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3 juillet 2005

Revue de presse de la semaine du 27 juin au 3 juillet 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour  
 
Le Combat du peuple   504

Du lundi, 27 juin 2005

L’héritage et le défi : Le nouveau gouvernement, première épreuve de vérité pour Edem Kodjo
Titre notre confrère dans sa manchette. Sans vouloir, comme l’ont fait certains, spéculé sur « la capacité et  les chances de la de la nouvelle équipe à pouvoir sortir le Togo de la situation qui est la sienne », le journal note cependant  que,  s’agissant de la composition du gouvernement, il y a certains  nouveaux venus  dont « la nomination ne laisse pas l’opinion indifférente ». Il s’agit de M. Kpatcha Gnassingbé «sa nomination en fait un Gnassingbé de trop et donne l’impression que le pouvoir devient une affaire de famille au Togo »  et du  Colonel Pitalouna-Ani Laokpessi qui « parmi tous les officiers togolais, est celui qui traîne le plus de casseroles ».

D’une manière générale, dit-il,  « le nouveau gouvernement est composé d’hommes valables » qu’il faut selon lui, leur temps de faire leur preuve avant d’en juger.

Sur un autre angle et s’agissant de l’épineux problème de cumul de poste, notre confrère pense qu’il est urgent et impérieux de résoudre ce problème puisque que dans « le précédent gouvernement, on a assisté impuissant à ce phénomène devenu scandaleux et irresponsable ».

« Actuellement, des Directeurs Généraux  sont nommés Ministres. Nous pensons qu’il faut pourvoir le plus rapidement possible aux postes qu’ils ont laissés vacants. Ne pas le faire, c’est délibérément détruire l’efficacité de l’Administration.

Ce problème est donc un premier test auquel le Président de la République et son Chef de Gouvernement sont soumis, car il découle de l’héritage et du défi », conclut le journal

L’heure du bilan : Le radicalisme à l’épreuve de la réalité : Sale temps pour la coalition
Titre notre confrère. Si,  pour des raisons évidentes liées à l’histoire de notre pays, dit le journal, « l’UFC dont le leader est M. Gilchrist Olympio, ne saurait se renier et dévier de la ligne radicale, en revanche les autres partis qui se sont enfermés dans le cercle vicieux du radicalisme n’ont aucun motif pour continuer à garder ce cap ». En refusant donc de voir cette réalité en face, poursuit  le journal, la plupart des partis de la coalition ont opté pour le pourrissement.

« Après le camouflet infligé à M. Gilchrist Olympio à Abuja par le Président Obasanjo, le fiasco de Me Agboyibo pressenti pour occuper le poste de Premier ministre, et la défection de Me ABI qui a choisi de se désolidariser et de tenter l’expérience gouvernementale, force est de constater que la coalition passe un sale temps par manque de réalisme politique » souligne Le Combat du Peuple pour qui, « la coalition des partis de l’opposition radicale est appelée à disparaître si elle ne se fixe pas une finalité susceptible de permettre à tous les membres d’être sur le même pied d’égalité et de contribuer à la résolution de la crise »

Violence politique au Togo : Un phénomène qu’il faut éradiquer en désarmant les esprits
Rappelant les causes de la violence qui, dit-il, fait partie des mœurs politiques au Togo, notre confrère pense qu’ «il faut que les Togolais, toutes tendances confondues, se disent une fois pour toutes que la politique n’est pas une question de violence et oeuvrent pour désarmer les esprits » car, « la guerre civile que certains souhaitent n’est pas une panacée pour nos problèmes ». Les Togolais, ajoute t-il, « doivent se faire mutuellement confiance pour assurer aux générations futures, la paix et le développement par la liberté et la justice qui nous ont fait tant défaut »

C’est parti : La commission nationale d’enquête est déjà à pied d’œuvre
Titre Le Combat du Peuple et en gros plan la photo des membres de la commission lors de son point de presse annoncé le démarrage de ses activités.

 Pour le journal, « au-delà de toute autre considération, l’essentiel c’est que cette commission puisse travailler en toute impartialité et situer les responsabilités »

Motion d"information 310

Du lundi, 27  juin 2005

Nouvel acte criminel d’un éternel serviteur de la dictature : Edem Kodjo a reçu pour mission d’asseoir le pouvoir illégitime des enfants Eyadema
Titre notre dans sa manchette. Évoquant les humiliations que M. Edem Kodjo a subies en 1994-1996 où sur une équipe de 24 membres, « il avait dû se contenter de seulement quatre ministres issus de son parti » malgré qu’il avait six députés à l’assemblée nationale et cette année 2005 où « la couleuvre avalée semble encore plus grosse et l’humiliation subie beaucoup plus sévère » avec deux ministres issus de son parti sans réelle importance, Motion d’Information  souligne qu’ « en réalité, ce n’est pas tant l’acceptation par Edem Kodjo d’être un premier ministre de pacotille, sans réel pouvoir pour peser positivement sur le cours des choses qui est criminelle » mais « c’est cette attitude d’irrespect pour le peuple togolais qui est criminelle ».

Aussi pense t-il que l’acte posé par M. Edem Kodjo a été délibéré et organisé de longue date par la France visant à asseoir la famille des Gnassingbé.

 « C’est bien connu, en politique comme en sports, on ne change pas une équipe et une recette qui gagnent. En 2005, après un coup d’Etat manqué orchestré et soutenu par la France et une parodie d’élection présidentielle contestée, la France reprend le même instrument et les mêmes recettes pour asseoir le pouvoir du fils du défunt général président et prolonger la dictature au service exclusif de la défense des intérêts français.

L’instrument, c’est encore et toujours Edem Kodjo ; la recette, c’est un premier ministre politiquement affaibli, sans aucun pouvoir et à qui on fait avaler toutes les couleuvres.

 Après sa nomination en 1994, Edem Kodjo avait organisé les élections législatives partielles qui avaient permis au RPT d’avoir à l’Assemblée nationale, la majorité qui lui manquait. Mission accomplie pour Edem Kodjo qui devait par contre être payé par la suite en monnaie de singe.

Le nouvel objectif fixé par ses protecteurs français à Edem Kodjo semble désormais être de donner la majorité parlementaire au RPT dans la nouvelle Assemblée Nationale issue des prochaines élections législatives » indique t-il

En «achetant» Me ABI, Gabriel DOSSEH, Gilbert ATSU,  Edem Kodjo et Faure Gnassingbé débarrassent l’Opposition de ses cellules malades du ventre
C'est ce que souligne  notre confrère qui revient sur chacune de ces trois personnalités. 

S’agissant de Me Abi, le journal indique que son ralliement au RPT n’a pas été en soi une surprise puisqu’un certain nombre de comportements suspects de ce dernier le prédisposaient à cela à savoir : son absence systématique à tous les points de presse de la Coalition depuis sa création « tous les journalistes qui ont suivi les points de presse de la Coalition depuis sa création avaient noté l’absence systématique de Maître Abi aux côtés de ses collègues chaque fois qu’il était question de faire des apparitions publiques devant les caméras de télévision »,  il aurait battu campagne pour le candidat du RPT à Kara « un autre fait suspect rapporté par plusieurs témoignages a été l’attitude du Secrétaire National du PSR pendant la campagne électorale. Bien qu’ayant adhéré à la candidature unique et souscrit par consensus au choix de Bob Akitani, Maître Abi aurait ouvertement fait campagne dans la région de la Kara pour le candidat du RPT, son refus de prononcer sur une éventuelle entrée de son parti au gouvernement au lendemain de la nomination de M. Edem Kodjo « c’est ainsi qu’après la nomination de M. Edem Kodjo au poste de premier ministre, lorsqu’il avait été demandé à chaque parti de se prononcer sur l’entrée au gouvernement, le PSR aurait été le seul parti à avoir réservé sa réponse »

S’agissant de Gilbert Atsu dont son entrée dans ce gouvernement « aurait pu être la seule vraie surprise », sans mettre en doute la sincérité de Gilbert Atsu et ses camarades dans leur lutte pour la démocratie au Togo, le journal pense qu’il faut peut-être « relativiser l’acte de Gilbert Atsu » puisque ces jeunes ont été « délaissés et abandonnés politiquement et personnellement » par l’opposition minée par la persistance des rivalités et des ambitions personnelles «  au point de devenir des proies faciles pour le grand spécialiste du débauchage qu’est Edem Kodjo ». Fort de ce que la NDP n’est pas un parti politique, le confrère estime donc qu’ «en entrant au gouvernement, Gilbert Atsu n’a pas trahi un parti ; il n’a pas trahi la Coalition dont sa structure n’était pas membre ; lui et ses camarades qui le soutiennent dans cette aventure se sont trahis eux-mêmes »

Pour le confrère, « le seul vrai débauchage issu d’un parti membre de la Coalition pourrait être celui de Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyroh militant de l’UFC » dont la présence au sein du gouvernement de Faure Gnassingbé est surprenante d’autant plus que «l’intéressé avait été l’un des membres de l’UFC les plus actifs lors de la campagne électorale »

En tout état de cause, souligne le journal « en ‘’achetant’’ Maître Abi, Gabriel Dossèh et Gilbert Atsu, MM. Edem Kodjo et Faure Gnassingbé débarrassent l’opposition démocratique de ses cellules malades du ventre. Mais, au-delà de la condamnation de principe, ces cas posent un problème réel auquel les partis membres de la Coalition vont se trouver confrontés dans la perspective des prochaines élections législatives »

Les prémices d’un régime fondé sur l’arbitraire et le non droit :Faure Gnassingbé chasse ses voisins de la Résidence du Bénin (Caisse)
Indique notre confrère qui dénonce la décision arbitraire (qui viole toutes les lois et procédures en vigueur) du président Faure Gnassingbé de « se débarrasser de tous ceux qui l’entourent dans la résidence du Bénin en face de l’Université de Lomé » en leur donnant huit jours de quitter les lieux. Selon le journal, «une opération spéciale dirigée par un certain officier de l’armée a été chargée d’évacuer manu militari des propriétaires de domiciles acquis depuis plus de 20ans »

Relevant que la décision de chasser ses voisins viole les dispositions de la constitution togolaise et la déclaration universelle des droits de l’homme sur le droit de propriété, l’hebdomadaire estime qu’ « en décidant d’exproprier dans un délai de huit jours ses voisins, sans aucune procédure judiciaire, M. Faure Gnassingbé vient de poser les prémices d’un régime basé sur l’arbitraire et le non droit »

Après l’entrée de Maître ABI au gouvernement Kodjo, Le PSR a été exclu de la Coalition
« L’exclusion prononcée jeudi dernier constitue plus une régularisation qu’un événement politique » estime notre confrère puisque, selon lui, « la Coalition a appris à fonctionner à cinq au lieu de six depuis que les soupçons les plus persistants ont commencé à circuler sur le PSR et son premier responsable »

Démission et limogeages en cascades : Le match nul obtenu par le Togo face aux «Lions de la Teranga» provoque un drame national au Sénégal
Titre notre confrère qui évoque la démission du sélectionneur français, du président de la fédération sénégalaise de football et  le limogeage du ministre des sports

Agni l'Abeille 39

Du mardi, 28 juin 2005
Fin de la mission d’enquête de l’ONU, Doudou Diene déclare : « Nous avons vu des choses horribles, reçu des informations précises »
C’est qu’a déclaré, selon notre confrère,  le chef de la mission de l’ONU au Togo le sénégalais Doudou Diène à sa sortie d’audience avec le président de l’Assemblée nationale El Hadj Abass Bonfoh. A en croire le journal, la mission de l’ONU qui s’est réjouie de la bonne collaboration de tous les acteurs de la société togolaise « devrait établir les circonstances qui ont mené aux allégations de violations des Droits de l’Homme au Togo entre le 5 février et le 5 mai 2005, dates respectives du décès du président Eyadema et de la prestation de serment du nouveau chef de l’Etat Togolais Faure Gnassingbé après le scrutin présidentiel du 24 avril » et  « sortira dans les jours à venir son rapport qui fera aussi l’évaluation des causes et des conséquences des violences au Togo durant la période électorale dans une approche sous régionale en mettant tout particulièrement l’accent sur les potentiels facteurs aggravant par les droits de l’Homme »

Harcèlement des journalistes :Tentative d’enlèvement d’un Reporter-photographe
Le journal note que malgré l’adoption d’un code dépénalisé, les journalistes togolais  ne sont pas au bout de leur peine ; ils travaillent la peur au ventre. Ainsi, nous apprend –il que M. SOMABE Koffi Tito Dzromadi, Reporter – Photographe, collaborant avec certains journaux de la place a failli  être – n’eût- été son habileté- enlevé par des individus non identifiés qui ont débarqué à son domicile. Selon notre confrère, ces individus, au nombre de trois, auraient déclaré au jeune photographe qu’ils ont rencontré à son domicile le vendredi dernier  vers 8h30mn en train de sortir qu’ils  étaient collaborateurs de la mission d’enquête de l’ONU et à ce titre étaient envoyés par celle-ci pour conduire à elle, le jeune reporter-photographe habitant la maison. Le jeune photographe ayant intuitivement remarqué que les trois hommes ne le connaissaient pas de visage leur dit que celui qu’ils cherchaient était entrain de prendre son bain et leur a demandé de rentrer dans la maison pour l’attendre. C’est ainsi que le reporter-photographe prit la fuite et depuis plus retourné à son domicile.  Et selon les informations recueillies par notre confrère auprès des voisins du quartier, ces individus seraient revenus  roder dans les environs vendredi dans la nuit et samedi également.

Chirac explique sans convaincre ; «La France ne joue pas le gendarme en Afrique»
Titre notre confrère qui indique que cette déclaration du président français a été faite lundi dernier lors de l’ouverture d’une conférence internationale à Paris sur la micro finance. Aussi rappelle t-il que « lors de la crise qui a secoué le Togo après le décès du président Eyadema en février dernier, certains ont vite fait d’accuser Paris d’avoir soutenu, voir préparé et organisé la victoire de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 24 avril 2005 ». Et cela s’est confirmé « lorsque le Président Chirac a adressé une lettre de félicitation au président élu », alors que l’opposition contestait les résultats.

Evasion d’un prisonnier à la Gendarmerie de Zorro Bar
Selon notre confrère, cette scène s’est passée dimanche 26 juin dernier lorsqu’un prévenu détenu en garde à vue au poste de gendarmerie de Zorro Bar, profitant d’un relâchement dans la surveillance des gardiens a pris le large en escalant le mur de la gendarmerie. Selon notre confrère, malgré l’aide des jeunes du quartier, les gardiens de la brigade n’ont pas rattraper le prévenu « qui avait disparu comme par enchantement dans la nature profitant sûrement du bidonville en claies qui se trouve derrière la gendarmerie »

Le Regard 447

Du mardi, 28 juin 2005

Obasanjo très embarrassé par le dossier togolais
En tout cas, c’est ce que pense notre confrère avec ce communiqué de la Coalition datée du 24 juin dernier dans lequel elle en appelle à la CEDEAO, à l’Union Africaine, à l’Union Européenne, aux Etats-Unis et aux  Nations Unies de tout mettre en œuvre pour que les autorités togolaises organisent un véritable dialogue en vue de la formation d’un gouvernement d’Union nationale conforme aux recommandations du mini sommet d’Abuja du 19 mai 2005.

« Il y a de quoi embarrasser le Président nigérian lorsque la Coalition présente la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement comme une façon pour  Faure et Kodjo de le poignarder dans le dos alors qu’on sait qu’avant d’annoncer sa décision, Faure Gnassingbé a obtenu l’aval du même Obasanjo après lui avoir démontré que la plate-forme de la Coalition visait à dépouiller le Président de la République de ses prérogatives », souligne le journal qui trouve aussi paradoxale la démarche de la Coalition puis qu’il y a sous peu elle Coalition condamnait les prises de position de Obasanjo et de la CEDEAO.

Ce qui paraît  Mais ce qui paraît  encore paradoxal, c’est que la Coalition qui, il y a peu, condamnait les prises de position de Obasanjo et de la CEDEAO en appelle à eux comme s’ils sont redevenus crédibles

L’UE sensible au problème des réfugiés togolais
Titre notre confrère dans sa manchette avec à l’appui la photo du Commissaire Européen au Développement et l’Action humanitaire, le belge Louis Michel. En tout cas, c’est ce qui ressort, selon le journal,  de la conférence de presse que le premier ministre Edem Kodjo a donnée au salon de l’aéroport international de Lomé le dimanche dernier du retour de son périple européen, conférence au cours de laquelle  il a fait le point des entretiens qu’il a eus avec Louis Michel lequel  a annoncé « la mise à disposition d’une enveloppe d’environ un milliard de FCFA pour appuyer les mesures d’apaisement pouvant faciliter  le retour et la réinsertion des réfugiés ».

Constatant la disponibilité de l’UE à soutenir le processus de réconciliation nationale au Togo, le confrère estime que « le gouvernement togolais devra instaurer un dialogue avec la Coalition et promouvoir des réformes en perspective des élections à venir ».

En tout état de cause, conclut Le Regard, « la relance du dialogue va donc constituer un défi à la cohésion au sein de la Coalition et principalement à l’UFC partagée entre le dialogue et la rupture totale avec le pouvoir en place »

La Coalition entre les exigences de l’UFC et la trahison du PSR

Titre notre confrère pour qui, « si la réaction au sujet de la défection du PSR a accueilli l’adhésion de l’UFC, les jours à venir montreront si le parti de Gilchrist Olympio sera en phase avec les autres partis de la Coalition sur d’autres questions. Le PSR étant exclu, reste donc à harmoniser les points de vue de l’UFC et ceux des autres membres de la Coalition. L’on ne sait pas avec exactitude si tous sont arrivés à un compromis sur la question de la légitimité de Faure Gnassingbé. Le reste de la Coalition n’en fait pas une préoccupation alors que l’UFC soutient que le Président  ne doit tirer sa légitimité que d’un accord politique ». En conséquence, « si cette divergence n’est pas aplanie, la Coalition aura beaucoup de difficultés à obtenir des concessions du pouvoir quand commencera  le dialogue »

Conflit d’intérêts :  Les Groupes Progosa et Bolloré se disputent le Port Autonome de Lomé
Le journal nous parle ici de la guerre que se livrent actuellement au port de Lomé deux grandes sociétés européennes le groupe  Progosa Investment basé en Espagne et le groupe français Bolloré.

Rappelant les causes de ce conflit d’intérêt, le journal indique : « qu’on le veuille ou non, bien qu’il ne soit pas très bien implanté sur le terrain, Bolloré dispose de certains atouts. C’est une multinationale française dont les tentacules se retrouvent dans les plus hautes sphères politiques de l’Hexagone. Ce qui n’est pas rien dans un contexte comme le nôtre où nul n’ignore le poids de la France.

Certes, Progosa avait la bénédiction des autorités togolaises. Mais il y a que feu Eyadema dont Dupuydauby  s’était fait un ami personnel n’est plus. C’est un détail qui peut tout changer. Quelle sera l’attitude des nouvelles autorités du pays si Bolloré venait  à leur faire des offres et propositions plus qu’intéressantes  en ces moments particulièrement décisifs ? »

De la politique au sport : Le Togo, un  petit pays qui dérange
Relève notre confrère qui évoque les problèmes aux plans  politique et sportif auxquels le Togo est en proie.

Au plan politique, le journal note que tout a commencé pendant la colonisation ; le Togo qui passe de la colonisation allemande à celle de la France après avoir été placé sous tutelle de l’ONU.

Après l’indépendance « le Togo s’illustrera négativement comme premier pays de l’Afrique noire où s’est produit un coup d’Etat militaire »

Et depuis les mouvements démocratiques des années 90, le Togo est entré dans un cercle vicieux avec une succession de crises qui divisent la communauté internationale : « dans les instances européennes, on ne parle plus de la même voix au sujet du Togo. La France et l’Allemagne qui mènent une lutte de front et prennent des positions en tous  points solidaires quand il s’agit de la consolidation de l’Union, adoptent un langage complètement divergent sur le dossier togolais. Il en est de même au niveau de la Commission européenne et du Parlement européen. Récemment encore, le Togo avait mis aux prises Olusegun Obasanjo, Président en exercice de l’UA à Alpha Oumar Konaré le Président de la Commission de l’Union Africaine ».

Au plan sportif, le journal évoque les problèmes nés de la victoire des Eperviers : « depuis  quelque temps, il suffit que l’équipe nationale togolaise dispute un match en pays étranger pour que quelques heures après  la rencontre, il y ait de nombreux problèmes à gérer. On se souvient des suites des rencontres Togo-Mali à Bamako. Après la victoire des Togolais, la capitale malienne a été pratiquement mise à feu. Les dégâts sont incalculables. Il y a encore quelques jours, c’est le Sénégal qui avait fait l’amère expérience »

Au regard de ces  problèmes évoqués, notre confrère conclut que « le  Togo est un petit pays avec de gros problèmes qui divisent »

Dans sa rubrique humoristique ça vous regarde, notre confrère a sélectionné ces éléments :
VOICI LE MINISTRE « KOMA-teux » !
Le Prince « KOMA-teux » n’est plus n’importe qui aujourd’hui. Il est devenu avec la formation du nouveau gouvernement, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine. Même si le volet coopération a été confié  à un ministre délégué, « AZ » reste aujourd’hui de fait, le numéro deux du gouvernement Kodjo. Selon certaines mauvaises langues, la nomination du Prince KOMAteux à ce poste «n’est pas le fait du hasard ». C’est le fruit de longues années de son acharnement contre les leaders de l’opposition dite radicale qu’il se plaît depuis quelque temps, à vouer aux gémonies et à injurier à chaque  occasion. Voilà donc « Zaza » récompensé. Reste qu’il mette maintenant ses compétences au service du Togo.

En tout cas, à « Le Regard », nous sommes sûrs que « AZ » peut faire un miracle parce qu’il a plus d’une corde à son arc. S’il échoue avec la diplomatie classique, il peut se rabattre sur la diplomatie des proverbes. Bonne chance au nouveau  ministre d’Etat !

LE PARADOXE GOUVERNEMENTAL

L’une des caractéristiques  que tous les observateurs reconnaissent au nouveau gouvernement Kodjo II, c’est qu’il est de large effectif pour ne pas dire  qu’il est tout simplement pléthorique. A le voir, on a l’impression qu’on a voulu y mettre tout le monde pour avoir la paix. « Mange et tais-toi ». Il paraît que c’est le propre de  tous les gouvernements dits d’Union. Bof, passons.

Ce qui par contre relève du paradoxe, c’est que nous sommes au Togo, dans un pays  non seulement en crise politique, mais aussi et surtout, rudement éprouvé  par une conjoncture économique difficile. En pareil cas, il est toujours indiqué de limiter les charges de l’Etat. Ce qui devrait passer par la limitation du nombre des ministres. Mais au lieu de cela, à quoi avons-nous droit ? A un gouvernement de 30 membres à qui il faut ajouter un chef de l’Etat et deux fonctionnaires qui ont rang de ministre. Pour mettre tout ce beau monde au travail, il faut des infrastructures supplémentaires, ce qui signifie des dépenses supplémentaires, etc. Dans le même temps, on manque du strict minimum pour satisfaire le peuple.  Qui dit que le paradoxe n’a pas une nationalité togolaise ?

ON SE FROTTE LES MAINS !
La formation du nouveau gouvernement a fixé l’opinion sur un certain nombre de questions. A la Coalition, même si certains regrettent sans le dire, la situation actuelle, on se félicite au moins de ce qu’il y ait eu une sorte de décantation. On a découvert qui est qui et qui fait quoi. On sait désormais avec qui compter et avec qui ne pas compter. Ce qui réjouit certains, c’est le fait par exemple  que le PSR qui était dans une sorte d’ambiguïté, ait finalement choisi son camp. La réaction des autres ne s’est pas faite attendre. Le PSR a été exclu de la Coalition. Mais au PSR, on ne semble guère s’émouvoir outre mesure. Entre la galère de la Coalition et le beurre du pouvoir, le choix est clair.

Toute proportion gardée, le revirement de Me Abi  et les siens donnera raison à ceux qui, dès le départ, avaient émis de sérieuses réserves  sur l’entrée du PSR dans la Coalition

COUCOU, VOILÀ L’HARRYviste !
Dans notre dernière parution, nous nous demandions à cette page  même, ce que devenait l’HARRYviste Olympique qui a été proprement « cimenté » alors que beaucoup s’attendaient  à le voir au Gouvernement. Eh bien, nous n’avons pas attendu trop longtemps pour avoir des nouvelles du patron du RSDDécousu. L’homme est vraiment très mécontent et n’est pas près de pardonner le tour qui vient de lui être joué. Il a tenu à le dire au cours d’une conférence de presse le 22 juin dernier. Il suffit d’écouter certains de ses propos pour comprendre l’état d’esprit dans lequel se trouve l’HARRYviste aujourd’hui.

On peut aisément comprendre que le « petit » HARRYviste se fâche. C’est son droit. Mais ce que beaucoup veulent savoir, c’est à quoi il fait allusion en parlant de « partis politiques majeurs » et de « compétences nécessaires ». Veut-il parler de la Coalition qui indubitablement pèse lourd ou de certains particules satellites du RPuTain comme le RSDDébâcle ? Veut-il parler des grandes valeurs dont dispose le Togo ou de ces plaisantins à qui il était arrivé de se retrouver au gouvernement parce qu’on était dans un Etat « gnassional » ? Si notre HARRYviste pouvait s’expliquer davantage

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion   268

Du lundi, 27 juin 2005
Nous sommes au regret de ne pouvoir vous faire un résumé significatif de l’édition d’Akekle de cette semaine. Voici néanmoins quelques titres importants du journal :

Enfin Olusegun Obasanjo lève le voile : Qu’est-ce que Gilchrist et Faure se sont dit à Abuja le 25 avril devant le président nigérian ? 

Autopsie du nouveau gouvernement Faure- Kodjo : La Coalition RPT-CPP-PDR… sans l’UFC, le CAR et la CDPA… est une fuite en avant

Première sortie, premier échec : L’UE refuse d’accorder sa confiance au gouvernement Kodjo

De la nécessité de faire revenir les réfugiés à la poursuite des arrestations de présumés auteurs des troubles sociopolitiques : Le retour à la paix civile au Togo est hypothéqué par le pouvoir lui-même

Le Point de la Semaine   39

Du mercredi, 29 juin 2005

Périple de Edem Kodjo en Europe : Les conditions posées par  l’UE au Premier ministre
Le confrère évoque ici les conditions posées par  l’UE et l’OIF au PM lors de sa tournée européenne et dont le communiqué du gouvernement en date du 27 juin fait cas et qui tournent autour de la mise en œuvre des 22 engagements et des mesures concrètes que le gouvernement doit prendre pour consacrer l’ouverture politique, œuvrer au retour des réfugiés, engager les réformes nécessaires et réaliser la réconciliation nationale.

Parlant de l’enveloppe d’environ un milliard de francs CFA que le Premier a décroché auprès de l’UE pour appuyer les mesures d’apaisement que le gouvernement entend prendre, le journal estime que «ce geste fort, est indéniablement la marque d’une confiance de l’institution européenne vis-à-vis des nouvelles autorités de Lomé » 

Périple européen du Premier ministre Edem Kodjo :Un milliard de FCFA pour aider les réfugiés togolais au Bénin et au Ghana
Titre notre confrère qui indique que c’est le premier ministre Edem Kodjo qui l’a annoncé du retour de son périple européen qui l’a conduit successivement à Bruxelles, Luxembourg et Paris.

Réaction Edem Kodjo : « Tout ce qui a été dit sera fait 
C’est en substance ce qu’a déclaré  M. Edem Kodjo à la presse le 26 juin dernier au salon de l’aéroport international de Lomé brossant le déroulement et les résultats de son périple européen dont le confrère reprend ici l’intégralité de cette déclaration

Forum de Cotonou sur la Paix et la démocratie en Afrique de l’Ouest : Des recommandations sur le Togo très attendues
Indique le journal. Selon notre confrère, ce Forum de Cotonou qui durera quatre jours, c'est-à-dire du 28 juin au 1er juillet abordera plusieurs thèmes notamment les crises dans le sous-région, le rôle des partis politiques et sans oublier la crise togolaise.   Citant l’ancien Ministre Gambien des Affaires Etrangères, M. Sedat Job, un des principaux initiateurs du Forum  selon qui, le Forum, pour être effectif, doit nécessairement prendre certaines décisions et certaines recommandations (relatives à  la crise togolaise), le journal indique « comme on le voit, des recommandations relatives à la situation au Togo, sont donc très attendues »

Dans sa rubrique  La Carte intitulée Modus vivendi, notre écrit :
Nous avons été éprouvés par tellement d’années de douloureuses expériences qu’à la fin, plus que nous-mêmes, ce sont plutôt nos stigmates qui agissent et réfléchissent à notre place. A peine une œuvre mise en chantier que déjà nous nous empressons de lui prédire tous les malheurs prévisibles. A peine un compromis est mis en branle qu’aussitôt, il est voué aux pires  gémonies. Tellement l’ancrage comportemental est profond qu’à la fin, il est devenu une manière de vivre, une vie. La hantise du retournement de la situation, la peur bleue de la compromission du compromis, le doute de la parole donnée et les oui, mais d’un camp à l’autre ont fait de nous les éternels hésitants, véritables donneurs dans la tergiversation. Peut-être avons-nous raison, pour la bonne cause que nous sommes les héritiers d’un monde fait de coups bas, de dribbles dans la parole donnée, et de dérives totalitaires de toutes sortes.

Sous les cieux de la «Terre de nos Aïeux», on nous a promis de tout mettre en œuvre pour asseoir la démocratie. On nous a promis, parole de militaire aidant, que la constitution serait intouchée et intouchable et que même un jour de plus ne saurait s’ajouter aux mandats échus. Mais que de méli-mélo, de drames et de soubresauts n’a-t-on pas servi en lieu et place des républicains serments ! Les serments d’ivrogne ont fini par mouler le citoyen qui, à la fin, ne croit plus à rien, n’est plus sûr de rien, ne compte plus sur rien. Curieuse manière de vivre dont nous devenons malheureusement et davantage les historiques perdants. Bien plus qu’une manière de vivre, nous sommes plutôt désormais confinés dans un inextricable pis-aller dont nous sommes bien aujourd’hui les héritiers malheureux. Victimes tous azimuts d’un scepticisme à tout casser, il ne nous reste plus que l’ombre de nous-mêmes, une ombre du reste vecteur d’une infinie paranoïa dont nous ne parvenons à nous défaire. Et pourtant, chercher à sortir de ce carcan de modus vivendi n’en est pas moins une école. La route est donc encore longue
...

Dans sa rubrique FLASH COKTAIL, notre confrère a rassemblé pour vous les quelques éléments suivants
Le PSR  ailleurs

L’un des partis politiques de l’opposition radicale  s’est empressé d’accuser favorablement réception de l’invitation du duo Faure-Kodjo à accompagner l’action gouvernementale en vue. L’appel n’a pas fait de tournis dans la tête du premier responsable du Pacte Socialiste pour le Renouveau, Me Abi Tchessa anciennement dans la coalition et qui a accepté le poste de Ministre de la justice dans le nouveau gouvernement. Ses anciens camarades qui croyaient en une discipline de groupe se sont eux aussi empressés de l’exclure du groupe par une note en date du 23 juin et qui parlait de « manquement grave ». En matière de coup d’éclat, en voici un comme un coup d’épée dans l’eau et gageons que cette coalition puisse continuer à maintenir cette hypocrite cohésion temporaire car rien d’extraordinaire que cette exclusion qui ne servira probablement pas à grande chose sinon qu’à la frustration. On sait comment le pouvoir joue et il est plus important d’œuvrer constamment pour la cohésion et non pour l’exclusion en perdant le temps à juger les actes des autres. Sans pudeur on peut tenter d’argumenter que Kodjo et Zarifou n’avaient pas été acceptés dans cette coalition au départ et donc exclu mais c’est eux aujourd’hui qui sont aux premières loges des affaires. Comment veut-on lutter contre la provocation ? Pas mille moyens d’ailleurs !!!

Les agents de sécurité remplacent les feux tricolores
Ce n’est pas qu’ils ont changé de job mais depuis quelques semaines nos agents des forces de l’ordre et de sécurité interviennent énergiquement et judicieusement pour réguler la circulation tous les matins et tous les soirs et spécialement aux heures de pointe. Nous saluons cette louable initiative qui vient combler le vide laissé par la destruction de ces feux tricolores durant les violences post et prou-électorales. On les admire tant ces agents quand ils font leurs gestes souvent autoritaires pour réprimander des conducteurs non « sympas ». Contrairement aux feux tricolores qui ne respectent que ce qui leur a été programmé et qui en arrivent à causer parfois des embouteillages inutiles, eux ils peuvent choisir de prioriser un passage aux dépens d’un autre selon que la voie draine plus de monde au lieu de travail ou non. Il n’est pas difficile de savoir ceux qui vont au boulot ou qui en reviennent dans leurs engins et ils sont nombreux ces feux tricolores qui n’existent plus et dont l’absence est source de plusieurs engueulades « amicales » ou accidents de circulation. A croire que mis à part cet « emploi temporaire » pour nos agents ils n’auraient plus rien à faire sur nos routes. Il y a plus et ils doivent intervenir à autre chose mais vivement aussi que ces feux tricolores reviennent à leur état initial.

Kokou Tozoun de retour à la Communication
Cette fois il est revenu pour être le Ministre alors qu’il y a quelques années il y était grand fonctionnaire. Aussitôt revenu, et comme tous ses prédécesseurs il ne déroge pas au rituel : visite des différents secteurs de la communication : les radios nationales, la télévision….et cette fois-ci la presse privée n’a pas été oubliée car séduit par le travail « sous-marin »–c’est son expression–, de son Pitang Tchalla. Concernant la presse privée ce n’est pas trop tôt.

Il ne se passe plus jamais un renouvellement de gouvernement qui ne cesse de faire de la ballade dans ces structures qu’il s’est empressé d’aller visiter au lendemain de sa prise de fonction. Il était accompagné dans cette visite par son Directeur de cabinet, M. Noudonou, à ce poste depuis quelques années. Ce qu’il est permis de relever c’est que le même Directeur de cabinet avait accompagné son ancien patron dans les mêmes taches et que, un simple compte rendu de celui-ci aurait pu suffire. On peut dire aussi que malheureusement le nouveau Ministre n’a pas les mêmes yeux que l’ancien et donc cette visite était plus qu’opportune. Mais personne ne peut imaginer ce qu’a ressenti réellement dans sa tête le nouveau Ministre en voyant les installations délabrées des médias publics et dont ses anciens collègues utilisent avec tout leur patriotisme pour servir loyalement les propagandes du pouvoir. Ce ne seraient quand même pas les larmes de crocodile puisqu’il a dit qu’il agirait en faveur de la réhabilitation de toutes ces mourantes infrastructures dans lesquelles il avait travaillé il y a quelques années.

La Dépêche 277

Du mercredi, 29 juin 2005

Vers la normalisation de la coopération UE/Togo :  Edem Kodjo rentre de Bruxelles avec un milliard de FCFA dans ses valises
Titre notre confrère dans sa manchette avec à l’appui photos du premier ministre Edem Kodjo et du commissaire Louis Michel. Pour le journal, « le voyage de M. Edem KODJO est loin d’être un tourisme ». C’est pourquoi, il invite ceux qui vouaient à l’échec cette tournée du premier ministre à « rattraper le train car, l’UE ne se laisse plus berner par des propos va-t-en-guerre de ces leaders en mal de sensation »

En tout cas, souligne t-il  « la coalition de l’opposition radicale doit réviser ses positions et apporter sa pierre à la consolidation de la paix sociale au lieu de s’enfermer dans sa logique d’un autre âge »

Les Socialo-communistes français ont la mémoire courte
La Dépêche s’élève contre la déclaration du parti  socialiste français dans laquelle  le parti de François Hollande trouve que la formation  par le premier ministre d’un gouvernement au Togo confirme que l’autorité politique de ce pays reste entre les mains de la famille Eyadema et de l’ Armée  et  accuse le nouveau premier ministre de servir le fils après avoir diviser l’opposition.

« Le Parti Socialiste peut-il encore se placer en donneur de leçons des régimes africains ? De quoi se mêle le PSF ? Le Togo est-il une province française ? En France on a vu des responsables politiques passer du Communisme au Socialisme et du Socialisme à la Droite. Pourquoi le PSF s’offusque qu’il en soit ainsi au Togo ? », s’interroge notre confrère pour qui, «le temps du militantisme révolutionnaire est révolu » 

Les défis qui attendent le nouveau gouvernement
Le confrère relève ici cinq défis à savoir :
La réconciliation nationale
« il faut d’abord réconcilier les Togolais entre eux. D’autre part certains Togolais se sentent plus démocrates que les autres et refusent toute approche ou collaboration avec ceux  taxés de non démocrates ! Il faut reconstruire la confiance de la nation en elle-même ; susciter une politique nationale »

Le redressement économique « après tant d’années de secousses politiques, ponctuées de grèves et aggravées par la suspension de la coopération européenne, le temps n’est-il pas arrivé de raviver l’économie ? Le président GNASSINGBE et son PM Kodjo doivent nettoyer les écuries d’Augias ; dépolitiser par exemple d’administration togolaise et la rendre efficace ; purger cette administration des éléments corrompus et inefficaces, ce qui permet de mettre la machine économique en marche »

Résoudre les problèmes sociaux « si le tandem Faure/Kodjo veut venir à bout du problème Togolais, ils doivent commencer par la casserole des Togolais. Il faut reconnaître que les fonctionnaires togolais et les salariés se sentent aujourd’hui humiliés avec des salaires de misère. La Résorption de la tension sociale passe aussi par les milliers de chômeurs et de jeunes diplômés qui gonflent les bidonvilles de la capitale et des villes de l’intérieur. Si les jeunes de Bê qui ont pris les armes contre la République avaient de quoi s’occuper, ils réfléchiraient plus d’une fois avant de répondre aux appels du revanchard »

Trouver une solution au problème foncier « du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, des Togolais ont été expropriés de leurs terres sans être compensés. Cette situation a créé des rancœurs dans le pays. Il faut mettre un comité sur place en vue de lui trouver des solutions appropriées. Il y va de la paix sociale »

Le problème environnemental « les Togolais vivent aujourd’hui dans une insécurité environnementale la plus totale. Dans nos villes, les citadins cohabitent avec des montagnes d’ordures. La pollution, terrestre, par air, et pluviale est préoccupante. Conséquence, la fréquence des maladies diarrhéiques et cardio-vasculaires. La solution passe par des travaux d’assainissement de nos villes. Il faut aussi apporter des réponses à la déforestation dangereuse du pays avec pour corollaire les maladies de peau et oculaires dues au rayonnement ultraviolet »

Enquête : TOGO : Les Mercenaires des Droits de l’Homme
Titre le journal qui indique : « depuis l’annonce de l’arrivée au Togo d’une mission d’enquête de l’ONU pour enquêter sur les violences électorales au Togo, c’est l’affolement complet chez les partisans du  Rufugees Business.  C’est donc une véritable course de vitesse entre les associations de défense des Droits de l’Homme.

C’est ainsi que pendant que la commission mandatée par l’ONU commence son travail de terrain au Togo où les événements ont eu lieu, les ligues des Droits de l’Homme mandatées par l’opposition radicale pour obtenir une condamnation internationale du Togo, jugent inutile d’enquêter au Togo. Elles vont directement au Bénin pour voir les effets d’un problème dont elles ne cernent pas les causes. C’est ainsi que le 19 juin 2005 à 16 heures locales les plus enragées de ces associations de défense des Droits de l’Homme, les plus déterminées à défendre la cause politique de l’opposition radicale togolaise arrivent à Comé. C’est là que commence à devenir clair le scénario bien rodé d’avance par les locataires des belles villas de Comé. Il faut nommer ces associations en précisant qu’il s’agit de la Fédération  Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) dont la haine contre le pouvoir de Lomé n’est plus à démontrer, guidée, pour ne pas dire tirée par le bout du nez par la fameuse Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) dont l’inamovible président Gandhi Akwei depuis la perte de son job à Air Afrique fait de la fixation sur le pouvoir de Lomé.

Venus officiellement pour étudier les conditions de vie des réfugiés, nos messieurs consacrent toute leur énergie et leur temps à étudier les voies et moyens de faire condamner le Togo pour violation massive des Droits de l’Homme. Ainsi, après avoir simulé des interviews publiques de quelques réfugiés pour faire neutre, les émissaires de la LTDH qui, comme nous l’avons souligné plus haut, étaient déjà sur le terrain, avaient préparé de faux réfugiés et vrais politiciens dont certains ont été convoyés de Lomé la veille pour les besoins de la cause. C’est à eux que la LTDH, la FIDH et la LBDH consacrent le plus clair de leur temps.

Chacun d’entre eux récite la leçon qu’il a apprise par cœur depuis des semaines et pour laquelle il a accès à une carte de réfugiés qui lui permet chaque week-end après la semaine de travail à Lomé, d’aller toucher les aides destinées aux vrais réfugiés ». Et le journal d’inviter « le gouvernement togolais et surtout la toute nouvelle ministre chargée des droits de l’Homme à réagir énergiquement pour empêcher ces énergumènes de s’enrichir davantage sur les souffrances de notre peuple »

Comment la presse togolaise peut-elle contribuer à la gestion de la crise politique
C’est une réflexion du confrère sur le rôle que les journalistes togolais doivent jouer en ce moment  pour un dénouement de la crise avec à la clé une proposition d’un forum qui devra réunir l’ensemble des médias pour l’élaboration d’une plate-forme dont le  contenu vise à sortir le pays de la crise.

Forum de la Semaine 71

Du lundi, 27 juin 2005

Périple en Europe et coopération UE-Togo : Edem Kodjo fait de l’intox
Affirme notre confrère dans sa machette.
Parlant du périple européen  de M. Edem Kodjo qui l’a conduit à Bruxelles où il « entendait sûrement mettre en branle une opération de charme envers l’Union européenne en vue de la normalisation de la coopération UE-Togo » et à Paris où il devrait « négocier un renforcement du soutien de la France à son nouveau deal » et des déclarations, ce qu’il appelle les grandes proclamations, qu’il a faites, Forum de la Semaine indique : « les blablablas d’Edem Kodjo ont pris tout le monde de court. Certains étaient mêmes prêts à applaudir quadruplement Edem Kodjo d’avoir réussi en quelques jours ce que Feu Gal. Eyadema n’était pas parvenu à faire en douze (12) bonnes années avant qu’il ne quitte ce bas monde des vivants. Mais vérification faite, c’était de l’intox, de la pure affabulation. Edem Kodjo et sa suite font de l’intox. ‘’Des manoeuvres de séduction’’ ».

La Coalition de l’opposition exclut de son rang le PSR :  Le mouton noir du troupeau prié d’aller brouter ailleurs
Titre notre confrère à propos de la décision de la Coalition en date du 23 juin 2005 d’exclure le PSR pour manquement grave aux engagements pris envers le groupe.

Rappelant  qu’ « avant son exclusion le S.G du PSR qui sentait venir cette décision, a tout de même anticipé sous une forme en disant que son parti n’a pas coupé le pont avec la coalition de l’opposition et qu’ils attendent travailler en étroite collaboration avec elle » et a  « demandé  expressément, l’appui de la Coalition qui, estimait-il,  permettrait au PSR de mener à bien sa mission », le journal note que « son appel n’a pas été entendu et ses paires ont semblé lui dire tout simplement d’aller boire tout seul avec le pouvoir RPT le vin tiré par le couple Faure Kodjo »

Confidentiel :   L’UE toujours inflexible:  Edem Kodjo fait du « wishful thinking »
Souligne notre confrère qui indique, contrairement à ce qu’a laissé croire M. Edem Kodjo la coopération peut reprendre à tout moment, « la position de l’UE est claire : la reprise de la coopération ne sera possible que si les 22 engagements sont mis en œuvre.

Aujourd’hui, poursuit-il, « le souhait de l’UE exprimé clairement à Edem Kodjo est que les acteurs politiques togolais proposent une plate-forme claire de sortie de crise faite de propositions valables et surtout durables dénuées de volte face qui généreront un authentique gouvernement d’union pour ne pas plomber le discours démocratique et consensuel prôné par les Européens

Le Parti Socialiste français à propos du gouvernement Kodjo II ‘’ Après avoir servi le père en divisant l’opposition, Edem Kodjo se met au service du fils Eyadema’’
C’est le titre à la Une notre confrère avec une photo du SG du PS M. François Hollande. Commentant  le communiqué du PS en date du 23 juin dénonçant la situation politique au Togo au lendemain de la formation du gouvernement Kodjo II, le journal note que « contrairement au PS, la  Chiraquie au pouvoir en France (sauf Sarkozy qui s’est mis en marge de cette tragi-comédie française) a salué la nomination d’Edem Kodjo au poste de Premier ministre en espérant qu’elle aidera à la stabilité du pays. Preuve que M. Kodjo est mis en scelle pour servir et défendre les intérêts inavoués d’une race de politiciens français en perte de vitesse »     

Forum de la Semaine 72

Du jeudi, 30 juin 2005
Aide aux réfugiés togolais au Bénin et au Ghana : Edem Kodjo s’«accapare »  du milliard de F CFA de l’UE destiné au HCR
Titre en couverture notre confrère qui indique qu’en vérité « la décision d’aide humanitaire aux réfugiés togolais était prévue de longue date avant même que Faure Gnassingbé ne songe à Edem Kodjo »  En fait, selon le journal, c’est « une association de Togolais vivant en France dénommée « Aube Nouvelle » qui, face aux appels de détresse des ONG installées dans les pays d’accueil, a saisi l’UE et obtenu le déblocage de l’aide pour le compte du HCR au début du mois de Juin ».

En clair, la déclaration du premier ministre n’est qu’un « gros canular au relent politico mystificateur »

Le premier mensonge du nouveau gouvernement togolais
Titre notre confrère à propos de la déclaration faite par le premier ministre Edem Kodjo le 26 juin dernier concernant le montant de l’aide de l’UE et de sa destination.

« L’Union Européenne vient de démentir formellement les propos du premier ministre de Faure Gnassingbé, usurpant sans vergogne la paternité de la décision de l’UE à mettre à la disposition du HCR (haut commissariat aux Réfugiés), une structure onusienne, un montant de 1 million d’euros pour apporter son aide aux réfugiés togolais au Bénin et au Ghana.

On ne peut pas tromper tout le monde tout le temps, et ce camouflet reçu par le pouvoir de Lomé est une preuve parmi tant d’autres, irréfutables de la véracité dans les allégations à leur encontre depuis le 5 février », écrit le journal

Les diplomates jugent le nouveau gouvernement
Indique notre confrère dans son billet confidentiel. Selon le journal, l’équipe de Kodjo a fait sortir certains diplomates en poste à Lomé de leur réserve qui lui confié sous le  sceau de l’anonymat leur réaction par rapport à cette équipe.

« Nous nous attendions à quelque chose de plus consistant  confiait-on à Forum de la Semaine. Nous avons fait l’effort  de mettre M. Kodjo en pôle position après l’échec des négociations Pouvoir-Coalition. Nous espérions qu’il sortira une équipe qui calme un tant soi peu les différents acteurs. Mais ce ne fut pas le cas  nous a-t-on ajouté.

             Une telle équipe est assez surprenante. Je ne parle pas de sa configuration politique mais intellectuelle : Je ne serais jamais affecté chez vous que je croirais que c’est une équipe à l’image des Togolais. Il y en a de meilleurs  confiait une autre source.

             Vous  savez le rôle prépondérant qu’a joué mon pays dans la crise. Aujourd’hui nous nous sentons doublement couillonnés, passez moi l’expression. D’abord par la nomination même du premier ministre et ensuite par l’équipe qu’il a constituée avouait un autre apparemment dépité » rapporte t-il

La mission d’enquête de l’ONU a vu et appris des choses horribles
Titre à la Une notre confrère et présente en page intérieure (P5) quelques aspects en images de ces tristes événements. Selon notre confrère, la mission d’enquête de l’ONU qui est arrivée à la fin de cette mission le 24 juin dernier après une enquête minutieuse menée aussi bien à Lomé qu’à certaines localités du pays « dispose non seulement de la liste presque exhaustive des victimes mais aussi de celle des responsables des actes répréhensibles ainsi que leurs commanditaires ». C’est pourquoi donc, «en attendant de la part de la mission des recommandations visant à combattre l’impunité relative aux Droits de l’Homme et la  suggestion des actions pour prévenir toute nouvelle violence », il replie ces images qu’il avait déjà publiées avec pour conviction  de dire ‘’ Plus jamais ça  sur la Terre de nos Aïeux !!!’’ » 

Situation politique actuelle du Togo : Jean-Pierre Fabre tient la CEDEAO responsable
« En marge du Forum des partis politiques, des médias et de la société civile des pays de l’Afrique de l’ouest étendue au Tchad et au Cameroun qui se tient à Cotonou, auquel il prend part, le Secrétaire exécutif de la Coalition de l’opposition togolaise Jean-Pierre Fabre a pointé du doigt la CEDEAO qu’il tient responsable de la situation politique qui prévaut actuellement au Togo. « Ce qui s’est passé au Togo a été planifié et exécuté par la CEDEAO, instrumentalisée par une puissance coloniale » a affirmé M. Jean-Pierre Fabre avant de préciser qu’il tient à rendre responsable la CEDEAO de la mort de centaines de Togolais et du départ en exil de plusieurs milliers d’autres », rapporte le journal

Première «mesure sociale» du gouvernement Kodjo : Les taxis motos dans la traque du Service des impôts
Titre le journal qui indique que depuis plusieurs semaines, « les conducteurs de taxis motos communément appelés ‘’Zémidjan’’ font l’objet d’un ratissage outre mesure orchestré par la section IDAC du service des impôts du Togo » pour non paiement d’impôt.

S’il reconnaît que tout citoyen qui exerce une activité commerciale doit payer une redevance à l’Etat étant donné que l’impôt  est un devoir civique, notre confrère dénonce une politique de deux poids deux mesures « quand on analyse un tant soit peu comment les autorités font saigner les pauvres citoyens qui se battent pour leur pain quotidien au moment où les hauts dignitaires du pays sont exemptés d’impôts et autres taxes ».

Relevant le nombre d’emplois créés aux jeunes en dix par le métier de zémidjan au Togo   que n’a pu créer le règne sans partage de 40 ans, le journal pense qu’il serait mieux que  « des mesures d’accompagnement soient prises pour protéger ces jeunes des voleurs qui les assassinent à tout bout de champs ; des accidents en améliorant l’état de nos rues-sentiers »

Journée mondiale de lutte contre la drogue : La question de la drogue au Togo
A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la drogue marquée au Togo par la destruction, la veille, d’un important lot de 1.600 kg de drogue saisie au cours de l’année, le journal revient sur l’origine de la drogue au Togo qui remonte en 1981 et qui a pris aujourd’hui une ampleur inquiétante faisant du petit pays la plaque tournante de la sous-région sans que des enquêtes promises à cet effet n’arrivent à démanteler en vue d’éradiquer le phénomène. « Tout ce qu’on sait au Togo c’est que, ce n’est lorsqu’un dignitaire quitte la barque avec fracas qu’on le connaît de trafiquant de drogue » indique t-il

Carrefour

 

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 57

Du vendredi 1er juillet 2005
Causes et misères des réfugiés togolais au Bénin : Kofi Yamgnane promet des révélations demain à Paris
Titre notre confrère dans sa manchette qui indique : « de retour à Paris, Kofi Yamgnane annonce pour demain samedi 2 juillet une rencontre avec la Communauté togolaise et les amis du Togo. Ce sera à la Mairie du XXe (place Gambetta) où il rendra compte à la diaspora de sa randonnée béninoise.

D’après une annonce rendue publique à cet effet, cette rencontre s’articulera autour de 4 principaux points à savoir :

· choses vues et choses entendues dans le camp des réfugiés de Lokossa au Bénin

· les actions à mener pour aider nos frères et nos sœurs réfugiés au Bénin et au Ghana

· que penser de l’attelage Faure /Kodjo et du nouveau gouvernement ?

· comment définir les bases d’une structuration globale de la diaspora togolaise à l’étranger ? »

Coopération UE-Togo : L’OIF et l’UE espèrent la poursuite des 22 engagements
Titre notre confrère à propos  des conditions, à savoir la poursuite des 22 engagements,  que l’UE (le commissaire Louis Michel)  et l’OIF (Abdou Diop)  ont posées au premier ministre pour la reprise de la coopération.   

Cafouillage diplomatique à l’opposition radicale : La Coalition entre condamnation et réhabilitation de la CEDEAO

« A la Coalition de l’opposition radicale, l’approche diplomatique dans la résolution de la crise togolaise ne semble pas être une donnée linaire, basée sur des prises de positions cohérentes. Longtemps, pour camoufler ses faiblesses, le regroupement des partis de l’opposition radicale s’est servi de la CEDEAO comme un alibi pour se dédouaner de son manque de vision et de ses responsabilités » relève le confrère qui revient sur ce qu’il appelle cafouillage diplomatique à l’opposition c'est-à-dire le communiqué de la Coalition en date du 24 juin qui rappelle une recommandation du mini sommet de la CEDEAO et fait appelle à ces institutions  et la déclaration faite à BBC par le SG de l’UFC qui s’en prenait à la CEDEAO 

Alors que ce communiqué de la Coalition dont les termes représentent un aveu d’une confiance en la CEDEAO, porte également la signature de l’UFC, le 29 juin 2005, le Secrétaire Général de ce parti a de nouveau mis en cause à Cotonou, la crédibilité de l’institution sous-régionale. Ce qui s’est passé au Togo a été planifié et exécuté par la CEDEAO instrumentalisée par une puissance coloniale  a déclaré à BBC, M. Fabre qui assistait dans la capitale béninoise au  Forum des partis politiques, des médias et de la société civile des pays de l’Afrique de l’Ouest avec la participation du Tchad et du Cameroun.

Evoquant les morts survenus à l’issue de la proclamation des résultats, le Secrétaire Général du parti de Gilchrist Olympio a affirmé ;  je tiens à rendre responsable la CEDEAO de la mort de certains Togolais et du départ en exil de plusieurs milliers d’autres »

« Une autre illustration des divergences qui expliquent les tergiversations au sein de la Coalition », constate le confrère.

Me. Abi Tchessa : « Pas question de se faire embrigader »
Titre Le Canard Indépendant qui commente la réaction de Me Abi sur une radio locale à la suite de l’exclusion de son parti de la Coalition

« A cette allure, on n’est pas loin de déballages croustillants sur les valeurs intrinsèques de ceux qui animent à coup de  terrorisme  et de mystifications sans lendemain la classe opposée au pouvoir RPT » conclut-il

Drame à Lomé : Assassinat au Marché Hanoukopé

Meurtre au quartier Nyékonakpoé
« Dans la nuit du lundi 27 au Mardi 28 juin dernier, le Marché Hanoukopé et le quartier Nyékonakpoé Adjololo ont été le théâtre de drames à coloration diverse. A Hanoukopé, c’est un cheminot qui a été la cible des jeunes délinquants qui sèment la terreur dans ce marché, tandis qu’à Nyékonakpoé, un nourrisson de 17 mois a perdu la vie en étant étouffé par son père toxicomane » rapporte le confrère

Dans sa rubrique Ma lettre intitulée  Des actes et des mots, notre confrère écrit :
Médisance quand tu tiens les Togolais ! Figurez-vous que jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous avons du mal à avaler la pourtant moins amère pilule de la disparition d’un général président qui a régné des décennies durant sur des sujets qui ont passé toute leur vie à louanger et à vénérer ! Figurez-vous que depuis un certain 05 février 2005 à ce jour, nombre d’entre nous continuent à miser dur sur la carte du miracle ou de l’apocalypse ! Figurez-vous que depuis la nomination du Premier ministre et la publication du gouvernement, nous continuons à croire dur comme fer que jamais il n’y aurait de gouvernement où s’il y en avait, celui-ci aurait moins de marge de manœuvre ! Voici en résumé le triste tableau du schéma politique qui n’a cessé de caractériser la lutte politique du pays très au lendemain  du soulèvement populaire du 05 octobre 1990. Nous avons trop tôt mis à la place des actes, des mots, rien que des mots. Au lieu donc des actes, nous avons commis le mignon péché de n’avoir été galvanisés que par des mots ! Mais ces mots auraient pu être prenables si seulement ils n’avaient pas pour seule substance que la médisance et le ragotage. Dans la jeune cour de l’opposition, nous nous étions empressés de distinguer les « vrais » des « faux » démocrates, les « durs » et les « modérés » rapidement confondus à des félons. Seulement, jamais « vrais » ou « faux » ni encore moins « durs » ou « modérés » n’ont posé le moindre acte susceptible de créer le déclic de l’espoir, au-delà des mots, les mêmes qu’on réchauffe. Si l’instauration de la démocratie est incontournable, il reste bien que l’on s’adjuge, au-delà des mots dits, des moyens matériels viables pour montrer son incontournabilité. Pourquoi diantre ne peut-on pas un tant soit peu faire montre d’une courageuse retenue et économie de médisance à l’endroit des autres lorsque, vertement, on a montré ses déficits de capacités ? Pourquoi diantre ne devra-t-on pas arrêter de donner à croire que le salut de ce pays est de l’apanage d’une classe d’hommes que le destin a prédéfini à cet effet ? Pourquoi diable ne peut-on pas laisser d’autres expérimenter leur destin, là où certains attendent le crépuscule de l’idylle pour le faire ? Pourquoi diable devra-t-il s’établir que lorsque ce n’est pas nous, c’est la félonie, c’est l’échec à l’avance ? Comment peut-il advenir qu’après quinze années de lutte commune, on n’a pu obtenir au marquoir que la médisance et la délation ? Nous pouvons arrêter les séries de questions, mais il ne fait guère de doute que l’exception togolaise mérite d’être longuement mûrie, au regard de la donne internationale. Nombreux d’entre nous se contenteraient de ce que, depuis le 05 février à nos jours, le pays végète dans un non Etat, un non droit et une infinie évanescence existentielle juridico-politique qui ouvrirait les vannes à toutes sortes de joutes oratoires et autres déballages de vieux néophytes, qui feraient ainsi le lit à nombre d’intempéries, occasion privilégiée pour des politicards de profession en mal d’expérimentations. Il n’est certes point question de s’accommoder sur ce qu’on a, faute de ce qu’on veut. Mais il est plus sage de « tenir » en attendant de « convenir ». Seuls des actes pourront valablement aider à aller d’un point à l’autre, non point des concerts de récital trop connus des uns et des autres.

Nouvel Echo