Revue

 

Tribune

 

Politique

 

Culture

 

Société

 

Sites

 

11 juillet 2005

Revue de la semaine du 04 au  10 juillet 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour  
 
Le Combat du peuple   505

Du lundi, 04 juillet 2005

Notre confrère a consacré cette édition portée à 12 pages au discours programme du Premier ministre Edem Kodjo
Dossier La face hideuse de la «Radio mondiale» : Le Correspondant Guy Mario démissionne de RFI pour clause de conscience
Lit-on à la Une de Le Combat du Peuple qui, sans dire exactement les raisons qui ont contraint notre confrère Guy Mario à la démission, s’est contenté simplement de rappeler le contexte difficultueux dans lequel  a évoqué le correspondant local de RFI et de tirer à boulet rouge sur RFI en traitant de tous les noms d’oiseau tous ses journalistes du Service Afrique.

« Mais la situation deviendra autrement plus invivable pour  lui à partir de l’an 2002. C’est en ce moment-là que peu à peu, des jeunes loups débarqués dans la bergerie avaient commencé à s’accaparer avec une rare voracité de tout dans la maison. Des journalistes à qui on ne connaissait aucun passé au Togo avaient commencé à se réclamer spécialistes de notre pays. Enfermés dans les quatre murs des bureaux et studios parisiens, ils racolent par téléphone par-ci, par-là, quelques bribes d’informations forcément orientées, sur la base desquelles ils échafaudent des dossiers à sensation qu’ils balancent à volonté sur la «Radio mondiale».

Ces pseudo-spécialistes du Togo dont on connaît les accointances avec certains milieux politiques togolais n’avaient en réalité qu’une ambition : supplanter le correspondant en place. Ainsi, alors qu’il avait maille à partir avec le pouvoir, Guy Mario devait affronter l’adversité de certains membres de l’opposition qui le vouaient aux gémonies et combattre ses détracteurs, qui au sein de la boîte, voulaient le voir remplacé », indique t-il avant de relever ce qu’il appelle l’autre dimension de cette affaire c’est-à-dire, le vrai visage de RFI.

« Les vérités révélées par nos enquêtes surprendront certainement plus d’un observateur. Mais au Combat du Peuple, cela ne nous étonne pas outre mesure. Nous avons appris depuis quelque temps déjà, à connaître cette station de radio internationale dont nous avons eu à dénoncer certains travers. En effet, pendant toute la période que durait la crise togolaise et surtout avec les événements qui ont suivi la brusque disparition du Président Eyadema, RFI s’est négativement illustrée dans notre pays. On savait plusieurs journalistes de la Radio mondiale, peu respectueux des autorités régulièrement établies de nos pays africains. Ils ont pour noms : Ghislaine DUPONT, Karine FRENK, Olivier ROGEZ, Cyril Ben Simon, Christine  MURATE, Donaï LEDU, Christophe BOISBOUVIER, Kathérine Nina, etc. Mais dans le cas du Togo, ces bien-pensants donneurs de leçons qui pourtant traînent des casseroles, s’illustrent par une dérive politicienne et des ingérences à mots à peine couverts dans les affaires intérieures du pays. Au lieu de s’en tenir aux faits, rien qu’aux faits comme le veulent les règles de notre profession, RFI prend le vilain plaisir de distiller des commentaires tendancieux de nature à embraser une situation qu’on s’emploie à gérer pour éviter l’explosion. De l’équilibre dans le traitement des informations, elle n’en a cure. Elle préfère braquer les citoyens pour les opposer les uns aux autres. Quel sentiment veut-elle par exemple que les militaires nourrissent envers les populations civiles lorsque dans des reportages fantaisistes, elle décrit comment ‘’des militaires, armes aux poings, détalent devant des civils aux mains nues comme des lapins’’ ? Quelle réaction vient-elle provoquer auprès des hommes en treillis lorsque de façon itérative, elle laisse entendre qu’au Togo ‘’l’armée est ethnique, divisée’’, etc. ? », souligne le confrère qui cite des exemples qui, selon lui,  démontrent comment les journalistes RFI donnent dans le traitement partial des informations sur le Togo. « Après la mort du Président Eyadema jusqu’à l’élection du 24 Avril dernier, on a tous vu la manière dont RFI a fonctionné au Togo. Pendant les troubles qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires de l’élection, on a encore vu ses journalistes à l’œuvre. L’envoyé spécial Olivier Rogez était plus prompt à envoyer des papiers
alarmistes qu’à aller sur le terrain constater de visu les dégâts ou vivre ce qui se passait. Il lui était même arrivé d’entendre crier depuis le quartier Bè à plus de  5 Km des slogans hostiles à la France et des crépitements d’armes à feu alors qu’il se trouvait lui-même à un des derniers étages de l’Hôtel Corinthia 2 Février c’est-à-dire au 35e. Mensonge grotesque pour qui connaît la capitale togolaise » indique t-il

En tout état de cause souligne le journal, « il faut reconnaître qu’il n’a cédé que pour une clause de conscience. Il avait certainement tout le loisir de rester RFI et d’y faire carrière avec tous les avantages que confère ce choix. Mais que valent les gains d’un individu qui, pour y accéder est obligé de jouer le jeu contre-nature d’une radio qui visiblement veut embraser son pays ? »

Périple du Premier ministre à Bruxelles, au Luxembourg et à Paris M. Edem KODJO fait le point de sa tournée
Le journal revient ici sur le périple européen du premier ministre Edem Kodjo et rapporte dans les moindres détails les temps forts de ce périple et le point de presse qu’il  a tenu le à l’aéroport international de Lomé le dimanche 26 juin à sa descente d’avion.

Motion d"information 311
Du lundi, 04 juillet 2005

Devant les députés de l’assemblée monocolore RPT : 
Edem Kodjo fait allégeance à Faure et parachève son ralliement au régime Gnassingbé Père & Fils
Lit-on à la Une de notre confrère avec dans l’angle gauche les photos de leurs Excellences  Edem Kodjo, premier ministre et Faure Gnassingbé, président de la République.

Commentant quelques extraits de cette déclaration de politique générale «  qui n’est pas  sans rappeler celle faite en Juin 1994 par le même Edem Kodjo, alors premier ministre de Gnassingbé père »   présentée samedi 02 juillet dernier par le premier ministre devant les députés RPT, notre confrère indique : « vaste programme pour un premier ministre et un président dont tout le monde sait qu’ils sont loin de détenir entre leurs mains, la réalité du pouvoir d’Etat au Togo. La seule chose qui ressort de la déclaration d’Edem Kodjo, c’est la confirmation de son allégeance à Faure et de son ralliement au régime Gnassingbé Père & Fils pour la reconstitution de la grande famille RPT »

Empêtré dans ses propres contradictions :  Edem Kodjo se fait discréditer par un démenti de l’UE sur la question des réfugiés
En tout cas, c’est ce qui croit notre confrère après le  communiqué en guise de mise au point aux déclarations du premier ministre publié vendredi 1er  juillet dernier par la commission européenne. Pour le journal, « cette mise au point claire et nette de l’UE sonne comme un démenti cinglant aux propos mensongers du premier ministre lui-même et à la honteuse propagande orchestrée par un régime visiblement en quête de légitimité et qui pressent la lourdeur et la difficulté de la tâche qu’il s’est assignée ». Aussi pense t-il que  « tant que des Togolais continueront à fuir leur pays pour se réfugier chez les voisins, il serait difficile pour les nouveaux maîtres du Togo de faire croire que la situation togolaise connaît un début de normalisation ».

« Quand Edem Kodjo et Faure Gnassingbé, tels des anges, promettent, la main sur le cœur, d’organiser des élections législatives dans le respect scrupuleux des droits de l’homme et des 22 engagements, personne ne les prend au sérieux. Les Togolais en ont probablement assez d’être pris pour des imbéciles »  souligne notre confrère pour qui «la question des réfugiés est avant tout, un problème politique. On ne pourra le résoudre qu’en s’attaquant prioritairement aux problèmes de la violence et de l’insécurité institutionnelles » 

Pour la première fois en France : Une femme a été «ordonnée» prêtre
Titre en couverture notre confrère avec la photo de  la dame Geneviève Beney ordonnée prêtre. Selon Motion d’Information, la cérémonie d’ordination de Geneviève Beney, petite femme discrète de 55 ans, mariée à un protestant et sans enfant, première en France, a eu lieu samedi dernier à Lyon sur une péniche qui a remonté la Saône avec quelque 60 personnes à bord et a été présidée par trois femmes ‘’évêques’’.

Pour le journal, « le moins que l’on puisse dire, c’est que se l’Eglise catholique se trouve aujourd’hui confrontée à un grave dilemme ; elle doit se battre désormais sur au moins deux fronts : le mariage des prêtres et l’ordination des femmes prêtres ».

En conséquence et fort de la multiplication des affaires de pédophilie impliquant des prêtres due au célibat des prêtes et du risque de nouvelles divisions au sein de l’Eglise catholique, le journal  se demande : «l’Église catholique pourra-t-elle, à l’avenir, ne pas évoluer et ne pas se renouveler et dépasser les théologies patriarcales et matriarcales pour modifier les structures actuelles ? »   
Agni l'Abeille 40
 Du mardi, 05 juillet 2005
Cinq heures pour convaincre : Edem Kodjo entre urgences et priorités
« Si d’avance on savait que la confiance était acquise, on ignorait tout de même que les honorables députés du Palais des congrès étaient aussi prolixes. Le Programme de M. Edem Kodjo se présente d’abord comme un vaste chantier où l’on ne saurait par où commercer. Néanmoins force est de constater que M. Kodjo a mis la priorité sur la réconciliation et la réduction du chômage.  Le Togo unis et prospère va être une réalité pour tous  a-t-il indiqué. Chrétien pratiquant, M. Edouard Edem Kodjo n’a pas manqué de puiser dans ses connaissances théologiques pour éclairer son auditoire sur la nécessité de moraliser la vie politique de notre nation » écrit notre confrère qui revient en commentant sur certains aspects de du discours programme du premier ministre avant de conclure : « M. Kodjo a obtenu 70 voix sur 70 après 5 heures d’horloge, c’est symbolique mais c’est à l’œuvre qu’on voit l’artisan. Nul ne doute du patriotisme du coq mais la jeunesse togolaise serait-elle optimiste ? »

Violences post-électorales : Déjà des noms circulent à l’ONU. La peur s’empare de certaines personnes
En attendant le rapport de la mission de l’ONU qui a terminé ses investigations le 24 juin dernier notre confrère indique dans sa page confidentiel que « déjà certaines personnes ayant été conscientes de leur implication dans les exactions ont le feu aux fesses. Elles ont peur car leur nom circulent dans les couloirs de l’ONU et sûrement que ces noms seront transmis au TPI »

Survie en deuil, François-Xavier Verschave n’est plus
Titre le journal à propos du décès de
François-Xavier Verschave, survenu le 29 juin 2005.
Affaire «déflatés de Air Afrique» :
Air France refuse de payer les 5 milliards

C’est un article de Le Temps que notre confère a repris.

Discours de la Baule 
:Quinze ans, et presque rien 

C’est le constat fait  notre confrère  L’Observateur dans cet article  que Agni L’Abeille a
repris pour ses lecteurs

Le Regard 448

Du mardi, 05 juillet 2005

Le gouvernement face au défi des nouvelles élections législatives

Titre Le Regard dans sa manchette. Relevant que l’un des premiers tests du gouvernement pour la renormalisation des relations entre le Togo  et les partenaires occidentaux,  est « la mise en œuvre des vingt deux engagements qui devra être sanctionnée par l’organisation des élections législatives et locales », le journal pense que le gouvernement, « s’il veut renouer avec les partenaires européens, a donc intérêt à prendre des mesures d’apaisement et à faire suite aux principales revendications de la Coalition dont la reforme du code électoral et de la Constitution ». Selon lui, «  il lui faudra rechercher le consensus ou en tout cas, amener la Coalition à s’intéresser au nouveau processus électoral et à s’y engager effectivement. »
« Les autorités françaises exhortent le Togo à ouvrir un dialogue pouvant conduire à la normalisation de la situation et un consensus en vue de la tenue des élections législatives. Mais les autorités togolaises accepteront-elles un accord sous l’égide duquel un gouvernement de Transition organisera les prochaines élections ? », s’interroge mon confrère. En tout cas, conclut-il, « il ne serait plus question de dire comme d’habitude – pour justifier les hold up électoraux – que l’élection est imparfaite et qu’il faut accepter les résultats truqués parce qu’il n’y a jamais d’élection parfaite ici bas »

Projet de gouvernement de Kodjo II
Titre notre confrère dans sa manchette qui publie un extrait du discours programme notamment les volets Réconciliation, Relance de l’économie et Changement de société,  puis les réactions du CAR et de la CDPA à ce discours programme.

Mésaventure de l’Harryviste
Dans ce petit billet, le journal révèle que si l’ancien ministre Harry Olympio et candidat malheureux à la présidentielle du 24 avril 2005 est très remonté contre le Premier ministre Edem Kodjo à qui il a  demandé de rendre son tablier, « c’est
que l’Harryviste a passé tout son temps à faire les yeux doux et les salamalecs au Président Faure pour siéger au gouvernement. En vain ». C’est ainsi, indique t-il qu’, « il  aurait réclamé d’être nommé Ministre d’Etat. Rejeté par le chef de l’Etat, il n’a trouvé d’autres solutions que de  déverser sa colère sur le Premier ministre » 

La double réputation de Suzanne Aho
« De toutes les femmes ministres du précédent gouvernement, seule Suzanne Aho a été maintenue. Le visage innocent, fatigué en apparence, elle a plutôt de l’énergie à revendre. L’infatigable Suzanne  a la curieuse réputation d’être redoutée à la fois par les fonctionnaires de son département qui la jugent trop dure et d’être favorablement appréciée par les populations et plus particulièrement les femmes pour son dévouement à la cause des couches sociales  déshéritées et des enfants. Très rigoureuse, elle aurait horreur du repos, désertant son bureau pour le terrain et contrôlant tout. De quoi agacer des fonctionnaires abonnés au laxisme » écrit le journal

Un cadeau empoisonné pour Kantchati
En tout cas, c’est selon notre confrère qui explique pourquoi la nomination de  M. Okoulou Issifou Kantchati au poste du ministre de l’environnement est perçu comme un cadeau empoisonné.

« M. Kantchati est originaire de Mango, dans l’Oti, une préfecture  qui a toujours subi la rigueur des politiques d’environnement. Dès qu’on parle de Faune, les Mangolais,  forts des expériences douloureuses du passé, pensent qu’on veut privilégier les animaux au détriment de leurs intérêts. Dans un passé récent, un projet de réhabilitation  des aires protégées financé par l’Union Européenne a occasionné des scènes  de violences et l’armée a dû intervenir pour réprimer les contestataires »


Dans sa rubrique humoristique
ça vous regarde, notre confrère s’est intéressé à certains événements vécus et vus 
UN « DISTRAIT » À  « L’ENSABLÉE »
Il y a quelques jours, on se demandait ici même, ce  que devenait Natch, celui qui a appris aux RPiTeux   à tout prendre. Eh bien, Natch n’a pas  mis long pour montrer sa barbiche. Ceux qui étaient au Palais des Congrès samedi dernier lors du discours programme du «premier des ministres» et ceux qui ont suivi la retransmission à la  TVT, ont vu l’homme en boubou avec un bonnet vissé sur le crâne.

Pendant le discours du Premier Ministre, alors qu’il était assis au premier rang, tel  un élève turbulent, celui qui avait traité d’ « étudiants » les observateurs de l’UE en 1998, perturbait ses voisins en leur racontant, on ne sait quoi. Après avoir importuné pendant quelques minutes l’un et l’autre de ses voisins de gauche et de droite, il s’était levé pour aller, on ne sait où.

Nombre de ceux qui ont suivi la scène ont parlé d’un touriste distrait  à l’Ensablée.

UNE IDÉE LUMINEUSE !
L’une des préoccupations proclamées par   les nouvelles autorités du pays demeure la réconciliation. Le Roi  Kodjo 2 l’a plusieurs fois évoquée dans son discours programme. L’un des aspects et non des moindres de cette réconciliation est celle qui doit intervenir entre l’armée et la nation. Pendant longtemps, on a chanté et loué l’intégration de nos treillis à la nation.  Mais cela n’a pas empêché ce que l’on sait, à l’occasion de la dernière élection présidentielle. Il y a donc quelque chose à corriger pour que cette intégration soit réelle. C’est pour parvenir à ce résultat que, samedi dernier, dans son discours programme, Kodjo 2 a parlé d’une série de journées « portes ouvertes »  dans  les ... camps.

L’idée a fait sourire certains. D’autres, après avoir entendu le Roi se sont dits que ce dernier doit ignorer lui-même beaucoup de choses concernant nos treillis et l’institution qui les gère. Il reste maintenant  que le Roi démontre à tous  qu’il sait bien de quoi il parle.

EN ATTENDANT LE RAPPORT…
Arrivée au Togo le 13 juin dernier, une mission d’enquête de la Commission des Droits de l’homme de l’ONU a investigué sur les violences et les violations des droits de l’homme ayant émaillé le récent processus électoral au Togo, violences qui ont finalement poussé des milliers de nos compatriotes sur le chemin de l’exil au Ghana et au Bénin.

Pendant les deux semaines qu’a duré cette mission, les membres ont rencontré une pléiade de Togolais, écouté divers témoignages et constaté des dégâts. Il y a quelques jours, ils sont retournés d’où ils étaient venus, avec la ferme promesse de rendre copie de leur rapport à qui de droit dans les semaines à venir. Ce qui veut dire que l’on doit s’attendre à un nouveau rapport sur le Togo dans les jours qui viennent. On peut se réjouir de ce que, très prochainement, la lumière sera faite sur ces tristes événements survenus dans notre pays.

Mais, alors que certains se réjouissent de cette perspective, d’autres sont pris par une sorte d’anxiété. On raconte que dans les milieux proches des treillis, on redoute la vérité. Ce qui est, en fait, un malaise pour rien. Car la Commission ne découvrira certainement pas quelque chose  que tout le monde ne connaisse déjà. Qui, dans ce  pays ne sait pas que des treillis ont joué un grand rôle dans cette affaire en allant molester violemment de paisibles citoyens jusque dans les chambres à coucher ? Qui ne sait pas que certains parmi eux ont tiré sur des « cibles mobiles » ? Tout le monde le sait. Ce que les uns et les autres veulent par contre découvrir, c’est, qui sont derrière ces actes barbares. Puisse la mission envoyée au Togo par la Commission des droits de l’homme de l’ONU faire toute la lumière sur ce point.

INVERSION DES RÔLES AU SOMMET
Lorsqu’il était arrivé au pouvoir en 1967, feu le Timonier avait très vite habitué les Togolais à un son rythme de travail. Il traversait tous les matins la ville de Lomé pour se rendre au Palais de la présidence en bordure de mer. C’est là qu’il présidant les conseils des ministres, rencontrait ceux qu’il voulait voir et accordait des audiences. Mais depuis les folles années des contestations populaires où son régime était fortement secoué, feu le Timonier avait plutôt installé ses quartiers dans sa résidence de Lomé 2. Il y menait toutes ses activités habituelles de Président de la République, recevant en audience des personnalités étrangères, des lettres de créance, présidait des conseils de ministres, etc. Pendant ce temps, le Premier ministre lui, officiait dans les locaux affectés à la primature.

Aujourd’hui, avec les nouvelles autorités, on note comme un changement. C’est le phénomène inverse. Le nouveau Président à réintégré les locaux du Palais de la Présidence déserté par son prédécesseur. Il s’y rend régulièrement pour travailler, tandis que le nouveau Premier ministre contrairement à ses prédécesseurs, a choisi de mettre sa résidence privée  à contribution. Les personnalités étrangères, c’est bien chez lui que le Roi les reçoit. Une sorte d’inversion des rôles.
  

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine  

Du mercredi, 06 juillet 2005

Edem Kodjo face à l’Assemblée RPT :Un programme ambitieux qui n’évacue guère les divergences politiques
Souligne Le Point de la Semaine. Passant en revue le discours programme du premier ministre qui s’article autour de sept  grandes lignes à savoir la réconciliation de tous les fils du pays, l’unité nationale, l’édification d’un Etat de droit, le redressement de l’économie, l’intégration de la jeunesse et des couches les plus défavorisées, la restauration de la sécurité des personnes et des biens et l’affirmation du Togo sur la scène internationale, notre confrère relève que « la tâche est loin d’être facile pour Kodjo et son équipe. Car, le programme quoique alléchant et fort ambitieux, sera confronté dans sa mise en chantier effective au refus de l’opposition radicale qui ne reconnaît nullement la légitimité du Premier ministre Kodjo. C’est justement à ce niveau que se pose tout le problème des réelles marges de manœuvres de Kodjo qui, à vue  d’œil, sont bien sur le fil du rasoir. Sauf évidemment si les soutiens extérieurs au plan africain comme ceux au plan européen lui sont fortement apportés, comme le prédisent certains observateurs au-delà du vaste programme du gouvernement Kodjo se pose avec acuité le problème de la restauration du climat de confiance. Mais comment ceci pourra-t-il se faire dans une atmosphère faite de méfiance et de dissensions exacerbées par les récriminations et autres ressentiments! ».

En tout cas, conclut-il « il y a, on le voit, de fortes craintes que la sortie du tunnel soit encore à venir. A moins que le dépassement et le sursaut collectif  ne viennent conjurer le péril »

Médias : Guy Mario ou la démission systématique de la dérive sur RFI
« Après Dieudonné Djonabaye (Tchad), Jean-Luc Akplogan (Bénin), un autre confrère correspondant africain de RFI sur le continent vient de claquer la porte de la ‘’ station mondiale’’. Motif, ‘’ pour clause de conscience’’! Un geste révélateur de patriotisme et d’invite de RFI, à la mesure et au professionnalisme dans le traitement des informations relatives aux crises sur le continent africain » écrit notre confrère qui, tout en indiquant de source parisienne que la direction de la Radio tente en vain de faire revenir Guy Mario sur sa décision, essaie d’expliquer les raisons qui ont amené le correspondant local de RFI à claquer la porte.

« En fait, le confrère Guy Mario n’a connu sur RFI qu’une expérience des plus tumultueuses. Tiraillé entre les fortes pressions du pouvoir dictatorial du système RPT et les exigences de l’opposition, le tout dans un contexte de tensions politiques permanentes. La tâche du confrère va se trouver plus corsée avec un penchant au défoulement sur le Togo, de supposés ‘’ spécialistes’’ qui abreuvent les auditeurs d’informations souvent inexactes voire exagérées collectées auprès d’activistes en mal de volonté d’affirmation et rompus dans le populisme. Entre ces nouveaux informateurs des jennots sur RFI et les envoyés spéciaux, le correspondant n’avait plus qu’à observer impuissant les diffusions d’informations tendancieuses, souvent pourtant démenties par l’évolution de l’actualité, sur  ‘’la radio mondiale’’ » souligne le confrère

Fin du Forum de Cotonou sur la Paix et la Démocratie : Le scrutin présidentiel du 24 avril a fait l’objet de discussions
Faisant le compte rendu de ce forum qui s’est tenu à Cotonou du 28 juin au 1 juillet 2005, le journal indique qu’au cours des travaux du forum,  la présidentielle du 24 avril au Togo a été l’objet des discussions avec l’intervention du SG de l’UFC Jean Pierre Fabre qui « a dénoncé la position de la CEDEAO dans le processus politique au Togo et a indiqué que les populations ouest africaines devaient être impliquées dans de sérieuses résolutions et apprendre à prendre leur destin en main » et de la réaction du secrétaire exécutif adjoint aux Affaires politiques, de défense et de sécurité de la CEDEAO, le général malien Cheick Oumar Diarra qui « a laborieusement répondu à Jean-Pierre Fabre » en justifiant le militaire qui transportait l’urne par le fait qu’  ‘’il la protégeait contre les tentatives de destruction’’

Dans sa rubrique Flash Cocktail notre confrère a rassemblé ces éléments : 
Bientôt de la bière moins chère ?
Quel crédit faut-il accorder à ces multiples et persistantes rumeurs qui veulent que la bière soit moins chère dans les prochains jours ? Rumeurs d’ivrogne ou vérité ? En tout cas elles vont bon train et c’est surtout dans les bars où elles sont actives. Ce qui peut paraître revigorant ce sont ces rumeurs qui avaient été conclues par une recevabilité de la part des autorités chez les parieurs. Les amateurs de loto ont eu pour leur gain car les gains sont devenus plus colossaux à partir de ce mois. C’est dire que les amateurs de la bière peuvent s’attendre à de meilleurs sentiments de la part des brasseurs et des autorités compétentes. Ce n’est peut-être pas la grande préoccupation de la majorité de la population togolaise. Tout le monde ne gagne pas au Lotto chaque semaine même si cela est devenu l’opium ; tout le monde ne boit pas la bière tous les jours mais tout le monde mange tous les jours. Il y a plus préoccupant à voir le prix du bol de maïs diminué et les accessoires que ces jeux de hasard et les propos d’ivrogne. Le Lotto a déjà sa hausse, que la bière connaisse une baisse de son prix, l’essentiel est de revoir  l’ensemble des denrées alimentaires et surtout le maïs diminuer ses 800F le bol.
Mille regrets aux absents
C’est la phrase que l’on entend souvent quand il s’agit de discuter de la question du gouvernement et de ses réformes. Les grands absents ce sont les radicaux de l’opposition. On dit que de grandes réformes sont en perspective et il faudrait y être avant d’en apprécier. Pour le moment on ne voit que des visites aux personnels et agents de l’administration relevant de son secteur. On relève les urgences comme si ce sont des priorités que d’aller prendre des contacts avec ses administrés et l’on se contente de cela comme si être ministre était une fonction élective et qu’elle durera aussi cinq années. On veut bien accompagner Faure Gnassingbé dans ses actions mais lui, il est élu et il peut à tout moment changer ses collaborateurs.

20 sur 20 pour le PM
Jamais un Premier Ministre du Togo n’a obtenu cette moyenne. Samedi dernier les 70 députés présents à la présentation du programme de gouvernement de Monsieur Edem Kodjo ont voté « oui » à celui-ci faisant de lui le Premier Ministre ayant obtenu la plus forte note à cet examen oral devant l’Assemblée Nationale. L’excellence c’est que Monsieur Kodjo  n’a pas de député représentant la CPP à cette assemblée mais ceux-ci ont voté à l’unanimité. Personne ne veut parler de consigne de vote pour service rendu mais peut-être qu’il aura séduit et convaincu par sa modération dans l’opposition.

Le Ministère de la parole aux détracteurs
Alors que les députés à l’Assemblée Nationale togolaise voulaient en savoir plus sur les relations de l’actuel Premier Ministre avec les autres partis politiques ainsi que les allégations contre sa personne et son parti, son Excellence a légèrement piqué une colère amicale durant laquelle il a glissé cette petite phrase ironique : « laissez-les gérer le Ministère de la parole ». On a failli confondre avec le nom de l’une de ces nouvelles églises qui peuplent nos quartiers mais c’est Monsieur Kodjo qui en parlait. Il ne fallait pas chercher loin pour connaître les détracteurs dont il est question car ceux-ci ne sont pas avec lui. Il aurait souhaité composer avec eux pour former un vrai  « gouvernement d’union nationale ». Pendant qu’il en faisait la présentation constitutionnelle au Parlement, ses détracteurs ne sont pas présents ; normal en tout cas. Pour couper court à toute polémique autour des interrogations des parlementaires le PM a choisi une réponse qui rime avec la désolation. Est-ce au moins ce ministère fait partie de son gouvernement ?

Dans sa rubrique La Carte titrée Affront ou défi ? , notre confrère écrit ses lignes :
Le 02 juillet 2005, le Premier ministre Edem Kodjo a présenté son programme de gouvernement devant l’Assemblée RPT qui, à l’unanimité, lui a donné quitus pour la mise en chantier de son projet de société. Au menu de ce projet plutôt titanesque, on note entre autre, la réconciliation, l’intégration de la jeunesse, la sécurité, la restauration de l’image du pays, le redressement de l’économie, etc., un vaste chantier que seule la détermination doublée d’une volonté politique pourront permettre de réaliser efficacement. Seulement, à ces vertus nobles devront s’ajouter, réalités togolaises obligent, deux autres viatiques majeurs, l’affront et le défi. S’agira-t-il plus de l’un que de l’autre ? A vrai dire, il sera question d’affront et de défi. Dans son défi de faire le  bonheur de ce peuple, Edem Kodjo aura à affronter la dure épreuve d’une logique séculaire qui voudra qu’au sein d’un groupe  combattant, les coups sont plus durs que ceux portés vers l’adversaire commun. Alors, il y a volonté certes, mais celle-ci se mesurera à l’aune de la capacité du maître d’ouvrage à résister à nombre d’intempéries. Pour l’Assemblée RPT, l’unanime feu vert accordé au programme du Premier ministre tient de ce que celui-ci s’est  profondément inspiré des promesses électorales du président Faure Gnassingbé. Mais le couac ici réside fortement dans ce constat que les promesses électorales du président peinent à trouver l’aval d’une opposition qui assure détenir le quitus de la majorité des Togolais. La réalisation du programme gouvernemental est du coup en bute à deux écueils majeurs : l’Assemblée RPT où le Premier ministre n’est nullement représenté, et une impardonnante opposition prête à semer nombre d’embûches. En clair, le programme du Primo est viable, mais il devra, dans l’épreuve de sa réalisation, passer par un trou d’aiguille. Peut-être, dira le Primo qu’il n’est pas aussi périlleux qu’on le pense, de faire le bonheur d’un peuple contre sa volonté. Que commence donc la course d’obstacles!

La Dépêche 278
Du mercredi, 06 juillet 2005

Le Premier ministre face à l’Assemblée nationale :  Edem Kodjo séduit les députés
Souligne de son côté La Dépêche. Commentant  les grandes lignes du discours programme du premier ministre Edem Kodjo, notre confrère indique que «l’immense espoir que suscite ce vaste programme et qui s’est traduit par un plébiscite des parlementaires est synonyme pour le Premier ministre d’une obligation de résultat. Edem Kodjo en est parfaitement conscient et affiche sa détermination à gagner le pari.   Le peuple attend. Sachons lui donner la réponse qui mette fin à son attente, lance t-il. Le chemin d’un nouveau départ est donc balisé car cette prise de conscience du chef de gouvernement constitue en elle-même un facteur de succès. Les résultats de la première sortie d’Edem Kodjo en Europe laissent croire à de réelle capacité du tandem Faure/Kodjo de relever les défis de l’heure. Reste que l’opposition radicale saisisse enfin la main tendue du Premier ministre qui prône un dialogue franc et sincère entre tous les acteurs politiques togolais pour une sortie définitive de notre pays de sa crise »

Enfin, le Togo sur  l’orbite de la démocratie, la vraie :  Togo l’or de l’humanité
Titre notre confrère pour qui, « le Togo, notre chère patrie, l’or de l’Humanité, est rentré dans la démocratie, la vraie depuis les élections historiques du 24 avril 2005 » même si « cela s’est passé dans les douleurs, les pleurs et les gémissement sans Compter les morts »

Garage Central : De vieilles voitures d’occasion pour nos ministres !
S’exclame notre confrère qui nous apprend que le gouvernement a demandé au garage central de commander des véhicules pour les ministres et que celui-ci « au lieu d’acheter des voitures neuves pour nos ministres, a traité plutôt avec un Libanais pour la livraison des vingt voitures de marque Mercedes sur les trente voitures commandées en attendant de compléter le reste. Le comble, c’est que les vingt voitures livrées sont dans un état pitoyable. Certaines n’ont pas de rétroviseurs, pour d’autres c’est avec des cordes qu’on a attaché le tuyau d’échappement ».

Ainsi trouve t-il regrettable et dommage que «le titre de Ministre soit dévalorisé avec des ferrailles comme voitures que les Libanais, pour blanchir leur argent sale, vont ramasser en Europe pour venir polluer nos villes »

L’enseignement officiel au banc des accusés
Rapportant les propos d’un vieil enseignant qui s’inquiétait du taux des échecs au CEDP cette année dans les
établissements publics,  le confrère tente expliquer ici les causes de ces échecs répétés aux  divers examens.
« Assurément, l’école officielle va à la dérive : classes pléthoriques ici se font sentir les effets d’une démographie non maîtrisée ; manque chronique de matériel didactique, absence parfois de classes et même de maîtres. Cette situation est aggravée ces dernières années par la stagnation des dépenses publiques consacrées à l’éducation : plus de stage de recyclage  des maîtres ; plus de séminaires de formation. Les deux écoles normales ont fermé leurs portes. Dans ces conditions, que peut-on attendre encore d’une école officielle ?

Livrée désormais à elle-même, celle-ci ne peut que s’adonner au système ‘’D’’. ». A cela, il faut ajouter le cas des enseignants démotivés qui «passent toute leur vie à se plaindre de leur sort » et des élèves passifs qui « passent la plupart du temps en classe à se raser, à bayer aux corneilles ».

5e Sommet de l’UA : Le président Faure Gnassingbé au grand rendez-vous de Syrte Titre notre confrère pour qui, « la présence du président Faure à ce grand rendez-vous continental vient consacrer encore une fois de plus sa reconnaissance par la communauté internationale au grand dam des détracteurs de tous poils » 

Forum de la Semaine 74

Du jeudi, 07 juillet 2005

Condamnation sans appel : Ayéva Zarifou Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères ou la traîtrise politique de A à Z.
Titre  à la Une de Forum de la Semaine avec à l’appui la photo du Dr Bouzora Gandi, auteur de la déclaration, laquelle est publiée sur les sites Internet, togoforum.com l’a publié également

La société civile togolaise sur les traces des compatriotes réfugiés au Ghana
-        
Le Rapport complet de la mission
-
        
Les photos de la misère des réfugiés

Lit-on également à la Une de notre confrère qui y publie quelques photos des réfugiés togolais blessés à l’hôpital ou dans une salle de classe servant de chambre à coucher. Le journal publie en pages intérieures 5, 6&8 le rapport d’une mission de trois organisations de la société civile togolaise : Terre Nouvelle, Démocratie, FDD, MPP-Togo
 

Des pas de danse… Pour l’annulation de la dette
Le journal nous parle ici du spectacle
LIVE AID  organisé le samedi 02 juillet dernier par certaines stars européennes de la musique pour marquer sa prise de position, concernant le dossier brûlant de l’annulation de la dette des pays pauvres en marge du sommet de G8 qui se tient en Ecosse.

 « Avec le ‘’ Live Aid’’, les stars étaient-ils en service commandé ? Le message envoyé de Johannesburg par Nelson Mandela, sera-t-il pris en considération ? La jeune éthiopienne, sauvée de la famine, alors qu’elle était encore enfant, et apparue aux cotés de Madonna à Hyde Park, émouvra t-elle les cœurs, en les ouvrant à plus d’humanisme ? L’engagement du Premier Ministre britannique sur ce dossier, influencera t-il ses pairs du G8 ? », s’interroge notre confrère qui dit espérer qu’ « avec ce ‘’Live Aid’’, spectacle au parfum politico financier,  le chapitre se refermera sur une fin porteuse d’espoir de prise de conscience suivie de politiques adaptées, que BRYAN ADAMS les Mahetolla Queens, U2, Céline Dion, Youssou N’dour, Madonna n’auront pas chanté pour rien, que la culture de la mal gouvernance qui est l’apanage du continent noir, ne viendra pas saper les bonnes volontés »

L’Afrique s’arrange pour gâcher sa chance de se voir  admettre au conseil de Sécurité de l’ONU

En tout cas, c’est ce que note le journal avec  la multiplication des pays candidats sur fond de divergences sur le choix des deux pays africains devant siéger au conseil de sécurité de l’ONU.

« Depuis que cette idée d’élargissement est lancée et avant que les choses ne se concrétisent l’Afrique comme le veut la fâcheuse tradition, au lieu d’opter pour une stratégie commune pour faire valoir sa maturité, nage plutôt dans une boue de divergences, étalant au grand jour son incapacité à faire sans heurts, sans empoignades, le choix des deux pays censés la représenter au Conseil de Sécurité. On sert donc au monde entier un plat des plus connus sur le continent où chacun voudrait prendre part à la soupe. Finalement, ce sont cinq pays, l’Egypte le Kenya, le Sénégal, le Nigeria et l’Afrique du Sud qui ont exprimé leurs intentions de se porter candidats, alors que deux pays seulement (le Nigeria et l’Afrique du Sud) semblaient avoir au début les faveurs de l’opinion » écrit le journal  pour qui « les pays africains risquent donc de voir s’échapper leur chance d’avoir un membre qui aurait en leur nom un droit de veto » 

MONACO :   Le prince Albert va reconnaître qu’il a eu un fils avec l’hôtesse de l’air Togolaise
Titre à la Une le journal avec la photo du Prince Albert II de Monaco. Selon notre confrère, l’information a été révélée sur France 3 dans son édition de 12 h 30mn le lundi dernier 

Football & Société : Quand le foot rime avec attentat à la pudeur !
Le journal revient sur les scènes d’hystérie qui se sont emparées de certains inconditionnels du ballon rond le 18 juin dernier après le coup de sifflet final au Stade Léopold Sédar Senghor de Dakar, pour dénoncer l’ « exercice de strip-tease » auquel s’étaient livrés certains togolais pour, disent-ils, manifester leur joie  devant les caméras de la télévision.

« Images de gaillards en tenue d’Adam, nus comme des vers de terre ou comme des bébés à peine sortis du ventre de leurs mères, l’un, n’hésitant pas à présenter son postérieur, à la caméra » rapporte le journal qui poursuit donc que :  « il est vrai, ce furent des moments intenses, à la mesure de l’exploit ; néanmoins, serait-ce trop demander aux  fous’’ et ‘’ inconditionnels’’ du foot de savoir canaliser leurs pulsions pour éviter des dérives comportementales ? Après tout, c’est une question de dignité : l’émotion, elle est éphémère ; tandis que le souvenir des frasques peuvent marquer les esprits et porter un coup à notre dignité.

D’aucuns pourraient argumenter en alléguant du fait que chacun est maître de son propre corps, d’où la liberté d’en disposer comme on l’entend. Pourtant, notre liberté s’arrête là où commence le droit d’autrui. Et autrui a droit au respect de sa pudeur, droit qui met à la charge de chacun, le devoir de ne point blesser ou choquer la décence, la délicatesse, le goût des autres, ou encore de les gêner moralement ».

Forum de la Semaine 73

Du lundi, 04 juillet 2005
Le PM devant l’Assemblée RPT : Edem Kodjo sacrifie l’essentiel à des rêveries
Estime notre confrère  pour qui, au lieu de se livrer à ce  «discours au long cours, bourré de déjà entendus  et de non-dits ponctué à cadences régulières de l’évocation de Président Faure, comme un remerciement au centuple pour ce retour aux affaires des plus rocambolesques » Edem Kodjo,  fort des conditions dans lesquelles il a été nommé premier, aurait dû avoir comme tâche principale  « de trouver d’efficientes propositions de sortie de crise et non d’étaler ses puériles rêveries en mettant devant les Togolais la version détaillée du  livret des propositions du Président Faure. Il aurait dû faire l’économie de ses ergotages devant l’Assemblée RPT et tenir un discours qui susciterait un certain intérêt. En inversant les priorités des 22 engagements en mettant comme il l’a dit l’engagement 1.1 au rancart, il n’aura réussi qu’à tourner en rond »

A qui le « ministère du  mensonge» ?
Se demande mon confrère qui rapporte que : « au cours du débat qui a suivi la présentation du programme, chacun y allait du sien et le député Eric Kpadé, le néo thuriféraire en chef du sérail RPT, voudrait en savoir plus sur le crédit que le PM accordait aux détracteurs sic qui calomnieraient ‘’ à tort’’, ‘’ la bunkerisation de l’armée’’ comme se plaisait à la qualifier le roi Kodjo lui-même dans un passé récent, et surtout de ce qu’il répondrait aux critiques des autres qui voient à travers sa nomination le retour à la maison par la petite porte. Beaucoup de ces téléspectateurs avaient ricané quand M. Kodjo répondant à son député, attribuait avec une certaine raillerie, le ‘’ ministère de la parole’’ à ses détracteurs. D’aucuns y ont trouvé matière à ragot. Ils voudraient tout simplement savoir : à qui le patron de la CPP réserve-t-il le ‘’ MINISTERE DU MENSONGE’’ faisant ainsi allusion au spectacle désolant qu’il avait offert aux yeux du monde la semaine dernière à son retour de Bruxelles en ‘’ s’accaparant’’ du milliard octroyé par l’UE aux réfugiés togolais par le truchement de  AUBE NOUVELLE »

A nous le « ministère de la parole » !
« Au cours toujours de la présentation du programme de gouvernement, et toujours répondant à l’Honorable Eric Kpadé, le premier ministre a été sans équivoque quant à ce qui concerne la critique par rapport à sa nomination : « … ça glisse ». Normal n’est-ce pas sur une ‘’ calebasse’’ comme l’appellent ses proches ? Et Edem Kodjo d’envoyer à la suite une pique qui a déclenché chez lui-même une certaine hilarité : ‘’ …nous leur donnons le ministère de la parole’’ ??? Sûrement un truc nouveau en pleine gestation dans la tête du PM ! Attendons de voir » indique le journal

Aide aux réfugiés togolais : l’UE confirme le gros mensonge d’Edem  Kodjo
Titre notre confrère qui, avant de publier le communiqué de l’UE, indique :
« Dans ses deux dernières parutions, Forum de la Semaine avait épilogué sur la controverse auteur de l’aide accordée par l’UE aux réfugiées togolais au Bénin. M. Edem Kodjo de retour de son périple à travers les capitales européennes s’est accaparé la paternité de cette aide. Dans la foulée, RFI avait publié un communiqué de l’UE. Une autre association, Aube Nouvelle avait réclamé la paternité de l’aide. Aujourd’hui pour éclairer davantage l’opinion sur la question l’UE a publié un communiqué officiel qui confirme ‘’l’économie de vérité’’  du PM Edem Kodjo »

Dernières nouvelles sur l’état de santé de Bob-Akitani
Le journal révèle dans son billet confidentiel que Bob Akitani, candidat à la présidentielle du 24 avril 2005, « hospitalisé depuis le 20 mai 2005 suite à des ‘’ problèmes neurologiques’’ a recouvré pratiquement sa santé et a quitté l’hôpital américain de Neuilly en région parisienne où il a été évacué. Il est actuellement en rééducation en famille à Lille »

Mutinerie à la prison civile de Kara
« Une violente mutinerie a secoué la prison civile de Kara le jeudi 30 avril dernier et a occasionné l’intervention des éléments du camp des commandos parachutistes de Landja pour rabaisser la tension. Les bérets rouges étaient intervenus sur sollicitation du Chef Prison  et auraient dû déployer les manières fortes (grenades et autres gaz) pour pouvoir ramener le calme, selon les témoins » nous apprend notre confrère qui indique par ailleurs que selon des sources concordantes, cet incident serait survenu à la suite de la visite  d’un délégué de l’Union européenne que les prisonniers auraient pris pour un membre d’Amnesty International et ont voulu tout lui relater

Sport : 02 juillet 1972-02 juillet 2005 :  Il y a 33 ans, Kaolo quittait ce monde
Titre notre confrère qui, à l’occasion du 33e anniversaire de la brusque disparition de notre compatriote, revient le parcours professionnel de celui que le public  togolais a désigné à titre posthume comme le  meilleur sportif togolais du siècle dernier

Carrefour 437

Du jeudi, 07 juillet 2005

Passage réussi du Premier ministre devant l’Assemblée nationale : Maintenant à l’œuvre…
Titre en couverture notre confrère avec à l’appui une photo du PM Edem Kodjo. Commentant ce discours programme qu’il publie d’ailleurs un extrait,  le journal indique que « comme le reconnaît le premier ministre Kodjo, la réussite de ce vaste programme ‘’ dépend de l’adhésion de tous’’. Le PM ne doit pas se tromper. Ses détracteurs sont déjà à pied d’œuvre. S’il réussit, évidemment ceux qui ont juré sa perte auront le bec dans l’eau. Même s’il échoue, il devra s’estimer heureux d’avoir essayé. Dans la vie il faut savoir faire un choix et l’assumer. Surtout ne pas avoir peur de se tromper »

Les réfugiés togolais au Bénin et au Ghana : Des arêtes dans la gorge du pouvoir…et de l’opposition
Souligne le journal pour qui, « si le président Faure Gnassingbé et le premier ministre Edem Kodjo concrétisent leur discours d’apaisement, cela peut remonter en quelque sorte leur côte sur cette épineuse question.

Au contraire des partis politiques de la coalition de l’opposition dite radicale » puis que « des indiscrétions qui filtrent des camps des réfugiés de Lokossa et de Comé au Bénin laissent entre  que les réfugiés sont de plus en plus remontés contre la Coalition » pour les avoir abandonné.  

Gabriel Dosseh-Anyron, le nouveau ministre qui pose des problèmes à l’UFC
Révèle le journal selon qui, malgré la déclaration du SG de l’UFC JP Fabre qui disait que ‘’Dosseh n’est qu’un individu proche de l’UFC’’, la question de l’entrée au gouvernement de Dosseh-Anyron embarrasse fortement l’UFC.

« D’un côté la discipline du parti veut qu’on exclue le ‘’renégat’’ ou le ‘’traître’’ comme on a exclu le PSR de Me Abi Tchessa de la coalition pour ‘’manquement grave aux principes de la Coalition’’. Car garder le nouveau ministre de la culture, du tourisme et des loisirs dans l’UFC signifierait que le parti le plus radical de l’opposition n’est pas si hostile que cela à l’entrée de son militant dans le gouvernement du tandem Faure-Kodjo.

De l’autre côté Gabriel Dosseh-Anyron a un parcours long et riche de péripéties dans l’UFC dès la création de ce parti. Il compte notamment beaucoup de ‘’camarades’’ au sein des jeunes et des femmes notamment. Son entrée au gouvernement risque d’être compromise à défaut d’être partagée par ses militants. Comme pour confirmer cette piste, des délégations de militants venant de nombreuses fédérations défilent au cabinet et à la maison du ministre Dosseh. Même des réfugiés au Ghana et au Bénin ont envoyé des émissaires auprès de lui » indique le journal pour qui, « si ces personnes se rallient à Dosseh-Anyron, ce serait la preuve qu’une nouvelle mentalité commence à faire jour au sein même de l’UFC. Dans ce cas de figure, exclure Gabriel Dosseh-Anyron équivaudrait pour l’UFC à perdre les tenants de la nouvelle ligne »    

Sous le coup de dénonciation de dérives :
Le confrère Guy Mario quitte définitivement RFI

Commentant le document intitulé lettre de motivation que Guy Mario a adressé à RFI pour annoncer sa démission, notre confrère conclut que « Guy Mario avance une clause de conscience pour arrêter ses services sur RFI. Le compatriote n’aura pas visé trop proche en prenant cette décision et aurait bien souhaité s’adonner à autre chose que de subir des humiliations »

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 58

Du vendredi, 08 juillet 2005

Dissensions au sein de la Coalition :
Gilchrist Olympio mécontent de Me Agboyibo et Gnininvi
Titre notre confrère dans sa manchette avec l’angle gauche côte à côte les photos des leaders Agboyibo et Gnininvi et dans l’angle droit celle du leader de l’UFC M. Olympio.

Selon notre confrère, c’est un article paru en début de semaine dans le dernier numéro de l’hebdomadaire Jeune Afrique l’Intelligent qui a fait état de graves dissensions au sein de la Coalition. Citant le journal, Le Canard Indépendant indique que « l’Union des Forces de Changement de Gilchrist Olympio, n’a pas apprécié que Me Yawovi Agboyibo du CAR et le Pr. Léopold Gnininvi de la CDPA se soient passés de sa présence, le 06 juin 2005 pour rencontrer le président Faure Gnassingbé, à qui ils ont présenté la plate-forme de revendications pour l’entente minimale, conditions posées pour une éventuelle participation de l’opposition au gouvernement d’union nationale ».

Mais ajoute t-il, «interrogé sur le sujet, Me Yawovi Agboyibo a affirmé qu’il n’y a pas de dissensions au sein de la Coalition.  La Coalition, à l’origine, était dirigée de façon tournante. Mais l’enjeu de l’élection devenant plus crucial, il a été décidé, au sein de la Coalition, d’avoir une coordination qui ne soit plus rotative. Mais à présent que l’élection est passée, la Coalition est revenue à la présidence tournante » 

Omar Bongo Ondimba parle du Togo, de Konaré et de Faure Gnassingbé
Notre confrère a transcrit l’entretien que le président gabonais Omar Bongo Ondimba a accordé à RFI sur la situation du Togo dans lequel il fait des commentaires sur les postions prises par le président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré et le coup d’Etat du 05 février 

Le métis de Monaco : Le Prince Albert reconnaît être le père du petit Alexandre
Titre de son côté Le Canard Indépendant qui revient également sur cette affaire qui « a donné
un peu de piquant au prochain avènement d’Albert II »

La ministre de la santé très active
Titre le journal qui évoque les tournées que la ministre effectue dans les différents services relevant de son département depuis sa prise de fonction.
Tournée de la ministre de la population, des affaires sociales et de la promotion féminine :  Dr Kanny Sokpo-Diallo visite les populations sinistrées et les couches sociales démunies

Le journal fait le point ici de la visite  que la ministre  a rendu  ce  le vendredi 1er juillet 2005 à certaines populations défavorisées de la Ville de Lomé et de ses banlieues sud-est, une journée marathon qui, dit-il, n’a pas été du tout repos pour la ministre et la forte délégation qui l’accomapagnait.   

Dans sa rubrique Ma Lettre  intitulée Des mots, rien que des maux !..., notre confrère écrit :
La bienséance, je veux dire, le bon sens et la raison voudront qu’après l’ouragan qui s’est emparé de la nation depuis la disparition du vieux dictateur, et les soubresauts politiques qui l’ont émaillée, après la grande déferlante qui s’est abattue sur le Togo, les différents états major des partis politiques, à quelques sensibilités qu’ils appartiennent, fassent le bilan du bref mais turbulent chemin parcouru. Après la mort d’Eyadema, les Togolais, toutes tendances confondues, ont été confrontés de diverses manières, à nombre de péripéties qui ont eu pour noms, « retour à la légalité constitutionnelle, Coalition de l’opposition démocratique, candidature unique de la Coalition, élection du 24 avril, médiation de la CEDEAO, proclamation des résultats, rencontre d’Abuja », auxquels on pourrait ajouter la désignation du Premier ministre, la plate-forme de revendication de l’opposition… Ces nombreuses désignations apparaissent aujourd’hui bien comme des énigmes et des mystères à décrypter, même si, hier, elles ont suscité euphorie et drainé des foules. Aujourd’hui, les Togolais ont besoin qu’on leur explique «pourquoi» tel évènement a été plus dominant, «pourquoi» telle position a été privilégiée « pourquoi », tel manquement a été ourdi, etc. Du 05 février 2005 à une date récente, on a vu une « classe coalitisée » de politiciens s’émouvoir à grand bruit et à coup de menaces autour de « revendications légitimes », même si elles étaient fourvoyeuses. On a vu une classe de politiciens coalisés mobiliser des foules immenses pour dire non à l’arbitraire et à l’illégalité. On a vu des coalisés, haranguer d’immenses foules sur les garanties sans faille d’une victoire électorale. On a vu des politiciens rassurer leurs militants sur les moyens légaux de revendication de la victoire au cas où celle-ci venait à être gardée par-devers un mauvais perdant. Aujourd’hui, tout ce beau paysage d’actes et de bravoure emmenés de mains fortes et rassurantes par des leaders aux mille promesses, apparaît aujourd’hui comme un ciel sans fin, un vaste lieu hanté ou mieux un long récit sans auteur. Alors, il y a lieu de se demander pourquoi, parce que des Togolais ont besoin qu’on leur explique ou qu’on les situe sur la finalité du sacrifice consenti. Hier encore, les réactions, les communiqués et autres déclarations étaient signées du sceau de la Coalition. Mais on peut déjà compter des jours, voire des semaines que ceux-ci sont l’œuvre des différents Etats-major des partis hier politiquement coalisés. Là n’est certes pas encore le hic. Après le combat coalisé, les partis peuvent retrouver leur autonomie en ne gardant de la Coalition que sa portion congrue. Mais n’urge-t-il pas de faire le bilan au peuple qu’on a longtemps mobilisé au prix de moult sacrifices ? L’étonnant amalgame fait autour du choix à opérer entre l’organisation de la transition et la revendication d’une légalité constitutionnelle qui conduisait à des élections dans l’escarcelle de 60 jours, les mobiles profonds de l’échec de la rencontre d’Abuja, les raisons de la non attribution à la Coalition du poste de Premier ministre, les motifs du rejet par la mouvance présidentielle de la plate-forme de revendications de l’opposition, constituent, entre autres énigmes aggravants, autant de zones d’ombres qui ne demandent qu’à être largement clarifiées aux Togolais de la grande mobilisation. Ce faisant, ce devoir patriotique aura pour principal gage, l’assurance et la possibilité de s’adjuger aussi longtemps qu’il faut, les atouts de la mobilisation. Cela contribuerait à renforcer les convictions et à s’approprier valablement le monopole de la majorité. Au-delà de ces viatiques, il ne subsiste que des mots dits corollaires de tant de maux dont le peuple cherche désespérément à se défaire. Il est aujourd’hui grand temps que les expériences passées nourrissent, à grand renfort d’atouts positivant, la pensée de ceux qui se sont donnés comme principal emploi du temps, le service du peuple. Les mots et après les mots, les actes ! Passé les mots sans effets, il n’y a plus que des maux !

Nouvel Echo 355

Du vendredi, 08 juillet 2005

Programme de gouvernement très alléchant : Des chances de réussite très minces
Titre pour sa part Nouvel Echo qui, tout en reconnaissant la valeur de ce programme qui, sil  prenait forme, ferait du Togo un Eldorado, pense que « M. Kodjo et son équipe ont beau avoir des coudées franches, les chances de réussite de ce vaste programme sont minces » du fait du peu de temps que dispose le gouvernement pour réaliser ce programme.

Tout fini par se savoir : El Hadj Omar Bongo crève l’abcès sur la crise togolaise       «Les généraux, les militaires et tout ça, on va encore mieux nous accuser. Allez, on prend le petit »

Gouvernement Faure-Kodjo : Après le quitus de l’Assemblée Nationale, l’obligation de résultat
Souligne le journal qui invite les ministres à se départir de vieilles habitudes qui ont pignon sur rue et à suivre l’exemple de leur collègue de la santé et à se mettre
résolument et efficacement au travail pour sortir le Togo des maux qui l’assaillent. 

La TVT: A quand les rénovations ?
S’interroge mon confrère qui ne comprend pas qu’ « à l’heure où le Burkina-Faso, le Mali, le Sénégal, le Ghana et même le Bénin émettent à partir des satellites de communication des images hyper nettes, notre fameuse TVT ne fait que s’enfoncer dans l’abîme » avec du matériel qui « donne du vertige »

 « Mais le paradoxe dans tout ce qui se passe, est qu’à coté de cette situation scandaleuse que vit la TVT, la TV2 la fameuse télévision deuxième essaie d’augmenter ses rayons d’audiences à travers  de nouveaux émetteurs implantés sur des pylônes de la TVT . A-t-elle eu un contrat qui autorise cette location de pylône ? », indique par ailleurs notre confrère qui demande au nouveau ministre «faire la lumière sur la relation TVT-TV2 pour le bonheur de tout les téléspectateurs que nous sommes dans la mesure où c’est la TVT qui arrive à couvrir tout le territoire national »

L’administration togolaise en panne : Les raisons et les espoirs
Selon notre confrère, la déconfiture de l’administration togolaise tire ses origines des années 90 avec les turbulences suivies de la grève générale et de  la dévaluation du FCFA qui ont eu d’impact sur  le pouvoir d’achat des fonctionnaires les obligeant à recourir d’autres comportements qui frisent le laxisme et la corruption.

« Aussi à la même période avec la rareté des salaires, il faut s’adonner aux petits jobs pour pouvoir faire face aux plus urgents. On partage alors en deux le temps de travail. Une première moitié à l’administration et la seconde moitié aux boulots de substance.

A partir de ce moment, rien ne pouvait arrêter la descente aux enfers de l’administration togolaise. Elle n’est devenue que l’ombre d’elle-même, avec pour maître mots la corruption » indique le journal.

Et s’il y a des raisons d’espérer avec les nouvelles autorités, il est urgent selon le journal d’ d’opérer des réformes en profondeur en commençant d’abord par « un recensement des fonctionnaires togolais » qui, seul, «  pourra déterminer ces vieux amortis qui mettent les jeunes à la retraite quand eux, continuent de bosser. Ensuite caser chaque fonctionnaire selon sa spécialité »

Le Togo face à la  convoitise étrangère : Quand les appétits s’aiguisent sur notre économie… !
Souligne le journal qui n’apprécie pas le fait que des étrangers de tout acabit, sous prétexte de leur implantation en zone franche, donnent libre cours à des délinquances économiques insoupçonnées et se réjouit du fait que le premier ministre dans son programme a reconnu l’existence de cette mafia qui constitue un frein à la prospérité du pays. Toutefois, relève t-il « une chose est  de reconnaître l’existence de ces ‘’réseaux souterrains’’ de pillage de notre économie et une autre est de pouvoir se doter  des moyens coercitifs pour endiguer le mal. Le combat serait courageux mais on émet d’ores et déjà des réserves sur son aboutissement. Ce scepticisme vient du simple fait que des individus haut perchés dans la sphère décisionnelle du Togo, n’hésitent pas à pactiser avec ces forces  destructrices pour mettre à genou le pays ». Pour le journal, le Togo et ses richesses doivent être aux nationaux d’abord, c’est pourquoi, pour que ce combat contre ces « colons de la nouvelle génération » soit un succès, le journal invite chaque togolais à « resserrer ses rangs autour du noyau Faure-Kodjo pour que la victoire soit aisée à remporter »

Grossesse en cascade dans une famille : Un banquier enceinte une mère et ses deux filles jumelles
Cette histoire invraisemblable se serait passée dans le quartier Agbalépédo, une banlieue nord de Lomé. Suivez plutôt sans commentaire.

            « Amélie, c’est le nom de cette mère de famille de deux jumelles. Amélie a eu Clémentine et Clémence quand elle était sur les bancs d’école. Ces deux jumelles qui se ressemblent telles deux mangues mures sont de véritables beautés. Leur papa, un instituteur n’est plus malheureusement de ce monde, emporté par une courte maladie quand les deux filles étaient encore aux biberons.

            A brebis tondue, Dieu mesure le vent. Les années s’égrenaient et les deux gamines prenaient de l’âge et s’affirmaient en même temps. C’est ainsi que pour subvenir aux besoins de ses filles, Amélie a rallié Lomé pour avoir un meilleur boulot. Si la nature a fait de Clémentine et Clémence des orphelines de père, elle les a comblées sur le plan charme et intellectuel.

            A Agabélépédo où elles résidaient, l’une des deux sœurs a tapé dans l’œil d’un jeune agent de banque. Les deux sœurs ayant les mêmes traits, le jeune séducteur n’arrivait pas à faire le discernement entre elles. Il parlait tantôt à Clémentine, tantôt à Clémence et le comble, les deux sœurs se cachaient cet amour naissant.

            Au fil des jours, la mayonnaise de Pascal le jeune banquier a pris. Il couchait simultanément les deux sœurs. Trois mois après, Clémentine annonça à Pascal qu’elle était enceinte de lui, et la même nouvelle lui est parvenue également de Clémence. Ce qui s’est révélé être une aubaine, un cadeau du ciel pour le banquier Pascal de coucher les deux sœurs simultanément se transforma en un véritable cauchemar. Voyant la morphologie des deux sœurs connaître des changements, la maman les appela et leur posa des questions. La pauvre Amélie vient de se rendre compte que les deux enfants sur qui reposait son espoir sont enceintes et le pire c’est de la même personne.

            Très remontée, Maman a voulu aller faire part de son état d’âme au jeune banquier quand elle fut frappée par le confort insolent dans lequel baignait l’élu des cœurs de ses deux rejetons.

            Pascal parvint à calmer Amélie de tempérer sa fougue à coup de billets de banque. Là, la maman sut qu’elle avait beaucoup à tirer de ce jeune homme. Petit à petit, tout se découpa et la belle mère qui a su garder ferme sa poitrine et son derrière a fait tout chavirer en ce jeune homme. Des rencontres pour résoudre le problème des sœurs jumelles se transformèrent en des séances de haut les jambes. L’honneur de ses filles qu’elle est allée négocier se transformera en un grand déshonneur pour toute la petite famille.

Après donc Clémentine et Clémence, Amélie a été la dernière recette à passer dans la casserole  sexuelle de Pascal »

Fait divers : La vieille femme se transforme en vampire pour se prostituer
Ce fait divers se serait passé à Agoé une autre banlieue nord de Lomé quant cette nuit-là un jeune homme taximan revenant de son boulot  tomba sur une jeune fille, bien en forme et de surcroît très séduisante. Et le désir lui prit de tenter sa chance. « Aussitôt entamées les négociations qu’elles tournèrent à l’avantage du taximan. Direction, le domicile de notre coureur de jupon.

Ce qui devrait arriver, arriva. Après d’intenses moments de plaisir et de bonheur partagés, les deux tourtereaux de circonstance se réveillèrent pour l’ultime assaut matinal. Le moins qu’on puisse dire c’est que ces instants n’ont rien enlevé aux habitudes du chauffeur de travailler le matin. Pour avoir été gentille, la prostituée a eu droit à tous les égards de la part du taximan. On lui a remis de l’argent pour le petit déjeuner et en même temps la clé de garder la maison jusqu’à son retour.

Après une bonne douche, la jeune fille se saisit d’un gobelet pour aller chercher la bouillie dans le quartier. Toujours dans son état de jeune fille, aussitôt servie, sur le chemin de retour pour la maison du jeune homme, la jeune fille se transforma en une vieille femme avec une perruque ajustée sur le crâne. On la reconnut dans le quartier. Sous la menace de la foule, elle passa aux aveux.
Elle reconnut alors avoir pris une forme vampirique de jeune fille pour se prostituer »

La Tribune du Peuple 127

Du vendredi, 08 juillet 2005

Le gouvernement d’Edem Kodjo en cause : Le Président Faure Gnassingbé se trouve devant un dilemme
- Tenir le Togo en vase clos ou
- Relancer le dialogue avec la coalition de l’opposition

Un gouvernement qui procède de la négation de la démocratie et de l’éthique, ne peut pas faire la réconciliation et l’unité nationale, édifier un Etat de droit, redresser l’économie, faire l’intégration de la jeunesse et des couches sociales défavorisées de la société, restaurer la sécurité des personnes et des biens, et affermir la nation togolaise sur la scène internationale.

Lit-on à la Une de notre confrère qui revient sur les deux aspects
S’agissant du premier aspect, c'est-à-dire tenir le Togo en vase clos, La Tribune du Peuple indique que « si Edem KODJO est redevenu le nouveau Premier ministre, c’est qu’il avait dans un premier temps réussi à obtenir l’assurance d’être nommé Ministre d’Etat chargé des affaires présidentielles, en quelque sorte, un poste de super Premier ministre qui  aurait à contrôler toutes les actions d’un Premier ministre qui sortirait des rangs de la Coalition de l’opposition et, pourquoi pas, à être nuisible pour celui-ci et l’empêcher de réaliser son programme. Cette manœuvre a quelque peu gêné le dialogue devant conduire à la formation d’un gouvernement d’union nationale. Auparavant, Edem KODJO aurait convaincu Faure Gnassingbé de pouvoir rééditer ses prouesses économiques des années 1994 -96. Cette solution a finalement pris le dessus par rapport à celle d’un Gouvernement d’union nationale. Evidemment, une telle option aurait admis l’hypothèse du maintien de la suspension de la coopération internationale et misé sur la tenue du Togo en vase clos en s’opposant à toutes les pressions d’où qu’elles viendraient »

Concernant  l’autre aspect, la relance du dialogue avec la coalition, le journal indique :  « contrairement aux prétentions contenues dans son programme de gouvernement, le Premier ministre Edem KODJO n’exhibera pas aisément de performances de redressement de l’économie et ceci pour de simples raisons.

Le contexte politique national est une menace pour la paix et la cohésion sociale intérieure et ne favorisera pas la mobilisation des ressources extérieures et même intérieures nécessaires pour l’investissement.

La relance de l’administration publique sonne comme de vains mots. Parce que le secteur a atteint un niveau de délabrement moral, technique et matériel si avancé que pour éradiquer les maux dont il souffre, un consensus politique national soutenu par un dynamisme social s’avère nécessaire.

L’unité nationale et l’Etat de droit sont des domaines très liés, si bien que l’on ne saurait obtenir de solution satisfaisante dans un domaine sans l’autre. Il convient alors de bien poser les problèmes. Comment résoudre les privilèges liés à l’appartenance ethnique ou corporative.

La complexité de la question de l’unité nationale et de l’Etat de droit ne tient pas seulement aux privilèges et rivalités liés à l’appartenance ethnique et corporative. Elle est aussi relationnelle. Tout comme le parti politique proche de l’armée a pu se servir de la force brute pour réprimer et opprimer la majorité des Togolais dans leurs droits de citoyens et d’humains, de même, des individus proches du pouvoir briment et bafouent les droits humains et économiques des citoyens ». En conséquence, «envisager la réalisation de l’unité nationale et l’édification de l’Etat de droit est une gageure dans une posture de fragilité politique comme celle d’Edem KODJO ».

En conclusion, souligne notre confrère « Edem KODJO aurait pu faire une analyse plus lucide (politiquement) de la situation sociopolitique togolaise. Mais il est handicapé par la haine qui lui fait lancer des boutades comme : « les autres ont le ministère de la parole ». C’est une glissade, parce que, en bon chrétien, comme on le  connaît, il sait que la parole est tout. A se dévier de la parole, on en vient à ne plus écouter la parole du prochain, des autres et du peuple. Or, Dieu veut que son peuple soit entendu pour être sauvé. »

Sommet de l’UA à Syrte : La crise togolaise n’a pas été inscrite à l’ordre du jour
Regrette notre confrère puisque,  malgré le fait que  ce le dossier togolais avait divisé les instances de l’UA,  celui-ci n’a pas été abordé au cours du sommet,  les quelques chefs d’Etat qui se sont entretenus avec Faure Gnassingbé ayant simplement déclaré qu’il n’ y a plus crise au Togo. Pour  La Tribune du Peuple, « dans l’ordre normal des choses, les chefs d’Etat et de gouvernement devraient revenir sur le problème surtout qu’on soutient que le choix de M. Edem Kodjo serait contre la volonté du président en exercice de l’UA ainsi que celle des autres chefs d’Etat. La situation de non guerre qui prévaut au Togo n’est pas synonyme de paix. Tout peut basculer à tout moment si on continue de jouer à l’hypocrisie diplomatique »

Sommet des 8 pays les plus industrialisés en Ecosse : Le Togo pourra t-il bénéficier du doublement de l’aide au développement ?

S’interroge mon confrère. Évoquant les questions qui meubleront les travaux de ce somment notamment l’implication dynamique du secteur privé  par une nouvelle stratégie et le désir manifesté par les Etats-Unis de doubler de leur  aide aux pays africains assorti de conditions à savoir les pays qui s’engageront résolument sur la voie de la  démocratie, le journal se demande si le Togo bénéficiera  aussi du doublement de l’aide au développement d’autant plus que, d’une part, il « ne faisait pas partie des 14 pays africains qui ont bénéficié de l’annulation de leur dette pour la mauvaise gestion des affaires du pays. D’autre part, l’UE a ouvertement déclaré qu’elle n’est pas prête à reprendre la coopération avec le Togo et demandé au Premier ministre togolais de mettre en application les 22 engagements que le pouvoir avait pris à Bruxelles 

Dans sa rubrique LUCARNE intitulée Le rebut, notre confrère écrit :
Selon toute vraisemblance, Edem Kodjo, ce ne sont pas seulement les « opposants » qui ne veulent pas  le sentir. Même dans l’entourage du « Président Faure » (c’est comme ça qu’il ne cesse de ressasser comme une invocation le nom de son bienfaiteur), il souffre de la même répulsion. Au baromètre de cette antipathie, la une de nos confrères de la maison RPT. C’est du vitriol pur et dur.

On ne cessera jamais de le répéter, Faure Gnassingbé s’est trompé en jetant son dévolu sur Edem Kodjo. Dans le contexte actuel, c’est un choix hyper dangereux. Il a trop de petits calculs à faire et trop de comptes personnels à régler : d’abord pour s’offrir une certaine marge de manœuvre et ensuite pour prendre une revanche sur les déboires qu’il avait subis de la part de ses « amis d’hier » de l’opposition pendant sa transhumance politique.

Adieu la réconciliation nationale, aux calendes grecques le Togo uni ! Ce n’est pas demain le bout du tunnel. C’est un choix qui est en déphasage criard avec les réalités politiques actuelles.

Alors un tel politique en manque cruel de sympathie de la classe politique et surtout de sa frange qui est sensée le soutenir ; quant aux populations, n’en parlons même pas ; alors un tel politique, comment le désignerait-on ?

Arcanes
N'a pas paru cette semaine
L’observateur  togolais 

 

Liberté Hebdo 16  

Du mercredi, 06 juillet 2005

Le PM devant l’Assemblée RPT : Edem Kodjo entre des éloges à Faure et la diversion
Lit-on à la Une de notre confrère avec une caricature illustrant qu’ ‘’ entre le Président Faure Gnassingbé et moi, même un papier cigarette ne peut passer entre nous’’ dixit Edem Kodjo

« La dévotion de la calebasse à Faure Gnassingbé est sans précédent. Cela s’est fait remarquer dans son discours­ programme où les intermèdes étaient: Le Président de la République, M. Faure Gnassingbé l’a dit pendant la campagne électorale, Dans son programme, le Président Faure Gnassingbé a promis de .... Et il boucle au cours des débats que  même du papier cigarette ne peut passer entre le Président Faure Gnassingbé et moi », écrit le confrère.

S’agissant du programme lui-même, le journal indique que celui-ci « n’a rien d’audacieux comme l’affirment ses admirateurs. Ce sont des promesses de Gascon que celui qui cumule la Primature et le  ‘’ ministère du Mensonge’’  a servie aux Togolais »

Edem Kodjo prend le RPT et la Coalition pour des « cons »
En tout cas, c’est ce que pense notre confrère qui ne comprend pas que celui qui n’a pas concerné par les événements de l’après élection se voit confier la gestion des problèmes liés à ces événements.

« En quoi M. Edem Kodjo est-il concerné par les mesures d’apaisement. De quoi se mêle t-il ? Quel rôle a-t-il joué dans l’un ou dans l’autre camp ?

Le bonhomme, on se rappelle, a pris ses distances par rapport à l’opposition à la veille des consultations de Bruxelles. Il a subrepticement refait surface en mars 2005 en laissant entendre par un communiqué, son intention de rejoindre le collectif de l’opposition qui venait d’être formé. Mais face à la répression sauvage que l’opposition commençait à subir, il s’est volatilisé. Et on ne l’a vu nulle part aux côtés de la Coalition durant la campagne présidentielle.

D’aucuns avaient pensé qu’il serait en train de faire bande avec le RPT. Mais là aussi force est de constater qu’il n’était pas aux côtés du fils du Père ». En conséquence, se demande t-il « comment comprendre alors dans ces conditions qu’il se voit subitement confié la tête du gouvernement ? Est-ce à dire qu’il n’existe ni au sein du RPT ni dans la Coalition quelqu’un qui puisse gérer ce qui revient aux deux camps ? »

Guy Mario n’est plus à RFI  Démission ou surenchère ?
S’interroge de son côté Liberté Hebdo. En tout cas, le journal n’apprécie pas la manière dont Le Combat du Peuple traité  information : « Au lieu de présenter tout simplement les faits qui ont conduit à sa démission, le confrère s’est entiché à déverser sa bile sur la radio internationale et traiter de tous les noms d’oiseau tous les journalistes du Service Afrique. On dirait que c’est un ‘’ liseur de motion’’ qui a pondu l’article », écrit-il et revient sur quelques passages de cet article qui, selon notre confrère, n’est autre qu’une reprise du document que le correspondant aurait transmis à RFI.

Indiquant que, contactés, les responsables du Service Afrique de RFI ont affirmé n’avoir accusé réception d’aucun document provenant du Togo, le journal conclut donc que « l’article publié par notre confrère est un article de business. Il n’y a pas d’autres mots pour le dire. C’est tout simplement un article commandé  pour séduire les nouvelles autorités togolaises surtout que la Radio mondiale  est détestée dans le landerneau du parti au pouvoir. Rien n’arrive au hasard et le confrère voudrait profiter de cette situation pour entrer dans les bonnes grâces du nouvel ancien  pouvoir »

Le Forcing politique, le « Prendre acte »
Le journal note que « les mutations politiques qui caractérisent les systèmes de gouvernance ont donné le jour à une nouvelle stratégie de régence, le  forcing politique qui trouve son terrain de prédilection et son plein épanouissement dans l’ancienne  Suisse de l’Afrique  dont les gouvernants savent que la Communauté Internationale, si elle existe vraiment, devant le fait accompli ne va que  prendre acte ». Et le journal explique ce qu’il appelle le forcing politique c'est-à-dire le fait pour les autorités de prendre des décisions impopulaires sachant « qu’elles seront rejetées par l’opposition interne qui n’a au Togo qu’un rôle de contestataire » et  « qu’au nom d’une pseudo non ingérence, la Communauté Internationale ne fera que prendre acte après des tentatives de pressions ».

            « C’est ça la nouvelle trouvaille politique que ce régime pratique depuis peu. EYADEMA a toujours traficoté les résultats des élections présidentielles, les opposants ont toujours crié au hold up quelques instants pour se raviser après, le laissant gouverner. Et la Communauté Internationale en a toujours finalement  pris acte », écrit-il.

  En tout état de cause et étant donné que le concept de non ingérence dans les affaires intérieures se révèle aujourd’hui obsolète, notre confrère pense qu’il est nécessaire de « redéfinir le rôle de la Communauté Internationale afin de n’être pas davantage complice des conflits qui ensanglantent le continent africain »

Echo du Forum de Cotonou : Un responsable de la CEDEAO a déclaré à propos de l’urne transportée : « Il la protégeait contre les tentatives de destructions »

C’est le Général Cheick Oumar Diarra, Secrétaire exécutif adjoint aux Affaires politiques, de défense et de sécurité de la CEDEAO qui a fait cette déclaration. Voir Le Point de la Semaine plus haut qui a publié le même article.

Coupe du Monde Junior de football :  Mépris pour l’Afrique, conséquence de l’image laissée par ses dirigeants
Titre notre confrère qui revient sur la rencontre ayant opposé samedi 02 juillet dernier l’Argentine et le Nigeria et qui a été soldée par la victoire de l’Argentine sur la marque de 2 buts à 1. En bon africain et  dénonçant l’injustice dont a été victime le Nigeria du fait du mauvais arbitrage du Norvégien Terje Hauge, notre confrère pense que le Nigeria récolte en sport ce qu’il a semé en politique au Togo.

« Après 45 années d’indépendance pour nos Etats, les dirigeants continuent toujours à se comporter comme des garçons de course de la puissance coloniale, à se chercher sans se trouver, bref à se prostituer au détriment de la respectabilité de notre Afrique à tous.

Les présidents Obasanjo, Tandja entre autres, sont ces « pépés » ou grands papas de ces gosses; ils sont ceux-là qui ont voulu ce score pour l’équipe nationale de football du Nigeria. C’est sûr que le leader nigérian lui-même, président en exercice de l’UA, amateur de football, en suivant cette rencontre a dû, à plusieurs reprises, piquer une crise de colère, tellement l’injustice était flagrante. De la même mesure dont tu t’es servi pour l’autre, on se servira aussi pour toi, dit l’adage populaire de chez nous. Il n’a sans doute pas dû se rendre à l’évidence que l’arbitrage était à la dimension de l’image de l’Africain qu’il a contribué lui aussi, à donner au monde occidental, il y a juste quelques semaines sur le terrain politique, s’agissant de la situation du peuple togolais. On se souvient du reste du long et dithyrambique message de félicitation envoyé au fils Gnassingbé à l’occasion de son investiture.

On se souvient également de la brusque volte-face du président du Nigeria et de ses déclarations parfois contradictoires sur l’élection présidentielle au Togo et les solutions de sortie de crise » indique le journal pour qui, « Moralité: tel que vous vous comportez, on vous traitera. Le mépris et l’irrespect pour l’Africain de la part de l’homme à la peau blanche va de paire avec l’image et les comportements véhiculés par nos chefs d’Etats eux-mêmes en premier lieu »

Dans rubrique Libertinage, notre confrère a concocté pour vous ces éléments :
Que les actes suivent…
Samedi 2 juillet dernier le Premier ministre de Faure Gnassingbé, M. Edouard Edem Kodjo, était devant l’Assemblée Nationale RPT pour présenter son programme de gouvernement. Si les bonnes intentions que contient ce programme sont traduites dans les faits, le Togo sera comme Hong Kong ou Taiwan. Mais le hic, c’est que chez les nègres, on accorde plus de crédit aux mots qu’aux actes. Les promesses sont souvent les promesses de Gascon. Passons.

Le très grand programme de son « Excellence Sa Suffisance » a fatigué les députés ainsi que tous les invités. Ce programme de 42 pages sonnait comme du déjà entendu. La tâche a été rude pour tous ceux qui étaient au Palais des Congrès et pour les téléspectateurs. C’était comme si nos Honorables ne sont pas habitués à l’épreuve pénible à laquelle le diplomate-écrivain les a soumis. Beaucoup ont dormi avec appétit. Certains bâillaient avec douceur. Même cas de figure chez quelques ministres du gouvernement du ‘’Koq de la basse cour de Lomé II’.

Le ministre de Tourisme en touriste ?
Il était l’un de ces militants fanatiques de l’UFC qui ont promis régler des comptes aux agitateurs de la NDP après l’élection de Bob Akitani à la magistrature suprême. Tout le monde a en mémoire les rixes qui ont opposé les inconditionnels de l’UFC et les boute-en-train de la NDP lorsqu’il était question que la Coalition présentât un candidat unique.

Aujourd’hui, lorsque son parti continue de contester l’élection de Faure Gnassingbé, il s’est  fait enrôler dans l’équipe gouvernementale de l’homme qu’il a combattu après la « catastrophe nationale ».  Ce fana de l’UFC occupe le portefeuille de la Culture, du Tourisme et des Loisirs. A l’UFC, on soutient que c’est son ventre qui l’a amené là. Pour notre confrère « Tingo-Tingo », « la nomination de M. Dosseh-Anyron » signifie que «  l’UFC est finie dans le VO ».

L’ex-activiste de l’UFC s’est entretenu jeudi dernier avec le personnel de son département « vous devez faire preuve d’imagination pour réaliser beaucoup de choses avec un peu de moyens… », a-t-il dit.

Au cours donc de cette tournée de prise de contact, il était au Village artisanal, « mémoire et gardien de la culture togolaise », comme l’a si bien dit « Togo Presse ». C’était comme dans un rêve. Il était fasciné par les objets d’art qui s’y trouvaient. « C’est un touriste ? La façon dont il admire ces objets d’art c’est comme s’il n’a jamais visité ce lieu », a lâché une dame devant son poste téléviseur.

Natchaba retrouve la voix
Grâce à la TV7, les Loméens ont vu l’ancien « Président par intérim de la République en exil », Son Excellence Fambaré Quattara Natchaba. Il était l’invité de TV7 dans l’émission « 7 sur 7 ».

En se prononçant sur le gouvernement du tandem Faure-Kodjo, le fils de Gando a encore accusé l’opposition en déclarant que « si elle n’avait pas boycotté les législatives de 2002, il n’y aurait pas eu de réformes constitutionnelles ». Il a en outre affirmé, en parlant de la coopération UE-Togo, que « compter sur l’UE pour le développement de nos pays est une erreur ». Pourtant, il avait profité de la suspension de la coopération pour multiplier ses voyages en Europe. A preuve, il y était encore quand la « catastrophe nationale » s’était produite. Il était à Bruxelles pour faire du lobbying. C’est surprenant que de tels propos viennent de M. Natchaba. A-t-il une fois eu le courage de dire à Feu Eyadema que c’était une erreur la coopération UE-ACP ?

En abordant l’élection présidentielle de Guinée Bissau et la reconnaissance par Kumba Yala de son échec, Natchaba dit « Parisien » a laissé entendre : «  Comme moi je suis musulman, je dirai, si Dieu n’a pas prévu, ça ne viendrait pas ». Est-ce à dire que c’est Dieu qui a voulu qu’il soit bloqué à Cotonou ? Si oui, pourquoi a-t-il fait tous ces tapages en « pleurnichant » sur les antennes de RFI ? 

« Le CAR n’a plus de militantes » ?
Beaucoup de Togolais étaient surpris de lire à la une de « Tingo-Tingo ». « Mme Agnelé Mensah au gouvernement Kodjo II : Le CAR n’a plus de militantes ». Or, le parti de Me Agboyibo a précisé au lendemain de sa nomination qu’elle a quitté le parti depuis 1998. « A-t-il  oublié déjà que Mme Mensah, au nom du CAR, a été bastonnée après une émission-débat à la TVT pour avoir trop défendu le CAR ? » s’interroge le journal. Comme le dirait l’autre… « C’est comme ça le pays est et nous sommes dedans ».

Le confrère n’a qu’à poser la question à Kodjo. Il lui dira ce qui lui est arrivé lorsque les Hauts Conseillers de la République ont été séquestrés en 1992 et lorsqu’une marche de l’opposition a été violemment réprimée en 2002 en face de la station Texaco non loin du Cinéma Rex. Mais cela ne l’a pas empêché à aller servir ses « zigouilleurs ».

Le Paparazzi 10 

Du jeudi, 07 juillet 2005

Pour sortir le Togo de la crise :  Edem Kodjo confond projet de société et projet de gouvernement
« Le premier ministre togolais M. Eden Kodjo a présenté samedi dernier devant l’assemblée monocolore RPT son discours Programme.

Loin d’être un discours programme, ce dernier a minimisé la véritable tension qui règne actuellement dans le pays pour jouer bien son rôle de metteur en scène », écrit le journal avant de publier un extrait du discours programme du premier ministre

Démission du correspondant de RFI au Togo :    Guy Mario s’attache les services de Lucien Messan pour acquérir un poste au Togo
En tout cas, c’est selon Paparazzi qui,  contrairement à  ce qu’a laissé Le Combat du Peuple, pense que la démission de Guy Mario a été un acte délibéré dans le but de faire un clin d’œil aux nouvelles autorités dans la perspective de la réforme de la HAAC où on l’on parle de l’entrée de certains journalistes.  

« Avec le débat lancé aujourd’hui au Togo pour l’entrée deux journalistes à la HAAC et l’arrivée de nouvelles autorités anciennes à la tête du pouvoir, Guy Mario n’a t-il pas été commandé ?

La lettre acerbe de 22 pages adressée à RFI par Guy Mario ne mérite t-elle pas de réflexions ?

A quoi rime la clause de conscience évoquée par notre confrère dans le Combat du Peuple ?

Selon des informations en notre disposition, la démission programmée de Guy Mario à RFI, profiterait à quelqu’un ou serait pour quelque chose puisque RFI est depuis un certain temps dans le collimateur des autorités togolaises », écrit le journal

Affaire un togolais bientôt prince de Monaco : Le Prince Albert II reconnaît Alexandre comme son fils.
Titre en couverture notre confrère avec une photo du prince Albert II. En fait, le journal a repris un article de l’AFP sur le sujet.

Le Tambour  
 
 
 

 
 
 

http://www.cleanfilms.com

 
 
 

You'll be amazed at the prices at CallingCards.com

 
 
 
 
 
 

AgoraPress

AgoraBrèves

Revue de Presse

Audioforum

Interviews

Canular

Sport

Tribune

Politique

Démocrate de France

Nouvelle

Culture

M05

Sites