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Amerding, une solution
familiale:
" De source proche de la Coalition, on
suppute que l’UFC également est en
contact discret avec le RPT, pour faire
nommer Eric Amerding. Mais comme les
deux autres, l’UFC n’a jamais eu le
courage de poser ouvertement le problème
au sein de la Coalition. On raconte que
déjà lors de la rencontre du 25 avril à
Abuja entre Faure Gnassingbé et
Gilchrist Olympio, ce dernier avait
proposé le nom de Eric Amerding qui
n’est autre que son beau-frère, au poste
de Premier ministre. ‘’ Gil ne sait pas
voir plus loin que dans son cercle
familial’’ peste un responsable de la
Coalition ".
C'est ce qu'écrit le Canard indépendant
(cliquez)
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Le
Combat du peuple
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N°500
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Du lundi, 30 mai 2005
Jeux et enjeux politiques au Togo: Vers la mangeoire Me Agboyibo, premier
ministre de Faure ou de la coalition ?
C’est le gros titre à la Une de notre confrère et dans l’angle droit une photo
de Me Agboyibo en costume sombre (debout entrain d’aller…) avec cette légende
‘’Me Agboyibo. Il arrive…’’. Selon notre confrère qui dit être mis sur la
piste, " plusieurs sources généralement bien informées font état de la
nomination imminente de Me Agboyibo au poste de Premier Ministre ". Pour le
journal, " la nomination de Me Agboyibo au poste de Premier Ministre reste un
acte politique important qu’il faut décrypter en essayant d’en cerner les
contours ". C’est pourquoi au regard de ce qui se passe au sein de la Coalition
après la rencontre avec Faure Gnassingbé, notre confrère se demande si la
coalition va survivre avec cette nomination.
Mais qu’à cela ne tienne, pour
le journal, la nomination de Me Agboyibo au poste de premier ministre " va
nécessairement permettre la clarification c’est-à-dire une nouvelle redéfinition
de la configuration du terrain politique. Car les partis qui vont rentrer au
Gouvernement ne pourront pas en même temps se revendiquer de l’opposition. Quand
on est au Gouvernement, c’est qu’on est au pouvoir. Et lorsqu’on est au
Gouvernement, il y a une discipline interne qu’il faut observer pour la bonne
conduite des affaires de la cité "
Et à l’endroit du futur
premier ministre, le journal dit : "nous tenons à dire à Me Agboyibo que s’il
accepte le poste, il sera le Premier Ministre de tous les Togolais. Comme tel,
il doit cesser les manipulations et les déclarations irresponsables. Il a
intérêt à ne pas se comporter comme Gbagbo. Le Togo a besoin de sortir de ses
difficultés et le Premier Ministre a l’obligation de travailler dans ce sens "
Rencontre Faure Gnassingbé – Coalition: Un sursaut patriotique: Le premier
ministre sera issu de la coalition

Fallait-il boycotter ou répondre à l’invitation de Faure Gnassingbé
avec l’essentiel des revendications que l’on a sous la main ? C’est en quelque
sorte la question que se pose le confrère commentant les points qui ont fait
l’objet des discussions entre la Coalition et M Faure Gnassingbé. " Le temps
presse et il faut aller très vite pour remettre le pays au travail. Et c’est ce
sursaut patriotique qui a poussé certains à saisir la balle au bond ",
estime le confrère. En tout cas, conclut-il, " ceux qui ont boycotté la
rencontre initiée par Faure Gnassingbé ont tort.
Violences politiques post électorales: La coalition de l’opposition et les
casseurs
Le confrère n’est pas d’accord avec l’opposition qui exige sans
distinction le retour des réfugiés alors que parmi ces "fuyards " se trouvent
naturellement des casseurs qui, selon lui, doivent répondre de leurs actes
devant la justice.
" S’il est impératif que les
Togolais qui ont pris la fuite regagnent le bercail, il est tout aussi impératif
que les casseurs répondent de leurs actes grâce à l’action d’une justice
exemplaire.
C’est trop facile de mettre
tout le monde dans le même panier. Ou la coalition assume la responsabilité des
casses ou elle dégage ses responsabilités et la justice prend le relais.
Il n’est pas normal que des
acteurs politiques qui réclament l’instauration de l’Etat de droit, soient
ceux-là qui encouragent l’impunité lorsqu’il s’agit de leurs militants. Il est
temps que la coalition se prononce clairement sur le sujet. Il s’agit pour la
coalition d’une œuvre de salubrité publique qui sera tout à son honneur ", écrit
le journal
Violences post électorales au Togo Bientôt la vérité La commission d’enquête
est déjà créée
" La commission nationale indépendante annoncée, pour faire la
lumière sur les actes de violence ayant marqué le dernier processus électoral au
Togo vient d’être effectivement créée. Elle se compose de dix membres issus de
plusieurs catégories socioprofessionnelles. On y trouve notamment un Avocat, un
magistrat, un médecin, un journaliste, des représentants d’organisations de
défense des droits de l’Homme, etc. Le souci majeur ayant conduit à la mise en
place de cette structure étant la recherche de la vérité, on est fondé de croire
que le critère ayant présidé au choix des membres tient plus de leur
personnalité et de leurs compétences intrinsèques que de toute autre
considération politique.
En pareil cas, la décence
voudrait qu’on laisse la commission faire en toute quiétude son travail, quitte
à se prononcer plus tard sur ses résultats. Malheureusement, certains
observateurs se permettent déjà des commentaires sur une structure qui n’a même
pas commencé à travailler. Un journal de la place était allé même jusqu’à
insinuer que le fait qu’un membre de l’opposition en fasse partie apporte une
présomption de crédibilité à la commission. Cette analyse est peu sérieuse et
fort déplacée lorsqu’on sait que la commission, dans son fonctionnement, n’est
pas une affaire de personnes prises individuellement, mais d’une équipe qui doit
fonctionner avec un esprit de collégialité, chacun ayant son rôle à jouer. Et ce
n’est pas parce que tel ou tel est de telle ou telle sensibilité politique que
les résultats du travail seront crédibles ou non ", écrit le journal avant de
publier le décret créant ladite commission.
Médias Pour le meilleur et pour le pire: Le Togo malade de sa presse
En tout cas, c’est ce que constate Le Combat du Peuple à
partir d’un certain nombre exemples. " Un exemple parmi tant d’autres :
lorsqu’un leader de l’opposition, pas des moindres, est atteint d’hémiplégie et
évacué et qu’un journal écrit que ledit leader se remet de ses ‘’malaises’’, il
faut reconnaître que ce journaliste se discrédite. Une hémiplégie même à son
stade le plus simple n’est pas synonyme d’un malaise. Ce n’est pas en banalisant
la maladie d’un opposant que le journaliste fait son devoir de vérité ",
mentionne le journal pour qui, " il est vrai que la presse ne peut pas être au-dessus
de la mêlée puisqu’elle est trop souvent dans la mêlée. Mais les journalistes,
sauf ceux qui, peut être, veulent se servir de la profession comme tremplin à
une carrière politique, doivent toujours avoir présent à l’esprit qu’ils ont le
devoir de vérité que même leur propre conviction politique ne saurait ignorée.
Le journaliste doit pouvoir
transcender certaines considérations et donner l’information même si cela doit
lui coûter de perdre des lecteurs "
Chronique: ‘’Le Combat du Peuple’’ refuse la démocratie de Mgr Kpodzro
Le Combat du Peuple qui dit, " avoir choisi de dire la vérité
quitte à faire pleurer " ses détracteurs, s’insurge ici contre le refus de
Librairie Pasteur, une structure de l’Eglise Catholique au Togo, de vendre ses
exemplaires parce qu’il avait dans l’une de ses précédentes éditions publié un
article critique contre certains actes posés par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro,
Archevêque de Lomé.
" En écrivant que ‘’Mgr
Kpodzro a désacralisé l’Eglise’’, nous ne faisions qu’exprimer notre opinion
sur une action précise posée par le prélat. Elle peut convaincre ou non, mais
c’est notre opinion. Si pour cette raison, une librairie dépendant de l’Eglise
Catholique refuse de vendre notre journal, chiche !
Mais comment un homme qui ne
supporte pas la moindre critique peut promouvoir la démocratie dans un pays ? La
démocratie n’est—elle pas le nid des débats d’idées ? On peut alors comprendre
pourquoi et comment la Conférence Nationale Souveraine présidée par Mgr Kpodzro
a dévié pour conduire le Togo dans l’impasse aujourd’hui. Les règles de la
démocratie sont faites pour les autres, pas pour soi-même. C’est peut-être ce
que veulent enseigner Mgr Kpodzro et les siens aux Togolais. Le Combat du
Peuple ne saurait l’accepter ", écrit notre confrère
Incroyable mais vrai Complicité, négligence ou laisser aller ? Le Palais de
Justice de Lomé victime de cambriolage
Le journal évoque ici ‘’le vol qualifié’’, pour emprunter
l’expression du procureur de la République, dont a été victime le palais de
justice de Lomé dans la nuit du mardi au mercredi 25 mai dernier et s’interroge
sur les tenants et aboutissants de cet acte de criminel et répréhensible.
Pourquoi a-t-on refusé, à
temps, de prendre des mesures de sécurité adéquates pour une institution aussi
délicate ? Surtout que ce n’est ni la première fois ni la seconde fois que le
palais de Justice reçoit la visite des voleurs ? Où étaient les agents de
sécurité en faction à tous les points névralgiques du Ministère de l’Intérieur
au moment du vol ? Le palais de justice n’étant pas comme une simple maison
d’habitation que n’importe qui peut maîtriser facilement alors, comment a-t-on
su que d’importantes sommes d’argent y sont gardées ? N’y a-t-il donc pas
complicité ? " |
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Motion d"information
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N°
306 |
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Du lundi, 30
mai 2005
Après une rencontre avec Faure Gnassingbé: Le CAR, la
CDPA, le PSR et l’UDS-Togo pour un gouvernement de consensus avec un Premier
Ministre issu de la Coalition
Commentant les points qui ont fait l’objet des discussions entre quatre partis
de la Coalition et M. Faure Gnassingbé le 27 mai dernier à la présidence de la
République et fort de ce que "l’UFC et le reste de la Coalition peuvent
difficilement se mettre d’accord aujourd’hui autour d’une même vision de
l’avenir du Togo et donc, d’une même stratégie de sortie de la crise ", Motion
d’Information pense que " le moment semble venu pour chacun des acteurs
politiques, de prendre ses responsabilités devant l’histoire et devant le peuple
togolais. Désormais, une majorité s’est dégagée au sein de la Coalition pour
dire ‘’ oui ‘’ à un gouvernement comprenant toutes les sensibilités
politiques du pays à condition qu’un premier ministre soit désigné dans les
rangs de la Coalition et que ce premier ministre engage avec la classe politique,
les discussions en vue de parvenir à un accord politique de sortie de crise. La
balle est à présent dans le camp de M. Faure Gnassingbé et de ses faucons "
La Coalition au bord de la rupture Toute la vérité
sur une dislocation programmée
Titre Motion d’Information. Selon notre confrère, c’est à la
suite d’un débat la veille que cinq partis (l’ADDI, du CAR, de la CDPA, du PSR
et de l’UDS-Togo) sur les six ont accepté de faire le déplacement de la
présidence de la République. " Les cinq partis auraient alors décidé de ne pas
se déjuger et de répondre à l’invitation. Il reviendrait alors à chacun d’en
tirer les conséquences ", indique t-il
A propos des
arguments avancés par l’UFC pour décliner l’invitation, notre confrère indique
qu’en réalité, " les arguments de la non reconnaissance de M. Faure Gnassingbé
ou de sa légitimité seraient déjà dépassés tant au niveau de la Coalition qu’au
niveau de l’UFC elle-même " puisqu’on a appris qu’ à " la veille de la rencontre
d’Abuja, le mercredi soir, au cours d’une réunion entre les premiers
responsables de la Coalition, Gilchrist Olympio lui-même aurait demandé à ses
collègues de faire une croix sur le contentieux électoral et de tourner la page
pour concentrer l’essentiel des discussions autour de la formation du
gouvernement de transition. Le président national de l’UFC serait parvenu à
cette conclusion à la suite des rencontres qu’il a eues avec le président
Obasanjo à Abuja le 25 Avril puis à Genève peu avant le 19 Mai ".
Bien plus,
souligne le journal, " lorsque, avant la lecture du projet de communiqué final,
la question avait été posée par les Chefs d’Etat de savoir, si dans la salle, il
y avait une délégation qui ne reconnaissait pas M. Faure Gnassingbé comme
président de la République, personne au sein de la délégation de la Coalition
conduite par Gilchrist Olympio n’a levé le petit doigt ".
Pour le
confrère donc, " ni la reconnaissance de M. Faure Gnassingbé, ni la question de
la participation à un gouvernement d’union ou de transition ne semblent
constituer aujourd’hui la pomme de discorde au sein de la Coalition. L’enjeu
principal, c’est le poste de Premier Ministre. De sources proches du RPT, on
apprend que, lors de la première rencontre le 25 Avril à Abuja, Gilchrist
Olympio aurait ficelé un deal et proposé son beau frère Eric Amerding pour
occuper le poste de Premier Ministre, ce à quoi se serait unanimement opposé le
RPT. La vérité c’est que, trois partis se disputent le poste de Premier Ministre
et que personne au sein de la Coalition ne veut avoir le courage de débattre
ouvertement du sujet. Chacun veut dribler l’autre en créant des passerelles en
direction du RPT. Les problèmes d’accord politiques ne sont que des prétextes
évoqués par les uns et les autres pour mettre les concurrents en difficulté ".
En tout cas,
conclut le journal " le temps où tout ce que fait Gilchrist Olympio est
irréprochable et ne doit souffrir d’aucune critique semble révolu. La mort
d’Eyadema, la gestion calamiteuse de la candidature unique et les errements
d’Abuja constituent autant de donnes nouvelles dont chacun doit tirer les leçons.
L’heure n’est plus aux compromis boiteux qui déplacent les problèmes au lieu de
les résoudre. La Coalition a été créée pour gérer la candidature unique de
l’opposition. Il serait peut-être temps de faire le bilan et de fixer de
nouvelles perspectives "
Des manifestants togolais perturbent le petit déjeuner d’affaire entre Obasanjo
et le MEDEF à Paris

Selon le journal, ce compte rendu a été fait par un participant
anonyme
Suite aux mauvais traitements infligés aux réfugiés
togolais au Ghana: J.J Rawlings s’attaque à John Kufuor sur ses relations avec
Faure Gnassingbé
Le journal nous apprend que la situation déplorable dans laquelle
se trouvent de nombreux réfugiés togolais
dans les camps ghanéens, et ceci suite au refus catégorique du président Kufuor
d’installer des camps des réfugiés togolais sur son sol, " a révolté l’ex chef
d’Etat Jerry John Rawlings dont le parti a mis en garde le président Kufuor
contre ses relations avec Faure Gnassingbé "
En page internationale, Motion d’Information s’est intéressé aux
résultats du référendum de dimanche dernier en
France. Sous le titre, ‘’La France rejette
nettement le Traité constitutionnel européen Désaveu cinglant pour Chirac,
consternation dans l’UE’’ le journal, à partir des sources de l’AFP
et de RFI, rend compte des réactions suscitées par ce vote tant au sein de la
classe politique française qu’en Europe particulièrement au sein de l’UE
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Agni
l'Abeille |
N°
35 |
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Du mardi 31 mai 2005
Gouvernement de consensus: La Coalition exige la primature, L’UFC se démarque de
cette démarche
Titre notre confrère à propos
des propositions faites par la délégation des quatre partis lors de la rencontre
avec M. Faure Gnassingbé ainsi que de la réaction de l’UFC au sujet de cette
rencontre
Panique au sein du système RPT: Afin d’honorer ses engagements Faure veut tirer
un trait sur les vieux barons du RPT
Souligne le journal. Notant que depuis la démission de Faure
Gnassingbé à la présidence de la République sous pression, la vieille garde que
sont les barons continue de faire les pieds de grue pour se maintenir à leur
place, Agni pense que " si le président Faure veut bien prouver au peuple
sa bonne foi et gagner sa confiance afin de bien jouir de son mandat (même
contesté) il doit cesser d’écouter ses vieux barons conseillers du RPT. Il doit
aider le peuple à avoir confiance en lui en adoptant un esprit de partage du
pouvoir et ranger son orgueil hérité du vieux système RPT, dans les placards "
Violences post-électorales à Anèho: Des réfugiés livrent leurs témoignages
Le journal publie sous ce titre un
article du journal ‘’Le Monde’’
Commission d’enquête nationale: Un compatriote critique le choix de Joseph Kokou
Koffigoh
C’est la réaction d’un togolais résident en France, un certain Jacob
Ata-Ayi à la nomination de l’ancien premier ministre à la tête de la commission
d’enquête sur les événements post-électoraux.
" Est-ce une provocation à
l’endroit du peuple souverain, ou une opération cynique ? ", se demande ce
compatriote pour qui, " choisir un ancien premier ministre d’Eyadema, discrédité,
en qui le peuple n’a aucune confiance pour présenter un rapport moral " est un
acte qui " semble défier le bon sens de tous les togolais épris de paix, de
liberté, et réveille en tout togolais, le ‘’mauvais souvenir’’ de la mort
d’un jeune regretté et talentueux togolais "
Pour accompagner la democratization: 12 organisations de la diaspora exigent un
Administrateur des Nations Unies pour le Togo
Le journal publie un mémorandum qui expose la position de la société
civile et de la diaspora sur la situation qui prévaut au Togo
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Le
Regard |
N°
443 |
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Du mardi, 31 mai 2005
Faure Gnassingbé sensible aux propositions de la
Coalition
C’est ce que titre à la Une Le Regard à propos de la rencontre du 27 mai
et les propositions de la délégation des quatre partis membres de la Coalition.
S’agissant de la démarche et
des propositions faites par la délégation des quatre partis politiques de la
Coalition, le journal souligne que " la bonne volonté manifestée par la
délégation de la Coalition nonobstant la résistance de l’UFC met le RPT et Faure
Gnassingbé devant leur responsabilité. Soit ils acceptent la proposition quitte
à décevoir les extrémistes du régime soit ils la rejettent en donnant ainsi
raison à ceux qui s’opposent à l’entrée des opposants au gouvernement ". Mais,
pour le confrère, " il est clair que Faure Gnassingbé, contrairement aux
mécontents de son bord politique, n’a aucun intérêt à isoler la Coalition ni à
entretenir ou en tout cas, à s’engager dans une voie qui la discréditerait ".
A propos du communiqué du
leader de l’UFC qui menace de tirer les conséquences si la stratégie d’union
devait contrarier ‘’ les intérêts des populations togolaises’’, le
journal se indique : " le problème est de savoir entre Gilchrist qui vit en exil
et qui se contente de brèves apparitions à Lomé et les autres leaders qui vivent
la réalité avec les populations, qui sont ceux qui sont à même de défendre
l’intérêt de celles-ci ? Certains estiment que Gilchrist Olympio devrait être
plutôt reconnaissant à l’endroit de Me Agboyibo et au Professeur Gnininvi
d’avoir digéré et supporté les conséquences de ses déclarations tapageuses et
maladroites depuis la mise sur pied de la Coalition "
Pour le confrère, " ayant
fondé sa popularité sur la rivalité permanente entre lui et le régime qui a fait
de lui un mythe en le présentant comme un adversaire redoutable, Gilchrist se
démythifierait s’il s’engageait dans une voie de compromis avec le fils. Il a
tout intérêt à rester à l’extérieur du pays pour s’occuper de ses affaires à
travers le monde tout en se chauffant de son titre assez flatteur d’opposant
emblématique , figure de proue , opposant historique et bien d’autres
encore. Mais, pourra-t-il maintenir cette image d’opposant incontournable s’il
s’engage dans un conflit ouvert avec les autres membres de la Coalition ? ".
En tout cas, conclut le
journal " il lui faut montrer qu’après ‘’ trois victoires sans succès’’, il est
à même de faire balancer les rapports de force de son côté "
Quel Premier ministre pour faire quoi ?
Se demande mon confrère convaincu qu’un ministre dans la constitution actuelle
n’aura aucune marge de manœuvre.
" Mais au-delà de la
personnalité à nommer, le poste de Premier ministre n’est qu’une coquille vide,
un titre honorifique parce que la Constitution issue du ‘’ toilettage’’
fait de lui un simple coursier du chef de l’Etat. En un mot, il n’est que le
Premier des ministres par ordre protocolaire. Mais dans le contexte actuel, il
faut s’interroger à savoir s’il sera demandé à ce Premier ministre de n’avoir
qu’à aider le chef de l’Etat à appliquer son programme ", souligne le confrère
qui pense que c’est ici qu’un accord politique a tout son sens pour déterminer
le contour des actions de ce premier ministre car " s’il faut s’en tenir à la
constitution, on n’avait pas besoin d’aller jusqu’à Abuja pour exiger que
l’opposition soit représentée au gouvernement "
Zarifou Ayéva révèle sa conception du gouvernement d’union

Indique le journal qui revient ici sur les propos que le président du
PDR a tenus au sortir d’une rencontre avec Faure Gnassingbé dans le cadre de ses
consultations pour la formation du gouvernement d’union nationale.
" Il a déclaré comme un
disciple de Faure que le ‘’ gouvernement d’union est la seule porte de sortie
de la crise au Togo’’. Mais là où le bât blesse, c’est que Zarifou Ayéva qui
avait fustigé la Coalition parce qu’elle avait désigné son candidat unique s’est
permis de dire qu’ ‘’ il faut éviter de poser des conditions ‘’, allusion
faite aux conditions de la Coalition pour sa participation au gouvernement
d’union. Preuve que le Président du PDR est toujours égal à lui-même.
Ce qui est aussi sûr, c’est
que cette détermination de Zarifou Ayéva à toujours s’en prendre aux partis de
la Coalition ne fera que semer l’instabilité gouvernementale si jamais il se
retrouvait au gouvernement avec ses ennemis de toujours " souligne le journal
pour qui, " si comme, osent le penser, certains chefs d’Etat à l’instar de
Olusegun Obasanjo le gouvernement d’union a pour finalité ‘’ de calmer les
tensions et ramener la paix dans ce pays’’, il ne faut pas compter sur
Zarifou Ayéva et les extrémistes du RPT qui ont plutôt intérêt à ce que la
situation s’envenime davantage "
La ‘’ mangécratie’’ comme solution à la crise togolaise
En tout cas, c’est ce que pense Le Regard avec cette histoire
de gouvernement d’union qu’on tente d’imposer au président élu. Et " tout
naturellement, les ‘’ mangécrates’’ qui espéraient cette occasion parce
que ne pouvant jamais s’affirmer par des élections font leur ‘’ échauffement
ventral’’ mettant leurs papilles gustatives à rude épreuve. C’est pourquoi
tous ces partis fantaisistes qu’on ne voit pas quand il y a élection gesticulent,
qui pour saluer l’idée de gouvernement d’union, qui pour faire des salamalecs au
nouveau Président en vue d’avoir une place au soleil, place qu’ils n’auront
jamais à travers des élections.
Certains souhaitent et se
battent même pour que d’autres soient disqualifiés afin qu’il y ait suffisamment
de place à leur distribuer. Et comme au pays des aveugles les borgnes sont rois,
des particules comme le RSDD de Harry Olympio qui a eu un score voisin de zéro à
la présidentielle et qui a même été battu par le candidat Lawson qui s’est
retiré, aussi bombe le torse devant d’autres particules comme le MOCEP ou encore
la JUVENTO du vieillard Abalo Firmin qui devrait se tailler une place au musée
national " écrit le journal
En outre, souligne t-il, " ceux
qui sont pressés d’entrer au gouvernement tout naturellement ne pourront jamais
comprendre l’hésitation des membres de la coalition devant la mangeoire parce
qu’il s’agit ici, de savoir entrer au gouvernement tout en s’assurant de sa
survie politique. Ceux qui espèrent demain solliciter le suffrage des
populations sont obligés de faire des calculs parce qu il ne sert à rien de
bouffer pour quelques mois et ne plus pouvoir obtenir l’adhésion de son
électorat traditionnel "
Le Col. Yoma Djoua remis en liberté et ramené à Lomé

Le journal nous apprend que " Narcisse Yoma Djoua a recouvré la
liberté dimanche dernier et a été ramené à Lomé, après avoir passé plus de dix
ans à la prison civile de Kara "
Voici ce que le Regard a compilé dans sa rubrique "ça
vous regarde"
PROMOTIONcontroversée
Tous les Togolais ont appris, il y a quelques semaines, que M. Charles
Debbasch qu’on ne présente plus, a été jugé et condamné en France, à une peine
privative de liberté et à une amende, pour abus de confiance. Ce juriste
français qui était au service du régime RPiTeux depuis des années et qui
séjournait dans notre pays au moment de sa condamnation n’a pas daigné se rendre
à la justice de son pays. Un mandat d’arrêt a été donc lancé contre lui.
Depuis, on a commencé à
chercher à savoir l’attitude qu’allait adopter le pouvoir en place. Alors que
certains pensaient que les nouvelles autorités du pays allaient faire en sorte
que Charles Debbasch retourne répondre de ses actes devant la justice de son
pays, c’est un décret qui vient d’être pris pour le bombarder au poste de
conseiller spécial à la Présidence de la République. Une sorte de promotion pour
un délinquant en col blanc.
C’est vrai que le régime
RPiTeux doit beaucoup à Debbasch. Mais cela suffit-il pour prendre un acte que
certains qualifient déjà de recel de malfaiteur ? Là est la question.
ET VOICI LA COMMISSION
D’ENQUÊTE !
Comme annoncée au lendemain de la prise de fonction de Faure Gnass, une
commission nationale indépendante d’enquête vient d’être mise sur pied pour
faire la lumière sur les violences qui ont émaillé le processus électoral
d’Avril dernier, établir les responsabilités et soumettre les coupables aux
rigueurs de la loi.
On ne peut que souhaiter que
cette commission fasse son travail en toute quiétude et produise un rapport sans
complaisance afin que tous les Togolais sachent qui a fait quoi dans cette
affaire. Malheureusement, dans certains milieux, on s’inquiète et on doute de
l’impartialité dont devra faire preuve cette commission pour jouir d’un minimum
de crédibilité. On justifie ces craintes par le fait que, avant qu’ils ne soient
membres de cette commission d’enquête, et avant même qu’une quelconque
investigation ait été menée, des individus qui siègent au sein de la commission
d’enquête ont publiquement désigné des partis politiques ou leurs militants,
comme ayant détruit des biens et incendié des maisons dans certaines localité du
pays.
Nous ne doutons pas de la
qualité de la commission en tant qu’entité. Mais étant donné qu’elle est
composée d’hommes venus, pour certains, avec des préjugés, on peut s’attendre à
tout.
CES PARTICULES QUI
S’AGITENT
Si le Timonier n’avait jamais réussi à rassembler toute la classe politique
togolaise autour de lui, alors que, à chaque occasion, il exprimait l’ardent
désir de voir un gouvernement de large union au Togo, c’est par la faute de
certains de ses collaborateurs et de certains particules qui gravitent autour du
RPuTain. Aujourd’hui que le fils a pris la place du père, les mêmes individus
recommencent les mêmes manœuvres.
L’une des préoccupations
majeures du nouveau pouvoir aujourd’hui, est la mise en place d’un gouvernement
d’union nationale avec la participation de toutes les tendances politiques. Mais
à peine le chef de l’Etat a-t-il commencé ses consultations et que les uns et
les autres émettent leurs opinions, que des " particules- satellites " du
genre MOCEP, RSDD et JUVENTO s’agitent, comme si leur seule opinion
devrait déterminer le cours des événements au Togo.

Le comportement et les propos
de certains individus et partis politiques convainquent dans le sentiment qu’ils
ont peur de voir l’opposition rentrer au gouvernement comme le souhaitent les
nouvelles autorités du pays. Et comme ces propos sont largement diffusés par les
médias publics, certains pensent qu’ils sont en mission commandée. En tout cas,
comme nous l’avons toujours écrit, Faure Gnass à beaucoup à faire pour créer une
relation de confiance au sein de la classe politique togolaise.
SOS, ROIS EN DANGER
Alors que les populations togolaises et des communautés étrangères
s’indignent et se désolent des événements qui s’étaient déroulés au Palais royal
Lolan à Anèho pendant la dernière élection présidentielle, les chefs
traditionnels et les rois du pays se barricadent derrière un silence
assourdissant, coupable ou complice. Peut-être que, à leurs yeux, ce qui s’était
passé était normal ou ne méritait aucune attention particulière.
Mais au sein de l’opinion,
certains soutiennent que ces faits sont graves et démontrent, si besoin était,
que nos chefs et surtout nos rois sont en danger au Togo. Aujourd’hui, c’est
Anèho qui est frappé. A qui le tour demain ?
UN POUVOIR PEU CONVAINCANT
Au cours d’une mission effectuée dans certaines localités à l’intérieur du
pays pour rencontrer les populations suite aux violences survenues dans notre
pays après l’élection du 24 avril dernier, une délégation ministérielle conduite
par Foli-Bazi Katari de la justice assurant l’intérim de l’intérieur a déclaré
avoir appris par médias interposés, que les Togolais continuent à partir pour
l’exil.
Une fois encore un appel a été
lancé afin que tous ceux qui ont fui le pays reviennent vivre chez eux.
Nous l’avons déjà écrit. En
réalité, il n’y a aucun obstacle à ce que les réfugiés regagnent le bercail.
Aucun de nos compatriotes vivant dans la précarité des camps de réfugiés
aujourd’hui n’est parti avec la joie au cœur. Ils ont tous été contraints de
prendre la fuite pour échapper aux coups de bâtons et aux balles réelles. Si au
lieu que les exilés rentrent au pays c’est plutôt la liste des départs qui
s’allonge, cela veut tout simplement dire que le pouvoir en place n’est pas
convainquant. Dans les camps d’exilés, on attend que le pouvoir en place donne
de sérieuses garanties que plus jamais, les populations ne subiront le sort qui
a été le leur au lendemain de l’élection du 24 avril. Malheureusement, au moment
même où on attend ces discours d’apaisement, ce sont certains journaux se
réclamant proches du pouvoir qui justifient la violence militaire. Autant
demander à tout le monde de foutre le camp !
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Le
Point de la Semaine
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N°
35 |
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Du mercredi, 1er
juin 2005

Revue de la situation togolaise par Afrique Magazine: Faure peut-il s’en sortir
?
’Les intentions de réformes et autres proclamations de bonne foi
de Faure Gnassingbé sont prises entre une armée tribale et politisée, et une rue
en colère ...’’ Lit-on à la Une de notre confrère
avec dans l’angle gauche la photo du chef d’Etat major général des FAT le Gal
Zakari Nandja et dans l’angle droit un manifestant en colère avec une machette
en main
Méli-mélo et Branle-bas au sein de l’opposition radicale:
Le gouvernement
d’union nationale divise la Coalition
Titre notre confrère. Parlant de ce ‘’méli-mélo
et branle-bas’’ que l’on observe au sein de la coalition, le journal indique qu’
" au-delà de ces supputations et appréhensions, se dégage la grande
problématique des réels programmes de l’UFC pour le pays.
Entre contestation de
légitimité et autre demande d’accord politique, quelle véritable alternative
propose l’UFC de Gilchrist Olympio pour une sortie de crise ? La supposée
défection de quatre partis de la Coalition désarme-t-elle de facto, l’UFC de son
projet d’avenir pour le pays ? En 1998 tout comme en 2003, l’opposition est
allée en rang dispersé aux divers scrutins présidentiels et non dans le cadre de
Coalition. L’UFC a toujours réclamé la victoire, mais n’a malheureusement jamais
pu la gérer en son compte. A l’observation, autant d’exemples montrent que le
temps du réalisme politique urge plus que jamais et l’UFC a intérêt à se
départir des envolées lyriques, des querelles internes de bas étage autres
réactions enthousiastes pour véritablement indiquer la voie à suivre si jamais
réellement elle en dispose à proposer "
Nomination de Villepin à Matignon La Gauche dénonce ‘’une provocation’’
Le journal publie les réactions des militants de la Gauche à cette
nomination
Dans
sa rubrique intitulée En
phase,
notre confrère écrit :
Quelques bonnes semaines nous éloignent déjà du non moins décrié spectre
sociopolitique qui a marqué d’un sceau indélébile, la subite disparition de
celui qui a durant plus de trois décennies, régné sans partage sur le petit
rectangle qui n’a pas fini de faire la une des éditions de journal. Désormais,
chaque jour qui passe est marqué par un spectre particulier. Après la guerre de
front se présente la guerre des tranchées. La première n’en a été du reste qu’un
autre combat de tunnel qui cachait mal son nom. D’un scrutin contesté, le temps
est à présent aux négoces et aux compromis. Mais à peine a-t-on pu définir les
réelles bases du compromis que déjà, de part et d’autres naissent des camps
retranchés de surenchères et autres querelles souterraines. Ici, on promet
l’enfer aux éventuels alliés de la " compromission " et de la caution du
chaos. Là, on ne jure que par l’étendard de l’éternelle mais peu laborieuse
virginité rendue infructueuse par les tares de son principal tenant. Plus loin,
on semble loin, bien loin, de se " décroter " de la décennale
habitude à s’ouvrir au consensus et à la concession. Voilà donc qui offre un
spectacle féerique où il semble n’y avoir, de place que pour des marsiens et
autres terminators jamais compris des autres. C’est pourtant une vieille
habitude togolaise destinée à répondre par l’affirmative à l’idée que, de tout
temps, des hommes et des femmes de ce petit rectangle ont été en phase avec un
manichéisme anachronique et redondant qui ne conduit souvent qu’à la perte des
repères et à la navigation à vue. Bientôt, les Togolais se remettront en phase
avec leurs habitudes séculaires. D’ici là, ils attendent que soit connu l’objet
du débat manichéen. D’ici là, la République est comme en veilleuse, et quand
viendra l’objet du curieux débat, la République elle, sera simplement ignorée.
Dans
sa rubrique FLASH COKTAIL,
le journal a rassemblé les
éléments suivants:
Agbéyomé,
le prisonnier oublié
L’ex Premier Ministre, Agbéyomé Kodjo est
toujours oublié et gardé à la prison de Kara sous la haute surveillance des
hommes en képi rouge. Le 10 mai dernier alors que le délibéré était en faveur
d’une libération du prévenu, le procureur général avait trouvé certains aspects
de la procédure judiciaire non conformes, selon lui, et donc a jugé que par
" son " appel il pouvait " punir " M. Agbéyomé pour que celui-ci
purge encore quelques semaines en prison. La date de l’audience suivante n’avait
pas été retenue et tout le monde est dans l’embarras d’une affaire qui risque de
durer encore des jours pendant que le prévenu ne jouit que d’une santé
grabataire. Aujourd’hui l’affaire Agbéyomé ne semble plus préoccuper personne
car les politiciens ont malheureusement occupé le terrain pour d’autres semaines
Et voici le
troisième séisme en France !
Nicolas Sarkozy est en France, l’un des
responsables politiques qui ne taille pas dans la langue de bois. Quelques jours
avant le référendum sur la Constitution européenne il disait en termes clairs
ceci lors d’une intervention télévisée : " Je dis aux Français qui nous
regardent : peut-être que vous êtes mécontents, peut-être que vous avez envie de
renverser la table, mais ne la renversez pas sur vous, et surtout ne prenez pas
l’Europe en otage ". Son analyse de la montée et de la victoire du
" NON " se justifie car " Ça n’a rien à voir avec l’Europe, ça a à voir
avec un climat économique, social, avec une inquiétude qui existe en France et à
laquelle il faudra répondre. Il faut changer notre manière de faire de la
politique ". Depuis 2002 le président de l’UMP a dénombré trois séismes qui
étaient tout de même prémonitoires pour la situation actuelle. Il y avait eu le
séisme adressé à la gauche le 21 avril 2002 quand Le Pen se gonflait devant
Lionel Jospin; il y a eu celui des régionales adressé à la droite en mars 2004
et la victoire du non en est le troisième malheureusement. La question
aujourd’hui c’est ce qu’il faut faire des vingt-deux mois qui restent du
quinquennat de Jacques Chirac !! " en fin de règne désastreuse presque car le
Président est désavoué par le pays qui l’avait pourtant réélu à 82 % en 2002 ".
Un confrère a même écrit dans son éditorial que " La place de Jacques Chirac
dans l’Histoire va être à jamais marquée par cette date du 29 mai 2005. Peu
glorieux ".
Des voleurs
opèrent au tribunal de Lomé
Cette fois ils ne sont pas allés connaître leur sentence mais pour accomplir ce
pourquoi on les condamnerait sans sursis, c’est-à-dire à opérer un vol à main
armée au tribunal de Lomé. Ils s’en sont sortis avec un gros magot d’une valeur
de 5 millions appartenant à des plaignants, dit-on. Les voleurs ont doublement
volé les juges : non seulement ils ont continué à échapper à cette justice et
donc considérés comme des professionnels mais ils ont opéré cette fois au
parquet même, à la barbe des juges excédés par le sommeil de la nuit. Avec cet
acte, qui a lieu dans la maison des sentences, les juges pourront désormais
constater l’habileté avec laquelle les voleurs opèrent et la facilité avec
laquelle la justice rend des jugements parfois considérés comme fantaisistes. Et
si l’on s’amusait à imaginer la sentence aux opérateurs de ce vol au palais de
justice ! Un casse-tête?
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La Dépêche
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N°273 |
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Du mercredi, 1er
juin 2005
Quand l’UFC Cherche la lune
Le journal fustige l’attitude de l’UFC qui, dit-il, " ressemble
curieusement à celle du Parti communiste français qui, dit-on, possède le
plus grand nombre de militants dans le pays mais n’arrive pas à parvenir au
pouvoir ".
" L’UFC bien que populaire
est toujours insatisfaite, toujours insatiable… On a l’impression que ceux
qui ont créé ce parti politique se seraient assignés un but bien précis :
passer le temps à importuner le pays par des futilités. Cette situation est
vérifiée après chaque élection présidentielle à laquelle ce parti prend
souvent part. Cette politique de l’UFC, faite d’éternelles réclamations
intempestives, s’adresserait le plus souvent non pas aux Togolais mais à
l’opinion dite internationale à laquelle, l’UFC cherche toujours à prendre
pour témoin ", mentionne le journal. En tout cas, pour le confrère, il est
temps que le parti de Gilchrist réfléchisse et abandonne sa politique de
refus car cela y va de son avenir.
Une victoire diplomatique pour le Président FAURE:
L’UA lève ses sanctions contre le Togo
" Après la Francophonie qui a repris sa coopération avec Lomé le
8 avril 2005, après la reconnaissance internationale unanime du sérieux et
de la crédibilité du scrutin du 24 avril 2005, la levée de la suspension de
l’UA, le Président Faure remporte une victoire diplomatique de taille ",
écrit le journal visiblement satisfait de cette décision
Réfugiés togolais au Bénin Manipulation,
désinformation et marchandage

En tout cas, c’est ce que pense La Dépêche qui ne comprend
pas que après " la normalisation de la situation avec la reprise générale
des activités économiques " l’afflux des togolais vers les pays voisins
continue. " L’économie de nuit a aussi repris avec des bars et les boites de
nuit qui grouillent de monde très tard dans la nuit. Dès lors on ne comprend
plus ce qui se cache derrière les prétendus afflux des Togolais au Bénin ",
écrit le journal pour qui, "en réalité, les milices de l’opposition qui ont
fui en direction du Bénin et du Ghana d’où la plupart sont originaires, font
l’objet de manipulation, de désinformation et de marchandage honteux. Si non
comment comprendre que les leaders de l’opposition qui circulent en liberté
dans le pays rencontrent qui ils veulent puissent sans sourciller exiger
comme revendication la sécurité pour ses militants. Quelle sécurité ? "
Et toujours dans sa
tentative de justifier les causes de ces départs massifs, le journal nous
apprend selon des sources dignes de foi que " les forces démocratiques
c’est-à-dire l’opposition s’apprêtent à lancer dans les jours à venir, une
attaque d’envergure pour chasser le RPT et son armée du pays. Pour cela
Gilchrist a rapatrié son argent déposé dans les banques européennes pour
acheter des armes et les mercenaires Libériens et Sierra léonais. Et ceux-ci
sont déjà à Lomé et n’attendent que l’ordre du seigneur Gilchrist pour
‘’ Libérer’’ le pays avant que les soi-disant réfugiés puissent rentrer ".
Donc, selon le confrère, c’est ces rumeurs alarmistes qui jettent les
togolais sur la route de l’exil
La Coalition en crise !
La Coalition est en crise parce que, selon le journal, d’une part
son candidat malheureux Bob Akitani a été évacué le 19 ami à Paris pour
raison de santé, ensuite la dissonance notée au sein des représentants de la
Coalition lors du sommet d’Abuja où, dit-il, les leaders ont avancé des
chiffres contradictoires sur le nombre de victimes des violences post-électorales.
" Si la crise qui couve
depuis longtemps venait à éclater au grand jour avec l’absence de l’UFC au
sein du gouvernement d’union nationale nous assisterons alors à une
recomposition de l’échiquier politique national.
Il y aura d’un côté le
RPT, l’opposition modérée à laquelle viendra s’ajouter la tendance modérée
de la Coalition et de l’autre l’UFC isolée à cause de son extrémisme ",
mentionne le journal
Me Agboyibo pressenti Premier ministre

La Dépêche indique que de sources proches du RPT, le
leader du CAR serait en bonne position pour occuper le poste de premier
ministre.
" Me Agboyibo, figure
emblématique de l’opposition togolaise va abandonner la politique du
pourrissement de l’UFC de Gilchrist Olympio, son allier pour se mettre sur
le chemin de la recherche d’une solution de sortie de crise ", souligne le
journal qui se réjouit de ce que " les quatre partis de la Coalition ont
pris leurs responsabilités en se rendant au palais de la Présidence pour
rencontrer son excellence Gnassingbé |
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Forum
de la Semaine |
N°64 |
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Du jeudi, 02 juin 2005
François Boko rompt le silence depuis son exil :
" A mes frères d’armes, je leur demande de croire au rendez-vous avec la patrie
pour une aube nouvelle "
Lit-on à la Une de notre
confrère qui publie en page intérieure (p.3) le message de remerciement que
l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité a adressé à ses frères
d’armes, à toutes les bonnes volontés et à la communauté internationale qui se
sont dépensé pour favoriser son exfiltration,
L’UA
désigne un envoyé spécial pour le Togo: La nomination de Kenneth Kaunda mal
perçue par le pouvoir
Titre le journal qui indique que " si au sein de l’opposition c’est une
satisfaction totale qui prévaut, ce qui a poussé ses leaders à adresser une
lettre de remerciement aux présidents Obasanjo du Nigeria et Konaré de la
Commission, dans le cercle du pouvoir l’initiative de l’UA est perçue comme
‘’ surprenante’’. Selon les tenants de l’ordre ancien qui croient avoir tout
‘’ confisqué’’ avec la complicité de la communauté internationale,
‘’ le Togo n’est pas au bord de la guerre civile. Au contraire. On assiste à un
retour à la normale depuis plusieurs semaines. Mieux, des discussions se
déroulent actuellement entre le pouvoir et l’opposition pour la formation du
gouvernement d’union nationale appelé de ses voeux par le président de la
République. Gouvernement dont on pourrait connaître la composition la semaine
prochaine. Et c’est justement la semaine prochaine qu’est censée débarquer la
délégation de l’Union africaine’’ n’hésite –t-on pas à déclarer tout en se
posant des questions sur l’utilité de cette mission ".
Et notre confrère de saluer le
choix de cette personnalité emblématique de la lutte pour les indépendances en
Afrique qui, selon lui, est " est la résultante des turpitudes d’une France qui
se cherche toujours en Afrique et qui pense que ce ‘’ continent n’est pas mûr
pour la démocratie’’ ".

Médias : pour la diversion et la manie de la grosse tête Le Togo malade de sa
presse
Dans son édition N° 500 (plus haut) Le Combat du Peuple a publié un
article intitulé Médias Pour le meilleur et pour et pour le pire Le Togo
malade de sa presse. Dans cet article, le confrère s’en était pris à
Forum de la semaine pour avoir publié une information sur la santé de Bob
qui, selon lui, discrédite la corporation. Du berger à la bergère, Forum de
la semaine réagit à cet article pour, dit-il, s’acquitter de ce devoir de
VERITE et remettre les choses en ordre.
" Lorsque le quidam qui se donne
des airs de journaliste arrive à ce stade, il devient un danger pour la
corporation.
Il devient ‘’ El Professore’’,
administrant à qui veut l’entendre ses compilations de citations récupérées dans
de ‘’ gros livres’’ de cours magistraux de déontologie journalistique. Il
fait de la diversion.
Nous nous connaissons tous dans
la presse togolaise : nos manquements, nos bassesses, notre moralité et nos
niveaux intellectuels. Il y a ceux qui font du journalisme et ceux qui font ce
que le commun des Togolais appelle le ‘’ Bitos’’. Cela ne gêne personne.
Mais quand, en manque patent de thèmes à développer pour les lecteurs, cette
deuxième catégorie se jette en vaine conjecture, cherchant la petite bête ou
elle n’est pas, il faut s’acquitter d’un devoir de VERITÉ et remettre les choses
en place.
Le français, le principal
support du journaliste togolais est ce qu’il est avec sa syntaxe et sa
sémantique. Ce n’est pas un baragouin d’un peuple primaire. Il se comprend
aisément. Tenez par exemple le mot ‘’ malaise’’ : il se définit comme
‘’ sensation pénible d’un trouble’’. Il peut s’agir de ‘’ trouble
neurologique’’, de ‘’ trouble des centres moteurs’’, …d’ ‘’hémiplégie’’.
Ainsi donc, un journal qui écrit qu’un leader de l’opposition, pas des moindres,
atteint d’hémiplégie et évacué se remet de ses ‘’ malaises’’ n’est en
rien dans l’erreur. Le journaliste ne se discrédite point. Au contraire c’est
celui qui pour des raisons inavouées veut le noyer qui se discrédite gauchement.
Il doit retourner à ses cours de vocabulaire. Ce n’est pas en dramatisant la
maladie d’un opposant que le journaliste fait son devoir de vérité. Une
hémiplégie même à son stade le plus aggravé est synonyme d’un malaise. Nous
pouvons aligner des exemples de ce genre de confusion intéressé. Mais ce n’est
pas le but de cet article.
Notre préoccupation, c’est de
tirer la sonnette d’alarme. Il y a au sein de la presse togolaise des pyromanes
qui fluctuent au gré de leurs intéressements dans des écrits désobligeants. Hier,
ils prêtaient des propos fantaisistes aux leaders d’opinion, traitaient d’ ‘’ imbéciles’’
d’autres ; aujourd’hui ils vilipendent sans retenue les acteurs politiques, les
taxant de tous les maux, forts d’appuis occultes. Ils ne font pas honneur à la
profession "
Devoir de VERITE : Parlons-en ! Pourquoi Lucien MESSAN se prend-il pour le
meilleur journaliste du Togo ?
Se demande le directeur de publication de Forum de la semaine
qui revient aussi sur l’article du journal Le Combat du Peuple pour
dénoncer le comportement de Lucien Messan, directeur de la rédaction qui s’érige
en donneur de leçons de déontologie journalistique au Togo.
" Dans sa parution n° 500 du 30
mai 2005, notre confrère Lucien Messan alias Rodrigue est revenu à la charge en
indexant Forum de la Semaine en insinuant que nous nous discréditons du fait
d’avoir écrit que Bob Akitani se remet de ses malaises. Notre confrère écrit
précisément à cet égard : " En outre, il est prouvé que l’homme politique
dans sa quête du pouvoir use et abuse de la disponibilité parfois naïve de
certaine presse. Au Togo, trop souvent, le phénomène prend des allures
inquiétantes ". Voilà l’illustration parfaite d’un voleur qui crie au voleur.
Il continue en ces termes : " Un exemple parmi tant d’autres : Lorsqu’un
leader de l’opposition, pas des moindres, est atteint d’hémiplégie et évacué et
qu’un journal écrit que ledit leader se remet de ses malaises, il faut
reconnaître que ce journaliste se discrédite. " Puisque le confrère évoque
tout au long de son article le devoir de vérité, nous avons saisi la balle au
bond car Forum de la Semaine est l’organe qui a publié cette information. Nous
sommes parti d’un certain nombre de recoupements allant des dépêches d’agences
aux témoignages des proches de la famille de M. Bob Akitani. Et l’information
que nous avons reçue, est celle que nous avons diffusée. Où est notre faute ? Si
un autre confrère a d’autres informations sur l’évolution de l’état de santé du
vrai vainqueur de l’élection au Togo, qu’il l’écrive. L’information n’est jamais
statique, elle évolue tant que le système cosmique et naturel évolue. C’est
malsain dans une corporation, de se prendre pour le grand génie en voulant
traîner les autres dans la boue parce qu’on a l’appui d’un pouvoir qui gruge les
pauvres citoyens.
Feu Eyadema avait souffert de
cancer de gorge dans ce pays mais ce même " Combat du peuple " nous a
fait croire à une parfaite santé du feu chef de l’Etat jusqu’à ce que lui-même
ne déclare qu’il a souffert. C’est cela la vérité avec grand " V " de
notre confrère. Et quand M. Lucien Messan a écrit que M. Kodjo Agbéyomé est
impliqué dans des affaires de drogue au Togo, ce dernier lui a adressé un droit
de réponse qu’il a refusé de publier. Qui pis est, il a accablé M. Kodjo
d’injures lorsque son Conseil, le Bâtonnier Stasi l’a mis en demeure de publier
des renseignements sur les hangars vendus, les noms des acquéreurs etc.…. C’est
cela le professionnalisme que clame le confrère. Les injures, outrages et
invectives dont Rodrigue accable les leaders de l’opposition le corps
diplomatique, les responsables d’églises c’est cela la vérité et le chef d’œuvre
d’un journaliste professionnel ", écrit notre confrère
Gilchrist Olympio, d’Abuja au GUN de Faure
Titre le journal dans ‘’Confidentiel’’ qui indique que bien avant la mort
du Général Eyadema, l’UFC de Gilchrist Olympio était en négociation avec le RPT
pour une sortie de crise et qu’ à " la fameuse rencontre d’Abuja entre Gilchrist
Olympio et Faure Gnassingbé à l’invitation du Gal. Obasanjo, il aurait eu un
gentleman agrément dans lequel les deux hommes se seraient engagés dans tous les
scenarii à mettre sur place un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) ". Et c’est
au cours de cette rencontre, poursuit-il que Gilchrist Olympio aurait proposé
son beau frère Eric Amerding au poste de premier ministre.
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Carrefour
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N°433 |
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Du jeudi, 02 juin 2005
Polémique autour du gouvernement d’union: La
Coalition de l’opposition radicale a-t-elle
vécu ?
S’interroge mon confrère. Après
avoir passé en revue les crises qu’a connues
la Coalition depuis sa création sur fond de
rivalités et d’intriques jusqu’à la dernière
en date qui avait pour toile de fond la
nomination d’un premier ministre au sein de
ladite Coalition, le journal se demande enfin
de compte " que va devenir la Coalition,
maintenant qu’elle est confrontée à
l’imminence d’une cohabitation avec Faure et
le RPT ? "
Révélations sur le trafic de drogue au Togo:
L’ex-ministre de l’intérieur Akila-Esso Boko
dans l’œil du cyclone
En tout cas, c’est ce que révèle
Carrefour. Selon le journal, l’enquête
diligentée par les autorités togolaises pour
faire la lumière sur les soupçons qui
pesaient sur certains officiers des forces de
l’ordre et de sécurité avance et " l’étau se
resserre autour du chef d’Escadron François
Akila-Esso Boko, tout puissant ministre de
l’intérieur, de la sécurité et de la
décentralisation jusqu’à sa rocambolesque
sortie médiatique du 22 avril dernier. On
découvre en effet que l’agent franco-libanais
Fouazi, envoyé à Lomé pour démêler les
ficelles autour du réseau Boko-Max (le vrai
chef qui se trouve quelque part en France)
s’est retrouvé en prison aussitôt arrivé à
Lomé. C’est feu le président Eyadema en
personne qui aurait, semble t-il, ordonné sa
libération. Mais par les bons soins de l’ex
ministre, le sieur Fouazi est interdit de
séjour au Togo ".
Et le journal de conclure : " il est établi
que s’il n’y a pas de fentes, le lézard ne
peut glisser dans le mur "
La communauté
internationale lâche progressivement
l’opposition radicale
En tout cas, ce sont les derniers
événements sur la crise togolaise qui, selon
le confrère, " donnent une impression qui
tend à penser que l’opposition togolaise perd
progressivement ses partenaires moraux. Le
CPS (conseil de paix et de sécurité) de l’UA
vient de prendre la décision de lever les
sanctions qui frappaient encore le Togo au
lendemain du décès du Général Eyadema et de
la tentative des militaires d’imposer son
fils à la présidence de la République ".
Avant la décision de l’UA, relève le journal,
" la CEDEAO avait procédé de la même façon
quelques heures après la démission de Faure
Gnassingbé le 25 février, alors qu’elle était
la seule institution appelée au chevet du
Togo au lendemain du décès de Eyadema ". Il y
a aussi l’UE, l’un des partenaires
privilégiés du Togo qui dit-il, " a suivi
l’appel de pied de la CEDEAO en prenant
timidement acte de cette élection ". Il y a
enfin la francophonie qui a " écouté les
sirènes des parrains pour finalement se
recroqueviller sur la position de la CEDEAO ".
Fort de cela, le journal pense que " l’opposition
si elle doit rendre ses actions plus
efficaces, rentables, cohérentes et
équitables, doit orienter ses réflexions et
exigences vers un véritable dialogue plus
conciliateur, plus franc et profitable à
toutes les parties "
L’Union Africaine
au chevet du Togo
Titre le journal à propos de la commission
que l’UA vient de mettre en place en vue
d’aider à la facilitation du dialogue entre
les protagonistes de la crise togolaise.
Et le journal se félicite de la nomination de
M. Kenneth Kaunda (qui s’occupera du volet
politique) et de Mme Boye (volet droits de
l’homme), deux personnalités qui disposent
d’atout puisqu’ " elles ont été aux affaires,
donc disposées à ne rien compromettre et à
travailler avec toute intelligence " par
rapport à celles de la CEDEAO qui n’étaient
que de simples fonctionnaires donc sujettes à
la compromission
Pour un pardon et
une réconciliation sincères Aller plus loin
que la distribution des vivres

Depuis quelques semaines la ministre des
affaires sociales Mme Sayo Boyoti N’Dadiya
effectue des tournées dans certaines
localités du pays touchées par les violences
post-électorales pour distribuer des vivres
et vêtements pour, dit-on, soulager les
peines et les douleurs des populations et les
aider dans leur réinsertion sociale.
Au-delà de ce geste qui a l’allure d’une
propagande politicienne, le journal pense que
" réconcilier les Togolais avec le nouveau
pouvoir de fait devrait passer par
l’établissement impartial des faits, le
dégagement des coupables et l’indemnisation
des victimes. Autrement dit la trilogie
vérité, justice, réconciliation. Il ne s’agit
pas que la victime se venge de son bourreau.
Mais le pardon de celui qui est lésé doit
être la réponse à l’aveu de culpabilité de
l’offenseur ".
En conséquence, souligne le journal, " le
pardon, la réconciliation et l’unité
nationale que prône le président établi Faure
Gnassingbé ne sauraient être de simples
paroles. Ils doivent se traduire dans les
faits et des comportements mesurables de tous
les jours. Le nouveau président doit mettre
fin à l’arrogance, à la provocation, à
l’impunité qu’on observe malheureusement trop
souvent autour de lui " |
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Le
Canard Indépendant
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N°
53 |
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Du vendredi, 03
juin 2005
Vérités sur les
violences post-électorales: " La LTDH
rejette la commission d’enquête de Faure
Gnassingbé "
Titre à la Une notre
confrère qui commente ainsi la
déclaration de la LTDH en date du 02
juin 2005 rejetant la commission mise en
place par le pouvoir togolais car pour
elle, l’installation d’une commission
nationale spéciale d’enquête
indépendante sur les violences et les
violations des droits de l’Homme par le
gouvernement de Faure Gnassingbé est une
lamentable tentative de diversion pour
masquer la lourde responsabilité qui est
la sienne et celle de Abass Bonfoh dans
les crimes et traitements inhumains et
dégradants qui ont meurtri, ensanglanté
et endeuillé le peuple togolais du Nord
au Sud du pays, suite au coup d’Etat
institutionnel du 5 février et du coup
d’Etat électoral du 24 avril 2005.
Et pour ne pas se ‘’déjuger’’
dans cette logique de recherche
d’impartialité et de crédibilité, la
LTDH refuse de s’associer à une telle
mascarade et demande à Faure Gnassingbé
d’annuler purement et simplement sa
commission d’enquête bidon pour
autoriser la venue d’une commission
d’enquête internationale indépendante
comme l’ont exigé la FIDH.
Bataille à la
Coalition pour le poste convoité de
Premier ministre : Le bélier, l’araignée
et la solution familiale…
" Entre gouvernement de
transition, gouvernement de co-gestion
ou gouvernement de consensus,
l’opposition radicale ne manque pas
d’imagination pour se ménager une entrée
moins embarrassante dans le gouvernement
d’union annoncé par Faure Gnassingbé et
accepté par tous à Abuja ; tout autant
qu’elle se ménage des marges, la
Coalition semble déjà avoir tiré un
trait du moins sur les victimes de la
confrontation qu’elle a annoncée avec
l’armée tribale du régime RPT. Si elle
se démène cependant à entretenir un
suspens sans réel enjeu sur la
légitimité du Président Faure Gnassingbé,
chacune de ses principales composantes,
prétendantes au poste de PM, ne
multiplie pas moins les passerelles à
son endroit. Un de ces paradoxes qui
fondent la marque de la politique
politicienne d’une opposition en perte
de vitesse ", écrit mon confrère avant
de revenir sur ce qu’il appelle la nuit
des longs couteaux qui se fait jour au
sein des trois principaux partis qui
revendiquent la nomination au poste de
premier ministre d’un des leurs.
Le Bélier
déclaré indésirable
" Depuis la fin de la semaine
dernière, la rumeur a circulé alléguant
une imminente nomination de Me Agboyibo
au poste de Premier ministre. Niet !
Réagissent les barons du RPT. ‘’ Nous
l’avons vu dans ses œuvres avec le père
de la nation. Il dit oui le matin, oui,
mais le midi et non le soir’’,
objecte un ancien ministre influent au
sein du système RPT. Me Agboyibo est
jugé indésirable à ce poste, malgré de
supposés soutiens du Président Omar
Bongo Ondimba en sa faveur ", indique t-il
L’araignée
redoutée
" De source proche du parti au
pouvoir, la tendance qui est favorable à
une nomination du Prof. Léopold Gnininvi
est majoritaire. Mais le leader de la
CDPA a une réputation de
déstabilisateur. Ce qui lui a valu au
sein de l’opposition le sobriquet d’ ‘’ araignée’’.
A ce titre, il est redouté autant par
ses pairs que par le parti au pouvoir "
Amerding, une
solution familiale
" De source proche de
la Coalition, on suppute que l’UFC
également est en contact discret avec le
RPT, pour faire nommer Eric Amerding.
Mais comme les deux autres, l’UFC n’a
jamais eu le courage de poser
ouvertement le problème au sein de la
Coalition. On raconte que déjà lors de
la rencontre du 25 avril à Abuja entre
Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio,
ce dernier avait proposé le nom de Eric
Amerding qui n’est autre que son beau-frère,
au poste de Premier ministre. ‘’ Gil
ne sait pas voir plus loin que dans son
cercle familial’’ peste un
responsable de la Coalition ".
Et en conclusion à
cette "guéguerre ", le confrère écrit :
"au lieu de rechercher de véritables
solutions à la crise, certains ont
préféré se préoccuper de ‘’ tuer’’
le mythe Gilchrist Olympio. Ce dernier
s’étant aperçu, semble déterminé, à
prendre sa revanche. Mais contrairement
à ce que pensent les leaders de la
Coalition, rien n’est encore acquis. Le
RPT à qui ils contribuent à faciliter la
tâche, a certainement d’autres cartes à
faire valoir "
François Boko
menace de parler si…
C’est le titre à la Une
notre confrère qui, avant de
publier le message de M. François Boko
le résume en ces lignes : " dans une
adresse pathétique au peuple togolais,
l’ancien ministre de l’intérieur, de la
sécurité et de la décentralisation a
tenu à présenter ses remerciements à
tous. Il a profité de l’occasion pour
lancer un appel à ses frères d’armes.
L’ex-ministre assure de sa loyauté et
son élégance dans la défense de ses
idéaux. Mais avertit-il, ‘’ … lorsque
par la force des calomnies, mes
adversaires m’obligent à descendre dans
l’arène, je me réserve le droit de
retourner au cœur des délicates
investigations que j’ai eues le
privilège de mener pour montrer les
preuves de mon intégrité morale’’.
Beaucoup d’observateurs pensent qu’il
s’agit des dossiers relatifs aux
dossiers sur les trafics de drogues.
A bon entendeur… "
30e session du
Conseil de Paix et de Sécurité de
l’UA:Kenneth Kaunda nommé Envoyé Spécial
au Togo
Le gouvernement
togolais dénonce la procédure
Titre le journal à propos de
la réaction du gouvernement togolais
dénonçant la procédure utilisée par l’UA
" Voilà ce qui
relance totalement le débat. Lorsque le
gouvernement togolais parle de
" faire connaître sa position ", il
y a matière à se demander si l’Etat
togolais envisage une éventualité de
passer outre cette décision de l’Union
Africaine " souligne le journal. En tout
état de cause, le journal s’interroge " sur
le choix même de Kenneth Kaunda qui est
aujourd’hui sous le poids de l’âge ".
Erection des
camps de réfugiés pour les exilés
togolais au Bénin Le site de Comé bourré,
Agamé accueille les nouveaux inscrits
Les violentes répressions des
forces de l’ordre suite aux
manifestations de rue après la
proclamation des résultats provisoires
de la présidentielle du 24 avril ont
contraint nombre de togolais à trouver
refuge dans les pays voisins. Pour avoir
une idée sur les conditions de vie de
quelque 30.000 réfugiés dans les camps
des réfugiés au Bénin Le Canard
Indépendant a dépêché une équipe qui
s’est rendu sur les lieux et nous parle
dans un dossier bien ficelé des
conditions de vie de | | | | | | | | | |