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25 juin 2005

Revue de presse de la semaine du 20 au 25 juin 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple Motion d'Information Agni l'abeille
Le Regard Echos d’Afrique Akekle le Scorpion
Le Point de la Semaine Arcanes Liberté Hebdo
La Dépêche Le Forum de la semaine Carrefour
Crocodile Le Canard Indépendant Nouvel Echo
La Tribune du Peuple L’observateur togolais Le Paparazzi
  Le Tambour  
 
Le Combat du peuple    503

Du lundi, 20 juin 2005

Perspectives : La nomination du Premier ministre et ses conséquences : Que peut tirer le Togo du tandem Faure – Edem Kodjo ?
S’interroge notre confrère dans sa manchette avec les photos de leur excellence Faure E. Gnassingbé, Président et Edem E. Kodjo, Premier Ministre. Le Combat du Peuple s’élève contre les réactions négatives suscitées par  la nomination de M. Edem Kodjo au sein de l’opinion nationale et les questions  politiciennes que les uns et les autres se posent sur ses chances de succès.

« En réalité, il s’agit-là des questions purement politiciennes. Car quelle que soit la personnalité qu’on nomme aujourd’hui Premier Ministre du Togo, elle trouvera le pays dans la même situation, avec les mêmes défis à relever : le tissu social est en lambeaux, le pays est ruiné par plus d’une décennie de suspension de la coopération, l’économie nationale est mise à genou par de longues années de gabegie et de mal gouvernance, etc.

Mais ce que les uns et les autres ne doivent pas perdre de vue, c’est que Edem Kodjo, Premier ministre sous Eyadema n’est pas la même chose que Edem Kodjo Premier ministre sous Faure. Faure est un jeune, conscient, qui sait que Edem Kodjo a de l’expérience. Et puisqu’il a lui-même de l’ambition pour le pays, il peut s’appuyer sur lui, dans un esprit d’ouverture et de complémentarité pour une action  qui profitera au pays » souligne le journal qui pense qu’ « il est temps que les Togolais se débarrassent de considérations politiciennes pour participer au développement de leur pays. Car le changement au Togo est une affaire de tous les Togolais »

De l’incertitude à la certitude : Bientôt le nouveau gouvernement : La fin du régime Eyadema et le commencement de l’ère Faure
Estime le journal pour qui, « au-delà de toutes autres considérations liées à des facteurs d’ordre politique, il est évident que le nouveau gouvernement signera la fin du régime Eyadema et marquera le début de l’ère Faure » car, « la composition du gouvernement et surtout la qualité des hommes appelés à l’animer seront les premiers signes d’un nouveau départ ; car dans notre pays, la politique malheureusement se résume aux choix binaires et aux réflexes manichéens, bons ou mauvais ».

 C’est pourquoi, le journal demande à tous les Togolais de bonne foi à accompagner les nouveaux dirigeants et à « cesser d’être en quête d’ennemis » et à  « privilégier tout ce qui peut les unir et éviter autant que faire se peut, tous les ingrédients de division »

Débat : La tyrannie des Bien-pensants : L’opposition en panne d’inspiration
C’est ce que pense notre confrère qui constate que l’opposition togolaise continue toujours d’avoir une idée négative du pouvoir politique malgré les évolutions.  « Si les «bien-pensants» laissent croire que Faure Gnassingbé est synonyme d’Eyadema, c’est tout simplement parce qu’ils manquent de vision à long terme et sont de mauvaise foi » relève le confrère pour qui, « l’honnêteté intellectuelle commande de constater qu’hormis ce dossier de violences politiques et de réfugiés, l’opposition radicale togolaise est en panne d’inspiration. La plate-forme qu’elle a soumise au Président de la République est la preuve que les leaders de cette coalition ne savent pas ce qu’ils veulent. Vouloir le beurre et l’argent du beurre est une aberration qui ne pardonne pas en politique ou ailleurs »

Aussi pense t-il que « l’opposition en panne d’initiative nourrit ses partisans de rumeurs au lieu de se remettre en cause et trouver d’autres sources d’inspiration »

Motion d"information 309

Du lundi, 20 juin 2005

Nommé depuis bientôt deux semaines : Edem Kodjo éprouve de grandes peines à former un gouvernement crédible
Titrait à la Une notre confrère qui indiquait que malgré les déclarations que M. Edem Kodjo a multipliées que lendemain de sa nomination sur sa capacité à relever le défi de la formation d’un gouvernement de très large union nationale, celui-ci ne semble pas  au bout de ses peines. Selon Motion d’Information, outre le refus de la Coalition,  le tandem Faure- Kodjo serait confronté à d’autres difficultés internes notamment  les « prétentions exorbitantes de la part de plusieurs héritiers du défunt Général Eyadema. Ceux d’entre eux, qui avaient joué un rôle déterminant dans la conservation du pouvoir au sein du clan Gnassingbé, réclameraient à présent leurs parts du gâteau sous forme de portefeuilles ministériels ou de nomination à la tête des sociétés d’Etat les plus juteuses ». A ceux-là, s’ajoutent «les exigences des anciens ; les anciens membres du précédent gouvernement qui ne sont pas repris dans le nouveau gouvernement et qui réclameraient des points de chute autres que des voies de garage. Et puis, il y a les vrais anciens, les vieux barons du régime, civils et militaires, qui refusent d’être des laissés pour compte et qui réclameraient leurs places au soleil ».

Par ailleurs et fort de ce que M. Edem Kodjo est un homme politique sans réelle autorité au Togo –ayant obtenu 0,96% des voix de ses concitoyens à la présidentielle de 2003-, le journal pense que la nomination de celui-ci n’a pour objectif que « de donner plus de polarité à Faure Gnassingbé » et «  à consolider le soutien de la France et à asseoir le nouveau Pouvoir sur les deux piliers traditionnels que sont l’Armée et le soutien de la France »  

Le jeu de la roublardise et de la jonglerie politique : Comment la France a déjoué la CEDEAO et l’Union  Africaine pour imposer Edem Kodjo à Faure Gnassingbo
Le journal évoque ici les démarches menées par le président en exercice de la CEDEAO, son Excellence Olusegun Obasanjo pour amener M. Edem Kodjo à ne plus accepter le poste de premier ministre et qui ont malheureusement échoué à cause des réseaux français qui s’activaient pour nommer le leader de la CPP au poste de premier ministre.

« C’est ainsi qu’au lendemain de son passage à Lomé, il a tenu à faire descendre M. Edem Kodjo à Abuja le 4 juin  pour avoir sa  parole  d’honneur de ne pas se livrer à ce jeu qui risque d’aggraver la crise togolaise. Ambition personnelle, égoïsme légendaire, versatilité remarquable ont joué comme d’habitude dans l’esprit de l’homme qui a tout simplement balayé du revers de la main les engagements pris devant Olusegun Obasanjo au profit des manœuvres de la puissante Françafrique qui a su tirer sur les ficelles pour déjouer la CEDEAO et l’Union Africaine » souligne qui indique par ailleurs que « Obasanjo aurait même piqué une colère sur la manière dont il a été victime de la roublardise et de la jonglerie politique de M. Edem Kodjo et les réseaux français ».

Contrairement aux rumeurs alarmistes :  La Coalition résiste aux épreuves et son éclatement n’est pas à l’ordre du jour
Affirme notre confrère suite aux rumeurs faisant état
d’un proche éclatement de la Coalition et de l’entrée au gouvernement à titre individuel d’éminentes personnalités issues des partis membres de la Coalition. Pour notre confrère, il s’agit des « manœuvres mensongères, délibérément orchestrées par des milieux proches de la nouvelle grande famille reconstituée par le RPT et ses nouveaux alliés et succursales à des fins purement politiciennes » dans le but de « tenter d’attirer certains esprits faibles de la Coalition »

« A travers la Coalition, l’opposition semble avoir acquis une nouvelle crédibilité. L’objectif de la conquête de la démocratie n’est pas encore atteint ; on en est même loin.

C’est certainement pour toutes ces raisons que toutes les analyses politiques, même les plus pessimistes, arrivent à la conclusion selon laquelle, contrairement aux rumeurs et aux intoxications, l’éclatement de la Coalition n’est pas à l’ordre du jour et qu’elle va résister aux épreuves et au temps », conclut le journal

Une mission au Togo pour démasquer les auteurs des crimes pendant la prise de pouvoir de Faure Gnassingbé
Titre le journal à propos de la mission de l’ONU qui est arrivée à Lomé le 13 juin dernier et qui est à pied d’œuvre sur le terrain pour produire son rapport

En prenant la tête de son groupe du CAN-Mondial 2006 :   Les Eperviers volent «piano sano»  vers l’Allemagne en 2006

Titre à la Une Motion d’Information avec à l’appui des photos de l’arrivée des Eperviers accueillis par une immense foule en liesse.

Agni l'Abeille 38

Du lundi, 20 juin 2005

Que se passe-t-il au juste à l’OTP ? Des salaires impayés, le personnel en grève et le DG relevé de ses fonctions

Est-ce la descente aux enfers du poumon de l’économie  Togolaise ? S’interroge Agni qui indique que les agents de cette unité de production des phosphates ont entamé depuis la semaine dernière une grève de 5 jours pour cause de non paiement des salaires du mois de mai et autres primes supprimées au moment où l’Administrateur provisoire le Cdt Panassa vient d’être relevé de ses fonctions et remplacé par Charles Takou .

« Est-ce à dire que l’Administrateur Provisoire, le Cdt Panassa a échoué ?
Pourquoi les autorités ont décidé de le relever de ses fonctions ? Est-ce pour détournement de fonds, ou est-ce un règlement de compte car il semblerait que l’ex Administrateur Provisoire de l’IFG bradait l’autorité de son ministre de tutelle », se demande le confrère qui promet de revenir dans les prochaines éditions sur les dessous de  cette affaire

Enquête sur les violations de droits de l’Homme au Togo : Deux semaines pour la mission Onusienne : Trois mois pour la Commission de Koffigoh
Titre le confrère. Rappelant les objectifs de la mission d’enquête de l’ONU  qui est déjà arrivée au Togo et qui est à pied d’œuvre, le journal se  pose la question du rôle du travail de la commission nationale d’enquête dirigée par Me Koffigoh…

La chute libre du régime s’accélère : Faure de plus en plus isolé
En tout cas, c’est ce que constate le journal suite au tollé qu’a suscité la nomination de M Edem Kodjo et les difficultés que ce dernier éprouve pour former son équipe gouvernementale.

« La chute libre du système RPT a atteint maintenant sa vitesse de croisière. Les positions de la France mafieuse n’ont plus grand effet sur la vie politique de notre pays. Sinon pourquoi depuis que M. Kodjo est nommé à la primature, bien sûr sous la pression de la France, la formation d’un gouvernement est-elle aussi difficile qu’un accouchement » souligne le journal.

Face à cette situation, le journal proposait à Faure Gnassingbé de prendre son courage à deux mains pour « renoncer à son nouveau Premier ministre et nommer un Premier ministre dans la Coalition et engager un processus de transition avec un véritable programme de réconciliation ».

Flambée du prix du maïs sur le marché : Pourquoi ont-ils voté le maïs aux élections?
S’interroge Agni  qui ne comprend pas que malgré qu’un candidat ait utilisé l’épis de maïs comme emblème avec à l’appui des slogans élogieux, le prix du maïs sur le marché soit passé de 300 à 700 FCFA.

« On a utilisé l’épi de maïs comme emblème avec des slogans les plus élogieux. On est allé jusqu’à nous dire que le maïs a triomphé, qu’il est le vainqueur. L’on a cru à un moment donné que le maïs serait à portée de toutes les bourses et que le vainqueur prendra des mesures pour que le maïs ne coûte pas cher sur le marché.

Comble de malheur c’est au contraire que nous assistons. Le bol de maïs coûte les yeux de la tête et chaque jour que Dieu fait cela semble monter. Payer le bol de maïs à 700 ou 800frs c’est du jamais vu sur la terre de nos aïeux » dit-il

Totale cacophonie dans le transport en commun :  Des syndicalistes ou des collecteurs de fonds
S’interroge notre confrère qui dénonce ici  le racket dont sont victimes les conducteurs de la part d’une pléiade de syndicats, lesquels conducteurs sont obligés, combler les trous qu’occasionnent ces rackets,  d’entasser sans aucun minimum de respect, les passagers comme des sardines dans leurs véhicules.

« Nous appelons donc à la conscience de chacun de ces animateurs le long des routes du pays à corriger un peu ce comportement inouï qui n’honore pas notre Togo et au ministère de tutelle de réglementer et régulariser le trafic afin de donner la paix aux citoyens », souligne le confrère.

Quel avenir pour les jeunes de l’opposition
Se demande le journal qui évoque ici le cas de certains jeunes militants de l’opposition traqués par le pouvoir pour leur participation dans le processus démocratique dans au Togo

« Sans polémiquer sur les autres violations des droits de l’homme au cours des évènements récents, il serait impérieux que le pouvoir en p1ace et l’opposition  radicale comme modérée prennent leur responsabilité pour sauver le Togo de l’impasse afin d’éviter ainsi la division au sein de la population », indique t-il

Le Regard 446

Du mercredi, 22 juin 2005

Gouvernement Faure de Kodjo : Les nouveaux venus au Gouvernement de large effectif
Titre à la Une notre confrère qui y publie les photos de quelques uns de ces nouveaux venus.

Pour le confrère, « prévu pour être de large union nationale, le gouvernement Faure de M. Edem Kodjo  n’a été finalement qu’un gouvernement de large effectif ».

Ainsi relève t-il dans cette équipe des personnalités ayant une coloration politique, le cas du vice -président de la CPP Jean Lucien Sanvi de Tové qui hérite du  portefeuille du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat et du président du PDR  Zarifou Ayéva  « l’ennemi juré de la Coalition » qui a obtenu comme récompense, le Ministère d’Etat, des Affaires Etrangères et de l’intégration Africaine et d’autres  qui n’avaient pas affiché leur coloration politique et enfin la présence des militants dissidents  de l’UFC notamment de  Gabriel Dosseh Anyroh  dont la nomination serait considérée au sein de l’UFC « comme un non événement étant donné qu’il n’avait aucune influence au sein du parti » et de Gilbert Atsu de la NDP qui « peut être l’œil du Professeur Gnininvi et du MO5 dans le gouvernement Faure de Kodjo II ». Pour Le Regard, « la seule défection enregistrée au niveau de la Coalition est sans nul doute celle de Me Abi Tchessa, Ministre de la Justice » et « la grande surprise,  c’est sans nul doute  la nomination du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats Me Loretta Massan Akueté » puisqu’ «  elle était parmi la délégation des avocats et des hommes d’Eglise qui s’était rendue au domicile du Président par Intérim Abass Bonfoh pour l’exhorter à reporter l’élection présidentielle en raison  de l’impréparation et de la distribution frauduleuse des cartes d’électeur »

Les 4 problèmes de Kodjo II
Le contexte sociopolitique et économique dans lequel M Edem Kodjo a été nommé Premier ministre ne lui donne pas une marge de manœuvre dans la gestion des affaires de l’Etat. Il aura, selon notre confrère, quatre problèmes majeurs à affronter : Gérer le quotidien, c'est-à-dire trouver des solutions aux nombreux problèmes auxquels les Togolais sont confrontés : « l’amélioration de leur condition d’existence.  Et cette amélioration passe entre autre par le déblocage des avancements, le paiement régulier des salaires, la création d’emplois, etc. Ce qui nécessite  d’importants investissements », l’environnement politique et humain : «s’il est une certitude, c’est qu’on ne peut mener une action efficace  qu’avec des hommes efficaces, compétents et pétris d’une certaine ambition. C’est ici que se pose pour Edem Kodjo, un problème d’environnement humain et politique. Le régime auquel succèdent les nouvelles autorités du pays a fonctionné avec des méthodes qui, appliquées aujourd’hui, ne feraient qu’aggraver la situation déjà pénible des Togolais. Il a fabriqué des barons qui se sont embourgeoisés et restent prêts à tout, pour protéger leurs biens  et privilèges. Comment le Premier ministre se prendra t-il pour réaliser ces changements indispensables au succès de son action sans avoir à subir la foudre des barons ? » ,  Etre et ne pas être : «la fonction de Premier ministre n’est plus aujourd’hui ce qu’elle était quand Edem Kodjo l’avait exercée de 1994  à 1996. Elle a été toilettée en profondeur et vidée de ses principales prérogatives et attributions. Le Premier ministre qui n’a plus besoin de s’appuyer sur une majorité parlementaire est devenu pratiquement un grand commis appelé à travailler et à coordonner l’action du gouvernement sous l’impulsion du chef de l’Etat dont il dépend.

Dans ces conditions, Edem Kodjo n’est pas nommé Premier ministre pour faire sa propre politique mais pour appliquer le programme de société de Faure Gnassingbé. Comment Edem Kodjo peut-il gérer cette situation d’être et ne pas être ? Dure équation à équilibrer ». Et enfin le quatrième problème, selon notre confrère, c’est l’opposition Le casse-tête de l’opposition « en réalité, plus qu’un boulet à sa cheville, l’opposition est un véritable casse-tête pour le Premier ministre.  Entre Edem Kodjo  et ceux avec qui il s’était engagé dans la lutte pour la démocratie au début des années 90, l’ambiance n’est pas du tout sereine. Certains pensent même que compte tenu de ses antécédents avec certains leaders de partis membres de la Coalition, notamment le CAR, Edem Kodjo n’est pas indiqué pour être un interlocuteur capable de se faire entendre aussi bien par les partisans du pouvoir que de l’opposition. Dans ces conditions, la réalisation de l’unité et de la réconciliation nationales qui figure dans ses priorités devient une gageure »

Grogne à Kpémé et Hahotoé : Les Agents de l’IFG-Togo, ex-OTP annoncent une grève à compter de ce mercredi
Annonce le journal qui indique que rien ne va depuis quelques années dans l’IFG-Togo où  les employés sont confrontés à toutes sortes de misères. C’est ainsi que pour se faire entendre, les employés ont observé un sit-in le jeudi 16 juin de 7heures à 12 heures  pour exiger dans l’immédiat l’apurement du créancier du personnel dont le montant se chiffre à environ un milliard quatre vingt quinze millions (1.095.000.000) FCFA. N’ayant pas eu gain de cause, la représentation du personnel a saisi par lettre en date du 17 juin l’Administration provisoire d’un préavis de grève de 72 heures pour  compter du mercredi 22 juin à 6 heures  au samedi 25 juin à 6 heures pour exiger : « le paiement immédiat du salaire du mois de mai 2005, soit 291.000.000 CFA,

-le reversement immédiat à CECPO et autres organismes sociaux (COCONSPO, Assurances privées, Amicales et syndicats, Cotisation patronales à la CNSS) de tous les prélèvements précomptés sur le salaire des agents, soit 286.000.000 FCFA

-le paiement immédiat de la deuxième tranche de la gratification due au titre de l’année 2004 soit 200.000.000 FCFA

-le paiement des primes d’ancienneté dues au titre des années 2004 et 2005 soit environ 300.000.000 FCFA

-le rétablissement de la prime de rendement unilatéralement suspendue  en janvier 2004 soit 180.000.000 FCFA par an »

« Le nouvel Administrateur provisoire, un certain Charles Takou réussira t-il à arrêter la machine revendicative ? La question est d’autant plus pertinente que, après s’être laissé faire pendant de nombreuses années, les organisations syndicales semblent déterminées à en découdre avec la Direction Générale », indique le journal

La commission nationale d’enquête appelle à la collaboration de tout le monde
Titre le journal faisant l’écho de la conférence de presse que la commission a tenue le lundi 20 juin à l’Hôtel 2 Février pour dévoiler sa méthode de travail et appeler la population à lui faire confiance et à collaborer avec elle   

La mission d’établissement des faits de l’ONU est à pied d’œuvre
Le journal évoque les rencontres que la délégation de la mission  de l’ ONU a eues avec certaines organisations de la société civile, des témoins à Lomé et indique qu’après Lomé, la délégation est actuellement à l’intérieur du pays pour la suite de ses investigations.

AU-DELÀ DE LA POLITIQUE
Bien plus que les discours politiques, le sport et plus particulièrement le football constitue le facteur d’union le plus important au Togo. La preuve en a été encore fournie samedi dernier. En effet, ce jour-là, l’équipe nationale togolaise rencontrait celle du Sénégal à Dakar, dans le cadre des éliminatoires de la CAN/Mondial 2006. A cette occasion, le onze national togolais avait encore émerveillé le public en tenant en échec l’équipe adverse sur un score de deux buts partout.

Il n’en avait pas fallu plus pour que dans un élan de joie, tous les Togolais célèbrent cette victoire. A Lomé, le carrefour Deckon et ses environs ont été pris d’assaut par des foules en liesse. Tout ce beau monde, parlait en Togolais et non en militants de tel ou tel parti. Pendant toute la fête, on avait oublié les considérations partisanes. On a vu des inconditionnels du « Maïs » qui généralement ne se mettaient qu’en blanc, s’exhiber avec des tricots jaunes, couleur de prédilection de l’opposition. C’est vrai que football n’est pas politique. Mais avouons  qu’il peut réunir tous les Togolais là où la politique a échoué de le faire. Il est et demeure encore aujourd’hui, le seul facteur qui démontre aux Togolais qu’ils sont tous fils du même pays et que leur combat devrait viser le même objectif : celui de faire de notre pays, l’Or de l’Humanité.

LA FAMINE À NOS PORTES
Les Togolais sont vraiment un peuple malheureux. Non seulement leur maigre salaire ne leur est pas régulièrement versé, mais leur condition de vie devient chaque jour un peu plus difficile.  Alors que leur pouvoir d’achat s’érode et s’amenuise, le cours de la vie devient de plus en plus élevé. Depuis quelque temps, les problèmes alimentaires se posent avec acuité.  Le maïs, aliment de base de la grande majorité  des Togolais est aujourd’hui vendu à prix d’or. Pour s’acheter un seul bol il faut débourser environ 800 FCFA. Un record. De fait, dans certains ménages, on a réduit sensiblement les repas.

Il existe au Togo un office qui a pour vocation d’engranger des céréales à vendre à un prix abordable en temps de soudure. Cet office diffuse des informations pour signaler sa présence sur certains marchés. Mais nombreux sont les clients qui le cherchent en vain. Et dans tout ça, on nous parle d’autosuffisance alimentaire. Il faut être au Togo pour le faire.

DU RETRAIT MOMENTANÉ AU GRAND RETOUR
Tous ceux qui s’intéressent à la chose politique au Togo se souviennent que, tirant leçon de sa débâcle au scrutin présidentiel de juin 2003, le Roi « Gbogboyagbo » avait annoncé un retrait momentané de la scène politique. Lorsque entre temps, l’homme avait publié un roman, certains l’avaient donné pour politiquement mort. Le Roi aurait troqué sa veste de politicien contre celle d’un romancier. Mais c’est certainement compter sans l’aptitude de certains à rebondir et à faire un come-back… même par la petite porte.

Aujourd’hui, le Roi Kodjo 2 est de retour aux affaires. Pour y arriver, il n’a pas parlé de parti charnière. Il n’a pas non plus parlé d’opposition modérée. Il a, selon  ses termes, choisi la lucidité. Une « lucidité » bien entendu, violemment critiquée.

SILENCE RADIO À TV-ZION
Une voix s’est tue dans les rangs des chaînes de télévisions privées qui animent le landernau des médias audiovisuels du Togo. C’est TV-Zion-TBN, une chaîne confessionnelle qu’on ne présente plus. N’allez pas croire  qu’elle a été fermée pour non paiement de redevance à l’autorité de  réglementation. Même si elle doit des arriérés à cette institution, ce n’est pas elle qui a fermé TV-Zion.  C’est la pluie. Une bourrasque  a provoqué l’effondrement  du pylône émetteur  de la station.

Du coup, l’ « huissier-Docteur-Pasteur », tout puissant DG de cette station de télévision se retrouve entre plusieurs feux : trouver les moyens  de remettre sa station en état et réparer les dommages causés aux tiers par son antenne.

Pendant ce temps, c’est le silence radio à TV-Zion. Certains jaloux des acquis de Luc Russel pensent que la station a été frappée par les esprits « Gbolo, mammie, azé » et autres auxquels Adjaho ne cesse de s’attaquer. En tout cas, ce silence les arrange d’autant plus qu’ils abhorrent  les blablablas  et les provocations de l’huissier reconverti.

Pour d’autres, c’est une catastrophe que d’être privé des films Ibo que diffuse régulièrement  cette station.

OÙ EST L’HARRYviste ?
Lorsque l’idée de la formation au Togo d’un gouvernement d’union nationale a été lancée, l’HARRYviste Olympique était de ceux qui avaient jubilé. Il était l’un des premiers à accepter de participer à ce gouvernement pour peu qu’il inscrive dans ses priorités, la réconciliation des Togolais. Quand les protagonistes de la crise d’après élection étaient invités à Abuja le 19 mai pour rencontrer  les chefs d’Etat, il était encore aux premiers rangs. Nombreux étaient alors ceux qui pensaient retrouver l’homme dans le gouvernement Kodjo II. Eh bien, ils ont été déçus.  Ils ont consulté et reconsulté la liste des membres du gouvernement sans trouver son nom. L’HARRYviste se serait-il décarcassé jusqu’à perdre sa caution de candidature sans aucune mesure de consolation ?

DU RETRAIT MOMENTANÉ AU GRAND RETOUR

Tous ceux qui s’intéressent à la chose politique au Togo se souviennent que, tirant leçon de sa débâcle au scrutin présidentiel de juin 2003, le Roi « Gbogboyagbo » avait annoncé un retrait momentané de la scène politique. Lorsque entre temps, l’homme avait publié un roman, certains l’avaient donné pour politiquement mort. Le Roi aurait troqué sa veste de politicien contre celle d’un romancier. Mais c’est certainement compter sans l’aptitude de certains à rebondir et à faire un come-back… même par la petite porte.

Aujourd’hui, le Roi Kodjo 2 est de retour aux affaires. Pour y arriver, il n’a pas parlé de parti charnière. Il n’a pas non plus parlé d’opposition modérée. Il a, selon  ses termes, choisi la lucidité. Une « lucidité » bien entendu, violemment critiquée.

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   38

Du mercredi, 22 juin 2005

Edem Kodjo forme son gouvernement :Les promesses électorales de Faure Gnassingbé en question

Titre notre confrère dans sa manchette avec à l’appui les réactions de quatre leaders de l’opposition : Me Agboyibo du CAR, Prof. Gnininvi de la CDPA, M. Harry Olympio du RSDD et JP Fabre de l’UFC.

Evoquant les missions assignées au gouvernement de M. Kodjo et les marges de manœuvres dont il dispose « que peut, à l’heure actuelle du débat national, un gouvernement dit d’union nationale dont le pouvoir se taille la part du lion, et sans les principaux leaders de l’opposition radicale ? » Le Point de la semaine estime que « le nouveau gouvernement à l’observation, est loin d’être d’union nationale, mais sa composition peut donner à rassurer plus d’un, sur ses aptitudes à dépasser les querelles de bas étage et à se mettre au service de l’intérêt général. En effet, au regard de sa composition, on note une forte présence de l’opposition dite modérée, même si d’aucuns pensent que celle-ci n’est pas des plus importantes. Ce qui laisse penser par plus d’un observateur, au-delà de tout scepticisme béat, que l’essentiel est à venir et consiste à voir le gouvernement à l’œuvre pour en juger »

Violentes répressions des émeutes à Anèho : Un journaliste togolais réfugié au Bénin raconte sa mésaventure
Le journal a transcrit l’interview que notre confrère Agbé d’une radio locale à Anèho a accordée à Carine Frank de RFI

Meurtre à Zorro Bar à Lomé
 Un homme décapité à Zorro Bar
 Crime crapuleux ou meurtre rituel ?
S’interroge notre confrère. Selon l’hebdomadaire qui rapporte les faits, ce crime crapuleux a été commis à Zorro Bar, une banlieue sud-est de Lomé à l’aube de ce lundi 20 juin 2005.

« En effet, un homme d’environ 45 ans, nommé Noussougan Somabè, père de trois enfants originaire de Vogan Kossidamé (Préfecture de Vo) a été retrouvé assassiné, la tête décapitée entre les rails au niveau de Zorro Bar, non loin de TP3 du Port Autonome de Lomé.

Pour faire croire que Noussougan Somabè a été  victime d’un accident de circulation, ces agresseurs ont eu le temps de le placer entre les rails en mettant d’un côté sa tête décapitée et de l’autre son corps. Heureusement, le conducteur du train voyant de loin cette victime, a freiné son engin et a appelé les forces de l’ordre de part et d’autres des rails », indique le journal.

Dans rubrique FLASH COKTAIL, notre confrère a rassemblé pour vous
Les Eperviers et la victoire du nul
L’autre dimanche le Révérend Père a demandé à ses fidèles présents à l’Eglise ce qu’il y avait d’urgent à choisir entre les deux réalités que sont le football et Jésus Christ au lendemain du nul précieux obtenu au Sénégal par les Eperviers du Togo. Embarrassante mais amusante question, n’est-ce pas ? Le Rév Père avait posé là, une colle. Difficile de répondre sans hypocrisie pendant que l’on se trouvait à l’Eglise en ce moment. Le RP voulait simplement relever l’enthousiasme autour du ballon, le symbole de l’unité et de l’union qu’il représente et qui a pu spontanément mettre les gens ensemble pour célébrer durant une nuit une victoire qui n’était qu’un nul. Bien évidemment qu’il voulait le même enthousiasme et la même volonté lorsqu’il sera question de célébrer Jésus.

Faute d’une victoire de Dakar les Eperviers ont forcé les Sénégalais à un nul gagnant et se mettent en ordre de bataille pour enlever la place gagnante sur la route de l’Allemagne, pays organisateur de la coupe du monde en 2006.


Charles Blé Goudé contre Mbeki

Non content de ne plus se voir en action contre les Français dans les rues d’Abidjan parce que le président sud africain est en passe de régler la crise ivoirienne, le patron de la galaxie patriotique ivoirienne, Charles Blé Goudé, est allé se nouer des partenariats auprès des ténors de la lutte anti-apartheid afin, dit-on, de renforcer sa stratégie de lutte pour son pays. Son séjour en Afrique du sud a fortuitement coïncidé avec la manifestation contre le limogeage par Thabo Mbeki de son vice-président, Jacob Zuma dans une tumultueuse affaire. Blé Goudé s’est retrouvé à Pretoria puis à Johannesburg aux cotés des dignitaires du PAC (Pan Africanist Congress), vétérans de la lutte anti-Apartheid. Ce n’est pas du ridicule et des confrères ont même écrit que
« ces sud-africains brûlaient d’impatience de voir ce gamin qui a résisté aux français les mains nues ».

Apparemment le jeune leader des Patriotes se met dans la peau d’un panafricaniste mais franchement un panafricaniste a-t-il vraiment besoin de se nourrir d’autant de haine et de pessimisme jusqu’à continuer par appeler encore à la résistance dans une Afrique qui bouge avec la mondialisation ?

On peut appeler le Président pour porter sa plainte
L’information n’est pas banale et interpelle des personnalités politiques qui se moquent du quotidien des concitoyens. Il se dit qu’il y a quelques jours le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, qui avait rendu public son numéro de téléphone portable pour que tous ses concitoyens puissent se plaindre librement des services gouvernementaux, a reçu plus de 3.000 appels. L’on ignore s’il l’a fait lui-même. On ne le mentionnera pas dans le livre Guinness mais on s’étonnera de cette courageuse initiative au plus haut niveau de l’appareil de l’Etat. La déception est ce récit de témoignages de personnes regrettant de ne pas arriver à joindre le président directement par rapport à la saturation de la ligne

Peut-on envoyer une lettre par la poste à Dieu ?
Rappelez-vous la chanson qui donnait le numéro de portable du Seigneur. Pas de blasphème mais juste pour avoir le rythme et amuser. Aujourd’hui, par rapport à toutes les crises, toutes les misères, toutes les carences, la pauvreté… des esprits promettent aux cœurs meurtris de pouvoir intercéder pour envoyer des doléances à Dieu ou par orgueil, le font eux-mêmes. Ils disent connaître la bonne adresse pour poster des lettres au Seigneur. Le raisonnement est simple et cela se passe en Israël. Pas de paradoxe à cela et la semaine dernière on dit que la poste israélienne a remis mille lettres adressées à Dieu, au messie ou ses prophètes, à leur adresse présumée qu’est le Mur des Lamentations de Jérusalem, le principal lieu saint du judaïsme. Ces mille lettres ont été remises au rabbin chargé du culte au Mur des Lamentations, qui les a placées pieusement dans des interstices de la muraille. Ces lettres renferment sans surprise toutes sortes de prières et de demandes à l’Eternel. Amusants que ces lettres et les initiateurs !!

La Dépêche 276

Du mercredi, 22 juin 2005

Gouvernement d’union nationale
*L’opposition radicale représentée par quatre ministres
*Amertume au sein des radicaux

Titre de son côté notre confrère qui salue des changements majeurs intervenus dans la nouvelle équipe gouvernementale puisque l’opposition radicale y « est fortement représentée » avec quatre personnalités :  « M. Gilbert Sassouvi DOSSEH-ANYRON, Secrétaire administratif de l’UFC, qui est en charge  du ministère de la  Culture, du Tourisme et des Loisirs ;  Me Massan  Loretta ACOUETEY,  bâtonnier de l’ordre des Avocats du Togo, proche de l’opposition radicale, Mme Agnélé Christine MENSAH, du CAR et de  Me Tchessa ABI du PSR ».

Pour le confrère, « en convainquant des personnalités de l’opposition radicale d’entrer dans le gouvernement d’Union, le tandem Faure/Edem a asséné un coup fatal aux extrémistes de tous bords. On peut même parler de la mort de la coalition »

Mission d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme au Togo :  Les auteurs des 8 corps calcinés à Adakpamé seront connus
Estime La Dépêche. Reconnaissant les difficultés auxquelles la mission de l’ONU sera confrontée sur le terrain, le journal espère cependant qu’elle « nous dira qui a tué les Rpetistes à Baguida, Adakpamé et autres quartiers de Lomé, à Adéta, à Atakpamé etc. Pendant cette période très douloureuse, les milices de l’opposition radicale ont également tué surtout les ressortissants de la CEDEAO et les Kabyès »  et ceux  « qui ont commandité la tuerie dans le fief de l’Opposition à Adakpamé où  07 ressortissants maliens et un nigérien ont été calcinés »

« La mission de M. Doudou DEINE devrait mener des investigations impartiales en vue de situer les responsabilités. Elle doit éviter de prêter oreille à la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme qui est un  clan au service de la cause de leurs frères et qui est en réalité une aile marchante de l’opposition radicale. Il serait très dangereux de fermer les yeux sur les exactions commissent par les milices de l’opposition radicale et voyant seulement la réaction des forces de l’ordre pour rétablir l’ordre » estime le journal

Les radicaux togolais battent le rappel de leurs soutiens extérieurs :  JJ Rawlings, le cousin de Gilchrist parle
Titre notre confrère qui s’insurge contre la prise de position de l’ex chef d’Etat ghanéen dans la crise togolaise.

« Après l’appel à la rescousse de l’épiscopat togolais, de la  Fédération Internationale des Droits de l’Hommes (FIDH), de l’Association Survie, du bouillant Président de la Commission de l’UA  M. Konaré, c’est le tour du cousin de Gilchrist, j’ai nommé le ghanéo-écossais J.J. Rawlings aux mains souillées de sang de ghanéens d’entrer en scène dans notre  crise », écrit-il. En tout cas, pour le journal,  « tous ceux qui s’invitent maladroitement dans la crise  togolaise auront droit à la réponse qu’ils méritent. Le passionné Konaré vient d’être proprement mis à sa place. Il reste à régler le cas du bouillant capitaine Rawlings qui a tranché la tête à six anciens chefs d’Etat au Ghana.

Nous concédons au bouillant capitaine de nourrir des regrets pour n’avoir pas pu aider son oncle à prendre le pouvoir au Togo. 23 septembre 1986, 25 mars 1993, janvier 1994. Que les nostalgiques revanchards de tous bords ne se trompent pas. Ils trouveront l’Armée  Togolaise sur leur chemin »

L’Armée tribaliste est-elle une armée étrangère ?
S’interroge le journal à propos d’un article de notre confrère AGNI qui indiquait que « parmi les militaires qui ont durement torturé mon époux, certains étaient Congolais, a déclaré une militante de l’opposition… Ils n’étaient  pas d’ici : ils ne parlaient pas le Mina… ils parlaient le Lingala et avaient la peau foncée »

« Voilà un gros mensonge  comme savent le faire nos frères. Que viennent chercher les Congolais au TOGO ? L’armée tribaliste aurait-elle refusée d’obéir à ses frères d’ethnie ? », se demande le confrère  

Effacement de la dette des pays pauvres : Les pays pauvres ont plutôt besoin d’un nouvel  ordre économique mondial plus juste et plus équitable
Titre de son côté La Dépêche qui s’élève contre les commentaires « scandaleux » suscités dans l’opinion nationale par l’absence du Togo parmi les pays bénéficiaires de l’annulation de la dette. Aussi trouve t-elle cette décision injuste puisque le fait que le Togo n’a rien à envier en matière de bonne gouvernance économique et politique à certains pays bénéficiaires.    

« L’absence  de notre pays au nombre des pays africains a donné lieu à des commentaires scandaleux. Puisque la course pour le pouvoir a tué en nous le moindre sentiment de patriotisme, on n’a pas pris la peine d’observer attentivement la liste de pays africains retenus. Si on l’avait fait, on devait comprendre que le TOGO n’a rien à envier à certains pays au plan de bonne gouvernance économique et politique. Qu’on retienne des pays comme le Bénin, le Sénégal, le Ghana, le Mali, le Mozambique on peut fermer les yeux.

Mais qu’on nous présente des pays comme la Mauritanie, l’Ouganda, l’Ethiopie la Zambie et surtout le Rwanda de Kagamé comme étant des exemples de bonne gouvernance économique et politique devait susciter en nous des sentiments de réprobation. C’est même une insulte à l’intelligence africaine » souligne t-il. Pour notre confrère, « ce n’est pas de l’effacement des dettes qu’il s’agit. Il est question aujourd’hui de créer un nouvel ordre mondial plus juste et plus équitable au plan commercial.

Que signifie l’effacement de la dette pour l’agriculteur Burkinabé de Coton ?

Rien du tout. Les Africains veulent des prix justes pour leurs matières premières »

Forum de la Semaine 69

Du lundi, 20 juin 2005  

Crise togolaise : Sarkozy prend fait pour les revendications de la Coalition
Titre à la Une notre confrère qui indique que, de bonne source confirmée par le leader de l’UFC lors de son point de presse à Paris de vendredi 20 juin dernier (plusieurs de mes collaborateurs ont pris langue avec M. Sarkozy qui s’est montré disposé à nous aider à trouver une solution à la crise politique que connaît notre pays,  avait laissé entendre M. Gilchrist Olympio), « le tout nouveau ministre d’Etat chargé de l’Intérieur pourrait s’impliquer dans la recherche d’une solution à la  crise née du scrutin du 24 avril ».  Ce qui, selon Forum de la Semaine, « sera un appui de taille aux forces de la Coalition qui auraient réussi à avoir une oreille attentive au sein de la Droite française avec Jacques Chirac en tête qui a pris fait et cause pour le clan Gnassingbé »

Entre fanfaronnades et réalités  de terrain :Le Kodjo II se fait désirer
Titrait notre confrère avec la publication lundi dans la nuit de la liste du nouveau gouvernement qui évoque les difficultés que le nouveau premier ministre éprouverait à former son équipe du fait de « la marge de manœuvre que lui laisse les thuriféraires du RPT, les vieux barons qui ne veulent pas lâcher du lest ». Et notre confrère de « saluer la clairvoyance de la Coalition qui avait anticipé sur cette situation en soumettant une plate-forme de co-gestion des affaires au même Faure Gnassingbé »

Les harcèlements contre la famille Boko continuent…
« Après avoir contraint l’ancien Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation M. François Boko à l’exil et non satisfait d’avoir poussé sa grande sœur hors du pays après sa détention abusive à la suite de la décision du Ministre Boko de ne plus cautionner l’injustice, les autorités togolaises viennent de licencier l’une des petites sœurs du Ministre Boko, employée au service des Postes à Atakpamé pour des motifs inavoués », indique le journal qui ne comprend pas l’acharnement dont sont victimes les collabo de l’ex ministre Boko de la part du pouvoir togolais dans la mesure où  délit de parenté ne figure dans aucune loi de la République togolaise.  

Edem Kodjo, premier ministre : C’est du bis-repetitae de renversement de situation pré-établie
C’est un article de Kpakpa Désenchanté que notre confrère a repris  

« Apparemment au Togo, l’histoire se répète au détriment du vaillant peuple. La dernière nomination d’Edem Kodjo au poste de premier ministre qui fait polémique aujourd’hui n’est qu’un remake d’un cauchemar déjà vécu en 1994. Nous vous proposons l’aperçu que le confrère Kpakpa Désenchanté n° 131 avait fait de la situation à l’époque. Et vous serez surpris, surpris de la similitude de la survenue des évènements », écrit le journal

Voici le chapeau à cet article que nous ne pouvons malheureusement pas traité

Le Roi est réaliste
Un éminentissime politologue nous faisait croire, il y a moins d’une semaine, qu’en politique, il n’y a jamais eu de transparence. Seuls des profanes pouvaient penser que l’on doit et peut diriger un Etat dans la transparence : en étalant sur la place publique les petites manœuvres et les jongleries dont use le gouvernement dans ses politiques. L’idée, loin de nous déplaire, nous inspire au contraire et nous amène à penser à une certaine stratégie de Son Ambitieuse Hauteur, le Roi Koq-djo 1er.

Eliminatoires CAN/Mondial 2006 : 8ème  journée, Sénégal -Togo : 2-2 : Un rêve qui prend forme
Estime le journal qui revient  sur le film du match ayant opposé les Eperviers du Togo aux Lions du Sénégal

Forum de la Semaine 70

Du jeudi, 23 juin 2005

Acte II d’une tempête dans un verre d’eau : Le gouvernement Faure-Kodjo, c’est « nous s’amuser »
Estime notre confrère pour qui, « c’est aujourd’hui acquis qu’il y a des Togolais qui s’amusent avec le destin de tout le peuple ».

En fait du gouvernement que les Togolais attendaient depuis, il s’agit selon le journal, « d’une bande de ‘’ potes’’ à laquelle on a greffé quelques nouvelles têtes pour faire diversion »

« Comment peut-on expliquer  la présence  d’hommes et de femmes qui n’ont  jamais eu de poste de responsabilité mais qu’on bombarde au sein d’une équipe gouvernementale sensée relever les défis très capitaux? Comment peut-on justifier d’autres cas des plus insolites si on ne lorgne pas sur une affaire de famille ? », s’interroge le journal.   

Gouvernement Faure-Kodjo Répulsion unanime de la classe politique
« Seuls les termes des différentes réactions changent. Du CAR à l’UFC en passant par la CDPA et le RSDD, l’indignation est totale. Suite logique du refus du régime de satisfaire aux exigences de l’UA et de la CEDEAO à procéder à une co-gestion du pouvoir pour calmer un tant soit peu les frustrations nées du scrutin controversé du 24 avril » indique le  confrère qui commente les réactions des quatre partis (CAR, CDPA, UFC et RSDD) qui ont refusé de prendre part à ce gouvernement

 Confidentiel : Grogne au RPT
Selon Forum de la Semaine, « une ambiance particulière agite le cercle RPT » depuis que la publication de la liste du gouvernement. Les gens seraient en ‘’boule’’ parce qu’ils  « estiment avoir sorti leurs triples pour le ‘’ petit’’ pendant les moments chauds et voilà qu’il les remercie du dos de la main ».

Et le journal nous apprend de bonnes sources que sur la première liste figurait « des noms de ceux qui se battaient bec et ongle pour asseoir l’hégémonie du parti » mais que c’est l’autre (PM) qui  « a convaincu Faure Gnassingbé de ne pas les prendre » car cela donnerait une mauvaise image 

Poignant reportage sur des Réfugiés togolais au Bénin
Le confrère reprend le reportage réalisé sur des réfugiés togolais au Bénin par notre consoeur Carine Frank de RFI avec ce commentaire :

« C’était un scrutin symbolique, le premier après le règne du Gal Eyadema décédé le 05 février dernier. L’armée avait alors intronisé l’un de ses fils, Faure Gnassingbé, à la tête de l’Etat. Mais devant les condamnations tous azimuts, Faure Gnassingbé avait dû reculer quittant son fauteuil de président pour organiser une élection. L’élection s’est donc tenue le 24 avril dans un contexte particulièrement tendu. Rappelez-vous le jour du vote ces images des militaires qui ont emporté des urnes. Alors, le 26, lorsque les résultats ont été proclamés plusieurs fiefs de l’opposition se sont brusquement enflammés. La répression des forces de l’ordre a été très dure.

Difficile de savoir le bilan exact, car il oscille entre les trentaines de morts et plus de huit cents, un chiffre qui est qualifié de « plaisanterie de mauvais goût » par le gouvernement togolais. Une mission d’enquête internationale est sur place au Togo. Une chose est sûre en tout cas, beaucoup de Togolais se sont sentis obligés de fuir le pays. D’après le HCR, au moins 37 500 personnes ont fuit le Togo pour le Bénin et le Ghana depuis le 26 avril. Ils sont aujourd’hui plus de 22 500 rien qu’au Bénin. La plupart de ses réfugiés sont hébergés dans des familles béninoises. Ils sont 8 500 à vivre dans deux camps de réfugiés près de la frontière béninoise, celui d’Agamé et de Komé. Ce qui étonne plus le HCR, c’est que le flux continue encore aujourd’hui deux mois après le scrutin. Il y a, certes, des enregistrements tardifs ; mais chaque jour encore il y a de nouveaux réfugiés qui arrivent par centaines par jour en ce moment et tous racontent la même histoire : Ecoutez le témoignage de quelques uns

Carrefour 436

Du jeudi, 23 juin 2005

Formation d’un nouveau gouvernement : Les grandes questions et les grands défis de l’équipe Faure-Kodjo
Sans vouloir s’attarder sur les aptitudes des nouveaux venus dans l’équipe de Kodjo, le confrère s’intéresse plutôt aux questions lancinantes de l’heure qui sont : politique, libertés publiques et de droit de l’homme, économie et social.

Au plan politique et c’est là où la tâche sera ardue pour le nouveau gouvernement, ce sera la reprise du dialogue aux termes des 22 engagements. Et c’est là, selon le journal, que  « l’équipe de Kodjo aura du mal à gérer l’opposition qu’on désigne de radicale »

Au plan des droits de l’homme, il y a la guerre sur cette question entre le gouvernement et les organisations de défense des droits de l’homme et  il n’est pas sûr, selon lui, que cette guerre se termine de sitôt. Le gouvernement pourra t-il agir dans le sens de la réconciliation avec ces organisations ? C’est la question que se pose le confrère.

Il y a également la question des réfugiés : « les réfugiés se comptent par dizaines de milliers dans les pays voisins. La majorité n’est pas prête à revenir au pays »

Au plan économique, le grand défi c’est remettre l’économie sur les rails par la reprise de la coopération avec l’UE : « l’équipe pléthorique du tandem Faure- Kodjo a-t-elle les remèdes nécessaires pour négocier la reprise ? » s’interroge alors le journal

Au plan social, il y a, outre à réconcilier les Togolais entre eux,  le problème des salaires, pensions et les mesures d’accompagnement après la dévaluation du FCFA : « la haine s’est exacerbée, le discours tribal se redresse dans les esprits. Il y a dix ans il n’y a pas eu de mesures d’accompagnement après la dévaluation du franc CFA. Les fonctionnaires n’ont pas régulièrement leur salaire, les retraités comptent des difficultés à percevoir leur pension. La jeunesse a perdu tous les repères ».

Bref, c’est selon Nouvel Echo, le chapelet de défis et questions qui attendent la nouvelle équipe

Le gouvernement d’union et de réconciliation du tandem Faure-Kodjo : Sa composition et ses ouvertures
Titre le journal.
A propos de la composition de la nouvelle équipe gouvernementale, le journal note un nombre pléthorique (30) par rapport au précédent qui ne comptait que 26 ministres. Ce qui fait dire à notre confrère que « le PM n’a pas formé un gouvernement ni de crise, ni de rigueur ni de technocrates ». Pour lui, «un nombre plus restreint aurait été mieux approprié pour telles considérations »

S’agissant de l’ouverture, le journal note l’ouverture à un maximum de sensibilité notamment le PDR, la CPP,  du PSR avec Me Abi Tchessa,  de Mme Agnélé Christine Mensah du CAR « même si Me Agboyibo affirme qu’elle a démissionné du CAR depuis 1998 »,  de Gabriel Dosseh-Anyron  de l’UFC, Loretta Massan Accouétey et de Gilbert Atsu  président de la NDP,  même si le RPT se taille la part du lion. Et de bien d’autres ministres qu’il a des difficultés à affilier à tel parti ou telle organisation.

Relevant que ce gouvernement rendu public le 20 juin dernier n’est pas représentatif de l’ensemble de la classe  politique togolaise et en regrettant le refus de la Coalition d’y participer, le journal affirme  que Edem Kodjo et Faure n’y peuvent rien, tant les défis sont si immenses et pressants 

Halte enfin avec ces célébrations de la victoire du 24 avril !
Pour dire qu’on en a marre avec ces manifestations qu’organisent chaque week-end les militants et sympathisants du RPT pour, disent-ils, célébrer la victoire de leur candidat.

« Il est des faits qui frisent l’irritation et la provocation. Quand dans un Togo encore saignant des blessures causées par les violences électorales avant, pendant et après le 24 avril, des gens se rassemblent pour se saouler et danser pour, disent-ils, célébrer la victoire de Faure,  on se dit que, ou ils sont de parfaits inconscients, ou ils ont quelque chose à   voir avec ces violences.

Que fêtent-ils au juste ?  Se réjouissent-ils que leurs concitoyens de toutes origines et de toutes conditions soient morts ou blessés ? Ou se glosent-ils des affres de l’exil que vivent près de 40 000 Togolais dans les camps de réfugiés au Bénin et au Ghana ? Un peu de dignité, de tenue et de nationalisme, messieurs et dames ! Vous n’allez pas continuer à ricaner et vous saoulez pendant que le monde entier s’émeut du sort de votre pays ! », s’indigne le journal qui interpelle le directeur de la télévision nationale et le nouveau ministre à mettre fin à ces pratiques puisque ce sont les médias d’Etat qui ouvrent gracieusement leur antenne à ces individus. Et le chef de l’Etat à réagir par rapport à ces faits primaires : « le Togo nous appartient à tous, qu’on soit Ewe, Akposso, Kabyè ou Moba, du RPT ou de l’opposition, n’est-ce pas votre Excellence Faure Gnassingbé ? Le Togo attend de vous plus de grandeur d’âme et de hauteur par rapport à certains faits primaires. Personne n’est mieux place que vous, Monsieur le Président de tous les togolais, pour expliquer à ceux qui se réclament de vous, les conditions et le sens de votre victoire du 24 avril dernier »

Les Eperviers aux bons soins
Titre le journal qui se réjouit  de l’attention particulière que l’Etat prête aux Eperviers ainsi que la mobilisation populaire qui se fait autour d’eux depuis qu’ils enregistrent des victoires

Crocodile

 

Le Canard Indépendant

Du vendredi 24 juin 2005

Séjour du Premier ministre en Europe : Les dessous du périple européen de Edem Kodjo
Le chef du gouvernement Edem Kodjo a quitté mardi dernier Lomé pour un périple européen. Le journal nous fait le point de son périple et de l’objectif qu’il poursuit.

Parlant des objectifs de ce périple le journal indique que selon certaines indiscrétions, le chef du gouvernement, dans la perspective de la relance des 22 engagements, entend renégocier certains aspects avec l’UE. Le gouvernement cherche à avoir des précisions sur le cadre du dialogue prescrit au point 1.1 des 22 engagements. Or, il est question d’un recensement et d’une rediscussion du code électoral. En outre, l’UE qui avait annoncé à mi-parcours de la mise en œuvre des 22 engagements, le décaissement de certains fonds, doit situer l’actuel gouvernement sur ces points »

Rencontre Sud -Sud à Doha : Un sommet sur fond de conflit entre le G77 et l’UE
Indique notre confrère qui revient sur le sommet de Doha auquel il a pris part pour nous parler des grandes décisions qui ont été prises à ce sommet c'est-à-dire  la déclaration de Doha et le   plan d’Action de Doha qui  ont été adoptés rejetant toutes sanctions économiques unilatérales imposées aux pays en développement par les pays occidentaux. Selon le confrère, c’est le Ministre de la Coopération et de l’Action Humanitaire du Luxembourg, Jean-Louis SCHILTZ qui a donné la réponse à cette dénonciation des pays du G77 et la Chine.

« Les questions de développement, de sécurité et des droits de l’homme sont liées de manière indissociable.

L’UE tient à souligner une nouvelle fois et sans ambiguïté que, pour nous, le développement est une fin en soi et non seulement un moyen de
parvenir à la sécurité  a affirmé le Ministre de la Coopération du Luxembourg prenant le contre-pied du G77 et la Chine qui privilégient la paix et la stabilité, concevant davantage le développement comme la priorité, devant contribuer à assurer la sécurité individuelle et collective grâce à la prospérité qu’il engendre rapporte le journal

Formation du nouveau gouvernement d’ouverture :Tsunami au RPT, insatisfactions à l’opposition plurielle
Relève notre confrère qui note qu’à part quelques ratées près, l’équipe du tandem Faure Gnassingbé-Edem Kodjo,  « annonce l’ouverture d’une nouvelle ère politique tant espérée par le peuple » avec comme conséquence un Tsunami politique  qui s’est abattu sur la vieille garde au RPT.

 Pour Le Canard Indépendant, la nouvelle équipe gouvernementale est la marque d’une nouvelle donne marquée par  le renouvellement du personnel au sein de l’ancien parti au pouvoir où des barons sous l’ère du Gal Gnassingbé Eyadema s’illustrent tels des inamovibles.

« Ainsi donc, point de présence des généraux au sein du nouveau gouvernement. Mais le clan des militaires ‘’fidèles’’  au Gal. Eyadema ne semble pas être le seul à être visé. Des ministres que l’on croyait devenus détenteurs à vie d’un portefeuille ont été sautés.

Outre cette donne, Faure Gnassingbé a peut-être également souci d’assainir le paysage politique national. En dehors du ministre d’Almeida Mawutoè, les activistes des partis satellites créés et financés par le Chef de l’Etat n’ont pas été promus », indique le journal qui relève cependant des ratées dans la formation de cette équipe : « si le ‘’ Tsunami’’ au RPT a emporté à la satisfaction générale, des figures gouvernementales frappées d’usure, par contre, certaines entrées au sein de l’équipe Kodjo II, choquent. C’est le cas du nouveau ministre de la défense nationale, Gnassingbé Kpatcha. Pour certains observateurs, cela marque une certaine volonté de maintenir l’armée dans le giron de la famille Gnassingbé. Or le caractère tribal de l’armée constitue l’un des obstacles majeurs à la démocratisation au Togo.

Sur un plan similaire, l’entrée au gouvernement du Colonel Pitalouna-Ani Laokpéssi, au poste de Ministre de la Sécurité, rassure peu de Togolais. Il est perçu dans l’opinion comme étant un adepte d’une ‘’ gestion musclée’’ des affaires de l’Etat »

Sur un autre plan, le journal constate une sous-représentation de l’opposition (Insatisfaction à l’opposition)  même si l’on note l’entrée de certains militants de l’opposition et de la société civile

Dans sa rubrique Ma lettre titrée Vous et nous !..., notre confrère écrit :
05 février 2005- 20 juin 2005, que d’événements en un temps aussi record ! En moins d’un semestre, beaucoup trop de dates à retenir dans le pourtant restreint agenda du pays ! 05 février 2005 ! 25 février 2005 ! 24 avril 2005 ! 26 avril 2005 ! 04 mai 2005 ! Ces dates se succèdent et ont trait à des conjonctures qui ont pour noms, entre autres coup d’Etat, retour à la légalité constitutionnelle, scrutin présidentiel constitutionnel, annonce des résultats, et auxquels on ne saurait omettre la longue chronique des manifestations de protestations – ou de félicitations - , et la longue épopée des dérives de tous ordres. Progressivement, la course gagne son but, mais pour ouvrir la brèche à une autre épopée, celle-ci destinée à cimenter les espoirs des uns et les déceptions des autres. Vous et nous avons donc vécu en l’espace record de cinq mois, ce que la trentenaire dictature du général président s’est érodée à asseoir contre vents et marées. Vous et nous ne pouvions pas comprendre que, mine de rien, trente-huit années de règne fait de hauts et de bas peuvent aisément se  résumer en cinq mois. Vous et nous avions mis du temps pour comprendre qu’à force de trop tirer sur la corde, elle finit par se rompre. Aussi avons-nous multiplié tares et dérives pour à la fin nous retrouver dans ce que vous appelez impasse, mais que nous autres convenions d’appeler fait accompli. Aussitôt au bout de la course, une autre s’annonce faite de plus d’obstacles peut-être mais annonciatrice de nombreuses péripéties. Un vieil adage dit qu’on ne saurait tomber deux fois au même endroit. Dit de façon beaucoup plus policée, la science progresse par erreur surmontée.

Au-delà des jérémiades de contestations ou de protestations se pose le problème crucial et vital de l’alternative. Que proposons-nous d’autre à la place de la solution contestée ? Au-delà des querelles de personnes, des conflits d’hégémonie et de leadership, au-delà des manœuvres sans nom, transparaît non sans exigence, l’intérêt général. Comment donc y parvenir avec sérénité sans une bonne dose d’abnégation ou de dépassement ? Au-delà des ambitions personnelles s’impose le souci de sauver le bien commun. Comment atteindre ce rêve et cette grandeur républicaine sans se conférer une marge de volonté politique et de bonne foi ?

Vous et nous devons convenir du constat que la corde sur la quelle on tire, souffre à présent des incompréhensions, des turpitudes  et des écarts totalitaires qui ne finissent pas de cimenter le débat politique national. Mais il s’agit de s’armer d’un maximum de courage pour se résoudre à cette évidence qu’on ne peut à la fois courir et se gratter les jambes. Vous et nous devons désormais comprendre et donner à comprendre que la politique est un jeu d’arène. A  force de ne jamais y descendre, le jeu vous quitte, et  lorsque viendra le rideau, c’est à peine qu’on vous citera parmi les spectateurs, même si  vous vous offrez des marges d’acteur. Si le débat se focalise autour de l’ « être  ou ne pas être », il s’agit avant tout de s’employer à résoudre l’être à l’acte pour « exister ».

Ou alors, vous et nous sommes condamnés à disparaître si de l’être, nous ne gardons que la seule présence. Mais lorsque l’acte auquel l’on se résout a pour objectif le service de l’intérêt général, il devient une mission. De mission, il n’en existe de parfaite que celle perfectible mise au service du peuple par son exercice sur le terrain et non sa louange dans les beaux discours. On ne le dira jamais assez, il y a pire dans le monde que de