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11 juin 2005

Revue de presse de la semaine du 6 au 12 juin 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Echos d’Afrique Le Canard Indépendant
Akekle le Scorpion Nouvel Echo
Le Point de la Semaine La Tribune du Peuple
Arcanes L’observateur togolais
Liberté Hebdo Le Paparazzi
Le Tambour  

Des mercenaires pour éliminer l’ex-ministre Boko: C’est ce que révèle notre confrère Forum de la Semaine du jeudi, 09 juin 2005  dans sa rubrique ‘’Confidentiel’’. Selon notre confrère, « des individus dépêchés à ses trousses à Paris auraient pour objectifs de le pister pour le faire identifier par des tueurs à gage à la solde de ceux qui ne dorment pas depuis que François Boko a menacé d’ouvrir les dossiers du bateau PITEA». Par ailleurs, le journal indique de sources bien informées, un Conseiller français dont il préfère pour le moment taire le nom, « aurait tout simplement proposé comme stratégie l’élimination physique pure et simple, de celui qui dérange beaucoup parce qu’il en sait trop et aurait en sa possession les dossiers très sensibles et scandaleux du pays »  Lisez Forum de la Semaine

Le Combat du peuple   501 

Du lundi, 06 juin 2005

Solution à la crise togolaise : Le Togo n’est pas un laboratoire :  Alpha Oumar Konaré, le pyromane qui ne se guérit pas
Le Combat du Peuple s’élève ici contre les déclarations faites sur RFI par le président de la Commission de l’Union Africaine M. Alpha Omar Konaré sur la situation togolaise.

Jetant un regard rétrospectif sur le passé de M. Alpha Omar Konaré pour, dit-il, expliquer à ses lecteurs « la nature réelle de ce pyromane incurable qui, même à un poste d’aussi grande responsabilité continentale, continue à se comporter comme l’agitateur politique patenté qu’il était dans son Mali natal avant de devenir Président de la République », le journal indique que « dans les faits et dans la réalité, Alpha Oumar Konaré dans son parcours politique, avait posé des actes hautement criminels dans son pays.

- La destruction systématique, par des manifestants à la solde de Konaré, de toutes les officines de pharmacie de Bamako, la capitale et celles de l’intérieur du pays, sous le prétexte fallacieux et honteux que ces officines appartenaient toutes à Mme Mariame Traoré, l’épouse du Président Moussa Traoré.

- A Bamako, il y avait deux hôpitaux d’Etat au moment des faits. Il s’agit de ‘’Point G’’ et de ‘’Gabriel Touré’’».

C’est pourquoi et à la lumière de ce qu’il vient de relater et qui, selon lui, peut être vérifiable, le confrère pense qu’ « en plus d’être pyromane et boucher, Alpha Oumar Konaré est surtout un négationniste du Droit tout court. Lui qui crie à longueur de journées sur les toits et sur les ondes des stations radios internationales qu’il est un combattant pour l’Etat de droit en Afrique »

En tout cas, pour le journal,  « ceux qui ont soutenu sa candidature et qui l’ont élu en étant de bonne foi certainement, découvrent que contrairement à ce qu’ils ont cru, Konaré est loin d’être libre de pensée et de parole et qu’en fait c’est l’Internationale Socialiste qui pense et qu’elle s’exprime ensuite par la bouche de ce traître à la cause africaine ».

Et c’est pourquoi, conclut-il «  si on enlève le petit accent aigu qui figure sur la lettre e du nom de KONAR ‘’É’’ on obtiendra un nom plus approprié à savoir KONARE prononcer CONNARD »

Le suspens Bataille pour la Primature : L’opposition radicale devant le miroir de l’histoire
Titre notre confrère dans sa machette. Evoquant la bataille  au sein de la Coalition pour le poste de premier ministre et les conditions (garanties) que certains poseraient, le journal  pense que « si l’opposition radicale continue en son sein cette bataille pour la Primature, elle est désormais devant le miroir de l’histoire. Elle doit se regarder en face pour voir si le jeu en vaut la chandelle. Quant à Faure Gnassingbé, il doit savoir que cette même opposition a déjà usé son père et l’a empêché de gouverner le pays. La leçon à retenir c’est que les mêmes causes produisent fatalement les mêmes effets. A chacun donc sa guerre »

De la surenchère à l’irresponsabilité :  La LTDH fait son aveu d’échec
En tout cas, c’est ce que croit notre confrère à propos de la déclaration faite le 02 juin dernier la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme rejetant la commission d’enquête diligentée par Faure Gnassingbé et exigeant son annulation pure et simple.

Pour le journal, «le refus par la Ligue d’aller confronter ses propos au sein de la commission constitue, à plus d’un égard, l’aveu de la fausseté des chiffres qu’elle avance. Un aveu d’échec. Cette attitude vient une fois encore démontrer que cette organisation n’a d’autres ambitions que de faire de la surenchère et de tenter de démontrer que les citoyens meurent par centaines au quotidien au Togo, afin d’en tirer des dividendes auprès de la communauté internationale

« Sur quels critères la bande à Apédo-Amah se base-t-elle pour émettre des jugements aussi hâtifs ? La LTDH rejette une commission nationale à laquelle il lui est offert de participer pour verser ses propres préoccupations et préfère que des étrangers qui étaient loin du Togo au moment des faits, viennent dire leur vérité. Que font Apédo-Amah et les siens du patriotisme ? », s’interroge mon confrère.

En tout cas, conclut le journal, « avec ou sans la LTDH, la commission nationale d’enquête indépendante sur les violences avant, pendant et après l’élection du 24 Avril fera son travail et rendra sa copie, pour l’Histoire. Pour l’Histoire aussi, on retiendra que la LTDH a refusé d’apporter sa contribution pour la manifestation de la vérité »

Le cercle vicieux : Pluies et inondations à Lomé : Un défi pour le gouvernement togolais
Estime le journal. Evoquant le spectacle désolant qu’offre Lomé ces derniers après les pluies diluviennes  qui se sont abattues sur la ville et devant une enveloppe de 250 millions débloqués par l’Etat pour  de nouveaux travaux d’aménagement et d’assainissement, notre confrère pense qu’en réalité « les dégâts causés par les eaux de pluie à Lomé et ses environs constituent un problème de grande envergure qu’il faut régler avec des moyens adéquats et à la taille de l’ouvrage. Débourser quelques centaines de millions pour éviter le drame et parer au plus pressé est un pas appréciable. Mais il doit être rapidement franchi pour faire face au problème dans son ensemble et dans sa globalité. Nous ne dirons pas que Lomé doit être reconstruite. Mais elle nécessite encore beaucoup d’infrastructures pour être la capitale digne d’un pays comme le Togo. Nos gouvernants doivent agir et vite. Car le problème devient récurrent. Chaque année on constate les dégâts. On s’en plaint et on annonce des mesures. Après la saison des pluies, on les oublie et avec les nouvelles pluies, les mêmes problèmes se reposent dans des termes plus compliqués. C’est le cercle vicieux »

Motion d"information 307

Du lundi, 06 juin 2005

La mauvaise foi manifeste de Faure Gnassingbé :  Les trois obstacles qui bloquent la formation du gouvernement d’union
Motion d’Information  s’élève contre les accusations portées vendredi dernier par M. Faure Gnassingbé contre la Coalition sur les retards observés dans la nomination du Premier Ministre et la formation du gouvernement puisque selon lui, les obstacles pour la désignation d’un premier ministre viennent du camp présidentiel. C’est pourquoi, il trouve ces accusations comme une mauvaise foi manifeste de M. Faure Gnassingbé qui, visiblement, éprouve quelques difficultés à se départir des vieilles habitudes de la maison RPT 

Selon notre confrère, il y a  trois obstacles qui constituent les freins réels à la désignation du Premier Ministre et à la formation du Gouvernement

Le 1er,  c’est  le refus catégorique de toute idée de partage du pouvoir par le clan élargi des Gnassingbé : « dans l’entourage familial de Faure Gnassingbé, il semblerait que tout le monde ou presque, considère la dernière élection présidentielle comme une guerre menée contre des envahisseurs qui voulaient arracher au clan Gnassingbé, un territoire qui lui appartient en propre. Le raisonnement de ces « guerriers défenseurs du trône » serait simple : « pas question de partager le butin de guerre avec les ennemis qu’on a vaincus».

Faure Gnassingbé avait donc besoin de temps pour convaincre son propre clan du bien fondé de sa vision »

Le  2e,  c’est ce que le confrère  appelle  la trouille dans le rang des vieux barons, c’est-à-dire la crainte des caciques et des vieux barons du régime de faire les frais d’un éventuel partage du pouvoir avec l’Opposition.  « Faure Gnassingbé aurait véritablement à cœur de se faire un prénom sur la scène politique togolaise et africaine, de redorer le blason terni du nom qu’il porte et de contribuer réellement à l’édification d’une nouvelle société togolaise. Mais, la vieille garde n’entend pas se laisser traiter en victime consentante et développerait une féroce résistance à toute idée de partage du pouvoir avec l’opposition »

Enfin, le 3e obstacle, ce qu’il appelle la crainte du déclin de l’hégémonie ethnique, « serait constitué par des lobbys kabyè rassemblés autour de l’instinct de conservation du pouvoir. On retrouve dans ce groupe, aussi bien des civils que des militaires de haut rang et des intellectuels qui voient dans le partage du pouvoir avec l’opposition démocratique, une menace grave pour la conservation de l’hégémonie kabyè sur le pouvoir d’Etat au Togo »

En conséquence, conclut-il, « les retards observés dans la désignation du premier ministre et la formation du gouvernement d’union sont plus imputables aux dissensions internes au régime RPT qu’aux hésitations de la Coalition »

En désavouant publiquement Konaré sur le Togo : Obasanjo porte un grave coup à la crédibilité de l’Union Africaine
Titre Motion d’Information dans sa manchette avec les photos du Président Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’UA et de M. Alpha Oumar Konaré, président de la commission de l’UA. Pour notre confrère, « quelles que soient les raisons qui l’ont motivée, la réaction du président nigérian fait désordre dans une jeune institution qui a encore toutes ses preuves à faire en matière de crédibilité ». Et le journal se dit surpris par la réaction du président nigérian d’autant plus que  « la décision du Président de la Commission a été prise en application d’une décision du Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA, une instance dont le Nigeria est membre ».

En tout état de cause, note le journal, «la réaction du Président Obasanjo déclarant nulle et de nul effet la décision du conseil de Paix et de Sécurité est d’autant plus incohérente que c’est dans la même décision que le même Conseil de Paix et de Sécurité a levé  les sanctions qui frappaient le Togo suite au coup d’Etat du 5 février 2005. Si M. Obasanjo remet en cause la décision du conseil de Paix et de Sécurité, cela veut dire qu’il remet aussi en cause la levée des sanctions qui frappaient le Togo. Aussi curieux que cela puisse paraître, le président Obasanjo ne fait aucune allusion à la partie de la décision levant les sanctions contre le Togo »

Sur les recommandations du Président Obasanjo : Faure Gnassingbé pourrait engager cette semaine des discussions avec la Coalition pour la nomination du Premier Ministre
Annonce le journal qui indique par ailleurs que malgré cette annonce, «les analystes politiques sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur les chances de parvenir à la formation d’un gouvernement d’union nationale regroupant la Coalition et la mouvance RPT étendue ou non à la CPP d’Edem Kodjo et au PDR de Zarifou Ayéva »,  Ce scepticisme ambiant tient, selon notre confrère, «  aux arguments contradictoires qui sous-tendent les positions actuelles des uns et des autres.

Balayant du revers de la main l’arrangement international qui a porté son candidat au pouvoir en dépit de sa défaite à la présidentielle, le RPT considère le gouvernement d’union comme un geste d’ouverture et de générosité des vainqueurs en direction des vaincus. Pour Faure Gnassingbé et ses partisans, le gouvernement d’union ne saurait être synonyme de partage du pouvoir avec l’opposition démocratique ; celle-ci devra accepter de se contenter de ce qu’on lui donnera et accompagner le RPT dans la mise en œuvre du programme sur lequel son candidat a été ‘’ élu’’.

Pour la Coalition, le gouvernement d’union doit donc nécessairement reposer sur trois principes fondamentaux : le partage équitable du pouvoir entre mouvance RPT et Coalition, le consensus et l’intérêt national. L’objectif prioritaire de ce gouvernement devra être de permettre la transition de trente huit années de monolithisme vers un système démocratique pluraliste passant obligatoirement par des élections réellement libres et transparentes »

Pour le confrère donc, « ce qui fonde aujourd’hui le pessimisme des observateurs, c’est l’impossibilité pour le RPT d’adhérer pleinement à ces trois principes sans signer son propre arrêt de mort à terme. En effet, le RPT voudrait bien d’un gouvernement d’union nationale avec la Coalition à condition que l’ensemble du Pouvoir d’Etat continue d’être concentré entre les mains du RPT.

C’est ainsi qu’on apprend que le RPT voudrait continuer à avoir la haute main sur les Forces Armées, les Affaires Etrangères, la Justice, l’administration territoriale, la Police, l’administration électorale, les sociétés d’Etat, l’Economie et les Finances Publiques. Le RPT voudrait cantonner la Coalition dans un rôle de figuration juste pour donner au régime RPT, la légitimité et la crédibilité qui lui manquent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur »

 « Comment associer la Coalition à un gouvernement d’union pour gagner en crédibilité et en légitimité sans perdre le contrôle des leviers du système électoral, du pouvoir judiciaire et des structures financières de l’Etat ? Telle semble être la difficile équation que Faure Gnassingbé est chargé de résoudre », indique le journal

Agni l'Abeille 36

Du mardi, 07 juin 2005

Obasanjo rejette la décision de Konaré, Faure met en garde la Coalition
Titre notre confrère à propos des déclarations faites vendredi 03 juin dernier par le président Olusegun Obasanjo : la décision du Président de la Commission de l’Union Africaine, Alpha Oumar Konaré, d’envoyer un émissaire spécial et une mission d’observation de l’UA au Togo est nulle et non avenue. Cette décision  n’engage que lui-même et de celles faites par M. Faure Gnassingbé : En tant que Président de tous les Togolais, je pense que l’attente ne peut être  définitive, il y a un moment où il faut prendre la décision – Ceux qui sont prêts à travailler le feront avec nous et les autres prendront le train en march.  Venez et nous avancerons mais si vous refusez, nous irons sans vous.

Bel exemple de Victoire d’un peuple autour des Eperviers : Et si on négociait un match de football pour nos leaders politiques
Prenant l’exemple de l’unité qui s’est faite autour des Eperviers et qui les a amené à la victoire et compte tenu des difficultés à réunir les leaders politiques en vue de parvenir à une réconciliation vraie,  le journal pense qu’on ferait mieux de négocier un match de football pour eux.

« Pour presque 40 ans déjà, les hommes politiques du Togo n’ont jamais réussi cet exploit. Rongé par les intérêts personnels aux dépens du peuple, les leaders de la vie politique de notre pays ne pensent qu’à sauver leur peau, à remplir leur poche, à préserver leur position sociale etc.

Que faut-il faire pour réunir nos politiciens afin d’aboutir à une réconciliation nationale ? Sûrement qu’un match de football entre eux et le peuple ou tout autre adversaire reste, semble-t-il, la seule option », écrit-il

Silence ! On débloque des fonds pour la Capitale : 250 millions de F CFA pour sortir tout Lomé de l’eau et de la boue
Ironise notre confrère qui se demande : « les 250 millions serviront-ils et suffiront-ils à sauver Lomé d’un drame certain ? ». En tout cas, conclut mon confrère : « et si c’était ça la politique de développement de Lomé et… du Togo !? »

Le Regard 444

Du mardi, 07 juin 2005

Polémique sur le cas togolais :  L’UE soutient Konaré contre l’avis du Togo et de l’UA
C’est le principal titre à la Une notre confrère. Pour le journal, c’est une situation paradoxale puisque qu’ « au moment où les autorités togolaises revigorées par l’Union Africaine traitent M. Konaré de tous les noms d’oiseau, la présidence de l’Union Européenne exprime son soutien aux initiatives du Conseil  de Paix  et de Sécurité que Obasanjo déclare nulles et de nul effet ».  S’agissant de la présidence de l’UA qui a récusé les décisions du Conseil de Paix et de Sécurité, le journal dit attendre de voir la nouvelle position qu’adoptera l’Union Européenne. 

Affaire de trafic de drogue au Togo  On pousse le ministre Boko à ouvrir le Dossier scandaleux
En tout cas, c’est ce que pense Le Regard à propos des accusations par presse interposée portées contre l’ancien ministre de l’intérieur M. François Boko. Et dans cette affaire, notre confrère a l’impression que ce sont des gens qui ont des choses à se reprocher qui s’empressent de  jeter la pierre à l’ancien ministre. Et le journal de rappeler le mystère qui a entouré le résultat de l’enquête  sur le bateau PITEA contenant de la drogue et arrêté au port de Lomé avant de se poser ces questions :

« Qui a pu commander au Togo un bateau de drogue venant de la Colombie ?  

Qui pourrait sortir cette quantité de drogue et où devait-on la stocker en toute sécurité avant les basses opérations commerciales ?

Comment pouvait-il sortir cette drogue sans que les services de douane, de renseignement et de sécurité ne le sachent ?

Comment et pourquoi un officier béret rouge a-t-il été arrêté et libéré aussitôt ? Qu’a-t-il déclaré de compromettant pour qu’on le libère après quelques jours seulement de détention ? A-t-on eu peur qu’il ne déballe ce qu’il sait ?

Qui a immatriculé ce bateau sous le pavillon togolais ?

Pourquoi a-t-on arrêté, puis libéré l’espagnol MORENO ?

Quels sont les vrais commanditaires de cette cargaison de drogue au niveau local ? ». Pour le confrère, ce sont des « questions restées en suspens auxquelles le ministre  de la sécurité à l’époque va être obligé de répondre » Et puisque, « maintenant que ses adversaires eux-mêmes lui facilitent la tâche, nous espérons que l’ancien ministre de l’intérieur éclairera  l’opinion sur ce dossier du PITEA qui fait la honte de notre pays »

Crise togolaise :  Oumar Konaré défie les chefs d’Etat africains
Souligne le journal à propos de la décision prise par le président de la commission Alpha Omar de nommer un Envoyé Spécial en la personne de l’ancien président zambien Kenneth Kaunda pour aider à la facilitation du dialogue entre les protagonistes de la crise togolaise et une commission d’observation présidée par l’ancien premier ministre sénégalais Mme Mame Madior Boye pour suivre l’évolution de la situation politique, sociale, sécuritaire et humanitaire ainsi que les droits de l’homme. Commentant la déclaration faite par Alpha Oumar Konaré sur RFI sur la crise togolaise, le journal estime que «quel que soit ce qu’on peut lui reprocher, il met en exergue, la difficulté qu’il y a à obtenir et à gérer l’entrée au gouvernement de l’opposition après une élection  contestée suivie de répression et de ce fait, l’inefficacité des solutions que proposent certains chefs d’Etat africains qui pensent qu’il suffit de faire entrer des opposants au gouvernement pour régler la crise togolaise »

L’Union Africaine discréditée :  Le Togo met Obasanjo en conflit avec le Conseil de Paix et de Sécurité
Titre notre confrère pour qui, au-delà du conflit de leadership que les deux présidents se livrent, c’est l’honneur de l’organisation qui est entamé.

« En désavouant publiquement M. Konaré, le Président Obasanjo a commis  une maladresse diplomatique  qui discrédite toute l’Union africaine. Ce n’est pas parce que le Président de la Commission a commis une erreur que lui aussi doit déconner. Il aurait pu trouver une formule afin d’aplanir les divergences et adopter une solution de compromis au lieu de dénoncer sur la place publique, la décision prise depuis le siège  d’Addis-Abeba offrant ainsi à l’UA l’image  d’un syndicat de chefs d’Etat qui se comportent comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Cette guéguerre renforce les afro sceptiques qui pensent que l’Union Africaine n’est qu’un machin folklorique où chacun fait prévaloir ses sautes d’humeur », indique le journal.

En tout état de cause, conclut le confrère, « si la décision prise à Addis-Abeba est nulle et de nul effet, ce sera la première fois dans l’histoire du continent que le Président en exercice désavoue le Conseil de Paix et de Sécurité  de l’UA et c’est un précédent fâcheux pour toute l’Afrique »

Gouvernement d’union :  Difficile participation de la Coalition
Le journal évoque les conditions, à juste titre, que l’opposition pose pour sa participation au gouvernement d’union nationale.

« Il se pose donc une question de confiance parce que l’opposition redoute que sa participation à ce gouvernement la discréditera aux yeux de ses électeurs et veut se prémunir contre cela.  

Il est hors de question pour  Gilchrist de se rabaisser en entrant dans un gouvernement que dirige le fils du Général Président

Le Coordinateur Général de la Coalition, Président national du CAR Me Yawovi Agboyibo, sans toutefois  rejeter catégoriquement l’idée de son entrée au gouvernement opte pour une formule qui fasse en sorte que l’opposition ne s’autodétruise pas en y allant » souligne le journal qui précise par ailleurs que « ce que la Coalition veut, c’est d’être rassurée que son entrée au gouvernement ne sera pas retournée contre elle »

Inondations à Lomé : Les pouvoirs publics sont interpellés
Tout en rejetant la responsabilité de cette situation sur les populations pour leurs «comportements qui prédisposent la ville aux inondations et à l’insalubrité », notre confrère affirme que les pouvoirs publics ont une grande part de responsabilité dans cette situation par leur méthode de la gérer.

«  L’année dernière, une somme de 600 millions FCFA avait été débloquée.  Aujourd’hui, c’est une somme de 250 millions  FCFA qui est mise à disposition. Mais les problèmes demeurent. Cela veut tout simplement dire que la méthode ne paie pas et qu’il faut  trouver autre chose pour circonscrire efficacement le mal. Les problèmes  d’inondation à Lomé ne datent pas d’aujourd’hui. Chaque année, les pluies font vivre des misères aux populations. Les gouvernants font le constat, promettent de réagir puis, à la fin de la saison des pluies, plus rien » souligne le journal pour qui, « il est temps que le Togo se dote d’une véritable politique infrastructurelle »

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion   226

Du lundi, 06 juin 2005

Rumeurs, intoxication ou réel projet mijoté par les états major du parti Après les examens de fin d’année, Gilchrist Olympio aidé d’une force armée par la diaspora, libérera le Togo de la dictature
C’est ce que nous lisons à la Une de notre confrère qui revient à son tour sur ces rumeurs ayant fait le tour du pays sur une éventuelle attaque armée du Togo par Gilchrist Olympio aidé de certaines forces résidant à l’extérieur.  Selon ces rumeurs, souligne le journal,  si jusqu’à présent Gilchrist Olympio et les siens n’ont pas encore mis en exécution leur plan d’attaque, c’est parce qu’ ils ne voudraient créer des troubles dans le pays surtout en ces moments d’examens scolaires.

Pour le journal, « si ces rumeurs (lesquelles ont été, selon lui, amplifiées par le communiqué de l’UFC condamnant la démarche des quatre partis de la Coalition qui ont rencontré Faure Gnassingbé) se vérifiaient, cela donnerait la confirmation à une autre rumeur qui faisait croire depuis lors que Gilchrist n’a jamais eu envie de négocier sur la question togolaise quant à son accession à la présidence de la République togolaise »

Les réalités togolaises imposent à reconnaître cette vérité incontournable : Un gouvernement d’union nationale sans l’UFC sera un échec
Titre à la Une Akékélé Le Scorpion. Se référant aux propos de M. Faure Gnassingbé qui disait à l’adresse de la Coalition de l’opposition Nous avons maintenant trop attendu. Nous allons nous mettre en marche et ceux qui hésitent encore vont nous rejoindre par la suite le journal comprend  que M. Faure Gnassingbé est déterminé à nommer le premier ministre sans prendre en compte les conditions posées par l’UFC.  Mais au vu des réalités sur le terrain, notre confrère se demande si un premier ministre sans l’UFC peut faire l’affaire connaissant le poids politique de l’UFC sur l’échiquier national et son influence sur les populations.

«Le risque est grand qu’après qu’un premier ministre soit nommé dans les conditions actuelles, on voit demain l’UFC mener une campagne contre le premier ministre ainsi nommé et le jeter en pâture à la population togolaise acquise à sa cause. On se rappelle également ce qui est  advenu à Me Joseph Koffigoh lorsque après un an de transition l’opposition lui a retiré sa confiance et qu’il a voulu faire seul avec le soutien du RPT », mentionne notre confrère.

Devant cette dure réalité l’hebdomadaire pense que « si le président Faure est vraiment déterminé à faire bien sans que cela ne soit de l’énergie gaspillée inutilement, il lui importe de prendre en compte, sans acrimonie, les propositions de l’UFC et de continuer par chercher le consensus, le vrai qui ne sera de sitôt remis en cause. Certes, on a déjà trop attendu. S’il fallait attendre jusqu’ici pour retomber dans les mêmes travers, à quoi aurait alors servi cette trop longue attente ? » 

Pourquoi les salaires des fonctionnaires recommencent-ils à tarder ?
Le journal constate que l’espoir suscité chez les fonctionnaires togolais par deux ou trois paies successives avant la fin du mois  commence à s’amenuiser avec le retard dans le paiement du salaire du mois de mai.

« Faure ne nous a-t-il promis le changement dans la stabilité ? Stabilité ne s’entend-il pas sur le plan financier aussi ? Que se passe t-il donc ? Il n’y pas longtemps des rumeurs faisaient croire que le trésor national a de la sur-liquidité, que les fonds de l’Etat suivaient désormais l’itinéraire normal et que des contorsions qui existaient n’étaient plus. Et maintenant qu’est-ce qui se passe encore ? Le nouveau président sait-il que la première voie pour conquérir les cœurs encore réticents de certains Togolais reste et demeure le paiement rapide des salaires des fonctionnaires et plus tard le déblocage des avancements ? », se demande le confrère

Le Point de la Semaine   36

Du mercredi, 08 juin 2005

Formation d’un gouvernement d’union nationale : Le Président de la République doit prendre ses responsabilités
Titre à la Une notre confrère avec la photo de Faure Gnassingbé. En fait, le journal tire cette conclusion à partir du point de presse animé mardi dernier par le directeur de cabinet de M. Faure Gnassingbé au cours duquel M. Bodjona a laissé entendre qu’il n’était pas question d’accepter des exigences qui mettent entre parenthèse la Constitution de la République à propos donc de la plateforme que la Coalition a  soumise à Faure Gnassingbé  comme préalable à son entrée dans le gouvernement d’union nationale.

Tractations pour la nomination du Premier ministre :  Des partis de la Coalition déjà prêts pour le gouvernement ?
S’interroge le journal à propos de la visite que cinq partis de la Coalition (sans l’UFC)  ont rendue à Faure Gnassingbé dans la nuit du lundi 06 juin pour soumettre la plate-forme de la Coalition à l’appréciation de Faure Gnassingbé.

« Au sein de la Coalition, il y a donc le camp des ‘’ pressés’’ de répondre aux injonctions d’Obasanjo, le camp de ceux qui pensent qu’un accord sur la plate-forme est prioritaire pour garantir certaines revendications, et le camp des indécis », écrit le journal

Conflit d’intérêt et brouilles entre la Présidence et la Commission de l’Union Africaine sur la crise togolaise :
·       La colère d’Obasanjo
·       Le soutien de l’UE à Konaré

·       Les Réactions tous azimuts


Le journal analyse le conflit de leadership entre les deux têtes de l’organisation panafricaine et les réactions de la communauté internationale à cette situation et en conclut qu’ « il est clair que le désaveu public du président de la commission de l’Union par le chef de l’Etat Obasanjo, peut être lourd de conséquences pour l’Organisation. Car, au-delà du seul cas togolais, Obasanjo a pris un risque considérable, celui de porter atteinte à la crédibilité de la jeune organisation face aux multiples défis auxquels elle est confrontée en ses temps de conflits généralisés »  

Crise togolaise : Vision du PRR : Nicolas Lawson s’insurge contre la démarche d’Olusegun Obasanjo à Lomé
Le confrère rend compte d’un point de presse animé mardi 07 juin 2005 par Nicolas Lawson candidat désisté mais qui a obtenu 1,22%  à la présidentielle du 24 avril dernier pour  donner sa position face à la crise sociopolitique que traverse le Togo au lendemain de ce scrutin controversé et à la démarche cavalière du Président nigérian président en exercice de l’Union Africaine (UA), Olusegun Obasanjo.

La Dépêche 274

Du  jeudi, 09 juin 2005

Crise togolaise

  • Gilchrist et la Diaspora s’arment
  • Les FAT attendent les assaillants de pieds fermes

Titre à la Une notre confrère qui y publie une photo d’un peloton de para commandos dans l’une de leurs démonstrations de force

Et s’agissant de  ces rumeurs  d’achat d’armes par Gilchrist Olympio et autres et qui sont, selon notre confrère, « confirmées par des sources dignes de foi à Bruxelles, Paris, Londres, OTTAWA, Berlin », le journal indique qu’au sein des FAT qui sont déjà au courant  « des plans du clan Olympio », c’est la sérénité

« Un commandant des FAT qui s’est exprimé sous le sceau de l’anonymat à déclaré : S’il nous envoies des mercenaires, ils vont regretter toute leur vie. Ce serait l’occasion pour nous d’expérimenter nos arsenaux…  Et notre source de poursuivre : « Après le coup d’éclat du commandant Boko, ils croyaient être parvenus à leur vieux rêve : Diviser l’armée togolaise. Ce qu’ils ont ignoré, Boko est un gendarme qui ne connaît rien de l’art de la guerre… »

Le président Obasanjo désavoue Konaré et met en garde contre toute tentative de déstabilisation en Afrique de l’Ouest
Titre le journal à propos de la brève visite que le président Obasanjo a effectuée à Lomé vendredi 03 juin et des déclarations qu’il a faites sur la crise togolaise. Faisant le point de cette rencontre avec la presse et commentant le discours improvisé qu’il a prononcé, le journal indique : « visiblement, le Président  Olusegun Obasanjo est venu juste pour mettre les points sur les i et situer tout un chacun  sur la crise togolaise et les enjeux de déstabilisation en cours. Il donne d’ailleurs carte blanche au président Faure pour former son gouvernement avec ou sans l’opposition. N’en déplaise à l’opposition radicale qui entend former un gouvernement de transition avec M. Alpha Omar Konaré »

Le complot de Konaré ne passera pas  
Affirme La Dépêche dans sa manchette et  qualifie la désignation  par Konaré d’un médiateur dans la crise togolaise d’« acte irresponsable qui n’est pas loin de celui posé à la veille de l’élection présidentielle du 24 avril 2005, par l’ex-ministre togolais de l’Intérieur de la Sécurité et de la Décentralisation, le commandant  François Akila-Esso Boko » puisqu’il n’a avisé personne avant de prendre sa décision tout comme Boko. C’est pourquoi, estime –t-il  « Konaré doit être  démis des fonctions »

En tout état de cause, conclut le journal, « le Togo sera toujours attentifs aux conseils de ses amis et partenaires. Mais de là à se laisser ridiculiser et humilier est inacceptable. Le président Faure doit donc prendre ses responsabilités et ne plus se laisser distraire par un quelconque président de la Commission de l’UA  en mal de sensation forte »

Edem Kodjo serait retenu pour occuper  la Primature
Titrait La Dépêche avant que la fumée blanche tant attendue ne sorte du toit de la présidence de la République.

« Face aux manœuvres dilatoires de la coalition, le président Faure a préféré faire avec un modéré qu’on ne présente plus sur la scène nationale et internationale. Comme il avait déclaré lors de la visite du Président Nigérian Olusegun Obasanjo : ‘’ ou vous venez et nous avançons, ou vous restez au dehors et nous avançons quand même sans vous’’, le président Faure  a donc décidé de mettre fin au dilatoire de l’opposition radicale qui après avoir promis d’envoyer un nom le lundi se présente dans le bureau du Président avec une plate forme demandant au président de violer carrément la Constitution », indiquait notre confrère.

 Grand Kloto : quel est ton repère politique ?
« Ainsi lorsqu’on observe Kloto dans le paysage politique togolais, on est tenté de croire que Kloto n’a pas encore eu un homme suffisamment éclairé pour incarner les valeurs et l’idéal de son peuple. Même s’il a été tour à tour  bastion du CUT d’Olympio et berceau du RPT du président Eyadema, Kloto n’a pas encore donné une âme à son peuple.

Dans le Sud-Est en milieu Ouatchi, Agboyibo Yawovi peut se vanter d’avoir le leadership  dans les préfectures de Yoto, de Vo et même dans une bonne partie de Zio. A Aného et dans une moindre partie de Lomé, l’UFC à le vent en poupe. Tout le Nord, le centre et une bonne partie du sud s’identifie au feu président Eyadema et au RPT » constate le journal avant d’interpeller le Grand Kloto : « Et toi Kloto à qui t’identifies-tu ? A personne ! Qui serait le défenseur de  tes intérêts ? Personne. Et qui le ferait mieux qu’un de  tes fils ? En tout cas ce n’est pas Gilchrist Olympio qui d’ailleurs se croit plus Brésilien, plus Ghanéen plus Britannique que Togolais qui fera ta fierté. Peuple du grand Kloto, le temps de la réflexion est enfin venu »

Les forces armées ont besoin d’un porte-parole
C’est ce que pense le confrère pour  services rendus. Rappelant le rôle que l’armée a joué dans les années 86, 93, 94 pour, dit-il, éviter la destruction de la population et  récemment le  rôle  « de protectrice de la population » qu’elle joué en  empêchant « l’embrasement de la capitale lors de l’insurrection de fin avril », le journal constate  malheureusement que ce rôle joué par les forces armées n’est pas apprécié à sa juste valeur

«  Malheureusement le rôle joué par les forces armées dans le maintien de l’ordre et la sécurisation du scrutin du 24 avril a été mal interprété par les médias nationaux et  internationaux. Il en est ainsi  de ce militaire parti protéger les urnes à Bè dont l’image à fait le tour du monde. Et pourtant l’urne qu’il portait sous les bras, c’était pour la protéger contre les jeunes de l’UFC qui s’apprêtaient à les bourrer de cartes », écrit le journal  qui invite alors « les forces armées à se mettre à l’heure  des nouvelles technologies de l’Information en créant à leur sein un dynamique service de relation publique pour servir d’interface entre le public et les casernes en vue de réconcilier l’armée avec son peuple »

En sport et à propos de la victoire des Eperviers La Dépêche titre Eliminatoires Combinées CAN /Mondial 2006 Les Eperviers du Togo gagnent son ticket pour la CAN et  prend une option décisive  vers  le mondiale 2006

Forum de la Semaine special 65

Du lundi, 06 juin 2005

Crise togolaise : L’UE inflige un cinglant revers à Obasanjo
Titre dans sa manchette notre confrère (avec les photos de Manuel Barroso, président de la commission de l’UE et Olusegun Obasanjo, président de l’UA)  à propos de la déclaration de l’UE apportant son soutien total aux nouvelles initiatives prises par Alpha Oumar Konaré pour la résolution de la crise togolaise.

Et notre confrère d’écrire à propos de la visite que le président Obasanjo a effectuée vendredi 03 juin dernier à Lomé et des déclarations qu’il a faites à la presse.  
« Arrivé presque dans les valises de Faure Gnassingbé de retour du sommet du CEN-SAD de Ouaga Olusegun Obasanjo revenant d’Accra et qui se prévalait de sa double casquette de « Président en exercice de l’UA et membre de la CEDEAO »  s’était offert en un spectacle des plus grotesques devant les Togolais. Devant les sommités du RPT (les mêmes), le corps diplomatique quelques courtisans (on avait entre autres aperçu Corneluis Aïdam de la CPP) et quelques journalistes, il s’était jeté en invectives et réprimandes contre tous ceux qui contesteraient encore la légitimité de Faure Gnassingbé.

Pour la boucle, sûrement pour marquer son indéfectible soutien à Faure Gnassingbé, Olusegun Obasanjo prend le contre-pied du Président de la Commission de l’UA, Alpha Oumar Konaré qui continue de douter de la légitimité de Faure Gnassingbé et qui venait de nommer l’ancien président zambien Kenneth Kaunda, Envoyé spécial au Togo pour servir de médiateur entre les différents protagonistes politiques et qui recommandait en sus dans un bref délai une mission d’observation conduite par l’ancien premier ministre du Sénégal, Mme Mame Madior Boye.

Le président Obasanjo a expliqué que Alpha Oumar Konaré n’avait été mandaté par personne pour dire cela : ‘’ les déclarations de M. Konaré sont nulles et non avenues’’. Une impensable ‘’ nègrerie’’ entre le Président en exercice de l’UA et le Président de la Commission de l’UA.

Dans les milieux proches du RPT, cette grosse bourde (C’en était vraiment une) d’Obasanjo a été évidemment interprétée comme un cinglant désaveu pour M. Konaré. Les thuriféraires du régime jasent même qu’il s’est mis à dos un grand nombre de chefs d’Etat de la région. Mais il viendra un tout autre son de cloche de Bruxelles, de chez les vrais décideurs qui met en marge Obasanjo et la confrérie des chefs d’Etat africains.

La déclaration de l’UE  exprime la position de l’UE par rapport à la crise actuelle. Il marque le fort soutien de l’UE aux nouvelles initiatives prises par Alpha Oumar Konaré. C’est le président Obasanjo qui est remis dans ses petits souliers »

Enquête :  François Boko et la question de la drogue au Togo
Une certaine presse togolaise avait allégué que l’ancien ministre de l’Intérieur, le chef d’Escadron François Boko était le chef du réseau mafieux au Togo. Cette affirmation sans preuve aucune a obligé Forum de la Semaine a mené ses investigations qui lui ont permis de découvrir que François Boko « avait une profonde aversion contre les criminels à telle enseigne que même les milieux criminels et mafieux avaient peur de cet homme difficile à conquérir »

« Qu’on veuille nous faire croire que l’homme qui a donné une crédibilité à ce régime mourant en 2003 est si sale et qu’il s’est acoquiné avec le réseau mafieux, nous voulons bien accepter cela mais qu’on nous amène la preuve de ces affirmations. Il ne s’agit pas d’affirmer à la Une que ‘’ BOKO est le chef du réseau mafieux au Togo’’ pour que le peuple croie à cela comme argent comptant. Qu’on nous explique comment ce garçon qui a été le premier Ministre de l’Intérieur à ouvrir courageusement au Togo le dossier tabou de drogue, courage que nous avons à l’époque salué, comment donc ce garçon devient brusquement la peste ?

Qu’on nous dise comment ce garçon qui a mis en tôle au risque de sa vie tous les grands trafiquants malgré leur protection, a pu brusquement un mois après sa démission devenir le narcotrafiquant que l’on décrit ? Où étaient ceux-là qui l’affirment aujourd’hui ? Pourquoi ne l’avaient-ils pas dit à l’époque où ce même garçon punissait proprement des officiers supérieurs et non des moindres pour des malversations dans la gestion des affaires de drogue ? », souligne notre confrère.

En tout cas, pour le journal, « un jour, l’histoire révèlera  les noms des commanditaires  car c’est trop facile de traîner l’honneur d’un homme et de sa famille dans la boue parce qu’il a tout simplement osé démissionné en attirant l’attention de tous sur les dangers que le Togo risquait dans un processus électoral dont les dés étaient pipés d’avance ».

Confidentiel : Les origines des dissensions entre Obasanjo et Konaré
Notre confrère nous apprend que les dissensions entre Olusegun Obasanjo et Alpha Oumar Konaré sont « nées au lendemain de l’acceptation d’Abass Bonfoh en lieu et place de Ouattara Natchaba comme président intérimaire du Togo. Cette décision contestée par Konaré lui avait valu la foudre d’un certain nombre de chefs d’Etat africains dont Obasanjo et Omar Bongo Ondimba » mais  que «  le divorce entre les deux dirigeants des deux instances qui couronnent l’institution africaine était en partie consommé à la veille de la rencontre d’Abuja entre les acteurs politiques togolais. Le schéma de sortie de crise élaboré à partir des consultations menées à Paris et à Bruxelles par Alpha Oumar Konaré s’est vu opposé une fin de non –recevoir de la part d’Olusegun Obasanjo qui l’avait accepté auparavant. Konaré frustré du comportement du Président en exercice de l’UA qui apprécie des solutions de rafistolage dans la crise togolaise avait à l’époque a décidé de surseoir à sa participation à la rencontre d’Abuja. Ce qui déplut sérieusement à Obasanjo »

Deuxième tentative de riposte au rapport de la LTDH : Encore un fiasco
Forum de la Semaine ne s’empêche pas de relever des incongruités et autres maladresses contenues dans des rapports que certaines associations aux dénominations aussi bizarres que fantaisistes ficellent pour contrecarrer le rapport de la LTDH sur les événements pré et post-électoraux.

« Pour un rapport sur ces douloureux évènements qui ont creusé encore un peu plus le fossé entre les Togolais sur bien de plans, ce qui a été présenté au cabinet de Me Kassa était une insulte à la mémoire des victimes. D’abord, la forme même du document laisse à désirer. C’est un chiffon qui ne dit pas son nom fait en partie d’un tapuscrit complété  à la fin par un manuscrit laissant transparaître une écriture mal habile. Ensuite sur le fond, on croirait le premier jet d’une affabulation aux contours vagues et imprécis. Les bonnes consciences ont beau parcourir les pages de ce document mais n’ont rien saisi tant les inexactitudes des récits mêlées aux relents tribalo-ethnicistes des auteurs les font chavirer à chaque passage dans des incompréhensions insupportables », écrit le journal qui se demande si « ces pauvres hères étaient obligés d’étaler sur la place publique leurs basses pulsions » car comme le dit la sagesse togolaise quand on a rien à dire, on se tait.

‘’ On achète des armes pour une rébellion’’
En tout cas, c’est ce qu’a laissé entendre le président Obasanjo lors de son point de presse vendredi dernier. Et cette déclaration d’un président de la République, qui plus est,  président en exercice de l’UA a suscité chez notre confrère les observations suivantes :

« Primo, cette déclaration est indigne d’un chef d’Etat qui est astreint à des déclarations de nature rassurante de façon à ne pas semer la panique au sein des populations.

Secundo : C’est par euphémisme que Obasanjo parle de ‘’ sous-région’’. Tout observateur bien avisé sait que c’est du Togo qu’il s’agit. Son euphémisme donc ne trompe personne.

-Tertio : Si tel est que des citoyens jusqu’alors réputés pacifistes sont amenés à vouloir utiliser la manière forte, il faut prendre toutes les mesures de cette réalité et savoir qu’il y a péril en la demeure. Pour ce faire, éviter des solutions de rafistolage et de replâtrage pour prévenir le péril au lieu d’attendre des hostilités pour déployer des casques blancs de l’ECOMOG »

Hier à Bamako (Mali) :Nelson Mandela et d’anciens chefs d’Etat africains au chevet du Togo
Indique le journal. Selon notre confrère, c’est suite à la sortie hasardeuse de Olusegun Obasanjo dont les déclarations ont choqué plus d’un, que certains  anciens chefs d’Etat africains, le Sud-africain Nelson Mandela, le Togolo-béninois Nicéphore Soglo, le Sénégalais Abdou Diouf, le Ghanéen Jerry John Rawlings et le président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré ont décidé de se retrouver dimanche dernier au Mali pour, dit-on,  « sauver ce qui peut l’être encore »  

Rebondissement : Affaire DEGLI-TPIR : Le Bâtonnier POGNON radié du TPIR pour avoir pris la Défense de Jean Y. DEGLI
Révèle Forum de la Semaine qui indique que « le 20 mai dernier, le Greffier Adama DIENG, qui a été confirmé dans son rôle de greffier du Tribunal Pénal International depuis le mois de février dernier, a décidé de radier le bâtonnier POGNON de la liste des avocats devant le TPIR ». Même si, selon notre confrère, tout le monde peut être radié dans ce tribunal, la décision de radier Me Pognon paraît un peu complexe et bizarre. Les raisons de cette radiation seraient que,  « tout le long du problème qui a opposé Jean DEGLI au Tribunal pour le  Rwanda, celui-ci avait pris l’habitude de tenir informé le Bâtonnier Alfred POGNON » et Me Pognon était devenu de ce fait l’ennemi N° 2 de Me Adama Dieng après Me Jean Dégli

Forum de la Semaine 66

Du jeudi, 09 juin 2005
M. Obasanjo déclaré gravement malade
« Au moment où il se faisait huer par une grande partie de la communauté africaine et internationale après sa visite du 03 juin dernier à Lomé pour rencontrer le président Faure Gnassingbé et lui exprimer son soutien en désavouant le président de la Commission Africaine M. Alpha Oumar Konaré, le président nigérian Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’UA, ne semble pas physiquement au point. Les populations nigérianes qui l’ont sans doute compris, s’inquiètent sérieusement de l’état de santé de leur président. Et elles n’ont pas manqué  d’en faire cette semaine, leur sujet principal. Evidemment, aux rumeurs qui disaient que le président Obasanjo est gravement malade, la présidence de la République nigériane a vite répliqué, arguant que ‘’ le chef est bien portant’’. C’est ce que l’on lit à la Une de Forum de la Semaine avec dans l’angle droit une photo du Général Président.

Edem Kodjo, Premier Ministre : Fin de l’artifice de la main tendue de Faure Gnassingbé
Titre notre confrère. Revenant sur la plateforme que la Coalition a soumise à M. Faure Gnassingbé et la parcourant, Forum de la Semaine pense que ce qui a effrayé le RPT et qui l’a balayé d’un revers de la main, c’est « cette ‘’ indépendance’’ du premier ministre par rapport à l’actuelle assemblée monocolore » car, «  le RPT ne voudrait en aucun cas d’un premier ministre qui ne sera pas sous ‘’ l’autorité’’ de Faure Gnassingbé ou qui lui fera de l’ombre. Et l’argument massue exhibé est le respect de la Constitution : ‘’ le Président de la République est élu et a prêté serment pour faire respecter la Constitution et non pour la violer’’ martèle t-on. Mais on oublie dans le même temps que le principe du ‘’ gouvernement d’union’’ ne répond pas aux normes constitutionnelles et que c’est bien d’un compromis politique qu’il s’agit».

Et se réjouit de ce que « la Coalition a été sauvée in extremis par le refus de sa plate-forme », puisque « sans cette garantie minimale, elle courait à un suicide. Les  tentatives de co-gestion du Togo avaient échoué par le passé par manque de garde-fou. Pour preuve, que peut espérer un premier ministre issu de la Coalition dans ces conditions : peut-il procéder à des mutations pour la réussite de sa mission au Port, à la SAZOF, dans la hiérarchie de l’armée par exemple ? ».

Et s’agissant de la nomination de Edem Kodjo comme premier ministre, le journal estime que c’est une fuite en avant de Faure Gnassingbé qui, de toute façon, « lui sera dommageable à la longue » car, « comme l’a souligné Alpha Oumar Konaré, les débauchages ne règleront rien dans la crise togolaise. Et la nomination de Kodjo en est un et constitue un rafistolage qui échouera lamentablement »


Des mercenaires pour éliminer l’ex-ministre Boko
C’est ce que révèle notre confrère dans ‘’Confidentiel’’. Selon notre confrère, « des individus dépêchés à ses trousses à Paris auraient pour objectifs de le pister pour le faire identifier par des tueurs à gage à la solde de ceux qui ne dorment pas depuis que François Boko a menacé d’ouvrir les dossiers du bateau PITEA». Par ailleurs, le journal indique que de sources bien informées, un Conseiller français dont il préfère pour le moment taire le nom, « aurait tout simplement proposé comme stratégie l’élimination physique pure et simple, de celui qui dérange beaucoup parce qu’il en sait trop et aurait en sa possession les dossiers très sensibles et scandaleux du pays »  

Encore un autre envoyé spécial pour le Togo
Titre à Une notre confrère qui indique que : « on se souvient que le vieux militaire braillait en substance dans son argumentation peu cohérente que ‘’ l’élection de Faure Gnassingbé a été reconnu par la CEDEAO et l’UA et que le Togo n’a plus besoin de médiateur.  Par conséquent, la décision de M. Konaré est nulle et non avenue’’. Au même moment M. Obasanjo se réjouissait de la levée des sanctions de l’UA contre le Togo. Alors que c’est la même commission qui avait signé les deux décisions.

On en était offusqué d’apprendre de sources concordantes, que ce même président Obasanjo vient de nommer un Envoyé spécial au Togo en la personne de Ralph Eshué, diplomate nigérian. Selon nos informations, l’émissaire du vieux galonné est dans nos murs et aurait même commencé les consultations en vue d’entamer un dialogue entre la classe politique togolaise »

Obasanjo-Konaré : Une guerre contre et pour le peuple togolais
Titre notre confrère à propos du bras de fer entre  MM Obasanjo et Konaré sur le dossier. 

A propos de ce conflit de leadership  que les deux personnalités de l’UA se livrent, le journal pense que « s’il faut alors, à cause d’une certaine notion de leadership apprise, on ne sait où, sacrifier la vie de toute  une nation, comme celle du Togo conduite pendant 38 années par un régime dictatorial qu’on s’évertue à perpétuer, l’histoire est là qui jugera l’Afrique, qui jugera également le président de l’UA  qui estime que ‘’ on ne peut pas changer un régime qui a dirigé le pays pendant 38 ans par un coup de bâton magique » et celui de la commission africaine qui pense que ‘’ l’élection présidentielle n’a rien résolu et qu’il est nécessaire de nommer un envoyé spécial pour aider à la facilitation du dialogue entre les parties togolaises ».

Face-à-face Obasanjo / Konaré hier à Abuja
Le journal indique que de sources concordantes, le président de la Commission de l’UA Alpha Oumar Konaré s’était annoncé mercredi à Abuja  pour rencontrer Olusegun Obasanjo. Selon ces mêmes sources,  « M. Konaré est prêt à concéder le déficit de communication qui a prévalu lors de la nomination de Kenneth Kaunda comme Envoyé spécial de l’UA au Togo, car il n’a pas informé personnellement Obasanjo mais son Chef de la diplomatie parce qu’Obasanjo en visite en France était injoignable. Mais n’est pas prêt à transiger sur les décisions qu’ils a prises car elles relèvent des prérogatives que les statuts de l’Union africaine accordent au Président de la Commission »

Dans sa rubrique
Humeur
intitulée L’indécence : Servir le père, puis le fils, notre confrère écrit :
L’image est assez frappante et interpelle tout bon sens. Elle frappe même l’ego de tout bon Togolais. C’est comme si au Togo, nos politiques, surtout ceux de l’opposition ont perdu tous leurs repères et chavirent au gré des coups tordus que ceux qui détiennent la force brute leur assènent. N’ont-ils plus d’idéal politique ?

Hier mercredi 08 juin 2005, dans la nuit, Edouard Edem Kodjo est nommé, s’il vous plaît par son ‘’ Excellence M. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République’’ premier ministre alors même qu’il n’ait pas daigné se présenter à la dernière joute électorale du 24 avril.

Que peut comprendre le bon sens de cette nomination insolite mais pas surprenante  tant les deux hommes, Kodjo et Faure présentent des contrastes assez saisissants. En 1990, lorsque  ce beau monsieur de l’opposition ‘’ combattait’’ feu Général Gnassingbé Eyadema, son président actuel était à ses études quelque part en Europe. C’était, pour être dans le vrai un « jeune » étudiant la tête pleine de Karl Max et Lénine. Quinze ans après donc, c’est vrai que tout le monde a mûri dans la tête et grandi physiquement. Mais n’empêche…

L’imaginaire collectif des Togolais, une société virilocale fortement empreinte de l’autorité du ‘’ Pater’’  ne pouvait comprendre le spectacle de ce ‘’ père’’  face à cet ‘’ enfant’’. C’est vrai que l’adage populaire dit qu’ : ‘’ on peut faire roi son fils’’. Mais dans le cas togolais, la chose frise l’indécence. C’est à croire que nos politiques veulent la Primature au prix de ‘’ tout’’, même s’il faut s’avilir ou s’abaisser devant celui que, hier seulement, on traitait de ‘’ petit’’.

On peut péroner qu’il ne faut plus laisser Faure et le RPT seul gouverner ce pays. Mais l’image n’est quand  même qu’indécente. Il n’a rien à redire
.

En somme, cette nomination est le prix du silence coupable et complice du représentant de la CPP, Arthène Ahoumey-Zunu et de son alter ego Kolani du PDR à la CENI lorsque les chiffres étaient renversés au profit de Faure Gnassingbé.

Edem Kodjo prend sûrement une grande revanche sur tous  ceux qui l’ont enterré il n’y a pas si longtemps. Se voir offrir de la sorte un bébé sur les jambes sans porter une grossesse n’est que trop facile. Mais dès aujourd’hui, comptons les jours pendant lesquels il va tenir. 1994-1996 avec Kodjo 1er  n’est pas trop loin. Comme hier, il n’a rien qui lui servirait de contre poids.

Agbéyomé Kodjo libéré livre ses impressions à chaud
« Dieu par sa puissance a fait éclater la vérité et a rendu justice »
 Libéré dans la nuit de mardi à mercredi dernier sur décision de M. Faure Gnassingbé, l’ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo est rentré mercredi soir à Lomé par la route. Notre confrère qui a été le premier à le rencontrer en rapporte :

« Hier mardi à 6h 20mn, il a franchi les portes de cette tristement célèbre prison, faisant adieu à ses sinistres barreaux. Il a suivi la messe matinale à l’Eglise catholique de Yadé-Bohou avant de prendre la route sur Lomé où il est arrivé aux environs de 18 heures. Souriant, vêtu de bleu jeans, très décontracté, il nous a livré ses toutes premières impressions à son domicile où nous l’avons rencontré : ‘’ dans l’épreuve que j’ai connue, je loue Dieu et je Le glorifie car Il est un Dieu de vérité et de justice’’. Retenant un peu son souffle, celui qui est innocenté par la justice un mois auparavant relance : ‘’ il a fait éclater la vérité et il a rendu justice’’.

En ce qui concerne l’avenir, l’ex-Premier ministre a été très sobre : ‘’ Pour le respect de la mémoire des parents disparus, je vais d’abord régler tout ce que je peux faire en famille pour honorer leur mémoire. Ensuite si j’ai des impressions à donner sur la situation politique de mon pays, sur les fausses accusations dont j’ai été l’objet, j’en parlerai après ».

Rebondissement dans l’Affaire Dégli TPIR: La lettre envoyée au Greffe du TPIR par le Bâtonnier Pognon
Dans notre dernière livraison (F.S n°65), nous vous avons éclairé sur les derniers péripéties que connaît la fameuse affaire qui oppose Me Dégli au TPIR. Dans nos investigations nous sommes tombés sur les misères qu’on fait à l’avocat béninois Me. Pognon en le radiant à son tour du TPIR pour avoir pris la défense de Me. Dégli. Nous vous promettons, pour être complet à cette étape sur ce dossier, le contenu de la lettre qu’il a envoyé au Greffe du TPIR.

Nos enquêtes, évidemment se poursuivent pour vous donner chaque nouveau détail ou nouvelle révélation jusqu’à ce que justice soit faite.

SPORT Eliminatoires CAN/Mondial 2006 : 7e journée : Togo 4 - Zambie 1 Une rencontre inoubliable
Le match Togo-Zambie de dimanche dernier, c’est le genre de moment dont le public de Kégué s’habitude maintenant. Une odeur forte et sensationnelle. Un beau match, un gros score, une grande joie. 4-1 devant les Chipolopolo, les rivaux d’un groupe 1 des éliminatoires des CAN et Mondial 2006, désormais piloté par les Eperviers

Carrefour 434

Du jeudi, 09 juin 2005

Enfin la fumée blanche :  Edem Kodjo premier Ministre

  • Le choix de la raison…
  • Et si c’était  l’homme de la situation…

C’est le gros titre à la Une Carrefour avec un portrait géant de Edem Kodjo,  nouveau Premier ministre.

En page intérieure (P3), le journal scinde le titre en deux articles séparés : 

Le Premier ministre du Togo enfin connu : Et si Edem Kodjo était l’homme de la situation… 
Tout en reconnaissant que la mission confiée au nouveau premier ministre est lourde, tant les appréhensions sont terribles au Togo, notre confrère pense que c’est l’homme de la situation étant donné qu’il «  n’est pas l’homme à fuir les défis ».

« Le Togo au tissu social en délabrement a besoin d’un pont entre les différentes sensibilités politiques. Or, Edem Kodjo connaît autant le pouvoir et l’opposition, ainsi que les hommes qui les animent. A propos de l’apaisement des cœurs et la réconciliation nationale qui sont actuellement à la mode, l’honnêteté recommande de reconnaître à Edem Kodjo la paternité du ‘’grand pardon’’ qu’il prône depuis 1990, avant la conférence nationale souveraine dont il fut d’ailleurs un des acteurs de premier plan », écrit le journal. Avant de souhaiter courage et bonne chance au nouveau premier ministre, le journal rappelle sa « longue, variée et riche » expérience politique en n’oubliant pas d’évoquer « l’acuité de son intelligence, ses talents d’administrateur et d’économiste hors pair, ses facultés de diplomate chevronné, son carnet d’adresse bien rempli »  

Edem Kodjo premier ministre : Le choix de la raison…
« Cette décision du nouveau président fera certainement grincer les dents mais c’est tant pis, car on ne peut indéfiniment attendre les ânes de Buridan. Tout togolais de bonne foi doit se réjouir de ce choix de la raison car le contraire, serait tout simplement sacrifier la compétence à des nécessités politiques » écrit notre confrère qui se répand à chanter les mérites de Edem Kodjo    

Pourquoi la Coalition a raté la primature : les raisons La Coalition pose des préalables, le pouvoir dit ‘’niet’’
Titre le journal qui publie la plateforme de la Coalition. A propos du choix de Edem Kodjo dont la nomination vient de porter un coup à l’idée de gouvernement d’union nationale, il y a lieu, selon le confrère, d’attendre  « les réactions des chefs d’Etat, surtout Obasanjo, qui ont reconnu l’élection de Faure à condition qu’il compose avec la Coalition de l’opposition radicale »  

Messan Agbéyomé Kodjo libéré sur intervention de Faure : Magnanimité présidentielle ou correction de l’abus du pouvoir du parquet Général ?
S’interroge de son côté Carrefour  pour qui, la libération de M. Agbéyomé Kodjo n’est pas un geste de magnanimité du nouveau président comme on tente de le faire croire mais une correction d’un abus d’autorité du procureur général.  « Faure ne vient que corriger un abus de pouvoir du procureur général contre la personne de Agbéyomé Kodjo », souligne t-il  

Crocodile

 

Le Canard Indépendant 54