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29 mai 2005

Revue de presse de la semaine du 23 au 29 mai  2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Echos d’Afrique Le Canard Indépendant
Akekle le Scorpion Nouvel Echo
Le Point de la Semaine La Tribune du Peuple
Arcanes L’observateur togolais
Liberté Hebdo Le Paparazzi
 
Le Combat du peuple   499 

Du lundi, 23 mai 2005

Jeux et enjeux politiques au Togo  Le Sommet d’Abuja ou le rendez-vous de la vérité L’opposition togolaise a subi un revers diplomatique sans précédent
C’est le gros titre à la Une de notre confrère et dans l’angle droit la photo de Olusegun Obasanjo avec cette légende ‘’Olusegun Obasanjo, l’homme qui a remis la pendule à l’heure’’.

Après avoir rendu  compte des travaux de cette rencontre avec cette précision  de taille: « étant donné que notre rédaction n’a pas couvert l’événement, les informations que nous rapportons dans cet article viennent de sources bien informées c’est-à-dire de certaines délégations qui ont participé aux travaux », le journal indique que « au regard de ce qui précède, il est permis de dire que l’opposition togolaise vient de subir un revers diplomatique sans précédent. Les Chefs d’Etat lui ont infligé un camouflet cinglant. L’opposition radicale et particulièrement M. Gilchrist Olympio a été humilié, piétiné et écrasé comme des gamins à qui on enseigne le B A – BA de la politique ». Ce revers que l’opposition a subi, ce qu’il appelle désastre ou Waterloo, serait dû à deux facteurs essentiellement :

« -l’opposition a pris la vilaine habitude de poser et d’annoncer publiquement ces exigences avant de prendre part à toute concertation ou négociation. Cette façon de faire n’est tactiquement payante. Lorsqu’on va à la table de négociation, on affûte ses armes et on dévoile ses batteries seulement quand le débat est ouvert. On évite ainsi d’offrir à l’adversaire la possibilité d’anticiper.

-l’opposition togolaise ne se donne jamais les moyens de sa politique.

Ce n’est pas parce que la presse internationale et particulièrement certaines chaînes comme RFI et BBC reprennent les yeux fermés, les oreilles bouchées, les mensonges propagés par l’opposition que les Chefs d’Etat africains mieux informés et plus avertis vont suivre comme des moutons de Panurge. Il est plus facile de tromper un journaliste européen qui débarque avec des préjugés qu’un Chef d’Etat qui sait à quoi s’en tenir ».

En conséquence, conclut le confrère, « M. Faure Gnassingbé doit faire l’économie de la politique politicienne et aller à l’essentiel »

Frappé d’hémiplégie : Emmanuel Akitani-Bob évacué d’urgence en France
Indique  notre confrère qui pense que les faits lui donnent raison pour avoir écrit dans une de ses parutions que Bob Akitani était le candidat des incertitudes.

« On peut imaginer la situation dans laquelle serait notre pays si cet homme avait été élu Président de la République. Lorsqu’on a un certain âge, il y a des choses à éviter », souligne le journal

Insurrection à Anèho Tout sur les événements : Pourquoi le Roi Lawson a été interpellé ?
La ville d’Anèho chef lieu de la préfecture des Lacs, considérée comme le fief de l’opposition, a été le théâtre des violentes manifestations à la veille de la présidentielle et au lendemain de la proclamation des résultats provisoires. Des informations faisaient état de l’interpellation au mépris des règles coutumières du roi  Lawson Zankli. Le Combat du Peuple qui dit avoir mené ses investigations pour connaître les tenants et aboutissants de cette affaire, nous rapporte sa version  des faits et indique qu’au-delà de ces faits, « la question reste de savoir pourquoi c’est seul le nom du chef Lawson d’Anèho qu’on cite dans cette insurrection ? Pourquoi pas les deux autres, à savoir le Roi Sédégbé Folly Bébé de Glidji et Quam Dessou XIV.

Il faut aussi rappeler que, contrairement aux informations relatives à sa détention, le Roi a été certes interpellé manu militari mais n’a pas été gardé. Les raisons qui sous-tendent son interpellation sont rapportées ci-dessus et se passent de commentaire.

Il reste que le chef Lawson apporte la preuve qu’il n’est pas l’instigateur de ce qui s’est passé à Anèho et qui a occasionné des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants » 

Plaidoyer : Le phénomène de la violence politique doit être éradiqué
En tout cas, c’est ce que pense Le Combat du Peuple qui, tout en rappelant que ce phénomène de la violence politique auquel les Togolais assistent aujourd’hui remonte au lendemain de la première victoire du CUT en 1958, accuse une certaine classe politique l’opposition notamment d’utiliser la violence comme méthode de conquête de pouvoir.

Ainsi, jetant un regard sur les violences que le Togo a connues depuis le déclenchement du processus démocratique en 1990 jusqu’à la dernière présidentielle du 24 avril dernier, le journal pense sincèrement que « les partis politiques ont le devoir sacré d’éduquer désormais leurs militants afin qu’à l’avenir, de telles dérives soient évitées ;  la classe politique togolaise doit se ressaisir et faire en sorte qu’à l’avenir, le phénomène de la violence politique ne trouve plus de place dans le débat politique qui doit conduire à la démocratie vraie ». Car, « le Togo, notre pays, compte tenu de son  histoire, ne mérite pas l’autodestruction par la guerre civile, aboutissement naturel de la violence politique à laquelle nous assistons »

Motion d"information 305

Du lundi, 23 mai 2005

Gouvernement d’union nationale : La Coalition donnera sa réponse définitive mercredi ou jeudi
C’est que nous apprend Motion d’Information de sources proches de la Coalition. Et le journal de revenir sur  la rencontre d’Abuja pour noter qu’ « à défaut d’avoir réglé le problème togolais, la rencontre d’Abuja aura au moins permis aux différents protagonistes de prendre conscience de la nécessité d’un dialogue franc, sincère et sans complaisance. Au-delà des incantations et des verbiages, le régime RPT sait que le niveau de déliquescence actuelle du pays l’oblige à s’associer à la Coalition pour créer la confiance aux plans intérieur et extérieur et renouer avec les bailleurs de fonds et les investisseurs privés ». En outre, indique le journal, « la rencontre d’Abuja aura eu le mérite de planter un décor. Selon des indiscrétions fournies par certains participants, le Président Obasanjo aurait proposé que les protagonistes de la crise, une fois de retour au Togo, se retrouvent entre eux pour discuter et élaborer des approches de solutions qui pourraient faire l’objet d’un accord lors d’une seconde rencontre, soit à Abuja, soit à Lomé ou ailleurs. Le Président nigérian se serait dit prêt à convoquer cette nouvelle rencontre dans le délai qui conviendrait aux Togolais eux-mêmes ».

Pour le confrère, « toute la classe politique togolaise étant d’accord sur la nécessité d’un règlement politique de la crise togolaise, qu’est-ce qui empêche aujourd’hui le RPT et la Coalition de se rencontrer pendant une journée ou deux, à huis clos comme à Abuja, pour se dire les vérités en face et sortir de cette rencontre avec une solution consensuelle à soumettre au parrainage de la communauté internationale ? Rien, si ce n’est le manque de courage politique et d’amour pour le Togo »

Contrairement aux montages grotesques diffusés par la TVT : Faure Gnassingbé et sa délégation n’ont pas été ménagés à Abuja
C’est ce que nous révèle notre confrère parfaitement mis au courant de ce qui s’est passé à Abuja.

« A son arrivée dans la salle, la délégation de la Coalition s’est installée avec les premiers responsables au premier rang et les autres membres derrière selon le protocole prévu pour la circonstance. Dès que les premiers responsables de la Coalition ont perçu le petit drapeau du Togo à la place table d’honneur et compris que cette place était prévue pour Faure Gnassingbé en qualité de Chef d’Etat, ils ont désigné une délégation de trois personnes pour aller protester auprès des organisateurs de la rencontre. ‘’ Si le Petit va s’asseoir là-bas avec les Chefs d’Etat, nous quitterons la salle ‘’, a clairement fait comprendre un des responsables de la Coalition.

Prenant très au sérieux la protestation des responsables de la Coalition, le Président Obasanjo a dû convaincre Faure Gnassingbé pour qu’il accepte d’être traité au cours de la rencontre, non pas comme un Chef d’Etat, mais comme le chef de la délégation du RPT, ce qui a été fait.

Même si, tout au long de la réunion, les Chefs d’Etat présents ont traité Faure Gnassingbé de  ‘’Président Faure’’ ou de ‘’Président Gnassingbé’’, l’humiliation était perceptible. On sentait Faure Gnassingbé visiblement très tendu et même un perdu au milieu de ce de décor comme s’il était devant un tribunal », rapporte le journal pour qui, « le montage grotesque glané de toute pièce par le pouvoir par média d’Etat interposé n’est que de la pure intoxication pour faire croire que tout est allé pour le mieux pour le pouvoir RPT à Abuja ». En tout cas, conclut-il,  « la rencontre d’Abuja, loin de grader Faure Gnassingbé dans sa prise de pouvoir de façon contestée, l’a placé au centre d’un débat très complexe qui risque de le faire craquer »

Affluence dans le camp des réfugiés au Bénin : La chasse aux opposants se poursuit au Togo
Des informations traitées à partir du journal  ‘’Le Monde’’

Agni l'Abeille 34

Du mardi, 24 mai 2005

Les confidences de Akila Esso Boko à un ami
‘’Il a été averti par les militaires que s’il continue par se plaindre au sujet des élections frauduleuses et fait quelque chose pour les saboter, lui et sa famille seront tués’’.

C’est ce qu’on lit en gros titre à la Une de notre confrère avec la photo de l’ancien ministre de l’intérieur et résume en ces lignes ce témoignage qu’il a traduit en français  

Un ami de François Boko raconte en détails comment François Boko a réussi finalement à échapper aux charognards du RPT (ce témoignage nous montre aussi comment l’ambassade des USA a refusé d’accueillir Boko « à moins qu’il (Boko) soit entrain de saigner et qu’il soit poursuivi par une centaine de soldats », pour reprendre les mots du chargé d’affaires américain!... Quelle catastrophe pour notre planète... cette communauté internationale...

Risque de disparaître de la scène politique : L’opposition joue désormais son dernier épisode de crédibilité
Voici des signes qui ne trompent pas
Titre le journal qui relève ici au moins trois facteurs qui ont décrédibilisé l’opposition togolaise à savoir un Gouvernement de transition mal géré qui a finalement divisé l’opposition en petits morceaux, un radicalisme aveugle sans moyen « l’opposition s’essouffle emprisonnée dans son radicalisme sans grand moyen de lutte », l’après Eyadema mal géré où l’opposition presque inexistante s’est laissée encore prendre dans le piège du pouvoir avec son exigence à un retour à l’ordre constitutionnel, un candidat unique impopulaire dont le choix a été controversé et les assurances d’avoir le pouvoir quel que soit le sacrifice non tenues.

En conséquence, note le journal, « le peuple vient encore d’être trahi par ses leaders. Ils ont promis pour la troisième le pouvoir et pour la 3e fois ils sont incapables de l’offrir.

Le peuple a confié trois fois sa destinée à ces opposants et pour la troisième fois ils sont entrain de démériter. Ils jouent désormais leur dernier épisode sur la scène politique de notre pays »

Que fera à présent Faure de Debbasch un hôte encombrant?
Le journal reprend un article du confrère Le Pays

Le Regard 442

Du mardi, 24 mai 2005

Dialogue de sourds à Abuja : Les chefs d’Etat n’ont pas convaincu la Coalition
Estime Le Regard. En tout cas, l’échec du  sommet d’Abuja n’est pas pour le confrère,  une surprise parce que  d’une part,  l’implication de la CEDEAO posait problème, ensuite parce que les protagonistes de la crise togolaise y sont allés avec des positions quasiment inconciliables.

« Dans cette histoire, les chefs d’Etat se sont fourvoyés. Ils se sont  trompés en pensant qu’il suffisait de proposer des postes ministériels à des opposants qui estiment leur victoire volée et qui contestent les résultats, pour que le problème togolais soit réglé.

Dans la situation togolaise, ces chefs d’Etat se sont comportés à l’instar de ce curieux médecin  qui recommande de l’aspirine pour guérir un patient atteint de cancer. Une bonne blague ! Faure Gnassingbé  a été sans doute piégé par cette proposition trop simpliste. Quand on gagne une élection sur la base d’un programme donné, il n’est pas possible de faire entrer ses adversaires dans le gouvernement comme des métayers pour aider à mettre ce programme en application.

En ne voulant pas aller à la soupe à n’importe quel prix, les principaux partis de la Coalition sont préoccupés par leur survie politique parce qu’ils ne peuvent pas prendre le risque de se faire hara-kiri comme on le leur demande en suscitant la désapprobation de leur base militante qui n’a pas fini de panser ses plaies », souligne le journal qui pense que « Faure Gnassingbé est donc confronté à un dilemme. Amener les principaux partis de la Coalition à participer au gouvernement comme le lui recommandent les chefs d’Etat en tenant compte des préoccupations de ces adversaires  ou suivre les humeurs des extrémistes de son camp qui lui demandent d’ignorer  cette opposition et de composer  rapidement son gouvernement quitte à gouverner contre elle  comme ce fut le cas au temps du Général Président »  

Me Agboyibo  fait le point de la rencontre d’Abuja
Il s’agit ici du  film des événements tels que présentés par le Coordinateur Général de la Coalition Me Agboyibo lors du point de presse de samedi 21 mai dernier  pour ainsi apporter des éclaircissements sur ce qui s’est réellement passé à Abuja puisque du retour d’Abuja, le pouvoir togolais, à travers les médias d’Etat  a tenté de désinformer l’opinion et jeter l’anathème sur l’opposition en faisant croire que les membres de la Coalition se sont fourvoyés devant les chefs d’Etat qui les ont rappelés à l’ordre

Le Roi Zankli Lawson VIII raconte l’assaut contre le Palais royal Lolan et les circonstances de son arrestation
Dans son édition N° 499 (plus haut), Le Combat du Peuple a, après, dit-il,  investigation, apporté sa part de vérité sur les événements sanglants d’Anèho et expliqué les raisons de l’interpellation du roi Zankli Lawson.  Ce qui ne semble pas être  l’avis de plusieurs observateurs et du roi lui-même qui prend le contre-pied du journal Le Combat du Peuple dans un rapport détaillé (que nous ne pouvons malheureusement pas passé) que Le Regard publie pour toutes fins utiles. Mais avant de le publier, le journal indique : « l’élection présidentielle du 24 avril dernier et la proclamation des résultats du scrutin ont été émaillées de troubles et de violences graves. Plusieurs villes du Togo ont vécu des scènes de violences, de vandalisme, de casses et d’incendies. Mais le cas d’Anèho situé à 45 Km à l’Est de Lomé a été tout à fait particulier. Là-bas, c’est depuis la veille de l’élection, soit, le samedi 23 avril, que les troubles se sont emparés de la ville pour atteindre leur paroxysme avec la proclamation des résultats provisoires par la CENI le 26 avril 2005.

A Anèho, les hommes en treillis déversés sur le terrain pour la fameuse opération de ‘’ pacification’’ ne sont pas allés de main morte. Les paisibles populations ont été sévèrement frappées et la ville a dû se vider de ses jeunes qui avaient ainsi pu échapper aux balles réelles.

Togbé Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII, le Roi n’a  même pas été ménagé. Son domicile privé a été pris d’assaut par les éléments et lui-même arrêté, a fait l’objet de traitements inhumains et dégradants. Le palais Lolan ainsi que les divinités  qu’il incarne ont été profanés.

Aujourd’hui, pour se donner bonne conscience, les iconoclastes qui ont accompli la base besogne tentent de se justifier en distillant des mensonges au sein de l’opinion, alors que dans le même temps, on envoie des ministres se confondre en excuses.

Ce que les sbires d’Anèho oublient, c’est que le Roi et ses proches  qui ont vécu les faits sont toujours là et peuvent aussi témoigner de ce qu’ils ont souffert. C’est la version des faits, tels que racontés par le Roi lui-même que nous portons, dans les lignes qui viennent, à l’attention de l’opinion. A chacun d’en juger »

Dans sa rubrique humoristique  ça vous regarde, notre confrère a rassemble ces éléments :
REVOICI L’ENSABLÉE
Contrairement à ce que certains ont tendance à faire croire, l’unanimité n’est pas faite au sein de la Communauté internationale sur la crédibilité de l’élection du 24 avril dernier….

C’est le cas entre autres du Parlement Européen qui vient d’adopter une résolution sur le Togo. 

Il n’en fallait pas plus pour que  l’Ensablée  « gnassionale », 100 % RPuTain sorte de ses gongs. Au cours de sa dernière séance plénière, elle a pris position contre les propos du Parlement Européen. Dans une déclaration, nos « Dépités » ont proprement fustigé la résolution du Parlement Européen. C’est leur droit.

Mais le vrai problème qui se pose est de savoir si cette seule protestation du Parlement togolais peut apporter un changement d’opinion au Parlement Européen. Car après tout, l’enjeu est de permettre au peuple togolais de tirer le maximum de parti de la nouvelle situation du pays, en obtenant notamment, la reprise de la coopération de l’UE

NATCH OÙ ES-TU ?
Depuis sa traversée du  désert après la mort du Timonier et ses quelques apparitions au cours de la dernière campagne électorale, on n’a plus souvent vu Natch. On dit que malgré sa destitution du perchoir, il reste et demeure un « Dépité ». Mais il continue à se faire discret. Une discrétion qui devient   pesante pour certains.

Comme nous l’écrivions tantôt, au cours de l’une de ses récentes séances plénières,  l’ « Ensablée Gnassionale » a fustigé la résolution du Parlement Européen sur la dernière élection présidentielle au Togo. On peut dire que dans le genre, elle a fait de son mieux. Mais dans certains milieux, on estime que Natch serait encore Natch que la réaction aurait été autrement sonnée.

Avec la nouvelle situation que risque  de créer la résolution du Parlement Européen, on aura certainement besoin de l’homme de l’Oti. Natch va-t-il donc reprendre du service ?

A PROBLèME GNASSIONAL …
Tous ceux  qui connaissent l’histoire récente de notre pays savant que le Togo est dans la tourmente depuis près de quinze ans. Et cette situation semble s’empirer depuis le décès subit du « Père de la Nation » le 5 février dernier. Après l’élection du 24 avril 2005, le candidat proclamé vainqueur tend la main à la Coalition pour la formation d’un gouvernement d’union nationale. Celle-ci rejette l’offre, etc.

La vérité, c’est que le drame togolais vient du fait que dans notre pays, on aime créer des problèmes là où il n’y en a pas. Il y a des recettes fort simples pour sortir  des difficultés mais on refuse de les expérimenter.  Si on est convaincu que les problèmes du Togo ont une origine « gnassionale », pourquoi ne pas leur trouver des solutions « gnassionales » ? Il suffit donc de tout confier à la descendance du défunt Timonier (Présidence, Ensablée, Gouvernement et  toutes les autres institutions de la République) pour que tout rentre dans l’ordre. Les treillis ainsi mis en confiance ne feront plus irruption dans des domiciles privés pour rouer d’innocents citoyens de coups. Tout le monde serait tranquille.

LE TREILLIS LE PLUS CÉLÈBRE DU MONDE
Les jaloux des acquis du peuple togolais aiment raconter qu’au Togo, on voue un culte à la médiocrité et qu’on ne perce pas sur le plan international. Et pourtant, nous savons tous qu’il existe des records à inscrire à l’actif (ou au passif, c’est selon)  du Togo. La vérité c’est que, pendant qu’ailleurs on cultive l’excellence dans le  bien, ici, on préfère la cultiver dans le mal.  C’est une question de choix et nous avons opéré le notre.

Un exemple :
Savez-vous de quelle nationalité est le soldat le plus célèbre au monde en ce moment ? Je sais que certains penseront aux Américains  qui s’embourbent en Irak ou à des soldats d’autres nationalités en lutte pour la paix dans les rangs des casques bleus onusiens, etc. Eh bien, tout cela est faux, car le soldat le plus célèbre en ce moment est bel et bien Togolais. Et cela, tout le monde le concède.

En effet, partout dans le monde, on a vu des soldats poser toutes sortes d’actes. Certains relèvent de la bravoure tandis que d’autres frisent le déshonneur. Mais nulle part, on n’a jamais encore vu un soldat s’emparer d’une urne et se mettre à courir avec alors qu’après le vote, on s’apprêtait à procéder au dépouillement. C’est au Togo  que cela s’est vu pour la première fois. L’image a fait et continue de faire le tour du monde. Une action qui mérite bien une place au livre  Guinness des records.

PLACE AU PLUS DUR !
Pendant la campagne électorale, le candidat Faure Gnass a promis un gouvernement d’union nationale, le pardon, la réconciliation, etc. Mais peut-il, à lui tout seul réaliser cela ? On ne se réconcilie qu’avec ses adversaires. Mais peut-on le faire  sans l’accord de ceux-ci ? Déjà, la mise en place du gouvernement d’unité nationale  est sujette à une rude épreuve. Et tout porte à croire que ce n’est  que le commencement. Qu’en sera-t-il des autres actes prévus au programme des nouveaux dirigeants ?

Visiblement, c’est le plus dur qui reste à faire.
Voici quelques  petits billets que notre confrère a écrits :

La Coalition et l’appel de fonds
« ....Mais durant toute la campagne qui n’a duré qu’une semaine, la Coalition n’a pratiquement rien dépensé. Les affiches du candidat unique étaient minables. Gilchrist Olympio qu’on  dit immensément riche, n’a pas fait parler de lui en CFA. Selon certaines indiscrétions, on n’avait pas jugé opportun  d’investir de gros sous dans une élection qu’on sait  qu’elle sera truquée. Soit. Mais le hic, c’est que les bonnes volontés  qui ont répondu  à l’appel en donnant de l’argent voudraient savoir à quoi les sous ont réellement servi. Qui plus est, le PNUD aurait même débloqué 11 millions de FCFA à chaque candidat pour supporter le coût de l’envoi de ses représentants dans les structures électorales. Or, des représentants se seraient décarcassés sans toucher un centime. La Coalition devait faire le point sur les fonds collectés et les dépenses effectuées pour rassurer les uns et les autres sur la gestion qui a été faite de leur contribution, sinon  à l’avenir, personne ne réagira  à l’appel de l’opposition. »

Abass « Dieudonné » est toujours là
A l’annonce de l’évacuation de Bob Akitani sur Paris pour raison de santé, des gens ont immédiatement pensé au Président de l’Assemblée Abass Bonfoh. Selon la Constitution toujours en vigueur, en cas de vacance de la présidence par démission ou décès ou empêchement de longue durée, c’est le Président  de l’Assemblée qui assure l’intérim. Certaines mauvaises langues susurrent que si le candidat de la Coalition était proclamé élu, il ne pourrait pas assumer ses charges jusqu’au bout et que donc, Abass Bonfoh se verrait obligé de revenir à la charge pour soixante jours, le temps d’organiser  de nouvelles élections. A quelqu’un qui n’a jamais rêvé d’être président et qui n’a pas voulu ajouter un seul jour à son mandat constitutionnel, le surnom « Dieudonné » convient parfaitement.

Le « tribunal d’Abuja »  selon la presse gouvernementale
La rencontre d’Abuja n’a pas été une partie de plaisir….Mais le compte rendu fait par la TVT sur cette rencontre et qui est presque repris par les insulteurs publics de la presse mouvancière a laissé croire qu’à Abuja, il s’était agi d’un tribunal pénal  où la Coalition aurait été désavouée,  condamnée et fustigée sans rien rétorquer.

Evidemment, les Togolais ont des raisons de douter de la version de la TVT qui n’est que la voix de son maître et qui est loin de faire preuve d’impartialité comme d’habitude. D’ailleurs, le ton du communiqué final est diamétralement opposé à la version agressive  délibérément traficotée par les  insultocrates du pouvoir. Ce comportement digne de pyromane ne fait que renforcer le sentiment de repli chez l’adversaire ».

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   34

Du mercredi, 25 mai 2005

Interview de Sidiki Kaba, Président de la FIDH : « Nous pouvons dire que les victimes se comptent par des centaines »
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec la photo du président de la FIDH.

En fait l’hebdomadaire a transcrit l’interview que RFI a accordée au président de la FIDH à propos de la lettre ouverte que son organisation a adressée au conseil de sécurité de l’ONU et à l’Union Africaine dans laquelle elle propose une commission d’enquête internationale sur les crimes commis au Togo avant, pendant et après la présidentielle du 24 avril dernier

Séjour français du président nigérian :   Olusegun Obasanjo et Chirac parleront de la crise togolaise
Selon  le journal qui rapporte des sources bien informées, le président nigérian qui a entamé depuis lundi une visite d’Etat en France mettra à profit son séjour pour discuter avec son homologue français Jacques Chirac du dossier togolais, notamment des derniers développements de la crise après le mini sommet de la CEDEAO et de l’UA à Abuja  le 19 mai dernier

Formation d’un large gouvernement d’union nationale : Les consultations démarrent ce matin à la présidence de la République
Titre notre confrère à propos des consultations entamées mercredi 25 mai dernier par le nouveau président Faure Gnassingbé dans la perspective de la formation du fameux gouvernement d’union nationale recommandé par la communauté internationale.

Dans sa rubrique FLASH COKTAIL : voici ce que le journal a rassemblé  
Jacques Chirac cherche un Premier Ministre

En tout cas le président français n’est pas mieux lotis que le fils de son « cher ami » togolais proclamé dernièrement Président de la République du Togo. A quelques jours du référendum du 29 mai l’ami Chirac semble dans l’impasse. Que faire dans cette opinion qui pousse abondamment pour le « non » contre la Constitution européenne et qui sème la panique chez ses collabos? Les informations chez les préfets sont très alarmistes alors que les sondages sont des plus sceptiques. Quoiqu’il advienne il y aura, après le 29 mai, une recomposition brutale de la vie politique en France car, le président devra trancher en tout cas avec cette certitude que si le non l’emporte, quels que soient la politique menée ou les hommes choisis, c’est sa trace dans l’histoire qui sera ternie. Toute l’Europe suit. Ici au Togo, ce Premier Ministre risque de provenir d’un certain sondage, une grande première au Togo si cela se réalise car le journal Togo Presse s’était fait l’écho d’un sondage qui souhaiterait dans sa conclusion commentée que ce Premier Ministre soit issu de l’opposition modérée. Pas anormal mais personne ne sait si ce sondage était commandé ou commandité.

Togolaises, Togolais, Je vais mieux !
Le champion de « Togolaises, Togolais, votre président vous parle » est malade du haut de ses 74 ans. Alors que la semaine dernière il devait se présenter à Abuja devant des chefs d’Etat de la sous-région pour défendre son auto proclamation à la présidence du Togo, le candidat de la coalition à la dernière présidentielle a été transporté dans un hôpital à Paris. Il souffre de problèmes neurologiques. Coincé de partout après la présidentielle avec dès fois des domiciles régulièrement visités, perquisitionnés ou détruits, obligation à rester dans l’anonymat, épuisé par une campagne électorale écourtée d’une semaine, M. Bob Akitani Emmanuel devrait l’être mieux après toutes ces épreuves. Il paye le prix de sa fatigue. Mais aux dernières nouvelles il va mieux et il reviendra en très bonne santé.

Dans sa rubrique LA CARTE  intitulée Passé l’ouragan  le confrère écrit :
Le 04 mai 2005, le candidat du RPT, Gnassingbé Faure Essozimna, proclamé vainqueur du scrutin présidentiel du 24 avril 2005 par la Cour Constitutionnelle, a été investi aux hautes charges de la République et renvoyé ce jour même à ses fonctions. Mais diantre qu’à ce jour, au-delà des chrysanthèmes, l’impression semble davantage partagée que la vie de la République s’est arrêtée. Avant même le scrutin, une large fenêtre était longuement faite par le candidat du RPT sur la nature du gouvernement à mettre sur pied en cas de victoire aux élections. Aujourd’hui, trois semaines viennent d’être bouclées sans que ce projet de gouvernement ne se réalise.

Sous des cieux plus cléments, la réalité voudra qu’un parti qui gagne les élections organise son gouvernent et met en oeuvre son programme jusqu’à la fin de son mandat. Au Togo où malheureusement l’exception devient la règle, il peut advenir qu’un parti s’adjuge la victoire électorale, mais se retrouve dans l’obligation de « tendre la main » aux vaincus. Cela ne relève nullement de miracle. Seulement, il y a de fortes craintes que les lenteurs dans la formation d’un gouvernement d’union nationale, ne soient, au vu de certains observateurs, l’expression d’un doute profond ou d’une suspicion, le camp des vainqueurs se reprochant quelques dérives, celui des vaincus ne s’avouant nullement vaincus. Mais au-delà de ce combat de tunnel se pose le problème de la survie et de la continuité de l’Etat qui semblent davantage sur le fil du rasoir. Jusqu’à quand continuera-t-on à liquider les affaires courantes dans une République qui a besoin, dit-on, d’être rapidement remise sur les rails ?

Comment peut-on convaincre d’un retour progressif à la normale dans un pays apparemment sans équipe dirigeante ? Lequel d’un nouveau gouvernement ou d’une équipe de l’ancien âge est de nature à rassurer les milliers de Togolais qui ont franchi les frontières de leur pays ? Autant de questions pour montrer que bien des facteurs ajoutent leur grain de sel à la précarité envahissante
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La Dépêche

 

Forum de la Semaine Special 62

Du lundi, 23 mai 2005

M. Akitani hospitalisé en France en urgence : La vérité sur une évacuation de nécessité
Titre dans sa manchette. A propos de la vérité sur cette évacuation de nécessité, le journal indique que selon des sources dignes de foi, « c’est devant le tableau macabre du bilan de la répression qui s’est abattue sur les sympathisants de l’opposition que le ‘’ vieux ‘’ a commencé par émettre une certaine nervosité ».  Il ne comprenait pas, indique t-il, « que pour une simple manifestation de leurs opinions, des Togolais étaient ainsi sauvagement réprimés depuis Lomé jusqu’aux fins fonds des campagnes, hameaux et bourgs »

Interview Gilchrist Olympio : « Faure a été élu par moins de 10 % des voix »
C’est dans les colonnes du journal Le Monde que Gilchrist Olympio s’est prononcé sur l’élection présidentielle du 24 avril peu avant la rencontre d’Abuja du 19 mai dernier.

Confidentiel : Sommet d’Abuja sur le Togo : Obasanjo dépassé par les événements
Le journal nous apprend de sources autorisées, que le président Olusegun Obasanjo, hôte du mini sommet d’Abuja, « avait concocté un schéma de sortie de crise qui recouvrait entre autres l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle dans un délai consensuel qui aurait le mérite de dépoussiérer le code électoral, la révision des listes électorales et faire taire tous les autres quiproquos ». Selon notre confrère, si l’on n’a pas eu vent de ce document  et si le président nigérian a dû durcir le ton, c’est certainement qu’il a été dépassé par les événements.

Rapport sur les violences liées au scrutin du 24 Avril 2005 :  Le MTDLDH n’a pas pu sortir la fumée blanche
Estime le journal. Pour Forum de la Semaine, le document de  neuf pages rendu public par le MTDLDH en guise de riposte au rapport de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) sur les violences pré et post électorales du scrutin du 24 Avril dernier, n’est rien qu’une « compilation d’affabulations et de contre vérités ».

D’abord le journal relève une fausse note au début de la présentation du rapport « c’est la première page du document de la MTDLDH qui prête à sourire et jette les premières suspicions. On y voit sur une photo assez floue un quidam habillé d’un T-shirt jaune (suivez notre regard) tenant vraisemblablement un tuyau en fer forgé, barrée de la légende :  ‘’ Milice de l’opposition armée commettant des exactions sur … ‘’ ; à la suite deux autres photos, l’une d’un monsieur visiblement très sérieusement amoché et l’autre d’un cadavre suivies de la suite de la légende :  ‘’… des militants du RPT et les populations’’ » qui, selon lui, « jette du discrédit sur l’intelligence même du document présenté et surtout sur le niveau intellectuel de ses confectionneurs ».

Ensuite, constate t-il,  « sur neuf (9) pages en excluant les deux pages photos, le document ne ressasse que les récits déjà servis par les médias d’Etat avec des imprécisions qui cachent mal la tentative de travestir les événements ».

Aussi, conclut-il que « pour des raisons évidentes d’intérêts, on dévie les nobles ambitions de cette association au sigle assez évocateur sur des sentiers de la non vérité »

Le sommet d’Abuja vu par la presse internationale : Togo : Echec de la réunion d’Abuja
C’est un article de notre confrère Didier Samson de RFI que Forum de la Semaine a repris

A Abuja, le dialogue entre le pouvoir et l’opposition togolais a échoué
Un article du journal Le Monde daté du 20 mai 2005

Forum de la Semaine 63

Du jeudi, 26 mai 2005

Le grand sacrilège : Togbé Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII a été souillé
Affirme Forum de la Semaine qui prend ici le contre-pied du journal Le Combat du Peuple qui, dans sa dernière parution (plus haut), avait présenté le roi comme le principal instigateur de l’insurrection qu’avait connue Anèho et tenté de justifier son interpellation manu militari

« On aura beau chercher des arguments pour justifier l’arrestation manu militari de Togbé Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII et les sévices qui lui ont été infligées, jamais on ne convaincra personne qu’il n’y a pas eu sacrilège, qu’on n’a pas déshonoré le trône royal de Lolanmé, et plus loin qu’on n’a pas profité de la situation chaotique qu’a connue la ville d’Anèho dans la foulée du scrutin présidentiel du 24 Avril 2005 pour régler des comptes à ce jeune monarque qui déjà à son intronisation en 2002 avait affiché une certaine indépendance par rapport aux autres têtes couronnées togolaises qui, en toute indécence, ne se privent pas de jouer aux guignols devant les politiques.

C’est à n’en point douter. Togbé Ahuawoto Savado Zankli Lawson VIII paie le prix de sa témérité et de son intégrité. Les malheureux évènements d’Anèho n’ont servi que de paravents » souligne le journal  qui revient sur les causes profondes de cette cabale orchestrée par le pouvoir contre un  gardien des us et coutumes et publie à l’image des autres confrères la relation des faits tels que présentés le roi lui-même

François Akila-Esso Boko, le mythe du soldat rédempteur
C’est le gros titre à la Une de notre confrère qui, avant de publier le texte paru dans In : Géopolitique africaine/OR.IMA International : (2002) n° 5, p.215-222, indique :  

« L’ancien ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Boko Akila-Esso, avait en 1997 présenté une thèse de Doctorat qui avait valu du vivant de Eyadema une perquisition en son domicile. L’officier de la Gendarmerie togolaise, et docteur, es sciences politiques, l’aurait caché parce que craignant la réaction de l’ex-patron de Lomé II, si d’aventure il se doutait un instant de sa conviction politique. Il y a 8 années le chef d’Escadron Boko, avait dans son exposé, parlé des frustrations des peuples africains face au désastre des coups d’Etat »  

Le saltimbanque de JAI se penche sur le scrutin du 24 avril ; François Soudan ou l’Art de la Diversion 
C’est une réaction d’un togolais vivant en France, René Ahlonlo Sanvee, à un article paru dans JAI N° 2312 dans lequel François Soudan, directeur de la Rédaction faisait croire que la « victoire de Faure Gnassingbé est le résultat d’une meilleure stratégie. Celle du RPT aurait été beaucoup plus élaborée que celle de la ‘’Coalition de l’Opposition’’ dont le péché originel serait en outre d’ « avoir comme leader un certain…Gilchrist Olympio, incarnation du ‘’mal’’ ». « Comment, avec les données d’une élection reconnue « contestable », peut-on prétendre à une analyse aux conclusions dignes de foi ? », s’interroge M. Sanvee

Emmanuel Bob Akitani se remet de son malaise
Notre confrère qui a révélé dans son édition spéciale (N° 62) la vérité sur l’évacuation du Vieux publie sous ce titre un article de Libération daté du 24 mai pour rassurer les togolais sur la santé du vieux

Le Togo sous la loupe de la presse étrangère : Créer des Monarchies dans des Républiques
C’est un article de La Plume enchantée, un journal de Congo Brazzaville que notre confrère reprend  

Carrefour
 
Crocodile

 

Le Canard Indépendant 52

Du vendredi, 27 mai 2005

Consultations pour la formation d’un gouvernement d’union nationale : Les dessous du report de la rencontre Faure Gnassingbé- Coalition
Titre Le Canard Indépendant dans sa manchette avec côte à côte Faure Gnassingbé et Léopold Gnininvi.

A propos des dessous du report de la rencontre de jeudi 26 mai, le journal indique que selon certaines indiscrétions  «
ces tergiversations au niveau du groupe des six de l’opposition radicale, tiennent à une rivalité entre deux leaders pour l’occupation du poste de Premier ministre. Les mauvaises langues citent le Prof. Léopold Gnininvi et Me Yawovi Agboyibo. Le premier qui aurait été discrètement reçu, aurait une longueur d’avance sur le second »

Obasanjo à Paris sur la crise togolaise : ‘’Nous devons réfléchir à la formation d’une armée véritablement nationale’’

Selon le confrère, cette déclaration rapportée par Angola Press a été faite à la presse  par le président nigérian qui s’exprimait ainsi sur la crise togolaise en visite à Paris.

« 
L’une des causes de la crise réside dans la composition et le comportement de l’armée togolaise. A plusieurs reprises, elle s’est violement immixée dans le débat politique. En bon observateur, le problème de l’armée n’a pas échappé au Président Obasanjo, lui-même militaire. « Nous devons aussi réfléchir à la formation d’une armée véritablement nationale » a-t-il préconisé », écrit le journal

Des opposants au sein de la Commission d’enquête ; Une réelle volonté de faire la lumière sur les violences ?
Se demande notre confrère. Avec l’entrée de certaines personnalités notamment Me Joseph Kokou Koffigoh qui a dirigé la LTDH au temps fort des revendications démocratiques, Professeur Sey-Sandah Lantam-Ninsao, président du Mouvement de Solidarité Citoyenne (SOLIDA), proche du chef de file du Courant Rénovateur et de Agbéyomé Kodjo, Robert Dussey, président d’une organisation chrétienne pour la paix et d’un représentant de la LTDH, le journal pense que la  présence de ces personnalités est  de nature à rassurer sur la crédibilité de la commission, «surtout que le décret instituant la commission, précise que  ‘’la Commission pourra faire appel à tout expert indépendant de renommée nationale ou internationale en vue de l’accomplissement de sa mission’’ »

Fair-play et pragmatisme : La Centrafrique s’évite la dramatique expérience togolaise
« Comme au Togo, c’est l’homme fort – auteur d’un putsch le 15 mars 2003 de la Centrafrique, François Bozizé qui a été proclamé vainqueur avec 64% des suffrages exprimés. Mais comme au Togo, l’arithmétique démographique était défavorable au vainqueur déclaré et les choses étaient loin de s’être déroulées dans la transparence.

Mais l’acquisition du pouvoir ne vaut que si son exercice peut profiter au peuple au nom duquel on s’exprime. Et chose non négligeable, dans des contextes où les armées sont tout sauf républicaines, tout leader éclairé devrait pouvoir évaluer la prise de la conquête du pouvoir dans la réalité politique qui est la sienne avant d’adopter pour des stratégies populistes. En acceptant les résultats tels que proclamés par la commission électorale mixte indépendante (Cémi) et qui donnaient le Gal. François Bozizé, élu, Martin Nziguélé agissant en connaissance de cause, a privilégié le pragmatisme à l’activisme dévastateur », écrit le journal qui pense que « le drame qui s’est produit au Togo après la proclamation des résultats provisoires et dont certains se prévalent en s’évertuant dans des décomptes macabres, a pour cause immédiate, ce manque de réalisme politique opposé à une farouche volonté de conservation de pouvoir avec les moyens de l’Etat »

Dans rubrique Ma Lettre titrée Enfin ! Pour que ça démarre, notre confrère écrit :
Cela a commencé de prime abord avec les modérés. Ensuite, les partisans ou mieux le camp des « durs ». Depuis plus d’un an ou les décennales sanctions économiques internationales de l’Union Européenne contre le Togo pour « déficit démocratique », ont été converties en « engagements à démocratiser », une terminologie  autrefois marginalisée peut-être à dessein ou par ignorance, a resurgi : la société civile. C’est dire qu’après les modérés,  les durs, il sera également tenu compte de cette frange non moins considérable de l’échiquier sociopolitique national. Fasse seulement que, en fait de consultations en vue de la formation d’un gouvernement de large union nationale, l’on ne se retrouve en face d’une bien curieuse réédition de scénario où l’on a vu défiler devant le premier ministre Koffi Sama, un véritable ramassis, un conglomérat honteusement hétéroclite de défilants dont la quasi majorité maîtrisait à peine les données du rendez-vous. Il s’agit ici d’invités appelés à se prononcer sur un certain nombre de facteurs liés à la nature, à la composition et à la mission du futur gouvernement dit d’union nationale.

Il ne s’agit pas non  plus d’appelés dont l’art sempiternel  de donner dans la multiplication et l’entretien des crises jamais résolues, n’est plus à démontrer. Il ne s’agira pas également de supposés « groupes d’élus » malades de l’obsession à donner à croire qu’ils constituent l’exemple et le modèle à suivre. En clair, il ne devra avoir de l’espace pour les envolées lyriques, les enthousiastes chantages et les surenchères. De même, pour former un gouvernement d’union nationale, on n’a pas nécessairement besoin d’hyper ministrables et autres intouchables. L’important ici réside dans les programmes et objectifs que devra se fixer ce gouvernement, de même que les missions à s’assigner. Mais en attendant d’en arriver là, il y a tout lieu de penser que l’essentiel ici et maintenant, réside dans l’effort à briser un tabou, celui de changer de voie lorsque, en vain, celle empruntée peine à donner une issue, celui qui commande de revoir sa copie lorsque celle utilisée n’augure jamais des chances d’espérer.

La logique politique veut qu’un parti politique qui gagne « régulièrement » une élection organise son gouvernement et exerce son projet de société. Mais si, par le passé, tout comme de nos jours, les élections togolaises ont toujours pour finalité, les contraignants détours d’obligation de consensus, cela n’est pas sans poser le délicat problème de la particularité des élections togolaises. Inviter, peut-être même avec force insistance à une équipe de dialogue, cache de facto un  grand handicap sociopolitique que, diantre on ne saurait diagnostiquer et guérir que de l’intérieur. C’est souvent facile et trop vite dit de penser que participer à un gouvernement d’union nationale signifierait de facto reconnaître ou cautionner une mascarade. Cette façon de voir cache une double cécité intellectuelle. D’abord, il y a cette ignorance de vue qu’un gouvernement dit d’union nationale est souvent le produit, la résultante d’un contentieux fut-il politique, électoral ou autre, et intervient comme un médecin au chevet d’un malade. Le rétablissement du malade dépend donc de la volonté des médecins à taire leurs divergences et à conjuguer leurs forces au service de leur cause commune. Il y a ensuite cette ignorance criarde de la question « que faire ou proposer d’autre » lorsque toutes les voies semblent épuisées. Tout ceci signifie en somme qu’en réalité, l’essentiel ne consiste nullement à simplement dire « non ». Dans l’histoire politique du monde, beaucoup d’exemples ont montré que bien de révolutions réussies ont été souvent opérées de l’intérieur. Si au Togo, nous n’avons pas pu capitaliser les rares soubresauts internes pour en faire des atouts précieux, à la limite des viatiques nécessaires à la lutte, ce ne sont nullement les ukases d’ambitieux sans commune mesure et difficilement en phase avec les réalités du pays qui offriront la donne de l’alternance au Togo. Il est encore temps que les uns et les autres, à la faveur du dépassement et au renouement avec la raison et le bon sens, se fassent une véritable purge, une cure d’auto critique, et revoient à fond leurs copies. Il y a pire dans la vie que de n’avoir pas réussi, c’est de n’avoir pas essayé

Nouvel Echo 349

Du vendredi, 27 mai 2005

Tractations pour la formation d’un gouvernement d’union nationale
*Le cœur de Faure balancerait entre Edem Kodjo, Kwassi Klutsé
* Me Yawovi Agboyibo l’homme de la situation selon l’UE
Titre à la Une notre confrère avec les photos des trois personnalités pressenties.

A propos de ces personnalités pressenties, le journal indique si au niveau de Kwassi Klutsé le problème ne se pose pas, il n’est pas le cas pour Edem Kodjo qui veut obtenir des garanties sûres avant de s’engager. C’est ainsi que, indique t-il,  celui-ci « aurait posé des  conditions auxquelles le parti au pouvoir n’entend pas plier ». Il aurait, selon le confrère, demandé que s’il venait être désigné comme premier ministre, qu’on lui laisse les mains libres pour diriger l’action gouvernementale, ce qui signifie la mise entre parenthèse de l’article 96 toiletté qui fait du premier ministre, un simple exécutant des desiderata du président de la République.

C’est pour cela, relève le journal,  que « le cœur de Faure balancerait entre un  PM qui veut réellement jouer son rôle et celui qui veut servir de faire-valoir »

Par ailleurs, le journal nous apprend que l’UE exige que le PM soit issu de la Coalition. C’est ainsi que selon un sondage de cette même institution, « Me Agboyibo sera pressenti avec 70% contre 30% pour Edem Kodjo »

Accouchement difficile du gouvernement d’union nationale : A qui la faute ?
S’interroge le journal pour qui, si l’opposition est sensée jouer un rôle primordial dans l’avènement du gouvernement d’union nationale, elle n’est pas responsable du difficile accouchement de celui-ci. Les difficultés auxquelles Faure est confrontées proviendraient de son propre camp.

« D’abord, l’actuel PM Koffi Sama n’est pas prêt de céder son fauteuil à un quidam qui n’a pas été affecté par le décès du président Eyadema comme lui. L’autre frère du président de la République qu’on voit longtemps au devant de la scène politique réclame avec menace à l’appui sa part du gâteau pour devenir N° 2 du pays. Outre ces deux cas évoqués, l’on constate de plus en plus une intransigeance de l’ancienne équipe du système. C’est ainsi que les vieux barons mènent une lutte sans merci en vue de perpétuer les habitudes de la maison avec le jeune et de trouver leur compte dans le nouveau gouvernement », indique le journal.

Vision prophétique d’Eyadema : Que deviendra le RPT après moi ?
Cette question, selon e journal,  a été posée au PM Koffi Sama et au président de l’assemblée nationale Fambaré Natchaba qui avaient à leur côté le ministre de la communication Pitang Tchalla  par le feu président un certain 27 janvier 2005. Et  face aux malaise et  cafouillage qui ont cours au sein du RPT  après la disparition du président Eyadema, le journal pense que cette interrogation  se révèle une prophétie.

Le recul suicidaire : Veut-on ramener les Togolais à l’ère du parti unique ?
La question se pose parce que « après les résultats controversés de l’élection présidentielle du 24 avril et les mouvements qui s’en sont suivis, pour garder son intégrité physique et être à l’abri de toutes les inquiétudes, il faut vaille que vaille avoir un tricot dont le port est individuel, il faut retrouver les affiches du candidat Faure qu’on doit coller aux portails et fenêtres pour échapper à une éventuelle rafle ». Aussi interpelle t-il le nouveau président pour que cessent ces pratiques d’un autre âge.

Abass Bonfoh a failli reprendre le bâton de l’intérim
Souligne le journal fort de ce que le président autoproclamé Bob Akitani qui est actuellement malade était proclamé vainqueur par la CENI et la Cour Constitutionnelle, le président de l’assemblée conformément à l’article 65 de la constitution  reprendrait l’intérim de la présidence.  

La sécurité des sociétés d’Etat en danger : Un gendarme tue le comptable de la SPT et emporte 60 millions de FCFA
Cette scène horrible se serait passée un 10 mai 2005 sur la nationale N°1 à Adétikopé à une vingtaine de Km au nord de Lomé. Selon le confrère, le comptable le nommé Firmin Mondowou Essotom revenait d’une mission à l’intérieur du pays. Arrivé à Adétikopé, le gendarme qui était sensé assurer sa sécurité et celle du pactole intima l’ordre au chauffeur de garer. Devant le refus du comptable qui demanda au chauffeur de continuer la route, le gendarme sortit son arme et tira à bout portant sur le comptable avant de s’emparer des 60 millions provenant de la collecte des recettes des bureaux de postes de l’intérieur.

Il se pose donc, selon le journal,  un problème de confiance sur les éléments de sécurité affectés dans les sociétés d’Etat manipulant d’importantes sommes d’argent

Le RPT face à la fronde : Le cercle des rénovateurs s’agrandit
C’est ce que constate le journal suite au  récent crash de l’ancien ministre de l’intérieur. Face au semblant de sérénité qu’affiche le RPT devant ces défections et les risques d’implosion du vieux parti,  le journal estime qu’il « est urgent de réunir de toutes les forces vives du parti afin de lui donner une autre dynamique ». Ceci doit, selon lui, passer par une profession de foi de tous les militants qui devront se dire toutes les vérités avant d’apporter des remèdes nécessaires à la refondation du parti. En tout cas pour le confrère, les accusations au sein du parti du président Wade devraient édifier les dirigeants du RPT.

La Tribune du Peuple
N'a pas paru cette semaine
Arcanes
N'a pas paru cette semaine
L’observateur  togolais 

 

Liberté Hebdo  09

Du mercredi, 25 mai 2005

Deuxième décret de Faure
*Charles Debbasch nommé Conseiller Spécial à la Présidence

*Quelle insulte pour le peuple togolais !
En tout cas,  c’est qu’on lit à la une de Liberté Hebdo. Le journal voit la nomination d’un ‘’colon’’ à la plus fonction de l’Etat comme «une injure faite à l’intelligence des Togolais » car «  tout se passe comme s’il n’y a pas des gens au Togo censés assumer cette fonction du Conseiller Spécial à la Présidence ».

Pour le confrère, « même si ce  ‘’ mercenaire en col blanc’’  est un constitutionnaliste hors pair, il ne mérite pas, compte tenu des charges qui pèsent sur lui dans sa France natale, d’occuper des fonctions officielles au Togo. A cette allure, on risque d’héberger au Togo des Talibans pourvu qu’ils aient des potentialités à mettre au service du régime »

Encore des cadavres sur les plages : Un corps rejeté par la mer sur la plage d’Avépozo
C’est ce que révèle le journal qui indique que, «  le s