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Revue de
presse de la semaine du
20 au 25 juin
2005
Par
Daniel Garidan |
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Le
Combat du peuple
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N°
503 |
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Du lundi, 20 juin 2005
Perspectives : La nomination du Premier
ministre et ses conséquences : Que peut tirer le Togo du tandem Faure – Edem
Kodjo ?
S’interroge notre confrère dans sa manchette avec les
photos de leur excellence Faure E. Gnassingbé, Président et Edem E. Kodjo,
Premier Ministre. Le Combat du Peuple s’élève contre les réactions
négatives suscitées par la nomination de M. Edem Kodjo au sein de l’opinion
nationale et les questions politiciennes que les uns et les autres se
posent sur ses chances de succès.
« En réalité, il s’agit-là des questions purement politiciennes. Car quelle que
soit la personnalité qu’on nomme aujourd’hui Premier Ministre du Togo, elle
trouvera le pays dans la même situation, avec les mêmes défis à relever : le
tissu social est en lambeaux, le pays est ruiné par plus d’une décennie de
suspension de la coopération, l’économie nationale est mise à genou par de
longues années de gabegie et de mal gouvernance, etc.
Mais ce que les uns et les autres ne doivent pas perdre de vue,
c’est que Edem Kodjo, Premier ministre sous Eyadema n’est pas la même chose que
Edem Kodjo Premier ministre sous Faure. Faure est un jeune, conscient, qui sait
que Edem Kodjo a de l’expérience. Et puisqu’il a lui-même de l’ambition pour le
pays, il peut s’appuyer sur lui, dans un esprit d’ouverture et de
complémentarité pour une action qui profitera au pays » souligne le journal qui
pense qu’ « il est temps que les Togolais se débarrassent de considérations
politiciennes pour participer au développement de leur pays. Car le changement
au Togo est une affaire de tous les Togolais »
De l’incertitude à la certitude :
Bientôt le nouveau gouvernement : La fin du régime Eyadema et le commencement de
l’ère Faure
Estime le journal pour qui, « au-delà de toutes
autres considérations liées à des facteurs d’ordre politique, il est évident que
le nouveau gouvernement signera la fin du régime Eyadema et marquera le début de
l’ère Faure » car, « la composition du gouvernement et surtout la qualité des
hommes appelés à l’animer seront les premiers signes d’un nouveau départ ; car
dans notre pays, la politique malheureusement se résume aux choix binaires et
aux réflexes manichéens, bons ou mauvais ».
C’est pourquoi, le journal demande à tous les Togolais de bonne
foi à accompagner les nouveaux dirigeants et à « cesser d’être en quête
d’ennemis » et à « privilégier tout ce qui peut les unir et éviter autant que
faire se peut, tous les ingrédients de division »
Débat : La tyrannie des Bien-pensants :
L’opposition en panne d’inspiration
C’est ce que pense notre confrère qui constate que
l’opposition togolaise continue toujours d’avoir une idée négative du pouvoir
politique malgré les évolutions. « Si les «bien-pensants» laissent
croire que Faure Gnassingbé est synonyme d’Eyadema, c’est tout simplement parce
qu’ils manquent de vision à long terme et sont de mauvaise foi » relève le
confrère pour qui, « l’honnêteté intellectuelle commande de constater qu’hormis
ce dossier de violences politiques et de réfugiés, l’opposition radicale
togolaise est en panne d’inspiration. La plate-forme qu’elle a soumise au
Président de la République est la preuve que les leaders de cette coalition ne
savent pas ce qu’ils veulent. Vouloir le beurre et l’argent du beurre est une
aberration qui ne pardonne pas en politique ou ailleurs »
Aussi pense t-il que « l’opposition en panne d’initiative
nourrit ses partisans de rumeurs au lieu de se remettre en cause et trouver
d’autres sources d’inspiration »
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Motion d"information
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N°
309 |
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Du lundi, 20 juin 2005
Nommé depuis
bientôt deux semaines : Edem Kodjo éprouve de grandes peines à former un
gouvernement crédible
Titrait à la Une notre confrère qui indiquait que
malgré les déclarations que M. Edem Kodjo a multipliées que lendemain de sa
nomination sur sa capacité à relever le défi de la formation d’un gouvernement
de très large union nationale, celui-ci ne semble pas au bout de ses peines.
Selon Motion d’Information, outre le refus de la Coalition, le tandem
Faure- Kodjo serait confronté à d’autres difficultés internes notamment les
« prétentions exorbitantes de la part de plusieurs héritiers du défunt Général
Eyadema. Ceux d’entre eux, qui avaient joué un rôle déterminant dans la
conservation du pouvoir au sein du clan Gnassingbé, réclameraient à présent
leurs parts du gâteau sous forme de portefeuilles ministériels ou de nomination
à la tête des sociétés d’Etat les plus juteuses ». A ceux-là, s’ajoutent «les
exigences des anciens ; les anciens membres du précédent gouvernement qui ne
sont pas repris dans le nouveau gouvernement et qui réclameraient des points de
chute autres que des voies de garage. Et puis, il y a les vrais anciens, les
vieux barons du régime, civils et militaires, qui refusent d’être des laissés
pour compte et qui réclameraient leurs places au soleil ».
Par ailleurs et fort de ce que M. Edem Kodjo est un homme politique sans réelle
autorité au Togo –ayant obtenu 0,96% des voix de ses concitoyens à la
présidentielle de 2003-, le journal pense que la nomination de celui-ci n’a pour
objectif que « de donner plus de polarité à Faure Gnassingbé » et « à
consolider le soutien de la France et à asseoir le nouveau Pouvoir sur les deux
piliers traditionnels que sont l’Armée et le soutien de la France »
Le jeu de la
roublardise et de la jonglerie politique : Comment la France a déjoué la CEDEAO
et l’Union Africaine pour imposer Edem Kodjo à Faure Gnassingbo
Le journal évoque ici les démarches menées par le
président en exercice de la CEDEAO, son Excellence Olusegun Obasanjo pour amener
M. Edem Kodjo à ne plus accepter le poste de premier ministre et qui ont
malheureusement échoué à cause des réseaux français qui s’activaient pour nommer
le leader de la CPP au poste de premier ministre.
« C’est ainsi qu’au lendemain de son passage à Lomé, il a tenu à faire descendre
M. Edem Kodjo à Abuja le 4 juin pour avoir sa parole d’honneur de ne pas se
livrer à ce jeu qui risque d’aggraver la crise togolaise. Ambition personnelle,
égoïsme légendaire, versatilité remarquable ont joué comme d’habitude dans
l’esprit de l’homme qui a tout simplement balayé du revers de la main les
engagements pris devant Olusegun Obasanjo au profit des manœuvres de la
puissante Françafrique qui a su tirer sur les ficelles pour déjouer la CEDEAO et
l’Union Africaine » souligne qui indique par ailleurs que « Obasanjo aurait même
piqué une colère sur la manière dont il a été victime de la roublardise et de la
jonglerie politique de M. Edem Kodjo et les réseaux français ».
Contrairement aux rumeurs alarmistes : La Coalition résiste aux épreuves et son
éclatement n’est pas à l’ordre du jour
Affirme notre confrère suite aux rumeurs faisant état
d’un proche éclatement de la Coalition et de l’entrée
au gouvernement à titre individuel d’éminentes personnalités issues des partis
membres de la Coalition. Pour notre confrère, il s’agit des « manœuvres
mensongères, délibérément orchestrées par des milieux proches de la nouvelle
grande famille reconstituée par le RPT et ses nouveaux alliés et succursales à
des fins purement politiciennes » dans le but de « tenter d’attirer certains
esprits faibles de la Coalition »
« A travers la Coalition, l’opposition semble avoir acquis une nouvelle
crédibilité. L’objectif de la conquête de la démocratie n’est pas encore
atteint ; on en est même loin.
C’est certainement pour toutes ces raisons que toutes les analyses politiques,
même les plus pessimistes, arrivent à la conclusion selon laquelle,
contrairement aux rumeurs et aux intoxications, l’éclatement de la Coalition
n’est pas à l’ordre du jour et qu’elle va résister aux épreuves et au temps »,
conclut le journal
Une mission
au Togo pour démasquer les auteurs des crimes pendant la prise de pouvoir de
Faure Gnassingbé
Titre le journal à propos de la
mission de l’ONU qui est arrivée à Lomé le 13 juin dernier et qui est à pied
d’œuvre sur le terrain pour produire son rapport
En prenant la tête de son groupe du
CAN-Mondial 2006 : Les Eperviers volent «piano sano» vers l’Allemagne
en 2006
Titre à la Une Motion d’Information avec à l’appui des photos de
l’arrivée des Eperviers accueillis par une immense foule en liesse.
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Agni
l'Abeille |
N°
38 |
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Du lundi, 20 juin 2005
Que se passe-t-il au juste à l’OTP ?
Des salaires impayés, le personnel en
grève et le DG relevé de ses fonctions
Est-ce la descente aux enfers du poumon de l’économie
Togolaise ? S’interroge
Agni qui indique que les agents de cette unité de production des phosphates
ont entamé depuis la semaine dernière une grève de 5 jours pour cause de non
paiement des salaires du mois de mai et autres primes supprimées au moment où
l’Administrateur provisoire le Cdt Panassa vient d’être relevé de ses fonctions
et remplacé par Charles Takou .
« Est-ce à dire que l’Administrateur Provisoire, le Cdt Panassa a échoué ?
Pourquoi les autorités ont décidé de le relever de ses
fonctions ? Est-ce pour
détournement de fonds, ou est-ce un règlement de compte car il semblerait que
l’ex Administrateur Provisoire de l’IFG bradait l’autorité de son ministre de
tutelle », se demande le confrère qui promet de revenir dans les prochaines
éditions sur les dessous de cette affaire
Enquête sur les violations de droits de
l’Homme au Togo : Deux semaines pour la mission Onusienne : Trois mois pour la
Commission de Koffigoh
Titre le confrère. Rappelant les objectifs de la
mission d’enquête de l’ONU qui est déjà arrivée au Togo et qui est à pied
d’œuvre, le journal se pose la question du rôle du travail de la commission
nationale d’enquête dirigée par Me Koffigoh…
La chute libre du régime s’accélère : Faure
de plus en plus isolé
En tout cas, c’est ce que constate le journal suite
au tollé qu’a suscité la nomination de M Edem Kodjo et les difficultés que ce
dernier éprouve pour former son équipe gouvernementale.
« La chute libre du système RPT a atteint maintenant sa
vitesse de croisière. Les positions de la France mafieuse n’ont plus grand effet
sur la vie politique de notre pays. Sinon pourquoi depuis que M. Kodjo est nommé
à la primature, bien sûr sous la pression de la France, la formation d’un
gouvernement est-elle aussi difficile qu’un accouchement » souligne le journal.
Face à cette situation, le journal proposait à Faure Gnassingbé de prendre son
courage à deux mains pour « renoncer à son nouveau Premier ministre et nommer un
Premier ministre dans la Coalition et engager un processus de transition avec un
véritable programme de réconciliation ».
Flambée du prix du maïs sur le marché :
Pourquoi ont-ils voté le maïs aux élections?
S’interroge Agni qui ne comprend pas que
malgré qu’un candidat ait utilisé l’épis de maïs comme emblème avec à l’appui
des slogans élogieux, le prix du maïs sur le marché soit passé de 300 à 700
FCFA.
« On a utilisé l’épi de maïs comme emblème avec des slogans les plus élogieux.
On est allé jusqu’à nous dire que le maïs a triomphé, qu’il est le vainqueur.
L’on a cru à un moment donné que le maïs serait à portée de toutes les bourses
et que le vainqueur prendra des mesures pour que le maïs ne coûte pas cher sur
le marché.
Comble de malheur c’est au contraire que nous assistons. Le bol de maïs coûte
les yeux de la tête et chaque jour que Dieu fait cela semble monter. Payer le
bol de maïs à 700 ou 800frs c’est du jamais vu sur la terre de nos aïeux »
dit-il
Totale cacophonie dans le transport en
commun : Des syndicalistes ou des collecteurs de fonds
S’interroge notre confrère qui dénonce ici le racket
dont sont victimes les conducteurs de la part d’une pléiade de syndicats,
lesquels conducteurs sont obligés, combler les trous qu’occasionnent ces
rackets, d’entasser sans aucun minimum de respect, les passagers comme des
sardines dans leurs véhicules.
« Nous appelons donc à la conscience de chacun de ces animateurs le long des
routes du pays à corriger un peu ce comportement inouï qui n’honore pas notre
Togo et au ministère de tutelle de réglementer et régulariser le trafic afin de
donner la paix aux citoyens », souligne le confrère.
Quel avenir pour les jeunes de l’opposition
Se demande le journal qui évoque ici le cas de
certains jeunes militants de l’opposition traqués par le pouvoir pour leur
participation dans le processus démocratique dans au Togo
« Sans polémiquer sur les autres violations des droits de l’homme au cours
des évènements récents, il serait impérieux que le pouvoir en p1ace et
l’opposition radicale comme modérée prennent leur responsabilité pour sauver le
Togo de l’impasse afin d’éviter ainsi la division au sein de la population »,
indique t-il
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Le
Regard |
N°
446 |
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Du mercredi, 22 juin 2005
Gouvernement Faure de Kodjo : Les nouveaux
venus au Gouvernement de large effectif
Titre à la Une notre confrère qui y publie les photos
de quelques uns de ces nouveaux venus.
Pour le
confrère,
« prévu pour être de large union nationale, le
gouvernement Faure de M. Edem Kodjo n’a été finalement qu’un gouvernement de
large effectif ».
Ainsi relève t-il dans cette équipe des personnalités ayant une
coloration politique, le cas du vice -président de la CPP Jean Lucien Sanvi de
Tové qui hérite du portefeuille du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat
et du président du PDR Zarifou Ayéva « l’ennemi juré de la Coalition » qui a
obtenu comme récompense, le Ministère d’Etat, des Affaires Etrangères et de
l’intégration Africaine et d’autres qui n’avaient pas affiché leur coloration
politique et enfin la présence des militants dissidents de l’UFC notamment de
Gabriel Dosseh Anyroh dont la nomination serait considérée au sein de l’UFC
« comme un non événement étant donné qu’il n’avait aucune influence au sein du
parti » et de Gilbert Atsu de la NDP qui « peut être l’œil du Professeur
Gnininvi et du MO5 dans le gouvernement Faure de Kodjo II ». Pour Le Regard,
« la seule défection enregistrée au niveau de la Coalition est sans nul doute
celle de Me Abi Tchessa, Ministre de la Justice » et « la grande surprise,
c’est sans nul doute la nomination du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats Me
Loretta Massan Akueté » puisqu’ « elle était parmi la délégation des avocats et
des hommes d’Eglise qui s’était rendue au domicile du Président par Intérim
Abass Bonfoh pour l’exhorter à reporter l’élection présidentielle en raison de
l’impréparation et de la distribution frauduleuse des cartes d’électeur »
Les 4 problèmes de Kodjo II
Le contexte sociopolitique et économique dans lequel
M Edem Kodjo a été nommé Premier ministre ne lui donne pas une marge de manœuvre
dans la gestion des affaires de l’Etat. Il aura, selon notre confrère, quatre
problèmes majeurs à affronter : Gérer le quotidien, c'est-à-dire trouver
des solutions aux nombreux problèmes auxquels les Togolais sont confrontés :
« l’amélioration de leur condition d’existence. Et cette amélioration passe
entre autre par le déblocage des avancements, le paiement régulier des salaires,
la création d’emplois, etc. Ce qui nécessite d’importants investissements »,
l’environnement politique et humain : «s’il est une certitude, c’est qu’on
ne peut mener une action efficace qu’avec des hommes efficaces, compétents et
pétris d’une certaine ambition. C’est ici que se pose pour Edem Kodjo, un
problème d’environnement humain et politique. Le régime auquel succèdent les
nouvelles autorités du pays a fonctionné avec des méthodes qui, appliquées
aujourd’hui, ne feraient qu’aggraver la situation déjà pénible des Togolais. Il
a fabriqué des barons qui se sont embourgeoisés et restent prêts à tout, pour
protéger leurs biens et privilèges. Comment le Premier ministre se prendra t-il
pour réaliser ces changements indispensables au succès de son action sans avoir
à subir la foudre des barons ? » , Etre et ne pas être : «la
fonction de Premier ministre n’est plus aujourd’hui ce qu’elle était quand Edem
Kodjo l’avait exercée de 1994 à 1996. Elle a été toilettée en profondeur et
vidée de ses principales prérogatives et attributions. Le Premier ministre qui
n’a plus besoin de s’appuyer sur une majorité parlementaire est devenu
pratiquement un grand commis appelé à travailler et à coordonner l’action du
gouvernement sous l’impulsion du chef de l’Etat dont il dépend.
Dans ces conditions, Edem Kodjo n’est pas nommé Premier ministre pour faire sa
propre politique mais pour appliquer le programme de société de Faure Gnassingbé.
Comment Edem Kodjo peut-il gérer cette situation d’être et ne pas être ? Dure
équation à équilibrer ». Et enfin le quatrième problème, selon notre confrère,
c’est l’opposition Le casse-tête de l’opposition « en réalité,
plus qu’un boulet à sa cheville, l’opposition est un véritable casse-tête pour
le Premier ministre. Entre Edem Kodjo et ceux avec qui il s’était engagé dans
la lutte pour la démocratie au début des années 90, l’ambiance n’est pas du tout
sereine. Certains pensent même que compte tenu de ses antécédents avec certains
leaders de partis membres de la Coalition, notamment le CAR, Edem Kodjo n’est
pas indiqué pour être un interlocuteur capable de se faire entendre aussi bien
par les partisans du pouvoir que de l’opposition. Dans ces conditions, la
réalisation de l’unité et de la réconciliation nationales qui figure dans ses
priorités devient une gageure »
Grogne à Kpémé et Hahotoé : Les
Agents de l’IFG-Togo, ex-OTP annoncent une grève à compter de ce mercredi
Annonce le journal qui indique que rien ne va depuis
quelques années dans l’IFG-Togo où les employés sont confrontés à toutes sortes
de misères. C’est ainsi que pour se faire entendre, les employés ont observé un
sit-in le jeudi 16 juin de 7heures à 12 heures pour exiger dans l’immédiat
l’apurement du créancier du personnel dont le montant se chiffre à environ un
milliard quatre vingt quinze millions (1.095.000.000) FCFA. N’ayant pas eu
gain de cause, la représentation du personnel a saisi par lettre en date du 17
juin l’Administration provisoire d’un préavis de grève de 72 heures pour
compter du mercredi 22 juin à 6 heures au samedi 25 juin à 6 heures pour
exiger : « le paiement immédiat du salaire du mois de mai 2005, soit 291.000.000
CFA,
-le reversement immédiat à CECPO et autres organismes sociaux
(COCONSPO, Assurances privées, Amicales et syndicats, Cotisation patronales à la
CNSS) de tous les prélèvements précomptés sur le salaire des agents, soit
286.000.000 FCFA
-le paiement immédiat de la deuxième tranche de la gratification
due au titre de l’année 2004 soit 200.000.000 FCFA
-le paiement des primes d’ancienneté dues au titre des années
2004 et 2005 soit environ 300.000.000 FCFA
-le rétablissement de la prime de rendement unilatéralement
suspendue en janvier 2004 soit 180.000.000 FCFA par an »
« Le nouvel Administrateur provisoire, un certain Charles Takou réussira t-il à
arrêter la machine revendicative ? La question est d’autant plus pertinente que,
après s’être laissé faire pendant de nombreuses années, les organisations
syndicales semblent déterminées à en découdre avec la Direction Générale »,
indique le journal
La commission nationale d’enquête appelle à
la collaboration de tout le monde
Titre le journal faisant l’écho de la conférence de
presse que la commission a tenue le lundi 20 juin à l’Hôtel 2 Février pour
dévoiler sa méthode de travail et appeler la population à lui faire confiance et
à collaborer avec elle
La mission d’établissement des faits de
l’ONU est à pied d’œuvre
Le journal évoque les rencontres que la délégation de
la mission de l’ ONU a eues avec certaines organisations de la société civile,
des témoins à Lomé et indique qu’après Lomé, la délégation est actuellement à
l’intérieur du pays pour la suite de ses investigations.
AU-DELÀ DE LA
POLITIQUE
Bien plus que les discours politiques, le sport et
plus particulièrement le football constitue le facteur d’union le plus important
au Togo. La preuve en a été encore fournie samedi dernier. En effet, ce jour-là,
l’équipe nationale togolaise rencontrait celle du Sénégal à Dakar, dans le cadre
des éliminatoires de la CAN/Mondial 2006. A cette occasion, le onze national
togolais avait encore émerveillé le public en tenant en échec l’équipe adverse
sur un score de deux buts partout.
Il n’en avait pas fallu plus pour que dans un élan de joie, tous les Togolais
célèbrent cette victoire. A Lomé, le carrefour Deckon et ses environs ont été
pris d’assaut par des foules en liesse. Tout ce beau monde, parlait en Togolais
et non en militants de tel ou tel parti. Pendant toute la fête, on avait oublié
les considérations partisanes. On a vu des inconditionnels du « Maïs »
qui généralement ne se mettaient qu’en blanc, s’exhiber avec des tricots jaunes,
couleur de prédilection de l’opposition. C’est vrai que football n’est pas
politique. Mais avouons qu’il peut réunir tous les Togolais là où la politique
a échoué de le faire. Il est et demeure encore aujourd’hui, le seul facteur qui
démontre aux Togolais qu’ils sont tous fils du même pays et que leur combat
devrait viser le même objectif : celui de faire de notre pays, l’Or de
l’Humanité.
LA FAMINE À NOS PORTES

Les Togolais sont vraiment un peuple malheureux. Non
seulement leur maigre salaire ne leur est pas régulièrement versé, mais leur
condition de vie devient chaque jour un peu plus difficile. Alors que leur
pouvoir d’achat s’érode et s’amenuise, le cours de la vie devient de plus en
plus élevé. Depuis quelque temps, les problèmes alimentaires se posent avec
acuité. Le maïs, aliment de base de la grande majorité des Togolais est
aujourd’hui vendu à prix d’or. Pour s’acheter un seul bol il faut débourser
environ 800 FCFA. Un record. De fait, dans certains ménages, on a réduit
sensiblement les repas.
Il existe au Togo un office qui a pour vocation d’engranger des céréales à
vendre à un prix abordable en temps de soudure. Cet office diffuse des
informations pour signaler sa présence sur certains marchés. Mais nombreux sont
les clients qui le cherchent en vain. Et dans tout ça, on nous parle
d’autosuffisance alimentaire. Il faut être au Togo pour le faire.
DU RETRAIT
MOMENTANÉ AU GRAND RETOUR
Tous ceux qui s’intéressent à la chose politique au
Togo se souviennent que, tirant leçon de sa débâcle au scrutin présidentiel de
juin 2003, le Roi « Gbogboyagbo » avait annoncé un retrait momentané de
la scène politique. Lorsque entre temps, l’homme avait publié un roman, certains
l’avaient donné pour politiquement mort. Le Roi aurait troqué sa veste de
politicien contre celle d’un romancier. Mais c’est certainement compter sans
l’aptitude de certains à rebondir et à faire un come-back… même par la petite
porte.
Aujourd’hui, le Roi Kodjo 2 est de retour aux affaires. Pour y arriver, il n’a
pas parlé de parti charnière. Il n’a pas non plus parlé d’opposition modérée. Il
a, selon ses termes, choisi la lucidité. Une « lucidité » bien entendu,
violemment critiquée.
SILENCE RADIO À
TV-ZION
Une voix s’est tue dans les rangs des chaînes de
télévisions privées qui animent le landernau des médias audiovisuels du Togo.
C’est TV-Zion-TBN, une chaîne confessionnelle qu’on ne présente plus. N’allez
pas croire qu’elle a été fermée pour non paiement de redevance à l’autorité de
réglementation. Même si elle doit des arriérés à cette institution, ce n’est pas
elle qui a fermé TV-Zion. C’est la pluie. Une bourrasque a provoqué
l’effondrement du pylône émetteur de la station.
Du coup, l’ « huissier-Docteur-Pasteur », tout puissant DG de cette
station de télévision se retrouve entre plusieurs feux : trouver les moyens de
remettre sa station en état et réparer les dommages causés aux tiers par son
antenne.
Pendant ce temps, c’est le silence radio à TV-Zion. Certains jaloux des acquis
de Luc Russel pensent que la station a été frappée par les esprits « Gbolo,
mammie, azé » et autres auxquels Adjaho ne cesse de s’attaquer. En tout cas,
ce silence les arrange d’autant plus qu’ils abhorrent les blablablas et les
provocations de l’huissier reconverti.
Pour d’autres, c’est une catastrophe que d’être privé des films Ibo que diffuse
régulièrement cette station.
OÙ EST L’HARRYviste ?
Lorsque l’idée de la formation au Togo d’un
gouvernement d’union nationale a été lancée, l’HARRYviste Olympique était de
ceux qui avaient jubilé. Il était l’un des premiers à accepter de participer à
ce gouvernement pour peu qu’il inscrive dans ses priorités, la réconciliation
des Togolais. Quand les protagonistes de la crise d’après élection étaient
invités à Abuja le 19 mai pour rencontrer les chefs d’Etat, il était encore aux
premiers rangs. Nombreux étaient alors ceux qui pensaient retrouver l’homme dans
le gouvernement Kodjo II. Eh bien, ils ont été déçus. Ils ont consulté et
reconsulté la liste des membres du gouvernement sans trouver son nom. L’HARRYviste
se serait-il décarcassé jusqu’à perdre sa caution de candidature sans aucune
mesure de consolation ?
DU RETRAIT MOMENTANÉ AU GRAND RETOUR
Tous ceux qui s’intéressent à la chose politique au Togo
se souviennent que, tirant leçon de sa débâcle au scrutin présidentiel de juin
2003, le Roi « Gbogboyagbo » avait annoncé un retrait momentané de la
scène politique. Lorsque entre temps, l’homme avait publié un roman, certains
l’avaient donné pour politiquement mort. Le Roi aurait troqué sa veste de
politicien contre celle d’un romancier. Mais c’est certainement compter sans
l’aptitude de certains à rebondir et à faire un come-back… même par la petite
porte.
Aujourd’hui, le Roi Kodjo 2 est de retour aux affaires. Pour y arriver, il n’a
pas parlé de parti charnière. Il n’a pas non plus parlé d’opposition modérée. Il
a, selon ses termes, choisi la lucidité. Une « lucidité » bien entendu,
violemment critiquée.
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Le
Point de la Semaine
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N°
38 |
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Du mercredi,
22 juin 2005
Edem Kodjo forme son gouvernement :Les
promesses électorales de Faure Gnassingbé en question
Titre notre
confrère dans sa manchette avec à l’appui les réactions de quatre leaders de
l’opposition : Me Agboyibo du CAR, Prof. Gnininvi de la CDPA, M. Harry Olympio
du RSDD et JP Fabre de l’UFC.
Evoquant les missions assignées au gouvernement de M. Kodjo et les marges de
manœuvres dont il dispose « que peut, à l’heure actuelle du débat national, un
gouvernement dit d’union nationale dont le pouvoir se taille la part du lion, et
sans les principaux leaders de l’opposition radicale ? » Le Point de la
semaine estime que « le nouveau gouvernement à l’observation, est loin
d’être d’union nationale, mais sa composition peut donner à rassurer plus d’un,
sur ses aptitudes à dépasser les querelles de bas étage et à se mettre au
service de l’intérêt général. En effet, au regard de sa composition, on note une
forte présence de l’opposition dite modérée, même si d’aucuns pensent que
celle-ci n’est pas des plus importantes. Ce qui laisse penser par plus d’un
observateur, au-delà de tout scepticisme béat, que l’essentiel est à venir et
consiste à voir le gouvernement à l’œuvre pour en juger »
Violentes répressions des émeutes à Anèho :
Un journaliste togolais réfugié au Bénin raconte sa mésaventure
Le journal a transcrit l’interview que notre confrère
Agbé d’une radio locale à Anèho a accordée à Carine Frank de RFI
Meurtre à Zorro Bar à Lomé
Un homme décapité à Zorro Bar
Crime crapuleux ou meurtre rituel ?
S’interroge notre confrère. Selon l’hebdomadaire qui
rapporte les faits, ce crime crapuleux a été commis à Zorro Bar, une banlieue
sud-est de Lomé à l’aube de ce lundi 20 juin 2005.
« En effet, un homme d’environ 45 ans, nommé Noussougan Somabè, père de trois
enfants originaire de Vogan Kossidamé (Préfecture de Vo) a été retrouvé
assassiné, la tête décapitée entre les rails au niveau de Zorro Bar, non loin de
TP3 du Port Autonome de Lomé.
Pour faire croire que Noussougan Somabè a été victime d’un accident de
circulation, ces agresseurs ont eu le temps de le placer entre les rails en
mettant d’un côté sa tête décapitée et de l’autre son corps. Heureusement, le
conducteur du train voyant de loin cette victime, a freiné son engin et a appelé
les forces de l’ordre de part et d’autres des rails », indique le journal.
Dans rubrique
FLASH COKTAIL, notre confrère a
rassemblé pour vous
Les
Eperviers et la victoire du nul
L’autre dimanche le Révérend
Père a demandé à ses fidèles présents à l’Eglise ce qu’il y avait d’urgent à
choisir entre les deux réalités que sont le football et Jésus Christ au
lendemain du nul précieux obtenu au Sénégal par les Eperviers du Togo.
Embarrassante mais amusante question, n’est-ce pas ? Le Rév Père avait posé là,
une colle. Difficile de répondre sans hypocrisie pendant que l’on se trouvait à
l’Eglise en ce moment. Le RP voulait simplement relever l’enthousiasme autour du
ballon, le symbole de l’unité et de l’union qu’il représente et qui a pu
spontanément mettre les gens ensemble pour célébrer durant une nuit une victoire
qui n’était qu’un nul. Bien évidemment qu’il voulait le même enthousiasme et la
même volonté lorsqu’il sera question de célébrer Jésus.
Faute d’une victoire de Dakar les Eperviers ont forcé les Sénégalais à un nul
gagnant et se mettent en ordre de bataille pour enlever la place gagnante sur la
route de l’Allemagne, pays organisateur de la coupe du monde en 2006.
Charles Blé Goudé contre Mbeki
Non content de ne plus se voir en action contre les Français dans les rues
d’Abidjan parce que le président sud africain est en passe de régler la crise
ivoirienne, le patron de la galaxie patriotique ivoirienne, Charles Blé Goudé,
est allé se nouer des partenariats auprès des ténors de la lutte anti-apartheid
afin, dit-on, de renforcer sa stratégie de lutte pour son pays. Son séjour en
Afrique du sud a fortuitement coïncidé avec la manifestation contre le limogeage
par Thabo Mbeki de son vice-président, Jacob Zuma dans une tumultueuse affaire.
Blé Goudé s’est retrouvé à Pretoria puis à Johannesburg aux cotés des
dignitaires du PAC (Pan Africanist Congress), vétérans de la lutte
anti-Apartheid. Ce n’est pas du ridicule et des confrères ont même écrit que
« ces sud-africains brûlaient d’impatience de voir ce
gamin qui a résisté aux français les mains nues ».
Apparemment le jeune leader des Patriotes se met dans la peau d’un
panafricaniste mais franchement un panafricaniste a-t-il vraiment besoin de se
nourrir d’autant de haine et de pessimisme jusqu’à continuer par appeler encore
à la résistance dans une Afrique qui bouge avec la mondialisation ?
On peut appeler
le Président pour porter sa plainte
L’information n’est pas banale et interpelle des personnalités politiques qui se
moquent du quotidien des concitoyens. Il se dit qu’il y a quelques jours le
président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, qui avait rendu public son numéro
de téléphone portable pour que tous ses concitoyens puissent se plaindre
librement des services gouvernementaux, a reçu plus de 3.000 appels. L’on ignore
s’il l’a fait lui-même. On ne le mentionnera pas dans le livre Guinness mais on
s’étonnera de cette courageuse initiative au plus haut niveau de l’appareil de
l’Etat. La déception est ce récit de témoignages de personnes regrettant de ne
pas arriver à joindre le président directement par rapport à la saturation de la
ligne
Peut-on envoyer
une lettre par la poste à Dieu ?
Rappelez-vous la chanson qui donnait le numéro de portable du Seigneur. Pas de
blasphème mais juste pour avoir le rythme et amuser. Aujourd’hui, par rapport à
toutes les crises, toutes les misères, toutes les carences, la pauvreté… des
esprits promettent aux cœurs meurtris de pouvoir intercéder pour envoyer des
doléances à Dieu ou par orgueil, le font eux-mêmes. Ils disent connaître la
bonne adresse pour poster des lettres au Seigneur. Le raisonnement est simple et
cela se passe en Israël. Pas de paradoxe à cela et la semaine dernière on dit
que la poste israélienne a remis mille lettres adressées à Dieu, au messie ou
ses prophètes, à leur adresse présumée qu’est le Mur des Lamentations de
Jérusalem, le principal lieu saint du judaïsme. Ces mille lettres ont été
remises au rabbin chargé du culte au Mur des Lamentations, qui les a placées
pieusement dans des interstices de la muraille. Ces lettres renferment sans
surprise toutes sortes de prières et de demandes à l’Eternel. Amusants que ces
lettres et les initiateurs !!
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La Dépêche
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N°276 |
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Du mercredi, 22 juin 2005
Gouvernement
d’union nationale
*L’opposition radicale représentée par quatre
ministres
*Amertume au sein des radicaux
Titre de son
côté notre confrère qui salue des changements majeurs intervenus dans la
nouvelle équipe gouvernementale puisque l’opposition radicale y « est
fortement représentée » avec quatre personnalités : « M.
Gilbert Sassouvi DOSSEH-ANYRON, Secrétaire administratif de l’UFC, qui est
en charge du ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs ; Me
Massan Loretta ACOUETEY, bâtonnier de l’ordre des Avocats du Togo, proche
de l’opposition radicale, Mme Agnélé Christine MENSAH, du CAR et de Me
Tchessa ABI du PSR ».
Pour le confrère, « en convainquant des
personnalités de l’opposition radicale d’entrer dans le gouvernement
d’Union, le tandem Faure/Edem a asséné un coup fatal aux extrémistes de tous
bords. On peut même parler de la mort de la coalition »
Mission
d’enquête de l’ONU sur les violations des droits de l’homme au Togo : Les
auteurs des 8 corps calcinés à
Adakpamé seront connus
Estime La Dépêche. Reconnaissant les difficultés auxquelles la
mission de l’ONU sera confrontée sur le terrain, le journal espère cependant
qu’elle « nous
dira qui a tué les Rpetistes à Baguida, Adakpamé et autres quartiers de
Lomé, à Adéta, à Atakpamé etc. Pendant cette période très douloureuse, les
milices de l’opposition radicale ont également tué surtout les
ressortissants de la CEDEAO et les Kabyès » et ceux « qui ont commandité
la tuerie dans le fief de l’Opposition à Adakpamé où 07 ressortissants
maliens et un nigérien ont été calcinés »
« La mission de M. Doudou DEINE devrait mener des investigations impartiales
en vue de situer les responsabilités. Elle doit éviter de prêter oreille à
la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme qui est un clan au service de la
cause de leurs frères et qui est en réalité une aile marchante de
l’opposition radicale. Il serait très dangereux de fermer les yeux sur les
exactions commissent par les milices de l’opposition radicale et voyant
seulement la réaction des forces de l’ordre pour rétablir l’ordre » estime
le journal
Les radicaux togolais battent
le rappel de leurs soutiens extérieurs : JJ Rawlings, le cousin de
Gilchrist parle
Titre notre confrère qui s’insurge contre la
prise de position de l’ex chef d’Etat ghanéen dans la crise togolaise.
« Après l’appel à la rescousse de l’épiscopat
togolais, de la Fédération Internationale des Droits de l’Hommes (FIDH), de
l’Association Survie, du bouillant Président de la Commission de l’UA M.
Konaré, c’est le tour du cousin de Gilchrist, j’ai nommé le ghanéo-écossais
J.J. Rawlings aux mains souillées de sang de ghanéens d’entrer en scène dans
notre crise », écrit-il. En tout cas, pour le journal, « tous ceux qui
s’invitent maladroitement dans la crise togolaise auront droit à la réponse
qu’ils méritent. Le passionné Konaré vient d’être proprement mis à sa place.
Il reste à régler le cas du bouillant capitaine Rawlings qui a tranché la
tête à six anciens chefs d’Etat au Ghana.
Nous concédons au
bouillant capitaine de nourrir des regrets pour n’avoir pas pu aider son
oncle à prendre le pouvoir au Togo. 23 septembre 1986, 25 mars 1993, janvier
1994. Que les nostalgiques revanchards de tous bords ne se trompent pas. Ils
trouveront l’Armée Togolaise sur leur chemin »
L’Armée tribaliste est-elle
une armée étrangère ?
S’interroge le journal à propos d’un article de
notre confrère AGNI qui indiquait que « parmi les militaires qui ont
durement torturé mon époux, certains étaient Congolais, a déclaré une
militante de l’opposition… Ils n’étaient pas d’ici : ils ne parlaient pas
le Mina… ils parlaient le Lingala et avaient la peau foncée »
« Voilà un gros mensonge comme savent le faire nos frères. Que viennent
chercher les Congolais au TOGO ? L’armée tribaliste aurait-elle refusée
d’obéir à ses frères d’ethnie ? », se demande le confrère
Effacement de la dette des
pays pauvres : Les pays pauvres ont plutôt besoin d’un nouvel
ordre économique mondial plus juste et plus équitable
Titre de son côté La Dépêche qui s’élève
contre les commentaires « scandaleux » suscités dans l’opinion nationale par
l’absence du Togo parmi les pays bénéficiaires de l’annulation de la dette.
Aussi trouve t-elle cette décision injuste puisque le fait que le Togo n’a
rien à envier en matière de bonne gouvernance économique et politique à
certains pays bénéficiaires.
« L’absence de notre pays au nombre des pays africains a donné lieu à des
commentaires scandaleux. Puisque la course pour le pouvoir a tué en nous le
moindre sentiment de patriotisme, on n’a pas pris la peine d’observer
attentivement la liste de pays africains retenus. Si on l’avait fait, on
devait comprendre que le TOGO n’a rien à envier à certains pays au plan de
bonne gouvernance économique et politique. Qu’on retienne des pays comme le
Bénin, le Sénégal, le Ghana, le Mali, le Mozambique on peut fermer les yeux.
Mais qu’on nous présente des pays comme la Mauritanie, l’Ouganda, l’Ethiopie
la Zambie et surtout le Rwanda de Kagamé comme étant des exemples de bonne
gouvernance économique et politique devait susciter en nous des sentiments
de réprobation. C’est même une insulte à l’intelligence africaine » souligne
t-il. Pour notre confrère, « ce n’est pas de l’effacement des dettes qu’il
s’agit. Il est question aujourd’hui de créer un nouvel ordre mondial plus
juste et plus équitable au plan commercial.
Que signifie l’effacement de la dette pour l’agriculteur Burkinabé de
Coton ?
Rien du tout. Les Africains veulent des prix justes pour leurs matières
premières »
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Forum
de la Semaine |
N°69 |
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Du lundi, 20 juin 2005
Crise togolaise : Sarkozy prend fait pour
les revendications de la Coalition
Titre à la Une notre confrère qui indique que, de
bonne source confirmée par le leader de l’UFC lors de son point de presse à
Paris de vendredi 20 juin dernier (plusieurs de mes collaborateurs ont pris
langue avec M. Sarkozy qui s’est montré disposé à nous aider à trouver une
solution à la crise politique que connaît notre pays, avait laissé entendre
M. Gilchrist Olympio), « le tout nouveau ministre d’Etat chargé de
l’Intérieur pourrait s’impliquer dans la recherche d’une solution à la crise
née du scrutin du 24 avril ». Ce qui, selon Forum de la Semaine, « sera un
appui de taille aux forces de la Coalition qui auraient réussi à avoir une
oreille attentive au sein de la Droite française avec Jacques Chirac en tête qui
a pris fait et cause pour le clan Gnassingbé »
Entre fanfaronnades et réalités de
terrain :Le Kodjo II se fait désirer
Titrait notre confrère avec la publication lundi dans
la nuit de la liste du nouveau gouvernement qui évoque les difficultés que le
nouveau premier ministre éprouverait à former son équipe du fait de « la marge
de manœuvre que lui laisse les thuriféraires du RPT, les vieux barons qui ne
veulent pas lâcher du lest ». Et notre confrère de « saluer la clairvoyance de
la Coalition qui avait anticipé sur cette situation en soumettant une
plate-forme de co-gestion des affaires au même Faure Gnassingbé »
Les harcèlements contre la famille Boko
continuent…
« Après avoir contraint l’ancien Ministre de
l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation M. François Boko à l’exil
et non satisfait d’avoir poussé sa grande sœur hors du pays après sa détention
abusive à la suite de la décision du Ministre Boko de ne plus cautionner
l’injustice, les autorités togolaises viennent de licencier l’une des petites
sœurs du Ministre Boko, employée au service des Postes à Atakpamé pour des
motifs inavoués », indique le journal qui ne comprend pas l’acharnement dont
sont victimes les collabo de l’ex ministre Boko de la part du pouvoir togolais
dans la mesure où délit de parenté ne figure dans aucune loi de la
République togolaise.
Edem Kodjo, premier ministre :
C’est du bis-repetitae de renversement de situation pré-établie
C’est un article de Kpakpa Désenchanté que
notre confrère a repris
« Apparemment au Togo, l’histoire se répète au détriment du vaillant peuple. La
dernière nomination d’Edem Kodjo au poste de premier ministre qui fait polémique
aujourd’hui n’est qu’un remake d’un cauchemar déjà vécu en 1994. Nous vous
proposons l’aperçu que le confrère Kpakpa Désenchanté n° 131 avait fait de la
situation à l’époque. Et vous serez surpris, surpris de la similitude de la
survenue des évènements », écrit le journal
Voici le chapeau à cet article que nous ne pouvons malheureusement pas traité
Le Roi est réaliste
Un éminentissime politologue nous faisait croire, il y a moins d’une semaine,
qu’en politique, il n’y a jamais eu de transparence. Seuls des profanes
pouvaient penser que l’on doit et peut diriger un Etat dans la transparence : en
étalant sur la place publique les petites manœuvres et les jongleries dont use
le gouvernement dans ses politiques. L’idée, loin de nous déplaire, nous inspire
au contraire et nous amène à penser à une certaine stratégie de Son Ambitieuse
Hauteur, le Roi Koq-djo 1er.
Eliminatoires CAN/Mondial 2006 : 8ème journée,
Sénégal -Togo : 2-2 : Un rêve qui prend forme
Estime
le journal qui revient sur le film du match ayant opposé les Eperviers du Togo
aux Lions du Sénégal
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Forum
de la Semaine |
N°70 |
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Du jeudi, 23 juin 2005
Acte II d’une tempête dans un verre d’eau :
Le gouvernement Faure-Kodjo, c’est « nous s’amuser »
Estime notre confrère pour qui, « c’est
aujourd’hui acquis qu’il y a des Togolais qui s’amusent avec le destin de tout
le peuple ».
En fait du gouvernement que les Togolais attendaient depuis, il s’agit selon le
journal, « d’une bande de ‘’ potes’’ à laquelle on a greffé quelques
nouvelles têtes pour faire diversion »
« Comment peut-on expliquer la présence d’hommes et de femmes qui n’ont
jamais eu de poste de responsabilité mais qu’on bombarde au sein d’une équipe
gouvernementale sensée relever les défis très capitaux? Comment peut-on
justifier d’autres cas des plus insolites si on ne lorgne pas sur une affaire de
famille ? », s’interroge le journal.
Gouvernement Faure-Kodjo Répulsion
unanime de la classe politique
« Seuls les termes des différentes réactions
changent. Du CAR à l’UFC en passant par la CDPA et le RSDD, l’indignation est
totale. Suite logique du refus du régime de satisfaire aux exigences de l’UA et
de la CEDEAO à procéder à une co-gestion du pouvoir pour calmer un tant soit peu
les frustrations nées du scrutin controversé du 24 avril » indique le confrère
qui commente les réactions des quatre partis (CAR, CDPA, UFC et RSDD) qui ont
refusé de prendre part à ce gouvernement
Confidentiel :
Grogne au RPT
Selon Forum de la Semaine, « une ambiance
particulière agite le cercle RPT » depuis que la publication de la liste du
gouvernement. Les gens seraient en ‘’boule’’ parce qu’ils « estiment avoir
sorti leurs triples pour le ‘’ petit’’ pendant les moments chauds et
voilà qu’il les remercie du dos de la main ».
Et le journal nous apprend de bonnes sources que sur la première liste figurait
« des noms de ceux qui se battaient bec et ongle pour asseoir l’hégémonie du
parti » mais que c’est l’autre (PM) qui « a convaincu Faure Gnassingbé de ne
pas les prendre » car cela donnerait une mauvaise image
Poignant reportage sur des
Réfugiés togolais au Bénin
Le confrère reprend le reportage réalisé sur des
réfugiés togolais au Bénin par notre consoeur Carine Frank de RFI avec ce
commentaire :
« C’était un scrutin symbolique, le premier après le règne du Gal Eyadema décédé
le 05 février dernier. L’armée avait alors intronisé l’un de ses fils, Faure
Gnassingbé, à la tête de l’Etat. Mais devant les condamnations tous azimuts,
Faure Gnassingbé avait dû reculer quittant son fauteuil de président pour
organiser une élection. L’élection s’est donc tenue le 24 avril dans un contexte
particulièrement tendu. Rappelez-vous le jour du vote ces images des militaires
qui ont emporté des urnes. Alors, le 26, lorsque les résultats ont été proclamés
plusieurs fiefs de l’opposition se sont brusquement enflammés. La répression des
forces de l’ordre a été très dure.
Difficile de savoir le bilan exact, car il oscille entre les trentaines de morts
et plus de huit cents, un chiffre qui est qualifié de « plaisanterie de mauvais
goût » par le gouvernement togolais. Une mission d’enquête internationale est
sur place au Togo. Une chose est sûre en tout cas, beaucoup de Togolais se sont
sentis obligés de fuir le pays. D’après le HCR, au moins 37 500 personnes ont
fuit le Togo pour le Bénin et le Ghana depuis le 26 avril. Ils sont aujourd’hui
plus de 22 500 rien qu’au Bénin. La plupart de ses réfugiés sont hébergés dans
des familles béninoises. Ils sont 8 500 à vivre dans deux camps de réfugiés près
de la frontière béninoise, celui d’Agamé et de Komé. Ce qui étonne plus le HCR,
c’est que le flux continue encore aujourd’hui deux mois après le scrutin. Il y
a, certes, des enregistrements tardifs ; mais chaque jour encore il y a de
nouveaux réfugiés qui arrivent par centaines par jour en ce moment et tous
racontent la même histoire : Ecoutez le témoignage de quelques uns |
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Carrefour
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N°436 |
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Du jeudi, 23 juin 2005
Formation d’un nouveau gouvernement : Les
grandes questions et les grands défis de
l’équipe Faure-Kodjo
Sans vouloir s’attarder sur les aptitudes des
nouveaux venus dans l’équipe de Kodjo, le
confrère s’intéresse plutôt aux questions
lancinantes de l’heure
qui sont : politique, libertés publiques et
de droit de l’homme, économie et social.
Au plan politique et c’est là où la tâche
sera ardue pour le nouveau gouvernement, ce
sera la reprise du dialogue aux termes des 22
engagements. Et c’est là, selon le journal,
que « l’équipe de Kodjo aura du mal à gérer
l’opposition qu’on désigne de radicale »
Au plan des droits de l’homme, il y a la
guerre sur cette question entre le
gouvernement et les organisations de défense
des droits de l’homme et il n’est pas sûr,
selon lui, que cette guerre se termine de
sitôt. Le gouvernement pourra t-il agir dans
le sens de la réconciliation avec ces
organisations ? C’est la question que se pose
le confrère.
Il y a également la question des réfugiés :
« les réfugiés se comptent par dizaines de
milliers dans les pays voisins. La majorité
n’est pas prête à revenir au pays »
Au plan économique, le grand défi c’est
remettre l’économie sur les rails par la
reprise de la coopération avec l’UE :
« l’équipe pléthorique du tandem Faure- Kodjo
a-t-elle les remèdes nécessaires pour
négocier la reprise ? » s’interroge alors le
journal
Au plan social, il y a, outre à réconcilier
les Togolais entre eux, le problème des
salaires, pensions et les mesures
d’accompagnement après la dévaluation du
FCFA : « la haine s’est exacerbée, le
discours tribal se redresse dans les esprits.
Il y a dix ans il n’y a pas eu de mesures
d’accompagnement après la dévaluation du
franc CFA. Les fonctionnaires n’ont pas
régulièrement leur salaire, les retraités
comptent des difficultés à percevoir leur
pension. La jeunesse a perdu tous les
repères ».
Bref, c’est selon Nouvel Echo, le
chapelet de défis et questions qui attendent
la nouvelle équipe
Le
gouvernement d’union et de réconciliation du
tandem Faure-Kodjo : Sa composition et ses
ouvertures
Titre le journal.
A propos de la composition de la nouvelle
équipe gouvernementale, le journal
note un nombre pléthorique (30) par rapport
au précédent qui ne comptait que 26
ministres. Ce qui fait dire à notre confrère
que « le PM n’a pas formé un gouvernement ni
de crise, ni de rigueur ni de technocrates ».
Pour lui, «un nombre plus restreint aurait
été mieux approprié pour telles
considérations »
S’agissant de l’ouverture, le journal note
l’ouverture à un maximum de sensibilité
notamment le PDR, la CPP, du PSR avec Me Abi
Tchessa, de Mme Agnélé Christine Mensah du
CAR « même si Me Agboyibo affirme qu’elle a
démissionné du CAR depuis 1998 », de Gabriel
Dosseh-Anyron de l’UFC, Loretta Massan
Accouétey et de Gilbert Atsu président de la
NDP, même si le RPT se taille la part du
lion. Et de bien d’autres ministres qu’il a
des difficultés à affilier à tel parti ou
telle organisation.
Relevant que ce gouvernement rendu public le
20 juin dernier n’est pas représentatif de
l’ensemble de la classe politique togolaise
et en regrettant le refus de la Coalition d’y
participer, le journal affirme que Edem
Kodjo et Faure n’y peuvent rien, tant les
défis sont si immenses et pressants
Halte
enfin avec ces célébrations de la victoire du
24 avril !
Pour dire qu’on en
a marre avec ces manifestations qu’organisent
chaque week-end les militants et
sympathisants du RPT pour, disent-ils,
célébrer la victoire de leur candidat.
« Il est des faits qui frisent l’irritation
et la provocation. Quand dans un Togo encore
saignant des blessures causées par les
violences électorales avant, pendant et après
le 24 avril, des gens se rassemblent pour se
saouler et danser pour, disent-ils, célébrer
la victoire de Faure, on se dit que, ou ils
sont de parfaits inconscients, ou ils ont
quelque chose à voir avec ces violences.
Que fêtent-ils au juste ? Se réjouissent-ils
que leurs concitoyens de toutes origines et
de toutes conditions soient morts ou
blessés ? Ou se glosent-ils des affres de
l’exil que vivent près de 40 000 Togolais
dans les camps de réfugiés au Bénin et au
Ghana ? Un peu de dignité, de tenue et de
nationalisme, messieurs et dames ! Vous
n’allez pas continuer à ricaner et vous
saoulez pendant que le monde entier s’émeut
du sort de votre pays ! », s’indigne le
journal qui interpelle le directeur de la
télévision nationale et le nouveau ministre à
mettre fin à ces pratiques puisque ce sont
les médias d’Etat qui ouvrent gracieusement
leur antenne à ces individus. Et le chef de
l’Etat à réagir par rapport à ces faits
primaires : « le Togo nous appartient à tous,
qu’on soit Ewe, Akposso, Kabyè ou Moba, du
RPT ou de l’opposition, n’est-ce pas votre
Excellence Faure Gnassingbé ? Le Togo attend
de vous plus de grandeur d’âme et de hauteur
par rapport à certains faits primaires.
Personne n’est mieux place que vous, Monsieur
le Président de tous les togolais, pour
expliquer à ceux qui se réclament de vous,
les conditions et le sens de votre victoire
du 24 avril dernier »
Les
Eperviers aux bons soins
Titre le journal qui se réjouit de
l’attention particulière que l’Etat prête aux
Eperviers ainsi que la mobilisation populaire
qui se fait autour d’eux depuis qu’ils
enregistrent des victoires
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Le
Canard Indépendant
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N°
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Du vendredi 24 juin 2005
Séjour du
Premier ministre en Europe : Les dessous
du périple européen de Edem Kodjo
Le chef du gouvernement Edem
Kodjo a quitté mardi dernier Lomé pour
un périple européen. Le journal nous
fait le point de son périple et de
l’objectif qu’il poursuit.
Parlant des objectifs de
ce périple le journal indique que selon
certaines indiscrétions, le chef du
gouvernement, dans la perspective de la
relance des 22 engagements, entend
renégocier certains aspects avec l’UE.
Le gouvernement cherche à avoir des
précisions sur le cadre du dialogue
prescrit au point 1.1 des 22
engagements. Or, il est question d’un
recensement et d’une rediscussion du
code électoral. En outre, l’UE qui avait
annoncé à mi-parcours de la mise en
œuvre des 22 engagements, le
décaissement de certains fonds, doit
situer l’actuel gouvernement sur ces
points »
Rencontre Sud -Sud à Doha : Un sommet
sur fond de conflit entre le G77 et l’UE
Indique notre
confrère qui revient sur le sommet de
Doha auquel il a pris part pour nous
parler des grandes décisions qui ont été
prises à ce sommet c'est-à-dire la
déclaration de Doha et le plan
d’Action de Doha qui ont été
adoptés rejetant toutes sanctions
économiques unilatérales imposées aux
pays en développement par les pays
occidentaux. Selon le confrère, c’est le
Ministre de la Coopération et de
l’Action Humanitaire du Luxembourg,
Jean-Louis SCHILTZ qui a donné la
réponse à cette dénonciation des pays du
G77 et la Chine.
« Les
questions de développement, de sécurité
et des droits de l’homme sont liées de
manière indissociable.
L’UE tient à souligner une nouvelle fois
et sans ambiguïté que, pour nous, le
développement est une fin en soi et non
seulement un moyen de
parvenir à la sécurité a affirmé
le Ministre de la Coopération du
Luxembourg prenant le contre-pied du G77
et la Chine qui privilégient la paix et
la stabilité, concevant davantage le
développement comme la priorité, devant
contribuer à assurer la sécurité
individuelle et collective grâce à la
prospérité qu’il engendre rapporte le
journal
Formation du nouveau gouvernement
d’ouverture :Tsunami au RPT,
insatisfactions à l’opposition plurielle
Relève notre
confrère qui note qu’à part quelques
ratées près, l’équipe du tandem Faure
Gnassingbé-Edem Kodjo, « annonce
l’ouverture d’une nouvelle ère politique
tant espérée par le peuple » avec comme
conséquence un Tsunami politique
qui s’est abattu sur la vieille garde au
RPT.
Pour Le Canard
Indépendant, la nouvelle équipe
gouvernementale est la marque d’une
nouvelle donne marquée par le
renouvellement du personnel au sein de
l’ancien parti au pouvoir où des barons
sous l’ère du Gal Gnassingbé Eyadema
s’illustrent tels des inamovibles.
« Ainsi donc, point de présence des
généraux au sein du nouveau
gouvernement. Mais le clan des
militaires ‘’fidèles’’ au Gal.
Eyadema ne semble pas être le seul à
être visé. Des ministres que l’on
croyait devenus détenteurs à vie d’un
portefeuille ont été sautés.
Outre cette donne, Faure Gnassingbé a
peut-être également souci d’assainir le
paysage politique national. En dehors du
ministre d’Almeida Mawutoè, les
activistes des partis satellites créés
et financés par le Chef de l’Etat n’ont
pas été promus », indique le journal qui
relève cependant des ratées dans la
formation de cette équipe : « si le
‘’ Tsunami’’ au RPT a emporté à la
satisfaction générale, des figures
gouvernementales frappées d’usure, par
contre, certaines entrées au sein de
l’équipe Kodjo II, choquent. C’est le
cas du nouveau ministre de la défense
nationale, Gnassingbé Kpatcha. Pour
certains observateurs, cela marque une
certaine volonté de maintenir l’armée
dans le giron de la famille Gnassingbé.
Or le caractère tribal de l’armée
constitue l’un des obstacles majeurs à
la démocratisation au Togo.
Sur un plan similaire, l’entrée au
gouvernement du Colonel Pitalouna-Ani
Laokpéssi, au poste de Ministre de la
Sécurité, rassure peu de Togolais. Il
est perçu dans l’opinion comme étant un
adepte d’une ‘’ gestion musclée’’
des affaires de l’Etat »
Sur un autre plan, le
journal constate une sous-représentation
de l’opposition (Insatisfaction à
l’opposition) même si l’on note
l’entrée de certains militants de
l’opposition et de la société civile
Dans sa rubrique Ma lettre titrée Vous
et nous !..., notre confrère écrit :
05 février
2005- 20 juin 2005, que d’événements en
un temps aussi record ! En moins d’un
semestre, beaucoup trop de dates à
retenir dans le pourtant restreint
agenda du pays ! 05 février 2005 ! 25
février 2005 ! 24 avril 2005 ! 26 avril
2005 ! 04 mai 2005 ! Ces dates se
succèdent et ont trait à des
conjonctures qui ont pour noms, entre
autres coup d’Etat, retour à la légalité
constitutionnelle, scrutin présidentiel
constitutionnel, annonce des résultats,
et auxquels on ne saurait omettre la
longue chronique des manifestations de
protestations – ou de félicitations - ,
et la longue épopée des dérives de tous
ordres. Progressivement, la course gagne
son but, mais pour ouvrir la brèche à
une autre épopée, celle-ci destinée à
cimenter les espoirs des uns et les
déceptions des autres. Vous et nous
avons donc vécu en l’espace record de
cinq mois, ce que la trentenaire
dictature du général président s’est
érodée à asseoir contre vents et marées.
Vous et nous ne pouvions pas comprendre
que, mine de rien, trente-huit années de
règne fait de hauts et de bas peuvent
aisément se résumer en cinq mois. Vous
et nous avions mis du temps pour
comprendre qu’à force de trop tirer sur
la corde, elle finit par se rompre.
Aussi avons-nous multiplié tares et
dérives pour à la fin nous retrouver
dans ce que vous appelez impasse, mais
que nous autres convenions d’appeler
fait accompli. Aussitôt au bout de la
course, une autre s’annonce faite de
plus d’obstacles peut-être mais
annonciatrice de nombreuses péripéties.
Un vieil adage dit qu’on ne saurait
tomber deux fois au même endroit. Dit de
façon beaucoup plus policée, la science
progresse par erreur surmontée.
Au-delà des jérémiades de contestations
ou de protestations se pose le problème
crucial et vital de l’alternative. Que
proposons-nous d’autre à la place de la
solution contestée ? Au-delà des
querelles de personnes, des conflits
d’hégémonie et de leadership, au-delà
des manœuvres sans nom, transparaît non
sans exigence, l’intérêt général.
Comment donc y parvenir avec sérénité
sans une bonne dose d’abnégation ou de
dépassement ? Au-delà des ambitions
personnelles s’impose le souci de sauver
le bien commun. Comment atteindre ce
rêve et cette grandeur républicaine sans
se conférer une marge de volonté
politique et de bonne foi ?
Vous et nous devons convenir du constat
que la corde sur la quelle on tire,
souffre à présent des incompréhensions,
des turpitudes et des écarts
totalitaires qui ne finissent pas de
cimenter le débat politique national.
Mais il s’agit de s’armer d’un maximum
de courage pour se résoudre à cette
évidence qu’on ne peut à la fois courir
et se gratter les jambes. Vous et nous
devons désormais comprendre et donner à
comprendre que la politique est un jeu
d’arène. A force de ne jamais y
descendre, le jeu vous quitte, et
lorsque viendra le rideau, c’est à peine
qu’on vous citera parmi les spectateurs,
même si vous vous offrez des marges
d’acteur. Si le débat se focalise autour
de l’ « être ou ne pas être »,
il s’agit avant tout de s’employer à
résoudre l’être à l’acte pour
« exister ».
Ou alors, vous et nous sommes
condamnés à disparaître si de l’être,
nous ne gardons que la seule présence.
Mais lorsque l’acte auquel l’on se
résout a pour objectif le service de
l’intérêt général, il devient une
mission. De mission, il n’en existe de
parfaite que celle perfectible mise au
service du peuple par son exercice sur
le terrain et non sa louange dans les
beaux discours. On ne le dira jamais
assez, il y a pire dans le monde que de
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