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Des mercenaires pour
éliminer l’ex-ministre Boko:
C’est ce
que révèle notre confrère
Forum de la Semaine
du
jeudi, 09 juin 2005
dans
sa rubrique
‘’Confidentiel’’. Selon
notre confrère, « des individus dépêchés
à ses trousses à Paris auraient pour
objectifs de le pister pour le faire
identifier par des tueurs à gage à la
solde de ceux qui ne dorment pas depuis
que François Boko a menacé d’ouvrir les
dossiers du bateau PITEA». Par ailleurs,
le journal indique de sources bien
informées, un Conseiller français dont
il préfère pour le moment taire le nom,
« aurait tout simplement proposé comme
stratégie l’élimination physique pure et
simple, de celui qui dérange beaucoup
parce qu’il en sait trop et aurait en sa
possession les dossiers très sensibles
et scandaleux du pays » Lisez
Forum de la Semaine
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Le
Combat du peuple
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N°
501 |
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Du lundi, 06 juin 2005
Solution à la crise togolaise : Le Togo n’est
pas un laboratoire : Alpha Oumar Konaré, le pyromane qui ne se guérit pas
Le Combat du Peuple
s’élève ici contre les déclarations faites sur RFI par le président de la
Commission de l’Union Africaine M. Alpha Omar Konaré sur la situation togolaise.
Jetant un regard rétrospectif sur le passé de M. Alpha Omar Konaré
pour, dit-il, expliquer à ses lecteurs « la nature réelle de ce pyromane
incurable qui, même à un poste d’aussi grande responsabilité continentale,
continue à se comporter comme l’agitateur politique patenté qu’il était dans son
Mali natal avant de devenir Président de la République », le journal indique que
« dans les faits et dans la réalité, Alpha Oumar Konaré dans son parcours
politique, avait posé des actes hautement criminels dans son pays.
- La destruction systématique, par des manifestants à la solde de
Konaré, de toutes les officines de pharmacie de Bamako, la capitale et celles de
l’intérieur du pays, sous le prétexte fallacieux et honteux que ces officines
appartenaient toutes à Mme Mariame Traoré, l’épouse du Président Moussa Traoré.
- A Bamako, il y avait deux hôpitaux d’Etat au moment des faits.
Il s’agit de ‘’Point G’’ et de ‘’Gabriel Touré’’».
C’est pourquoi et à la lumière de ce qu’il vient de relater et
qui, selon lui, peut être vérifiable, le confrère pense qu’ « en plus d’être
pyromane et boucher, Alpha Oumar Konaré est surtout un négationniste du Droit
tout court. Lui qui crie à longueur de journées sur les toits et sur les ondes
des stations radios internationales qu’il est un combattant pour l’Etat de droit
en Afrique »
En tout cas, pour le journal, « ceux qui ont soutenu sa candidature et qui
l’ont élu en étant de bonne foi certainement, découvrent que contrairement à ce
qu’ils ont cru, Konaré est loin d’être libre de pensée et de parole et qu’en
fait c’est l’Internationale Socialiste qui pense et qu’elle s’exprime ensuite
par la bouche de ce traître à la cause africaine ».
Et c’est pourquoi, conclut-il « si on enlève le petit accent aigu qui figure
sur la lettre e du nom de KONAR ‘’É’’ on obtiendra un nom plus approprié à
savoir KONARE prononcer CONNARD »
Le suspens Bataille pour la Primature :
L’opposition radicale devant le miroir de l’histoire
Titre notre confrère dans sa machette. Evoquant la
bataille au sein de la Coalition pour le poste de premier ministre et les
conditions (garanties) que certains poseraient, le journal pense que « si
l’opposition radicale continue en son sein cette bataille pour la Primature,
elle est désormais devant le miroir de l’histoire. Elle doit se regarder en face
pour voir si le jeu en vaut la chandelle. Quant à Faure Gnassingbé, il doit
savoir que cette même opposition a déjà usé son père et l’a empêché de gouverner
le pays. La leçon à retenir c’est que les mêmes causes produisent fatalement les
mêmes effets. A chacun donc sa guerre »
De la surenchère à
l’irresponsabilité : La LTDH fait son aveu
d’échec
En tout cas, c’est ce que croit notre confrère à
propos de la déclaration faite le 02 juin dernier la Ligue Togolaise des
Droits de l’Homme rejetant la commission d’enquête
diligentée par Faure Gnassingbé et exigeant son
annulation pure et simple.

Pour le journal, «le refus par la Ligue d’aller confronter ses
propos au sein de la commission constitue, à plus d’un égard, l’aveu de la
fausseté des chiffres qu’elle avance. Un aveu d’échec. Cette attitude vient une
fois encore démontrer que cette organisation n’a d’autres ambitions que de faire
de la surenchère et de tenter de démontrer que les citoyens meurent par
centaines au quotidien au Togo, afin d’en tirer des dividendes auprès de la
communauté internationale
« Sur quels critères la bande à Apédo-Amah se base-t-elle pour émettre des
jugements aussi hâtifs ? La LTDH rejette une commission nationale à laquelle il
lui est offert de participer pour verser ses propres préoccupations et préfère
que des étrangers qui étaient loin du Togo au moment des faits, viennent dire
leur vérité. Que font Apédo-Amah et les siens du patriotisme ? », s’interroge
mon confrère.
En tout cas, conclut le journal, « avec ou sans la LTDH, la commission nationale
d’enquête indépendante sur les violences avant, pendant et après l’élection du
24 Avril fera son travail et rendra sa copie, pour l’Histoire. Pour l’Histoire
aussi, on retiendra que la LTDH a refusé d’apporter sa contribution pour la
manifestation de la vérité »
Le cercle vicieux : Pluies et
inondations à Lomé : Un défi pour le gouvernement togolais
Estime le journal. Evoquant le spectacle désolant
qu’offre Lomé ces derniers après les pluies diluviennes qui se sont abattues
sur la ville et devant une enveloppe de 250 millions débloqués par l’Etat pour
de nouveaux travaux d’aménagement et d’assainissement, notre confrère pense
qu’en réalité « les dégâts causés par les eaux de pluie à Lomé et ses environs
constituent un problème de grande envergure qu’il faut régler avec des moyens
adéquats et à la taille de l’ouvrage. Débourser quelques centaines de millions
pour éviter le drame et parer au plus pressé est un pas appréciable. Mais il
doit être rapidement franchi pour faire face au problème dans son ensemble et
dans sa globalité. Nous ne dirons pas que Lomé doit être reconstruite. Mais elle
nécessite encore beaucoup d’infrastructures pour être la capitale digne d’un
pays comme le Togo. Nos gouvernants doivent agir et vite. Car le problème
devient récurrent. Chaque année on constate les dégâts. On s’en plaint et on
annonce des mesures. Après la saison des pluies, on les oublie et avec les
nouvelles pluies, les mêmes problèmes se reposent dans des termes plus
compliqués. C’est le cercle vicieux »

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Motion d"information
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N°
307 |
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Du lundi, 06 juin 2005
La mauvaise foi manifeste de Faure Gnassingbé :
Les trois obstacles qui bloquent la formation du gouvernement d’union
Motion d’Information
s’élève contre les accusations portées vendredi dernier par M. Faure Gnassingbé
contre la Coalition sur les retards
observés dans la nomination du Premier Ministre et la
formation du gouvernement puisque selon lui, les obstacles pour la désignation
d’un premier ministre viennent du camp présidentiel. C’est pourquoi, il trouve
ces accusations comme une mauvaise foi manifeste de M. Faure Gnassingbé qui,
visiblement, éprouve quelques difficultés à se départir des vieilles habitudes
de la maison RPT
Selon notre confrère, il y a trois obstacles qui constituent
les freins réels à la désignation du Premier Ministre et à la formation du
Gouvernement
Le 1er, c’est le refus catégorique de toute idée de partage du
pouvoir par le clan élargi des Gnassingbé : « dans l’entourage familial de Faure
Gnassingbé, il semblerait que tout le monde ou presque, considère la dernière
élection présidentielle comme une guerre menée contre des envahisseurs qui
voulaient arracher au clan Gnassingbé, un territoire qui lui appartient en
propre. Le raisonnement de ces « guerriers défenseurs du trône » serait simple :
« pas question de partager le butin de guerre avec les ennemis qu’on a vaincus».
Faure Gnassingbé avait donc besoin de temps pour convaincre son propre clan du
bien fondé de sa vision »
Le 2e, c’est ce que le confrère appelle la trouille dans le rang
des vieux barons, c’est-à-dire la crainte des caciques et des vieux barons du
régime de faire les frais d’un éventuel partage du pouvoir avec l’Opposition.
« Faure Gnassingbé aurait véritablement à cœur de se faire un prénom sur la
scène politique togolaise et africaine, de redorer le blason terni du nom qu’il
porte et de contribuer réellement à l’édification d’une nouvelle société
togolaise. Mais, la vieille garde n’entend pas se laisser traiter en victime
consentante et développerait une féroce résistance à toute idée de partage du
pouvoir avec l’opposition »
Enfin, le 3e obstacle, ce qu’il appelle la crainte du
déclin de l’hégémonie ethnique, « serait constitué par des lobbys kabyè
rassemblés autour de l’instinct de conservation du pouvoir. On retrouve dans ce
groupe, aussi bien des civils que des militaires de haut rang et des
intellectuels qui voient dans le partage du pouvoir avec l’opposition
démocratique, une menace grave pour la conservation de l’hégémonie kabyè sur le
pouvoir d’Etat au Togo »
En conséquence, conclut-il, « les retards observés dans la
désignation du premier ministre et la formation du gouvernement d’union sont
plus imputables aux dissensions internes au régime RPT qu’aux hésitations de la
Coalition »
En désavouant
publiquement Konaré sur le Togo : Obasanjo porte un grave coup à la crédibilité
de l’Union Africaine

Titre Motion d’Information dans sa manchette
avec les photos du Président Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’UA et
de M. Alpha Oumar Konaré, président de la commission de l’UA. Pour notre
confrère, « quelles que soient les raisons qui l’ont motivée, la réaction du
président nigérian fait désordre dans une jeune institution qui a encore toutes
ses preuves à faire en matière de crédibilité ». Et le journal se dit surpris
par la réaction du président nigérian d’autant plus que « la décision du
Président de la Commission a été prise en application d’une décision du Conseil
de Paix et de Sécurité de l’UA, une instance dont le Nigeria est membre ».
En tout état de cause, note le journal, «la réaction du Président Obasanjo
déclarant nulle et de nul effet la décision du conseil de Paix et de Sécurité
est d’autant plus incohérente que c’est dans la même décision que le même
Conseil de Paix et de Sécurité a levé les sanctions qui frappaient le Togo
suite au coup d’Etat du 5 février 2005. Si M. Obasanjo remet en cause la
décision du conseil de Paix et de Sécurité, cela veut dire qu’il remet aussi en
cause la levée des sanctions qui frappaient le Togo. Aussi curieux que cela
puisse paraître, le président Obasanjo ne fait aucune allusion à la partie de la
décision levant les sanctions contre le Togo »
Sur les recommandations du Président Obasanjo : Faure
Gnassingbé pourrait engager cette semaine des discussions avec la Coalition pour
la nomination du Premier Ministre
Annonce le journal qui indique par ailleurs que
malgré cette annonce, «les analystes politiques sont de plus en plus nombreux à
s’interroger sur les chances de parvenir à la formation d’un gouvernement
d’union nationale regroupant la Coalition et la mouvance RPT étendue ou non à la
CPP d’Edem Kodjo et au PDR de Zarifou Ayéva », Ce scepticisme ambiant tient,
selon notre confrère, « aux arguments contradictoires qui sous-tendent les
positions actuelles des uns et des autres.
Balayant du revers de la main l’arrangement international qui a porté son
candidat au pouvoir en dépit de sa défaite à la présidentielle, le RPT considère
le gouvernement d’union comme un geste d’ouverture et de générosité des
vainqueurs en direction des vaincus. Pour Faure Gnassingbé et ses partisans, le
gouvernement d’union ne saurait être synonyme de partage du pouvoir avec
l’opposition démocratique ; celle-ci devra accepter de se contenter de ce qu’on
lui donnera et accompagner le RPT dans la mise en œuvre du programme sur lequel
son candidat a été ‘’ élu’’.
Pour la Coalition, le gouvernement d’union doit donc nécessairement reposer sur
trois principes fondamentaux : le partage équitable du pouvoir entre mouvance
RPT et Coalition, le consensus et l’intérêt national. L’objectif prioritaire de
ce gouvernement devra être de permettre la transition de trente huit années de
monolithisme vers un système démocratique pluraliste passant obligatoirement par
des élections réellement libres et transparentes »
Pour le confrère donc, « ce qui fonde aujourd’hui le pessimisme des
observateurs, c’est l’impossibilité pour le RPT d’adhérer pleinement à ces trois
principes sans signer son propre arrêt de mort à terme. En effet, le RPT
voudrait bien d’un gouvernement d’union nationale avec la Coalition à condition
que l’ensemble du Pouvoir d’Etat continue d’être concentré entre les mains du
RPT.
C’est ainsi qu’on apprend que le RPT voudrait continuer à avoir la haute main
sur les Forces Armées, les Affaires Etrangères, la Justice, l’administration
territoriale, la Police, l’administration électorale, les sociétés d’Etat,
l’Economie et les Finances Publiques. Le RPT voudrait cantonner la Coalition
dans un rôle de figuration juste pour donner au régime RPT, la légitimité et la
crédibilité qui lui manquent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur »
« Comment associer la Coalition à un gouvernement d’union pour gagner en
crédibilité et en légitimité sans perdre le contrôle des leviers du système
électoral, du pouvoir judiciaire et des structures financières de l’Etat ? Telle
semble être la difficile équation que Faure Gnassingbé est chargé de résoudre »,
indique le journal
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Agni
l'Abeille |
N°
36 |
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Du mardi, 07 juin 2005
Obasanjo rejette la décision de Konaré, Faure
met en garde la Coalition
Titre notre confrère à propos des déclarations faites
vendredi 03 juin dernier par le président Olusegun Obasanjo : la décision du
Président de la Commission de l’Union Africaine, Alpha Oumar Konaré, d’envoyer
un émissaire spécial et une mission d’observation de l’UA au Togo est nulle et
non avenue. Cette décision n’engage que lui-même et de celles faites par M.
Faure Gnassingbé : En tant que Président de tous les Togolais, je pense que
l’attente ne peut être définitive, il y a un moment où il faut prendre la
décision – Ceux qui sont prêts à travailler le feront avec nous et les autres
prendront le train en march. Venez et nous avancerons mais si vous refusez,
nous irons sans vous.
Bel exemple de Victoire d’un peuple autour
des Eperviers : Et si on négociait un match de football pour nos leaders
politiques
Prenant l’exemple de l’unité qui s’est faite autour
des Eperviers et qui les a amené à la victoire et compte tenu des difficultés à
réunir les leaders politiques en vue de parvenir à une réconciliation vraie, le
journal pense qu’on ferait mieux de négocier un match de football pour eux.
« Pour presque 40 ans déjà, les hommes politiques du Togo n’ont jamais réussi
cet exploit. Rongé par les intérêts personnels aux dépens du peuple, les leaders
de la vie politique de notre pays ne pensent qu’à sauver leur peau, à remplir
leur poche, à préserver leur position sociale etc.
Que faut-il faire pour réunir nos politiciens afin d’aboutir à une
réconciliation nationale ? Sûrement qu’un match de football entre eux et le
peuple ou tout autre adversaire reste, semble-t-il, la seule option », écrit-il
Silence ! On débloque des fonds
pour la Capitale : 250 millions de F CFA pour sortir tout Lomé de l’eau et de la
boue
Ironise notre confrère qui se demande : « les 250
millions serviront-ils et suffiront-ils à sauver Lomé d’un drame certain ? ». En
tout cas, conclut mon confrère : « et si c’était ça la politique de
développement de Lomé et… du Togo !? »
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Le
Regard |
N°
444 |
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Du mardi, 07 juin 2005
Polémique sur le cas togolais :
L’UE soutient Konaré contre l’avis du Togo et de l’UA
C’est le principal titre à la Une notre confrère.
Pour le journal, c’est une situation paradoxale puisque qu’ « au moment où les
autorités togolaises revigorées par l’Union Africaine traitent M. Konaré de tous
les noms d’oiseau, la présidence de l’Union Européenne exprime son soutien aux
initiatives du Conseil de Paix et de Sécurité que Obasanjo déclare nulles et
de nul effet ». S’agissant de la présidence de l’UA qui a récusé les décisions
du Conseil de Paix et de Sécurité, le journal dit attendre de voir la nouvelle
position qu’adoptera l’Union Européenne.
Affaire de trafic de drogue au Togo On
pousse le ministre Boko à ouvrir le Dossier scandaleux
En tout cas, c’est ce que pense Le Regard à propos
des accusations par presse interposée portées contre l’ancien ministre de
l’intérieur M. François Boko. Et dans cette affaire, notre confrère a
l’impression que ce sont des gens qui ont des choses à se reprocher qui
s’empressent de jeter la pierre à l’ancien ministre. Et le journal de rappeler
le mystère qui a entouré le résultat de l’enquête sur le bateau PITEA contenant
de la drogue et arrêté au port de Lomé avant de se poser ces questions :
« Qui a pu commander au Togo un bateau de drogue venant de la Colombie ?
Qui pourrait sortir cette quantité de drogue et où devait-on la stocker en toute
sécurité avant les basses opérations commerciales ?
Comment pouvait-il sortir cette drogue sans que les services de douane, de
renseignement et de sécurité ne le sachent ?
Comment et pourquoi un officier béret rouge a-t-il été arrêté et libéré
aussitôt ? Qu’a-t-il déclaré de compromettant pour qu’on le libère après
quelques jours seulement de détention ? A-t-on eu peur qu’il ne déballe ce qu’il
sait ?
Qui a immatriculé ce bateau sous le pavillon togolais ?
Pourquoi a-t-on arrêté, puis libéré l’espagnol MORENO ?
Quels sont les vrais commanditaires de cette cargaison de drogue au niveau
local ? ». Pour le confrère, ce sont des « questions restées en suspens
auxquelles le ministre de la sécurité à l’époque va être obligé de répondre »
Et puisque, « maintenant que ses adversaires eux-mêmes lui facilitent la tâche,
nous espérons que l’ancien ministre de l’intérieur éclairera l’opinion sur ce
dossier du PITEA qui fait la honte de notre pays »
Crise togolaise : Oumar Konaré
défie les chefs d’Etat africains
Souligne le journal à propos de la décision prise par
le président de la commission Alpha Omar de nommer un Envoyé Spécial en la
personne de l’ancien président zambien Kenneth Kaunda pour aider à la
facilitation du dialogue entre les protagonistes de la crise togolaise et une
commission d’observation présidée par l’ancien premier ministre sénégalais Mme
Mame Madior Boye pour suivre l’évolution de la situation politique, sociale,
sécuritaire et humanitaire ainsi que les droits de l’homme. Commentant la
déclaration faite par Alpha Oumar Konaré sur RFI sur la crise togolaise, le
journal estime que «quel que soit ce qu’on peut lui reprocher, il met en
exergue, la difficulté qu’il y a à obtenir et à gérer l’entrée au gouvernement
de l’opposition après une élection contestée suivie de répression et de ce
fait, l’inefficacité des solutions que proposent certains chefs d’Etat africains
qui pensent qu’il suffit de faire entrer des opposants au gouvernement pour
régler la crise togolaise »
L’Union Africaine discréditée : Le
Togo met Obasanjo en conflit avec le Conseil de Paix et de Sécurité
Titre notre confrère pour qui, au-delà du conflit de
leadership que les deux présidents se livrent, c’est l’honneur de l’organisation
qui est entamé.
« En désavouant publiquement M. Konaré, le Président Obasanjo a commis une
maladresse diplomatique qui discrédite toute l’Union africaine. Ce n’est pas
parce que le Président de la Commission a commis une erreur que lui aussi doit
déconner. Il aurait pu trouver une formule afin d’aplanir les divergences et
adopter une solution de compromis au lieu de dénoncer sur la place publique, la
décision prise depuis le siège d’Addis-Abeba offrant ainsi à l’UA l’image d’un
syndicat de chefs d’Etat qui se comportent comme des éléphants dans un magasin
de porcelaine. Cette guéguerre renforce les afro sceptiques qui pensent que
l’Union Africaine n’est qu’un machin folklorique où chacun fait prévaloir ses
sautes d’humeur », indique le journal.
En tout état de cause, conclut le confrère, « si la décision prise à Addis-Abeba
est nulle et de nul effet, ce sera la première fois dans l’histoire du continent
que le Président en exercice désavoue le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA
et c’est un précédent fâcheux pour toute l’Afrique »
Gouvernement d’union : Difficile
participation de la Coalition
Le journal évoque les conditions, à juste titre, que
l’opposition pose pour sa participation au gouvernement d’union nationale.
« Il se pose donc une question de confiance parce que
l’opposition redoute que sa participation à ce gouvernement la discréditera aux
yeux de ses électeurs et veut se prémunir contre cela.

Il est hors de question pour Gilchrist de se rabaisser en entrant dans un
gouvernement que dirige le fils du Général Président
Le Coordinateur Général de la Coalition, Président national du CAR Me Yawovi
Agboyibo, sans toutefois rejeter catégoriquement l’idée de son entrée au
gouvernement opte pour une formule qui fasse en sorte que l’opposition ne
s’autodétruise pas en y allant » souligne le journal qui précise par ailleurs
que « ce que la Coalition veut, c’est d’être rassurée que son entrée au
gouvernement ne sera pas retournée contre elle »
Inondations à Lomé : Les pouvoirs
publics sont interpellés
Tout en rejetant la responsabilité de cette situation
sur les populations pour leurs «comportements qui prédisposent la ville aux
inondations et à l’insalubrité », notre confrère affirme que les pouvoirs
publics ont une grande part de responsabilité dans cette situation par leur
méthode de la gérer.
« L’année dernière, une somme de 600 millions FCFA avait été débloquée.
Aujourd’hui, c’est une somme de 250 millions FCFA qui est mise à disposition.
Mais les problèmes demeurent. Cela veut tout simplement dire que la méthode ne
paie pas et qu’il faut trouver autre chose pour circonscrire efficacement le
mal. Les problèmes d’inondation à Lomé ne datent pas d’aujourd’hui. Chaque
année, les pluies font vivre des misères aux populations. Les gouvernants font
le constat, promettent de réagir puis, à la fin de la saison des pluies, plus
rien » souligne le journal pour qui, « il est temps que le Togo se dote d’une
véritable politique infrastructurelle »
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Akéklé
le Scorpion
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N°226 |
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Du lundi, 06 juin 2005
Rumeurs, intoxication ou réel projet mijoté
par les états major du parti Après les
examens de fin d’année, Gilchrist Olympio
aidé d’une force armée par la diaspora,
libérera le Togo de la dictature
C’est ce que nous
lisons à la Une de notre confrère qui revient
à son tour sur ces rumeurs ayant fait le tour
du pays sur une éventuelle attaque armée du
Togo par Gilchrist Olympio aidé de certaines
forces résidant à l’extérieur. Selon ces
rumeurs, souligne le journal, si jusqu’à
présent Gilchrist Olympio et les siens n’ont
pas encore mis en exécution leur plan
d’attaque, c’est parce qu’ ils ne voudraient
créer des troubles dans le pays surtout en
ces moments d’examens scolaires.
Pour le journal, « si ces rumeurs (lesquelles
ont été, selon lui, amplifiées par le
communiqué de l’UFC condamnant la démarche
des quatre partis de la Coalition qui ont
rencontré Faure Gnassingbé) se vérifiaient,
cela donnerait la confirmation à une autre
rumeur qui faisait croire depuis lors que
Gilchrist n’a jamais eu envie de négocier sur
la question togolaise quant à son accession à
la présidence de la République togolaise »
Les
réalités togolaises imposent à reconnaître
cette vérité incontournable : Un gouvernement
d’union nationale sans l’UFC sera un échec
Titre à la Une
Akékélé Le Scorpion. Se référant aux
propos de M. Faure Gnassingbé qui disait à
l’adresse de la Coalition de l’opposition
Nous avons maintenant trop attendu. Nous
allons nous mettre en marche et ceux qui
hésitent encore vont nous rejoindre par la
suite le journal comprend que M. Faure
Gnassingbé est déterminé à nommer le premier
ministre sans prendre en compte les
conditions posées par l’UFC. Mais au vu des
réalités sur le terrain, notre confrère se
demande si un premier ministre sans l’UFC
peut faire l’affaire connaissant le poids
politique de l’UFC sur l’échiquier national
et son influence sur les populations.
«Le risque est grand qu’après qu’un premier
ministre soit nommé dans les conditions
actuelles, on voit demain l’UFC mener une
campagne contre le premier ministre ainsi
nommé et le jeter en pâture à la population
togolaise acquise à sa cause. On se rappelle
également ce qui est advenu à Me Joseph
Koffigoh lorsque après un an de transition
l’opposition lui a retiré sa confiance et
qu’il a voulu faire seul avec le soutien du
RPT », mentionne notre confrère.
Devant cette dure réalité
l’hebdomadaire pense que « si le président
Faure est vraiment déterminé à faire bien
sans que cela ne soit de l’énergie gaspillée
inutilement, il lui importe de prendre en
compte, sans acrimonie, les propositions de
l’UFC et de continuer par chercher le
consensus, le vrai qui ne sera de sitôt remis
en cause. Certes, on a déjà trop attendu.
S’il fallait attendre jusqu’ici pour retomber
dans les mêmes travers, à quoi aurait alors
servi cette trop longue attente ? »
Pourquoi les salaires des fonctionnaires
recommencent-ils à tarder ?
Le journal
constate que l’espoir suscité chez les
fonctionnaires togolais par deux ou trois
paies successives avant la fin du mois
commence à s’amenuiser avec le retard dans le
paiement du salaire du mois de mai.
« Faure ne nous a-t-il promis le changement
dans la stabilité ? Stabilité ne s’entend-il
pas sur le plan financier aussi ? Que se
passe t-il donc ? Il n’y pas longtemps des
rumeurs faisaient croire que le trésor
national a de la sur-liquidité, que les fonds
de l’Etat suivaient désormais l’itinéraire
normal et que des contorsions qui existaient
n’étaient plus. Et maintenant qu’est-ce qui
se passe encore ? Le nouveau président
sait-il que la première voie pour conquérir
les cœurs encore réticents de certains
Togolais reste et demeure le paiement rapide
des salaires des fonctionnaires et plus tard
le déblocage des avancements ? », se demande
le confrère
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Le
Point de la Semaine
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N°
36 |
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Du mercredi, 08 juin 2005
Formation d’un gouvernement d’union
nationale : Le Président de la République doit prendre ses responsabilités
Titre à la Une notre confrère avec la photo de Faure
Gnassingbé. En fait, le journal tire cette conclusion à partir du point de
presse animé mardi dernier par le directeur de cabinet de M. Faure Gnassingbé au
cours duquel M. Bodjona a laissé entendre qu’il n’était pas question d’accepter
des exigences qui mettent entre parenthèse la Constitution de la République
à propos donc de la plateforme que la Coalition a soumise à Faure Gnassingbé
comme préalable à son entrée dans le gouvernement d’union nationale.
Tractations pour la nomination du Premier
ministre : Des partis de la Coalition déjà prêts pour le gouvernement ?
S’interroge le journal à propos de la visite que cinq
partis de la Coalition (sans l’UFC) ont rendue à Faure Gnassingbé dans la nuit
du lundi 06 juin pour soumettre la plate-forme de la Coalition à l’appréciation
de Faure Gnassingbé.
« Au sein de la Coalition, il y a donc le camp des ‘’ pressés’’ de
répondre aux injonctions d’Obasanjo, le camp de ceux qui pensent qu’un accord
sur la plate-forme est prioritaire pour garantir certaines revendications, et le
camp des indécis », écrit le journal
Conflit d’intérêt et brouilles entre la
Présidence et la Commission de l’Union Africaine sur la crise togolaise :
· La colère d’Obasanjo
· Le soutien de l’UE à Konaré
· Les Réactions tous azimuts
Le journal analyse le conflit de leadership entre les deux têtes de
l’organisation panafricaine et les réactions de la communauté internationale à
cette situation et en conclut qu’ « il est clair que le désaveu public du
président de la commission de l’Union par le chef de l’Etat Obasanjo, peut être
lourd de conséquences pour l’Organisation. Car, au-delà du seul cas togolais,
Obasanjo a pris un risque considérable, celui de porter atteinte à la
crédibilité de la jeune organisation face aux multiples défis auxquels elle est
confrontée en ses temps de conflits généralisés »
Crise togolaise : Vision du PRR :
Nicolas Lawson s’insurge contre la démarche d’Olusegun Obasanjo à Lomé
Le
confrère rend compte d’un point de presse animé mardi 07 juin 2005 par Nicolas
Lawson candidat désisté mais qui a obtenu 1,22% à la présidentielle du 24 avril
dernier pour donner sa position face à la crise sociopolitique que traverse le
Togo au lendemain de ce scrutin controversé et à la démarche cavalière du
Président nigérian président en exercice de l’Union Africaine (UA), Olusegun
Obasanjo.
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La Dépêche
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N°274 |
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Du jeudi, 09 juin 2005
Crise togolaise
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Gilchrist et la Diaspora s’arment
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Les FAT attendent les assaillants de pieds fermes
Titre à la Une notre confrère qui y publie une photo d’un
peloton de para commandos dans l’une de leurs démonstrations de force
Et s’agissant de ces rumeurs d’achat d’armes par Gilchrist Olympio et
autres et qui sont, selon notre confrère, « confirmées par des sources
dignes de foi à Bruxelles, Paris, Londres, OTTAWA, Berlin », le journal
indique qu’au sein des FAT qui sont déjà au courant « des plans du clan
Olympio », c’est la sérénité
« Un commandant des FAT qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat à
déclaré : S’il nous envoies des mercenaires, ils vont regretter toute
leur vie. Ce serait l’occasion pour nous d’expérimenter nos arsenaux…
Et notre source de poursuivre : « Après le coup d’éclat du commandant
Boko, ils croyaient être parvenus à leur vieux rêve : Diviser l’armée
togolaise. Ce qu’ils ont ignoré, Boko est un gendarme qui ne connaît rien de
l’art de la guerre… »
Le président Obasanjo désavoue Konaré et met en garde contre toute tentative
de déstabilisation en Afrique de l’Ouest
Titre le journal à propos de la brève visite que
le président Obasanjo a effectuée à Lomé vendredi 03 juin et des
déclarations qu’il a faites sur la crise togolaise. Faisant le point de
cette rencontre avec la presse et commentant le discours improvisé qu’il a
prononcé, le journal indique : « visiblement,
le Président Olusegun Obasanjo est venu juste pour mettre les points sur
les i et situer tout un chacun sur la crise togolaise et les enjeux de
déstabilisation en cours. Il donne d’ailleurs carte blanche au président
Faure pour former son gouvernement avec ou sans l’opposition. N’en déplaise
à l’opposition radicale qui entend former un gouvernement de transition avec
M. Alpha Omar Konaré »
Le complot de Konaré ne
passera pas
Affirme La Dépêche dans sa manchette et qualifie la désignation
par Konaré d’un médiateur dans la crise togolaise d’« acte irresponsable qui
n’est pas loin de celui posé à la veille de l’élection présidentielle du 24
avril 2005, par l’ex-ministre togolais de l’Intérieur de la Sécurité et de
la Décentralisation, le commandant François Akila-Esso Boko » puisqu’il n’a
avisé personne avant de prendre sa décision tout comme Boko. C’est pourquoi,
estime –t-il « Konaré doit être démis des fonctions »
En tout état de cause, conclut le
journal, « le Togo sera toujours attentifs aux conseils de ses amis et
partenaires. Mais de là à se laisser ridiculiser et humilier est
inacceptable. Le président Faure doit donc prendre ses responsabilités et ne
plus se laisser distraire par un quelconque président de la Commission de l’UA
en mal de sensation forte »
Edem Kodjo serait retenu pour occuper
la Primature
Titrait La Dépêche avant que la fumée
blanche tant attendue ne sorte du toit de la présidence de la
République.
« Face aux manœuvres dilatoires de la coalition,
le président Faure a préféré faire avec un modéré qu’on ne présente plus sur
la scène nationale et internationale. Comme il avait déclaré lors de la
visite du Président Nigérian Olusegun Obasanjo : ‘’ ou vous venez et nous
avançons, ou vous restez au dehors et nous avançons quand même sans vous’’,
le président Faure a donc décidé de mettre fin au dilatoire de l’opposition
radicale qui après avoir promis d’envoyer un nom le lundi se présente dans
le bureau du Président avec une plate forme demandant au président de violer
carrément la Constitution », indiquait notre confrère.
Grand
Kloto : quel est ton repère politique ?

« Ainsi lorsqu’on observe Kloto dans le paysage
politique togolais, on est tenté de croire que Kloto n’a pas encore eu un
homme suffisamment éclairé pour incarner les valeurs et l’idéal de son
peuple. Même s’il a été tour à tour bastion du CUT d’Olympio et berceau du
RPT du président Eyadema, Kloto n’a pas encore donné une âme à son peuple.
Dans le Sud-Est en milieu Ouatchi,
Agboyibo Yawovi peut se vanter d’avoir le leadership dans les préfectures
de Yoto, de Vo et même dans une bonne partie de Zio. A Aného et dans une
moindre partie de Lomé, l’UFC à le vent en poupe. Tout le Nord, le centre et
une bonne partie du sud s’identifie au feu président Eyadema et au RPT »
constate le journal avant d’interpeller le Grand Kloto : « Et toi Kloto à
qui t’identifies-tu ? A personne ! Qui serait le défenseur de tes
intérêts ? Personne. Et qui le ferait mieux qu’un de tes fils ? En tout cas
ce n’est pas Gilchrist Olympio qui d’ailleurs se croit plus Brésilien, plus
Ghanéen plus Britannique que Togolais qui fera ta fierté. Peuple du grand
Kloto, le temps de la réflexion est enfin venu »
Les forces armées
ont besoin d’un
porte-parole
C’est ce que pense le confrère pour services
rendus. Rappelant le rôle que l’armée a joué dans les années 86, 93, 94
pour, dit-il, éviter la destruction de la population et récemment le rôle
« de protectrice de la population » qu’elle joué
en empêchant « l’embrasement de la capitale lors de l’insurrection de fin
avril », le journal constate malheureusement que ce rôle joué par les
forces armées n’est pas apprécié à sa juste valeur
« Malheureusement le rôle joué par les
forces armées dans le maintien de l’ordre et la sécurisation du scrutin du
24 avril a été mal interprété par les médias nationaux et internationaux.
Il en est ainsi de ce militaire parti protéger les urnes à Bè dont l’image
à fait le tour du monde. Et pourtant l’urne qu’il portait sous les bras,
c’était pour la protéger contre les jeunes de l’UFC qui s’apprêtaient à les
bourrer de cartes », écrit le journal qui invite alors « les forces armées
à se mettre à l’heure des nouvelles technologies de l’Information en créant
à leur sein un dynamique service de relation publique pour servir
d’interface entre le public et les casernes en vue de réconcilier l’armée
avec son peuple »
En sport
et à propos de la victoire des Eperviers La Dépêche titre
Eliminatoires Combinées CAN /Mondial 2006 Les
Eperviers du Togo gagnent son ticket pour la CAN et prend une option
décisive vers le mondiale 2006
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Forum
de la Semaine |
special
N°65 |
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Du lundi, 06 juin 2005
Crise togolaise : L’UE inflige un
cinglant revers à Obasanjo
Titre dans sa manchette notre confrère (avec les
photos de Manuel Barroso, président de la commission de l’UE et Olusegun
Obasanjo, président de l’UA) à propos de la déclaration de l’UE apportant
son soutien total aux nouvelles initiatives prises par Alpha Oumar Konaré
pour la résolution de la crise togolaise.
Et notre confrère d’écrire à propos de la visite que le président Obasanjo a
effectuée vendredi 03 juin dernier à Lomé et des déclarations qu’il a faites
à la presse.
« Arrivé presque dans les valises de Faure Gnassingbé de retour du sommet du
CEN-SAD de Ouaga Olusegun Obasanjo revenant d’Accra et qui se prévalait de
sa double casquette de « Président en exercice de l’UA et membre de la
CEDEAO » s’était offert en un spectacle des plus grotesques devant les
Togolais. Devant les sommités du RPT (les mêmes), le corps diplomatique
quelques courtisans (on avait entre autres aperçu Corneluis Aïdam de la CPP)
et quelques journalistes, il s’était jeté en invectives et réprimandes
contre tous ceux qui contesteraient encore la légitimité de Faure Gnassingbé.
Pour la boucle, sûrement pour marquer son indéfectible soutien à Faure
Gnassingbé, Olusegun Obasanjo prend le contre-pied du Président de la
Commission de l’UA, Alpha Oumar Konaré qui continue de douter de la
légitimité de Faure Gnassingbé et qui venait de nommer l’ancien président
zambien Kenneth Kaunda, Envoyé spécial au Togo pour servir de médiateur
entre les différents protagonistes politiques et qui recommandait en sus
dans un bref délai une mission d’observation conduite par l’ancien premier
ministre du Sénégal, Mme Mame Madior Boye.
Le président Obasanjo a expliqué que Alpha Oumar Konaré
n’avait été mandaté par personne pour dire cela : ‘’ les déclarations de
M. Konaré sont nulles et non avenues’’. Une impensable ‘’ nègrerie’’
entre le Président en exercice de l’UA et le Président de la Commission de
l’UA.
Dans les milieux proches du RPT, cette grosse bourde (C’en était vraiment
une) d’Obasanjo a été évidemment interprétée comme un cinglant désaveu pour
M. Konaré. Les thuriféraires du régime jasent même qu’il s’est mis à dos un
grand nombre de chefs d’Etat de la région. Mais il viendra un tout autre son
de cloche de Bruxelles, de chez les vrais décideurs qui met en marge
Obasanjo et la confrérie des chefs d’Etat africains.
La déclaration de l’UE exprime la position de l’UE par rapport à la crise
actuelle. Il marque le fort soutien de l’UE aux nouvelles initiatives prises
par Alpha Oumar Konaré. C’est le président Obasanjo qui est remis dans ses
petits souliers »
Enquête : François Boko et la
question de la drogue au Togo
Une certaine presse togolaise avait allégué que
l’ancien ministre de l’Intérieur, le chef d’Escadron François Boko était le
chef du réseau mafieux au Togo. Cette affirmation sans preuve aucune
a obligé Forum de la Semaine a mené ses investigations qui lui ont
permis de découvrir que François Boko « avait une profonde aversion contre
les criminels à telle enseigne que même les milieux criminels et mafieux
avaient peur de cet homme difficile à conquérir »

« Qu’on veuille nous faire croire que l’homme qui a donné une crédibilité à
ce régime mourant en 2003 est si sale et qu’il s’est acoquiné avec le réseau
mafieux, nous voulons bien accepter cela mais qu’on nous amène la preuve de
ces affirmations. Il ne s’agit pas d’affirmer à la Une que ‘’ BOKO est le
chef du réseau mafieux au Togo’’ pour que le peuple croie à cela comme
argent comptant. Qu’on nous explique comment ce garçon qui a été le premier
Ministre de l’Intérieur à ouvrir courageusement au Togo le dossier tabou de
drogue, courage que nous avons à l’époque salué, comment donc ce garçon
devient brusquement la peste ?
Qu’on nous dise comment ce garçon qui a mis en tôle au risque de sa vie tous
les grands trafiquants malgré leur protection, a pu brusquement un mois
après sa démission devenir le narcotrafiquant que l’on décrit ? Où étaient
ceux-là qui l’affirment aujourd’hui ? Pourquoi ne l’avaient-ils pas dit à
l’époque où ce même garçon punissait proprement des officiers supérieurs et
non des moindres pour des malversations dans la gestion des affaires de
drogue ? », souligne notre confrère.
En tout cas, pour le journal, « un jour, l’histoire révèlera les noms des
commanditaires car c’est trop facile de traîner l’honneur d’un homme et de
sa famille dans la boue parce qu’il a tout simplement osé démissionné en
attirant l’attention de tous sur les dangers que le Togo risquait dans un
processus électoral dont les dés étaient pipés d’avance ».
Confidentiel : Les origines des
dissensions entre Obasanjo et Konaré
Notre confrère nous apprend
que les dissensions entre Olusegun Obasanjo et Alpha Oumar Konaré sont
« nées
au lendemain de l’acceptation d’Abass Bonfoh en
lieu et place de Ouattara Natchaba comme président intérimaire du Togo.
Cette décision contestée par Konaré lui avait valu la foudre d’un certain
nombre de chefs d’Etat africains dont Obasanjo et Omar Bongo Ondimba » mais
que « le divorce entre les deux dirigeants des deux instances qui
couronnent l’institution africaine était en partie consommé à la veille de
la rencontre d’Abuja entre les acteurs politiques togolais. Le schéma de
sortie de crise élaboré à partir des consultations menées à Paris et à
Bruxelles par Alpha Oumar Konaré s’est vu opposé une fin de non –recevoir de
la part d’Olusegun Obasanjo qui l’avait accepté auparavant. Konaré frustré
du comportement du Président en exercice de l’UA qui apprécie des solutions
de rafistolage dans la crise togolaise avait à l’époque a décidé de surseoir
à sa participation à la rencontre d’Abuja. Ce qui déplut sérieusement à
Obasanjo »
Deuxième tentative de riposte au rapport
de la LTDH : Encore un fiasco
Forum de la Semaine
ne s’empêche pas de relever des incongruités et
autres maladresses contenues dans des rapports que certaines associations
aux dénominations aussi bizarres que fantaisistes ficellent pour
contrecarrer le rapport de la LTDH sur les événements pré et
post-électoraux.
« Pour un rapport sur ces douloureux évènements qui ont creusé encore un peu
plus le fossé entre les Togolais sur bien de plans, ce qui a été présenté au
cabinet de Me Kassa était une insulte à la mémoire des victimes. D’abord, la
forme même du document laisse à désirer. C’est un chiffon qui ne dit pas son
nom fait en partie d’un tapuscrit complété à la fin par un manuscrit
laissant transparaître une écriture mal habile. Ensuite sur le fond, on
croirait le premier jet d’une affabulation aux contours vagues et imprécis.
Les bonnes consciences ont beau parcourir les pages de ce document mais
n’ont rien saisi tant les inexactitudes des récits mêlées aux relents
tribalo-ethnicistes des auteurs les font chavirer à chaque passage dans des
incompréhensions insupportables », écrit le journal qui se demande si « ces
pauvres hères étaient obligés d’étaler sur la place publique leurs basses
pulsions » car comme le dit la sagesse togolaise quand on a rien à dire,
on se tait.
‘’ On
achète des armes pour une rébellion’’
En tout cas, c’est ce qu’a laissé entendre le
président Obasanjo lors de son point de presse vendredi dernier. Et cette
déclaration d’un président de la République, qui plus est, président en
exercice de l’UA a suscité chez notre confrère les observations suivantes :
« Primo, cette déclaration est indigne d’un chef d’Etat qui est astreint à
des déclarations de nature rassurante de façon à ne pas semer la panique au
sein des populations.
Secundo : C’est par euphémisme que Obasanjo parle de ‘’ sous-région’’.
Tout observateur bien avisé sait que c’est du Togo qu’il s’agit. Son
euphémisme donc ne trompe personne.
-Tertio : Si tel est que des citoyens jusqu’alors réputés pacifistes sont
amenés à vouloir utiliser la manière forte, il faut prendre toutes les
mesures de cette réalité et savoir qu’il y a péril en la demeure. Pour ce
faire, éviter des solutions de rafistolage et de replâtrage pour prévenir le
péril au lieu d’attendre des hostilités pour déployer des casques blancs de
l’ECOMOG »
Hier à Bamako (Mali) :Nelson
Mandela et d’anciens chefs d’Etat africains au chevet du Togo

Indique le journal. Selon notre confrère, c’est
suite à la sortie hasardeuse de Olusegun Obasanjo dont les déclarations ont
choqué plus d’un, que certains anciens chefs d’Etat africains, le
Sud-africain Nelson Mandela, le Togolo-béninois Nicéphore Soglo, le
Sénégalais Abdou Diouf, le Ghanéen Jerry John Rawlings et le président de la
Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré ont décidé de se retrouver dimanche
dernier au Mali pour, dit-on, « sauver ce qui peut l’être encore »
Rebondissement : Affaire
DEGLI-TPIR : Le Bâtonnier POGNON radié du TPIR pour avoir pris la Défense de
Jean Y. DEGLI
Révèle Forum de la Semaine qui indique que « le 20 mai dernier, le
Greffier Adama DIENG, qui a été confirmé dans son rôle de greffier du
Tribunal Pénal International depuis le mois de février dernier, a décidé de
radier le bâtonnier POGNON de la liste des avocats devant le TPIR ». Même
si, selon notre confrère, tout le monde peut être radié dans ce tribunal, la
décision de radier Me Pognon paraît un peu complexe et bizarre. Les raisons
de cette radiation seraient que, « tout le long du problème qui a opposé
Jean DEGLI au Tribunal pour le Rwanda, celui-ci avait pris l’habitude de
tenir informé le Bâtonnier Alfred POGNON » et Me Pognon était devenu de ce
fait l’ennemi N° 2 de Me Adama Dieng après Me Jean Dégli
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Forum
de la Semaine |
N°66 |
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Du jeudi, 09 juin 2005
M. Obasanjo déclaré
gravement malade
« Au moment où il se faisait huer par une grande
partie de la communauté africaine et internationale après sa visite du 03 juin
dernier à Lomé pour rencontrer le président Faure Gnassingbé et lui exprimer son
soutien en désavouant le président de la Commission Africaine M. Alpha Oumar
Konaré, le président nigérian Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’UA,
ne semble pas physiquement au point. Les populations nigérianes qui l’ont sans
doute compris, s’inquiètent sérieusement de l’état de santé de leur président.
Et elles n’ont pas manqué d’en faire cette semaine, leur sujet principal.
Evidemment, aux rumeurs qui disaient que le président Obasanjo est gravement
malade, la présidence de la République nigériane a vite répliqué, arguant que
‘’ le chef est bien portant’’. C’est ce que l’on lit à la Une de
Forum de la Semaine avec dans l’angle droit une photo du Général Président.
Edem Kodjo, Premier Ministre :
Fin de
l’artifice de la main tendue de Faure Gnassingbé
Titre notre confrère. Revenant sur la plateforme que la
Coalition a soumise à M. Faure Gnassingbé et la parcourant, Forum de la
Semaine pense que ce qui a effrayé le RPT et qui l’a balayé d’un revers de
la main, c’est « cette ‘’ indépendance’’ du premier ministre par rapport
à l’actuelle assemblée monocolore » car, « le RPT ne voudrait en aucun cas d’un
premier ministre qui ne sera pas sous ‘’ l’autorité’’ de Faure Gnassingbé
ou qui lui fera de l’ombre. Et l’argument massue exhibé est le respect de la
Constitution : ‘’ le Président de la République est élu et a prêté serment
pour faire respecter la Constitution et non pour la violer’’ martèle t-on.
Mais on oublie dans le même temps que le principe du ‘’ gouvernement
d’union’’ ne répond pas aux normes constitutionnelles et que c’est bien d’un
compromis politique qu’il s’agit».
Et se réjouit de ce que « la Coalition a été sauvée in extremis
par le refus de sa plate-forme », puisque « sans cette garantie minimale, elle
courait à un suicide. Les tentatives de co-gestion du Togo avaient échoué par
le passé par manque de garde-fou. Pour preuve, que peut espérer un premier
ministre issu de la Coalition dans ces conditions : peut-il procéder à des
mutations pour la réussite de sa mission au Port, à la SAZOF, dans la hiérarchie
de l’armée par exemple ? ».
Et s’agissant de la nomination de Edem Kodjo comme premier ministre, le journal
estime que c’est une fuite en avant de Faure Gnassingbé qui, de toute façon,
« lui sera dommageable à la longue » car, « comme l’a souligné Alpha Oumar
Konaré, les débauchages ne règleront rien dans la crise togolaise. Et la
nomination de Kodjo en est un et constitue un rafistolage qui échouera
lamentablement »
Des mercenaires pour
éliminer l’ex-ministre Boko
C’est ce
que révèle notre confrère dans ‘’Confidentiel’’. Selon notre confrère, « des
individus dépêchés à ses trousses à Paris auraient pour objectifs de le pister
pour le faire identifier par des tueurs à gage à la solde de ceux qui ne dorment
pas depuis que François Boko a menacé d’ouvrir les dossiers du bateau PITEA».
Par ailleurs, le journal indique que
de sources bien informées, un Conseiller français dont il
préfère pour le moment taire le nom, « aurait tout simplement proposé comme
stratégie l’élimination physique pure et simple, de celui qui dérange beaucoup
parce qu’il en sait trop et
aurait en sa possession les dossiers très sensibles et scandaleux du pays »
Encore un autre
envoyé spécial pour le Togo
Titre à Une notre confrère qui indique que : « on se souvient que le vieux
militaire braillait en substance dans son argumentation peu cohérente que
‘’ l’élection de Faure Gnassingbé a été reconnu par la CEDEAO et l’UA et que le
Togo n’a plus besoin de médiateur. Par conséquent, la décision de M.
Konaré est nulle et non avenue’’. Au même moment M. Obasanjo se réjouissait
de la levée des sanctions de l’UA contre le Togo. Alors que c’est la même
commission qui avait signé les deux décisions.
On en était offusqué d’apprendre de sources concordantes, que ce même président
Obasanjo vient de nommer un Envoyé spécial au Togo en la personne de Ralph Eshué,
diplomate nigérian. Selon nos informations, l’émissaire du vieux galonné est
dans nos murs et aurait même commencé les consultations en vue d’entamer un
dialogue entre la classe politique togolaise »
Obasanjo-Konaré : Une guerre contre
et pour le peuple togolais

Titre notre confrère à propos du bras de fer entre MM
Obasanjo et Konaré sur le dossier.
A propos de ce
conflit de leadership que les deux personnalités de l’UA se livrent, le journal
pense que « s’il faut alors, à cause d’une certaine notion de leadership
apprise, on ne sait où, sacrifier la vie de toute une nation, comme celle du
Togo conduite pendant 38 années par un régime dictatorial qu’on s’évertue à
perpétuer, l’histoire est là qui jugera l’Afrique, qui jugera également le
président de l’UA qui estime que ‘’ on ne peut pas changer un régime qui a
dirigé le pays pendant 38 ans par un coup de bâton magique » et celui de la
commission africaine qui pense que ‘’ l’élection présidentielle n’a rien
résolu et qu’il est nécessaire de nommer un envoyé spécial pour aider à la
facilitation du dialogue entre les parties togolaises ».
Face-à-face Obasanjo / Konaré hier à Abuja
Le journal indique que de sources concordantes, le
président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré s’était annoncé mercredi à
Abuja pour rencontrer Olusegun Obasanjo. Selon ces mêmes sources, « M. Konaré
est prêt à concéder le déficit de communication qui a prévalu lors de la
nomination de Kenneth Kaunda comme Envoyé spécial de l’UA au Togo, car il n’a
pas informé personnellement Obasanjo mais son Chef de la diplomatie parce qu’Obasanjo
en visite en France était injoignable. Mais n’est pas prêt à transiger sur les
décisions qu’ils a prises car elles relèvent des prérogatives que les statuts de
l’Union africaine accordent au Président de la Commission »
Dans sa rubrique
Humeur
intitulée L’indécence : Servir le père, puis le fils, notre
confrère écrit :
L’image est assez frappante et interpelle
tout bon sens. Elle frappe même l’ego de tout bon Togolais. C’est comme si au
Togo, nos politiques, surtout ceux de l’opposition ont perdu tous leurs repères
et chavirent au gré des coups tordus que ceux qui détiennent la force brute leur
assènent. N’ont-ils plus d’idéal politique ?
Hier mercredi 08 juin 2005, dans la nuit, Edouard Edem Kodjo est nommé, s’il
vous plaît par son ‘’ Excellence M. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la
République’’ premier ministre alors même qu’il n’ait pas daigné se présenter à
la dernière joute électorale du 24 avril.
Que peut comprendre le bon sens de cette nomination insolite mais pas
surprenante tant les deux hommes, Kodjo et Faure présentent des contrastes
assez saisissants. En 1990, lorsque ce beau monsieur de l’opposition
‘’ combattait’’ feu Général Gnassingbé Eyadema, son président actuel était à ses
études quelque part en Europe. C’était, pour être dans le vrai un « jeune »
étudiant la tête pleine de Karl Max et Lénine. Quinze ans après donc, c’est vrai
que tout le monde a mûri dans la tête et grandi physiquement. Mais n’empêche…
L’imaginaire collectif des Togolais, une société virilocale fortement empreinte
de l’autorité du ‘’ Pater’’ ne pouvait comprendre le spectacle de ce ‘’ père’’
face à cet ‘’ enfant’’. C’est vrai que l’adage populaire dit qu’ : ‘’ on peut
faire roi son fils’’. Mais dans le cas togolais, la chose frise l’indécence.
C’est à croire que nos politiques veulent la Primature au prix de ‘’ tout’’,
même s’il faut s’avilir ou s’abaisser devant celui que, hier seulement, on
traitait de ‘’ petit’’.
On peut péroner qu’il ne faut plus laisser Faure et le RPT seul gouverner ce
pays. Mais l’image n’est quand même qu’indécente. Il n’a rien à redire.
En somme, cette nomination est le prix du silence coupable et complice du
représentant de la CPP, Arthène Ahoumey-Zunu et de son alter ego Kolani du PDR à
la CENI lorsque les chiffres étaient renversés au profit de Faure Gnassingbé.
Edem Kodjo prend sûrement une grande revanche sur tous ceux qui l’ont enterré
il n’y a pas si longtemps. Se voir offrir de la sorte un bébé sur les jambes
sans porter une grossesse n’est que trop facile. Mais dès aujourd’hui, comptons
les jours pendant lesquels il va tenir. 1994-1996 avec Kodjo 1er n’est
pas trop loin. Comme hier, il n’a rien qui lui servirait de contre poids.
Agbéyomé Kodjo libéré livre ses
impressions à chaud

« Dieu par sa puissance a fait éclater la vérité et a rendu justice »
Libéré dans la nuit de mardi à mercredi dernier
sur décision de M. Faure Gnassingbé, l’ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo
est rentré mercredi soir à Lomé par la route. Notre confrère qui a été le
premier à le rencontrer en rapporte :
« Hier mardi à 6h 20mn, il a franchi les portes de cette tristement célèbre
prison, faisant adieu à ses sinistres barreaux. Il a suivi la messe matinale à
l’Eglise catholique de Yadé-Bohou avant de prendre la route sur Lomé où il est
arrivé aux environs de 18 heures. Souriant, vêtu de bleu jeans, très
décontracté, il nous a livré ses toutes premières impressions à son domicile où
nous l’avons rencontré : ‘’ dans l’épreuve que j’ai connue, je loue Dieu et
je Le glorifie car Il est un Dieu de vérité et de justice’’. Retenant un peu
son souffle, celui qui est innocenté par la justice un mois auparavant relance :
‘’ il a fait éclater la vérité et il a rendu justice’’.
En ce qui concerne l’avenir, l’ex-Premier ministre a été très
sobre : ‘’ Pour le respect de la mémoire des parents disparus, je vais
d’abord régler tout ce que je peux faire en famille pour honorer leur mémoire.
Ensuite si j’ai des impressions à donner sur la situation politique de mon pays,
sur les fausses accusations dont j’ai été l’objet, j’en parlerai après ».
Rebondissement dans
l’Affaire Dégli TPIR:
La lettre
envoyée au Greffe du TPIR par le Bâtonnier Pognon
Dans
notre dernière livraison (F.S n°65), nous vous avons éclairé sur les derniers
péripéties que connaît la fameuse affaire qui oppose Me Dégli au TPIR. Dans nos
investigations nous sommes tombés sur les misères qu’on fait à l’avocat béninois
Me. Pognon en le radiant à son tour du TPIR pour avoir pris la défense de Me.
Dégli. Nous vous promettons, pour être complet à cette étape sur ce dossier, le
contenu de la lettre qu’il a envoyé au Greffe du TPIR.
Nos enquêtes, évidemment se poursuivent pour vous donner chaque nouveau détail
ou nouvelle révélation jusqu’à ce que justice soit faite.
SPORT Eliminatoires
CAN/Mondial 2006 : 7e journée :
Togo 4 - Zambie 1
Une rencontre inoubliable
Le match Togo-Zambie de dimanche dernier, c’est le genre de moment dont le
public de Kégué s’habitude maintenant. Une odeur forte et sensationnelle. Un
beau match, un gros score, une grande joie. 4-1 devant les Chipolopolo, les
rivaux d’un groupe 1 des éliminatoires des CAN et Mondial 2006, désormais piloté
par les Eperviers

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Carrefour
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N°434 |
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Du jeudi,
09 juin 2005
Enfin
la fumée blanche : Edem Kodjo premier
Ministre
-
Le choix de la raison…
-
Et si c’était l’homme de
la situation…
C’est le gros titre à la Une
Carrefour avec un portrait géant de
Edem Kodjo, nouveau Premier ministre.
En page intérieure (P3), le
journal scinde le titre en deux articles
séparés :
Le Premier ministre du Togo enfin connu : Et
si Edem Kodjo était l’homme de la situation…
Tout en
reconnaissant que la mission confiée au
nouveau premier ministre est lourde, tant les
appréhensions sont terribles au Togo, notre
confrère pense que c’est l’homme de la
situation étant donné qu’il « n’est pas
l’homme à fuir les défis ».
« Le Togo au tissu social en délabrement a
besoin d’un pont entre les différentes
sensibilités politiques. Or, Edem Kodjo
connaît autant le pouvoir et l’opposition,
ainsi que les hommes qui les animent. A
propos de l’apaisement des cœurs et la
réconciliation nationale qui sont
actuellement à la mode, l’honnêteté
recommande de reconnaître à Edem Kodjo la
paternité du ‘’grand pardon’’ qu’il prône
depuis 1990, avant la conférence nationale
souveraine dont il fut d’ailleurs un des
acteurs de premier plan », écrit le journal.
Avant de souhaiter courage et bonne chance au
nouveau premier ministre, le journal rappelle
sa « longue, variée et riche » expérience
politique en n’oubliant pas d’évoquer
« l’acuité de son intelligence, ses talents
d’administrateur et d’économiste hors pair,
ses facultés de diplomate chevronné, son
carnet d’adresse bien rempli »
Edem
Kodjo premier ministre : Le choix de la
raison…
« Cette décision
du nouveau président fera certainement
grincer les dents mais c’est tant pis, car on
ne peut indéfiniment attendre les ânes de
Buridan. Tout togolais de bonne foi doit se
réjouir de ce choix de la raison car le
contraire, serait tout simplement sacrifier
la compétence à des nécessités politiques »
écrit notre confrère qui se répand à chanter
les mérites de Edem Kodjo
Pourquoi
la Coalition a raté la primature : les
raisons La Coalition pose des préalables, le
pouvoir dit ‘’niet’’
Titre le journal
qui publie la plateforme de la Coalition.
A propos du choix de
Edem Kodjo dont la nomination vient de porter
un coup à l’idée de gouvernement d’union
nationale, il y a lieu, selon le confrère,
d’attendre « les réactions des chefs d’Etat,
surtout Obasanjo, qui ont reconnu l’élection
de Faure à condition qu’il compose avec la
Coalition de l’opposition radicale »
Messan Agbéyomé Kodjo libéré sur intervention
de Faure : Magnanimité présidentielle ou
correction de l’abus du pouvoir du parquet
Général ?
S’interroge de son
côté Carrefour pour qui, la
libération de M. Agbéyomé Kodjo n’est pas un
geste de magnanimité du nouveau président
comme on tente de le faire croire mais une
correction d’un abus d’autorité du procureur
général. « Faure ne vient que corriger un
abus de pouvoir du procureur général contre
la personne de Agbéyomé Kodjo », souligne
t-il  |
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