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22 mai 2005

Revue de presse de la semaine du 17 au 22 mai 2005
Par Daniel Garidan
Le Combat du peuple La Dépêche
Motion d'Information Le Forum de la semaine
Agni l'abeille Carrefour
Le Regard Crocodile
Echos d’Afrique Le Canard Indépendant
Akekle le Scorpion Nouvel Echo
Le Point de la Semaine La Tribune du Peuple
Arcanes L’observateur togolais
Liberté Hebdo Le Paparazzi

Médiation dans la crise togolaise : Tout sur le Sommet d’Abuja
Le journal rend compte de ce qui s’est passé à Abuja et les à côté du sommet.
A propos des à côtés, le journal indique que « lors du sommet, les chefs d’Etat s’en sont vertement pris au leader de l’UFC, Gilchrist Olympio. L’un lui
a demandé, objectant sur  ses critiques vis-à-vis de la CEDEAO, où il était quand l’organisation sous-régionale avait exigé et obtenu la démission de Faure Gnassingbé de la présidence par intérim, après le coup d’Etat. Le second lui a reproché d’avoir renié ses engagements pris lors de la rencontre d’Abuja. Tous ont averti que l’opposition radicale les retrouvera que ce soit à Paris, Bruxelles ou Washington, si jamais elle persistait dans le radicalisme. La CEDEAO a reconnu la légitimité de Faure Gnassingbé lors de la réunion » Lire le Canard Indépendant

Le Combat du peuple    498

Du mardi, 17 mai 2005

Le piège du mensonge : Abuja la rencontre de la dernière chance
C’est le gros titre à la Une de Le Combat du Peuple avec les photos des quatre principaux protagonistes de la crise togolaise à savoir Faure Gnassingbé, Yawovi Agboyibo, Léopold Gnininvi et Gilchrist Olympio.

Indiquant que c’est la Coalition de l’opposition qui a été la première à annoncer la rencontre d’Abuja pour, dit-il, « 
laisser croire à ses militants qu’elle est encore en position de force et qu’elle peut imposer ses exigences » alors qu’en réalité, il n’en est rien,  le journal pense que « la rencontre d’Abuja organisée par le Président Obasanjo avec certains Chefs d’Etat africains est celle de la dernière chance accordée à l’opposition togolaise » car, «  si cette fois encore, elle fait le ‘’con’’ comme disent nos frères les militaires, cette opposition n’aura même plus d’autre alternative que de se débrouiller elle-même » car « ce que beaucoup ne savent pas et qui risque de peser dans la balance, c’est que Faure Gnassingbé n’a pas besoin de l’opposition pour développer ou démocratiser le Togo »

Violences politiques au Togo : La vérité des faits et les conséquences : L’opposition et les moyens de  l’insurrection
Titre notre confrère pour qui, «en choisissant la stratégie de la tension permanente sans la doubler d’une approche politique de règlement de crise, l’opposition s’est enfermée dans ce que d’aucuns ont appelé ‘’la stratégie du pire’’. Une option suicidaire puisqu’elle n’avait pas les moyens de l’étendre sur toute la ville de Lomé, a fortiori sur l’ensemble du territoire national.

A défaut d’avoir les moyens de son insurrection, cette solution du pire a conduit à des exactions inacceptables sur des citoyens togolais considérés comme proches du pouvoir »

Et fort de ce que la victoire de Faure est définitive et que l’opposition se retrouve dans une logique sans issue, le journal préconise que la classe politique togolaise se retrouve et trouve une « formule qui contribue à solder le passé. Autrement, tant pis pour les canards boiteux »

Sommet sur la crise togolaise :  Sur invitation du Pdt Obasanjo : La coalition se rend à Abuja ce jeudi 19 mai
Titre notre confrère qui indique que l’information a été donnée le vendredi 13 mai dernier au siège du CAR au cours d’une conférence de presse organisée par la Coalition de l’opposition démocratique qui a précisé par ailleurs que chaque parti membre de la Coalition sera représenté à cette rencontre par un membre.

A propos des violences postélectorales sur lesquelles il est revenu largement avec les positions de chaque camp,  le journal indique comme on le voit, « 
l’opposition radicale et le pouvoir se rejettent la responsabilité des actes de violence qui ont endeuillé notre pays ».

Se prononçant sur le gouvernement d’union nationale dont il est question, Le Combat du Peuple pense que « la coalition a intérêt à y participer.

Car, selon certains observateurs, il s’agit pour cette coalition, d’un gouvernement de la dernière chance »

Dérive politique d’une association de la Société Civile : Le trio infernal Akwei, Klumson-Eklu et Apedo-Amah décrédibilise la LTDH
Le 13 mai dernier le siège de la LTDH a été le théâtre d’incidents malheureux entre les dirigeants de la ligue et certains jeunes activistes du pouvoir qui ont perturbé le déroulement normal de la conférence de presse qui s’y tenait pour présenter un rapport sur ‘’les violations massives des droits de l’homme par le régime RPT, avant, pendant et après le scrutin présidentiel du 24 avril 2005’’.

Condamnant  avec vigueur cette intrusion intempestive des activistes du pouvoir, c'est-à-dire « le fait que des individus qui, du reste, n’avaient pas forcément leur place dans la salle, se soient permis de semer la pagaille et la confusion, empêchant la Ligue de tenir tranquillement sa conférence de presse », Le Combat du Peuple  s’insurge contre la Ligue pour le rôle éminemment politique qu’elle n’a cessé de jouer dans le pays. Au lieu, dit-il, de s’imposer comme une organisation de la société civile crédible, la Ligue s’est transformée  au fil des ans  en une dérive politique surtout avec l’arrivée à sa tête de « trois individus dont les engagements politiques ne sont inconnus de personne ». Il s’agit, selon notre confrère, de 

« - Akwei Adoté Ghandi, le Président, ancien syndicaliste d’Air Afrique célèbre par ses propos incendiaires et son intransigeance qui avaient fini par être préjudiciables aux employés de la compagnie ;

- Etsri Hihedeva Klumson-Eklu, le Vice-Président, ancien Député suppléant du CAR, passé lui aussi au Syndicat de Air Afrique après avoir brièvement enseigné à l’Université de Lomé ;

- Et enfin Ayayi Togoata Apedo-Amah, Ancien membre influent du CAR, ancien Haut Conseiller de la République, enseignant à l’Université de Lomé que l’on ne présente plus ».

Ces trois hommes, souligne t-il,  « ont formé un trio infernal qui a pris la LTDH en otage et l’utilisent pratiquement comme un instrument pour satisfaire leurs lubies, régler des comptes, déverser leur bile et en découdre avec le pouvoir ». Rappelant que un peu partout dans le monde, les grands promoteurs des droits n’ont jamais fait preuve autant de radicalité, le journal invite le « trio infernal Akwei, Klumson-Eklu, Apedo-Amah dont les actes décrédibilisent la LTDH » à prendre « exemple sur les grands hommes qui ont marqué l’histoire des droits de l’homme dans le monde » car il y va de leur intérêt et celui de la LTDH.

Motion d"information 304

Du mardi, 17 mai 2005

Le dur passage des promesses aux actes concrets : Faure Gnassingbé face à la problématique du gouvernement d’union nationale

Indique notre confrère qui révèle ici les raisons qui expliquent l’unanimité qui s’est faite au sein de la communauté internationale autour des résultats proclamés par la CENI et confirmés par la cour constitutionnelle. Selon le journal, en contrepartie de son acceptation par la communauté internationale, Faure Gnassingbé aurait pris au moins quatre engagements fermes auprès des partenaires occidentaux et l’Union Européenne qui sont entre autres :

-
 la formation d’un gouvernement d’union nationale avec un premier ministre issu de la Coalition 

- la réforme de l’Armée pour en faire une Armée véritablement nationale et républicaine 

-  l’élaboration d’un nouveau cadre législatif pour les futures élections, notamment la rédaction d’une nouvelle Constitution et d’un nouveau Code Electoral 

- l’organisation d’élections totalement libres, démocratiques et transparentes sous contrôle international 

Mission accomplie, estime le journal, « tout le monde attend désormais du prince héritier, qu’il honore ses engagements, à commencer par la formation d’un gouvernement d’union nationale » qui se révèle être une équation à plusieurs inconnues pour Faure Gnassingbé parce qu’il devra non seulement tenir ses engagements, mais aussi  gérer les résistances internes dans son camp à l’idée même d’un partage du pouvoir avec l’opposition. Et c’est là où le problème se posera car il aura en face de lui  trois catégories d’individus : Les  ‘’profiteurs primaires’’, c'est-à-dire ceux qui « sont entrés dans le système pour amasser le maximum d’argent possible. Ils profitent de toutes les occasions  pour s’enrichir. Pour eux, pas question de partager le gâteau avec l’opposition. Cette catégorie de rapaces considère que le partage du pouvoir avec l’opposition signifierait pour eux, le tarissement de la mine d’or qui les alimente. Ils sont prêts à tout pour empêcher l’avènement de la démocratie au Togo », La classe des ‘’rentiers’’, c'est-à-dire ceux qui « ont construit de grandes et somptueuses villas avec de l’argent volé à l’Etat ; acheté à vil prix, toujours avec de l’argent public volé, les actions dans les anciennes sociétés privatisées dont ils sont en même temps administrateurs ou qui servent de parrains à des commerçants libanais, indopakistanais ou français pour ouvrir toutes les portes, que ce soit aux Douanes, aux Impôts ou à la Direction du Contrôle des prix etc. », Les mafieux « ceux qui sont impliqués jusqu’au cou dans les trafics de toutes sortes : drogues, armes de guerre, pierres précieuses, faux billets de banque, faux documents, contrebande, etc. Certains d’entre eux ont été démasqués par des enquêtes policières internationales et sont secrètement fichés au grand banditisme international. Tant qu’ils resteront dans les arcades du pouvoir d’Etat, ces grands criminels continueront à bénéficier de la protection de celui-ci ». Et à ces trois catégories d’individus, relève t-il, est apparue depuis le décès du Général Eyadema « une quatrième catégorie de résistants au changement et à la démocratie constituée par le clan des Gnassingbé. Les enfants du général défunt semblent avoir tout simplement fait du Togo, une partie intégrante de l’héritage familial légué par leur père ». Et sans oublier ce qu’il appelle «les traditionnels réseaux politico mafieux de la Françafrique ». Autant d’inconnues dans l’équation à laquelle Faure Gnassingbé se trouve confronté.

En tout cas, pour le confrère, « la formation du gouvernement d’union nationale va être pour le fils Eyadema, le vrai premier examen de passage devant la communauté internationale » et  une alternative qui lui  permettra « de consolider le soutien de la communauté internationale et de s’affranchir  de la pesante tutelle des faucons du régime RPT pour engager les réformes qui pourraient le réconcilier à plus ou moins brève échéance, avec les Togolais »

Après plus d’une semaine d’intenses débats internes : La Coalition dit «OUI» au gouvernement d’union nationale mais pose ses conditions
C’est le gros titre à la Une de Motion d’Information. Reprenant les trois conditions posées par la Coalition de l’opposition démocratique au cours de sa conférence de presse du vendredi 13 mai dernier, le journal indique que le libellé de ces trois questions traduit le malaisé né des clivages au sein de la Coalition sur la question. Car, au-delà des questions de fond, « il s’est certainement posé aux responsables de la Coalition, un problème d’ordre moral »

« Depuis le décès du général président Eyadema, les violentes répressions des manifestations publiques par les forces de sécurité et les milices proches du parti au pouvoir ont fait plusieurs centaines de morts et de blessés et plus de 20.000 départs en exil.

Le sacrifice consenti par les populations togolaises ces dernières semaines est lourd, très lourd. L’opposition peut-elle, décemment, accepter de former un gouvernement d’union nationale avec le RPT alors que des cadavres de jeunes Togolais innocents aux mains nues sauvagement assassinés par les forces de sécurité, sont encore à la morgue ?

Beaucoup de nos compatriotes ont tout perdu ; certains sont handicapés à vie. Auraient-ils consenti tous ces sacrifices simplement pour permettre à leurs leaders politiques d’aller partager des postes ministériels avec le RPT ? », s’interroge notre confrère.

Et  c’est au nom de cette morale justement, explique le journal,  que la Coalition a  posé ces  conditions qui sont des mesures d’apaisement sociopolitique.

En tout cas, pour le journal, « si le Togo avait été un pays normal où les élections sont organisées selon les règles démocratiques unanimement admises, personne n’aurait besoin de parler d’un gouvernement d’union nationale. Si le RPT avait honnêtement gagné l’élection présidentielle par 60 % des suffrages exprimés, personne n’aurait à lui demander de former un gouvernement d’union nationale. L’insistance de la communauté internationale à exiger un réel partage du pouvoir, tient à la vérité selon laquelle M. Faure Gnassingbé n’a pas gagné l’élection présidentielle du 24 avril ».

C’est pourquoi, conclut notre confrère, « le gouvernement d’union auquel la communauté internationale convie les protagonistes de la crise togolaise, ne doit pas être considéré par le RPT comme l’ouverture d’un gagnant en direction d’un perdant »

Agni l'Abeille 33

Du mardi, 17 mai 2005

Pour son entrée dans un gouvernement d’union : Les conditions de l’opposition sont-elles légitimes et négociables ?
S’interroge notre confrère qui explique ici les raisons pour lesquelles les trois conditions posées par la Coalition de l’opposition démocratique lors de son point de presse le 13 mai dernier pour son éventuelle entrée dans un gouvernement d’union nationale n’auront pas ’écho au sein du système RPT.

Sur le 1er point c'est-à-dire cessation des harcèlements des militants de l’opposition, le retour et l’insertion des réfugiés, le journal pense que  étant donné que le pouvoir considère ceux-ci  comme des ‘’fauteurs de troubles’’ et qu’une commission nationale a été créée pour faire la lumière sur les malheureux événements, il serait difficile que le pouvoir cède sur ce point.

En outre et s’agissant du 2e point c'est-à-dire le règlement du contentieux électoral, le journal pense que ce serait une autre pilule amère  à avaler pour le pouvoir qui considère ce point  comme déjà réglé par la cour constitutionnelle car avant de proclamer le candidat du RPT élu, la cour avait procédé à la résolution de ce contentieux. Dans l’entendement du pouvoir,  engager une discussion reviendrait à porter atteinte à la légitimité du président élu.

Enfin et à propos du dialogue, tout en reconnaissant que c’est la meilleure voix pour sortir le pays de la crise, le journal s’interroge sur l’objectif de ce dialogue : « sur quelle base et pour aboutir à quoi si on n’est pas prêt de perdre des privilèges si chèrement acquis et surtout le fauteuil présidentiel ? Ou encore d’accepter le fait accompli et de s’y résigner ».

En tout cas, le journal espère l’esprit de dépassement pour une libération du peuple togolais pris en otage depuis plusieurs années animera les protagonistes de la crise lors de la rencontre d’Abuja.

Faure Essozimna Gnassingbé : Le nouveau locataire de la présidence sous la pression de trois forces d’opposition
Souligne  le journal dans sa manchette qui indique que le nouvel homme du Togo qui avait promis ciel et terre à son électorat dans son programme doit maintenant prendre son courage à deux mains pour répondre aux attentes du peuple togolais composé de trois forces politiques radicales à savoir : l’opposition traditionnelle démocratique regroupée dans une coalition historique de six partis politiques, le peuple togolais toutes sensibilités confondues dont une partie, à des répressions sanglantes, se retrouve au-delà des frontières.  « Comment alors prétendre diriger des cœurs assujettis et remplis de colère », se demande t-il.

Enfin, la troisième force radicale: le système RPT.
« De la soldatesque à la cour constitutionnelle en passant par l’assemblée monocolore à la CENI sans oublier le gouvernement ‘’ samatèque’’ et la classe des sages barrons, tous ces compartiments de la machine RPT ont marché et constituent le solide socle sur lequel s’est assis Faure Essozimna.

Faure Essozimna aura-t-il le pouvoir discrétionnaire
, c’est-à-dire la dernière décision lui reviendra t-elle comme président de la République sans le consentement de ses ‘’ pères adoptifs’’ ? », se demande notre confrère qui conclut donc : « entre les résistances au changement et les partisans d’une marche résolue vers la démocratie et de l’Etat de droit, il sera très difficile pour le fils d’Eyadema de se frayer  un chemin »

A quand la culture des élections propres en Afrique :  La pseudo démocratie, l’impunité et la pauvreté sont les punaises de cette vertu
C’est un article tiré de Abidjan.net

L’Afrique est malade de sa pauvreté : Le remède miracle n’est pas pour aujourd’hui
L’article évoque ici les initiatives, stratégies et actions entreprises tant en Afrique et ailleurs pour aider l’Afrique à sortir de son sous-développement mais qui, malheureusement manquent de rationalité et de réalisme.

Vous avez joué avec le feu et sacrifié la vie de nombreux compatriotes
Chers leaders, les putschistes vous tendent la main et vous demandent de les aider à partager le gâteau volé. Le peuple togolais en appelle à votre conscience, à votre vigilance et à votre patriotisme. Il suit de près vos allégeances discrètes au près de certains chefs d’État pour trouver une porte d’entrée dans ce système pourri. Il vous attend au dernier épisode de votre crédibilité pour vous vilipender et vous considérer comme des traîtres. Car vous auriez trahi la lutte, c’est à dire notre cause commune.

C’est ce qu’on lit à la Une de notre confrère avec dans l’angle gauche la photo du Coordinateur national de la Coalition Me Yawovi Agboyibo et publie en pages intérieures 6&7 la lettre en question.

Le Regard 441

Du mardi, 17 mai 2005

Les conditions de la Coalition pour entrer au gouvernement
Titre de son côté notre confrère. Sans trop s’appesantir sur les conditions posées par la Coalition pour sa participation à un tel gouvernement, Le Regard pense pour sa part que c’est sous la pression de la communauté internationale que « la Coalition a voulu couper la poire en deux en suggérant une cogestion transitoire. Ce qui revient à reconnaître que l’élection ne s’est pas bien passée et qu’il faut redémarrer sur de bonnes bases sans toutefois remettre en cause la légitimité de Faure Gnassingbé ». En conséquence, estime le journal, « pour que les partis de la Coalition ne soient pas des métayers du pouvoir RPT au sein d’un gouvernement transitoire d’union, il va falloir que le RPT et la Coalition s’entendent pour définir les contours de la gestion de l’Etat et qui seront garantis par la Communauté internationale ». Et de prévenir la Coalition : « aujourd’hui, tout acteur politique de l’opposition qui ne tiendra pas compte des préoccupations des populations acquises à sa cause mordra la poussière lors des prochaines consultations »

Le Togo divise la Commission et le Parlement Européen
Titre dans sa manchette notre confrère avec en appui la photo de la présidente du parlement européen Marie Arlette Carlotti. Avant de publier la résolution du parlement européen, le journal indique que « même si l’avis du parlement européen n’est que consultatif et n’influence guère les décisions de l’UE il relance le débat sur la manière dont l’élection du 24 avril s’est déroulée »

Des activistes du pouvoir à l’assaut de la LTDH
Titre le journal à propos de la prise d’assaut du siège de la LTDH par des activistes du RPT. Condamnant ces actes  que rien ne peut justifier de la part des gens qui prétendent défendre  le pouvoir en place, le journal pense que la LTDH, même s’il faut lui reprocher quelque chose, a imité les méthodes du pouvoir.

             « A considérer que la LTDH ait péché en prenant parti, il n’y a pas lieu de s’en prendre  à elle puisque, et le  gouvernement, et  les associations et  les médias qui se disent proches du pouvoir ont fait et font de même.

            En effet,  quand on lit les journaux proches de la mouvance présidentielle et on écoute les informations sur les médias d’Etat, on a l’impression que le gouvernement n’a fait tuer  ou blesser personne. On se félicite même de ce que les éléments  qui ne devraient pas s’occuper de maintien d’ordre en zone urbaine aient réprimé les populations. De fait, la télévision n’a jamais montré un seul mort ni même de blessés par balles dans le quartier Bè par exemple. Il y a plutôt un  silence radio sur certains morts et blessés et des tapages sur d’autres selon qu’ils soient du RPT ou de l’opposition.

Depuis le début du processus électoral, le parti au pouvoir a toujours présenté les faits comme si ce sont ses militants qui sont victimes des actes de vandalisme des militants de l’opposition. Les caméras de la TVT sont comme dotées d’instruments qui sélectionnent les victimes selon leur appartenance politique ou ethnique », indique le journal

Rencontre à Abuja jeudi : Obasanjo invite la coalition et le RPT  à dialoguer
Titre Le Regard à propos du sommet extraordinaire de la CEDEAO du 19 mai consacré à la crise togolaise. Le journal note qu’il y a comme une sorte « d’hypocrisie internationale qui consiste à faire croire que tout va bien tout en recherchant des solutions bancales à des problèmes réels ». Visiblement contre un gouvernement d’union nationale parce que, «  quand on  gagne bien, on n’a pas besoin de gouvernement d’union », le journal dénonce le silence de la communauté internationale devant les risques que comportait l’élection présidentielle.

 « La communauté internationale savait que l’élection telle qu’elle  avait été lancée allait aggraver la crise togolaise. Mais on a laissé faire parce qu’on pensait que la solution la plus facile consiste à faire mater l’opposition pour ensuite la faire admettre au gouvernement et ça y est. La France, la CEDEAO de même que le président en exercice de l’Union Africaine ont cru donc prescrire le gouvernement d’union comme panacée », souligne le journal qui craint que la rencontre d’Abuja ne soit une rencontre de plus car d’un côté comme de l’autre, les positions sont tranchées.

« A défaut donc d’un compromis acceptable par tous, vu que les positions sont tranchées, Faure Gnassingbé n’aura d’autre choix que de mettre sur pied un gouvernement d’ouverture et non d’union – en attendant la meilleure occasion. Mais à partir du moment où il y a ‘’deux Togo’’ selon François Soudan, comment le nouveau président pourra-t-il recoller les morceaux sans l’adhésion d’une partie ? »  A moins, souligne le journal, que « le président Obasanjo dont le pays convoite une place au conseil de sécurité  a des miracles à faire dans le cas du Togo » 

Dans sa rubrique humoristique  ça vous regarde, le journal a retenu ces éléments :   
UN ‘’WANTED’’ NOMMÉ DEBBASCH

Parmi les collaborateurs étrangers du régime RPuTain, se trouve un certain Charles Debbasch devenu célèbre dans notre pays par ses tours de passe-passe qui aboutissent à des modifications de la constitution. On le dit auteur de tous les toilettages et autres tripatouillages de notre loi fondamentale, ramenée à la taille et à la mesure d’une seule personne.

Au Togo, l’homme est adulé. Le régime pour lequel il travaille ne ménage aucun effort pour lui offrir toutes les commodités : hôtels 5 Etoiles, voitures de luxe avec chauffeur, etc. On le dit même détenteur d’un passeport diplomatique togolais pendant que des fils de ce pays  tirent le diable par la queue avant de se voir délivrer le précieux document.

Mais la vérité, c’est que cet homme si adulé par le régime RPiTeux ne bénéficie pas du même traitement chez lui. Au contraire, dans certains milieux, l’ancien Doyen de la Faculté de droit d’Aix-en-Provence est considéré comme un vulgaire délinquant en col blanc.

COMMISSION ANTICOR-RUPTION,  OÙ ES-TU ?
Que devient la fameuse commission mise en place par feu le Timonier national pour lutter contre la corruption et le sabotage économique dans notre pays ? Depuis plusieurs mois, on n’entend plus la ‘’bande’’ à Follivi qui avait habitué les populations de communiqués tonitruants, faisant état de mise en lumière de cas de détournements par-ci par-là. Nombreux sont ceux qui se sont retrouvés au gnouf après les communiqués de la CNLCSE. Nombreux aussi sont ce qui, après avoir séjourné en prison sur diligence de cette commission, ont retrouvé la liberté sans aucune forme de procès.

Aujourd’hui, dans plusieurs milieux, on se souvient avec amertume des œuvres de la commission. Pour certains, les dirigeants de la commission anticorruption auraient tout simplement dévié de l’idée qui avait conduit à sa création pour la transformer en un instrument de règlement de compte

Une question continue à se poser désormais. Si on n’entend plus la CNLCSE, cela voudra t-il dire qu’il n’y a plus de corruption et d’actes de sabotage économique au Togo ?

APRÈS LES PROMESSES
S’il est facile de promettre ciel et terre, il n’est pas facile de les donner. Après le bain de foule de la campagne électorale, les promesses et l’euphorie de la victoire déclarée par la CENI, confirmée par la Cour Constitutionnelle et contestée par la Coalition, Faure Gnass se retrouve seul face à la réalité quotidienne. Il lui faut maintenant, retrousser les manches pour traduire en actes réels, ce qu’il a promis pendant la campagne. Et c’est bien là, le plus dur.

Faure Gnass a parlé de pardon. Mais les coups de bâton et autres traitements dégradants ayant présidé à sa victoire ne permettent  pas, du moins pour le moment, de parler d’un vrai pardon. Il faut au préalable un grand travail de fond et du temps  pour panser les plaies.

Il a parlé d’un gouvernement d’union nationale. Mais les grosses pointures avec qui ce gouvernement doit se former pour faire le poids, se font encore désirer.

ET VOICI LE PARLEMENT EUROPEEN
Alors que le pouvoir en place se réjouit et se félicite de ce que la communauté internationale a pris acte de l’élection du candidat RPuTain, une fausse note vient de tomber de Strasbourg où le Parlement européen a pris le contre-pied de Louis Michel qui reconnaissait de facto l’élection de Gnass fils et appelait les Togolais à la réconciliation.

Au Parlement européen, on trouve que les élections se sont déroulées dans des conditions plus que contestables
.

En clair, à moins d’organiser de nouvelles élections sur une base démocratique et transparente, le Togo a de fortes chances de se retrouver encore face  à la privation de l’aide européenne. Ce sera comme un retour à la case départ. Et pourtant, au cours de la campagne électorale, l’homme dont on conteste l’élection avait promis de tout faire pour que reprenne la coopération entre le Togo et l’UE !

GOUVER-NEMENT D’UNION, ÇA VEUT DIRE QUOI ?
Selon certains observateurs, il  n’est pas normal de mettre en place un gouvernement d’union nationale au sortir d’une élection. Le vainqueur de l’élection qui est supposé avoir été élu sur la base d’un programme de société donné et qui devrait avoir les moyens de sa mise en œuvre doit se mettre au travail au lieu d’attendre que ceux qui ont été désavoués par le peuple lui viennent en aide. Mais le Togo est-il un pays normal où le pouvoir peut se gérer comme partout ailleurs ? C’est l’autre paire de manches. Qu’en pensez-vous ?

LA PATIENCE DE L’HARRYviste À L’EPREUVE
Nous l’avons déjà écrit dans l’une de nos récentes  livraisons. L’HARRYviste Olympique est de ceux qui attendent au portillon du Gouvernement d’union nationale annoncé par Faure Gnass. Il a investi des sous dans la campagne et entend les récupérer en siégeant au Gouvernement. Pas du tout bête, n’est ce pas ?

Seulement voilà. Alors que l’HARRYviste s’échauffe dans l’antichambre et attend qu’on nomme rapidement le gouvernement, la Coalition traîne les pas et se fait désirer, mettant ainsi, à rude épreuve, la patience de l’HARRYviste

Echos d’Afrique
N'a pas paru cette semaine
Akéklé le Scorpion  
N'a pas paru cette semaine
Le Point de la Semaine   33

Du mercredi, 18 mai 2005

Sommet de la CEDEAO à Abuja : La Coalition pose une condition à sa participation
Titre le journal à propos du  communiqué en date du 17 mai 2005 signé du Coordinateur Général précisant la position de la Coalition par rapport à ce sommet. Selon le communiqué, que le confrère cite,  la Coalition ‘’a accepté de se rendre à Abuja en réponse à une invitation du Président en exercice de l’Union Africaine (U.A) et non pour participer à une réunion sous l’égide de la CEDEAO qui est à l’origine de l’aggravation de la crise togolais’’ 

Election de Faure Gnassingbé à la présidentielle : La Commission s’en félicite, le Parlement désavoue, Les ACP expriment leurs préoccupations
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec en exergue les photos de Louis Michel Commissaire européen chargé du développement, Marie Arlette Carlotti présidente du parlement européen et Jean-Robert Goulongana des ACP.

Le journal publie en page intérieure la résolution du parlement européen et commente le communiqué des ACP qui demandent à l’UE de ‘’ s’abstenir de toute action de nature à hypothéquer les efforts de réconciliation nationale en remettant en cause les résultats du scrutin présidentiel du 24 avril tels que reconnus par la CEDEAO, l’UA et le groupe des Etats ACP, de même que d’autres Etats’’ 
Résolution de la crise togolaise :  Un sommet de la CEDEAO sur le Togo demain à Abuja
Titre le journal qui rappelle ici l’objet de la rencontre, les participants et l’origine de la crise togolaise et les attentes de rencontre. 

Responsabilité dans la crise politique au Togo :  La NDPD renvoie pouvoir et opposition dos à dos et accuse la CEDEAO
« Le Togo est-il définitivement entré dans l’ère de l’expression plurielle des  opinions ? En tout cas, bien de sorties y compris parfois inattendues voire fracassantes, tendent à le croire. Si au RPT, de façon opportune ou sur la pointe des pieds mais toujours non sans représailles, le phénomène s’observe voire s’amplifie, à l’opposition, malgré les stratégies entretenues pour imposer la pensée unique, sous peine de dénigrement, la tendance n’est pas moins à la mode. Ici également, comme dans les mouvements de rue pour réclamer la démocratie au pouvoir – RPT, c’est la jeunesse qui est à la pointe de ce renouveau. Au sein des partis politiques, mais également par les mouvements de jeunes… », écrit notre confrère avant de commenter la déclaration liminaire ayant sanctionné la conférence presse la  NDPD (Nouvelle Dynamique Populaire Démocratique)  du 13 mai dernier.

Dans sa rubrique FLASH COKTAIL, le journal a rassemblé ces éléments :
Bob, un rasta oublié
C’est marrant que d’écouter et de suivre certaines personnes dans leurs discussions. Si vous n’y faites attention vous pourrez aussi tomber dans ce genre de débat de bas niveau. C’est au détour d’une discussion impromptue que j’ai surprise de la part des ‘’ aré’’  (de timides adeptes de la philosophie rasta qu’on assimile ici facilement à des adeptes du chanvre) à la veille du 11 mai 2005 discutant du fait que Bob (le candidat malheureux) serait un vrai rasta que je me suis fait cette idée. Et c’est lorsque la discussion a failli prendre une autre tournure que je suis parti car là-bas les discussions sont parfois houleuses. Il se disait que le rasta oublié du Togo réserverait une surprise à tous ses électeurs du 24 avril dernier et à tous ceux qui lui auraient volé sa victoire: celle de la prestation de serment en ce jour mémorable de la mort de son homologue jamaïcain. En tout cas quelques jours plus tôt celui dont on parle avait réédité (comme en 2003) son fameux ‘’ Togolaises, Togolais, votre président vous parle’’. Pourquoi n’aurions-nous pas pu faire semblant de leur croire ? Seulement Bob originel a vu sa mémoire revisitée à l’occasion de l’anniversaire de sa mort sans qu’il n’y ait prestation de serment. Les uns et les autres étaient en train de se tromper le jour-là, probablement sous l’effet de l’herbe. Leur président ne les a  pas suivi ou que celui-ci n’a pas eu le courage du Bob Jamaïcain !!!!

Une enquête pour se justifier
Le pouvoir du Togo a annoncé en fin de semaine dernière qu’il a initié la création d’une commission d’enquête nationale pour déterminer les conditions dans lesquelles les violences post-électorales ont été gérées après le 24 avril 2005. Loin de se porter en mauvais prophète pour imaginer ce que seront les résultats de ces enquêtes, comme d’autres d’ailleurs, on ne saura être étonné de voir que le pouvoir cherchera à se blanchir de toutes les violences qui avaient eu lieu et ayant entraîné plusieurs morts, des blessés et des déplacés, réfugiés.

Les partis politiques réunis au sein de la coalition des partis de l’opposition avaient pris le pouvoir au mot en ajoutant que cette commission d’enquête ait un mandat international. Bien évidemment que le pouvoir avait donné une réponse négative à cette demande de l’opposition, ce qui conduit à  émettre des a priori sur la crédibilité de cette commission.

Le Kamou contre la sagacité
Pendant la campagne électorale le candidat (aujourd’hui Président) Faure Gnassingbé avait dit qu’il avait une affection particulière pour les rythmes ivoiriens. Le jeune Faure faisait donc un clin d’œil à la sagacité et dans ses instruments de campagne on sentait cette présence massive de la musique ivoirienne en vogue, parfois une présence physique des artistes eux-mêmes. Puis plus rien. Depuis deux semaines c’est le rythme traditionnel affectionné en pays Kabyè qui est en vogue. Les organisateurs des manifestations de joie pour célébrer la victoire de Faure excellent dans la démonstration du Kamou comme rythme populaire et d’ambiance. C’est plutôt lui qui tend à prendre la cité et la sagacité. Le jeune a-t-il changé en l’espace de deux semaines ou depuis qu’il est devenu Président ?

Dans sa rubrique La Carte titrée ‘’L’autre enquête’’, le journal écrit :
Dans un communiqué de presse qu’elle vient de rendre public, la présidence de la République a décidé la constitution d’une commission nationale d’enquête qui aura pour tâche de faire la lumière sur les « actions coordonnées et violentes » qui ont été « conduites contre les personnes et contre les biens » à la suite de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 24 avril 2005. A peine cette enquête est-elle annoncée que déjà, elle est sujette à moult controverses. D’un côté, on reste convaincu qu’il ne peut avoir d’enquête viable que lorsque celle-ci est dirigée par des experts internationaux impartiaux et réellement indépendants. D’un autre, il ne peut y avoir d’enquête suffisante que lorsque celle-ci est censée couvrir toutes les périodes d’avant, pendant et après l’élection présidentielle. Mais, il se fait qu’à l’observation, il y a, d’un côté à l’autre, un milieu, beaucoup plus enclin au débat qu’aucun Togolais ne saurait ignorer. C’est le triste constat qu’aux « actions coordonnées et violentes » relevées, a succédé, en terme de réplique ou représailles,  une vaste opération systématique de répression d’une rare barbarie dans certains quartiers de Lomé et dans certaines villes et campagnes du pays. De cette répression d’un autre âge, bien des ménages en ont gardé les stigmates et n’ont nullement besoin de commission d’enquête. De ces ménages ayant reçu la sinistre visite des 28, 29 et 30 avril 2005, il ne ressort  qu’une seule question : qui a ordonné cette randonnée de la mort et de l’abomination de la désolation qui n’a pas fini de faire courir les Togolais ?      Voilà comment, en terme de vives préoccupations, des Togolais formulent la texture de l’autre enquête, fut-elle nationale, indépendante ou impartiale, celle qui pourra peut-être les départir de la peur et de la psychose de peur qui ont désormais pris place dans les  cœurs déchirés
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La Dépêche 272

Du vendredi, 20 mai 2005

Echec de la rencontre d’Abuja : Le président Faure doit prendre ses responsabilités
Estime  de son côté La Dépêche pour qui, il est temps qu’on cesse de multiplier ce genre de rencontres pour rien.

Et  « face à la réticence de l’opposition d’entrer dans le gouvernement d’union nationale proposé par le président élu », le journal pense qu’il est « urgent que le président Faure nomme un premier ministre pour former un gouvernement, quitte à qui le veut d’y entrer »

Le parlement européen, un obstacle de démocratisation et de réconciliation au Togo
En tout cas, c’est ce que pense le confrère de la résolution du parlement européen qui met en cause l’élection de Faure Gnassingbé à la présidence de la République.

Dénonçant ce qu’il appelle les méthodes colonialistes des eurodéputés, le journal estime que « cette recommandation du parlement européen, si elle n’est pas d’inspiration diabolique, elle relève du pur cynisme de cette institution. Sinon comment comprendre que le parlement européen qui n’a pas envoyé d’observateurs lors du scrutin 24 avril puisse s’attribuer le droit de l’apprécier ? ».Pour le confrère, en adoptant une telle résolution, le parlement ne vise qu’un objectif, celui de  « conforter l’opposition dans son combat tribal »

Amalgame à la tête de la LTDH : Entre le président et le vice-président, qui ment ?
S’interroge La Dépêche à propos de la polémique sur les  incidents survenus vendredi dernier au siège de la LTDH. Le journal apporte sa part de vérité sur ce qui s’est vraiment passé ce jour et balaie d’un revers de la main les informations publiées sur les sites Internet faisant état d’agressions dont les dirigeants de la Ligue seraient victimes de la part des activistes du RPT.

« C’est les cris de détresse du vice-président et de son secrétaire général rasta fara Apédo-Amah qui estiment qu’ils ont été agressés par une bande de milices du RPT. Et pourtant certains invités présents sur les lieux affirment que personne n’a été agressé, pas même le vice-président qui pleurniche », écrit le journal    

Les raisons de l’échec de l’opposition
Reprenant quelques propos tenus par la Coalition lors de la campagne électorale à Kara et à Tsévié ‘’Votez pour nous. Si vous votez pour nous, nous allons régler le problème nord-sud’’, message livré à Kara.

Aduôio çton’to ôa do  (les vrais fils du pays sont là) message de Tsévié, le journal affirme l’échec de l’opposition se trouve cette division ethnique.

« Il apparaît donc clairement que l’opposition radicale est la source de la division ethnique au Togo dont elle prétend être seule détentrice de la solution » souligne le journal.

Rappelant que l’origine de ce phénomène remonte dès l’indépendance du Togo avec le CUT le parti de Sylvanus Olympio, le père de Gilchrist Olympio qui « s’était illustré dans le clivage ethnique à outrance de 1960 à 1963 avec la chasse à l’homme orchestrée par ses milices », le journal invite l’opposition à se ressaisir car « elle tire sur une corde dangereuse »

Forum de la Semaine 61

Du jeudi, 19 mai 2005

Présidentielle du 24 avril 2005 : Comment les urnes ont été ‘’sécurisées’’ Suite des photos chocs
C’est le gros titre à la Une de notre confrère avec à l’appui deux photos, l’une montrant un militaire emportant une urne et des bulletins éparpillés par terre et l’autre deux infortunés pris dans l’étau des forces de sécurité. En pages 4&5, le confrère publie des photos chocs des événements des 24, 26… dans le quartier populaire de Bè.

Un sommet venu trop tard pour constater les dégâts de la CEDEAO : 15 chefs d’Etat au chevet du Togo à Abuja
Titre le journal dans sa manchette. Rappelant les préalables posés par la Coalition de l’opposition pour sa participation à un gouvernement d’union, le confrère estime que la CEDEAO pouvait faire économie de tout ça si « elle avait accédé à la proposition non seulement de l’opposition, mais aussi du Ministre de l’Intérieur à l’époque François Boko, Patron de l’administration électorale qui appelaient à l’ouverture d’une phase transitoire en vue de jeter des fondements indispensables pour une démocratie apaisée et un processus électoral acceptable par tous ».  C’est pourquoi, il pense qu’ à travers ce sommet d’Abuja, la CEDEAO veut jouer au médecin après la mort car l’organisation sous-régionale « aurait pu amener la junte au pouvoir au Togo au lendemain du décès de Eyadema à une co-gestion transitoire du pouvoir que des centaines de vie humaine seraient épargnées et ces milliers de déplacés pourraient vivre paisiblement sur la terre de leurs ancêtres ».

Et en plus du sommet d’Abuja qui, selon lui,  ne sera qu’un folklore, le journal propose qu’il soit organisé « une table ronde à l’étranger pour définir les règles du jeu de la transition et la  mise en œuvre du gouvernement d’union dont l’objectif principal sera de réconcilier les Togolais en réorganisant au plus une nouvelle présidentielle après avoir vider le contentieux de la dernière ou au moins, les législatives propres, et transparentes sous contrôles des Nations Unies et de l’Union européenne avec l’appui des structures techniques internationale et sous contrôle effectif des partis politiques et de la société civile crédible »

Affaire Agbéyomé Kodjo : L’arrêt historique rendu par la cour d’appel
« Pour l’histoire et pour tout jugement impartial », Forum de la semaine publie l’intégralité de l’arrêt « historique » rendu le 10 mai dernier par la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Lomé présidée par le juge Pocanam Norbert, Conseiller à la Cour d’Appel assisté des juges Tagbé Roger et Akakpo Akomingny dans l’affaire  Ministère public contre l’ancien Premier Ministre Agbéyomé Kodjo.

De cet arrêt, relève le confrère,  « il est constant que l’arrestation de celui qui a décidé de dénoncer  les méthodes obsolètes et désuètes du RPT ne relève que de l’arbitraire. C’est d’ailleurs pour cela que, nonobstant cette décision saluée à sa juste valeur par tous les juristes compétents, le Procureur général Dabré Gbandjaba, celui-là même qui incarne les travers du système RPT au parquet général, a, faisant une mauvaise compréhension et une mauvaise interprétation de l’article 115 du Code de procédure pénale selon Me Martial Akakpo, refusé de délivrer l’ordonnance de mise en liberté de M. Kodjo arguant un pourvoi en cassation contre la décision. Pourvoi de complaisance doublée d’une manifeste volonté de nuire »

Actes racistes contre des manifestations togolaises à Paris
Le journal s’insurge ici contre les actes racistes (jets des projectiles de tomates pourries, de carottes et autres légumes, de préservatifs masculins contenant de l’urine ) perpétrés les 16 et 17 mai dernier par les Yovo contre les compatriotes togolais (Negros)  qui manifestaient devant l’ambassade du Togo à Paris leur désarroi et désapprobation des événements qui se passent dans leur pays depuis le décès du président Eyadema et donne raison au président de la Ligue togolaise des droits de l’homme qui ne croyait pas si bien dire lorsqu’il disait, devant le silence de la chiraquie face aux violations des droits de l’homme,  qu’il ne croyait plus à la Déclaration universelle des Droits de l’homme.

« On ne peut pas comprendre une telle attitude de certains zozos dans un pays où pour une augmentation au centime du pain, on en fait une affaire d’Etat et rouspète à travers les rues à coup de slogans et de banderoles.

Pouvaient-ils comprendre que dans le cas de ceux qui manifestent quotidiennement à Paris, c’est une question de DEVENIR de toute une nation ?

On peut arguer aussi que les fameux zozos sont chez eux. Soit ! Mais quand on voit l’aisance criarde de leurs compatriotes vivant au Togo (villa, champagne, Mercedes piscine et boy), on peut aussi concéder cette aisance de manifester des Togolais en France », écrit le journal

Confidentiel : Décision très attendue de l’UE sur le Togo
Annonce notre confrère dans sa page confidentielle. Selon des sources concordantes, indique le journal, « la Commission prendra une décision sur le Togo dans les prochains jours. Les mêmes sources croient savoir que la Commission ne se démarquera pas du Parlement », ce qui veut dire selon le journal que la commission  «  ne reconnaîtra pas les résultats du scrutin du 24 avril émaillé de fraudes et de violences » puisque « la Délégation de la Commission Européenne (DCE) à Lomé a déjà mis le pied dans le plat dans deux documents explosifs qui circulent dans les arcanes de Bruxelles et qui ne sont pas de nature à jouer en faveur de Lomé »

Rwanda, Côte d’ivoire, Togo... Afrique : La France s’enlise
C’est un article de notre confrère ‘’Le Nouvel Observateur’’ que Forum de la Semaine reprend et qui s’interroge : « l’époque des magouilles, des réseaux d’influence et de la confusion entre coopération et affairisme est-elle vraiment révolue ? On peut en douter. Et le soutien inconditionnel apporté par Paris au clan au pouvoir au Togo risque d’aggraver encore le discrédit de la France en Afrique »

Carrefour 432

Du jeudi, 19 mai 2005

La résolution du Parlement européen : Une arrête dans la gorge de Faure Gnassingbé
Titre de son côté Carrefour. Pour notre confrère, cette résolution du parlement européen qui prend le contre-pied de la position de la Commission européenne « coupe le souffle au président Faure Gnassingbé » car la reprise de la coopération entre le Togo et l’UE qui était une de ses priorités « n’est actuellement pas à l’ordre du jour ». Le journal publie en encadré sous cet article  la Résolution du parlement européen  

Résolution de la crise togolaise : L’autre médiation du président Obasanjo ce jour à Abuja
C’est que ce qu’on lit à la Une de confrère qui se demande si le président Obasanjo « va réussir là où les médiations européennes et de la CEDEAO ont enregistré des échecs » puisque lui-même s’est impliqué dans cette crise en tentant de concilier les frères togolais avant d’abdiquer pour laisser le soin à Tandja de  s’y essayer

Polémique autour des morts : Des jeunes du RPT s’opposent à la publication du LTDH
Le journal évoque ici les incidents malheureux qui ont opposé activistes du RPT et dirigeants de la LTDH le vendredi 13 mai dernier au siège de la Ligue et condamne ces actes qui, pense-t-il, ne servent  leurs auteurs ni ceux qu’ils défendent.

« Les perturbateurs disent être venus pour témoigner. C’est une coïncidence paradoxale. Les témoins y ont été conduits par des responsables d’associations politiques et mouvements des droits de l’homme seulement en ce jour de conférence de presse pour la besogne alors que le rapport était bouclé il y a déjà quelques jours. Et puis ce rapport n’était pas exhaustif. La ligue ne travaille pas avec des charlatans qui détectent partout des victimes qui se cachent, il y avait lieu d’entendre le rapport et de réagir après », souligne le journal qui bat ainsi en brèche l’argument avancé par les agitateurs.   

Crocodile 721

Du jeudi, 19 mai 2005

Rencontre entre opposition et RPT aujourd’hui à Abuja : Obasanjo doit forcer le pouvoir à s’engager sur le chemin de la vérité
Titrait notre confrère dans sa manchette. Pour Crocodile, le président Olusegun Obasanjo, président en exercice de l’Union africaine n’avait pas droit à l’erreur car un faux pas de sa part comme celui de la CEDEAO sera suicidaire pour le Togo. Ainsi proposait –il que soit nommé en sa présence à Abuja un premier ministre issu des rangs de l’opposition et les tâches de ce gouvernement de transition clairement définies à Abuja. En outre, il préconisait que le président Olusegun obtienne un calendrier d’exécution des tâches de ce gouvernement et que celui-ci soit aidé par des experts de l’UA, de l’UE et de l’ONU pour conduire le processus de transition jusqu’aux vraies élections présidentielles, législatives et locales sans cela « beaucoup de Togolais n’iront plus aux élections demain et on ne peut savoir exactement ce qui arrivera »   

La LTDH est formelle : Le régime de Faure Gnassingbé doit être poursuivi pour crime contre l’humanité
Le journal commente le rapport que la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a rendu public le vendredi 13 mai dernier au cours de son point de presse qui, en conclusion, recommande que « le régime de Faure Essozimna Gnassingbé soit mis au ban de la communauté internationale pour crime contre l’humanité » et demande la mise en place d’une « commission internationale indépendante d’enquête dotée des moyens d’investigation les plus étendus pour faire la lumière sur les exécutions extrajudiciaires et crimes commis » afin que les auteurs et commanditaires de ces actes soient traduits en justice et punis aux lois et instruments internationaux en vigueur.

Traiter les eurodéputés d’‘’irresponsables’’ : Les députés togolais se ridiculisent davantage
En tout cas, c’est ce croit Crocodile à la déclaration adoptée mardi 17 mai par l’assemblée nationale togolaise lors de sa 2e séance plénière de la 1ère session ordinaire de l’année qui a traité  les eurodéputés de tous les noms avant de qualifier la résolution du parlement européen de partiale et d’injuste.

« Comment pouvait-il en être autrement pour cette assemblée qui apparemment ne sert plus à rien. Cette dénonciation de sa part est plutôt inopportune, malhonnête et frise une autre parodie intellectuelle. Notre assemblée ferait mieux de se taire car elle n’a rien de mieux à dire ni à offrir par rapport à la déclaration du parlement européen », souligne le confrère.

Qui sont ceux qui tuent au Togo ?
S’interroge le confrère. Crocodile se pose cette question qui peut être banale parce que depuis l’assassinat de Sylvanus Olympio jusqu’aux massacres d’avril dernier des enquêtes ont été diligentées mais n’ont jamais désigné ou présenté le ou les vrais coupables.

« Qui a tué le père de la jeune nation en 1963 ? Qui a tué Tavio Amorin, ce jeune plein d’idées panafricanistes. Qui a tué David Bruce,  Folly Bertin ? Qui a tué Djobo Boukari, Koubadja Touré ? Qui a tué Lékouté et Vincent Tokfaï … Qui a éventré les corps que les satellites ont filmés ?

Comment peut on, avec autant de pouvoir et de grandeur d’âme, espérer flatter tout un peuple avec le même message : ‘’une commission nationale sera constituée pour mener l’enquête ?’’ » s’interroge le journal. Pour le confrère, la question  qui sont ceux qui tuent au Togo ?  paraît sans réponse pour le peuple maintenu dans l’illusion, « mais, il y a quelqu’un qu’on n’a pas encore réussi à tromper : c’est Dieu au sens sacré du terme. Il mène toujours son enquête et cela doit interpeller les futurs tueurs » 

Togo : Les raisons profondes des élections toujours truquées
Selon Crocodile les raisons profondes de ces élections truquées au Togo sont de trois ordres.

D’abord le Général Eyadema a miné le Togo en renforçant l’armée par la nomination des officiers supérieurs de son clan ou de son ethnie. L’émergence de ses propres fils au sein de l’armée qui y font la pluie et le beau temps, en verrouillant les services parapublics clés du pays (port, douanes, impôts..) par la nomination des militaires acquis à sa cause à la tête des ces sociétés, ensuite le soutien de la France à Eyadema à cause d’abord « des dossiers puants qui peuvent compromettre dangereusement son rang sur l’échiquier mondial », le dossier de l’assassinat de Sylvanus Olympio et ensuite des dossiers économiques « il n’est un secret pour personne que la France n’est rien sans l’Afrique et en particulier le Togo avec ses richesses naturelles ».

Et enfin la non maîtrise par l’opposition en l’occurrence Gilchrist de ce que le confrère appelle la politique de coulisses. Selon  le confrère, Gilchrist Olympio ignore les accords dans les coulisses, les lobbying (Faure l’a appris chez son père, en témoignent les nombreux voyages qu’il a effectués en l’espace de deux mois)  en croyant toujours au droit et à la justice alors que justement cette politique de droit et de justice « ne rassure pas la France qui craint toujours une revanche de la part du fils du premier président du Togo. Cette politique ne rassure pas non plus l’armée de notre pays qui a du sang des innocents civils sur la main ».

En tout état de cause, souligne le confrère, « tant que des solutions adéquates ne seront pas trouvées à tous ces points, tout sera mis en œuvre pour faire porter des Faure et consorts au pouvoir au Togo »  

Polémique déjà autour d’une cogestion du Togo
Le confrère évoque ici les difficultés auxquelles est confrontée  la classe politique togolaise pour déterminer les contours et les règles de jeu de la cogestion du pays à laquelle tout le monde semble d’ailleurs être d’accord. Il rappelle la position de chaque camp sur la question -le RPT qui soutient la mise d’un gouvernement d’union nationale sous la présidence de Faure avec une constitution qui accorde trop de privilèges au président qui peut démettre ses ministres à tout moment- la Coalition qui pose des préalables pour son entrée dans ce gouvernement lesquels son contenus dans son  communiqué du 13 mai dernier.

Il faut encourager les Kabyè qui osent critiquer le régime RPT
C’est une opinion libre d’un compatriote togolais que le journal publie pour toutes fins utiles

Le Canard Indépendant 51

Du vendredi, 20 mai 2005

Médiation dans la crise togolaise : Tout sur le Sommet d’Abuja
Le journal rend compte de ce qui s’est passé à Abuja et les à côté du sommet.
A propos des à côtés, le journal indique que « lors du sommet, les chefs d’Etat s’en sont vertement pris au leader de l’UFC, Gilchrist Olympio. L’un lui
a demandé, objectant sur  ses critiques vis-à-vis de la CEDEAO, où il était quand l’organisation sous-régionale avait exigé et obtenu la démission de Faure Gnassingbé de la présidence par intérim, après le coup d’Etat. Le second lui a reproché d’avoir renié ses engagements pris lors de la rencontre d’Abuja. Tous ont averti que l’opposition radicale les retrouvera que ce soit à Paris, Bruxelles ou Washington, si jamais elle persistait dans le radicalisme. La CEDEAO a reconnu la légitimité de Faure Gnassingbé lors de la réunion »

Confidentiel : Akitani-Bob évacué d’urgence en France
Révèle  le journal qui indique de sources proches de l’aéroport international de Lomé baptisé Aéroport International Gnassingbé Eyadema (AIGE), que le candidat de la Coalition Bob Akitani a été évacué en fin de soirée jeudi 19 mai 2005 « à bord du vol de la compagnie Air France pour des soins intensifs à Paris ».

Pour le confrère, « si cette dernière information venait à être confirmée, cela pose le problème même de l’opportunité du choix de Akitani-Bob, 74 ans à une élection, qui plus est, est appelée à désigner l’homme qui doit présider aux destinées du pays »

Recherche de solution à la crise togolaise : Concertation entre la présidence de L’UE et la CEDEAO
Titre dans sa manchette notre confrère avec les photos de Jean Asselborn Vice premier ministre des affaires étrangères luxembourgeoises et Mme Aïchatou Mindaoudou ministre nigérienne des affaires étrangères.

Citant une source de la présidence nigérienne, rapportée par l’AFP, le journal indique « le Président Tandja Mamadou qui assure la présidence tournante de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a dépêché une mission d’information dans la capitale luxembourgeoise.

Cette délégation conduite par le ministre des Affaires Etrangères du Niger, Mme Aïchatou Mindaoudou aurait pour mission d’informer les autorités luxembourgeoises dont le pays assure la présidence de l’UE, sur ‘’ la médiation de la CEDEAO et sur les perspectives de sortie de crise au Togo et en Côte d’Ivoire’’. » Selon le confrère, la ministre des affaires étrangères Mme Mindaoudou aurait  rencontré son homologue luxembourgeois, Jean Asselborn. Les discussions auraient porté sur un  projet de feuille de route sur le Togo

Commission électorale nationale indépendante :  Les membres de la Coalition ont leurs alléchants perdiems, pas les nécessaires résultats
Le Canard Indépendant dénonce le comportement des membres de la Coalition au sein de la CENI qui,  aux moments décisifs, ont déserté les lieux laissant le champ libre aux membres de la mouvance présidentielle pour ne réapparaître après la consommation de la victoire du candidat du RPT et ceci à cause de leurs intérêts.         

Pour le confrère, « si on peut expliquer le fait pour les délégués du candidat de la Coalition dans les bureaux de vote de ne pas posséder les procès verbaux en partie par la terreur née des actes de vandalisme et les intimidations des milices du RPT et des militaire » rien ne saurait expliquer ce manquement au niveau des membres de la Coalition à la CENI si ce n’est  leur absence au moment de la collecte des résultats.

«  En effet, la nuit du 24 Avril quand les résultats tombaient à la CENI, les membres de la Coalition avaient tour à tour déserté les lieux, laissant le soin aux membres du RPT seuls de les recueillir en vue de leur traitement.

            Mais curieusement, une fois la victoire de Faure Gnassingbé consommée, tous sont retournés à la CENI. Du mercredi 11 au samedi 14 mai 2005, ils ont effectué une tournée pour le compte de l’institution. Le but de cette tournée, loin de contribuer à éclairer sur les zones d’ombres de la victoire du RPT, était simplement de collecter les difficultés rencontrées par les démembrements de la CENI. Les perdiems à la CENI pour ces tournées sont semble t-il, très