale « coptée par la France pour les besoins de sa politique africaine au Togo » et celle de Louis Michel Commissaire européen au développement et à l’action humanitaire.

Rappelant que cette mission était initialement prévue pour le mois de mai, mais qu’en raison des violences postélectorales  elle a dû être reportée sine die, le confrère, fort de la tension qui règne dans le pays, se demande si le cadre tracé par les 22 engagements n’est pas aujourd’hui dépassé d’autant plus qu’ « après l’élection présidentielle ratée du 24 Avril, l’Union Européenne elle-même, mais aussi, les Etats-Unis, l’Union Africaine, la CEDEAO, la France, l’Allemagne, etc. … avaient tous préconisé la formation d’un gouvernement d’union nationale pour conduire l’indispensable processus de réconciliation nationale ». Pour le confrère, «si cette demande procédait d’une analyse approfondie de la situation sociopolitique du Togo et des solutions pour sortir le pays de la crise, il conviendrait alors prioritairement de revenir à cet objectif ».

Une autre préoccupation qui hante l’esprit de notre confrère, c’est le but de la mission qui serait celui de relancer le processus électora. « En effet, serait-il décent de recommencer à parler à nouveau d’élections alors que, les plaies ouvertes par la dernière élection sont encore grandement ouvertes ? Plus de 30.000 Togolais sont encore réfugiés dans le seul pays voisin du Bénin pour fuir les violences et l’insécurité généralisée perpétrée par des groupes proches du régime en place. Quel responsable politique de l’opposition pourrait aujourd’hui, aller parler d’élection aux Togolais sans courir le risque de se faire lyncher par une population meurtrie et en colère ? Le délabrement actuel du tissu économique et social, la question essentielle de la politisation de l’Armée et de la militarisation de l’Etat, ne sont-ils pas plus préoccupants que l’organisation d’élections législatives ? », s’interroge t-il

Mission d’Evaluation de l’UE au Togo : Les 22 engagements et la problématique des Législatives
Parlant de la mission de l’UE arrivée au Togo le dimanche 10 juillet dernier et du programme très chargé qu’elle a établi pour passer au peigne fin la situation qui prévaut au Togo et l’état d’avancement des 22 engagements, le journal relève deux aspects majeurs auxquels la mission doit faire face et qui sont très importants dans la résolution de la crise dans laquelle se trouve  Togo ; il s’agit de « la succession du général Eyadema  avec l’élection présidentielle du 24 avril et la situation du dialogue avec l’opposition ».

« A la lumière de ces deux aspects qui devront marquer la mission de l’Union Européenne,  l’organisation des élections législatives à venir devra tenir  compte des rouages mis en place par le système RPT pour se pérenniser. L’Accord Cadre devra resurgir, pourquoi pas ; avec l’implication de tous les protagonistes » souligne le confrère.

Frappée au cœur de sa capitale par le terrorisme : L’Angleterre affronte l’horreur avec un flegme et une dignité admirables
Souligne Motion d’Information qui évoque les attentats dont a été victime Londres la capitale britannique dans la matinée du 07 juillet, attentats qui surviennent au lendemain de l’annonce du choix de Londres pour organiser les Jeux Olympiques de 2012 et le jour même de l’ouverture du sommet des sept pays les plus industrialisés et de la Russie (G8) à Gleneagles.

Acte de manipulation de l’opinion : Me ABI Tchessa libère des prisonniers togolais
Titre de son côté notre confrère pour qui, « cette politique de libération de prisonniers n’est que de la poussière jetée aux yeux de la communauté internationale pour masquer les incessantes arrestations et interpellations qui continuent de s’effectuer au Togo »

Agni l'Abeille 41

Du mardi, 12 juillet 2005

Un rapport du PCI qui donne des frisons : L’animation politique a coûté  une somme de 900 milliards au Togo
Titre AgniL’Abeille dans sa manchette.  Le rapport en question est rédigé par le Dr David Ihou  SG du Parti de la Conscience et de  l’Intégrité (PCI) après, dit-on, une enquête fouillée, qui a mobilisé une centaine de personnes, au TOGO et à l’extérieur du pays et qui a duré six mois. Ce rapport rappelle comment l’animation est arrivée au Togo, et ce qu’elle a coûté au petit Togo pendant 15 ans c'est-à-dire de 1985 à 1990 et ses retombées négatives (la prostitution de la plupart des animatrices avec ses conséquences)  

Et le confrère de préciser que dès qu’il a reçu ce rapport, il a pris attache avec certains barons et dignitaires du RPT qui se sont dit étonnés voire sidérés des révélations contenues dans ce rapport et « ont rejeté en bloc les chiffres » tout en reconnaissant quand même qu’il y a eu des « dérapages dans l’organisation de l’Animation Politique au Togo »

Discours programme du Premier ministre : Que peut faire Kodjo face à ses tortionnaires d’hier ?
S’interroge mon confrère qui, parcourant le programme du PM Edem Kodjo et s’arrêtant au sous-thème  Sécurité dans le sous-chapitre armée nationale, se demande : « comment pourra-t-il s’y prendre pour faire de cette armée, une armée Républicaine digne de ce nom ? » se rappelant du traitement humiliant et dégradant que les « éléments incontrôlés » de cette armée avaient infligé aux Hauts Conseillers de la République en 1992 dont Kodjo lui-même faisait partie.

« Il parle de pardon est-ce que ces éléments incontrôlés qui commettent ces gaffes ont-ils demandé pardon ou du moins vont-ils demander pardon aux anciens Haut Conseillers de la République en l’occurrence Mgr Kpodzo qui à été séché au soleil ? » se demande t-il enfin.  

Une mission de l’UE à Lomé pour évaluer les 22 engagements : L’ancien PM Koffi Sama doit rendre compte
Estime de son côté notre confrère pour qui, «l’Ex PM Kofi SAMA qui était le parrain des 22 engagements au temps du feu Président Eyadema va recevoir sûrement une visite de cette mission » et «doit avoir beaucoup de chose à dire, beaucoup de révélations à faire à propos de l’exécution de ces 22 engagements »

En tout cas, conclut le journal, «entre le respect des normes démocratiques exigées par l’UE à travers les 22 engagements et la position de la CEDEAO et l’UA sur la situation au Togo, la mission de suivi doit trancher »

Coups d’Etat répétés en Afrique : Le Président Omar Bongo indexé
C’est un article d’un confrère ivoirien Le Temps repris par Agni. Selon ce journal, derrière les différentes guerres que vit l’Afrique, se trouve un individu, de surcroît un chef d’Etat qui est le président gabonais Omar Bongo Ondimba. Que ce soit au Burkina Faso, au Rwanda, Congo ou en Côte d’Ivoire,  Bongo mandaté par la France a joué un rôle déterminant.

Le Regard 449

Du mardi, 12 juillet 2005

Mission de l’UE au Togo : ‘’On arrivera à la fin de la période avec les législatives’’ Lit-on à la Une de notre confrère et dans l’angle gauche une photo du chef de la mission de l’UE  Madame Anna Silvia Piergrossi. C’est en substance ce que retient, c’est-à-dire  la phrase entre guillemets ci-dessus,  le journal de la déclaration  que le chef de la mission de l’UE, a faite à l’issue de sa rencontre avec les membres du gouvernement lundi dernier.

Rappelant le processus de dialogue sur fond d’incompréhensions engagé entre le pouvoir et l’opposition  depuis la signature des 22 engagements et qui a été interrompu suite au décès du chef de l’Etat et la position des deux partis notamment le CAR  qui « estime que le gouvernement devra respecter  l’esprit d’Abuja en mettant en place un véritable gouvernement d’union pour l’organisation de nouvelles élections «  et l’UFC pour qui «le Président de la République doit tirer sa légitimité d’un accord politique qui devra définir les modalités d’une Transition à l’issue de laquelle de nouvelles élections devront être organisées »  le journal estime qu’ « à l’allure où vont les choses, la Coalition se verra obligée de se contenter des législatives quitte à batailler dur pour obtenir que le cadre électoral soit amélioré »   

Un Secrétariat d’Etat pour opposer les jeunes ?
En tout cas, c’est la question que se pose mon confrère après que les jeunes du CAR et de l’UFC aient boudé la rencontre du 07 juillet dernier initiée par le Secrétaire d’Etat chargé de la promotion des jeunes M. Gilbert Atsu pour recueillir les suggestions et propositions des jeunes de tout bord pour des actions à entreprendre dans son département.

« L’UFC et le CAR ont des raisons évidentes de croire que Gilbert Atsu a été placé là-bas pour manoeuvrer contre eux. Ainsi, loin de trouver un moyen efficace  de promouvoir la jeunesse, le gouvernement aura à gérer les règlements de compte entre partis politiques par mouvements de jeunesses interposés. Compte tenu de l’animosité qui existe entre la NDP et  les partis politiques qui accusent Gilbert Atsu de rassembler les jeunes de l’opposition pour les détourner de l’objectif réel  qu’est le changement la  nomination de M. Atsu n’offre aucune chance pour la convivialité entre les principaux partis de la Coalition et le gouvernement. Bien au contraire, des partis politiques se verront obligés de sensibiliser leurs jeunesses pour les amener à se méfier de tout ce que fait Gilbert Atsu. Ainsi, personne ne sera surpris de voir des jeunes du CAR ou de l’UFC livrer une guerre de communiqués et de tracts au ministre Atsu qu’ils traiteront de métayer du pouvoir RPT », souligne le journal

Le MO5 désavoue Gilbert Atsu
Dans notre revue du 20 au 25 juin, nous avons extrait un passage d’un article de notre confrère Le Regard selon lequel la présence de Gilbert Atsu dans le gouvernement de  Edem Kodjo peut être interprèté comme « l’œil du Professeur Gnininvi et du MO5 dans le gouvernement Faure de Kodjo II ». Ce passage a suscité une réaction du mouvement patriotique du 05 Octobre sous forme de mise au point que nous avons publiée le 5 juillet dernier. La mise au point du M05 a été publié par Le Regard de cette semaine. L’auteur de l’article incriminé par le M05, le sieur Abass SAÎB, qui n’est autre que son directeur de publication a réagi à son tour et écrit : « Pourtant, il est indéniable que le MO5 et la NDP en tout cas, jusqu’à la formation du gouvernement, étaient des partenaires. Le  MO5 considérait la NDP comme une interlocutrice crédible malgré le fait que ce mouvement se soit érigé en élément perturbateur de l’opposition togolaise. C’est en raison de la connexion entre le MO5 et la NDP que nous avons considéré que Gilbert Atsu peut être l’œil du MO5 au gouvernement. « Etre  l’œil », pour nous, ne signifie nullement que l’intéressé a reçu mandat de représenter le MO5 dans un gouvernement. Ça veut dire que le MO5 peut s’adresser au représentant de la NDP pour savoir ce que fait le gouvernement. A moins que le mouvement patriotique du 05 octobre, dans sa version actuelle, ne veuille pas s’informer de ce que fait l’adversaire. Si c’est parce que Gilbert Atsu est entré au gouvernement qu’on voudrait nous faire croire qu’il n’a eu aucune relation avec le MO5, c’est tant mieux.

Devant ce désaveu apparaît le décalage entre les jeunes qui sont sur le terrain et qui vivent la réalité quotidienne et leurs camarades de la diaspora qui gardent toujours les réflexes des années 90 et qui considèrent que le Togo est resté le même depuis  qu’ils se sont retrouvés au pays des blancs. Tout le monde sait que le MO5 est acquis  à la cause du professeur Gnininvi après s’être débarrassé de ses membres qui n’épousent pas les idéaux de la CDPA. 

Or sur le terrain, les rapports entre les sommités de la CDPA et la NDP  sont des plus cordiaux alors que dans le même temps, ce mouvement a maille à partir avec l’UFC et le CAR. Pourtant, la CDPA est dans la Coalition avec ces deux partis. C’est dire que les politiciens togolais développent une logique que tout le monde ne peut saisir aisément.

En tout cas, on attend de voir si le coordinateur du MO5 va faire une nouvelle mise au point pour condamner la jeunesse de la CDPA qui a répondu à l’invitation de Gilbert Atsu, membre du gouvernement que le MO5 qualifie d’ « autiste et criminel ».


Pour le Coordinateur du MO5, « tout comme certains togolais, le Président de la NDP a tout simplement fait un choix qu’il doit assumer ». Mais ceux qui le condamnent, devraient aussi démontrer  de quoi ils  sont capables car le temps n’est plus aux slogans révolutionnaires sans moyens de la révolution.  La situation togolaise aujourd’hui est telle qu’on ne peut jurer de rien et compter sur qui que ce soit. Elle  interpelle aussi  bien le MO5 que les compatriotes qui ont besoin nécessairement d’avoir des relais et des interlocuteurs sur place. Si hier la NDP adulée par le MO5 est fustigée aujourd’hui pour sa participation au gouvernement, nos révolutionnaires ne sont pas au bout de leur peine »

Guy Mario donne les raisons de sa démission de RFI
Titre à la Une Le Regard qui, sans épiloguer sur cette affaire qui a  défrayé la chronique et failli créer  des ennuis à certains confrères pour le traitement qu’ils ont fait de cette démission, s’est approché tout simplement du confrère démissionnaire qui donne les raisons (conditions de travail) de sa démission de RFI.

Répondant à une question de notre confrère qui voudrait savoir ce qu’il entend maintenant faire, (se lancer dans la politique ?). Guy Mario répond : ‘’Vous savez ce que c’est que la politique. Je ne créerai pas de parti politique et je ne militerai pas. De toutes les façons, je suis un togolais, et je peux travailler où je veux, si quelqu’un me fait une proposition’’. Entendre qui pourra !

La famine aux portes du Togo  : L’OSAT impuissant devant la montée du prix du maïs
« Depuis quelque temps, le maïs s’achète de plus en plus cher au Togo et plus particulièrement à Lomé. La situation devient inquiétante si l’on sait que cette denrée  constitue l’aliment de base d’une très grande partie de la population. L’apparition du maïs issu de la récolte en cours qui généralement fait baisser le cours de celui de la récolte précédente généralement beaucoup plus prisé n’a rien changé à la situation qui, au contraire, va s’empirant. Le week-end dernier, le bol de maïs (mesure usuelle sur les marchés) a été vendu à 1000 FCFA. Un record. Aujourd’hui, on peut affirmer que la famine est à nos portes et que, à moins d’une inversion de la tendance, la disette s’installera au Togo » souligne le confrère qui impute cette situation à l’OSAT, un organisme créé par l’Etat qui n’arrive pas à jouer efficacement le rôle qui est le sien en se dotant des moyens pour répondre aux sollicitations des populations, et en traquant les commerçants  véreux qui refusent d’alimenter le marché local, préférant exporter leur marchandise hors du pays notamment vers les pays de l’Afrique Centrale.

« La situation de pénurie et de flambée du prix du maïs qui prévaut à Lomé aujourd’hui interpelle l’OSAT qui doit combler ses insuffisances pour jouer efficacement le rôle qui est le sien dans la sécurité alimentaire des Togolais », conclut-il

Dans sa rubrique ça vous regarde, voici les éléments que notre confrère a traités
EN ATTENDANT LA RÉDUCTION
Depuis quelque temps, de folles rumeurs circulent à Lomé et font état de ce que, dans les jours qui viennent, certains produits de consommation courante verront leur prix considérablement réduits. On parle tantôt des produits de la Brasserie, tantôt du ciment, etc. L’information n’a jamais été confirmée par une source crédible et nul ne sait d’où elle est sortie. N’empêche que certains se permettent de rêver. Mais jusqu’à quand ? Pas pour longtemps, en tout cas, car au moment même où la rumeur fait état d’une prochaine réduction de prix, le maïs s’achète à prix d’or et devient un peu plus cher chaque jour. En fin de semaine dernière, il avoisinait 1000 FCFA le bol. Doit-on payer plus cher aujourd’hui en attendant une réduction peu probable demain ?

CES ESCROCS QUI HARCÈLENT LA PRESSE
Depuis quelque temps, la presse togolaise est devenue une proie convoitée par des cyberescrocs et des organisations étrangères bidon qui croient trouver en elle, une vache à traire. Leur méthode est simple. Ayant réussi à répertorier tous les journaux avec leur adresse, ils envoient des courriers aux publications pour les féliciter et leur annoncer qu’elles ont été déclarées lauréates d’un Prix récompensant leur travail, leur gestion, leur performance, etc. Pour allécher leur cible, ils envoient des photos de prétendues cérémonies  de remise de prix précédentes dans de luxueux hôtels en Europe ou en Amérique. Pour clôturer le tout, ils demandent à l’organe récipiendaire de verser une somme d’argent constituant sa participation à la valeur du prix, les frais d’hébergement  et d’hôtel, etc. Ceux qui, dans la presse togolaise n’ont pas reçu ce genre de correspondance sont rares. Seulement aucun d’eux ne semble avoir mordu l’hameçon.

Au Togo, les journalistes aiment les honneurs et la perfection. Mais ils ne sont pas cons. Ils savent qu’on ne paie  pas de l’argent pour se faire décerner un prix. Lorsque le prix est sérieux, on ne débourse pas pour l’avoir. Au contraire, en plus du trophée ou du diplôme décerné au récipiendaire, on lui remet un chèque ou du matériel correspondant à une valeur donnée en argent.

Si au moins ces escrocs savaient qu’ils s’adressaient  à plus forts qu’eux, ne feraient-ils pas au moins des économies en gardant leurs timbres-poste ? 

DES YEUX DE LA COALITION AU GOUVERNEMENT ?
Bien que déjà vieille de plus de deux semaines, la formation du gouvernement du Roi Kodjo 2 continue de susciter réactions et commentaires. On ne comprend pas dans certains milieux, que des personnes considérées comme proches de la Coalition ou de ce que certains appellent l’ « opposition radicale », aient accepté de siéger au gouvernement. On parle notamment de Gabriel Dosseh Anyron proche ou militant de première ligne de l’UFC, de Mme Agnelé Mensah qu’on dit grande militante du CAR et de Gilbert Atsu transfuge de l’UFC passé à la CPDA mais plus connu pour son appartenance à la NDP qui se veut un regroupement des jeunes de tous les partis de l’opposition.

A l’UFC et au CAR, on s’est dépêché d’apporter des rectifications. Gabriel Dosseh Anyron  n’est pas un responsable de l’UFC, mais « un individu proche » du parti. Quant à Mme Mensah, il  y a belle lurette qu’elle a démissionné du CAR pour des raisons familiales.

Mais les commentaires des uns et des autres ne semblent guère émouvoir les nouveaux ministres qui s’installent confortablement dans leurs fonctions. Doit-on  s’attendre à ce que dans les jours qui viennent, les partis dont on les dit proches prennent des décisions retentissantes pour écarter de leur entourage, ceux que certains considèrent comme passés à l’autre bord ?

Selon certains observateurs, les choses ne sont pas si simples. S’il est facile d’exclure un parti comme le PSR de la Coalition, il n’est pas aisé de radier un individu d’un parti où chacun à ses amis et ses affinités. Qui sait si ceux-là ne deviennent pas les yeux de la Coalition au Gouvernement du Roi ?

LE RETOUR DES EVALA
Depuis samedi dernier, ça chauffe dans la Kozah. C’est le temps des Evala, les luttes traditionnelles et initiatiques en pays kabyè. Alors qu’il était de ce monde, feu le Timonier faisait de cette manifestation culturelle, une affaire personnelle. Son  ombre planera sur cette cérémonie. Mais ce n’est certainement pas son absence qui empêche les uns et les autres de s’éclater. On sacrifiera à la tradition. Comme certains avaient l’habitude de le faire, ils quitteront femmes et enfants pour se rendre en « mission » à Kara, avec des maîtresses dans les bagages. Mais tout se passera t-il comme par le passé où des agents et fonctionnaires désertaient tout simplement les bureaux pendant de longs jours pour se retrouver dans l’ambiance festive de la Kozah ?

En arrivant au pouvoir, le fils du père avait laissé entendre qu’il apportera des changements notables au Togo. Après sa nomination, le Roi Kodjo 2 avait aussi déclaré qu’il allait mettre le Togo au travail. Ce qui est capital pour notre pays où l’administration en déliquescence n’arrive plus à offrir des services adéquats aux populations. La façon dont se comporteront les uns et les autres en cette période des Evala permettra d’apprécier si oui ou non, il y a  un début de changement dans les habitudes. En attendant, bonne fête !

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   41

Du mercredi, 13 juillet 2005

Interview de Me Yawovi Agboyibo : ‘’Je crains que ce pays ne bascule’’
Titre à la Une notre confrère avec à l’appui une photo du leader du CAR Me Yawovi Agboyibo. Le Point de la semaine reprend l’interview que ‘’Notre Voie’’, un journal béninois  a accordée au leader du CAR lors de son passage à Cotonou qui se prononce sur la crise de son pays notamment les négociations pouvoir-opposition qui ont abouti à  la nomination du premier ministre Edem Kodjo.

Mise en œuvre des 22 engagements :
Une mission de suivi de l’UE séjourne au Togo
Titre de son côté Le Point de la semaine. Rappelant les points sur lesquels ont achoppé les discussions dans l’exécution des 22 engagements (le cadre du dialogue,  l’ordre du jour,  le cadre électoral et autres) auxquels est venu de greffer le décès subit du chef de l’Etat, le confrère estime que « la tâche de la mission de suivi de l’Union européenne ne sera donc guère aisée, tant le labyrinthe est abyssal »  

Montée drastique du prix du maïs : L’OSAT face à ses responsabilités
Titre notre confrère qui craint qu’avec cette allure (le bol qui oscille actuellement entre 1000 et 1200F) le Togo ne connaisse une famine du type de celle qu’il a connue en 1975-1977.  Evoquant la montée vertigineuse des prix du maïs sur les marchés du Togo surtout à Lomé, le journal indique si le prix du maïs est particulièrement élevé à Lomé, « c’est que l’OSAT n’aurait pas fait de provision pour Lomé durant l’année 2004 » parce ayant fixé arbitrairement les prix du sac à 10000F, les revendeurs ont refusé d’exécuter et l’OSAT s’est donc abstenu de faire des provisions en 2004 pour Lomé.

« L’OSAT s’est donc confiné dans une situation difficile à gérer, et ce ne sont ni les Parlementaires, ni encore moins les forces de l’ordre qui pourront venir à la rescousse. Prévenir les pénuries à travers une politique saine d’achat, endiguer la spéculation, voilà quelques pistes de solutions », écrit-il

Dans sa rubrique La Carte titrée Pour mémoire,  notre confrère écrit :
Vous et nous pouvions être de ceux des Togolais qui gardent ferme à l’esprit que le gouvernement actuel a beau être ambitieux, mais n’aura jamais de marge de manœuvre, d’autant plus qu’il lui manque le déclic crucial, à savoir l’adhésion du peuple. Mais il relève d’un courage majeur de se demander pourquoi diable, ne peut-on pas à la fin, arrêter de se moquer de ce peuple. En dehors du pitoyable tournant du 24 avril 2005, mis à part la honteuse rencontre de rattrapage du 19 mai 2005, il reste que certains ont intérêt à rapidement effacer dans la mémoire du peuple, la bavure et l’irresponsabilité politiques affichées à Abuja un certain…25 avril 2005. Pourquoi cache-t-on au peuple qu’en réalité, la rencontre du 25 avril, quoique impromptue constituait un important tournant dans l’histoire politique du Togo depuis le 05 février ? Pourquoi refuse-t-on de dire au peuple que c’est de l’échec de la rencontre du 25 avril que découle la chaîne des échecs de la Coalition à trouver un Primo ? Pourquoi ne dit-on pas au peuple que le 25 avril 2005 à Abuja, les ambitions sans commune limite et la peur de s’assumer ont pris le pas sur les rêves pour le pays et l’intérêt général ? On ne peut faire une chose et son contraire à la fois. Une responsabilité s’assume et il est incommode de prendre des initiatives si on n’est pas en mesure de maîtriser les contours.

L’adhésion que le peuple devra accorder au gouvernement, faut-il le dire, a été mise aux enchères par les incohérences de ceux qui continuent de confondre la République à une épicerie de quartier. Il est donc inutile de pleurnicher sur le sort de ce qu’on est à l’avance assuré de perdre. Alors, il y a intérêt à expliquer, c’est-à-dire « donner à comprendre » au peuple qu’en marge de l’arbitraire reconnu aux uns, subsiste, telle une hydre, l’incohérence des autres.

Egalement dans sa rubrique
Flash Cocktail, notre confrère a rassemblé ces textes pour vous.
Les traditions qui enchaînent
L’école officielle de Kagnala, dans le canton de Pya, a été le cadre, samedi dernier, du coup d’envoi de l’édition 2005 des « Evala », luttes traditionnelles en pays Kabyè, dans la préfecture de la Kozah. Et comme le faisait son père défunt, le président de la République du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, y était pour présider l’ouverture. Il avait à ses côtés, ses proches collaborateurs, les membres du gouvernement, les députés, les directeurs de service et autres autorités politiques, administratives, militaires et traditionnelles. C’est ainsi que durant au moins deux semaines toute l’administration togolaise est transportée là-bas pour des recréations voulues pour certains, forcées pour d’autres. Toujours est-il que, comme au temps du Général président, personne n’a le choix. Il s’impose à tous et à toutes. Car comme le dirait l’autre, on ne peut rien contre son destin, pardon, contre les traditions.

Ils ne chôment pourtant pas
Beaucoup d’observateurs politiques de notre pays se demandent si cette année encore, tout le gouvernement togolais va passer une partie du mois de juillet à Kara pour assister aux « Evala ». Avant, c’était plus pour respecter les exigences à peine voilées du timonier national ; mais maintenant que les nouveaux ministres du gouvernement Faure-Kodjo, se sont lancés dans leurs missions respectives, qu’en sera-t-il ? Nous osons croire que la Ministre de la population, des Affaires sociales et de la Promotion féminine, Dr Kanny Sokpo-Diallo qui a déclenché une noble campagne ponctuée par des visites auprès des populations des zones inondées et insalubres à Lomé, ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Car, après les quartiers Kotokoli Zongo, Haoussa Zongo, Kitidjan, Nukafu, Forever, Djagblé, Awatamé, Todman, Nyékonakpoè-Boka etc.…, d’autres quartiers attendent de se consoler de ses visites. Histoire au moins de lui présenter à elle et à sa suite leurs doléances liées à la construction de latrines publiques, de canalisations, d’infirmeries et à la recrudescence de certaines maladies. Comme, on le voit, nos ministres ne chôment pas, et il serait mieux pour eux et pour nos populations, qu’ils se passent des « Evala » pour rejoindre leur boulot à Lomé.

La Dépêche 279

Du mercredi, 13 juillet 2005

5e conférence des chefs d’Etat de l’UA Syrte : L’Afrique s’invite à la cour des grands Le président.  Faure consacré par ses pairs
Titre à la Une notre confrère. L’envoyé spécial du journal, le confrère Apollinaire MEWENEMESSE revient sur le  sommet de l’UA qui s’est tenu  du 04 et 05 juillet 2005 à Syrte en terre libyenne,  l’occasion pour lui de faire un compte rendu détaillé du déroulement  des travaux de cette 5e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui a vu la participation de quarante trois chefs d’Etat dont le président togolais Faure E. Gnassingbé et d’indiquer au passage qu’avant l’ouverture des travaux « le Président en exercice de l’UA, le président nigérian Olusegun Obasanjo a rappelé la levée des sanctions qui frappaient le Togo et la Centrafrique. Il a officiellement  annoncé au nom de ses pairs la levée de ces sanctions estimant que la situation est redevenue normale dans ces deux pays. Les présidents Faure GNASSINGBE et le général Bozizé présents dans la salle, ont eu droit aux félicitations de leurs pairs pour leur brillante élection  », un geste qui, selon lui, consacre la victoire  de Faure Gnassingbé.

Mission spéciale de l’UE au Togo   : Il faut solder le passé
Estime notre confrère fort de ce que l’arrivée cette mission va permettre «à la Commission et au Parlement de l’Union Européenne d’avoir une position commune sur le dossier togolais ». En tout cas, espère t-il, « la mission de l’UE ne  se laissera pas prendre au piège de ceux qui continuent de rêver à une transition et à une nouvelle élection présidentielle » ou « qui ne cherchent qu’à prendre en otage le pays et à sacrifier le peuple sur l’autel  de leurs intérêts mesquins »

Confidentiel
-Un coup d’Etat en préparation déjoué
- Les forces de l’ordre en état d’alerte

Lit-on à la Une de notre confrère avec une photo d’un détachement du régiment para-commando de la garde présidentielle dans une parade militaire.

Selon notre confrère, les rumeurs qui avaient circulé dans les quartiers de Bè, Amoutivé selon lesquelles « l’armée des revanchards passera à l’attaque dès que les élèves seront en vacances » se confirment aujourd’hui par une prétendue agitation particulière qui se serait emparée des éléments des forces armées togolaises.  « Ces derniers jours, l’argent aurait beaucoup circulé dans les casernes… Des arrestations  opérées dans les champs de manioc dans la périphérie de la capitale ont permis de découvrir un vaste complot en préparation contre la République. Des éléments acquis au Commandant BOKO seraient du complot. Des mercenaires infiltrés dans les pays voisins seraient prêts à apporter leur assistance dès que les insurgés passeront à l’attaque », indique t-il

En tout cas, conclut le journal « les Forces Armées Togolaises (FAT) et les forces de l’ordre ont la situation en main et sont prêtes à parer à toutes éventualités »


Campagne présidentielle 2005 :   Les militants de l’opposition radicale réclament les comptes de leurs cotisations
Indique le journal. Rappelant que lors de la campagne électorale pour le scrutin du 24 avril, les leaders de la Coalition, « au lieu d’investir leur argent pour la campagne, ont préféré arnaquer les pauvres citoyens en lançant une opération de collecte de fonds »  par le biais des bons de campagne qui varient de 1000 à 100 0000 FCFA et que depuis l’échec de leur candidat ceux-ci sont muets sur les comptes pendant que leurs militants s’interrogent sur l’utilisation faite de leur cotisation, le journal souligne : « c’est dommage que ceux qui crient à la mauvaise gouvernance ne puissent pas donner l’exemple. M. Gilchrist Olympio véritable métronome de la coalition des six partis de l’opposition radicale puisque c’est lui qui a imposé son candidat devrait revenir au pays et faire  le bilan au lieu d’un meeting pour arnaquer de  pauvres militants excités et naïfs. Hier il les avait invité à affronter les forces de l’ordre avec des coupe-coupe, des cocktails Molotov, et des machettes en leur permettant ciel et terre. Aujourd’hui c’est la grogne au sein de la diaspora qui a beaucoup contribué et les nationaux qui n’ont pas hésité à mettre la main à la poche.

Si Gilchrist est le messie comme il le prétend, ces militants  attendent le compte de leur cotisation. C’est ça aussi la démocratie »

Le Togo vole de victoire en victoire : Alexandre 1er le prince héritier du Trône à Monaco
« Le Togo vole de victoire en victoire et les ennemis intérieurs et extérieurs ne savent plus où donner de la tête. Après le Mali qui a laissé une ardoise de 5 milliards de dégâts après la victoire des Eperviers sur les Aigles, c’est le tour du Sénégal de faire les frais du Rapt des Eperviers sur les Lions de la Teranga. Ici encore, la victoire des Eperviers a fait du mal à la nation de WADE. Bilan : trois disparus, un ministre des Sports, un Président de la Fédération et un entraîneur de renom perdent leur place. Le Sénégal et le Mali très médiatisés en Afrique et chouchou des bailleurs de fonds et des Organisations Internationales ont baissé l’échine devant un ‘’ petit’’ Togo, dit-on en crise et sevré de l’aide internationale.

On nous a prédit des échecs partout parce qu’ils nous ont imposé une crise artificielle. Non, le Togo ne fléchira pas au son des sirènes des revanchards et de leurs soutiens locaux et extérieurs.

Comme une victoire cache une autre, le Togo vient de se signaler là où on ne l’attendait pas. Un prince ‘’made in Togo’’ sera bientôt à la tête de la principauté de Monaco. Le petit Alexandre (1er) né de l’Union  d’Albert II avec une jolie Togolaise hôtesse de l’air sur Air France est le prince hériter du Trône à Monaco » écrit le journal.

Par ailleurs, le journal  s’insurge contre  ce qu’il appelle le racisme honteux de l’homme blanc, c'est-à-dire l’impossibilité pour le petit prince de succéder à son père du fait de sa peau noire et  demande aux Togolais de se mobiliser pour « réclamer vigoureusement le retour à la légalité à Monaco où les droits d’un prince Togolais viennent d’être bafoués par l’homme blanc »

Le Président BONGO sur RFI
-Alfa Oumar Konaré ne doit pas se prendre
pour un chef d’Etat
-L’opposition radicale togolaise, la plus radicale au monde
Le journal reprend ici l’interview que RFI a accordée au président gabonais lors du sommet de l’UA à Syrte.   

Guy Mario claque la porte à RFI
Titre de son côté notre confrère. Evoquant les conditions difficultueuses dans lesquelles travaillent les correspondants africains de RFI (exposées par Guy Mario dans son document), le journal indique : « visiblement, la grande Radio Mondiale RFI que les Africains aiment tant écouter, exploite les journalistes correspondants de l’Afrique au moment où leurs confrères Blancs bénéficient des avantages ‘’ insolents’’. ». Et à titre d’exemple, « lorsque le correspondant à N’Djamena (Tchad) M. Dieudonné Djonabaye a démissionné, son remplaçant Mme Stéphanie Braquet, une Française, gagne outre la pige, la prime prioritaire radio qui équivaut à 500 000 FCFA. Qu’elle envoie de papier ou non, elle a droit à ça »

Le Togo au bord de la disette : L’OSAT débordé par la demande
La Dépêche, quant à elle,  a choisi de faire un tour dans les points de vente du maïs organisée par l’OSAT dans la ville de Lomé  pour un tant soi peu soulager les populations démunies. Mais hélas !  Il nous décrit ici l’ambiance pas très agréable qui y règne et interpelle le gouvernement pour que des mesures coercitives soient e prises contre  les spéculateurs en  vue de finir avec cette situation car, «si elle perdure, on ignore de quoi demain sera fait » puisque « déjà, les prix des autres denrées et autres produits de première nécessité grimpent »

Forum de la Semaine 75

Du lundi, 11 juillet 2005

Evaluation des 22 engagements : L’UE dépêche une mission spéciale au Togo
Titre de son côté Forum de la Semaine dans sa manchette. Indiquant que cette mission arrive au Togo au moment où tout le monde attend la position officielle de l’UE (à rappeler que le commissaire européen Louis Michel avait ‘’pris acte’’ de l’élection de Faure tandis que le parlement européen de son côté avait demandé l’invalidation du scrutin et l’organisation de nouvelles élections) sur l’élection présidentielle controversée du 24 avril, le confrère se demande donc, « entre la politique du fait accompli adoptée par la CEDEAO et l’UA et le respect des normes démocratiques prôné par l’UE, de quel côté penchera le rapport final de cette mission délicate »

Entre grandes proclamations et legs  : Faure otage…d’Eyadema
En tout cas, c’est ce que constate le confrère au vu de ce qui se passe autour du nouvel élu contrairement à ce qu’il avait laissé entendre le 18 février 2005 lors du dernier congrès extraordinaire du RPT.

« Dans son speech, il avait clairement laissé entendre l’imminence d’une relève des jeunes. Beaucoup d’observateurs avaient alors conclu à un véritable « renouveau du RPT » et par ricochet cru en une véritable révolution qui pourra faire école dans le microcosme politique togolais dans lequel, depuis la libéralisation des partis politiques, on ne retrouve que les mêmes et uniques patrons, véritables « manitous » trônant au-dessus de leurs formations respectives. Mais les événements qui surviendront plus tard, après sa victoire controversée de la présidentielle, apporteront de l’eau au moulin de ceux qui prenaient ses propos pour de vilaines blagues.

On retrouve à ses côtés le même pléthore de conseillers, les mêmes qui officiaient dans le même registre dans les officines de Lomé 2 au temps d’Eyadema. Ici la seule ouverture notable est la nomination de Pascal Bodjona au poste de directeur de cabinet avec rang de ministre. Mais n’est-ce pas que ce dernier aussi est  une vieille connaissance des Togolais ?

C’est le même Faure Gnassingbé qui disait pendant la campagne électorale, qu’il est très difficile de se défaire de l’empreinte d’un parti trentenaire comme le RPT mais que ce n’est pas impossible. Mais aujourd’hui, tout semble indiquer qu’il est plutôt trop à l’aise avec les legs de son défunt père et s’en accommode fort bien s’il n’en est pas otage » écrit le journal

Le HCR- Ghana laisse mourir à petit feu les réfugiés togolais :  Témoignage sur les conditions de vie des réfugiés togolais au Ghana
Ce témoignage que reprend notre confrère a été réalisé par l’association ATOLLS (Association Toulouse  Lomé Solidarité) basée à Toulouse en France.

« La chose paraît invraisemblable au prime abord mais les  Togolais réfugiés au Ghana plus précisément dans la Volta Region  après les violences post électorales du scrutin du 24 Avril dernier, vivent un véritable calvaire.

Dans notre dernière livraison, nous vous avons présenté une série de photos assez expressives de leur état de dénuement total : abris de fortune, salles de classe servant de dortoirs, absence d’infrastructures sanitaires et presque pas de prise en charge si ce ne sont quelques bonnes œuvres et initiatives privées.

En fait, aussi bien le HCR-Ghana que le gouvernement ghanéen ne semblent s’émouvoir outre mesure  de la présence des réfugiés togolais contrairement au cas du Bénin. Tout est fait pour rendre la vie impossible à ces Togolais qui ont craqué devant la répression aveugle des militants de l’opposition qui a suivi la présidentielle du 24 Avril. Beaucoup de témoignages attestent le désespoir de ces réfugiés.

L’ATOLLS (Association Toulouse Lomé Solidarité) basée à Toulouse en France a été sur le terrain par la personne de sa présidente Myriam Collado. Son témoignage est très émouvant et scandaleux. Elle dénonce la curieuse léthargie du gouvernement Kufuor et les pratiques révoltantes de ces humanitaires d’un autre âge qui peuplent le HCR-Ghana. Elle se pose également beaucoup de questions sur les conditions et la faisabilité d’une étude que le UNHCR a mené du 7 au 9 juillet pour l’amélioration des conditions de vie des réfugiés » écrit le confrère avant de publier le témoignage.

Prison civile de Kara : Extinction un à un des militaires proches de Biténiwé :  Le tireur d’élite Denan est mort dans des conditions déplorables
Révèle le journal qui indique que le décès de ce tireur d’élite serait intervenu dans la nuit du jeudi 07 au vendredi 08 juillet au CHU Campus de Lomé où il a été ramené histoire de prouver qu’on prend bien soin de lui. 

«Il faisait partie des militaires jugés proches du Lieutenant-colonel Kuma Biténiwé arrêtés et détenus actuellement à la prison civile de Kara où ils étaient transférés dans la nuit de samedi 12 au dimanche 13 février 2005. Le tireur d’élite Denan, étant dans le coma depuis plusieurs jours, suite à une maladie qui reste à identifier, fut ramené au CHU Campus,  histoire de prouver qu’on prend bien soins d’eux et qu’il est dans un grand hôpital alors que l’on savait sa situation irréversible depuis Kara. Il rendit l’âme juste le lendemain», écrit le journal qui indique que, arrêtés à quatorze dans une affaire fictive et détenus longtemps à la gendarmerie avant d’être déférés à la prison civile de Kara à la faveur des 22 engagements, ces militaires vivent dans des conditions inhumaines et s’éteignent un à un,  de quatorze, ils ne sont que onze aujourd’hui. Aussi, interpelle t-il les associations de défense des droits de l’homme pour qu’elles exigent leur libération

Tragédie de la lagune :  Un rescapé raconte :  La hargne et l’agressivité des forces de l’ordre contre de paisibles manifestants étaient indescriptibles
Suite au coup d’Etat militaire qui a porté le fils du général Eyadema après le décès de celui-ci, Lomé la capitale du Togo a été le théâtre des manifestations violemment réprimées par les forces de l’ordre. Forum de la Semaine a tendu son micro à un rescapé de la répression des forces de l’ordre dans le quartier de Bè le 27 juin qui raconte la tragédie vécue. Il s’agit de Anthony Kafui Komlan 

Lutte contre l’impunité : La société civile se mobilise
Titre notre confrère qui indique que, la Coalition Togo contre l’impunité, Amnesty International-Togo et ses partenaires était devant la presse le 30 juin dernier pour appeler la direction de l’Union Africaine à ce que Charles Taylor soit remis au Tribunal spécial de Sierra Leone. Selon notre confrère, « les organisateurs de cette rencontre entendent maintenir la pression sur le président nigérian Olusegun Obasanjo et ses pairs pour respecter non seulement les normes internationales relatives aux droits humanitaires et aux droits humains mais aussi l’acte constitutif de l’union africaine (UA) afin que justice soit faite » 

La Montagne ‘’Chirac’’ a accouché d’une souris: Londres a ri puis pleuré.
Titre notre confrère à  propos du choix de Londres au détriment de Paris pour organiser les jeux olympiques de 2012 et les vagues d’attentats qui ont secoué la capitale londonienne après la décision du CIO.

Forum de la Semaine 76

Du jeudi, 14 juillet 2005
Rumeur ou Vérité ?
Un coup d’Etat contre Faure déjoué !
S’interroge mon confrère dans sa manchette. Selon le journal, c’est  La Dépêche, « un journal-maison du mercredi passé » qui a étalé « ce qui se dit en douce à sa une : ‘’ confidentiel : un coup d’Etat en préparation déjoué’’ »

« Après un laborieux exercice qui passe par le rappel d’un prétendu achat d’armes par Gilchrist Olympio et une partie de la diaspora togolaise, des rumeurs qui auraient circulé à Bé et Amoutivé selon laquelle ‘’ l’armée des revanchards passera à l’attaque dès que les élèves seront en vacances’’, le confrère trouve confirmation de tout cela dans une particulière agitation qui se serait emparée de nos militaires. 

Evidemment, tout cet étalage ne fait pas voir plus loin que le bout du nez. Faure Gnassingbé, le principal  concerné se la coule douce dans la Kozah en sacrifiant à  la lutte des Evala. Aucun communiqué officiel ni remous particulier ne transparaît du côté de la Présidence de la République. Mais les informations persistent : ‘’ il y a eu quelque chose’. Quoi ? », indique le journal

Mission de l’UE au Togo : La Coalition prouvera aujourd’hui  que les 22 engagements  sont caducs
« Au cours de cette rencontre, les partis politiques de l’opposition taxés abusivement de radicaux par le pouvoir en place, essayeront de convaincre la mission conduite par Anna Silvia Piergrossi et Denis Thielin que les 22 engagements sont caducs et  ne répondent plus concrètement au contexte actuel. En effet, ces engagements ont été pris pour contrer les dérives d’une dictature installée depuis environ quatre décennies et surtout incarnée par un certain… Gnassingbé Eyadema assis sur des réseaux internationaux redoutés.

De nos jours, cette page est pratiquement tournée. Même si le système implanté par feu Eyadema semble avoir la vie dure, il faut reconnaître que l’incarnation s’est effacée. La dictature ayant pris un autre visage, les maillons de sa hideuse chaîne doivent se confronter à de nouveaux antidotes pour un démantèlement efficient », ainsi résume notre confrère la position de la Coalition exprimée par le Prof Gnininvi qui,   lors l’émission 7 sur 7 de la TV7, affirmait : les 22 engagements ont été écrits dans un contexte. Ce contexte a changé parce que nous devons reconnaître que pendant plusieurs décennies au Togo, nous étions tous de gré ou de force, obligés de nous ordonner par rapport à une personne. Qu’on soit de l’opposition ou de la mouvance présidentielle, il y avait un pilier central autour duquel tout le reste est ordonné. Ce pilier central n’existe plus aujourd’hui, ce pilier central était un peu ce qui était dans l’ombre de ces 22 engagements. Ainsi les trois quarts de ces engagements, si vous les révisez, concernent les droits de l’Homme et les libertés publiques. J’espère que ce pilier central n’étant plus là, les gouvernements successifs légitimes ou pas ne vont plus s’inscrire dans de pareilles pratiques. En clair, conclut-il « l’opposition va remettre sur le tapis, le contentieux de la présidentielle et demander la prise en compte du scrutin présidentiel aux côtés des législatives, uniquement considérées par l’UE au sein des 22 engagements »

Crise togolaise : Les surprenantes révélations du Président gabonais : Bongo avait montré le chemin à Faure
Le journal revient ici sur certains passages de l’interview que RFI  a accordée au président gabonais Omar Bongo Ondimba, notamment les passages relatifs aux conseils que le président Bongo aurait donnés  à Faure,  démissionner et prendre la tête du parti que son père a créé et revenir après (chemin à suivre) et la réaction qu’il a faite à la décision des militaires (ils ont l’honnêteté morale et intellectuelle… Allez, on prend le petit. Parce que le petit, son père est du Nord, la mère du Sud. Il fera la jonction et il fera l’unification du Togo)

« N’est-ce pas qu’on comprend mieux pourquoi les Occidentaux prennent les Africains pour des primitifs ? Quand ceux qui sont sensés être les représentants de tout un peuple se complaisent dans des analyses et approches de solution aussi légères  d’un problème aussi crucial que cette  monarchisation  d’une République établie, ne faudrait-il pas leur donner raison ? 

On s’étonne qu’Omar Bongo Ondimba ne se soit pas levé contre une telle argumentation. Pire il y trouve une certaine honnêteté morale et intellectuelle. C’est tout à fait inconcevable en ce siècle de mondialisation que les gouvernants africains soient toujours à l’ère primaire où la hiérarchisation dans la conduite de la société s’établit au gré de la force brute et non de l’expression populaire de ses composantes. Pourquoi Omar Bongo Ondimba croit-il que les militaires peuvent tout décider au gré de leurs humeurs ? », s’interroge le journal

Confidentiel : Deux ministres se querellent au sujet d’un bureau
Les ministres en question sont le ministre de la Sécurité, le Colonel Laokpessi et le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, M. Foli-Bazi Katari  se disputeraient le  bureau du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation  fractionné en deux. 

« Les deux détenteurs des portefeuilles de ce Ministère fragmenté se livreraient une guerre sans merci pour pouvoir siéger au plus luxueux des locaux des Ministères du Togo face au palais de la Justice à Lomé » indique le journal. A en croire notre confrère, « le contentieux serait tranché en faveur du détenteur du portefeuille de l’Administration territoriale et de la décentralisation », le ministre de la sécurité pouvant continuer « à Ministrer  chez lui à la maison avec toutefois une promesse dans sa gibecière : travaux de réfection en vue au Palais de l’Entente sis rue de l’OCAM ».

« Entre nous, le Togo en crise, a-t-il besoin de l’équivalent de la population de la Chine populaire comme ministres pour juguler sa crise ? » se demande le confrère.

De la victoire de l’emblématique maïs à sa pénurie

Ironise Forum de la Semaine. Parlant de la montée exponentielle du prix du maïs sur les marchés et la tentative infructueuse de l’OSAT de pallier le problème, le journal indique « pénurie puis inflation du prix du maïs au Togo ?. Déconcertant ! Normalement au Togo, par les temps glorieux que nous vivons, le maïs devrait couler à flot ! Après tout, c’est l’emblème victorieux. On aurait dû clamer : vive l’abondance »

Prison civile de Kara : Les « Subversifs » libérés
Dans son édition n° 75, notre confrère dans un article intitulé Le tireur d’élite Denan est mort dans des conditions déplorables  exprimait sa crainte de voir les militaires jugés proches du Col Biténiwé s’éteindre un à un suite au décès dans des conditions effroyables du tireur Denan et invitait les organisations de défense des droits de l’homme à exiger leur libération. Quarante huit après la publication de cet article, le président Faure Gnassingbé qui se trouve depuis le début des Evala dans la Kozah vient de libérer les 11 militaires qui restaient des 14,  une décision que  le journal salue tout indiquant que « la décence aurait voulu que ces militaires, au lieu d’être laissés juste au portail de la prison, soient au moins accompagnés chez eux ».

En tout état de cause, conclut-il, « l’histoire, tout en reconnaissant au régime la noblesse de sa décision de libération de ces  prisonniers spéciaux, regrettera la disparition tragique de 3 soldats parmi les quatorze surtout le dernier cas, celui de Denan qui pourrait être évité si cette libération était advenue un peu plus tôt »

Quand la politique rime avec sagesse (ndlr) :  Kérékou ne se présentera pas aux présidentielles de 2006 et conserve la constitution
Sous ce titre, notre confrère reprend un article de l’agence  IRIN.

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 59

Du vendredi, 15 juillet 2005
Rencontre de la Mission de l’UE avec les partis : La Coalition pose des exigences
Titre à la Une Le Canard Indépendant qui y publie une photo du prof. Gnininvi qui a  réagi, au nom de la Coalition, à la presse au sortir de sa rencontre avec la délégation de l’UE. Et le publie en page intérieure P6 les réactions de Cornélius Aïdam de la CPP, Harry Olympio du RSDD et du Prof au nom de la Coalition

Mise en œuvre des 22 engagements :  Une délégation de l’UE en mission au Togo
Titre de son côté Le Canard Indépendant qui évoque la visite que la délégation de Silvia Piergrossi a effectué le 13 juillet dernier dans les prisons de  Vogan et d’Anèho et la rencontre qu’elle eue avec les  autorités traditionnelles de ces localités en compagnie des ministres Katari Foli-Bazi de l’Administration territoriale et de la décentralisation, et Mawutoè d’Almeida des Relations avec les institutions de la République, et du Chargé d’affaires de l’UE au Togo, M. Gilles Desquelles.

Crise ivoirienne : Gbagbo veut récupérer ses avions à Lomé
Titre également notre confrère dans sa manchette qui précise que cette information a été rapportée par le confrère Nord-sud dans son édition du 13 juillet 2005. 

Le Togo au menu des discussions à Bruxelles en août prochain
Mentionne notre Le Canard Indépendant dans sa page Confidentiel. Selon notre confrère qui cite des sources proches de l’opposition radicale togolaise à Paris, « un débat sur le Togo aura lieu le 29 août 2005 à Bruxelles entre européens. Ce débat qui connaîtra la présence de certains leaders de l’opposition togolaise à l’étranger ainsi que des ténors de la diaspora togolaise, aura pour principal objectif de faire le tour d’horizon de la situation sociopolitique  qui a prévalu au Togo, depuis le décès le 05 février 2005 du général Eyadema, jusqu’à l’élection présidentielle controversée du 24 avril 2005 ». Il sera également question, ajoute le journal, des réfugiés togolais au Bénin et au Ghana.

Fort des expériences passées de ces initiatives de la diaspora togolaise dans son approche de solution à la crise togolaise, le journal se demande : « à quel résultat pourra aboutir le débat annoncé du 29 août 2005 sur le Togo ? La seule certitude demeure que l’opposition radicale est réputée dans les forumshiping qui consistent à faire du lobbying à travers les chancelleries de par le monde, sans réel succès »

Flambée vertigineuse du prix du maïs :   Le Togo menacé de famine
Mentionne le journal qui ne voudrait pas être du reste devant cette situation qui menace la vie ses concitoyens et qui interpelle en premier chef les dirigeants qui, malheureusement,  gardent un silence radio

Dans sa rubrique
Ma Lettre
Engagements, quand vous tenez bon !

Comme une ombre qui suit son homme, les 22 engagements souscrits par les autorités togolaises le 14 avril 2004 auprès de l’Union européenne pour corriger le déficit démocratique, continuent de déranger le sommeil des nouvelles autorités au pays abandonné à lui-même dans la précipitation par le contractant en chef des engagements, le général Gnassingbé Eyadema. Une certaine opinion avait souhaité que ce dur labeur incombe à la bande à Koffi Sama qui est parti sur la pointe des pieds. N’est-ce pas à lui qu’a été confiée, par les soins d’Eyadema, la direction du dialogue national à ouvrir avec l’opposition traditionnelle dans un cadre structuré et transparent ? Une autre opinion voudra que la bande à Faure Gnassingbé ne soit pas comptable devant le peuple, des 22 engagements. Seulement, d’un côté, comme de l’autre, les 22 engagements sont là, imperturbables et s’imposent plus que jamais aux autorités togolaises tout court. La raison est qu’en réalité, il y a eu déficit démocratique au Togo et la communauté internationale ne saurait rester indéfiniment muette.


De ces déficits démocratiques, on a su identifier des dérives liées au non respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’organisation des parodies d’élections, l’érection de la mal gouvernance en méthodes privilégiées de gouvernement, autant de travers qui ont sérieusement mis à mal le processus démocratique en cours et entamé la confiance au sein de la classe politique. Il fallait trouver une issue, les sanctions économiques internationales ayant montré leurs limites. Loin d’être la panacée, les 22 engagements, véritable pied dans le plat, constituaient donc la donne de l’espoir et de l’assurance que les Togolais pouvaient sortir de l’ornière. Seulement, il se fait qu’à côté des 22 engagements, il y a deux facteurs ou plutôt deux écueils à savoir, la mise en œuvre et les acteurs devant y concourir.

Beaucoup plus que la souscription, la mise en œuvre des engagements constituait le nœud gordien, même si elle était appelée à témoigner de la volonté des autorités du pays. Quelques mois après la souscription des 22 engagements, une mission de suivi de l’UE dépêchée au Togo avait conclu à une « avancée notable », mais en fait, la réalité est tout autre. En dehors de la dépénalisation des délits de presse et de libération de prisonniers triés sur le volet, nombre d’autres lenteurs affichées ou supposées, freinaient sérieusement la mise en œuvre des 22 engagements. Ces lenteurs ont trait aux chapitres des engagements relatifs à l’organisation des élections et à la tenue du dialogue national. Fallait-il organiser les élections sur la base du code électoral tripatouillé et réduit à sa portion congrue, ou plutôt sur la base d’un cadre électoral incluant donc la constitution elle-même « toilettée » ? Que ce soit sur la base de l’un ou l’autre de ces institutions, les mécanismes d’organisation et de contrôle des élections devront être efficacement révisés de sorte qu’ils répondent aux exigences de la majorité. Ce travail ne fait pas moins partie de la mise en œuvre des 22 engagements qui demandent de « procéder à une révision du cadre électoral » afin de garantir « un processus électoral transparent et démocratique et acceptable par toutes les parties ». Le problème ici réside dans la volonté de réellement se décider à mettre en exécution les 22 engagements. D’un camp à l’autre au sein de la classe politique, les vues sont loin d’être uniques, tant les intérêts sont têtus.

Depuis le début du processus démocratique, à ce jour, la vérité est établie que le pouvoir ne peut organiser des élections claires et démocratiques qui signeraient de facto sa reddition. Il a donc intérêt à tripatouiller les textes ou à les garder « toilettés » pour des causes iniques et à son seul service. Moralité, le plus ardu dans la volonté de mettre en œuvre les 22  engagements