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Revue de
presse de la semaine du
27 juin au 3 juillet
2005
Par
Daniel Garidan |
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Le
Combat du peuple
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N°
504 |
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Du lundi, 27
juin 2005
L’héritage et le défi : Le
nouveau gouvernement, première épreuve de vérité pour Edem Kodjo
Titre notre confrère dans sa manchette. Sans vouloir,
comme l’ont fait certains, spéculé sur « la capacité et les chances de la de la
nouvelle équipe à pouvoir sortir le Togo de la situation qui est la sienne », le
journal note cependant que, s’agissant de la composition du gouvernement, il y
a certains nouveaux venus dont « la nomination ne laisse pas l’opinion
indifférente ». Il s’agit de M. Kpatcha Gnassingbé «sa nomination en fait un
Gnassingbé de trop et donne l’impression que le pouvoir devient une affaire de
famille au Togo » et du Colonel Pitalouna-Ani Laokpessi qui « parmi tous les
officiers togolais, est celui qui traîne le plus de casseroles ».
D’une manière
générale, dit-il, « le nouveau gouvernement est composé d’hommes valables »
qu’il faut selon lui, leur temps de faire leur preuve avant d’en juger.
Sur un autre
angle et s’agissant de l’épineux problème de cumul de poste, notre confrère
pense qu’il est urgent et impérieux de résoudre ce problème puisque que dans
« le précédent gouvernement, on a assisté impuissant à ce phénomène devenu
scandaleux et irresponsable ».
« Actuellement,
des Directeurs Généraux sont nommés Ministres. Nous pensons qu’il faut pourvoir
le plus rapidement possible aux postes qu’ils ont laissés vacants. Ne pas le
faire, c’est délibérément détruire l’efficacité de l’Administration.
Ce problème est donc un premier test auquel le Président de la République et son
Chef de Gouvernement sont soumis, car il découle de l’héritage et du défi »,
conclut le journal
L’heure du bilan : Le
radicalisme à l’épreuve de la réalité :
Sale temps pour la coalition
Titre notre confrère. Si, pour des raisons évidentes
liées à l’histoire de notre pays, dit le journal, « l’UFC dont le leader est M.
Gilchrist Olympio, ne saurait se renier et dévier de la ligne radicale, en
revanche les autres partis qui se sont enfermés dans le cercle vicieux du
radicalisme n’ont aucun motif pour continuer à garder ce cap ». En refusant donc
de voir cette réalité en face, poursuit le journal, la plupart des partis de la
coalition ont opté pour le pourrissement.
« Après le camouflet infligé à M. Gilchrist Olympio à Abuja par le Président
Obasanjo, le fiasco de Me Agboyibo pressenti pour occuper le poste de Premier
ministre, et la défection de Me ABI qui a choisi de se désolidariser et de
tenter l’expérience gouvernementale, force est de constater que la coalition
passe un sale temps par manque de réalisme politique » souligne Le Combat du
Peuple pour qui, « la coalition des partis de l’opposition radicale est
appelée à disparaître si elle ne se fixe pas une finalité susceptible de
permettre à tous les membres d’être sur le même pied d’égalité et de contribuer
à la résolution de la crise »
Violence politique au Togo : Un
phénomène qu’il faut éradiquer en désarmant les esprits
Rappelant les causes de la violence qui, dit-il, fait
partie des mœurs politiques au Togo, notre confrère pense qu’ «il faut que les
Togolais, toutes tendances confondues, se disent une fois pour toutes que la
politique n’est pas une question de violence et oeuvrent pour désarmer les
esprits » car, « la guerre civile que certains souhaitent n’est pas une panacée
pour nos problèmes ». Les Togolais, ajoute t-il, « doivent se faire mutuellement
confiance pour assurer aux générations futures, la paix et le développement par
la liberté et la justice qui nous ont fait tant défaut »
C’est parti : La
commission nationale d’enquête est déjà à pied d’œuvre
Titre Le Combat du Peuple et en gros plan la photo des membres de la
commission lors de son point de presse annoncé le démarrage de ses activités.
Pour le
journal, « au-delà de toute autre considération, l’essentiel c’est que cette
commission puisse travailler en toute impartialité et situer les
responsabilités »
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Motion d"information
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N°
310 |
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Du lundi, 27
juin 2005
Nouvel acte criminel d’un éternel
serviteur de la dictature : Edem
Kodjo a reçu pour mission d’asseoir le pouvoir illégitime des enfants Eyadema
Titre notre dans sa manchette. Évoquant les
humiliations que M. Edem Kodjo a subies en 1994-1996 où sur une équipe de 24
membres, « il avait dû se contenter de seulement quatre ministres issus de son
parti » malgré qu’il avait six députés à l’assemblée nationale et cette année
2005 où « la couleuvre avalée semble encore plus grosse et l’humiliation subie
beaucoup plus sévère » avec deux ministres issus de son parti sans réelle
importance, Motion d’Information souligne qu’ « en réalité, ce n’est pas
tant l’acceptation par Edem Kodjo d’être un premier ministre de pacotille, sans
réel pouvoir pour peser positivement sur le cours des choses qui est
criminelle » mais « c’est cette attitude d’irrespect pour le peuple togolais qui
est criminelle ».
Aussi pense t-il
que l’acte posé par M. Edem Kodjo a été délibéré et organisé de longue date par
la France visant à asseoir la famille des Gnassingbé.
« C’est bien
connu, en politique comme en sports, on ne change pas une équipe et une recette
qui gagnent. En 2005, après un coup d’Etat manqué orchestré et soutenu par la
France et une parodie d’élection présidentielle contestée, la France reprend le
même instrument et les mêmes recettes pour asseoir le pouvoir du fils du défunt
général président et prolonger la dictature au service exclusif de la défense
des intérêts français.
L’instrument,
c’est encore et toujours Edem Kodjo ; la recette, c’est un premier ministre
politiquement affaibli, sans aucun pouvoir et à qui on fait avaler toutes les
couleuvres.
Après sa
nomination en 1994, Edem Kodjo avait organisé les élections législatives
partielles qui avaient permis au RPT d’avoir à l’Assemblée nationale, la
majorité qui lui manquait. Mission accomplie pour Edem Kodjo qui devait par
contre être payé par la suite en monnaie de singe.
Le nouvel
objectif fixé par ses protecteurs français à Edem Kodjo semble désormais être de
donner la majorité parlementaire au RPT dans la nouvelle Assemblée Nationale
issue des prochaines élections législatives » indique t-il
En «achetant» Me ABI, Gabriel
DOSSEH, Gilbert ATSU, Edem Kodjo et
Faure Gnassingbé débarrassent l’Opposition de ses cellules malades du ventre
C'est ce que souligne
notre confrère qui revient sur chacune de ces trois personnalités.
S’agissant de Me
Abi, le journal indique que son ralliement au RPT n’a pas été en soi une
surprise puisqu’un certain nombre de comportements suspects de ce dernier le
prédisposaient à cela à savoir : son absence systématique à tous les points de
presse de la Coalition depuis sa création « tous les journalistes qui ont suivi
les points de presse de la Coalition depuis sa création avaient noté l’absence
systématique de Maître Abi aux côtés de ses collègues chaque fois qu’il était
question de faire des apparitions publiques devant les caméras de télévision »,
il aurait battu campagne pour le candidat du RPT à Kara « un autre fait suspect
rapporté par plusieurs témoignages a été l’attitude du Secrétaire National du
PSR pendant la campagne électorale. Bien qu’ayant adhéré à la candidature unique
et souscrit par consensus au choix de Bob Akitani, Maître Abi aurait ouvertement
fait campagne dans la région de la Kara pour le candidat du RPT, son refus de
prononcer sur une éventuelle entrée de son parti au gouvernement au lendemain de
la nomination de M. Edem Kodjo « c’est ainsi qu’après la nomination de M. Edem
Kodjo au poste de premier ministre, lorsqu’il avait été demandé à chaque parti
de se prononcer sur l’entrée au gouvernement, le PSR aurait été le seul parti à
avoir réservé sa réponse »
S’agissant de Gilbert Atsu dont son entrée dans ce gouvernement « aurait pu
être la seule vraie surprise », sans mettre en doute la sincérité de Gilbert
Atsu et ses camarades dans leur lutte pour la démocratie au Togo, le journal
pense qu’il faut peut-être « relativiser l’acte de Gilbert Atsu » puisque ces
jeunes ont été « délaissés et abandonnés politiquement et personnellement » par
l’opposition minée par la persistance des rivalités et des ambitions
personnelles « au point de devenir des proies faciles pour le grand spécialiste
du débauchage qu’est Edem Kodjo ». Fort de ce que la NDP n’est pas un parti
politique, le confrère estime donc qu’ «en entrant au gouvernement, Gilbert Atsu
n’a pas trahi un parti ; il n’a pas trahi la Coalition dont sa structure n’était
pas membre ; lui et ses camarades qui le soutiennent dans cette aventure se sont
trahis eux-mêmes »
Pour le confrère, « le seul vrai débauchage issu d’un parti membre de la
Coalition pourrait être celui de Gabriel Sassouvi Dosseh-Anyroh militant de
l’UFC » dont la présence au sein du gouvernement de Faure Gnassingbé est
surprenante d’autant plus que «l’intéressé avait été l’un des membres de l’UFC
les plus actifs lors de la campagne électorale »
En tout état de cause, souligne le journal « en ‘’achetant’’ Maître Abi, Gabriel
Dossèh et Gilbert Atsu, MM. Edem Kodjo et Faure Gnassingbé débarrassent
l’opposition démocratique de ses cellules malades du ventre. Mais, au-delà de la
condamnation de principe, ces cas posent un problème réel auquel les partis
membres de la Coalition vont se trouver confrontés dans la perspective des
prochaines élections législatives »
Les prémices d’un régime fondé sur
l’arbitraire et le non droit :Faure
Gnassingbé chasse ses voisins de la Résidence du Bénin (Caisse)
Indique notre confrère qui dénonce la décision
arbitraire (qui viole toutes les lois et procédures en vigueur) du président
Faure Gnassingbé de « se débarrasser de tous ceux qui l’entourent dans la
résidence du Bénin en face de l’Université de Lomé » en leur donnant huit jours
de quitter les lieux. Selon le journal, «une opération spéciale dirigée par un
certain officier de l’armée a été chargée d’évacuer manu militari des
propriétaires de domiciles acquis depuis plus de 20ans »
Relevant que la décision de chasser ses voisins viole les dispositions de la
constitution togolaise et la déclaration universelle des droits de l’homme sur
le droit de propriété, l’hebdomadaire estime qu’ « en décidant d’exproprier dans
un délai de huit jours ses voisins, sans aucune procédure judiciaire, M. Faure
Gnassingbé vient de poser les prémices d’un régime basé sur l’arbitraire et le
non droit »
Après l’entrée de Maître ABI au
gouvernement Kodjo, Le PSR a été
exclu de la Coalition
« L’exclusion prononcée jeudi dernier constitue plus
une régularisation qu’un événement politique » estime notre confrère puisque,
selon lui, « la Coalition a appris à fonctionner à cinq au lieu de six depuis
que les soupçons les plus persistants ont commencé à circuler sur le PSR et son
premier responsable »
Démission et limogeages en
cascades : Le match nul obtenu par le
Togo face aux «Lions de la Teranga» provoque un drame national au Sénégal
Titre notre confrère qui évoque la démission du sélectionneur français, du
président de la fédération sénégalaise de football et le limogeage du ministre
des sports |
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Agni
l'Abeille |
N°
39 |
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Du mardi, 28
juin 2005
Fin de la mission d’enquête de
l’ONU, Doudou Diene déclare :
« Nous avons vu des choses horribles, reçu des informations précises »
C’est qu’a déclaré, selon notre confrère, le
chef de la mission de l’ONU au Togo le sénégalais Doudou Diène à sa sortie
d’audience avec le président de l’Assemblée nationale El Hadj Abass Bonfoh. A en
croire le journal, la mission de l’ONU qui s’est réjouie de la bonne
collaboration de tous les acteurs de la société togolaise « devrait établir les
circonstances qui ont mené aux allégations de violations des Droits de l’Homme
au Togo entre le 5 février et le 5 mai 2005, dates respectives du décès du
président Eyadema et de la prestation de serment du nouveau chef de l’Etat
Togolais Faure Gnassingbé après le scrutin présidentiel du 24 avril » et
« sortira dans les jours à venir son rapport qui fera aussi l’évaluation des
causes et des conséquences des violences au Togo durant la période électorale
dans une approche sous régionale en mettant tout particulièrement l’accent sur
les potentiels facteurs aggravant par les droits de l’Homme »
Harcèlement des journalistes :Tentative
d’enlèvement d’un Reporter-photographe
Le journal note que malgré l’adoption d’un code
dépénalisé, les journalistes togolais ne sont pas au bout de leur peine ; ils
travaillent la peur au ventre. Ainsi, nous apprend –il que M. SOMABE Koffi Tito
Dzromadi, Reporter – Photographe, collaborant avec certains journaux de la place
a failli être – n’eût- été son habileté- enlevé par des individus non
identifiés qui ont débarqué à son domicile. Selon notre confrère, ces individus,
au nombre de trois, auraient déclaré au jeune photographe qu’ils ont rencontré à
son domicile le vendredi dernier vers 8h30mn en train de sortir qu’ils étaient
collaborateurs de la mission d’enquête de l’ONU et à ce titre étaient envoyés
par celle-ci pour conduire à elle, le jeune reporter-photographe habitant la
maison. Le jeune photographe ayant intuitivement remarqué que les trois hommes
ne le connaissaient pas de visage leur dit que celui qu’ils cherchaient était
entrain de prendre son bain et leur a demandé de rentrer dans la maison pour
l’attendre. C’est ainsi que le reporter-photographe prit la fuite et depuis plus
retourné à son domicile. Et selon les informations recueillies par notre
confrère auprès des voisins du quartier, ces individus seraient revenus roder
dans les environs vendredi dans la nuit et samedi également.
Chirac explique sans convaincre ;
«La France ne joue pas le gendarme en
Afrique»
Titre notre confrère qui indique que cette
déclaration du président français a été faite lundi dernier
lors de l’ouverture d’une conférence internationale à
Paris sur la micro finance. Aussi rappelle t-il que « lors de la crise qui a
secoué le Togo après le décès du président Eyadema en février dernier, certains
ont vite fait d’accuser Paris d’avoir soutenu, voir préparé et organisé la
victoire de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 24 avril 2005 ». Et cela
s’est confirmé « lorsque le Président Chirac a adressé une lettre de
félicitation au président élu », alors que l’opposition contestait les
résultats.
Evasion d’un
prisonnier à la Gendarmerie de Zorro Bar
Selon notre confrère, cette scène s’est passée dimanche 26 juin dernier
lorsqu’un prévenu détenu en garde à vue au poste de gendarmerie de Zorro Bar,
profitant d’un relâchement dans la surveillance des gardiens a pris le large en
escalant le mur de la gendarmerie. Selon notre confrère, malgré l’aide des
jeunes du quartier, les gardiens de la brigade n’ont pas rattraper le prévenu
« qui avait disparu comme par enchantement dans la nature profitant sûrement du
bidonville en claies qui se trouve derrière la gendarmerie » |
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Le
Regard |
N°
447 |
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Du mardi, 28 juin 2005
Obasanjo très embarrassé par le
dossier togolais
En tout cas, c’est ce que pense notre confrère avec ce
communiqué de la Coalition datée du 24 juin dernier dans lequel elle en appelle
à la CEDEAO, à l’Union Africaine, à l’Union
Européenne, aux Etats-Unis et aux Nations Unies de tout mettre en œuvre pour
que les autorités togolaises organisent un véritable dialogue en vue de la
formation d’un gouvernement d’Union nationale conforme aux recommandations du
mini sommet d’Abuja du 19 mai 2005.
« Il y a de quoi embarrasser le Président nigérian lorsque la Coalition
présente la nomination du Premier ministre et la formation du gouvernement comme
une façon pour Faure et Kodjo de le poignarder dans le dos alors qu’on sait
qu’avant d’annoncer sa décision, Faure Gnassingbé a obtenu l’aval du même
Obasanjo après lui avoir démontré que la plate-forme de la Coalition visait à
dépouiller le Président de la République de ses prérogatives », souligne le
journal qui trouve aussi paradoxale la démarche de la Coalition puis qu’il y a
sous peu elle Coalition condamnait les prises de position de Obasanjo et de la
CEDEAO.
Ce qui paraît Mais ce qui paraît encore paradoxal, c’est que la
Coalition qui, il y a peu, condamnait les prises de position de Obasanjo et de
la CEDEAO en appelle à eux comme s’ils sont redevenus crédibles
L’UE sensible au problème des réfugiés togolais
Titre notre confrère dans sa manchette avec à l’appui la photo du Commissaire
Européen au Développement et l’Action humanitaire, le belge Louis Michel. En
tout cas, c’est ce qui ressort, selon le journal, de la conférence de presse
que le premier ministre Edem Kodjo a donnée au salon de l’aéroport international
de Lomé le dimanche dernier du retour de son périple européen, conférence au
cours de laquelle il a fait le point des entretiens qu’il a eus avec Louis
Michel lequel a annoncé « la mise à disposition d’une enveloppe d’environ un
milliard de FCFA pour appuyer les mesures d’apaisement pouvant faciliter le
retour et la réinsertion des réfugiés ».
Constatant la
disponibilité de l’UE à soutenir le processus de réconciliation nationale au
Togo, le confrère estime que « le gouvernement togolais devra instaurer un
dialogue avec la Coalition et promouvoir des réformes en perspective des
élections à venir ».
En tout état de
cause, conclut Le Regard, « la relance du dialogue va donc constituer un
défi à la cohésion au sein de la Coalition et principalement à l’UFC partagée
entre le dialogue et la rupture totale avec le pouvoir en place »
La Coalition entre les exigences de l’UFC et la
trahison du PSR
Titre notre confrère pour qui, « si la réaction au sujet de la défection du PSR
a accueilli l’adhésion de l’UFC, les jours à venir montreront si le parti de
Gilchrist Olympio sera en phase avec les autres partis de la Coalition sur
d’autres questions. Le PSR étant exclu, reste donc à harmoniser les points de
vue de l’UFC et ceux des autres membres de la Coalition. L’on ne sait pas avec
exactitude si tous sont arrivés à un compromis sur la question de la légitimité
de Faure Gnassingbé. Le reste de la Coalition n’en fait pas une préoccupation
alors que l’UFC soutient que le Président ne doit tirer sa légitimité que d’un
accord politique ». En conséquence, « si cette divergence n’est pas aplanie, la
Coalition aura beaucoup de difficultés à obtenir des concessions du pouvoir
quand commencera le dialogue »
Conflit d’intérêts :
Les Groupes Progosa et Bolloré se disputent
le Port Autonome de Lomé
Le journal nous parle ici de la guerre que se livrent
actuellement au port de Lomé deux grandes sociétés européennes le groupe
Progosa Investment basé en Espagne et le groupe français Bolloré.
Rappelant les causes de ce conflit d’intérêt, le journal indique : « qu’on le
veuille ou non, bien qu’il ne soit pas très bien implanté sur le terrain,
Bolloré dispose de certains atouts. C’est une multinationale française dont les
tentacules se retrouvent dans les plus hautes sphères politiques de l’Hexagone.
Ce qui n’est pas rien dans un contexte comme le nôtre où nul n’ignore le poids
de la France.
Certes, Progosa avait la bénédiction des autorités togolaises. Mais il y a que
feu Eyadema dont Dupuydauby s’était fait un ami personnel n’est plus. C’est un
détail qui peut tout changer. Quelle sera l’attitude des nouvelles autorités du
pays si Bolloré venait à leur faire des offres et propositions plus
qu’intéressantes en ces moments particulièrement décisifs ? »
De la politique au sport :
Le Togo, un petit pays qui dérange
Relève notre confrère qui évoque les problèmes aux plans politique et sportif
auxquels le Togo est en proie.
Au plan politique, le journal note que tout a commencé pendant la colonisation ;
le Togo qui passe de la colonisation allemande à celle de la France après avoir
été placé sous tutelle de l’ONU.
Après l’indépendance « le Togo s’illustrera négativement comme premier pays de
l’Afrique noire où s’est produit un coup d’Etat militaire »
Et depuis les mouvements démocratiques des années 90, le Togo est entré dans un
cercle vicieux avec une succession de crises qui divisent la communauté
internationale : « dans les instances européennes, on ne parle plus de la même
voix au sujet du Togo. La France et l’Allemagne qui mènent une lutte de front et
prennent des positions en tous points solidaires quand il s’agit de la
consolidation de l’Union, adoptent un langage complètement divergent sur le
dossier togolais. Il en est de même au niveau de la Commission européenne et du
Parlement européen. Récemment encore, le Togo avait mis aux prises Olusegun
Obasanjo, Président en exercice de l’UA à Alpha Oumar Konaré le Président de la
Commission de l’Union Africaine ».
Au plan sportif, le journal évoque les problèmes nés de la victoire des
Eperviers : « depuis quelque temps, il suffit que l’équipe nationale togolaise
dispute un match en pays étranger pour que quelques heures après la rencontre,
il y ait de nombreux problèmes à gérer. On se souvient des suites des rencontres
Togo-Mali à Bamako. Après la victoire des Togolais, la capitale malienne a été
pratiquement mise à feu. Les dégâts sont incalculables. Il y a encore quelques
jours, c’est le Sénégal qui avait fait l’amère expérience »
Au regard de
ces problèmes évoqués, notre confrère conclut que « le Togo est un petit pays
avec de gros problèmes qui divisent »
Dans sa rubrique humoristique ça vous regarde, notre confrère a
sélectionné ces éléments :
VOICI LE MINISTRE « KOMA-teux » !
Le Prince « KOMA-teux » n’est plus n’importe
qui aujourd’hui. Il est devenu avec la formation du nouveau gouvernement,
Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine.
Même si le volet coopération a été confié à un ministre délégué, « AZ » reste
aujourd’hui de fait, le numéro deux du gouvernement Kodjo. Selon certaines
mauvaises langues, la nomination du Prince KOMAteux à ce poste «n’est
pas le fait du hasard ». C’est le fruit de longues années de son acharnement
contre les leaders de l’opposition dite radicale qu’il se plaît depuis quelque
temps, à vouer aux gémonies et à injurier à chaque occasion. Voilà donc « Zaza »
récompensé. Reste qu’il mette maintenant ses compétences au service du Togo.
En tout cas, à « Le Regard », nous sommes sûrs que « AZ » peut
faire un miracle parce qu’il a plus d’une corde à son arc. S’il échoue avec la
diplomatie classique, il peut se rabattre sur la diplomatie des proverbes. Bonne
chance au nouveau ministre d’Etat !
LE PARADOXE GOUVERNEMENTAL
L’une des caractéristiques que tous les observateurs
reconnaissent au nouveau gouvernement Kodjo II, c’est qu’il est de large
effectif pour ne pas dire qu’il est tout simplement pléthorique. A le voir, on
a l’impression qu’on a voulu y mettre tout le monde pour avoir la paix. « Mange
et tais-toi ». Il paraît que c’est le propre de tous les gouvernements dits
d’Union. Bof, passons.
Ce qui par contre relève du paradoxe, c’est que nous sommes au Togo, dans un
pays non seulement en crise politique, mais aussi et surtout, rudement éprouvé
par une conjoncture économique difficile. En pareil cas, il est toujours indiqué
de limiter les charges de l’Etat. Ce qui devrait passer par la limitation du
nombre des ministres. Mais au lieu de cela, à quoi avons-nous droit ? A un
gouvernement de 30 membres à qui il faut ajouter un chef de l’Etat et deux
fonctionnaires qui ont rang de ministre. Pour mettre tout ce beau monde au
travail, il faut des infrastructures supplémentaires, ce qui signifie des
dépenses supplémentaires, etc. Dans le même temps, on manque du strict minimum
pour satisfaire le peuple. Qui dit que le paradoxe n’a pas une nationalité
togolaise ?
ON SE FROTTE LES MAINS !
La formation du nouveau gouvernement a fixé l’opinion sur un certain nombre de
questions. A la Coalition, même si certains regrettent sans le dire, la
situation actuelle, on se félicite au moins de ce qu’il y ait eu une sorte de
décantation. On a découvert qui est qui et qui fait quoi. On sait désormais avec
qui compter et avec qui ne pas compter. Ce qui réjouit certains, c’est le fait
par exemple que le PSR qui était dans une sorte d’ambiguïté, ait finalement
choisi son camp. La réaction des autres ne s’est pas faite attendre. Le PSR a
été exclu de la Coalition. Mais au PSR, on ne semble guère s’émouvoir outre
mesure. Entre la galère de la Coalition et le beurre du pouvoir, le choix est
clair.
Toute proportion gardée, le revirement de Me Abi et les siens donnera raison à
ceux qui, dès le départ, avaient émis de sérieuses réserves sur l’entrée du PSR
dans la Coalition
COUCOU, VOILÀ
L’HARRYviste !

Dans notre dernière parution, nous nous demandions à cette page même, ce que
devenait l’HARRYviste Olympique qui a été proprement « cimenté » alors
que beaucoup s’attendaient à le voir au Gouvernement. Eh bien, nous n’avons pas
attendu trop longtemps pour avoir des nouvelles du patron du RSDDécousu. L’homme
est vraiment très mécontent et n’est pas près de pardonner le tour qui vient de
lui être joué. Il a tenu à le dire au cours d’une conférence de presse le 22
juin dernier. Il suffit d’écouter certains de ses propos pour comprendre l’état
d’esprit dans lequel se trouve l’HARRYviste aujourd’hui.
On
peut aisément comprendre que le « petit » HARRYviste se fâche. C’est son
droit. Mais ce que beaucoup veulent savoir, c’est à quoi il fait allusion en
parlant de « partis politiques majeurs » et de « compétences
nécessaires ». Veut-il parler de la Coalition qui indubitablement pèse lourd
ou de certains particules satellites du RPuTain comme le RSDDébâcle ? Veut-il
parler des grandes valeurs dont dispose le Togo ou de ces plaisantins à qui il
était arrivé de se retrouver au gouvernement parce qu’on était dans un Etat « gnassional » ?
Si notre HARRYviste pouvait s’expliquer davantage |
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Akéklé
le Scorpion
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N°268 |
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Du
lundi, 27 juin 2005
Nous sommes au regret de ne pouvoir vous
faire un résumé significatif de l’édition
d’Akekle de cette semaine. Voici néanmoins
quelques titres importants du journal :
Enfin
Olusegun Obasanjo lève le voile :
Qu’est-ce que Gilchrist et Faure se sont dit
à Abuja le 25 avril devant le président
nigérian ?
Autopsie du nouveau gouvernement Faure-
Kodjo :
La Coalition RPT-CPP-PDR…
sans l’UFC, le CAR et la CDPA… est une fuite
en avant
Première sortie, premier échec :
L’UE
refuse d’accorder sa confiance au
gouvernement Kodjo
De la
nécessité de faire revenir les réfugiés à la
poursuite des arrestations de présumés
auteurs des troubles sociopolitiques :
Le retour à la paix
civile au Togo est hypothéqué par le pouvoir
lui-même
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Le
Point de la Semaine
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N°
39 |
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Du mercredi, 29
juin 2005
Périple de Edem Kodjo en Europe : Les
conditions posées par l’UE au Premier ministre
Le confrère évoque ici les conditions posées par
l’UE et l’OIF au PM lors de sa tournée européenne et dont le communiqué du
gouvernement en date du 27 juin fait cas et qui tournent autour de la mise en
œuvre des 22 engagements et des mesures concrètes que le gouvernement doit
prendre pour consacrer
l’ouverture politique, œuvrer au retour des réfugiés, engager les réformes
nécessaires et réaliser la réconciliation nationale.
Parlant de l’enveloppe d’environ un milliard de francs CFA que le Premier a
décroché auprès de l’UE pour appuyer les mesures d’apaisement que le
gouvernement entend prendre, le journal estime que «ce geste fort, est
indéniablement la marque d’une confiance de l’institution européenne vis-à-vis
des nouvelles autorités de Lomé »
Périple européen du Premier
ministre Edem Kodjo :Un milliard de
FCFA pour aider les réfugiés togolais au Bénin et au Ghana
Titre notre confrère qui indique que c’est le premier
ministre Edem Kodjo qui l’a annoncé du retour de son périple européen qui l’a
conduit successivement à Bruxelles, Luxembourg et Paris.
Réaction Edem Kodjo :
« Tout ce qui a été dit sera fait
C’est en substance ce qu’a déclaré M. Edem Kodjo
à la presse le 26 juin dernier au salon de l’aéroport international de Lomé
brossant le déroulement et les résultats de son périple européen dont le
confrère reprend ici l’intégralité de cette déclaration
Forum de Cotonou sur la Paix et la démocratie
en Afrique de l’Ouest : Des
recommandations sur le Togo très attendues
Indique le journal. Selon notre confrère, ce Forum de
Cotonou qui durera quatre jours, c'est-à-dire du 28 juin au 1er
juillet abordera plusieurs thèmes notamment les crises dans le sous-région, le
rôle des partis politiques et sans oublier la crise togolaise. Citant l’ancien
Ministre Gambien des Affaires Etrangères, M. Sedat Job, un des principaux
initiateurs du Forum selon qui, le Forum, pour être effectif, doit
nécessairement prendre certaines décisions et certaines recommandations
(relatives à la crise togolaise), le journal indique « comme on le voit, des
recommandations relatives à la situation au Togo, sont donc très attendues »
Dans sa rubrique
La Carte intitulée
Modus vivendi, notre écrit :
Nous avons été éprouvés par tellement d’années de
douloureuses expériences qu’à la fin, plus que nous-mêmes, ce sont plutôt nos
stigmates qui agissent et réfléchissent à notre place. A peine une œuvre mise en
chantier que déjà nous nous empressons de lui prédire tous les malheurs
prévisibles. A peine un compromis est mis en branle qu’aussitôt, il est voué aux
pires gémonies. Tellement l’ancrage comportemental est profond qu’à la fin, il
est devenu une manière de vivre, une vie. La hantise du retournement de la
situation, la peur bleue de la compromission du compromis, le doute de la parole
donnée et les oui, mais d’un camp à l’autre ont fait de nous les éternels
hésitants, véritables donneurs dans la tergiversation. Peut-être avons-nous
raison, pour la bonne cause que nous sommes les héritiers d’un monde fait de
coups bas, de dribbles dans la parole donnée, et de dérives totalitaires de
toutes sortes.
Sous les cieux de la «Terre de nos Aïeux», on nous a promis de tout
mettre en œuvre pour asseoir la démocratie. On nous a promis, parole de
militaire aidant, que la constitution serait intouchée et intouchable et que
même un jour de plus ne saurait s’ajouter aux mandats échus. Mais que de
méli-mélo, de drames et de soubresauts n’a-t-on pas servi en lieu et place des
républicains serments ! Les serments d’ivrogne ont fini par mouler le citoyen
qui, à la fin, ne croit plus à rien, n’est plus sûr de rien, ne compte plus sur
rien. Curieuse manière de vivre dont nous devenons malheureusement et davantage
les historiques perdants. Bien plus qu’une manière de vivre, nous sommes plutôt
désormais confinés dans un inextricable pis-aller dont nous sommes bien
aujourd’hui les héritiers malheureux. Victimes tous azimuts d’un scepticisme à
tout casser, il ne nous reste plus que l’ombre de nous-mêmes, une ombre du reste
vecteur d’une infinie paranoïa dont nous ne parvenons à nous défaire. Et
pourtant, chercher à sortir de ce carcan de modus vivendi n’en est pas moins une
école. La route est donc encore longue...
Dans sa rubrique
FLASH
COKTAIL,
notre confrère a rassemblé pour vous
les quelques éléments suivants
Le PSR ailleurs
L’un des partis politiques de l’opposition radicale
s’est empressé d’accuser favorablement réception de l’invitation du duo
Faure-Kodjo à accompagner l’action gouvernementale en vue. L’appel n’a pas fait
de tournis dans la tête du premier responsable du Pacte Socialiste pour le
Renouveau, Me Abi Tchessa anciennement dans la coalition et qui a accepté le
poste de Ministre de la justice dans le nouveau gouvernement. Ses anciens
camarades qui croyaient en une discipline de groupe se sont eux aussi empressés
de l’exclure du groupe par une note en date du 23 juin et qui parlait de
« manquement grave ». En matière de coup d’éclat, en voici un comme un coup
d’épée dans l’eau et gageons que cette coalition puisse continuer à maintenir
cette hypocrite cohésion temporaire car rien d’extraordinaire que cette
exclusion qui ne servira probablement pas à grande chose sinon qu’à la
frustration. On sait comment le pouvoir joue et il est plus important d’œuvrer
constamment pour la cohésion et non pour l’exclusion en perdant le temps à juger
les actes des autres. Sans pudeur on peut tenter d’argumenter que Kodjo et
Zarifou n’avaient pas été acceptés dans cette coalition au départ et donc exclu
mais c’est eux aujourd’hui qui sont aux premières loges des affaires. Comment
veut-on lutter contre la provocation ? Pas mille moyens d’ailleurs !!!
Les agents de sécurité remplacent les feux tricolores
Ce n’est pas qu’ils ont changé de job mais depuis quelques semaines nos agents
des forces de l’ordre et de sécurité interviennent énergiquement et
judicieusement pour réguler la circulation tous les matins et tous les soirs et
spécialement aux heures de pointe. Nous saluons cette louable initiative qui
vient combler le vide laissé par la destruction de ces feux tricolores durant
les violences post et prou-électorales. On les admire tant ces agents quand ils
font leurs gestes souvent autoritaires pour réprimander des conducteurs non
« sympas ». Contrairement aux feux tricolores qui ne respectent que ce qui
leur a été programmé et qui en arrivent à causer parfois des embouteillages
inutiles, eux ils peuvent choisir de prioriser un passage aux dépens d’un autre
selon que la voie draine plus de monde au lieu de travail ou non. Il n’est pas
difficile de savoir ceux qui vont au boulot ou qui en reviennent dans leurs
engins et ils sont nombreux ces feux tricolores qui n’existent plus et dont
l’absence est source de plusieurs engueulades « amicales » ou accidents
de circulation. A croire que mis à part cet « emploi temporaire » pour
nos agents ils n’auraient plus rien à faire sur nos routes. Il y a plus et ils
doivent intervenir à autre chose mais vivement aussi que ces feux tricolores
reviennent à leur état initial.
Kokou Tozoun de retour à la Communication
Cette fois il est revenu pour être le Ministre alors
qu’il y a quelques années il y était grand fonctionnaire. Aussitôt revenu, et
comme tous ses prédécesseurs il ne déroge pas au rituel : visite des différents
secteurs de la communication : les radios nationales, la télévision….et cette
fois-ci la presse privée n’a pas été oubliée car séduit par le travail
« sous-marin »–c’est son expression–, de son Pitang Tchalla. Concernant la
presse privée ce n’est pas trop tôt.
Il ne se passe plus jamais un renouvellement de gouvernement qui ne cesse de
faire de la ballade dans ces structures qu’il s’est empressé d’aller visiter au
lendemain de sa prise de fonction. Il était accompagné dans cette visite par son
Directeur de cabinet, M. Noudonou, à ce poste depuis quelques années. Ce qu’il
est permis de relever c’est que le même Directeur de cabinet avait accompagné
son ancien patron dans les mêmes taches et que, un simple compte rendu de
celui-ci aurait pu suffire. On peut dire aussi que malheureusement le nouveau
Ministre n’a pas les mêmes yeux que l’ancien et donc cette visite était plus
qu’opportune. Mais personne ne peut imaginer ce qu’a ressenti réellement dans sa
tête le nouveau Ministre en voyant les installations délabrées des médias
publics et dont ses anciens collègues utilisent avec tout leur patriotisme pour
servir loyalement les propagandes du pouvoir. Ce ne seraient quand même pas les
larmes de crocodile puisqu’il a dit qu’il agirait en faveur de la réhabilitation
de toutes ces mourantes infrastructures dans lesquelles il avait travaillé il y
a quelques années. |
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La Dépêche
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N°277 |
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Du mercredi,
29 juin 2005
Vers la normalisation de la coopération
UE/Togo : Edem Kodjo rentre de
Bruxelles avec un milliard de FCFA dans ses valises
Titre notre confrère dans sa manchette avec à
l’appui photos du premier ministre Edem Kodjo et du commissaire Louis
Michel. Pour le journal, « le voyage de M. Edem KODJO est loin d’être un
tourisme ». C’est pourquoi, il invite ceux qui vouaient à l’échec cette
tournée du premier ministre à « rattraper le train car, l’UE ne se laisse
plus berner par des propos va-t-en-guerre de ces leaders en mal de
sensation »
En tout cas, souligne t-il « la coalition de l’opposition radicale doit
réviser ses positions et apporter sa pierre à la consolidation de la paix
sociale au lieu de s’enfermer dans sa logique d’un autre âge »
Les Socialo-communistes français ont la mémoire courte
La Dépêche
s’élève contre la déclaration du parti socialiste français dans laquelle
le parti de François Hollande trouve que la formation par le premier
ministre d’un gouvernement au Togo confirme que l’autorité politique de ce
pays reste entre les mains de la famille Eyadema et de l’ Armée et accuse
le nouveau premier ministre de servir le fils après avoir diviser
l’opposition.
« Le Parti
Socialiste peut-il encore se placer en donneur de leçons des régimes
africains ? De quoi se mêle le PSF ? Le Togo est-il une province française ?
En France on a vu des responsables politiques passer du Communisme au
Socialisme et du Socialisme à la Droite. Pourquoi le PSF s’offusque qu’il en
soit ainsi au Togo ? », s’interroge notre confrère pour qui, «le temps du
militantisme révolutionnaire est révolu »
Les défis qui attendent le
nouveau gouvernement
Le confrère relève ici cinq défis à savoir :
La réconciliation nationale « il faut
d’abord réconcilier les Togolais entre eux. D’autre part certains Togolais
se sentent plus démocrates que les autres et refusent toute approche ou
collaboration avec ceux taxés de non démocrates ! Il faut reconstruire la
confiance de la nation en elle-même ; susciter une politique nationale »
Le
redressement économique « après
tant d’années de secousses politiques, ponctuées de grèves et aggravées par
la suspension de la coopération européenne, le temps n’est-il pas arrivé de
raviver l’économie ? Le président GNASSINGBE et son PM Kodjo doivent
nettoyer les écuries d’Augias ; dépolitiser par exemple d’administration
togolaise et la rendre efficace ; purger cette administration des éléments
corrompus et inefficaces, ce qui permet de mettre la machine économique en
marche »
Résoudre les problèmes sociaux « si le tandem
Faure/Kodjo veut venir à bout du problème Togolais, ils doivent commencer
par la casserole des Togolais. Il faut reconnaître que les fonctionnaires
togolais et les salariés se sentent aujourd’hui humiliés avec des salaires
de misère. La Résorption de la tension sociale passe aussi par les milliers
de chômeurs et de jeunes diplômés qui gonflent les bidonvilles de la
capitale et des villes de l’intérieur. Si les jeunes de Bê qui ont pris les
armes contre la République avaient de quoi s’occuper, ils réfléchiraient
plus d’une fois avant de répondre aux appels du revanchard »
Trouver une solution au problème foncier « du
Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, des Togolais ont été expropriés de leurs
terres sans être compensés. Cette situation a créé des rancœurs dans le
pays. Il faut mettre un comité sur place en vue de lui trouver des solutions
appropriées. Il y va de la paix sociale »
Le
problème environnemental « les Togolais
vivent aujourd’hui dans une insécurité environnementale la plus totale. Dans
nos villes, les citadins cohabitent avec des montagnes d’ordures. La
pollution, terrestre, par air, et pluviale est préoccupante. Conséquence, la
fréquence des maladies diarrhéiques et cardio-vasculaires. La solution passe
par des travaux d’assainissement de nos villes. Il faut aussi apporter des
réponses à la déforestation dangereuse du pays avec pour corollaire les
maladies de peau et oculaires dues au rayonnement ultraviolet »
Enquête :
TOGO : Les Mercenaires des Droits de
l’Homme
Titre le journal qui indique :
« depuis l’annonce de l’arrivée au Togo d’une
mission d’enquête de l’ONU pour enquêter sur les violences électorales au
Togo, c’est l’affolement complet chez les partisans du Rufugees Business.
C’est donc une véritable course de vitesse entre les associations de défense
des Droits de l’Homme.
C’est ainsi
que pendant que la commission mandatée par l’ONU commence son travail de
terrain au Togo où les événements ont eu lieu, les ligues des Droits de
l’Homme mandatées par l’opposition radicale pour obtenir une condamnation
internationale du Togo, jugent inutile d’enquêter au Togo. Elles vont
directement au Bénin pour voir les effets d’un problème dont elles ne
cernent pas les causes. C’est ainsi que le 19 juin 2005 à 16 heures locales
les plus enragées de ces associations de défense des Droits de l’Homme, les
plus déterminées à défendre la cause politique de l’opposition radicale
togolaise arrivent à Comé. C’est là que commence à devenir clair le scénario
bien rodé d’avance par les locataires des belles villas de Comé. Il faut
nommer ces associations en précisant qu’il s’agit de la Fédération
Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) dont la haine contre le pouvoir
de Lomé n’est plus à démontrer, guidée, pour ne pas dire tirée par le bout
du nez par la fameuse Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) dont
l’inamovible président Gandhi Akwei depuis la perte de son job à Air Afrique
fait de la fixation sur le pouvoir de Lomé.
Venus
officiellement pour étudier les conditions de vie des réfugiés, nos
messieurs consacrent toute leur énergie et leur temps à étudier les voies et
moyens de faire condamner le Togo pour violation massive des Droits de
l’Homme. Ainsi, après avoir simulé des interviews publiques de quelques
réfugiés pour faire neutre, les émissaires de la LTDH qui, comme nous
l’avons souligné plus haut, étaient déjà sur le terrain, avaient préparé de
faux réfugiés et vrais politiciens dont certains ont été convoyés de Lomé la
veille pour les besoins de la cause. C’est à eux que la LTDH, la FIDH et la
LBDH consacrent le plus clair de leur temps.
Chacun
d’entre eux récite la leçon qu’il a apprise par cœur depuis des semaines et
pour laquelle il a accès à une carte de réfugiés qui lui permet chaque
week-end après la semaine de travail à Lomé, d’aller toucher les aides
destinées aux vrais réfugiés ». Et le journal d’inviter « le gouvernement
togolais et surtout la toute nouvelle ministre chargée des droits de l’Homme
à réagir énergiquement pour empêcher ces énergumènes de s’enrichir davantage
sur les souffrances de notre peuple »
Comment la presse togolaise
peut-elle
contribuer à la gestion de la crise politique
C’est une réflexion du confrère sur le rôle que les journalistes togolais
doivent jouer en ce moment pour un dénouement de la crise avec à la clé une
proposition d’un forum qui devra réunir l’ensemble des médias pour
l’élaboration d’une plate-forme dont le contenu vise à sortir le pays de la
crise. |
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Forum
de la Semaine |
N°
71 |
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Du lundi, 27 juin 2005
Périple en Europe et coopération
UE-Togo : Edem Kodjo fait de l’intox
Affirme notre confrère dans sa machette.
Parlant du périple européen de M. Edem Kodjo qui l’a conduit à Bruxelles où il
« entendait sûrement mettre en branle une opération de charme envers l’Union
européenne en vue de la normalisation de la coopération UE-Togo » et à Paris où
il devrait « négocier un renforcement du soutien de la France à son nouveau
deal » et des déclarations, ce qu’il appelle les grandes
proclamations, qu’il a faites, Forum de la Semaine indique :
« les blablablas d’Edem Kodjo ont pris tout le monde de court. Certains étaient
mêmes prêts à applaudir quadruplement Edem Kodjo d’avoir réussi en quelques
jours ce que Feu Gal. Eyadema n’était pas parvenu à faire en douze (12) bonnes
années avant qu’il ne quitte ce bas monde des vivants. Mais vérification faite,
c’était de l’intox, de la pure affabulation. Edem Kodjo et sa suite font de
l’intox. ‘’Des manoeuvres de séduction’’ ».
La Coalition de l’opposition
exclut de son rang le PSR : Le
mouton noir du troupeau prié d’aller brouter ailleurs
Titre notre confrère à propos de la décision de la
Coalition en date du 23 juin 2005 d’exclure le PSR pour
manquement grave aux engagements pris envers le
groupe.
Rappelant qu’ « avant son exclusion le S.G du PSR qui sentait venir cette
décision, a tout de même anticipé sous une forme en disant que son parti n’a
pas coupé le pont avec la coalition de l’opposition et qu’ils attendent
travailler en étroite collaboration avec elle » et a « demandé
expressément, l’appui de la Coalition qui, estimait-il, permettrait au
PSR de mener à bien sa mission », le journal note que « son appel n’a pas
été entendu et ses paires ont semblé lui dire tout simplement d’aller boire tout
seul avec le pouvoir RPT le vin tiré par le couple Faure Kodjo »
Confidentiel : L’UE toujours
inflexible:
Edem
Kodjo fait du « wishful thinking »
Souligne notre confrère qui indique, contrairement à ce qu’a laissé croire M.
Edem Kodjo la coopération peut reprendre à tout moment, « la position de
l’UE est claire : la reprise de la coopération ne sera possible que si les 22
engagements sont mis en œuvre.
Aujourd’hui,
poursuit-il, « le souhait de l’UE exprimé clairement à Edem Kodjo est que les
acteurs politiques togolais proposent une plate-forme claire de sortie de crise
faite de propositions valables et surtout durables dénuées de volte face qui
généreront un authentique gouvernement d’union pour ne pas plomber le discours
démocratique et consensuel prôné par les Européens
Le Parti Socialiste français à
propos du gouvernement Kodjo II
‘’ Après avoir servi le père en divisant l’opposition, Edem Kodjo se met au
service du fils Eyadema’’
C’est le titre à la Une notre confrère avec une
photo du SG du PS M. François Hollande. Commentant le communiqué du PS en date
du 23 juin dénonçant la situation politique au Togo au lendemain de la formation
du gouvernement Kodjo II, le journal note que « contrairement au PS, la
Chiraquie au pouvoir en France (sauf Sarkozy qui s’est mis en marge de
cette tragi-comédie française) a salué la nomination d’Edem Kodjo au poste de
Premier ministre en espérant qu’elle aidera à la stabilité du pays. Preuve que
M. Kodjo est mis en scelle pour servir et défendre les intérêts inavoués d’une
race de politiciens français en perte de vitesse » |
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Forum
de la Semaine |
N°72 |
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Du jeudi, 30
juin 2005
Aide aux réfugiés togolais au Bénin
et au Ghana : Edem Kodjo s’«accapare »
du milliard de F CFA de l’UE destiné au HCR
Titre en couverture notre confrère qui indique qu’en
vérité « la décision d’aide
humanitaire aux réfugiés togolais était prévue de longue date avant même que
Faure Gnassingbé ne songe à Edem Kodjo » En fait, selon le journal, c’est « une
association de Togolais vivant en France dénommée « Aube Nouvelle » qui,
face aux appels de détresse des ONG installées dans les pays d’accueil, a saisi
l’UE et obtenu le déblocage de l’aide pour le compte du HCR au début du mois de
Juin ».
En clair, la
déclaration du premier ministre n’est qu’un « gros canular au relent politico
mystificateur »
Le premier mensonge du nouveau gouvernement togolais
Titre notre confrère à propos de la
déclaration faite par le premier ministre Edem Kodjo le 26 juin dernier
concernant le montant de l’aide de l’UE et de sa destination.
« L’Union Européenne vient de démentir
formellement les propos du premier ministre de Faure Gnassingbé, usurpant sans
vergogne la paternité de la décision de l’UE à mettre à la disposition du HCR
(haut commissariat aux Réfugiés), une structure onusienne, un montant de 1
million d’euros pour apporter son aide aux réfugiés togolais au Bénin et au
Ghana.
On ne peut pas tromper tout le
monde tout le temps, et ce camouflet reçu par le pouvoir de Lomé est une preuve
parmi tant d’autres, irréfutables de la véracité dans les allégations à leur
encontre depuis le 5 février », écrit le journal
Les diplomates jugent le nouveau gouvernement
Indique notre confrère dans son billet confidentiel. Selon le journal, l’équipe
de Kodjo a fait sortir certains diplomates en poste à Lomé de leur réserve qui
lui confié sous le sceau de l’anonymat leur réaction par rapport à cette
équipe.
« Nous nous
attendions à quelque chose de plus consistant confiait-on à Forum de la
Semaine. Nous avons fait l’effort de mettre M. Kodjo en pôle position après
l’échec des négociations Pouvoir-Coalition. Nous espérions qu’il sortira une
équipe qui calme un tant soi peu les différents acteurs. Mais ce ne fut pas le
cas nous a-t-on ajouté.
Une telle équipe est assez surprenante. Je ne parle pas de sa configuration
politique mais intellectuelle : Je ne serais jamais affecté chez vous que je
croirais que c’est une équipe à l’image des Togolais. Il y en a de meilleurs
confiait une autre source.
Vous savez le rôle prépondérant qu’a joué mon pays dans la crise. Aujourd’hui
nous nous sentons doublement couillonnés, passez moi l’expression. D’abord par
la nomination même du premier ministre et ensuite par l’équipe qu’il a
constituée avouait un autre apparemment dépité » rapporte t-il
La mission d’enquête de l’ONU a vu et appris des choses
horribles

Titre à la Une notre confrère et présente en page intérieure (P5) quelques
aspects en images de ces tristes événements. Selon notre confrère, la mission
d’enquête de l’ONU qui est arrivée à la fin de cette mission le 24 juin dernier
après une enquête minutieuse menée aussi bien à Lomé qu’à certaines localités du
pays « dispose non seulement de la liste presque exhaustive des victimes mais
aussi de celle des responsables des actes répréhensibles ainsi que leurs
commanditaires ». C’est pourquoi donc, «en attendant de la part de la mission
des recommandations visant à combattre l’impunité relative aux Droits de l’Homme
et la suggestion des actions pour prévenir toute nouvelle violence », il replie
ces images qu’il avait déjà publiées avec pour conviction de dire ‘’ Plus
jamais ça sur la Terre de nos Aïeux !!!’’ »
Situation politique actuelle du
Togo : Jean-Pierre Fabre tient la
CEDEAO responsable
« En marge du Forum des partis politiques, des médias
et de la société civile des pays de l’Afrique de l’ouest étendue au Tchad et au
Cameroun qui se tient à Cotonou, auquel il prend part, le Secrétaire exécutif de
la Coalition de l’opposition togolaise Jean-Pierre Fabre a pointé du doigt la
CEDEAO qu’il tient responsable de la situation politique qui prévaut
actuellement au Togo. « Ce qui s’est passé au Togo a été planifié et exécuté
par la CEDEAO, instrumentalisée par une puissance coloniale » a affirmé M.
Jean-Pierre Fabre avant de préciser qu’il tient à rendre responsable la CEDEAO
de la mort de centaines de Togolais et du départ en exil de plusieurs milliers
d’autres », rapporte le journal
Première «mesure sociale» du
gouvernement Kodjo : Les taxis motos
dans la traque du Service des impôts
Titre le journal qui indique que depuis plusieurs
semaines, « les conducteurs de taxis motos communément appelés ‘’Zémidjan’’
font l’objet d’un ratissage outre mesure orchestré par la section IDAC du
service des impôts du Togo » pour non paiement d’impôt.
S’il reconnaît
que tout citoyen qui exerce une activité commerciale doit payer une redevance à
l’Etat étant donné que l’impôt est un devoir civique, notre confrère dénonce
une politique de deux poids deux mesures « quand on analyse un tant soit peu
comment les autorités font saigner les pauvres citoyens qui se battent pour leur
pain quotidien au moment où les hauts dignitaires du pays sont exemptés d’impôts
et autres taxes ».
Relevant le
nombre d’emplois créés aux jeunes en dix par le métier de zémidjan au Togo que
n’a pu créer le règne sans partage de 40 ans, le journal pense qu’il serait
mieux que « des mesures d’accompagnement soient prises pour protéger ces jeunes
des voleurs qui les assassinent à tout bout de champs ; des accidents en
améliorant l’état de nos rues-sentiers »
Journée mondiale de lutte contre la
drogue : La question de la drogue au
Togo
A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre
la drogue marquée au Togo
par la destruction, la veille, d’un important lot de 1.600 kg de drogue saisie
au cours de l’année, le journal revient sur l’origine de la drogue au Togo qui
remonte en 1981 et qui a pris aujourd’hui une ampleur inquiétante faisant du
petit pays la plaque tournante de la sous-région sans que des enquêtes promises
à cet effet n’arrivent à démanteler en vue d’éradiquer le phénomène. « Tout ce
qu’on sait au Togo c’est que, ce n’est lorsqu’un dignitaire quitte la barque
avec fracas qu’on le connaît de trafiquant de drogue » indique t-il
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Le
Canard Indépendant
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N°57
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Du vendredi 1er
juillet 2005
Causes et misères des réfugiés togolais
au Bénin :
Kofi
Yamgnane promet des révélations demain à
Paris
Titre notre confrère dans sa manchette
qui indique :
« de retour à Paris, Kofi Yamgnane
annonce pour demain samedi 2 juillet une
rencontre avec la Communauté togolaise
et les amis du Togo. Ce sera à la Mairie
du XXe (place Gambetta) où il rendra
compte à la diaspora de sa randonnée
béninoise.
D’après une annonce
rendue publique à cet effet, cette
rencontre s’articulera autour de 4
principaux points à savoir :
· choses vues et choses
entendues dans le camp des réfugiés de
Lokossa au Bénin
· les actions à mener
pour aider nos frères et nos sœurs
réfugiés au Bénin et au Ghana
· que penser de
l’attelage Faure /Kodjo et du nouveau
gouvernement ?
· comment définir les
bases d’une structuration globale de la
diaspora togolaise à l’étranger ? »
Coopération UE-Togo :
L’OIF et l’UE espèrent la poursuite des
22 engagements
Titre notre
confrère à propos des conditions, à
savoir la poursuite des 22 engagements,
que
l’UE (le commissaire
Louis Michel) et l’OIF (Abdou Diop)
ont posées au premier ministre pour la
reprise de la coopération.
Cafouillage diplomatique à l’opposition
radicale : La
Coalition entre condamnation et
réhabilitation de la CEDEAO
« A la
Coalition de l’opposition radicale,
l’approche diplomatique dans la
résolution de la crise togolaise ne
semble pas être une donnée linaire,
basée sur des prises de positions
cohérentes. Longtemps, pour camoufler
ses faiblesses, le regroupement des
partis de l’opposition radicale s’est
servi de la CEDEAO comme un alibi pour
se dédouaner de son manque de vision et
de ses responsabilités » relève le
confrère qui revient sur ce qu’il
appelle cafouillage diplomatique à
l’opposition c'est-à-dire le communiqué
de la Coalition en date du 24 juin qui
rappelle une recommandation du mini
sommet de la CEDEAO et fait appelle à
ces institutions et la déclaration
faite à BBC par le SG de l’UFC qui s’en
prenait à la CEDEAO
Alors que ce communiqué
de la Coalition dont les termes
représentent un aveu d’une confiance en
la CEDEAO, porte également la signature
de l’UFC, le 29 juin 2005, le Secrétaire
Général de ce parti a de nouveau mis en
cause à Cotonou, la crédibilité de
l’institution sous-régionale. Ce qui
s’est passé au Togo a été planifié et
exécuté par la CEDEAO instrumentalisée
par une puissance coloniale a
déclaré à BBC, M. Fabre qui assistait
dans la capitale béninoise au Forum des
partis politiques, des médias et de la
société civile des pays de l’Afrique de
l’Ouest avec la participation du Tchad
et du Cameroun.
Evoquant les morts
survenus à l’issue de la proclamation
des résultats, le Secrétaire Général du
parti de Gilchrist Olympio a affirmé ;
je tiens à rendre responsable la
CEDEAO de la mort de certains Togolais
et du départ en exil de plusieurs
milliers d’autres »
« Une autre illustration
des divergences qui expliquent les
tergiversations au sein de la
Coalition », constate le confrère.
Me.
Abi Tchessa :
« Pas question de se faire embrigader »
Titre
Le Canard Indépendant qui commente
la réaction de Me Abi sur une radio
locale à la suite de l’exclusion de son
parti de la Coalition
« A cette allure, on
n’est pas loin de déballages
croustillants sur les valeurs
intrinsèques de ceux qui animent à coup
de terrorisme et de
mystifications sans lendemain la classe
opposée au pouvoir RPT » conclut-il
Drame à Lomé :
Assassinat au Marché Hanoukopé
Meurtre au quartier Nyékonakpoé
« Dans la nuit du lundi 27 au Mardi 28
juin dernier, le Marché Hanoukopé et le
quartier Nyékonakpoé Adjololo ont été le
théâtre de drames à coloration diverse.
A Hanoukopé, c’est un cheminot qui a été
la cible des jeunes délinquants qui
sèment la terreur dans ce marché, tandis
qu’à Nyékonakpoé, un nourrisson de 17
mois a perdu la vie en étant étouffé par
son père toxicomane » rapporte le
confrère
Dans
sa rubrique
Ma
lettre
intitulée
Des
actes et des mots,
notre confrère écrit :
Médisance quand tu
tiens les Togolais ! Figurez-vous que
jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous avons
du mal à avaler la pourtant moins amère
pilule de la disparition d’un général
président qui a régné des décennies
durant sur des sujets qui ont passé
toute leur vie à louanger et à vénérer !
Figurez-vous que depuis un certain 05
février 2005 à ce jour, nombre d’entre
nous continuent à miser dur sur la carte
du miracle ou de l’apocalypse !
Figurez-vous que depuis la nomination du
Premier ministre et la publication du
gouvernement, nous continuons à croire
dur comme fer que jamais il n’y aurait
de gouvernement où s’il y en avait,
celui-ci aurait moins de marge de
manœuvre ! Voici en résumé le triste
tableau du schéma politique qui n’a
cessé de caractériser la lutte politique
du pays très au lendemain du
soulèvement populaire du 05 octobre
1990. Nous avons trop tôt mis à la place
des actes, des mots, rien que des mots.
Au lieu donc des actes, nous avons
commis le mignon péché de n’avoir été
galvanisés que par des mots ! Mais ces
mots auraient pu être prenables si
seulement ils n’avaient pas pour seule
substance que la médisance et le
ragotage. Dans la jeune cour de
l’opposition, nous nous étions empressés
de distinguer les « vrais » des
« faux » démocrates, les
« durs » et les « modérés »
rapidement confondus à des félons.
Seulement, jamais « vrais » ou
« faux » ni encore moins « durs »
ou « modérés » n’ont posé le
moindre acte susceptible de créer le
déclic de l’espoir, au-delà des mots,
les mêmes qu’on réchauffe. Si
l’instauration de la démocratie est
incontournable, il reste bien que l’on
s’adjuge, au-delà des mots dits, des
moyens matériels viables pour montrer
son incontournabilité. Pourquoi diantre
ne peut-on pas un tant soit peu faire
montre d’une courageuse retenue et
économie de médisance à l’endroit des
autres lorsque, vertement, on a montré
ses déficits de capacités ? Pourquoi
diantre ne devra-t-on pas arrêter de
donner à croire que le salut de ce pays
est de l’apanage d’une classe d’hommes
que le destin a prédéfini à cet effet ?
Pourquoi diable ne peut-on pas laisser
d’autres expérimenter leur destin, là où
certains attendent le crépuscule de
l’idylle pour le faire ? Pourquoi diable
devra-t-il s’établir que lorsque ce
n’est pas nous, c’est la félonie, c’est
l’échec à l’avance ? Comment peut-il
advenir qu’après quinze années de lutte
commune, on n’a pu obtenir au marquoir
que la médisance et la délation ? Nous
pouvons arrêter les séries de questions,
mais il ne fait guère de doute que
l’exception togolaise mérite d’être
longuement mûrie, au regard de la donne
internationale. Nombreux d’entre nous se
contenteraient de ce que, depuis le 05
février à nos jours, le pays végète dans
un non Etat, un non droit et une infinie
évanescence existentielle
juridico-politique qui ouvrirait les
vannes à toutes sortes de joutes
oratoires et autres déballages de vieux
néophytes, qui feraient ainsi le lit à
nombre d’intempéries, occasion
privilégiée pour des politicards de
profession en mal d’expérimentations. Il
n’est certes point question de
s’accommoder sur ce qu’on a, faute de ce
qu’on veut. Mais il est plus sage de
« tenir » en attendant de
« convenir ». Seuls des actes
pourront valablement aider à aller d’un
point à l’autre, non point des concerts
de récital trop connus des uns et des
autres. |
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